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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 09:44

Excellent polar sociétal de Tarik Saleh, qui nous plonge au cœur de la gangrène de la société égyptienne, comme dans de nombreux pays, des bakchichs et rackets en tous genres à tous les niveaux, en tous milieu et toute circonstance.

Quelques jours avant le début de la révolution égyptienne en 2011, dans la mouvance du printemps arabe, une jeune chanteuse est retrouvée assassinée dans une chambre d’hôtel. L’inspecteur Noureddine se charge de l’enquête qui remonte rapidement par le truchement d’un agent artistique de la victime et d’une autre chanteuse en vogue, vers un puissant homme d’affaire proche du président Moubarak.

D’entrée de jeu, j’ai été saisie d’effroi quand l’inspecteur de police vole dans le portefeuille de la victime avant que ses collègues prennent ce qui reste. Ce n’est que le début d’une longue dénonciation de rackets et bakchichs à tous les étages de la société corrompue du chef de l’Etat jusqu’au plus miséreux, tout le monde y va de la truanderie, se rendant tous coupable de vol, d’extorsion ou de graissage de pâte. Système épouvantable d’une mafia à l’échelle des nations, où la probité n’existe pas sous peine de mort…

Un très beau récit à la polar de films américains des années cinquante, qui résonne de références. Il y a de quoi être désespérer de vivre dans ces pays forcément appauvris et incapable de s’en sortir tant politiquement qu’économiquement tellement gangrénés par ce système pervertie. La France, au niveau de nos politiques n’en est pas très loin au point de tenter timidement en esbroufe de se moraliser qui n’aura pas de mal à contourner ses propres lois, bien que nos institutions soient plus propre. Il faudrait à ces pays des hommes comme en Italie pour nettoyer, éduquer et remoraliser… mais est-ce seulement encore possible ?

Une très belle réalisation qui prend à la gorge dès la première scène sans plus nous lâcher jusqu’à la fin, avec un récit excellemment maitrisé dans une mise en scène implacable sur des protagonistes englués dans une atmosphère délétère au point que même cet inspecteur se fait avoir quand c’était tellement évident qu’une aussi belle et jeune chanteuse n’allait pas coucher avec lui sans qu’un piège soit tendu.

Avec Fares Fares (Rogue one: a star wars story), les belles Mari Malek (The good lie) et Hania Amar (Mohamed Dubois), Yasser Ali Maher (L’immeuble Yacoubian), Slimane Dazi (Débarquement immédiat), Ahmed Selim, Mohamed Yousry,Tareq Abdalla, Nael Ali, Ger Duany (Fighter), Emad Ghoniem, Ahmed Abdelhamid Hefny, Ahmed Khairy, Hichem Yacoubi.

3 étoiles

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 14:58

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film historique, réalisé en 2016 par Renaud Fély (Pauline et François) et Arnaud Louvet, dans la conciliation difficile entre générosité et réalité politique.

La vie en communauté autour de François d'Assise est faite de simplicité, de joie et de pauvreté auprès des plus pauvres, qui fascine et intrigue. Convoqués par l’Eglise, François et ses amis doivent rédiger un texte aux règles strictes pour accréditer son ordre. Demande qui heurte François, dont le principe de vie est faite de paix et d’égalité entre les membres de son groupe qui ne s’accorde pas à une hiérarchie de règles. Dans son dos, son fidèle Elie de Cortone modifie le texte originel en un compromis allant à l’encontre des idées de base de François.

Dans ce dialogue contemplatif, entre François d'Assise et Élie de Cortone, se dessine une dualité entre deux personnalités aux philosophies opposées, tels deux faces d’une même foi. Ainsi, quand le fondateur de l’ordre des Franciscains, homme bon, pieu, aux idées révolutionnaires pour la pauvreté, la joie et le dialogue, son fidèle ami est plus porté sur la reconnaissance, la grandeur et l’intransigeance. J’ai beaucoup aimé suivre ce débat entre illuminés par

la foi dans un moyen-âge en plein bouleversement politique et religieux, où les contradictions d’une église des pauvres, d’amour et de partage, est en même temps une très riche puissance financière dont elle besoin pour exister. Une belle réalisation, théâtrale et champêtre, sur un ton résolument contemplatif d’illuminés frisant les sectes hippies, qui se construit sur un recit du sacro saint principe universel de douce et naïve utopie d’un monde merveilleux de bonheur dans la pauvreté.

