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14 juillet 2016 4 14 /07 /juillet /2016 11:32

Afficher l'image d'origineAprès nous avoir bien fait flipper avec le précédent opus Conjuring : les dossiers Warren en 2013, James Wan (Fast & Furious 7), récidive une fois encore, avec cependant peut-être un plus d’émotion, pour un film d’horreur angoisse démoniaque pourtant de facture classique.

Afficher l'image d'origineEn résolvant le terrible drame d’Amityville en 1976, Lorraine Warren a eu deux visions qui l’ont angoissé. L’une était la mort de son mari Ed, et l’autre le visage d’une none démoniaque. L’année d’après, dans le quartier d'Enfield à Londres, Peggy Hodgson et ses quatre enfants, Janet, Margaret, Johnny et Billy sont agressés dans leur maison par une entité qui s’en prend plus particulièrement à la jeune Janet, ayant joué au ouija. A la demande de l’église, Ed et Lorraine viennent se rendre compte de la réalité des événements. Plus qu’une maison hantée, ils sentent la présence du diable.

Conjuring 2 : Le Cas Enfield : Photo Lauren Esposito, Madison WolfePourtant blasé par le genre qui revient régulièrement dans nos salles, je me suis laissé prendre par l’ambiance qui réussie une fois de plus à ébranler avec plaisir nos défenses pour nous envouter et effrayer. Certes, l’effroi est de courte durée tant la pensée cartésienne revient vite au galop pour démystifier la problématique des fantômes et des démons… tout de supercherie. Reste surtout une belle émotion, celle de Conjuring 2 : Le Cas Enfield : Photo Frances O'Connor, Lauren Esposito, Madison Wolfela gamine face à son calvaire, celle du fantôme pris au piège, et celle du couple Warren. N’empêche, l’histoire fonctionne à merveille de par le simplicité des faits énoncée, la manière de raconter les vécus de chacun, pris au piège d’une mise en scène soit disant démonique quand nombre de détails interpelle sur l’arnaque qui se joue et auquel certains se laissent prendre par autant de naïveté.

Afficher l'image d'origineEt de fait, la réalisation est totalement maitrisée, dans une reconstitution des années soixante-dix parfaitement réussie. Le cadre d’une maison de londonienne, sombre et étroite, rend encore plus fort tous les effets spéciaux, bruitages et travelings, bien entendu le plus souvent de nuit. Le récit se suit donc avec le huis clos qui passe avec une chaine de télévision, et l’intervention de nos experts en démons, dont le couple apporte une dimension supplémentaire avec celui de la jeune fille possédée. Cependant, dans la « véritable » histoire des Hobson, il s’avère que ce fût un superbe canular, dont la sortie en 1973 du film L'Exorciste de William Friedkin, avait donné des idées, ce dont on se doutait bien évidemment.

Afficher l'image d'origineNous retrouvons avec plaisir Patrick Wilson (Bone tomahawk) et Vera Farmiga (Esther) qui excellent leur personnage. La jeune Madison Wolfe (Dalton Trumbo) est excellente, de même Frances O'Connor (Madame Bovary) et Lauren Esposito, ainsi que les jeunes Benjamin Haigh et Patrick McAuley. Il en est de même de Simon McBurney (Une merveilleuse histoire du temps) et Maria Doyle Kennedy (Jupiter : le destin de l'univers), Simon Delaney (The food guide to love) et Franka Potente, Bob Adrian et Bonnie Aarons (Happiness therapy), et encore Javier Botet ([REC]) et la jeune Sterling Jerins (No escape).

2 étoiles

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 16:21

Afficher l'image d'origineDans mon beau coffret The monsters, je me devais de me replonger dans ce film de Jack Arnold qu’il réalisa en 1954, après avoir découvert récemment ses suites La revanche de la créature et La créature est parmi nous de toute beauté, et qui permet de mieux resituer le contexte de la saga avec à l'origine la découverte d'un chainon manquant fantastique.

