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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 10:30

Un grand merci à Factoris Films pour m’avoir fait découvrir cette comédie romantique réalisée en 2015 par Mary Agnes Donoghue, qui après Paradise en 1991, alors principalement scénariste s’est inspirée de l’histoire de sa nièce pour réaliser son deuxième film indépendant, dans le cadre de la campagne sur le mariage pour tous, que la Cour suprême des États-Unis a finalement adopté, en intégrant d’office les 14 derniers états réfractaires, même si le combat continu, telle pour l'adoption ou sur la discrimination dans le cadre d'une location.

Afficher l'image d'origineAlors que son frère Michael et sa sœur Anne sont mariés et parents, Jenny Farell, une belle trentenaire rêve aussi d’un beau mariage et de fonder à son tour une famille. Mais elle n’ose pas annoncer à sa famille qu’elle est lesbienne et vit depuis plus de cinq ans avec Ketty, l’amour de sa vie. Quand une petite phrase prononcée par son père sur ce qui détermine le sens de l’amour vers le mariage, elle se décide enfin à leur avouer. Plus que son orientation sexuelle, que les parents n’avaient pas vu venir, c’est le douloureux secret gardé depuis si longtemps en mensonge de survit qui sème la discorde. De leur avoir dit, libère la jeune femme et la transforme totalement au point d’en être méconnaissable de sureté et d’affirmation en soit, qui étonne ses proches. Elle se prépare à son mariage de rêve en espérant l’adhésion des siens.

J’avoue que j’ai beaucoup aimé ce récit, qui s’adresse d’une manière presque pédagogique en pleine campagne pour la légalisation du mariage gay, à un public récalcitrant sinon stupidement homophobe, en les prenant par le sens du poil. Avec subtilité, Mary Agnes aborde sous le ton d’une fausse et naïve gentille petite comédie, pour aborder le sujet avec une jeune femme, catholique croyante et pratiquante, qui n’en reste pas moins lesbienne et fière de l’être et qui se sent bien dans sa peau, sortant enfin du placard. Un message à l’adresse des conservateurs religieux de tous poils et toutes confessions, qui restent obtus dans leurs étroitesses d’esprit. Elle leur démontre un couple ordinaire, d’amoureuses aux mêmes rêves et désirs de mariage et de famille comme tout le monde. Le récit est simple et léger sans perdre de vue l’intérêt et l’importance de l’amour des siens, avec des dialogues judicieusement pédagogiques pour démonter les blocages psychorigides. ça m’a fait penser un peu à South of nowehere. La mise en scène est de facture classique et lumineuse tout en évitant, grâce à l’humour et à l’émotion, de tomber dans le pathos ou des excès de cris et larmes contre-productifs.

Il est étonnant, que les homophobes se réfèrent à la religion, pour justifier par leur sale mentalité, leur refus au mariage pour tous. S'il est vrai que le judaïsme et l'islamisme sont des religions ouvertement homophobes, les chrétiens n'ont aucune excuse. Rien dans les paroles des Évangiles, ni dans celles du Christ ne leur donnent le droit en son Nom d'autant d'intolérance, allant même à l'encontre de son message admirable d'amour et de tolérance. Et puis, ne dit on pas que dieu nous a fait à son image -même si c'est plutôt le contraire et explique tout- et du coup rejeter l'autre, ne serait-ce pas rejeter Dieu ? 

Avec un très beau casting, la belle Katherine Heigl (Side effects) déterminée est particulièrement convaincante, face à Tom Wilkinson (Selma) et Linda Emond, touchants, et Grace Gummer (The homesman) drôle et attachante, et la très belle Alexis Bledel (Violet & Daisy) douce et émouvante. Diana Hardcastle (Indian palace) et Houston Rhines, ainsi que Cathleen O'Malley (Nowhere boy) et Sam McMurray, sont dans l’ambiance avec conviction.

Le film Marions-nous ! de Mary Agnes Donoghue, distribué par Factoris Films et sa page Facebook, disponible dans les meilleurs bacs dès le 15 novembre 2016. Il est proposé en version anglaise sous titrée français, et version française.