Ainsi, Saint François d'Assise a-t-il été fondateur de l'ordre des frères mineurs (OFM, communément appelé Ordre franciscain) sur la base de la prière, la joie, la pauvreté, l'évangélisation et l'amour de la Création divine, apportant aux miséreux aide et salut, mais surtout reconnu comme le précurseur du dialogue interreligieux, alors qu’Élie de Cortone sera plus enclin au pouvoir, au luxe et à la tyrannie perdant de vue les saints principes de son ordre.

Avec Elio Germano (La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil) face à Jérémie Renier (L’amant double) et Yannick Renier (Pauline et François), Éric Caravaca (Tu honoreras ta mère et ta mère), Marcello Mazzarella (Pauline détective), Stefano Cassetti (Le crime du sommelier), le jeune Thomas Doret (La fille inconnue), Olivier Gourmet (Sage femme), Alba Rohrwacher (La mécanique de l’ombre), Mathieu Lane Maby et Philippe Laudenbach (La loi de la jungle).

Le film L'Ami - François d'Assise et ses frères, de Renaud Fély et Arnaud Louvet, distribué par Blaq out, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 22 juin 2017. Il est proposé en version sous-titré français pour sourds et malentendants, et audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, un entretien avec les réalisateurs Renaud Fély et Arnaud Louvet, ainsi qu’un entretien avec un historien spécialiste du Moyen-Age et de la religion Catholique.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 09:50

Remake plutôt décevant de la part d’Edgar Wright (Le dernier pub avant la fin du monde) qui semble avoir perdu la main depuis ses premiers long métrages, et nous concocte une insipidité sans intérêt, trainant en longueur sans une once de surprise ou d’innovation.

Baby est jeune homme surdoué dans le vol et la conduite en ville à fond les pédales, est chauffeur pour le compte de Doc, un truand braqueur de banques. Caché derrière ses lunettes et abrité sous ses écouteurs musique à fond, Baby semble quelque peu autiste, masquant en fait une blessure d’enfance. Alors qu’il termine son dernier contrat, il tombe éperdument amoureux de la jeune serveuse Debora, qui accepte de partir pour une nouvelle vie. Mais Doc ne l’entend ainsi, et oblige Baby pour un coup de trop.

Remake donc de The driver de Walter Hill réalisé en 1978, et Drive de Nicolas Winding Refn en 2011, la version d’Edgar Wright, ne se détache pas de ses prédécesseurs mis à part le premier quart d’heure. En effet, avec titre aussi accrocheur, on semblait parti pour une belle rigolage de comédie qui aurait repris la trame originelle en plus bouffonne et légère. Si c’est en effet le cas en temps, avec une magnifique course poursuite en ville follement passionnante que dans

les jeux vidéo, on retombe rapidement dans un thriller violent sans plus aucun intérêt que les autres versions, pire encore compte tenu du manque d’originalité et aucune surprise, on s’ennuie ferme par les longueurs excessives et une fin totalement inutile et sans aucun intérêt avec le procès et la prison sans compter la révélation du vrai prénom de Baby dont on se fiche complètement. Si la réalisation fait illusion un temps, elle tombe rapidement hélas dans un classicisme du genre pour un récit tellement pauvre que la bande musicale n’arrive à nous sortir de la torpeur. Un casting étonnement déséquilibré entre mochetés et jeu souvent inexpressif qui touche le fond.

Avec Ansel Elgort (Divergente 3) particulièrement amorphe, Kevin Spacey (Comment tuer son boss 2) toujours dans son éternel même rôle du méchant cynique, et Lily James (Orgueil et préjugés et zombies), Ansel Jon Bernthal (Mr Wolff), Jon Hamm et Eiza González, Micah Howard, Morgan Brown (The nice guys), Morse Diggs, CJ Jones, Sky Ferreira (The green inferno), Lance Palmer, le jeune Hudson Meek, Viviana Chavez (Fast & Furious 7) et Hal Whiteside.

1 étoile

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 08:00

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce film australien de science-fiction et d’horreur familial, réalisé en 2016 par Shane Abbess qui nous entraine dans une course contre la mort, entre expériences, complots et éradication des plus terribles.

