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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 10:13

Un très grand merci à Docks66 pour m’avoir permis de découvrir ce très intéressant documentaire sociétal réalisé en 2013 par Régis Sauder, pour sa troisième réalisation nous longue au cœur d’une ville sinistrée.

À la faveur des élections qui ont données le Front Nationale à un score inégalée dans sa ville natale de Forbach, Régis Sauder revient en 2014 après trente ans d’absence dans le pavillon de ses parents. Ayant fuit sa ville réduite à néant avec la fermeture des mines, unique activité économique des lieux, à travers les témoignages des habitants, cherchant dans la mémoire collective, Régis dresse une topographie des lieux, de l’Histoire et du tissus social de sa population souvent de main d’œuvre immigrée, pour tenter de trouver des explications à une situation d’un présent explosif pour futur incertain.

Difficile de comprendre sa ville après l’avoir désertée trente ans durant et d’en découvrir une autre qui ne ressemble plus à celle de son enfance. Ainsi, les mentalités ont changées comme la population et ses caractéristiques. J’ai beaucoup aimé ce documentaire qui révélè un point névralgique d’une situation locale qui se reproduit en fait à l’échelon nationale, mais auussi à toute l’Europe pour les mêmes réactions et constats.

Des questions au phénomène frontiste sur une ville ruinée par la fermeture des mines, désertée de toute vie économique, sociale et culturelle, au profit d’un enfermement communautaire et d’une radicalisation religieuse issue d’une politique migratoire mal canalisée. Ainsi cette violente flagrance dans la différence des témoins, ceux à visage découvert de la génération de Régis Sauder qui parlent d’autant plus à cœur ouvert qu’ils ont fuit la ville aussi, et ceux d’aujourd’hui qui témoignent hors caméra de peur des représailles.

L’explication à la question comment une ville avec autant d’immigrés peut avoir des scores frontistes aussi important se trouve dans un vote exutoire aussi des populations immigrées musulmanes dont la peur du communautarisme religieux salafiste qui s’impose dans leurs quartiers. Un très beau et émouvant documentaire, intelligemment traité avec subtilité et beaucoup de sensibilité sur un terrible présent pour quel avenir ?

Le documentaire Retour à Forbach de Régis Sauder, distribué par Docks66 et sa page Facebook est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 7 novembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titré français. Dans les suppléments, un entretien avec un entretien avec le réalisateur, ainsi qu’un avec Thierry Paquot, philosophe de l’urbain et président d’Image de ville, un extrait de la séance Film en chantier lors de l’édition 2015 du Festival Image de ville : discussion entre Régis Sauder et Didier Eribon. Un second film de Régis Sauder.

3 étoiles

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 18:22

Très sympathique comédie comique du duo Eric Toledano et Olivier Nakache (Intouchables), sur une thématique largement usitée mais traitée avec beaucoup d’humour malgré de grosses longueurs.

Max est organisateur de mariages avec pour principe de s’adapter en toute circonstance. Avec sa brigade de serveurs, cuisiniers, plongeurs, photographe, et un orchestre, il est chargé de Pierre et Héléna dans le cadre prestigieux d’un château du 17ème siècle. Entre sa maitresse Josiane qui n’attend plus qu’il officialise leur union, son bras droit Adèle déjantée, son ami photographe Guy ringard ou le chanteur James et tous les bras cassés, la soirée va se révéler des plus compliquée.

J’avoue que je me suis beaucoup amusé dans ce grand délire où forcément tout ce qui ne doit pas advenir arrive au plus mauvais moment dans les pires conditions. Plus que la mise en scène qui souffre de trop de baisses de régimes et de quelques longueurs, c’est surtout les dialogues et les interprètes qui font mouche. De fait, les protagonistes sont super bien calibrés et clichés au possible pour mieux percuter leurs grands délires. Un divertissement sans prétention qui fait

du bien sans trop se poser de question. Encore le sacré mariage qui en prend un coup avec ces festivités démentielles dont le récit écorne à travers les coulisses de l’organisation où toutes les pires maladresses catastrophiques sont réunies pour compliquer la tâche d’un patron à bout. Beaucoup d’humour et de gags, de grimages et mimiques impayables percutants pour déclencher le rire salvateur d’un divertissement réussi.

