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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 15:20

Vicky : Photo Victoria BedosPas très bonne comédie-dramatique de Denis Imbert, qui pour son premier long métrage semble confondre les genres en les assemblant mal sur une vision vieille France ringarde où l’on ne discerne plus trop ce qu’il veut dire ni dans qu’elle sens penche son avis ou sa démonstration.

Afficher l'image d'originePresque trente ans, fille d’Albert acteur célèbre et du frère ainé Tim, animateur vedette, Victoire a du mal à sortir de la notoriété des Bonhomme. Elle revient au bercail faute de boulot et d’argent, après avoir renoncé sur le parvis à son mariage. Un soir de désœuvrement, elle rencontre Banjo qui l’ébloui, mais alcool faisant couche le premier soir avec d’autres. De cette expérience, elle écrit des chansons, mises en musique par Banjo et tous deux chantent avec succès. Mais les thèmes et paroles déplaisent aux hommes de la famille.

Afficher l'image d'origineSe mélangeant les touches de son clavier comme de sa caméra, Denis Imbert nous entraine dans les circonvolutions de pensées confuses, d’où je n’ai finalement pas réussi à savoir de quoi il voulait nous parler, ni dans quel sens balance son avis. Cependant, on sent bien évidemment un discours plus féministe que machiste, quand il semble défendre le droit des filles à coucher Afficher l'image d'origineavec qui elles veulent et dès le premier soir, il donne ensuite l’impression de revenir en arrière, de même pour l’alcool. Ainsi, l’humour en définitive n’est pas au rendez-vous, pas plus que l’émotion. La scène d’orgasme est particulièrement pathétique -j'ose espérer qu'elle jouit mieux que ça dans la réalité-, comme celle de la pisseuse de mère sans intérêt. Même court, ce film m’a paru long.

Afficher l'image d'originePas très bien écrit, mais aussi moyennement réalisé, ne sachant trop comment prendre ce film par quelque bout que ce soit, entre clichés rédhibitoires, et ambiance décalée dans le ton comme dans le verbe, on se perd en considérations et démonstrations. La réalisation serait passable, s’il n’y avait un découpage maladroit comme la mise en scène désordonnée. J’ignore si la direction des interprètes est mal maitrisée, ou s’il s’agit d’une conjonction de mauvais casting, mais le jeu général manque de conviction.

Afficher l'image d'origineAvec Victoria Bedos (La famille Bélier) a un peu plus de talent que son frère, et comme son héroïne a pour elle un nom de papa. Chantal Lauby (Les souvenirs) et François Berléand (Entre amis) font ce qu’ils peuvent, pas de même pour Olivier Urvoy de Closmadeuc, quand décidément Benjamin Biolay (La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil) est aussi mauvais acteur que mauvais chanteur. Toujours pas génial Jonathan Cohen (Nous trois ou rien). Marc Andreoni (3 days to kill) et Meriem Serbah (La ritournelle) en second couteau seraient mieux.

1 étoile

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 09:32

Un grand merci à Potemkine pour m’avoir permis de découvrir ce film historico-fiction pour un jeune public, réalisé par Hubert Viel, dans son deuxième long métrage après Artémis, cœur d'artichaut en 2013, pour une restitution historique de la place des femmes au moyen-âge avec beaucoup d’humour et de tendresse.

Afficher l'image d'origineAlors que trois gamines d’une dizaine d’année désirent jouer avec leurs petits camarades trop occupés sur un jeu vidéo de quête moyenâgeuses, elles se font rabrouer. Se plaignant auprès du grand-père sur leur condition de filles revenues au moyen-âge, il commence à leur raconter l’histoire des femmes de ces temps, loin de l'image d'Epinal. Ainsi, après la chute de l’empire romain et l’arrivée des francs, la situation des femmes inexistantes en droit, se voit avec l’avènement du christianisme, prendre de plus en plus d’égalité dans la société.

Afficher l'image d'origineSympathique narration basée sur des faits historiques, ainsi que légendaires pour mieux illustrer son propos, Hubert Viel nous invite a revisiter l’Histoire des femmes au moyen-âge et de leur place et puissance cachée et un peu trop oubliées. Sur une belle réalisation avec une légèreté de ton, on suit avec plaisir et amusement les péripéties pourtant réelles de nos ancêtres les francs, dont les femmes ont jouées un très grand rôle dans bien des domaines politiques, religieux et économiques. Dans un esprit à la http://media.potemkine.fr/film/photo_full/lesfillesaumoyenage//fama_69211_jolhanmartin_camilleloubensartisansdufilmpotemkinefilms.jpgJeanne Bourin, cette plongée de vision d’enfants est plaisante et instruictive à suivre. Aussi, la réalisation est agréable, dans des décors champêtres, dont un charme certain s’en dégage assurément, nous remontons mille ans en arrière pour redécouvrir une vérité oubliée et ignorée par machisme et rendre justice aux femmes, qui en a bien besoin par les temps qui courent.