Afficher l'image d'origineLors de fouilles géologiques de Carl Maia en Amazonie, le squelette d’une main aux doigts palmés est découvert. Avec son ami et ancien élève David Reed, ichtyologiste, s’ouvre la perspective d’un être hybride, mi-homme mi-poisson qui aurait survécu depuis la création de la vie sur Terre, et pourrait permettre des recherches pour l’homme pour les voyages dans l’espace. Une expédition est alors entreprise avec le professeur Edwin Thompson, grâce au soutien financier de Mark Williams, auquel se joint la compagne de David, la belle Kay Lawrence. Rapidement, la créature est repérée dans le lac noir, droguée et capturée. Mais rapidement, l’animal s’échappe et enlève la jeune femme.

Afficher l'image d'origineNous avons tous en tête Marylin Monroe se rafraichissant les jambes devant un cinéma avec le film à l’affiche, dans Sept ans de réflexion. Plus encore, je me souviens de cette fabuleuse soirée dans La dernière séance d’Eddy Mitchell, où nous avions du acheter des lunettes 3D. En effet, ce superbe film, exotique et bien sombre, est un des premiers du cinéma a être sorti en ce format. Et de fait, si la trame parait aujourd’hui un grand classique, elle n’en demeure pas Afficher l'image d'originemoins de toujours d’autant d’effet d’émotion et d’efficacité. Classique bien sûr avec le la belle et la bête et autres références, il n’empêche que la qualité des images notamment et surtout aquatiques, la beauté du costume de la créature dans de superbes décors. Ce film d’horreur apporte en plus son cachet d’émotion pour la créature, dont les hommes paraissent bien plus monstrueux.

Afficher l'image d'origineC’est lors d’un diner en 1941 que le producteur William Alland commencera à écrire ce récit, après avoir entendu la narration par le photographe mexicain Gabriel Figueroa de la légende d’un monstre mi-homme mi-poisson au Brésil. Par la suite, des romans ont été écrit par John Russell Fearn en 1954, ainsi que d'autres par la suite. Dans les projets de reprises des studios Universal doivent sortir des remakes de L'étrange créature du lac noir avec Scarlett Johansson, ainsi que The Mummy en 2017 par Alex Kurtzman, et dans les cartons ceux de Le loup-garou ou Frankenstein, comme nous avons Dracula untold.

Avec dans ce casting, Richard Carlson et la jolie Julie Adams (Le gentilhomme de la Louisiane), Richard Denning (L'ile inconnue) et Antonio Moreno (Dallas ville frontière), de même que Nestor Paiva (La revanche de la créature), Whit Bissell (Pénitencier du Colorado) et Bernie Gozier.

3 étoiles

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13 juillet 2016 3 13 /07 /juillet /2016 10:28

X MEN APOCALYPSE - image 5 de la bande-annonce 2015Continuant la saga, Bryan Singer (X Men: days of future past) tombe lui aussi dans le piège récurrents des blockbusters dans lesquels les resucées se ressemblent tellement les unes aux autres qu’on ne sait plus les différencier aux impressions de déjà vu alors que pourtant la qualité numérique atteint des sommets, mais en perdant les émotions essentielles.

X-Men: Apocalypse : Photo Alexandra Shipp, Olivia Munn, Oscar IsaacDans l’Egypte des pharaons, le tout premier mutant En Sabah Nur, ayant accumulé d’importants pouvoirs, est doté de l’immortalité et de l’invincibilité. Se faisant passer pour un dieu, ses humbles serviteurs réussissent à tuer ses quatre fidèles mutants, et ensevelir le faux dieu. De nos jours, il se libère de son piège avec la surprise du nouveau monde, mais avec la même folie de le dominer. Très vite, il trouve des mutants complices, dont Magneto pour se débarrasser de tous les mutants et l’humanité entière. Mais Raven, le Professeur X et leurs élèves mutants vont s’unir pour sauver le monde.

