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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 10:37

Très intéressant documentaire réalisé par Bonni Cohen et Jon Shenk, faisant suite onze ans après Une vérité qui dérange, pour un premier état des lieux des raisons et conséquences des actes de l’humanité sur la planète, face aux prévisions alarmistes présentées alors par Al Gore.

Inlassablement depuis des années, L’ex vice-président des États-Unis Al Gore continue son combat aux quatre coins du monde pour alerter, dénoncer et former des milliers de défenseurs du climat afin d’exercer sa force de persuasion sur la politique climatique internationale. Il s’entretient avec les médias, les simples quidams mais surtout les chefs d’états pour convaincre de la nécessité de changer nos habitudes énergétiques, et de contrecarrer les lobbies d’énergies fossiles polluants pour les énergies renouvelables afin de sauver notre planète. C’est ainsi qu’il arrive à Paris pour préparer la Cop21 quand l’Inde bloque les accords. Al Gore v faire jouer ses réseaux pour apporter son aide.

Lors du premier documentaire Une vérité qui dérange en 2006 réalisé par Davis Guggenheim, Al Gore porter des pronostiques alarmants sur les conséquences sur notre avenir proche qui avaient soulevés inquiétudes et railleries des climatosceptiques. Dix ans plus tard, la majorité des prévisions se sont confirmées.

Un premier bilan nous montre les dégâts écologiques, avec le réchauffement des mers, la fonte des calottes glacières, l'asséchement de la terre donc des incendies massifs et diminutions des récoltes, les ouragans de plus nombreux et plus puissants, disparitions de faunes et flores, mais aussi les espoirs suscités par les nombreuses villes et nations qui ont pris conscience de la réalité et prennent les mesures qui s’imposent pour un changement de société, malgré la cruelle stupidité de fous comme Trump totalement entre les mains des compagnies pétrolières. Une mise au claire aussi des dinosaures mafieux des groupes pétroliers qui font pression pour ne rien changer et empirer les choses et des politiciens corrompus. Plus que d’écologie,

c’est surtout le portrait égocentré d

’Al Gore que ce documentaire dresse sur les argumentaires énoncés face aux aux climatosceptiques. Avec raison, il dresse un tableau entre inquiétude et espoir. Je n’ai pas aimé cette petite phrase ébauchée sur la tentative de lier écologie et terrorisme lors du Bataclan, comme si l’horreur pouvait s’excuser ou s’expliquer par une cause à effet, sans rapport.

A mon avis, s’il faut que tous nous changions nos modes de vie et de consommations, il est déjà trop tard. Nous sommes trop sur terre avec cette surpopulation exponentielle, avec ces déforestations massives, ces pollutions constantes et tous les gâchis épouvantables, notre fin est programmée à très court terme. L’homme est le pire ennemi de l’homme tellement il est imbu de lui-même et surtout trop con. Il suffit de voir ces mafieux du pétrole, sachant très bien qu’ils arrivent au bout de leur filière, auraient du anticiper et investir depuis longtemps dans las énergies renouvelables pour rebondir. Un documentaire bien plus alarmiste qu’il ne veut bien le faire croire.

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 15:05

Un grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce thriller horreur réalisé en 1976 par Larry Peerce, d'après le roman de George La Fountaine Sr., qui hasard de l’actualité, s’inscrit dans l’horreur de Las Vegas, entre fiction et réalité.

Alors que le stade du Memorial Coliseum à Los Angeles, se rempli de plus de 90 000 spectateurs, de même le Président des Etats-Unis pour assister à une finale de football américain historique, un tireur d’élite prend place à un poste stratégique. Pourtant repéré, les forces de l’ordre engagent une course contre la mort, Le capitaine de police Peter Holly et le sergent Chris Button, sont chargés de l’opération pour tenter d’empêcher un carnage.

