Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 10:08

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film d’horreur de vaudou zombiesque britannique, réalisé en 1988 par Wes Craven, à la filmographie horrifique effrayante, d'après le roman de Wade Davis, pour une plongée dans l’angoisse et l’horreur démoniaque.

Jeune scientifique de l’université de Harvard, Dennis Alan arrive sur l’île d’Haïti avec pour mission de trouver une étrange poudre au pouvoir de ressusciter les morts. Il trouve comme contact le docteur Marielle Duchamp, qui tient à prouver l’existence du vaudou en lui montrant Christopher, mort et ressuscité. Refusant de croire à cette légende, entre la police et des tontons macoutes qui font régner la terreur, Dennis découvre l’enfer des ténèbres et des mystères des morts-vivants, des rituels sanglants et des malédictions ancestrales, qui vont le toucher de près.

Film sorti vingt ans après La nuit des morts-vivants, le premier film de la sixologie de George A. Romero qui allait donner une nouvelle dimension pandémique et carnivore virale, Wes Craven respectait le vaudou originel afro-antillais comme le fût Victor Halperin en 1932 avec Les morts-vivants, avec un point commun cependant dans la portée politique et sociale. De fait, je me suis régalé avec cette trame, sur l’île d’Haïti du sanguinaire dictateur François Duvalier et ses tontons macoutes, où un jeune scientifique vient chercher l’ingrédient principal du vaudou qui exploite les victimes, à des fins plus esclavagiste. Cependant, notre héro va vite découvrir l’horreur entre le charlatanisme et le fantastique de la magie noire, et nous avec.

S’il n’y a pas de pandémie cannibale des zombies modernes souvent gores, le zombisme vaudouesque prend ici une place plus importante dans la manipulation de la mort avec l’envoutement démoniaque des drogues en s’emparant des âmes avec une terrible efficacité. J’ai eu droit à ma petite dose d’angoisse qui m’a bien amusé. Une très belle réalisation, savamment maitrisée sur une mise en scène sobre et réussie, dans des décors folklo à souhait qui nous plonge dans une atmosphère particulièrement judicieuse pour des effets pertinents.

Avec Bill Pullman (Lola versus) et la belle Cathy Tyson, Zakes Mokae, Paul Winfield (Terminator) et Brent Jennings, Conrad Roberts, Badja Djola et Theresa Merritt, Michael Gough, Paul Guilfoyle et Dey Young, Aleta Mitchell, ainsi que William Newman, Jaime Pina Gautier et Evencio Mosquera Slaco.

Le film L'Emprise des ténèbres de Wes Craven, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 septembre 2017 en DVD, Blu-ray, et Édition Collector Blu-ray + DVD accompagné d’un livret exclusif de 60 pages écrit par Frédérique Albert Levy. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, Gentleman Wes par Alexandre Aja.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
23 octobre 2017 1 23 /10 /octobre /2017 18:35

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir ce passionnant documentaire réalisé en 1955 par Henri-Georges Clouzot (Quai des orfèvres), pour une passionnante approche de la création de l’artiste dans sa spontanéité pure.

En 1955, Henri-Georges Clouzot cherche à comprendre la conception d’une création en filmant Pablo Picasso à l’œuvre de plusieurs peintures. Grâce à un système de caméra et lumière et de projection sur écran, de transparence de toile et  papier, se créés en direct des œuvres riches en enseignement. L’artiste se laisse aller à la guise de son génie via sa main, traçant, esquissant aux grès de ses impulsions, pour nous envouter dans ses univers riches en thèmes, sujets, traits et couleurs si caractéristiques de son immense talent.

J’ai été passionné par cet exercice auquel l’artiste humble et génial se prête avec autant de facilité et de tranquillité pour le réalisateur, avec beaucoup d’amusement et de décontraction, faisant naitre et évoluer sous nos yeux ébahis des toiles magnifiques, devenant des films animés extraordinaires.

Ainsi, bien qu’impossible à comprendre le comment du pourquoi de la création si l’on ne spas par tout ce qui découle d’une vie et de mémorisation de tout ce qui nous entoure et enrichi l’intellect, au moins nous avons le plaisir magnifique de voir l’artiste à l’œuvre. À partir d’un point, d’un trait puis de tous les gestes, désirs et impulsions, s’étalent les couleurs et les contrastes, se juxtaposent ou se superposent, s’effacent et s’imposent des sujets, formes et dimensions d’un monde de pensés, d’influences et d’idées aussi riches et variées, sombres et lourds ou légers et guillerets des histoires qui se vivent avec le talent génial de Picasso.