Dans uns lointaine planète intergalactique colonisée par l’entreprise Exor, le lieutenant Kane Sommerville, reçoit la visite de sa fille Indi de onze ans, venue de la Terre pour passer des vacances avec son père. Cependant que les détenus d’une prison semblent être touchés par un virus mortel extraterrestre qui menace toute la population. La générale Lynex envisage d’éradiquer la menace par l’extermination de toute vie, avant de réimplanter d’autres colons. Une course contre la montre est lancée pour Kane afin de retrouver sa fille en villégiature dans la capitale Osiris, pour la sauver du virus. Avec Sy Lombrok, rescapé de la prison, il doit tenter de se mettre à l’abri dans un bunker.

Sympathique thriller horreur de science-fiction, où une entreprise ne recule devant rien pour détériorer toute sorte de vies extraterrestres afin d'importer ensuite une main d’œuvre humaine de forçats et coloniser de lointaines exoplanètes. Je me suis amusé à suivre la course éperdue d’un père pour sauver sa fille dans un compte à rebours, doublée d’une horde de monstres.

Sur un petit budget, la réalisation est maitrisée et convaincante, de même le découpage du récit. Sans doute, le scénario est un peu léger et un peu attendu aux entournures. Cependant, la vivacité de la mise en scène, et les images de toute beauté doublé d’effets numériques de qualité, donne à la narration épique tout le souffle d’une ultime aventure de sauvetage désespérée pour nous passionner jusqu’au bout. Une belle réalisation donc, grâce au talent indéniable du réalisateur, qui sait tirer partie d’une région magnifique pour impressionner avec les décors sauvages, et d’un rythme effréné. Beaux cadrages et travelings, belles cascades et combats aériens de jeux vidéo.

Avec Daniel MacPherson et la jeune Teagan Croft, Kellan Lutz (La légende d’Hercule), Luke Ford (Animal kingdom), la très belle Isabel Lucas (Knight of cups), Temuera Morrison (Green lantern) et Rachel Griffiths (Tu ne tueras point), Bren Foster, Grace Huang et Firass Dirani (Killer elite), Harry Pavlidis, ou encore Paul Winchester, Zoe Ventoura, Brendan Clearkin et Vincent Andriano, Andy Rodoreda, Ian Roberts et Zoe Carides, Stephen Leeder, Dean Kyrwood, Louise Dodge et Bianca Bradey, Aileen Beale, Caleb Alloway, Kristy Best et Louisa Mignone.

Le film Osiris, la 9ème planète de Shane Abbess, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs dès le 8 août 2017 en Combo Blu-ray + DVD - Édition Limitée boîtier SteelBook. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, le making of du film.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 14:06

Et donc, Luc Besson (Lucy) s’est inspiré de l’œuvre bandes dessinées de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, plus précisément de l’abum L’ambassadeur des ombres, pour nous retsituer l’ambiance et les aventure des célèbres agents spatio temporel pour une mission de la plus haute importance aux multiples dangers et découvertes de mondes multi cultures extraterrestres.

Chargés d’une mission de la plus haute importance, les agents spatio temporel du 28ème siècle, Valérian et Laureline doivent récupérer un transmuteur grognon de Bluxte, avant de se rendre dans la cité intergalactique Alpha pour une importante réunion. Quand lors d’une attaque soudaine, oblige le duo à s’élancer dans une aventure à haut risque afin de sauver l’univers, en rencontrant des mondes extraordinaires et des peuples des quatre coins des galaxies. Laureline doit suppléer son Valérian adoré bien maladroit.