Avec les excellents Jean-Pierre Bacri (Grand froid) et Jean-Paul Rouve (Les Tuche 2), Gilles Lellouche (Rock and roll) et Vincent Macaigne (La loi de la jungle), Eye Haidara (Jimmy Rivière) et Suzanne Clément (Mommy), Alban Ivanov (Patients), Hélène Vincent (Marie-Francine), Benjamin Lavernhe (L'odyssée) et Judith Chemla (Une vie), William Lebghil, Kévin Azaïs, Antoine Chappey et Manmathan Basky, Khereddine Ennasri et Gabriel Naccache, Nicky Marbot et Manickam Sritharan.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 10:12

Un grand merci à TF1 Vidéo et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique fantastique réalisée en 2016 par Nacho Vigalondo, pour une crise de la quarantaine et passage à la vie adulte.

Après avoir été largué par son petit ami Tim, Gloria, la trentaine bien tassée et fêtarde immature alcoolique profonde, retourne dans la maison désaffectée de ses parents d’une petite ville perdue. Elle y retrouve Oscar, son ami d’enfance, qui tient un bar sordide, en compagnie de ses amis d’alcool Garth et Joel. Quand elle apprend qu’une monstrueuse créature terrorise la capitale sud-coréenne, Gloria découvre en être la cause durant ses beuveries. Les dégâts s’aggravent avec la jalousie d’Oscar, amoureux d’elle. Elle décide de se reprendre en main pour tenter d’arrêter la terreur.

Parallèle dans la recherche de soit et les effets de l’addiction à l’alcool, du passage tardif à la vie adulte dans la crise de la quarantaine, avec la représentation du monstre qui sommeil en nous, ce récit est une mi-comédie comique mi-dramatique, sur un air fantastique. Avec un monstre entre Godzilla et Goldorak en Corée du Sud, sans que l’on trouve de lien avec cette américaine borderline et Séoul, l’ambiance peine à trouver le ton comme de rythme, pour illustrer un mal être et les démons intérieurs de nos propres peurs de la vie et de l’amour.

Si j’ai suivi sans déplaisir cette trame, j’ai eu beaucoup de mal à trouver un sens entre des protagonistes ni sympathiques ni émouvants, dans un récit perdu entre le drame et la comédie. Cependant, les symboliques arrivent à s’imposer, et la conclusion trouve tout son sens pour cette femme qui trouve enfin à sortir de soit et à s’affirmer, souvent injustement avec son ex qui aura été le détonateur de sa thérapie plus que son ami d’enfance particulièrement odieux. Une curiosité maladroite mais intéressante.

Avec Anne Hathaway (Les misérables) et Jason Sudeikis (Les cerveaux), Austin Stowell (Le pont des espions), Tim Blake Nelson (Les 4 Fantastiques), Dan Stevens (La nuit au musée 3), les jeunes Hannah Cheramy et Nathan Ellison, la petite Haeun Hannah Cho, Sarah Surh et Christine Lee, Carlos Joe Costa, Melissa Montgomery, Rukiya Bernard, James Yi et Alyssa Dawson.

Le film Colossal de Nacho Vigalondo, distribué par TF1 Vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 3 octobre 2017 au prix conseillé de 14,99€ le DVD, 17,99€ le Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments Dans les coulisses du film avec Anne Hattaway, Jason Sudeikis et le réalisateur du film.