X-Men: Apocalypse : Photo Evan Peters, Jennifer LawrenceMême remarque qu’avec la franchise des Captain America, je ne sais plus faire la différence avec les Wolverine comme avec toutes les productions des X-men, sauf que là je me suis vraiment épouvantablement ennuyé au point de lutter héroïquement contre un puissant roupillon. Sans doute en cause mon gène mutant d’hibernatus. Encore une fois, réalisation numérique, jeu des acteurs ou de la mise en scène ne sont pas source de reproche, bien que le récit pue le réchauffé. C’est juste Afficher l'image d'origineque le genre n’a strictement plus rien à nous apporter en émotion et nouveauté. Le combat manichéen du bien contre le mal, les droits à la différence de chacun, le respect des libertés de tous, sont des principes de valeurs évoqués et défendus auxquels nous adhérons mais qui par vague successives de productions industrielles sur un même bâti scénaristique et mêmes logicielles de numérisation et d’animation finissent par nous fatiguer et dégouter. Car il manque une chose précieuse dans ces supers blockbuters, juste un peu d’âme et d’émotion.

Afficher l'image d'origineNous retrouvons donc les mêmes en plus de nombreux nouveaux, James McAvoy (Docteur Frankenstein) et Michael Fassbender (Cartel), Jennifer Lawrence (Joy) et Oscar Isaac (Star wars VII), Nicholas Hoult (Mad Max: fury road) et Rose Byrne (Spy), comme Sophie Turner (Another me) et Tye Sheridan (Manuel de survie à l'apocalypse zombie), Evan Peters (Lazarus effect) et Hugh Jackman (Pan) en passant vite fait, la jolie Alexandra Shipp et Kodi Smit-McPhee (La planète des singes : l'affrontement), Olivia Munn (Mise à l'épreuve 2) et Ben Hardy, Lucas Till (Paranoïa), ou encore Josh Helman (Mad Max: fury road), T.J. McGibbon (Remember) et Lana Condor.

2 étoilesL'Apocalypse - roman online gratuit

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 15:18

Pour son premier long métrage en 1991, Jon Avnet adaptait le roman de Fannie Flagg ayant également un rôle, pour une très belle histoire d’émancipation des femmes et un vrai hymne à la liberté.

Afficher l'image d'origineSe rendant au chevet de sa belle-mère avec son mari, Evelyn Couch, une quadra timide fait la connaissance d’une pensionnaire de quatre-vingt ans, Ninny Threadgoode, pleine de vie de d’énergie. Celle-ci lui conte la vie de sa sœur Idgie Threadgoode et de Ruth Jameson, dans les années trente. Deux jeunes femmes, l’une garçon manquée rebelle et l’autre douce et timide, dont l’amour va transcender leur destin. Ruth mariée à Franck Bennett violent, est sauvée par Idgie qui l’emmène, et elles ouvrent un restaurant, le Whistle stop cafe, avec la spécialité du beignet tomate verte. Quand Franck les retrouve avec de mauvaises intentions. La narration de Ninny redonne à Evelyn à travers cette histoire soixante plus tôt, l’énergie de sortir du marasme dans lequel elle est engluée et la force de changer.

Afficher l'image d'origineUne très belle histoire, toute de sensibilité et de subtilité, sur deux récits en parallèles avec le point commun de désir de liberté et d’indépendance et d’affirmation de soit. Entre cette histoire d’amour lesbienne dans les années trente, qui se laisse deviner avec beaucoup de tendresse, et celle des années cinquante et l’amitié d’une vieille dame pleine de vie qu’elle insuffle la rébellion chez une quadra coincée, se combine toute l’essence même de la vie. Ce récit est une grosse bouffée de fraicheur et d’émotion, d’humour aussi et de beaucoup d’amour. Ainsi, par petites touches de douceur Afficher l'image d'origineet de tendresse, malgré la violence conjugale ou le racisme, se construit un univers dans un café où convergent toutes les énergies positives. L’amour entre ces deux femmes est chargé d’émotion puissante et adorable, de même l’amitié en parallèle pleine de bonté et de tendre complicité. J’ai adoré ces femmes qui s’imposent avec subtilité, ou en insufflant cet esprit de liberté et leurs désirs face au machisme ambiant. Un film qui a toute sa raison d’être encore de nos jours. On peut reprocher parfois un petit côté fleur bleue.