Amoureux de Laureline dès mon adolescence, j’ai lu et relu les albums un nombre incalculables de fois, tellement elle était une héroïne drôle et pétillante, adorable et charmante avec caractère affirmé, face au non moins courageux Valérian, maladroit et prétentieux, pour un couple solidaire et amoureux que rien n’arrête ni ne

sépare, pour des aventures interstellaires, dans des univers de cultures diverses et variées aux messages de tolérance et de respect. Plus proche de Le 5ème élément que de la bande dessinée originale, on retrouve cependant l’ambiance et la trame général à quelques détails près. Mise à part que Laureline est rousse, et que le couple Valérian-Laureline est ensemble et solide depuis le premier album, soit 7 aventures spatio-temporel plus tôt. Pour le reste, entre l’adorable

transmuteur grognon de Bluxte et les Shingouz, l’album est des 12 travaux de Laureline qui parcourt bien des mondes et des cultures n’hésitant devant rien avec courage et obstination pour retrouver et sauver son amoureux, cependant que Valérian retrouve l’odieux ambassadeur des terriens et la planète sans nom, pour réussir sa mission et sauver la paix et l’humanité. Je me suis donc beaucoup amusé dans cette restitution, pleine de facéties, de gags et

d’actions, avec beaucoup d’émotion une belle réussite et hommage à l’œuvre. En effet, s’attaquer à l’adaptation d’une œuvre telle que cette célèbre bande dessinée, est toujours une prise de risque de décevoir. Lui-même amoureux de l’héroïne, Luc Besson a eu à cœur de réussir son projet au plus près de l’œuvre en y mettant des moyens important dans la réalisation, la mise en scène vive et alerte, et les effets spéciaux comme de la musique et du jeu des interprètes.

Si la belle Cara Delevingne (Kids in love) est très convaincante, quand Dane DeHaan (Life) semble bien trop frêle et inexpressif, quand Clive Owen (Killer elite) est plus percutant, ainsi que Rihanna (C’est la fin) plus marquante, de même Ethan Hawke (Les 7 mercenaires) et Kris Wu, Sam Spruell (Taken 3), Alain Chabat (L’écume des jours) et Herbie Hancock, Aymeline Valade (Dix pour cent) et Pauline Hoarau.

3 étoiles

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 08:30

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce film d’horreur et d’angoisse réalisé en 2016 par Caradog W. James, qui pour son troisième long-métrage, nous emporte dans une course contre le diable, avec une ambiance d’épouvante et d’émotion.

Après avoir abandonné sa fille Chloé, suite à des problèmes d’addictions, l’artiste désormais sevrée Jess, décide de récupérer sa fille de dix sept ans. Cependant, la jeune fille est apeurée depuis qu’avec son ami Danny, elle a frappé deux fois à la porte d’un manoir considéré comme maudit depuis le suicide de l’occupante, accusée de meurtres d’enfants. Danny disparait sous les yeux horrifiés de Chloé, emporté par une entité vengeresse. Pour sauver sa fille, Jess se lance dans une enquête policière contre le démon Baba Yaga.

Il est difficile désormais de se démarquer dans le genre tant il en a été déjà réalisé autant. Et pourtant, certains réalisateurs arrivent à trouver ce petit truc qui sort du lot. C’est le cas avec ce récit, qui trouve sa spécificité, en l’occurrence l’émotion dans la relation entre la mère et la fille, et cette enquête qui au fur et à mesure croit résoudre l'énigme

s'enfonce dans la terreur. Certes, l’ambiance est solidement posée, le suspens soigneusement entretenu, mais ce sont surtout les aspects humains qui l’emportent sur la trame, le monstre et l’ambiance, pour imposer un ressenti face à tout ce qui arrive aux jeunes femmes dans ce contexte sombre. Une réalisation classique et efficace, bien écrit pour une mise en scène crédible, sur des images soignées.

La légende russe de Baba -la femme du peuple- Yaga -brune, vieille- ou serpent en sanskrit, désigne la femme serpent d’où la jambe unique, est un seul ou plusieurs personnages ou dédoublée selon les contes. Baba Yaga à déjà inspiré nombre de multimédias, films, films animés, téléfilms, jeux vidéo et jeux de rôle ou encore bande dessinée.

Avec Katee Sackhoff (Oculus), et la très jolie Lucy Boynton, face à  Jordan Bolger, Pooneh Hajimohammadi, Nick Moran (Harry Potter et les reliques de la mort), Javier Botet (Conjuring 2), Richard Mylan (Les bienfaits de la colère), Ania Marson (Howl) et le jeune Callum Griffiths.

Le film Baba yaga, de Caradog W. James, distribué par Metropolitan Vidéo, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs dès le 8 août 2017. Il est proposé en version originale sous titrée français, et audio en français. Dans les suppléments, le making of du film et des entretiens avec le réalisateur, producteur et les principaux interprètes.