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 11:10

 

Un très grand merci à Arte pour m’avoir permis de découvrir cette excellente série suédo-finlandaise de deux saisons de dix épisodes de 60 minutes, réalisée en 2014 par Erik Leijonborg, Anders Engström, Lisa Eriksdotter, Anette Winblad et Molly Hartleb d’après une création d’Henrik Jansson-Schweizer, pour un thriller familiale aux lourds secrets de famille.

A la suite de son suicide, Anna-Lisa Waldemar, exige dans son testament que ses trois enfants se retrouvent pour travailler les trois mois d’été à la pension familiale dans les îles d'Åland. L’ainé, Lasse, arrive avec sa fille adolescente Kim, de même Jonna la benjamine, rejoignent Oskar le cadet qui s’occupe de la pension avec sa femme Liv et leur jeune fille

Cecilia. Ils se retrouvent après plusieurs années sans contact. Ni Lasse emmêlé des criblé de dettes avec son de restaurant à Stockholm, et Jonna comédienne qui décolle enfin dans sa carrière, n’ont l’intention de faire long feu dans cette pension, quand Oskar espère racheter leurs parts. Jonna, comédienne dont la carrière décolle enfin à Lulea. Les retrouvailles à la maison deviennent conflictuelles avec des secrets de famille qui refont surface, entre la disparition de leur père  Mauritz, ainsi que celle du mari de la voisine, des liens amoureux d’enfance brisés.

Plus épais que l'eau, titre bien la trame particulièrement soignée, passionnante et envoutante de cette saga, qui avec une infinie subtilité nous entraine dans les circonvolutions d’une famille empêtrées dans des secrets, désirs, entre haines et amours, dont une mère défunte tente de réunir et réconcilier par un appât du gain d’héritage puis par les sentiments fraternels. Ainsi, à travers chaque épisode, les mystères se soulèves puis s'épaississent par d’autres qui surgissent avec volupté pour mieux nous surprendre avec délice.

Je me suis beaucoup plu à suivre passionnément ces protagonistes aussi agaçants qu’attendrissants, aussi peu aimables qu’adorables. De fait, vite addict, on en redemande pour en savoir plus, pour se rassurer de leur sort, telles les gamines sur l'île timbre poste, que sur la fratrie en danger permanente dans leurs trahisons et leurs solidarités face à l’adversité néfaste qui les touche. Une réalisation soignée, aux images superbes sur une mise en scène maitrisée pour un récit passionnant, trainant une langueur mystérieuse que cette musique lancinante et envoutante qui nous enveloppe avec autant de douceur qu’une sombre inquiétude.

Avec les excellents Joel Spira, Björn Bengtsson et Aliette Opheim, Jessica Grabowsky, les jeunes Saga Sarkola et Molly Nutley, Stina Ekblad, Tanja Lorentzon, Fredrik Hammar, Donald Högberg, Torkel Petersson et Johanna Ringblom, Tobias Zilliacus, Tanja Lorentzon et Henrik Norlén, Thomas Hedengran, Göran Forsmark et Tova Magnusson, ainsi que Stefan Sauk, Conrad Stenberg et Jonna Järnefelt, Linda Zilliacus, Beatrice Norling, de même que Klara Enervik Svedberg et les jeunes Claudia Onn, Noah Hofvander, Frans Oscar Lundin, Theo Pokorny, Fabian Bernhardsson, Mika Bermond, Elliott Rudal, et Oscar Frans Lundin.

La série L'héritage empoisonné, distribué par Arte, est disponible depuis le 6 septembre 2017 en DVD et VOD. Il est proposé en version originale suédoise sous-titrée français et audio français. ainsi que sous titré français pour sourds et malentendants.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Séries télé
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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 17:00

Un très grand merci à ARP Sélection pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique sociétale réalisée en 2004 par Hirokazu Kore-Eda, d'après une histoire vraie.