Afficher l'image d'origineUne très belle réalisation, aux images magnifiques avec des cadrages choisis avec maitrise. Ainsi, passant d’une époque à une autre avec une aisance subtile, s’entrecroisent les destins dans des mondes opposées et qui se retrouvent cependant au cœur des vies et des désirs. La mise en scène est donc particulièrement soignée, avec des dialogues qui marquent durablement. A la différence avec le roman qui est beaucoup plus explicite sur la romance lesbienne, le film en atténue la relation, et qui a été critiquée a sa sortie, au profit de la discrimination raciale, des femmes et des handicapées. De même, Idgie et Ninny s’avèrent être la même personne, ce dont on se doute dans le film.

Afficher l'image d'origineAvec les excellentes Jessica Tandy et Kathy Bates (A little bit of heaven), les belles Mary Stuart Masterson et Mary-Louise Parker (Red 2), Cicely Tyson (La couleur des sentiments) et Chris O'Donnell (Max Payne), ainsi que Gailard Sartain et Stan Shaw, Timothy Scott et Gary Basaraba, Lois Smith et Macon McCalman, mais aussi Richard Riehle (Transformers : l'âge de l'extinction) et la jeune Nancy Atchison.

3 étoiles

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12 juillet 2016 2 12 /07 /juillet /2016 08:04

Un grand merci à Eurozoom pour m’avoir fait découvrir ce terrible drame social, réalisé en 2014 par Partho Sen-Gupta qui pour son second long métrage évoque un fléau qui touche l’Inde avec des enlèvements massifs d’enfants, et dont il fût lui-même victime d’une tentative étant enfant qui l’a profondément marqué, surtout depuis qu’il est devenu papa d’une petite fille, attisant sa terreur.

Afficher l'image d'origineDans un commissariat de Bombay, l’inspecteur de police Joshi est touché par le drame de parents qui viennent signaler l’enlèvement de leur gamine face à l’inertie et l’indifférence de la police. Il mène son enquête qui l’oriente vers une boite de nuit glauque, où des toutes jeunes filles dansent pour des clients libidineux. Lui-même père d’un petite Aruna enlevée dix ans plus tôt, il navigue dans sa dépression entre rêves et fantasmes, entre réalité et cauchemars, à la poursuite des coupables et son esprit vengeur dans un maelstrom indéfinissable.

Afficher l'image d'origineTerrible film qui nous entraine dans les tréfonds de la douleur d’un père confronté entre son drame personnel et celui de milliers d’autres parents, dont la dépression est évoquée dans un univers sombre et pluvieux. Le sens de la réalité se perd dans les désirs si intenses de retrouver sa fillette et les coupables qu’il rêve d’éliminer, que l’ambiance éthérée nous prend à l’âme avec une douleur lancinante. Ainsi, nous Afficher l'image d'origineparcourons la peine sans fond d’un homme, la perdition totale d’une mère et la vie suggérée des gamines dans des clapes sordides à la mère maquerelle sans pitié pour des clients monstrueux. Malaisé et effroyable, ce récit nous plonge dans un univers fantasmagorique de folie où se mèle l’horreur de la réalité et le bonheur fantasmé qui ne se produira jamais.

Afficher l'image d'origineLa réalisation est magnifique, tout en obscurité sous une pluie froide et violente, dans lequel aucun espoir n’a sa place que la douleur d’une mort lente qui fait froid au cœur. En effet, drame terriblement éprouvant en Inde, où chaque année, entre 50 et 100 mille enfants sont enlevés, dont 45% ne sont jamais retrouvés. Ils se retrouvent dans des réseaux de prostitution ou de mendicité, revendus à des esclavagistes pour Afficher l'image d'originedans ateliers ou des fermes, jusqu’à assassinés pour leurs organes. Récemment, un charnier d’une vingtaine d’enfants a été mis à jour. Un phénomène qui prend plus d’ampleur chaque année, malgré la colère toujours plus grande de la population, face à des mafias puissantes mais surtout des pouvoirs publics inertes et une police corrompue, sinon impuissante. Cependant, des efforts trop faibles sont réalisés. Le dépistage pré natal Afficher l'image d'origineétant cause de 90% d’avortement de filles depuis des années, raréfie dans ce coin du globe un manque de centaines de millions de femmes les rendant proies de luxe. Phénomène d'enlévements massifs que l'on rencontre aussi dans les pays voisins, Pakistan et Chine. Un film qui marque et hante longtemps, dont le cinéma indien aborde régulièrement ce thème odieux notamment avec Siddharth de Richie Mehta, ou Ugly d'Anurag Kashyap.