3 étoiles

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 10:14

Très beau film chilien de Sebastián Lelio (Gloria), qui aborde à son tour avec beaucoup d’émotion le transgenre face aux préjugés et à la mesquinerie, avec violence et humour.

A la suite d’un malaise brutal d’Orlando, sa compagne de vingt ans de moins, Marina Vidal l’emmène aux urgences, mais il succombe d’un anévrisme. La famille d'Orlando rejette Marina pour ce qu’elle est, une transgenre qui exaspère toutes les haines à son encontre. Face à ces réactions violentes, Marina décide de se battre, contre la famille, contre la police et contre la société, afin de faire accepter la femme qu’elle est, avec détermination et opiniatreté.

J’ai beaucoup aimé le déterminisme de ce récit, qui à travers la violence verbale, physique et psychologique arrive malgré tout à marier dramatique et comédie par une sorte de pied de nez. Ainsi, en s’obstinant à vouloir participer à l’inhumation de son amant, cette jeune femme transgenre qui s’assume totalement, suscite admiration face à la famille de son compagnon haineuse plus par intérêt que par homophobie, pour s’imposer aux yeux de tous.

Une réalisation qui a la marque habituelle du réalisateur pour aborder des thématiques sociétales avec toujours ce regard pertinent avec sa caméra qui s’invite au cœur de la trame. Les contrastes, travelings et plans fixes plantent ainsi le décor et l’ambiance pour nous entrainer dans un drame avec cette lucidité subtile avec émotion et cet humour décalé qui fait mouche pour rendre les personnages humains et attachants.

Daniela Vega (La visita) qui est une fois de plus excellente, face à Francisco Reyes (Neruda), Luis Gnecco (No), Aline Küppenheim, Nestor Cantillana, Amparo Noguera, Nicolás Saavedra, Trinidad Gonzalez, Alejandro Goic, Antonia Zegers et Sergio Hernandez.

3 étoiles

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 08:52

Un très grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de découvrir cette très belle mini série télévisée australienne dramatique historique de six épisodes de six heures, réalisée en 2014 par Ian Watson et Ken Cameron, d’après le livre The other ANZAC de Peter Ree, d’après des faits réels sur des infirmières australiennes et new-zélandaises engagées dans le conflit de la première guerre mondiale lors de la bataille des Dardanelles dans l’horreur de Galipolli.

En ce début de 1915, engagées volontaires dans le corps des infirmières australiennes, cinq jeunes femmes, Alice Ross-King, Hilda Steele, Elsie Cook, Olive Haynes et Grace Wilson, traversent les mers pour Le Caire, base d’entrainement des troupes de l’Anzac. Elles sont envoyées au front vers la bataille de Gallipoli, où sont envoyés leurs compatriotes, pour une guerre terriblement meurtrière. Elles se trouvent face aux premiers blessés et malades et prennent conscience de l’horreur de la

guerre. Avec courage, ces jeunes femmes s'activent dans les pires conditions matérielles et sanitaires. Entre un travail harassant, face aux horreurs des blessures, la maladie et la malnutrition, les jeunes femmes sont aussi victimes de la violence des combats et des maladies. En plus du manque de matériel et de personnel et des difficultés sur le terrain, elles doivent faire face au

mépris et brimades des militaires et du personnel de santé britannique. Tandis que des romances se nouent avec les officiers Syd Cook, Harry Moffitt ou Norval Dooley, les angoisses se rajoutent à la peur de perdre leurs amoureux. Au retrait des alliés, le combat continu en France, les infirmières suivent leurs boys pour encore plus d’horreurs.

En ce centenaire de l’épouvantable boucherie de la première guerre mondiale qui a vu les gamins des quatre coins de la planète envoyés dans un conflit inimaginable de carnages et d’horreur, il était indispensable à la mémoire de tous, d’évoquer les héros des tranchés, mais aussi de toutes ces femmes. Ainsi, celles qui dans les champs et les usines (Elles étaient en guerre), il y a aussi ce précieux personnel de santé, des jeunes femmes volontaires qui ont été d’un tel courage, d’abnégation et de soutient, et qui ont aussi été victimes de la guerre, des bombes et de la maladie.