3 étoiles

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 10:12

Très grosse déception dans ce film de Xavier Dolan (Mommy) dans lequel il se vautre dans un pathos pathétique où se mêle vulgarités grossières pour l’adaptation de la pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce.

Juste La Fin Du Monde : Photo Marion Cotillard Afin d’annoncer sa mort prochaine, Louis-Jean Knipper revient vers sa famille qu’il a fuit douze ans plus tôt sans la moindre explication. Les retrouvailles avec sa mère, son frère Antoine et sa femme Catherine qu’il ne connait pas, et sa petite sœur Suzanne qu’il connait à peine, se déroulent dans une ambiance délétère. Louis-Jean fait face aux joies, peines et incompréhensions de ce vide créé par son départ, pour renouer des fils douloureusement cassés, entre colères et émotions.

Afficher l'image d'origine Sur un récit passionnant à la base, les retrouvailles difficiles avant un départ définitif, entre un jeune homme avec sa famille laissée dans un vide incompris lors d’une fugue douze ans plus tôt aux liens rompus, sans véritable communication que les excès d’amour et de haine, était à priori intéressant. Sauf que de suite, Xavier nous plonge dans un pathos mélodramatique épouvantable tellement sur excessif ponctué de vulgarité à l’extrême, que très vite le ras le bol nous asphyxie. Je n’ai pas du tout adhéré Afficher l'image d'origine à cette ambiance faussée et forcée, d’autant que les interprétations sont d’inégales qualités. Ainsi, seule Marion Cotillard sort une fois de plus son talent et conviction, face à une meute qui fait preuve de limite de jeu voir se révèlent mauvais. La réalisation est pesamment malaisé entre la circulation de la caméra qui ne trouve jamais le bon angle pour accentuer les émotions, ni le rythme d’une telle situation. A croire que Dolan n’a pas su comment rendre une ambiance aussi désespérée de retrouvailles douloureuse mélangé au chagrin et la colère. Difficulté qu’il avait eu du mal à se dépêtrer dans Mommy.

Juste La Fin Du Monde : Photo Gaspard Ulliel, Léa Seydoux, Nathalie Baye Avec Nathalie Baye (Moka) qui fait preuve de beaucoup de difficulté pour convaincre, quand Vincent Cassel (Jason Bourne) nous joue le seul et unique rôle dont il est capable de reproduire à l’infini du beauf vulgaire sans aucune nuance de jeu, face à Marion Cotillard (Deux jours, une nuit) qui est celle qui s’en sort le mieux, au contraire d’une Léa Seydoux (007 Spectre) et d’un Gaspard Ulliel (Saint Laurent) inexpressifs. Les jeunes William Boyce Blanchette, Emile Rondeau et Théodore Pellerin tentent de faire au mieux.

1 étoile

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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 11:59

Un très grand merci à M6 vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette très belle comédie romantique vaudevillesque réalisé en 1959 par Luigi Comencini, avec une haute qualité d’image remastérisée HD, et du son restauré, pour un grand plaisir d’un film du grand maître italien.

Afficher l'image d'origine Deux cousines vivant dans une même chambre meublée, ne sont pas satisfaites de leurs petits amis respectifs. Didi sort avec Ferdinando, un professeur provincial timide et peu entreprenant jusqu’à l’ennui, quand au contraire Marianna sort avec Battista beaucoup trop impétueux. Elles décident de se les échanger au jeu du chat et de la souris, quand la jolie domestique Mariarosa est amoureuse de Ferdinando.