Afficher l'image d'origineAvec Adil Hussain (L'odyssée de Pi) totalement habité, de même Tannishtha Chatterjee (Anna Karenine), quand Ashalata Wabgaonkar est une terrible mère maquerelle. Hridaynath Jadhav, Chinmay Kambli et Ramdas Jadhav sont de l’ambiance, alors que les jeunes Gulnaaz Ansari et Komal Gupta, Esha Amlani, Nandini Bora et Komal Gawade sont marquantes

Le film Sunrise de Partho Sen-Gupta, distribué par Eurozoom et sa page Facebook, disponible dans les meilleurs bacs dès le 24 aout 2016 en DVD, est proposé en version originale sous-titrée français.

3 étoiles

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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 14:31

Afficher l'image d'origineTroisième opus de la franchise de Fabien Onteniente, pour un camping qui se perd dans du réchauffé, des clichés et poncifs tristement désolant, pour un ennui pénible que les deux gags et trois répliques ne suffisent pas à nous sauver de l’engourdissement, d'après un sens de l'humour de Kev Adams et sa notion particulière de la jeunesse de banlieue.

Afficher l'image d'originePour son trajet de Dijon aux vacances, Patrick Chirac prend trois jeunes de banlieue en co-voiturage, Robert, Benji, et José. Au camping des Flots bleus, il y retrouve ses amis campeurs de toujours, les Pic, Jacky et Laurette, ainsi que Gatineau récemment divorcé de Sophie. Sauf que les jeunes n’ayant pas l’hébergement prévu, vont faire du co-couchage avec Patrick. Il les accepte jusqu’à l’arrivée de sa fille, qui peut-être pourrait le rejoindre, ou pas. Les vacances s’annoncent sous les auspices d’un Jacky qui perd la boule et boit encore plus de pastis, de la fille de Paulo qui le rejoint, et des garçons qui draguent autant qu’ils peuvent, comme Patrick et Paulo.

Afficher l'image d'origineMis à part deux ou trois répliques et un ou deux gags amusants, que d’ennui dans ce énième poncif aux lourds clichés. Entre la dualité des vieux cons racistes et homophobes, et des jeunes forcément des cailleras profiteurs, il ne se passe strictement plus rien aux flots bleus. Autant je m’étais beaucoup amusé avec le premier opus, autant le deuxième n’était pas terrible, celui-ci bat des records de vide. Reprenant le même bâti général, il règne une Afficher l'image d'originemauvaise ambiance dans ce camping qui a perdu de sa fraicheur bon enfant. Alors, je me suis heureusement amusé autant que possible en me satisfaisant de quelques grains de sable d’humour. L'absence de Mathilde Seigner se fait sentir. Pourtant, les différentes thématiques, comme le chomage, la vieillesse, et en effet le fossé des générations ou de classes sociales sont abordées avec intérêt, surtout en périodes estivales où l'on en profite pour les oublier. La réalisation suit à peu prêt la même mise en scène que les précédentes, formule gagnante au box office.

Afficher l'image d'origineAvec un Franck Dubosc (Pension complète) égal à lui-même est toujours drôle, de même Claude Brasseur (L'étudiante et monsieur Henri) et Mylène Demongeot (Si tu meurs je te tue), comme Antoine Duléry (Salaud, on t'aime.), et la bien jolie Leslie Medina, ainsi que les jeunes Louka Meliava (Un moment d’égarement), Jules Ritmanic (On voulait tout casser) et Cyril Mendy (Bande de filles), Gérard Jugnot (Entre amis) et Michèle Laroque (Le fantôme de Canterville), Philippe Lellouche (Tu veux ou tu veux pas) et Laurent Olmedo (Les lyonnais), également Amélie Robin (Arrêtez-moi là) et Alix Bénézech (L'odeur de la mandarine), Cristiana Réali (Le grand méchant loup) et Ornella Fleury (Supercondriaque). Caméo de Bernard Montiel.