L’actualité ne pouvait hélas pas mieux tomber avec la tuerie de Las Vegas pour rejoindre la fiction de ce récit meurtrier. De fait, je me suis senti mal à l’aise en visionnant cette histoire terriblement marquante, bien que souffrant de quelques longueurs, mais dont l’intensité de l’ambiance face à l’imminente du carnage porte l’angoisse au plus haut point. De fait, la crainte monte crescendo, avec la mise en place du cordon policier et les bévues et maladresses qui augmentent la folie entre le tueur qui risque le massacre, et la panique qui ne manquerait pas d’être désastreuse. Un réalisation parfaitement maitrisée avec un casting royal.

Avec Charlton Heston (La symphonie des héros) et John Cassavetes (Libre comme le vent), Martin Balsam (Little big man), Beau Bridges (Susie et les Baker boys) et Marilyn Hassett, David Janssen, Gena Rowlands (Ainsi va la vie) et Walter Pidgeon, Susan Strasberg (Picnic) et Brock Peters, David Groh, Mitchell Ryan et Joe Kapp, Pamela Bellwood et Jon Korkes.

Le film Un tueur dans la foule de Larry Peerce, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 05 septembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray en version intégrale restaurée, accompagné d’une jaquette réversible avec l’affiche originale. Dans les suppléments, Un tueur dans la foule, dans une version télé totalement remaniée dans un montage alternatif avec 45 minutes inédite, ainsi qu’un documentaire de Julien Comelli (journaliste à RTS - la Gazette).

3 étoiles

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 10:05

À l’occasion du 40ème anniversaire de la disparition de René Goscinny, complétant l’hommage qui lui est rendu par la cinémathèque française avec l’exposition événement : Goscinny au cinéma – Astérix, Lucky Luke et Cie qui a lieu du 4 octobre au 7 mars 2018, L’atelier d’images sort un superbe coffret qui accompagne cette commémoration.

 

l’Intégrale des Minichroniques de Goscinny, de la série humoristique de René Goscinny, réalisée entre 1976 - 1978 par Jean-Marie Coldefy, est disponible en effet pour la 1ère fois en version intégrale restaurée des deux saisons complètes des 26 épisodes de 13 minutes, dans un coffret digibook 4 DVD, accompagnée d’un livret inédit de 20 pages.

Imaginées par Goscinny, les Minichroniques mettent en scène les tribulations de Georges Bouchard, un homme comme les autres, confronté aux tracasseries de la société moderne. À travers ses minichroniques, le célèbre scénariste de bande-dessinée René Goscinny dépeint avec son sens inimitable de l’humour, les misères et les gaffes d’un français moyen interprété par Jean-Claude Arnaud. On y retrouve des seconds rôles savoureux, comme Jacques Monod ou encore Pierre Desproges, ici dans l’un de ses premiers rôles à la télévision. Chaque épisode est présenté par René Goscinny lui-même, à la manière de grandes séries d’anthologie comme Alfred Hitchcock Présente. Parfaitement dans l’esprit des fameux Dingodossiers créés avec Gotlib, les minichroniques de Goscinny sont emblématiques du paysage humoristique français.

Avec Jean-Claude Arnaud et René Goscinny, Jocelyne Darche et Nono Zammit, Yves Brainville et Arlette Didier, Pierre Desproges, Jacques Monod et Fernand Berset, Michel Charrel, Jacques Gaffuri et Jacques Rispal, Sylvain Salnave, Jacques Ardouin ou encore Claude Evrard parmi tant d’autres.

 

Disponible dans les meilleurs bacs depuis le 3 octobre 2017, le coffret comprend la version intégrale restaurée en 4 DVD avec un livret, avec guide des épisodes (24 pages). Dans les suppléments, un entretien de Jean-Claude Arnaud.

 

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 11:51

Troisième et dernier opus du remake de la saga de Matt Reeves, qui avait commencé très fort par Rupert Wyatt avec La planète des singes : les origines, dont Matt reprenait ensuite les commandes avec efficacité du deuxième volet La planète des singes : l'affrontement, pour s’essouffler sur cette fin bien décevante.