Avec Pablo Picasso, Henri-Georges Clouzot et Claude Renoir.

Le film Le mystère Picasso, de Henri-Georges Clouzot, distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Bluray nouveau master restauré dans les meilleurs bacs depuis le 11 octobre 2017. Il est proposé en audiodescription pour les aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, Picasso, mon père : Le regard de Maya, est un passionnant documentaire inédit réalisé par Pierre-Henri Gibert, avec le témoignage fabuleusement drôle et précieux de Maya Picasso. Le mystère Picasso restauré, avant / après.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Documentaires
commenter cet article
22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 08:00

Un grand merci à BQHL éditions pour m’avoir fait découvrir ce polar potache déjanté, réalisé en 1963 par John Huston (A nous la victoire), d'après le roman du même nom de Philip MacDonald, pour une enquête comique et farfelue.

 

Ancien des services secret du Mi-5 en retraite, Anthony Gethryn se fait remettre par son ami écrivain Adrian Messenger, une liste de onze noms dont nombre sont morts un peu trop accidentellement, avant sa disparition à son tour dans un accident d’avion. Gethryn mène son enquête et constate qu’ils sont presque tous morts en cinq ans dans des circonstances troublantes. Avec l’aide de Raoul Le Borg, l’unique survivant du crash, et de Lady Jocelyn Bruttenholm, la cousine du défunt, l’enquête progresse autour d’un camp de prisonniers pendant la seconde guerre mondiale.

J’avoue que j’ai été emballé par le rythme et l’humour, comme d’une trame policière comique et barge en sorte de pastiche. Malgré les morts en cascade, sa dose d’humour est bien jouissive dans une intrigue tout aussi sympa, entre complot et serial killer au mobile savamment maintenu, dont l’objectif initial du film se trouve dans un effet de grimages de masque à la Darkman. En effet, John Huston avait été intéressé de grimer quelques célébrités dans un jeu de cache-cache. Des masques précisément malhabile et laid, pour plus d’humour et permettre de reconnaitre les caméo qui sont révélés dans un au final théâtral.

George C. Scott est excellent, de même que la jolie Dana Wynter, ainsi qu’Herbert Marshall (The letter), et bien sûr Kirk Douglas (La rivière de nos amours), ainsi que Gladys Cooper et Clive Brook, Marcel Dalio (Les hommes préfèrent les blondes), John Merivale et Bernard Archard, de même Jacques Roux et le gamin Tony Huston, fils du réalisateur dans son unique rôle de sa carrière. Enfin, les caméo de Tony Curtis et Burt Lancaster, Frank Sinatra et Robert Mitchum.

Le film Le dernier de la liste de John Huston, distribué par BQHL éditions, et sa page Facebook est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 27 septembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments,.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 20:18

Très joli film fantastique animé de Masaaki Yuasa (Mind game) pour un conte musical aux thématiques humanistes d’amitié et de tolérance.

À la suite du divorce de ses parents, Kai, un collégien solitaire, quitte Tokyo pour un petit village de pêcheurs. Pour occuper son temps, il compose de la musique électronique et rejoint un peu à contre cœur le groupe formé par ses deux camarades de lycée, Yûho et Kunio. Il accepte d'aller répéter avec eux sur une île mystérieuse. C’est alors que sa vie monotone bascule quand, grâce à sa musique, il rencontre en secret Lou, une petite sirène espiègle devient son amie. Lou s’avère une excellente chanteuse et danseuse, et se joint au groupe. Son existence auprès des habitants face aux légendes et superstitions les inquiète.

J’ai beaucoup aimé ce récit fantastique sur la tolérance, avec une influence certaine des Ghibli pour le réalisateur Masaaki Yuasa, quand son premier long métrage Mind game était beaucoup plus expérimental. Une belle histoire d’amour et d’amitié, qui tire parfois un peu trop en longueur, mais dégage une belle énergie d’humour et d’émotion. Très rock and roll dans la musique comme dans le rythme de la narration. Les principaux personnages sont sympathiques et attachants. Un très beau graphisme, léché et soigné aux couleurs riches et vives souvent psychédéliques qui booste l’ambiance déjà bien déjantée.