2 étoiles

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 16:23

Un grand merci à Ad Vitam pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film de la réalisatrice Danielle Arbid, qui sans être autobiographique s’inspire cependant d’un vécu et d’expérience personnelle, pour un récit très émouvant pour un passage à la vie adulte.

Afficher l'image d'origineJeune étudiante libanaise de dix huit ans, Lina doit fuit le domicile de sa tante après une tentative de viol par son oncle. Errant dans un Paris inconnu, la jeune fille se rend à sa fac pour suivre coûte que coûte ses études. Elle trouve alors, par la débrouille et le culot, à se loger tantôt chez une camarade de fac, tantôt un foyer, trouve des petits jobs au noir, comme un petit ami, avec une envie de dévorer la vie à pleines dents, sans jamais renoncer à ses rêves, ni à s’abaisser au pire, mais toujours parvenir à survivre et avancer pour réussir.

Afficher l'image d'origineUn très beau film dans le Paris des années quatre-vingt, flirtant avec des univers aussi divers et variés, tant des classes sociales que des opinions politiques, ce récit apporte une fraicheur époustouflante dans le cinéma hexagonal. Ainsi, sans jamais prendre parti, nous laissant la pleine jouissance de notre regard sur les événements et les thématiques abordées, le courage de cette jeune fille qui ne s’en laisse pas compter face à Afficher l'image d'originetoutes pressions sociales, économiques et culturelles trace sa route et croque la vie à pleines dents rageusement. J’ai adoré l’ambiance, comme cette jeune femme résolument insoumise, refusant d’être une victime de quelle sorte de fatalité qui soit. Une force de caractère et une envie de vivre pleinement ses rêves sans compromission. Pas si facile, les pièges de la drogue ou de la prostitution ne sont jamais loin à tenter de crocheter ses proies.

Afficher l'image d'origineUne réalisation superbe, sur un rythme ténu d’une langueur évanescente, dans laquelle on se laisse prendre sans jamais vouloir en sortir, tant le cheminement entrecoupé de cours d’enseignements magistraux abordent les thématiques avec une belle pertinence qui marque les esprits. Belle mise en scène, traversant la passerelle culturelle entre la France et le Liban, comme deux mondes et deux générations, celui de la jeune femme et de sa famille, comme à Paris avec ses camarades, de la bourgeoise ou de la classe moyenne. De même que la bande musicale est preignante qui accompagne une qualité visuelle de toute beauté.

Afficher l'image d'origineAvec une belle véritable révélation pour Manal Issa, envoutée et envoutante par son personnage, dont on lui souhaite une très belle carrière tant elle est marquante. De même Vincent Lacoste (Saint Amour) trouve grâce de conviction et de talent, face à Paul Hamy (Mon roi) et Damien Chapelle (Le secret des banquises), l’excellente Dominique Blanc et les belles Clara Ponsot (Des gens qui s'embrassent) et India Hair (L’astragale), Bastien Bouillon (Les infidèles) et Alain Libolt (Pauline détective), Waleed Zuaiter (La chute de Londres) et Mathilde Bisson (Jamais le premier soir) ainsi qu’Orelsan, Philippe Résimont (Je suis un soldat) et Dima Al Joundi.

Le film Peur de rien de Danielle Arbid, distribué par Ad Vitam, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 21 juin 2016. Il est proposé en version originale française avec des sous-titres pour sourds et malentendants, ainsi qu’en audiodescription. Dans les bonus, des images de Manal Issa, et des scènes coupées.

3 étoiles

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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 13:49

Etonnante comédie dans ce téléfilm canadien de Gil Junger (La reine du bal) réalisé en 2010, pour un récit en forme de conte romantique de Noël d’un ange cupidonesque chargé de sauver une vie amoureuse.