Afficher l'image d'origine Sur un ton vif et allègre, cette jolie comédie burlesque pleine d’humour moqueuse à la Marivaux, nous entraine dans des circonvolutions des relations entre différents protagonistes qui se cherchent et se perdent pour recomposer de nouveaux liens amoureux. Ainsi, toutes les ruses, féminines comme masculines, trouvent une fois de plus leurs limites face aux sentiments réels de chacun, pour laisser parler le cœur de l’amour qui ne se trouve pas toujours là où on le pensait. Je me suis beaucoup amusé dans ce Afficher l'image d'origine récit, composé de multiplicité d’histoires auxquels se rajoutent celles de la tante de vieille fille ou de l’entreprenante fille légère, rajoutant à l’effervescence générale dans une ambiance bon enfant d’un vaudeville décomplexé, plus coquin qu’il n’y parait avec tact et subtilité. L’humour est encore de la partie avec le prêtre et les enfants, dans une ambiance de fin des années cinquante. La qualité haute définition remastérisée est une merveille pour apprécier plus encore cette comédie pleine de bonne humeur.

Afficher l'image d'origine Avec les belles et excellentes Dorian Gray et Sylva Koscina drôles et espiègles à souhait, et Anna Maria Ferrero attendrissante quand Angela Luce très amusante, face à Walter Chiari et Franco Fabrizi ébouriffants de talent, ainsi que Mario Carotenuto et Elena Zareschi, Valeria Fabrizi et Carletto Sposito, ainsi que Memmo Carotenuto et Vittorio Gassman dans un petit rôle final.

Afficher l'image d'origine Le film Les surprises de l’amour de Luigi Comencini, issu de la très belle Collection les maitres italiens distribué par M6 vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 octobre 2016. Il est proposé en version originale italienne sous-titrée français. Dans les suppléments un passionnant entretien avec Jean Gill sur le cinéma italien et la carrière du réalisateur et des comédiens.

3 étoiles

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16 octobre 2016 7 16 /10 /octobre /2016 15:46

Reprise de Broken Lullaby réalisé par Ernst Lubitsch en 1932 d’après la pièce de Maurice Rostand publiée en 1930, François Ozon (Une nouvelle amie) nous offre une galerie de portrait dans une ambiance d’après première guerre mondiale,.

Frantz : Photo Anna se rendant chaque jour sur la tombe de son fiancé Frantz mort pendant la guerre de 14-18, est intriguée par la présence d’un étranger. Renseignements pris, il s’agit d’un français. Adrien fini par se présenter comme étant un ami d’avant guerre du défunt. Un chagrin qu’il partage bientôt avec la famille au départ réticente de connaitre cet ennemi de guerre. Mais sa présence et le mystère qui l’entoure, dans cette Allemagne ruinée et à la montée du nazisme, exacerbe la population.

Frantz : Photo Paula Beer, Pierre Niney Une belle narration qui ménage savamment le suspens quand aux véritables motivations du français, peu sympathique dans une ambiance d’après la grande guerre où la défaite et l’humiliation, les morts de toute une jeunesse nous plonge dès le début dans les heures sombres historiques à venir en cette période de deuil. Aussi, je me suis amusé à suivre les personnages dans des égarements à mi-mot, les sous-entendus erronés des liens entre les jeunes hommes pour une vérité Frantz : Photo Paula Beer, Pierre Nineyplus cruelle en fait, mais aussi sur une romance faites de manipulations en malentendus pas moins douloureuse. Ainsi, errances morales dans une soif de vivre après l’horreur qui se rajoutent aux mensonges, la réalisation en noir et blanc pour les périodes tristes et colorée aux rares moments de douceur et d’espérance, se déroulent en deux parties distinctes pour un final subtil, mais tout aussi douce amer.

Frantz : Photo Marie Gruber, Paula Beer Avec d’excellents interprètes, Pierre Niney (Five) est une fois de plus parafait, face à la belle Paula Beer particulièrement émouvante, ainsi qu’Ernst Stötzner et Marie Gruber (La belle et la bête), Johann von Bülow (Le labyrinthe du silence) et Anton von Lucke, de même Cyrielle Clair et Alice de Lencquesaing (Tokyo fiancée).

3 étoiles

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 14:13

Excellent film comédie dramatique polar réalisé en 1991 par Simon Wincer, qui nous emporte dans la folie meurtrière d’un milieu peu recommandable, avec un esprit de pure folie meurtrière jouissive sur un duo du tonnerre.