Deux ans après la guerre contre les humains et Koba, César et les singes vivent dans la forêt loin de tout. Lors d’une attaque par les hommes du colonel McCullough, le fils de César Yeux-Bleus et sa femme Cornélia, sot tués, quand nouveau-né Cornélius a survécu. Avant de partir pour une terre promise, César se lance à la poursuite du colonel, aveuglé de vengeance. L’orang-outan Maurice, le singe Rocket et le gorille Luca,

se joignent à la chasse. Sur leur route, ils recueillent une petite fille humaine muette, appelée Nova, et rencontre un singe qui sait parler. Une étrange maladie contagieuse rendant muet frappe les humains, victimes à leur tour des autres humains.

Ainsi se conclue cette saga, partie super fort pour s’essouffler en une fin classique d’une confrontation frontale et de camps nazis, dans une ambiance fortement inspirée d’Apocalypse now, Le pont de la rivière Kwaï et La grande évasion, loin de la trame originale qui bénéficie aussi à de très nombreux clins d’œils à la première saga qui lui rend un bel hommage.

Cependant, le récit se laisse voir ou entrevoir tant une fois de plus nous sommes plongé dans l’obscurité, sur la thématique de survie et de vengeance, et de suprématie raciale auquel sur rajoute l’étrange pandémie. Une réalisation classique, solide et sans reproche, si ce n'est quelques longueurs et manque de surprise.

Avec la petite Amiah Miller (Dans le noir), Woody Harrelson (Hunger games), et les doublures Andy Serkis et Steve Zahn.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 09:30

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis découvrir ce film dramatique de guerre historique danois réalisé de 2015 par Roni Ezra, pour son deuxième long-métrage, relate avec un grand sens du réalisme le jour de l’invasion du Danemark par l’Allemagne nazie.

A la veille du 9 avril 1940, les réservistes danois sont rappelés à leurs casernes. Une fois de plus, des mouvements de troupes armées allemandes se font sentir à la frontière. Quand à 4 heures 15 du matin, l’armée nazie franchie la frontière du Jutland, le Danemark est désormais en guerre à son tour. Le lieutenant Sand et les hommes de son peloton, se dirigent au devant des envahisseurs en vélo. Face aux Panzers, blindés et fantassins nombreux et organisés, après une belle résistance, ils doivent décrocher avec la première perte d’un camarade, et se barricader dans la ville de Haderslev, rapidement encerclée par les allemands. Une ultime bataille de rue, brève et violente commence.

Très belle surprise avec ce film de guerre historique, tout en sensibilité et émotion, qui relate des faits réels à partir du témoignage des anciens combattants. Il est vrai que nous avons plus souvent l’occasion de voir la seconde guerre mondiale par le prisme des vainqueurs américains, anglais français et russes, mais également avec l’horreur vécue par les polonais, et la terrible Shoah. Avec cette guerre éclaire d’une journée, entre la puissance de feu allemande face à la petite armée danoise, la partie était vouée à l’échec à l’avance. Cependant, le courage de ces hommes de bonne volonté, a eu à cœur de tenir la dragée haute et de combattre avec courage et héroïsme. Ainsi, au nombre de morts au combat, si 16 danois perdirent la vie, les nazis eurent 208 tués.

J’ai beaucoup aimé cette description historique, entre une armée en vélos et motos, comme les polonais à cheval, face à la puissance de feu des blindés et de l’aviation nazie, dont on peut se demander comment même à pu germer d’idées aussi saugrenues de matériels enfantins. Pourtant prévenue de l’attaque allemande par le résistant amiral Wilhelm Canaris, le Danemark ne prit pas les mesures de défense nécessaires de peur de provoquer les nazis, et ne déploya que tardivement de petites unités. Quelques civils perdirent également la vie. Considéré comme peuple aryen, le pays n’eut pas d’attaques meurtrières de masses, ni de déportation de soldats, et vécurent une occupation plus calme que bien d’autres pays d’européens.