Afficher l'image d'origineTotalement absorbée par son métier dans les relations publiques de la boite de son amant Andrew Craig, la belle Sloane Spencer terriblement ambitieuse en perd toute notion de vie. Alors que la belle actrice Caitlin Quinn et égérie de marque meurt, son fantôme vient la hanter. Caitlin est chargée de faire changer Sloane son mode de vie et de la réunir avec son ancien petit ami de fac Patrick. A trois jours de Noël, l’ange poltergeist lui fait visiter trois moments de sa vie, de son passé, son présent et son futur.

Afficher l'image d'origineGentille et sympathique petite comédie romantique légère, et qui pourtant laisse sur la fin comme une petite pointe de désappointement. Le récit est en effet basé sur la légèreté des contes magiques et miraculeux de Noël, avec tous les possibles pour réussir sa vie, en particulier amoureuse en échange de rédemption et remise en question de soit. Ainsi, une belle jeune femme à la vie dissolue trouvant tristement la mort, est chargée telle une Cupidon de sauver la vie sentimentale d’une Afficher l'image d'originebelle jeune femme arriviste à tout craint, égoïste et égocentrique. Un cadeau qui lui est offert sans que l’on sache pour quelle raison ni quelle concession. Par les voyages dans le temps, avec beaucoup d’humour et d’émotion, l’on pouvait s’attendre à ce que l’ange venant tout juste de perdre la vie ait elle aussi le droit de revenir à la vie pour sa propre rédemption, et non à ce paradis mortel d’ennuie égal à l’enfer, puisque de toute façon morte. Du coup, la fin n’est pas aussi agréable qu’attendue, et rend plus triste que joyeux.

Avec la mega top bombe Ashley Benson (Ratter), talentueuse pour être aussi drôle et qu’émouvante, face à la magnifique et attendrissante Christina Milian (Destination love) vraiment marquante. Chad Michael Murray, et la non moins jolie Ashley Johnson (La couleur des sentiments), comme Ryan Sypek et Andrea Moore (Last Vegas), Burgess Jenkins (Katie bannie des siens) et Jackee Harry, ou Patrick Johnson (Projet Almanac) et Justin Smith, sont de la partie.

2 étoilesAfficher l'image d'origine

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Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
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10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 09:33

Un grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir les aventures de la momie, avec cette suite de La main de la momie réalisée en 1942 par Harold Young, pour nous entrainer un peu plus dans l’horreur fantastique zombiesque de la franchise.

Afficher l'image d'origineTrente ans après la découverte de la tombe de la momie Kharis par les archéologues américains Steve Banning et Babe Jenson, le grand prêtre Andohab ayant  survécu à ses blessures, transmet sa charge à son successeur Mehemet Bey. Il lui confie la mission de tuer tous ceux qui ont souillés la tombe de la princesse Ananka, ainsi que leurs descendants. Alors que Steve veuf de la belle Marta, conte ses aventures à son fils John et sa fiancée Isobel Evans, Mehemet envoie la momie faire son œuvre meurtrière.

http://basementrejects.com/wp-content/uploads/2013/10/mummys-tomb-lon-chaney-jr-mummy-mehemet-bey-turhan-bey.jpgPassées les dix premières minutes qui résument l’opus précédent, le récit entre enfin dans le vif du sujet, avec une implacable régularité mortelle. Sans grande innovation narrative, notre momie zombie, lentement mais sûrement assassine les uns après les autres, ceux qui ont osés profaner la quiétude des sépultures égyptiennes. C’est avec beaucoup d’amusement que j’ai suivi les péripéties, entre humour et horreur, une histoire sans surprise mais avec beaucoup de passion. L’influence de Frankenstein ne fait aucun doute pour la momie, entre son réveil à la vie, ses meurtres et sa fin dans une belle maison en flamme en lieu de moulin. Reste que l’on passe un bon moment avec nos compères, en attendant la suite.