Harley Davidson et l'homme aux santiags : Photo A la suite d’un braquage réussi d’un fourgon blindé, Harley Davidson motard invétéré et Robert « Marlboro » Lee Edison cowboy roi de la gâchette, ont la surprise de constater que leur butin est composé de drogue, la Crystal dream hyper dangereuse, et non de dollars espérés. Ils se retrouvent bientôt poursuivis par des sanguinaires tueurs de la mafia que rien n’arrête pour récupérer le butin. Davidson et Marlboro vont devoir se surpasser face à la pègre.

Afficher l'image d'origine Échec commercial phénoménal à sa sortie, le film est devenu depuis un film cultissime à sa sortie dvd, et en effet, mérite largement tous les éloges. Sur une trame à priori classique s’il en est, ses dialogues et son état d’esprit en fait sortir du lot de tous les nanars du cru. Ainsi, son abordés des thèmes sur la drogue et son trafic et toutes les conséquences, mais aussi un instantané de ce début des années quatre-vingts dix qui semble bien loin quand c’était hier, comme si des siècles s’étaient écoulés. Bikers d’un autre monde qui se frotte à la pègre avec l’amitié de deux frères ennemis au verbe fleurie et dialogues Afficher l'image d'origineet répliques cultes. Certes, les noms des protagonistes sont de véritables publicités pour des marques plutôt inattendues aussi frontalement. Je me suis donc bidonné dans cette ambiance pourtant macabre, mais avec une telle dose d’absurdité, qu’elle en devient une véritable comédie jouissive.

Afficher l'image d'origine Une belle brochette de muscles avec Mickey Rourke (Passion play) et Don Johnson (Triple alliance), face à Chelsea Field et Daniel Baldwin (Grey gardens), Giancarlo Esposito (Money monster) et Vanessa L. Williams (Hannah Montana - le film) première afro-américaine couronnée Miss America en 1984, Tom Sizemore et le champions décédé trop tôt Big John Studd, Julius Harris et Robert Ginty, les très belles Tia Carrere et Mitzi Martin, Kelly Hu et Michele Laybourn, ou encore Debby Lynn Ross (Piégée), Nadine Miller et Theresa San-Nicholas, Branscombe Richmond (Voyage au centre de la Terre 2) et Sven-Ole Thorsen (Gladiator), ou encore Stan Ivar et Eloy Casados (Mes meilleures amies).

3 étoiles

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14 octobre 2016 5 14 /10 /octobre /2016 16:20

Un très grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de redécouvrir ce cultissime film réalisé en 1970 par Arthur Penn, d’après l’œuvre de Thomas Berger, qui relate un siècle de l’histoire de la conquête de l’ouest américain et du génocide sur les amérindiens.

Afficher l'image d'origineA la demande d’un journaliste venu lui demandé de raconter le génocide des amérindiens et la bataille de Little Big Horn, Jack Crabb, unique survivant de la bataille âgé de 121 ans, évoque sa vie. Adopté par une tribu Cheyenne, il est nommé Little Big Man de part son courage et sa petite taille. Suite aux massacres par les blancs de sa tribu, Jack va revenir dans la civilisation, adopté par les Pendrake, un pasteur et sa femme, et découvrir un autre mode de vie. Quand la la suite va le mener à travers nombre d’aventures épiques, il retrouvera Peau de la vieille hutte, son père adoptif, et se marier avec la jolie Sunshine. Mais les massacres de Custer continuant, la bataille va confronter les peuples des plaines contre la cavalerie américaine.