La réalisation est toute de retenue, s’attachant avec intimité aux relations entre soldats et officiers plus amicales que hiérarchiques, tel un docu-fiction dans une ambiance irréelle, tels les habitants qui ne semble croire à ce qui se passe et dont leur silence de soutient accompagne l’émotion générale. En terminant avec les témoignages des anciens combattants, la tension émouvante est encore plus palpable par cette pudeur et modestie qui s’en dégage.

Avec Pilou Asbaek (Ghost in the shell) et Lars Mikkelsen, Gustav Dyekjaer Giese et Elliott Crosset Hove, Martin Greis, Morten Hauch-Fausbøll et Sebastian Bull, Joachim Fjelstrup, Michael Brostrup, Jannik Lorenzen et Mikkel Trøst Bentzen, Ari Alexander, Mathias Lundkvist et Jesper Hagelskær Paasch, Jan Jürgensen, Simon Sears et Jan Dose, Jesper Hagelskær Paasch, Pelle Emil Hebsgaard et Jan Dose.

La film Invasion day de Roni Ezra, distribué par Condor Entertainment, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 24 octobre 2017 en DVD et bluray. Il est proposé en version originale danoise sous-titré français, et audio français. Dans les suppléments, un documentaire du film et témoignages complémentaires d’anciens combattants.

3 étoiles

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 10:30

Très étrange film animé réalisé en 2004 par Masaaki Yuasa (Lou et l'île aux sirènes), adaptait pour son premier long-métrage le manga de Robin Nishi, avec une excellente maitrise du graphisme pour un superbe conte fantastique.

À la suite de circonstances fortuites, Nishi, jeune mangaka obscur retrouve son amour de jeunesse, la belle Myon. Passé le moment d’hésitation, ils se confient enfin leurs sentiments amoureux réciproques, bien que fiancée à Ryo. Dans l’échoppe de yakitori familiale de Myon, tout en discutant avec sa sœur Yan, deux yakuzas Atsu et Aniki entrent, veulent s’en prendre au père qui a chipé la fiancée du bandit.

Menacée de viol par Atsu, Myon appel Nishi à l’aide, qui est tué. Revenant de la mort, Nishi explose de colère contre les yakuzas, puis s’enfuit avec Myon et Yan et au détour d’un accident sont avalés par une baleine géante, où vit un vieil ermite déjanté.

Intrigué par le boitier sur l’étalage d’une gondole de dvd, j’ai saisie ce film une fois de plus à l’instinct, et découvert un style étrange de graphisme et d’une narration entre romance et fantastique débridé et délirant. Passé le premier moment du récit, je me suis laissé aller à suivre ce délire fabuleusement jouissif.

Et de fait, l’exceptionnelle force de ce film tient de part la diversité graphique, du plus réaliste photo retouchée à 2D classique jusqu’à la distorsion extrême, visualisant les sentiments aussi variés des protagonistes selon les situations qu’ils vivent. Bourré de références, ce récit bien étrange mêle astucieusement des thématiques et univers pour une très jolie réflexion de la vie et la mort, et bien sûr de l’amour qui nous entraine dans un fantastique huis clos d’un ventre de baleine mourante où chacun en profite pour se réaliser. La fin sans fin ou jour sans fin laisse planer cette impression de boucle sans fin avec délice.

J’ai adoré ce film, de par son récit et les hardiesses graphiques. Avec la multitude de style graphique, de lumière et de couleurs riches et variées, l’animation superbement maitrisée nous entraine entre cadrages superbes et travelings visuellement magnifiques, la coordination de tout cet ensemble de variété générale contribue à une exception dans l’animation rarement égalée. Un grand moment d’excès en tous genres qui marque durablement.

Avec les voix des excellents Koji Imada et Sayaka Maeda, Takashi Fujii et Seiko Takuma, Tomomitsu Yamaguchi et Toshio Sakata, Jōji Shimaki, Ken'ichi Chūjō et Rintarō Nishi qui donnent vie aux personnages avec autant de naturel

3 étoiles

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 11:04

Un grand merci à RDMV et à Arcadès pour m’avoir fait découvrir cette comédie réalisée en 1946 par Frank Capra (Arsenic et vieilles dentelles), d’après la nouvelle The greatest gift de Philip van Doren Stern pour un joli conte de Noël religeux.