Pour l’avoir vu en version française, c’est avec les voix de Maxime Baudouin et Julien Crampon, Alice Orsat et Julie Claude, Patrick Descamps et Philippe Résimont, Jean-Michel Vovk et Guillaume Orsat, Jérôme Varanfrain et Emmanuelle Tonnerieux, Cédric Dumond et Gaétan Wenders, Fabrice Colombéro et Lucas Fanchon, Caty Baccega et Clément Henri.

3 étoiles

 

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films animés
commenter cet article
21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 15:40

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce biopic réalisé par Jacques Doillon, pour une tranche de vie passionnée d’un artiste scupteur de renom.

Paris 1880, Auguste Rodin reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’Etat pour La porte de l’enfer. Composée de nombreuses figurines, dont le Baiser et le Penseur. Bien que vivant avec sa compagne Rose, il se partage avec son élève et assistante la jeune Camille Claudel, dans une relation passionnée. Le talent et la vision de la jeune femme éperdument amoureuse apporte à Rodin ce qui lui manquait à son génie. Les commandes afflues pour des œuvres qui vont marquer l’art que leur rupture va conforter dans l’acharnement de son travail vers la consécration, oubliant Camille pour d’autres maitresses.

Pour ce biopic, Jacques Doillon s’est concentré sur 27 ans de la carrière de l’artiste, entre la commande de la Porte des enfers de Dante jusqu’à sa livraison, et ses autres œuvres majeures annexes de cette période, entremêlé de sa relation avec la jeune Camille Claudel. Une description de l'homme peu sympathique de part son arrivisme, de son mépris des autres, dont son histoire avec la toute jeune Camille, sera d’autant plus violente que passionnée, le temps de s’inspirer de son talent qui lui manquait pour convaincre, et de ses conquêtes avant de les rejeter, telles les jeunes sœurs Ana et Adele Abruzzesi.

Un artiste de renom et de génie indéniable, avec l’apport de la jeune femme, dont le film lui rend en parti hommage, qui a été effacé parce que femme, et de faire de l’ombre au maître. J’ai beaucoup aimé cette description d’une époque et d’un milieu artistique rude, dans une mentalité machiste allant alors de soit, internée par son frère et abandonnée par son amant.

Une très belle réalisation, dans une mise en scène théâtrale, entre des œuvres magnifiques face aux modèles, ponctués d’éléments de travail et d’explications sur ses créations. Pourtant, bien que j’aime beaucoup Vincent Lindon, je regrette ce choix tant il n’est guère convaincant dans la peau de Rodin, manquant de ce charisme et de cette puissance de l’artiste, nous jouant ses rôles habituels sans arriver à se transfigurer. Un beau film envoutant pour des portraits fabuleux dans une époque artistique très riche.

Avec Vincent Lindon (La loi du marché) et Izïa Higelin (Saint Amour), Séverine Caneele, Edward Akrout et Zina Esepciuc, Olivia Baes, Bernard Verley (Les fausses confidences) et Anders Danielsen Lie (Personal shopper), Arthur Nauzyciel, Laurent Poitrenaux (Victoria), Olivier Cadiot et Alexandre Haulet, Louise le Pape, Morgane de Vargas, Nia Acosta, Pauline Cousty, Cendrine Gourbin et Guylène Péan.

Le film Rodin de Jacques Doillon, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 11 octobre 2017 en DVD et Blu-ray. Dans les suppléments, Sculpter Rodin, un entretien croisé avec Jacques Doillon et Véronique Pattiussi, responsable du fond historique du musée Rodin.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 09:55

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis découvrir ce film catastrophe suspens sud-coréen, réalisé de 2016 par Kim Seong-hun, pour une course contre la mort afin de sauver la vie d’un hommeface aux éléments et l’envergure des moyens considérable mis en œuvre.

Rentrant chez lui pour retrouver sa femme Se-hyun et sa gamine Su-Jin pour son anniversaire, Jung-soo passe sous un tunnel nouvellement ouvert à la circulation. Quand une secousse sismique ébranle l’œuvre d’art qui se fissure et s’écroule sur son véhicule. Jung-soo se retrouve coincé sous les tonnes de gravas, béton et montagne. Indemne mais seul avec peu d’eau et de nourriture, avec son téléphone portable il capte les secours, mais avec une baterie limitée. Une course contre la montre s’engage alors au niveau du pays pour tenter de sauver le malheureux.