Afficher l'image d'origine Ce film m’avait terriblement marqué lorsque je l’ai vu la première fois, car il me donnait raison dans mon ressenti de gamin face à la sur-propagande dont le cinéma américain nous inondait de sa vision des mauvais sauvages nuisibles, facs aux bons colons et les militaires américains. Je percevais alors le mensonge éhonté, masquant une réalité beaucoup plus horrible, celle du génocide amérindien, tuant 10 millions sur les 12 estimés de la population, Afficher l'image d'originepour la conquête totale par tous les moyens. Des exterminations des tribus aux déportations vers des camps où ils furent parqués et affamés, en passant par l’alcool et les chasseurs de scalps (invention anglaise). Il faudra attendre 1950 avec le film de Delmer Daves dans La flèche brisée, pour qu’enfin la réalité des faits historiques soient rétablies, suivi par Tomahawk de George Sherman en 1951, Anthony Mann avec La porte du diable, et le Afficher l'image d'origine magnifique Bronco apache en 1954 de Robert Aldrich. S’ensuivront d’autres dont Little big man et Soldier blue en 1970, jusqu’à des Enterre mon cœur à Wounded Knee, et même un Les chansons que mes frères m’ont apprises, sur les conditions de vie de ces réserves 7 générations plus tard.

Afficher l'image d'origine Dans cette réalisation, Arthur Penn a su non seulement dénoncer un fait historique sur le traitement des amérindiens, mais en même temps nous plonger, sans doute avec une vision beatnik, la vie des indiens des plaines en oppositions des européens des villes aux deux conceptions antinomiques. Avec humour, mais surtout beaucoup d’émotion, il nous conte l’histoire de la conquête de l’Ouest, sous toutes ses facettes, entre les colons et fermiers, les grandes figures militaires et civils des duels et les gangsters jusqu’aux peuples amérindiens et leurs rivalités, et toute l’horreur d’un génocide longtemps non avoué. Depuis, la petite musique du pipeau et tambourin me glace d’effroi. Un grand film culte, à rire et pleurer.

Afficher l'image d'origine En revenant sur la célèbre bataille, le film relate les raisons. Tant de massacres (Sand Creek) et de batailles (Fetterman), pour des traités jamais respectés (Fort Laramie), le général George Armstrong Custer décidait de passer à la vitesse supérieure dans l’éradication indienne. Le héro Little Big Man, à ne pas confondre avec le meilleur ami qui assassina Crazy Horse, Afficher l'image d'origine l’un des chefs de la victoire avec Sitting Bull, sera lourdement défait avec sa mort et celle de 268 soldats contre 36 guerriers. En effet, les archives militaires américaines relatent que toutes les confrontations armées ont été des défaites avec de lourdes pertes contre peu chez les indiens. Les massacres étaient donc beaucoup plus simples et efficaces.

A Afficher l'image d'origine vec un casting resté d’anthologie avec un Dustin Hoffman (Le lauréat) excellentissime, autant que Chief Dan George mythologue, Faye Dunaway (The twilight of the Golds) magnifique et Martin Balsam (Un homme fait la loi), comme Richard Mulligan et Jeff Corey (Pénitencier du Colorado), la trop mignonne Aimee Eccles terriblement émouvante et Kelly Jean Peters (La kermesse des aigles), Carole Androsky et Robert Little Star, Cal Bellini et Ruben Moreno, Steve Shemayne, William Hickey et James Anderson parmi tant d’autres.

Le film Little big man d’Arthur Penn, distribué par Carlotta, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 19 octobre 2016 en DVD et blu-ray. Il est proposé en version anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, une belle préface de Philippe Rouyer.

4 étoiles

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 20:34

Pour son quatrième long métrage, Marie-Castille Mention-Schaar (Les héritiers), s’attèle à la rude tâche dans le décorticage aussi peu subtile de la mécanique de conversion vers l’islam et de la radicalisation pour le djihad de jeunes filles, mais avec une certaine influence douteuse et critiquable.

Afficher l'image d'origineLorsqu’elle est arrêtée au moment de son départ pour la Syrie, la famille de Sonia Bouzaria, jeune fille de 17 ans, découvre qu’elle s’est convertie et allait en djihad, tout comme Mélanie Thenot, excellente élève de seize ans et musicienne passionnée, tombée amoureuse d'un contact sur internet. Stupéfaits, les parents n’ont rien vus venir, quand sous leurs yeux les jeunes filles ont été embrigadées, converties et radicalisées.