Cette très belle série rend hommage à ces volontaires australiennes et néo-zélandaises. Le récit aborde entre romances, les conditions difficiles de ces infirmières face aux blessés et aux malades, sur les différents terrains dans des éprouvantes conditions matérielles, mais aussi face au mépris des militaires de carrière comme des infirmières britanniques, considérées comme inférieures, issues des colonies. J’ai suivi avec beaucoup d’intérêt les protagonistes face aux difficultés, aux ressentis et aux rivalités, aux amours et amitiés et à la mort, avec beaucoup d’émotion et de passion.

Une très belle réalisation pour une reconstitution au plus près de l’époque, qui s’inspire de faits réels, basés sur des journaux, des lettres, des photographies et des documents historiques des personnels de l'AANS (Australian Army Nursing Service) des 2 139 femmes, dont 400 néo-zélandaises, ont été de toutes les campagnes d'Égypte à Salonique, de Lemnos et de France). 25 d’entre elles y ont trouvés la morts. L’ANZAC, Australian and New Zealand Army Corps (Corps d'armée australien et néo-zélandais) était un corps expéditionnaire australien et néo-zélandais afin de combattre les Turcs lors de la bataille des Dardanelles durant la Première Guerre

mondiale, puis pour tous les conflits en France, en Belgique, et au Moyen-Orient. Gallipoli fût une bataille suicidaire sans aucune préparation qui coutera en quelques mois, du 25 avril 1915 au 9 janvier 1916, près d'un demi-million de morts. 205 000 Britanniques dont près de 10 000 Anzac soit 25% de leurs effectifs, 47 000 Français et 251 000 Ottomans. La très grande majorité mourut de maladie.

Avec les excellentes Georgia Flood, Antonia Prebble et Laura Brent (Le monde de Narnia) Anna McGahan et Caroline Craig, Todd Lasance, Dustin Clare, Rhondda Findleton, Alan Dukes, Brooke Williams, Bonnie Soper, Hannah Marshall, John Waters, Pip Edwards, James Fraser, Leon Ford, Josef Ber, Kaaran Watene, Nicholas Bell, Craig Behen.

La série Infirmières de guerre de Ian Watson et Ken Cameron, distribuée par Condor Entertainment, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 27 juin 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, des entretiens avec la productrice, les réalisateurs et les principales interprètes sur leur rôle respectives des protagonistes qui ont réellement existées, ainsi qu'un making of et les coulisses des décors et costumes.

3 étoiles

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 19:14

Terrible film historique de Christopher Nolan (Interstellar), qui revient sur un événement clé de la seconde guerre mondiale avec les armées alliées bloquées sur la plage de Dunkerque après une défaite éclair dont le sauvetage donnera lieue entre horreur et courage, lâchetés et héroïsmes à un coup d’éclat inespéré.

Débacle des armées alliées face à l’avancée inexorables de l’armée allemande, près de quatre cents mille soldats se retrouvent bloqués sur les plages de Dunkerque. Pendant que les forces françaises se battent vaillamment pour retarder l’inéluctable, les navires de guerres britanniques tentent de rappatrier leurs hommes, pris sous le feu des canons, de l’aviation et des sous-marins allemands. La RAF mène la chasse contre la Lutwafe, et que des milliers de navire civile, pêcheurs, yatchs en tous genres sont appelés à l’aide pour rapatrier l’armée défaite.

Une superbe représentation de ces jours cruciaux, dont les britanniques devront leur salut grâce à l’absurde décision du général von Rundstedt de stopper l’avancée allemande, du formidable sacrifice de l’armée française, et de l’incroyable courage de ces navigateurs du dimanche pour braver tous les dangers. Ainsi, sans dialogue ou presque, se déroule sous nos yeux l’effroyable spectacle, dont nous avons encore imprimés dans nos gènes le fabuleux Un week-end à

Zuydcoote d’Henri Verneuil. A hauteur de mer avec ces désespérés qui tentent de fuir la mort, du haut des avions qui mènent un combat féroce, ou à bord de la flotille qui force admiration, et des rues de la ville où les français se sacrifie pour la sauvegarde de tous, nous sommes convié à partager avec tous les acteurs de ces terrible bataille, vue du côté des alliés. J’ai beaucoup aimé cette vision docu-fiction dans une reconstitution jeu vidéo pour mieux nous insérer dans l’ambiance tragique.