Arrivant dans son nouveau logement, Keiko Fukushima emménage officiellement avec son fil Akira, passant auprès des locataires pour une mère à enfant unique. Mais des valises en sortent trois autres plus jeunes Kyoko, Shigeru et Yuki, tous de pères différents. Quand leur mère les abandonne pour un nouvel amant, les enfants doivent faire face à une vie seule et démunie, livrés à eux-mêmes.

Récit terriblement éprouvant qui soulève le cœur par l’immense solitude qui frappe les enfants et le malheur qui s’ensuit. Émotion pour les enfants, ainsi que de colère contre cette femme et la société japonaise d’alors, dans l’indifférence générale. J’ai été touché par cette sordide histoire, inspiré de la réalité celle de l'affaire Nishi-Sugamo avec l'abandon de 5 enfants par leur mère à Toshima Ward à Tokyo, où la mère ne leur avait laissé qu’une modique somme d’argent. A la suite d’une agression par

d’autres enfants, la plus jeune a été assassinée par un ami de l’ainé. Un deuxième enfant a été retrouvé mort de malnutrition auprès des autres très mal en point lorsqu’ils furent découvert dans l’appartement. Si la mère a été condamné, de même le fils pour avoir enterré sa petite sœur, elle a retrouvé les deux fillettes restantes, une affaire qui fit grand bruit au Japon choqué et des mesures ont été prises. Une belle et lente agonie dans le rythme de la réalisation, peut-être un peu trop étirée en longueur, mais qui marque par une vision cauchemardesque du drame vécu par les enfants.

Avec Yûya Yagira, le plus jeune comédien à 14 ans lauréat du Festival de Cannes pour l’interprétation masculine, Ayu Kitaura et Hiei Kimura, Momoko Shimizu et Hanae Kan, You (R100), Kazuyoshi Kushida, Yukiko Okamoto et Sei Hiraizumi, Ryo Kase (Hill of freedom), Takako Tate et Yûichi Kimura, Ken'ichi Endô et Susumu Terajima.

Le film Nobody knows d’Hirokazu Kore-Eda, distribué par ARP Sélection et sa page Facebook, est disponible en DVD et combo DVD + bluray dans les meilleurs bacs depuis le 12 septembre 2017. Il est proposé en version originale japonaise sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, le documentaire du film (sur le Blu-ray uniquement).

3 étoiles

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 12:00

Film pastiche d’espionnage complètement déjanté de David Leitch (John Wick), d’après le roman graphique The coldest city d’Antony Johnston, dans le Berlin Est proche de la chute du mur et du monde de la guerre froide.

A peine arrivée à Berlin proche de la chute du mur, pour une mission d’importance dans la recherche d’un important dossier convoité par toutes les agences d’espionnage, l’agent de sa majesté Lorraine Broughton est déjà la cible de nombreuses agences amies et ennemies. Sa rencontre avec son homologue  David Percival, n’inspire rien de bon, entre les velléités inamicale des communistes allemands et soviétiques, et de la belle et novice agent française Delphine Lasalle. Lorraine doit se méfier de tous, comme tous doivent se méfier d’elle.

Un joyeux délire dans lequel les espions de tous acabits, comme de cette guerre froide où le communisme imposa un régime fasciste de terreur meurtrier épouvantable, sont la cible de ce pastiche entre humour et horreur. Ainsi, ce jeu de massacre jouissif, sur un rythme tambour battant, vif et alerte, est ponctué de meurtres et d’un humour macabre particulièrement efficace. Je me suis bidonné par ce récit bande dessiné, d’où jaillit autant de larmes tranchantes que d’éclairs mortels

autant que de gags et de répliques marquantes. Un petit monde que ne donne pas envie d’aller voir de trop prêt, hier comme aujourd’hui, toujours aussi feutré et meurtrier. Un regard pathétique aussi pour ces sanglants régimes totalitaires.

Une réalisation terriblement efficace, tant dans les actions que la maitrise des effets spéciaux et les combats, dans dans la mise en scène et les dialogues. Beaucoup de bonnes surprises, laissant en questionnement le véritables tenants et aboutissants jusqu’à la fin.