Claustrophobes se préparer à vivre des moments difficiles. Pourtant, en sachant de quoi retourne le récit, confortablement installer mon notre canapé, je me suis laissé prendre par l’intrigue et le drame qui se joue. De fait, l’exiguïté de l’espace, les éboulements qui menacent, la nuit et le froid, se rajoute une désespérante solitude qui prend à la gorge. Le passage de la jeune fille renforce encore plus l’horreur et l’angoisse avec émotion, pendant que des centaines de secouristes s’acharnent comme des diables contre l’enfer et la mort. Un récit terrible avec une dose d’humour pour détendre de ce huis clos angoissant.

Une très belle réalisation, efficace et rondement menée, sans temps mort ni longueur, aux effets réalistes impressionnants. La mise en scène est en effet maitrisée et de qualité pour faire monter la tension et la désamorcer à temps, apportant sans cesse des actions qui relancent la tragédie, avec notamment le manque de conscience des promoteurs et constructeurs pourtant fautifs et qui ne pensent qu’à l’argent. L’adorable chien est quand à lui tout une histoire fabuleuse dans ce cauchemard bien marquant.

Avec Ha Jung-woo (Mademoiselle), l’excellente Doona Bae (Jupiter : le destin de l'univers) que j’adore, Oh Dal-su (The Host) et Sang-hee Lee, Shin Jung-Keun, la très jolie Nam Ji-Hyun, Cho Hyun-Chul et Kim Hae-Sook, Yoo Seung-Mok et Park Hyuk-Kwon, Park Jin-Woo et Lee Dong-Jin.

Le film Tunnel de Kim Seong-hun, distribué par Condor Entertainment, disponible dans les meilleurs bacs dès le 7 novembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale coréenne sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, le documentaire du film, Dans les coulisses de Tunnel, les personnages de Tunnel, et Tapis rouge : avant-première mondiale en présence de l’équipe du film.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 17:04

Très bonne surprise avec cette adaptation de Nicolas Bary (Au bonheur des ogres), de l’œuvre bandes dessinées de Tome et Janry, sur les aventures célèbres du petit garçon en costume de chasseur hôtelier, issu de la série Spirou et Fantasio.

Bien que petit, le petit Spirou doit déjà déterminer son futur professionnel. Pour maman Spirou, son fils sera comme tous les membres de la famille, et devra intégrer à la prochaine rentrée à l’école des grooms. Pour l’heure, le petit Spirou veut profiter des derniers jours de classe pour déclarer son amour à la jolie et un peu peste Suzette, elle-même amoureuse de lui. Heureusement, Grand Papy est là, bien que maladroit.

Je ne m’attendais pas à une aussi bonne surprise pour cette adaptation en réel qui puisse conserver la sympathique ambiance d’origine sur une histoire ainsi maitrisée, aussi bien pour les petits que les grands petits, sans sombrer dans le niais, et garder la réelle poésie de l’œuvre.

Ainsi, humour et émotion sont de la partie, en nous faisant retrouver avec beaucoup de justesse tous les personnages que nous aimons tant. Et de fait, le pari est réussi pour nous restituer l’univers, les caractères et les décors et costumes qui font le succès de la saga. De fait, ce serait avec plaisir de retrouver nos chers petits amis dans de prochaines aventures de cette qualité.

C'est à  partir des aventures de Spirou et Fantasio, que le petit Siprou est apparu en 1987, dont les histoires sont inspirées à partir des deux gamines de Janry et ses propres souvenirs d’enfance. Près d’une vingtaine de tomes sont déjà sortis, ainsi qu’une adaptation en série animée de 78 épisodes, réalisée par Virginie Jallot.