Le Ciel Attendra : Photo Naomi AmargerAvec ce film, sur un sujet d’actualité et déjà entrevu avec Les cowboys et La route d'Istanbul, Marie-Castille Mention-Schaar va au-delà de la stupéfaction de parents découvrant que leur gamine s'est convertie à l’islam et partie en djihad. En effet, la réalisatrice revient en amont, en décortiquant en détail tous les mécanismes des rabatteurs, usant par le biais d’Internet de tous les artifices pour appâter leurs proies. Extrêmement bien démonté, crescendo Le Ciel attendra : Photo Noémie Merlantse tisse la toile sur les esprits faibles d’ados naïfs qui se laissent prendre avec une très grande facilité. J’ai été assez sidéré par la méthodologie plus que risible à la base, pour se faire endoctriner, tant la bêtise est énorme et les proies aussi stupides, dont il est difficile d’éprouver la moindre compassion pour ces jeunes qui n’hésiteront pas une fois bien conditionnés, à donner la mort. Surtout, qu'il se révèle une adhésion acceptée de ces soit disant « victimes » dont elles auraient été quoiqu’il arrive entrainées pour n’importe quel mouvement sectaire. La responsabilité aussi des parents que l’on tente de dédouaner un peu trop facilement, tant ils sont aussi peu regardant. Une vision quelque peu suspect de vouloir faire porter le chapeau uniquement aux djihadistes. Une vision globale tendancieuse se dégage avec suspicion.

Afficher l'image d'origineD’autant que le postulat développé ici, est assez faussé à la base par une analyse coupable, qui par peur ou par complicité mais surtout sous influence, n’osent ou ne veulent pas dire les choses honnêtement. La radicalisation ne touche dans la réalité que très peu de mineurs français de souche. Ces proies faciles décrites, qui nous déconcertent de par leur naïveté consternante, sont les mêmes qui laissent embarquer par les sectes qui, prostituées (Les enfants de dieu), spoliés (Scientologie) ou assassinées (Ordre du Temple solaire). Du coup, le film tombe dans un piège grossier, à vouloir nous faire croire en deux religions, un modéré et un radical, quand ils agissent pour le même objectif. Ainsi, les centres de déradicalisation sont des leurres, ne reviennant qu’à remettre la goupille d’une grenade... qui explosera tôt ou tard, en les laissant sous la mainmise de leur nouveau maitre, n’offrant pas de porte de sortie aux convertis. La participation de Dounia Bouzar en est la démonstration de par sa propre conversion islamique qui, à la Tariq Ramadan, œuvre pour la même cause.

Pour autant, les interprètes sont excellents, avec Noémie Merlant (Un moment d’égarement) et Naomi Amarger (Les héritiers) très convaincantes, de même Sandrine Bonnaire (Salaud, on t'aime.) et Clotilde Courau (L'échappée belle), Zinedine Soualem (Je suis à vous tout de suite) et Yvan Attal (Do not disturb), ou encore Sofia Lesaffre (Nous trois ou rien) et Ariane Ascaride (Une histoire de fou), Souad Archane, Camille Aguilar, et la jeune Arauna Bernheim-Dennery.

1 étoile

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 10:29

Un grand merci à Rimini Edition pour m’avoir fait découvrir ce film réalisé en 1996 par Abel Ferrara (4h44 dernier jour sur terre) qui nous plonge au cœur d’une famille mafieuse lors des funérailles de l’un d’entre eux et des conséquences compte tenue d’une éducation familiale dans un milieu de violence et des liens fraternels.

Afficher l'image d'origineA la suite du meurtre de Johnny Tempio, le petit dernier d’une famille mafieuse de New York dans les années 30, son frère Ray n’a qu’une obsession de le venger. Cependant que ses hommes mènent l’enquête, Ray se remémore sa vie avec ses frères pendant que la famille se rassemble pour les funérailles dans une ambiance lourde et la folie meurtrière dans l’air.