Avec la belle et excellente Charlize Theron (Fast & Furious 8), face au terrible James McAvoy (Love bite), la belle et émouvante Sofia Boutella (La momie) et Toby Jones (Morgane), Bill Skarsgård (Ça) et John Goodman (Kong: Skull island), Eddie Marsan (Une belle fin), James Faulkner, Roland Møller et Jóhannes Haukur Jóhannesson, Attila Árpa, Til Schweiger et Sam Hargrave, Daniel Hargrave, Declan Hannigan et Lili Gesler.

3 étoiles

 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 10:39

Un grand merci à M6 vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce très bon thriller polar réalisé en 2016 par Fabrice du Welz, nous entraine dans une enquête sur fond sombre des bas fonds de la société aux remontés hollywoodiennes sordides.

 

Suite à un appel désespéré de sa sœur Bianca, Jacob King débarque du Cap à Los Angeles pour la retrouver en moins de sept jours sur ses congés. Il la retrouve rapidement à la morgue, ayant été salement assassiné. Jacob décide de remonter le fil d’un sordide parcours qui a couté la vie à la jeune femme, en commençant par un dealer avant de se déchainer contre tous ceux qui de près ou de loin sont cause du destin tragique avec la surprise de ce frère qui n’en impose pas de prime abord.

 

On l’a compris dès les premières secondes, la trame s’engage dans une enquête en rouleau compresseur qui avance et écrase tout sur son passage pour arriver à la vérité. L’ambiance nous plonge dans les films des années soixante-dix tel un hommage aux polars d’alors, avec un anti héro à la Charles Bronson, que rien ne laisse soupçonner de ses capacités redoutables. Je me suis amusé à suivre cette enquête que rien n’arrive à entraver, laissant nombre de cadavres sur la route, pour une vengeance sans pitié avec bien de surprises et découvertes dans le petit monde d’Hollywood. Redoutablement efficace sans temps mort sur un rythme endiablé, pour une réalisation sans faille.

Avec Chadwick Boseman (Captain America: civil war), Luke Evans (Fast & Furious 8) et Teresa Palmer (Tu ne tueras point), Alfred Molina (Whiskey Tango Foxtrot), Natalie Martinez (Renaissances) et Tom Felton (La planète des singes : les origines), Dale Dickey (Comancheria) et Jake Weary (Zombeavers), de même Drew Powell, Chris Mulkey (Truth : Le prix de la vérité) et Anna Diop, Sibongile Mlambo (Teen wolf), Tom Wright et Kirsty Hill (Very bad games), ainsi que les jeunes Ava Kolker (Miss Meadows), Madeleine Wade (Knight of cups) et Diego Josef.

Le film Message from the king, réalisé par Fabrice du Welz, distribué par M6 vidéo est disponible en DVD depuis le 18 janvier 2017 dans tous les meilleurs bacs. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français, et en version française, et en version sous-titré pour sourd et malentendants et en audiodescription pour aveugles et mal voyants. Dans les suppléments, le commentaire audio de Fabrice du Welz et Manuel Chiche, ainsi que les coulisses du film.

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 10:30

Un grand merci à Optimale pour m’avoir permis de découvrir cette excellente dramatique réalisée en 2004 par Céline Sciamma (Bande de filles), avec son premier long-métrage, pour une immersion dans l’adolescence féminine cruelle, entre éveil à la sexualité et découverte de sa féminité n 20

 

 

Adolescentes de quinze ans, Anne et Marie sont amies aux physiques opposés. L’une grosse et immature, face à la maigrichonne mais déjà plus adulte, avec leurs désirs à fleur de peau. Anne cherche son premier amant, quand Marie est attirée par la belle Floriane à la réputation qui n’est plus à faire. Marie délaisse Anne, pour se rapprocher de Floriane dans un flirt maladroit, et découvre la personnalité de son amoureuse.