A la veille de Noël, la ferveur des prières en faveur de George Bailey suicidaire, contraint dans les Cieux à envoyer l’ange gardien Clarence Odbody sur Terre afin de lui apporter aide et secours. Défile alors la vie simple et pleine de grâce de George qui a passé sa vie à aider les autres. Un véritable Saint homme, qui commence dès gamin en sauvant la vie de son frère Harry de la noyade, puis celle d’un enfant à la suite à une erreur de médicament du pharmacien. Souhaitant plus que tout au monde faire des études en université, il le retarde pour sauver l’entreprise de prêts à la construction de son père décédé, face à la voracité du monstrueux Henry F. Potter, puis à reporter son mariage avec son amour d’enfance, la belle Mary Hatch.

Un très joli conte humaniste et sociétale dans la société américaine des années 20 et 30, par le prisme d’un brave homme qui se consacre en toutes circonstances pour les autres avec une abnégation de Saint. Fortement teinté de religiosité, il s’engage néanmoins avec beaucoup de finesse, d’humour et d’émotion, où est évoquée la voracité des riches capitalistes, et l’appât du gain face à la solidarité des petits et leur difficulté d’existence accrue en tant de crise. Véritable catéchèse sur le bien et le mal, l’amour et le

partage, la solidarité, la tolérance et le pardon, tous les ingrédients du christianisme. Au-delà du message christique, c’est aussi et surtout toute une ambiance et la description d’une époque au sortir de la seconde guerre mondiale faisant un petit rappel succinct des causes et effets de la crise mondiale par les boursiers. Une manière aussi de remoraliser la société, avec nombre de facéties dans l’esprit de la famille et de l’entraide.

Avec l’excellent James Stewart (Vous ne l’emporterez pas avec vous), face à Henry Travers (L’homme invisible), la jolie Donna Reed et Lionel Barrymore, Thomas Mitchell, Beulah Bondi et Frank Faylen, Ward Bond, Gloria Grahame et Virginia Patton, Mary Treen, Sarah Edwards, et les jeunes Bobby Anderson, Ronnie Ralph, Jean Gale, Jeanine Ann Roose, George Nokes et Danny Mummert.

Le film La vie est belle de Frank Capra, distribué par Arcadès, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 16 août 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

3 étoiles

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 11:45

Excellent, très beau et triste film animé de Sunao Katabuchi (Mai mai miracle), pour son troisième long-métrage, pour l'adaptation du manga de Fumiyo Kōno, pour une narration fictive mais inspirée de tant de réalités sur fond historique d’une intense émotion.

Quelque peu lunaire et maladroite, douce et gentille, la jeune Suzu Urano vit avec sa famille à Hiroshima en cet avant seconde guerre mondiale. Elle quitte sa ville et ses proches lors de son mariage en 1944 et part pour Kure, une ville portuaire militaire. Sa nouvelle vie au sein d’une famille étrangère et d’un mari inconnu, s’écoule dans un contexte de guerre où les privations et les bombardements américains se font durement sentir. La jeune femme fait face à toutes les difficultés et les horreurs tout en essayant de garder la joie de vivre.

Terriblement poignant et épouvantablement émouvant, j’ai été atrocement bouleversé par ce récit magistralement écrit, conté et illustré. Ainsi, à travers le vécu de cette jeune femme, victime d’un frère méchant, victime d’un statut de la femme japonaise aux conditions de vie difficiles, qui pourtant fait face avec abnégation et toujours bonne humeur, se retrouve dans la tourmente de la guerre. Un très beau portrait de femme dans une société patriarcale et machiste, sous une dictature militaro-industrielle faschiste d’une culture misogyne.