Afficher l'image d'origineAvec dans ce sympathique casting, Michael Lonsdale (Les hommes libres) attendrissant, et la joyeuse troupe des jeunes dont Chann Aglat (Les vacances du petit Nicolas), Léana Doucet (Bienvenue parmi nous) et Malonn Lévana (Le voyage de Fanny) adorables et de conviction, face à Camille Loubens (Les chaises musicales), Jolhan Martin (Une petite zone de turbulences) et Noé Savoyat, sont drôles et convaincants, ainsi que Maud Le Grevellec.

Afficher l'image d'origineLe film Les filles au moyen âge d’Hubert Viel, distribué par Potemkine, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 9 juin en DVD. Il est proposé dans les suppléments, d’une version courte du film, de la présentation des jeunes comédiens, et des essais et scènes coupées, ainsi qu’un débat entre le réalisateur  Hubert Viel et l’historien Patrick Boucheron.

Afficher l'image d'origine3 étoiles

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 14:25

Afficher l'image d'origineA partir d’un court métrage, Shunji Iwai en avait réalisé ce film en 2004, avant de sortir l’animé en un prequel Hana et Alice mènent l'enquête, qui nous ramné à l’origine de l’amitié entre deux jeunes filles, et que nous retrouvons ici l’année suivante dans leur entrée au lycée, entre cours de danse classique et premiers émois amoureux.

Afficher l'image d'origineDans le train qui emmène Hana Arai et sa meilleure amie Tetsuko "Alice" Arisugawa au collège, Hana remarque un garçon dans le wagon qui la trouble. A la rentrée au lycée, elle découvre que le garçon, Masashi, y est également. Hana se met à le traquer dans ses moindres faits et gestes. Quand lors d’un banal accident Masashi chute à terre évanouit, elle lui porte aussitôt secours. A son réveil un peu groggy, elle lui fait croire qu’il est amnésique et qu’elle est sa petite amie. Quand Alice qui a été repérée pour un casting, est appelée à la rescousse d’Hana, elle doit faire croire avoir été l’ex petite amie de Masashi. Mais si Hana est amoureuse du lycéen, celui-ci se trouve plus  attiré par Alice.

Afficher l'image d'origineSavoureux triangle amoureux, entre humour et émotion, dans laquelle l’amitié des deux jeunes filles se retrouve dans des quiproquos d’arroseuses arrosées, d’un récit qui s’avère loufoque et délicieusement adorable. Pour avoir vu récemment l’excellent Hana et Alice mènent l'enquête, j’avais à cœur de découvrir ce qui advenait de leur amitié naissante lors de l’enquête sur Juda. J’ai donc eu beaucoup de plaisir à suivre les aventures amoureuses de ces adolescentes, dans une trame récit qui apporte beaucoup d’ingéniosité Afficher l'image d'origined’une comédie romantique pleine de facéties déjantées, drôle et émouvante. Entre les séance de danse et de casting, dont la photo en première page avec la piqure de moustique sur le nez laisse à penser de la piètre qualité du photographe, termine la narration sur un note fantaisiste. Une belle ambiance pour un joli conte d’amour et d’amitié.

Une très belle réalisation, dans laquelle on retrouve tout le talent de Shunji Iwai avec sur angles de vues et ses cadrages pointus que l’on découvert dans son animé, comme d’ailleurs sa pudeur puéril et amusante dans l’image comme les dialogues. Ainsi, par la musique et la luminosité tamisée, une belle ambiance un peu surréaliste et envoutante instaure une certaine poésie particulière presque surannée et planante qui laisse une délicieuse impression doucereuse qui nous reste longtemps dans l’âme de l’adolescence.

Afficher l'image d'origineAvec les très jolies Anne Suzuki et Yû Aoi (Vers l'autre rive) talentueuses, drôles et émouvantes, face à Tomohiro Kaku très convaincant. De même Shôko Aida et Hiroshi Abe (I wish), ainsi que Sei Hiraizumi et Takao Osawa (Ichi, la femme samouraï), Ryôko Hirosue (Departures) et Tae Kimura (After life), Ayumi Itô (Gantz) et Mika Kanô (Tokyo tribe).

3 étoiles

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 15:01

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce superbe film australien réalisé en 1993 par Rolf de Heer, dans une version restaurée, sur un récit époustouflant et ahurissante d’émotion et sensations fortes.