Dans une ambiance de huis clos froide et humide d’une piscine, trois adolescentes se cherchent, se découvrent et se dévoilent avec cruauté dans leurs désirs de féminité et de sexualité. Entre la bonne en chair complexée et qui court après son premier garçon, la plus frêle sait déjà son homosexualité et ses désirs pour la belle nageuse noyée dans une réputation qui ne correspond pas à la réalité,

se croisent trois jeunes filles au sortir de l’enfance dans le traditionnel passage à la vie adulte en dehors des codes conventionnels. Atmosphère délétère, dans laquelle la réalisatrice, avant d'explorer l'homosexualité d'une enfant dans Tomboy, abordait auparavant celui de l'adolescente, entre trouble et irréel, glauque et acide, dérangeant autant que captivant. Cette narration est pour le moins originale dans la perception de l’adolescence féminine, et certainement plus réaliste que nombre de films du genre.

Ainsi, j’ai été envouté par le regard presque voyeur de la caméra qui ausculte avec frénésie les trois jeunes filles aux comportements différents comme leurs rêves et objectifs et les désirs qui se jouent les unes des autres avec une infinie cruauté autant des autres que d’elles-mêmes. Une très belle réalisation, tout en crudité de lumière et de couleur, dans des plans et cadrages qui ne laissent place au doute et à déjouer les pensées de chacune, sur une rythmique envoutante et sur bande musicale ensorcelante.

La jeune et jolie Pauline Acquart (Jamais contente) joue avec beaucoup de naturel et d’émotion, face à Adèle Haenel (120 battements par minute) belle et troublante, Louise Blachère (Éperdument) assure son rôle avec beaucoup de sincérité, Warren Jacquin et Alice de Lencquesaing (Noces) excellente, Christel Baras (Darling), Marie Gili-Pierre (Sage femme), et Claire Pierrat, Barbara Renard, Esther Sironneau et Jérémie Steib.

Le film Naissance des pieuvres, de Céline Sciamma, distribué par Optimale et sa page Facebook est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 27 septembre 2017. Dans les suppléments, des scènes coupées et le casting des actrices.

3 étoiles

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 18:58

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film fantastique et horreur britannique, réalisé en 2016 par André Øvredal, pour une plongée dans l’angoisse et l’horreur d’une nuit démoniaque.

Dans une maison, la police découvre les corps des occupants assassinés, ainsi que celui d’une jeune femme inconnue, désignée sous Jane Doe. Elle est transportée chez Tommy Tilden et son fils Austin, médecins légistes, pour une autopsie. Austin annule sa soirée avec sa fiancée Emma, afin d’aider son père. Au fur et à mesure qu’ils mènent l’enquête et font d’impressionnantes découvertes, des événements surnaturels surgissent, avec la mort de leur chat viennent troubler quand une force démoniaque apparait du crématorium.

Même si l’on se doute de se qui va se produire, surtout avec la découverte des corps dans la maison, l’ambiance nous prend aux tripes rapidement. Déjà le lieu fait froid dans le dos avec la salle mortuaire et le corps brûlé. Ensuite, au fur et à mesure que autopsie avance, qui sans trop en montrer, la caméra prend un malin plaisir à nous faire tourner de l’œil avec la vivisection du corps de la belle jeune femme. Enfin, l’ambiance monte crescendo avec les découvertes étonnantes, les bruitages et les effets spéciaux.

Pourtant, la trame est classique dans l’ensemble, avec un petit air d’After.life, mais l’angoisse arrive à faire illusion. Aussi, je me suis bien amusé, sachant ce qui allait advenir, et nullement surpris par la fin sans surprise, mais l’intérêt n’est pas tant dans le récit que dans la monté en puissance des événements. Ainsi, la réalisation est parfaitement soignée et maitrisée pour réussir à maintenir notre

attention dans ce huis clos entre les liens entre le père et le fils, et la fascination de ce corps loin des schémas de cadavres habituels, où le diable est tapi dans cette sorcière de Salem à son corps défendant. Un récit retord à souhait, pour une ambiance démoniaque saisissante durant une très longue partie de la trame.