Comme toutes les guerres sont horribles, celle-ci dépassait toutes les pires atrocités sur les populations civiles sans plus aucune retenue dans un sadisme de la pire espèce. Les ingénieurs en destructions massives s’en sont donné à cœur joie entre les bombes aux phosphores et l’arme nucléaire, sans oublier pour la suite les mines en forme de jouet.

Bien sûr, on pourra rétorquer que pendant ce temps-là, l’armée japonaise perpétrait elle aussi les pires horreurs de crimes contre l’humanité, mais ce que les alliés en perpétraient d’abominations sur les populations civiles était se mettre au niveau des nazis. Rien ne justifie la barbarie quelque soit la cause aussi juste quelle soit. De fait, le récit s’attache à nous décrire le vécu d’une jeune fille prise en otage d’une guerre qui la dépasse et vit une dégradation de vie, jusqu’à la bombe nucléaire aux conséquences directes, mais aussi les radiations qui vont poursuivre l’œuvre de mort lente.

L’émotion, comme la douleur et l’horreur sont décrit avec une telle intensité de subtilité sans jamais ou presque n’en rien montrer avec une sensibilité extraordinaire que l’émotion nous submerge forcément par tant de délicatesse. Et l’horreur trouve encore avec cette petite fille adoptée, avec ces radiations non montrées, avec ces privations et ces traumatismes, avec ces mutilations aux conséquences sur le temps, que le sourire de la petite Suzu marque, en ignorant encore ce qui l’attend.

Ainsi, ce Paul Tibbets, dernier maillon de l’innommable qui porte tant de souffrance sans avoir jamais éprouver de remord ou de compassion, qui baptisa son B-29 Enola gay d'après sa mère, qui lançant la bombe Little boy, juste pour un petit message aux soviétiques. Depuis Le tombeau des lucioles je n’avais à ce point ressenti autant d’émotion. La réalisation est magistralement superbe, tant en graphisme qu’en animation, les couleurs et les lumières, les travelings et les subtilités indiscernables et pourtant marquantes. Une œuvre magistrale pour un récit remarquable.

Avec les voix de Non et Megumi Han, Yoshimasa Hosoya et Natsuki Inaba, Nanase Iwai et Minori Omi, Daisuke Ono et Tengai Shibuya, Mayumi Shintani et Shigeru Ushiyama.

4 étoiles

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 17:20

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce thriller de guerre réalisé en 1967 par Ralph Nelson (Soldier blue), d'après le roman d’Alan Sillitoe, sur une confrontation entre deux orgueilleux aux lourdes conséquences.

Alors que le célèbre chef d’orchestre américain Lionel Evans, s’apprête à diriger son spectacle à l’attention des militaires américains, en la Belgique de 1944, la contre-offensive allemande oblige à la débandade générale. Lionel et son orchestre sont rapidement fait prisonniers et emmenés dans un château auprès du général Schiller. Celui-ci, grand admirateur d’Evans, exige un concert pour les nazis. Suite au refus catégorique du maître, le général menace d’exécuter les otages. Commence alors une confrontations entre deux égos surdimensionnés aux conséquences des plus dangereuses.

Un excellent récit qui rappel la confrontation entre les chefs d’états américain et nord-coréen, dont ils ne peuvent perdre la face avec les obstinations d’orgueils mal placés. Ainsi, entre le chef d’orchestre qui met en danger la vie de ses musiciens, et le chef de guerre qui met à mal la bataille en cours, se construit une trame sur deux fortes têtes sans plus aucune saine raison. Sans regarder aux détails, connaissant les nazis qui recomptaient plutôt deux fois qu’une leurs prisonniers et auraient du de suite trouver qu’il y avait deux membres de trop dans les musiciens.

Cependant, la narration se suit avec beaucoup de plaisir jubilatoire, dans ce huis clos étouffant avec cette confrontation obstinée de part et d'autre aux conséquences meurtrières. Une réalisation presque théâtrale, dans un cadre austère pour une ambiance délétère où la musique joue un rôle extrêmement important tant dans l’atmosphère que dans la rythmique du récit.