Afficher l'image d'origineEnfermé dans un appartement avec sa mère depuis sa naissance, à 35 ans Bubby n’a aucune connaissance du monde qu’il croit empoisonné. Vivant sous la coupe d’une mère incestueuse, l’arrivée soudaine de son père, perturbe son entendement et son univers. Quand il sort de sa prison, avec le costume de pasteur de son père, il découvre la vie, le soleil, la ville, Afficher l'image d'originela musique et les pizzas, et s’instruit par le mimétisme sur toutes les personnes qu’il rencontre. La rencontre avec des chanteurs de l’Armée du Salut, puis ceux d’un groupe de rock, lui ouvre des horieons d’expreesions et il s’embarque pour une nouvelle vie plus de rencontres et découvertes.

Extrêmement étrange, bouleversant, cruel et empreint d’une poésie sombre, violente et tendre, dans lequel les émotions fortes et émouvantes m’ont ainsi enthousiasmé. Ainsi, ce jeune homme qui nait à trente cinq ans, après autant d’enferment, au cerveau d’un nouveau né quelque peu dégénéré, saisit la vie avec la curiosité naïve et gourmande d’un enfant. J’ai adoré Afficher l'image d'originecette vision du  passage à la vie d’adulte, à son insertion primitive à la musique, scène extraordinaire quand il monte la première fois sur scène, comme à la vie avec la découverte de la pizza, du plaisir charnelle de tendresse avec la jeune chanteuse, et la très émouvante relation lors de sa rencontre avec la jeune handicapée. Le discours est résolument anticlérical, sans porter non l’athéisme et autres philosophies aux nues, pour un cri à la liberté de vivre et d’aimer. Véritable bijou, ce film est terriblement marquant et hante longtemps.

Une réalisation magnifique, tant dans sa mise en scène, que dans les images, où pas moins de 32 directeurs de la photographie se sont succédés, apportant chacun et sur chaque lieu de tournage, une impression visuelle différentes. Mais également la piste son est des plus troublantes, avec un procédé de tonalités binauraux grâce aux deux micros portés dans Afficher l'image d'origineles cheveux de Nicolas Hope, apportant une sonorité aérienne aussi réelle que possible. Le script a germé de longues années dans l’esprit du réalisateur, qui est enfin passé à la réalisation après avoir visionné le court métrage Confessor, Caressor de Tim Nicholls dans lequel joue Nicholas Hope. La richesse du cinéma australien de ces trente dernières années n’en fini pas de nous surprendre.

Afficher l'image d'origineAvec l’excellent Nicholas Hope (The goddess of 1967) absolument habité, face à Claire Benito fabuleusement odieuse, autant que Ralph Cotterill. Ainsi que l'excellente Carmel Johnson, Syd Brisbane et Nikki Price, Ullie Birve et Audine Leith, Natalie Carr et Lucia Mastrantone, Celine O'Leary et Paul Philpot, Todd Telford et Paul Simpson, Stephen Smooker et Peter Monaghan, et l'émouvante Rachael Huddy.

Afficher l'image d'origineLe film Bad boy Buddy de Rolf de Heer, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 3 juin en DVD et blu-ray. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, un long et passionnant entretien avec le réalisateur Rolf de Heer , accompagné du court métrage  Confessor, Caressor de Tim Nicholls.

3 étoiles

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 20:22

 

Sympathique comédie douce-amère d’Eric Lavaine (Barbecue), qui nous plonge au cœur des relations d’une famille tant dans la crise économique que familiale, dans laquelle on se trouve forcément un peu beaucoup.

Retour chez ma mère : Photo Alexandra Lamy, Josiane BalaskoSe retrouvant à la rue après la faillite de son entreprise, Stéphanie retourne à quarante ans chez sa mère Jacqueline fraichement veuve. Elle retrouve la chaleur du foyer d’enfance et du farniente, sans vraiment rechercher un nouvel emploi. A l’occasion d’un repas de famille avec ses deux autres enfants, Carole et Nicolas, leur mère souhaite leur annoncer son bonheur avec Jean. Mais le repas vire au règlement de compte, qui gâche l’ambiance et l’annonce tant préparée.

Retour chez ma mère : Photo Alexandra Lamy, Philippe LefebvreJe me suis beaucoup amusé avec ce classique du genre dans lequel on se retrouve d’une manière ou d’une autre dans les traits de caractères et portraits des de chacun, et dans les relations d’amour et des conflits, de solidarité et d’envie comme de rancœur. D’autant que le schéma familial est comme le mien, avec mes deux sœurs et ma mère douloureusement veuve depuis peu. Et pour ma part, je suis heureux d'avoir mes deux soeurs que j'aime et sur qui je sais que nous Retour chez ma mère : Photo Alexandra Lamy, Jérôme Commandeur, Josiane Balasko, Mathilde Seigner, Philippe Lefebvrepouvons compter quoiqu'il arrive, et dont je suis fier d'elles. Ainsi, les amours entre frères et sœurs, comme les frictions face aux caractères, modes de pensés et de vies sont souvent bien vus dans ce récit. La situation inverse du tanguysme, avec la crise économique qui sévit de plus en plus et voit des quadras à peine parti trentenaire de chez leurs parents revenir dépité au bercail dans le cocon rassurant. Bien sûr, on trouvera à redire sur la situation quand même bien aisée de tous et le happy end, mais l’ensemble se laisse regarder avec plaisir.