Avec le jeune Sacha Pinault pour une belle première prestation, face à Pierre Richard (Alexandre le bienheureux), François Damiens (La danseuse), Natacha Régnier (La vie domestique), la belle Gwendolyn Gourvenec, Philippe Katerine (Je suis un no man's land), Armelle (Un village presque parfait), Tom Grimplet, Virginie Hocq et Juliette Aver, ainsi que les jeunes Lila Poulet-Berenfeld, Mahé Laridan et Timothée Moffen, Gwendal Malguid-Salvatore et Aaron Denis, Mahogany-Elfie Elis et Pierre Gommé.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 15:00

Un grand merci à Universal Pictures pour m’avoir permis de découvrir la première saison de cette belle série britannique de 8 épisodes de 60 minutes réalisée par Nick Murphy, Anthony Byrne, Ben Chanan et Peter Hoar, d’après la série de romans de Bernard Cornwell, pour une saga historique de l’Angleterre et les vikings danois.

En 866, les terres du jeune anglo-saxon Uhtred de Bebbanburg sont envahies par les vikings danois. Enlevé et réduit en esclavage, le garçonnet de dix ans devient le fils adoptif de son maitre Earl Ragnar après avoir sauvé sa fille Thyra du terrible jeune Sven. À l’âge adulte, il assiste impuissant à l’assassinat de sa famille adoptive par le danois Kjartan et son fils Sven qui prennent Thyra en esclave.

Avec sa compagne Brida, Uhtred part retrouver le roi du Wessex, dernier bastion anglais, afin de retrouver son titre, ses terres, sa fortune et se venger, au prix d’allégeance au roi Alfred et un mariage avec Mildrith, une noble saxonne. Mais son cœur balance sans cesse entre les deux cultures dont il est issu.

Une bien belle et passionnante série dans une superbe reconstitution historique. Ainsi, cet Uhtred, personnage haut en couleur au caractère impulsif, barbare danois de sang saxon, qui tente par tous les moyens de retrouver son rang ses terres et sa fortune, n’hésite devant rien pour parvenir à ses fins.

Peu sympathique en fait par son arrogance et son ambition dévorante qui le font trahir tous les siens pour son objectif personnel, il dégage néanmoins une certaine empathie singulière et amusante, tant son irrespect de toutes les conventions nous le rende proche. Je me suis régalé à suivre la grande Histoire par la petite via ce personnage, dans une époque où la vie ne valait pas bien chère.

En effet, après l’invasion de la Grande Bretagne par les tribus germaniques Angles et Saxons sur les peuples celtes Bretons, ce sont les vikings Danois qui occupent les deux tiers du pays à la fin du neuvième siècle, deux siècles avant que les Normands ne les supplantent définitivement. À partir de faits historiques et des personnages réels, le récit relate la grande Histoire avec un protagoniste en parti fictif issu de la généalogie de l’auteur à succès de cette saga.

La première saison est réalisée à partir des deux premiers livres The last kingdom et The pale horseman, auquel doit suivre pour la deuxième cette année la suite de l’œuvre avec les romans suivant, The Lords of the North et Sword song, en attendant la saison 3 à venir pour 2018. Le vrai récit des 7 royaumes d’Angleterre, loin du fantasy Games of thrones. En attendant avec impatience la suite dans la seconde saison.

Avec les excellents Alexander Dreymon et Ian Hart, David Dawson, Eliza Butterworth et Harry McEntire, Simon Kunz (Trance), Emily Cox et Tobias Santelmann (Hercule), les belles Eva Birthistle (Brooklyn), Amy Wren et Charlie Murphy (La vie des sœurs Brontë), Adrian Bower, Brian Vernel (Dunkerque), Thomas W. Gabrielsson (Royal affair), Gerard Kearns, Ole Christoffer Ertvaag, Rune Temte et Joseph Millson, Henning Valin Jakobsen et Alexandre Willaume, Sean Gilder, et les jeunes Tom Taylor, Jocelyn Machab, Madeleine Power et Andrew Luckas.

La série The last kingdom, distribué par Universal Pictures, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 26 septembre 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, Créer l’univers de The Last Kingdom, le documentaire du film, et les cascades.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Séries télé
commenter cet article
18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 10:37

Pour son premier long-métrage, Eric Gravel nous emmène dans une quête au cours d’un road movie pour un passage à la vie adulte sur l’évocation d’une brutale délocalisation.

Suite à la délocalisation de son entreprise, Aglaé, dont sa vie monotone est exclusivement axée sur son travail, accepte un poste en Inde, à la surprise générale, aussi bien des collègues que de la direction. Deux de ses collègues, Liette et Marcelle décident de la suivre. Elles partent avec une voiture déglinguée, pour une aventure dont seule Aglaé ira jusqu’au bout de l’absurde.