Afficher l'image d'origineLa réalisation n’est sans doute pas la meilleur des trois premiers opus, mais garde une qualité générale dans la balance et contraste du noir et blanc, comme dans la mise en scène. Troisième réalisateur pour ce troisième opus, et troisième interprète de la momie, compte tenu de la dureté des séances de maquillage pour la momie, après Boris Karloff et Tom Tyler, c’est Lon Chaney Jr. qui revêtait les bandelettes et la peau parcheminée du monstre. En effet, commencé en 1932 avec La momie par Karl Freund, l’aventure avait continué huit ans plus tard en 1940 avec La main de la momie sous la direction de Christy Cabanne.

Afficher l'image d'origineAvec Dick Foran (La main de la momie) et John Hubbard, la belle Elyse Knox, mère de trois enfants acteurs dont Mark Harmon, Lon Chaney Jr. (Le loup-garou) et George Zucco (Trois camarades), ainsi que Wallace Ford et l’excellent Turhan Bey, Cliff Clark et Emmett Vogan, mais également Mary Gordon, Frank Reicher et Virginia Brissac, nous mettent dans l'ambiance avec conviction.

Afficher l'image d'origineLe film La tombe de la momie d’Harold Young, issu de la très belle Collection Cinema Monster Club, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 22 juin 2016. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Le DVD est accompagné d’un livret de 12 pages écrit par Damien Aubel, rédacteur en chef cinéma de Transfuge. Dans La légende de la Momie, Jean-Pierre Dionnet revient sur le film et la carrière des interprètes principaux avec sa passion habituelle.

2 étoiles

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 13:58

Le secret des banquises : Photo Anne Le Ny, Charlotte Le BonEtrange et sympathique comédie romantique de Marie Madinier, qui pour son premier long métrage se lance dans un conte fantastique amoureux, dans un univers clos et froid aux codes scientifiques indéfinissables à l'humour comme à l'émotion d'une poésie évanescente.

Le secret des banquises : Photo Guillaume CanetDans un laboratoire de recherche médicale, la jeune thésarde Christophine en pince pour le professeur Quignard. Dans une concurrence effrénée avec des américains pour le prix Nobel en passe de trouver une protéine immunisante produite par les pingouins, la jeune femme décide de s’injecter le génome animal afin d’épater son crush. Commence alors une étude très approfondie sur les conséquencXes du produit, et leur relation qui s’en trouve se rapprocher.

Le secret des banquises : Photo Guillaume CanetS’il n’y avait le sort des animaux cobayes torturés –souris et pingouins- sans s’en offusquer, au même titre que la jeune femme sauf qu’elle est totalement volontaire, le reste est plutôt sympathique. Quand à la recherche sur le PPM, molécule réelle afin de pourrait être conçue contre la mucoviscidose. Que n’est-on pas prêt à faire par amour ? Ainsi, en s’injectant un vaccin sans la moindre sécurité, avec des conséquences sur le corps qui s’en trouve en proie à des modifications que la raison et les sentiments ne coAfficher l'image d'originemmandes pas, l’amour est jeu pour le meilleur comme pour le pire. Avec cette belle allégorie, entre les humains et les pingouins, la mutation révèle bien des aspects romantiques. Dans un univers éthéré, en dehors de toute réalité et de temps, l’ambiance doucereuse serait à l’humour et au romantisme avec un zeste de poésie. Un huis clos aux lumières tamisées, de décors aseptisés et aux couleurs froides, se joue une conquête amoureuse brulante de fièvre et de désirs amoureux. La réalisation est ainsi conçue avec beaucoup de maitrise dans un confinement étroit qui réduit les espaces et les mouvements tout en filmant avec aisance sans jaais nous rendre claustro par le regard passionné des protagonistes.

Afficher l'image d'origineAvec Guillaume Canet (La prochaine fois je viserai le cœur) et Charlotte Le Bon (Les recettes du bonheur) qui sont amusants à souhait, de même qu’Anne Le Ny (Papa ou maman) et Xavier Beauvois (Les femmes de l'ombre), Damien Chapelle (Métamorphoses) et Patrick d'Assumçao (La vie très privée de monsieur Sim).

2 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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