Avec Brian Cox (Les Médicis, maîtres de Florence) et Emile Hirsch (10 000 Saints), Ophelia Lovibond (Man up) et Michael McElhatton (Le roi Arthur : la légende d'Excalibur), la belle Olwen Catherine Kelly, Jane Perry (Les animaux fantastiques) et Parker Sawyers (La momie), Mary Duddy, Mark Phoenix et Yves O'Hara (Docteur Frankenstein), et le chat Sydney.

Le film The Jane Doe identity d’André Øvredal, distribué par Wild side vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 4 octobre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, le documentaire du film.

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 10:15

La vingtième deuxième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, commence sur les chapeaux de roue avec Butterfly kiss, excellent thriller dramatique et comédie noire britannique, réalisé en 1995 par Michael Winterbottom (Trishna), écrit par Frank Cottrell Boyce, sur un road movie lesbien meurtrier.

Entrant dans une station-service d’autoroute, Eunice, jeune femme particulièrement agressive et déjantée, est à la recherche du titre d’une chanson et d’une certaine Edith qui lui a envoyé des lettres d’amour. Continuant ses recherches vaines et aux lourdes conséquences, Eunice fait la rencontre de Miriam, douce et timide. Envoutée, Miriam décide de la suivre, et se rencontre rapidement qu’Eunice est une meurtrière en série, mais décide de rester avec elle malgré tout.

Un excellent film ou le destin croisé de ces deux femmes aux caractères totalement opposés mais avec un point commun de déséquilibre mental les rapproches au-delà des sentiments amoureux par un juste équilibre des énergies contraires de la folie meurtrière. J’ai adoré cette fascination pour cette tueuse en série complétement barge qu’exerce autant l’amour que l’admiration de l’une sur l’autre. Laquelle est la plus dingue des deux est

indissociable au final tant leur fascinations et leur folies s’agglomèrent en une passion destructrice. Entre de Thelma et Louise et Monster, on se laisse subjuguer par cette rencontre improbable aux meurtres insanes, plongé dans une ambiance délétère s’attendant au pire qui arrive immanquablement entre horreur et stupéfaction marquant.

Sur une mise en scène entrecoupée par l’interrogatoire qui relate le road movie meurtrier, le récit onirique de l’horreur est ainsi mis en exergue par chaque acte meurtrier par le témoignage de Miriam toute innocente bien que consentante pour un final plein de surprises. Sans quitter l’autoroute, de station en station, les rencontres aux fins funestes abordent sans conteste, dans lesquels la

musique apporte aux images sublimes et aux dialogues magnifiques, une atmosphère d’irréalité de folie pour une histoire d’amour sublimée par la mort qui hante longtemps avec l’interprétation excellente des deux actrices hors pair.

Avec les excellentes Saskia Reeves (Un traître idéal) et Amanda Plummer (Hunger games - l'embrasement) terriblement marquantes, Kathy Jamieson et Des McAleer, Lisa Riley, Freda Dowie et Paula Tilbrook, Fine Time Fontayne, Elizabeth McGrath et Joanne Cook, Shirley Vaughan, Paul Bown et Emily Aston, Ricky Tomlinson et Katy Murphy.

Le film Butterfly kiss de Michael Winterbottom, distribué par Outplay et sa page Facebook est disponible depuis le 5 septembre 2017 en combo Bluray + DVD nouveau master HD restauré, avec un livret de 16 pages, et un entretien entre le réalisateur Michael Winterbottom, Michel Ciment et Yann Tobin. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, You & me : amour et marginalité, par Yann Tobin.

3 étoiles

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