La malhonnêteté des dirigeants ultralibéraux qui consiste depuis quelques décennies à toujours plus de profit dans une mondialisation de l’exploitation à outrance, trouve en effet à délocaliser les entreprises. Ainsi l’actualité revient régulièrement sur l’exploitation à moindre coût de personnels low coast, tels femmes et enfants…

et pourtant, ce récit ne prend que ce prétexte pour une aventure personnelle d’une jeune femme psychorigide, pour se découvrir et grandir enfin. Adieu la thématique de base, dont le réalisateur ne garde de positif de la mondialisation que de tomber enceinte par le premier troufion venu. Réalisation un peu longuette et peu productive en termes d’engagement social et politique, pour privilégier un road movie plein de couleurs et de lumière, dans des paysages magnifiques avec beaucoup d'humour et une certaine poésie.

Avec India Hair (Petit paysan) toujours aussi adorable, Julie Depardieu (Les femmes de l'ombre) et Yolande Moreau (Une vie) excellentes, de même Anne Charrier (Je compte sur vous) et Frédérique Bel (Sales gosses), Tristán Ulloa (Lucia et le sexe), Adil Hussain (Déesses indiennes en colère) et Hanns Zichler (Sils Maria), Eric Berger, Franck Mercadal et Irina Wanka, Daria Panchenko et Ustina Oksana.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 08:00

Un grand merci à Arte pour m’avoir permis de découvrir cette série canadienne de 10 épisodes de 45 minutes réalisée en 2016 par Rafaël Ouellet, d’après une histoire de Stéphane Bourguignon, pour un suspens westernien moderne.

Apeurée par un homme violent qui la traque pour la tuer, Sarah Dembski arrive dans la petite ville paumée de Fatale-station de 1804 habitants. Elle trouve une chambre dans l’hôtel d’Eddy, avant de chercher à louer pour acheter une maison. Le bel accueil de François, le maire du village, de la belle serveuse Ina, ou d’Alexandre le boucher n’est pas le même que celui de Jean O'Gallagher, la matriarche mafieuse qui domine le village qui veut la forcer à quitter les lieux. L’ambiance est délétère avec le barrage des amérindiens locaux, et les élections municipales qui approchent et la méfiance générale.

Une intrigante série western des temps modernes dans le Québec profond, avec pour thème principal la violence faite aux femmes. Manipulations et vengeances, amours et haines dans une ambiance de suspicion contre cette inconnue étrangère qui dérange, intrigue autant qu’elle attire et fascine. J’ai beaucoup aimé me laisser balloter par cette trame dont on ne sait plus trop qui est vraiment la victime de la proie, ni du vrai et du faux, du bien et du mal.

Des protagonistes louches et glauques aux portraits abimés par la vie, les secrets et le mal vivre d’un petit village soumis par la chape de plomb d’une matriarche déjantée, dont l'arrivée de cette inconnue les pousse à changer leur comportement catatonique. Thriller inquiétant, mais aussi où l'humour et l'émotion plane dans ce récit avec beaucoup de plaisir.

Une belle réalisation qui maintient l’intrigue dans le mystère, se jouant des liens entre l’ensemble des personnages aux profils taillés sur mesure de protagonistes aussi sympathiques que détestables. Une belle vision de la Nouvelle France aux paysages magnifiques, à l’accent charmant et au langage fleuri, qui apporte son originalité et sa spécificité. La mise en scène soignée entretien savamment le mystère sur une thématique aussi universelle qu’abominable que la violence conjugale toujours bonne à dénoncer.

Avec Macha Limonchik et Claude Legault, Micheline Lanctôt, Denis Bernard et Alexis Martin, Carlo Mestroni, Marilyn Castonguay et Guillaume Cyr, Anie Pascale, Micheline Bernard et Jean-Carl Boucher, Mathieu Handfield, Victor Andres Turgeon-Trelles, Hugo B. Lefort et Éric Robidoux, Carlo Mestroni, Kathleen Fortin et Martine Francke.

La série Fatale-station, distribué par Arte, est disponible depuis le 27 septembre 2017 en DVD et VOD. Il est proposé en version originale sous-titrée sous titré français pour sourds et malentendants.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Séries télé
commenter cet article