Afficher l'image d'origineJ’ai été de suite happé par ce récit qui se détache des très nombreux films mafieux, dans le quel ressort une puissante originalité de ton et de description. Nous sommes loin du côté glamour et admiratif que l’on rencontre souvent, pour au contraire assister à une belle dénonciation de dégénérés que la violence supplante tous les sentiments et raisonnements normaux. Ainsi, au travers de ces trois frères, se dessine des portraits peu flatteurs de monstres totalement habités par la folie Afficher l'image d'originesanglante, en partie due à une éducation de meurtriers. Une très belle réalisation, sombre et angoissante, sans jamais tomber dans le gore, bien que sale, au profit de cette violence rentrée qui explose dans un final terrible. Une qualité d’image qui s’allie à une mise en scène ponctuée de flashbacks judicieux, et de dialogues incisifs, portées par des interprètes qui marquent de leurs talents.

Afficher l'image d'origineAvec l’excellent Christopher Walken (7 psychopathes) et Benicio del Toro (Sicario), Vincent Gallo (Run or die) et Paul Hipp (South of Pico), Chris Penn et les belles Isabella Rossellini (Joy), Annabella Sciorra (Copland) et Gretchen Mol (Puccini et moi), ainsi que John Ventimiglia (Violet & Daisy) et Victor Argo (Coyote girls), Gian DiDonna et Dmitri Prachenko, ou encore Paul Perri (Hannah Montana), Gregory Perrelli et Joey Hannon.

Le film Nos funérailles d’Abel Ferrara, distribué par Rimini Edition, disponible en DVD et bluray dans les meilleurs bacs depuis le 6 septembre 2016. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français et version française et anglaise non sous-titrée. Dans les suppléments, un entretien avec le réalisateur qui revient sur sa carrière et ses films.

3 étoiles

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12 octobre 2016 3 12 /10 /octobre /2016 09:59

Dans les trésors de mon coffret Monsters, après avoir entre autres réalisé les Frankenstein en 1931, et La fiancée de Frankenstein en 1935, James Whale s’était attaqué en 1933 à cet autre monstre sacré d'après le roman de H.G. Wells écrit en 1897, dans la pleine vague du cinéma d’horreur.

Afficher l'image d'origineEn louant une chambre d’hôtel, Jack Griffin, pensait trouver le calme, pour poursuivre ses recherches secrètes. Le scientifique ayant trouvé le moyen de devenir invisible, veut trouver une formule lui permettant de redevenir normal, avant d'annoncer sa découverte, Mais son comportement particulièrement agressif, lui cause des ennuis avec les villageois et de la police. Les effets de sa transformation l’entrainent dans la folie des grandeurs et une mégalomane assoiffée de pouvoir et de célébrité. Bientôt il prend en otage son condisciple Kemp afin de l’aider de sa folie rapidement meurtrière. Sa fiancée Flora Cranley va tenter de l’arrêter.

Afficher l'image d'origineLà aussi je me suis beaucoup amusé à suivre le sombre destin d’un scientifique passionné par la recherche pris au piège de sa création. Qui n’a rêvé être invisible au sens physiologique du terme ? mais derrière les manipulations génétiques, déjà entrevues alors, ce cache des impondérables dangereux. On ne joue pas avec la nature ou à Dieu diront certains, comme on le voit dans tous les films sur cette thématique. Une fois de plus donc, en bouleversant l’ordre établi, la nature dérègle la donne et révèle les pires instincts de l’humanité. Ici, Griffin qui réussi l’exploit de se rendre invisible est pris au piège du non retour, de la désintégration et de la folie des grandeurs meurtrières.