Cependant, on oublie qu’au départ de cette débandade catastrophique qui aurait pu être pire, il y a la désertion du général anglais John Gort. Alors que les alliés s’apprêtent à une grande contre offensive. Face à sa trahison, le gouvernement britinique feint de soutenir son général, dont la lâcheté aura pour conséquence l’abdication immédiate de la Belgique et la défaite des alliés, sans compter la mesquinerie anglaise qui choquera le monde, avec le favoritisme des soldats.

Avec Fionn Whitehead, Damien Bonnard (Voir du pays), Tom Hardy (Mad Max: fury road), Mark Rylance (Le pont des espions), Kenneth Branagh (Jack Ryan initiative), Cillian Murphy (Au cœur de l'océan), James d'Arcy (Jupiter : le destin de l'univers), Tom Glynn-Carney, Harry Styles, Aneurin Barnard (Le sang des templiers), Jack Lowden, Barry Keoghan, Elliott Tittensor, ou encore Adam Long, Johnny Otto, Will Attenborough, Charley Palmer Rothwell et Jack Riddiford.

3 étoiles

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 17:01

La vingtième et unième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, continue avec Beyond Flamenco (Jota), magnifique documentaire réalisé en 2016 par Carlos Saura, qui après nous avoir enchanté avec les danses et musiques argentines Argentina (Zonda), nous entraine au rythme e la Jota aux influences nombreuses jusqu’au flamenco avec autant de bonheur.

Considérée comme la musique et la danse au cœur de l’Aragon, la Jota est issue de multiples inspirations dans un mélange de cultures, qui serait née au XIIème siècle de la culture arabe, dont Jota signifierait sauter, et qui a vite sait sautiller l’Espagne entière (Aragon, Castille, Navarre, Galicie…) et tous les pays latins, à laquelle chacun l’a imprégné de sa touche locale.

Avec son style habituel, Carlos Saura nous offre une magnifique mise en scène en une vingtaine de tableaux dans lesquels chantent et dansent de nombreux artistes de talent de toutes générations, sur des compositions de tous styles et époques, et aux costumes du plus folklorique à résolument moderne, donnant ainsi à la Jota son intemporalité intergénérationnelle. Une musique aux chants et paroles, de danses et d’instruments de musiques aussi diversifiées (guitares, bandurrias, luths, cornemuses, violons et percussions diverses, et les danseurs souvent munis de castagnettes) et entrainantes dans sa vivacité comme ses langueurs.

J’ai donc découvert avec beaucoup de plaisir les multiples facettes d’une musique qui a tant d’influence et qui pourtant m’était si peu connu et m’a transporté. D’autant que la mise en scène est une fois de plus magnifique d’élégance, de variété de couleurs, formes et matières, et d’ingéniosité pour animer chaque tableau en autant de scène de théâtre, opéra, cours de danse, évocation historique ou de cabaret,

autant de possibilité pour nous inviter à la danse et aux chants selon les rythmes et les variantes régionales de la Jota qui se distingue des autres chants et danses hispaniques. Un grand moment de plaisir partagé que nous offre le réalisateur sur la culture musicale de sa région natale.

Avec Ansó et Enrike Solinís, le duo de Nacho del Rio et Beatriz Bernad, Valeriano Paños, Lorena Palacio et Maria del Carmen Salinas. Miguel Ángel Remiro et Ara Malikian, Juan Manuel Cañizares, un hommage à Pedro Azorín, Paco Rabal et José Antonio Labordeta, María José Hernández et Lahbib Lahmed, Ángel Miguel Berna et Manuela Adamo, Sara Baras et Carlos Núñez, Laura Tajada et Giovanni Sollima, sur les musiques d’Alberto Artigas et Giovanni Sollima.

Le documentaire Beyond Flamenco (Jota) de Carlos Saura, distribué par Epicentre Films et sa page Facebook, est disponible depuis le 27 juin 2017 en DVD. Il est proposé en version originale espagnole sous-titrée français et anglais. Dans les suppléments, un entretien avec le réalisateur.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver le top film de danse http://www.cinetrafic.fr/top-film-de-danse ainsi que tous les films http://www.cinetrafic.fr/tous-les-films, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

3 étoiles

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