Avec l’excellent duo Charlton Heston (Sauvez le Neptune) et Maximilian Schell Kathryn Hays et Leslie Nielsen (L'Aventure du Poséidon), Anton Diffring, Linden Chiles, Peter Masterson, Kurt Lowens et Neva Patterson, Cyril Delevanti et Gregory Morton, Parley Baer, Dan Frazer et Ed Peck.

Le film La symphonie des héros de Ralph Nelson, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 septembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray en version intégrale restaurée, accompagné d’une jaquette réversible avec l’affiche originale. Dans les suppléments, Contrepoint : Héros Malgré Lui, un documentaire de Julien Comelli, journaliste en culture pop.

3 étoiles

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 08:49

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir cet excellent film historique de guerre sud-coréen, réalisé par John H. Lee, qui nous relate un épisode clé de la guerre grâce au dévouement et au sacrifice d’une poigné d’hommes de l’ombre.

Septembre 1950, à la suite de l’invasion de la Corée du Sud par les communistes du Nord, les forces internationales alliées, avec le général américain Douglas McArthur, chef des opérations, se préparent à un débarquement impossible sur la plage d’Incheon, qui mettra fin à cette guerre par une victoire totale. Le capitaine Jang Hak-Soo, à la tête du commando X-Ray, est chargé de récolter les informations sur l’emplacement des mines sous-marines et de l’artillerie, et de la prise d’un phare stratégique. L’opération Chromite s’engage.

A l’heure où deux fous furieux, Donald Trump et Kim Jong-Un, jouent à un jeu dangereux d’une possible guerre nucléaire, ravivant la guerre de Corée, j’ai été passionnément emballé par cette reconstitution historique. C'est l’occasion de rafraichir nos mémoires sur une guerre meurtrière après la seconde mondiale déjà si épouvantable, qui constituera la guerre froide dans le jeu de domino entre Est et Ouest.

Il est vrai que cette guerre méconnue de 1950 à 1953, sera des plus violentes et meurtrières avec un million et demi de militaires, et surtout quatre à cinq millions de civils tués- dans une confrontation directe entre américains, chinois et soviétiques, où McArthur –finalement limogé- voulu en vain employé des bombes nucléaires, pour retrouver la ligne de séparation du 38ème parallèle.

Le film relate donc cet épisode où la Corée du Nord était à deux doigts de tout emporter, et du culot d’un débarquement inimaginable pour retourner la situation. Une fois n’est pas coutume, des hommes de l’ombre sont à l’honneur pour leurs actions et sacrifices. Un pays toujours scindé en deux, comme tant d’autres, qui n’a toujours pas cicatrisé sa frontière ni son avenir commun d’une réunification pas prête de voir le jour.

Une très belle réalisation dont la mise en scène vive et alerte nous embarque dans cette opération commando extrême, entre angoisse et violence, pour des scènes de combats particulièrement soignées et réussies, efficaces et marquantes, mêlant avec subtilité l'émotion sans pathos d'une aventure humaine et collective héroïque. Moins d'une trentaine de films, téléfilms et séries (MASH) relatent cette guerre.

Avec les excellents Lee Jung-jae (The housemaid), Lee Beom-soo et Liam Neeson (Ted 2), Justin Rupple, Sean Dulake et les jolies Jin Se-Yun et Yoon Da-Young Jung Joon-Ho, Kim Sun-A et Yoshihiro Akiyama, Park Chul-Min, Kim Byung-Ok et Kim Young-Ae, ainsi que Park Sung-Woong et Kim Hee-Jin, Ham Hyung-Ki et Kim Joong-Hee, Kim Jin-Woo, Jin Yong-Ok et Woo Do-Hwan, Song Kyung-Cheol et Kim Joong-Ki.

Le film Memories of war de John H. Lee, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs dès le 27 septembre 2017 en DVD et blu-ray. Il est proposé en version originale coréen sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, le documentaire du film et des entretiens avec le réalisateur et les principaux interprètes confiants leurs impressions sur le film et leur personnage.

3 étoiles

 

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