https://thebestpictureproject.files.wordpress.com/2013/10/theinvisibleman1.jpgUne belle réalisation, avec les trucages déjà excellents pour l’époque, pour un récit dramatique ponctué d’humour et d’émotion. Ainsi, l’illusion de l’invisibilité est parfaite, et l’interprète, Claude Rains n’apparait qu’aux quelques minutes finales de manière émouvante. Vive et alerte, cette comédie fantastique dramatique survole bien des thématiques déjà évoquées dans les autres créations monstrueuses, avec cependant une vision sans doute plus terrible encore avec la simplement une transformation visuelle qui déjà est une frontière Afficher l'image d'originesans retour. L’invisibilité dans cette histoire n’est pas purement physiologique, mais aussi psychologique en étant hors de vue des autres, hors de la vie comme le développeront d’autres récits. Outre cette première adaptation cinématographique, l’œuvre de H.G. Wells, a donné lieu à une cinquantaine de films et séries divers et variés, dont encore un en préparation pour 2018 avec à priori Johnny Depp.

Afficher l'image d'origineAvec Claude Rains (La péniche de l’amour) et Gloria Stuart, décédée à 100 ans, William Harrigan et Henry Travers, Una O'Connor (La blonde framboise) et Forrester Harvey, de même qu’Holmes Herbert (La malédiction de la momie) et E.E. Clive (La fiancée de Frankenstein), Dudley Digges et Harry Stubbs (La main de la momie), Donald Stuart et Merle Tottenham.

3 étoiles

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11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 09:21

Dramatique réalisé par Pierre Godeau (Juliette), qui continu de décevoir pour son second long métrage, dans cette adaptation le livre de Florent Goncalves et Catherine Siguret s’inspirant de la sordide affaire Goncalves-Arbabzadeh, qui a défrayé les annales pénitenciers.

Afficher l'image d'origineTransférée dans une nouvelle prison pour femmes, la très jeune Anna Amari se retrouve avec trois autres détenues. Entre la cellule et la cour, Anna travaille également à la cuisine. Bientôt, entre elle et Jean Firmino, le directeur de la prison, se tissent des liens de séduction avant de rapidement virer à des relations sexuelles soutenues. Une histoire passionnelle qui commence à faire des remous tant auprès des autres prisonnières qu’auprès de l’administration pénitencier.

Éperdument : Photo Adèle Exarchopoulos, Guillaume GallienneEtrange et sordide histoire malsaine, dans laquelle le directeur de prison pour femmes Florent Goncalves, s’était fourvoyé dans des relations sexuelles contre avantages, avec une détenue issue de l’affaire du Gang des barbares dans laquelle Sorour Arbabzadeh alors mineure avait servit d’appât à Ilan Halimi pour l’horrible besogne meurtrière de Youssouf Fofana. Ainsi, dans ce récit, sans jamais rien explicité de l’abomination perpétré par la jeune fille, qui du coup passe pour angélique, face à un Afficher l'image d'origineodieux directeur profitant de sa situation pour entretenir des relations avec une prisonnière de trente de moins, et dont on voudrait nous faire passer pour une histoire d’amour teintée de manipulation. Bien sûr, le film peut s’interpréter autrement, sans tenir compte de l’histoire d’origine. Se pose naturellement l’invraisemblable facilité d’aller et venir dans les cellules et d’y faire ses besognes en toute impunité. Film pas très passionnant, manque de crédibilité malgré l’histoire véridique. De même, je n’ai pas trouvé très pertinent les scènes de sexes et dénudées, n’apportant rien en la circonstance au film qu’un voyeurisme déplacé.

Afficher l'image d'origineAvec la très belle Adèle Exarchopoulos (Des morceaux de moi) toujours marquante, face à Guillaume Gallienne (Yves Saint Laurent) convaincant, de même Stéphanie Cléau (Comme un avion) et la jeune Aliénor Poisson. Cyrielle Martinez, Selma Mansouri et Sabila Moussadek, ainsi que Julie Moulier (Jacky au royaume des filles), Marie Rivière (Ce sentiment de l'été) et Maryline Even, comme Olivier Foubert (Astérix et Obélix) et Marie Berto (Elle), Aude Briant, Guillaume Marquet et Nade Dieu, sont dans la veine générale.

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