Retour chez ma mère : Photo Didier Flamand, Josiane BalaskoDans une mise en scène en quasi huis clos quelque peu théâtral, la réalisation nous mène d’une pièce à l’autre avec des travelings subtils et des plans larges comme ceux serrés sur les protagonistes, sur des dialogues aux répliques souvent savoureuses. Pas de morale ni partis pris, la narration nous ballote par le bout du nez dans une ambiance parfois acerbe mais assez juste comme chez Pole emploi. Comédie donc dans laquelle on ri beaucoup, mais avec cette touche d’amertume qui rappelle avec justesse certaines réalités pas si amusantes ou faciles que ça.

Retour chez ma mère : Photo Alexandra Lamy, Jérôme Commandeur, Mathilde Seigner, Philippe LefebvreAvec une Josiane Balasko (Arrête ton cinéma !) encore une fois excellente, face à Alexandra Lamy (Bis) qui m’a enfin snobé par un jeu plus convaincant, quand Mathilde Seigner (La liste de mes envies) apporte une dose d’émotion dans son éternel même rôle. Philippe Lefebvre (SMS) comme Jérôme Commandeur (Babysitting 2), Cécile Rebboah (Prêt à tout) et Didier Flamand (L’art de la fugue), ainsi que Patrick Bosso (Un homme et son chien) et Guilaine Londez (La stratégie de la poussette) sont de l’ambiance générale.

3 étoiles

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 11:21

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir cette comédie britannique des plus originales, réalisée par un Steve Oram, très en verve devant et derrière la caméra pour son premier long métrage pour une folle histoire délirante.

http://media.senscritique.com/media/000014177270/960_nocrop/Aaaaaaaah.jpgSortant des bois, Smith et Keith se rendent en ville et tentent de prendre possession des lieux. Faisant la rencontre de Denise, ils entrent en rivalité. Ainsi, alors que le langage ne s’est pas développé, l’humanité communique par des sons gutturaux et par des attitudes leurs expressions et leurs sentiments. Tels nos ancêtres primates.

Afficher l'image d'origineEtrange récit que d’imaginer notre société évoluée réduite à communiquer de façon primitive. De concevoir que l’humanité a pu garder toute son animalité, tant dans ses relations sociétales, que dans son langage annihilé et jusqu’à ses réflexes primitifs. Sur le ton de l’humour typique british, aux mimiques déformées jusqu’aux gags parfois scatos, se tisse une description animale de notre condition humaine, qui, en dépit de notre mode de vie moderne semble ne pas avoir évolué depuis des millénaires. L’extrapolation de la comédie est poussée bien sûr à l’extrême de toutes les possibilités pour faire ressurgir nos instincts les plus animaux. Steve Oram se délecte ainsi dans le délire le plus barge aux gags déjantés, prenant un malin plaisir à user de borborygmes et onomatopées ainsi que de gestuelles sans équivoques pour élaborer un langage de jungle digne de nos ancêtres les singes. Déroutant au début, on se laisse ainsi submerger par une narration bien débridée. La réalisation est tout ce que l’humour peut offrir dans un paysage anglais, pour une histoire délirante.

Afficher l'image d'origineAvec un casting à la hauteur de la folie du projet, dans lequel Julian Barratt et Toyah Willcox, Julian Rhind-Tutt (Lucy) et Steve Oram (Man up), Noel Fielding et Holli Dempsey, Lucy Honigman et Shelley Longworth (Les suffragettes), ainsi qu'Alice Lowe (Paddington) et Tom Meeten (Cadavres à la pelle), Terry Mynott et Jade Alexander, Sean Reynard, Waen Shepherd ou encore Tony Way parmi tant, excellent à exprimer leur talent dans un exercice de style des moins évidents et avec tout leur force de conviction.

Le film Aaaaaaaah! de Steve Oram, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 7 juin 2016 en DVD. Il est proposé en version originale de bestial singe, ou avec les commentaires du réalisateur. Des entretiens avec les interprètes qui narrent la folie de leurs auditions et participations. En humains et en bêtes, ainsi que l’intégrale de l’émission PUB!, et l’intégrale de la sitcom.

2 étoiles

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 16:48

Afficher l'image d'origineC‘est donc à Duncan Jones (Source Code), qu’est revenue la charge d’adapter le célèbre jeu vidéo World of Warcraft, à partir du premier jeu sorti en 1994 Warcraft: Orcs and Humans dans des aventures fantastiques de hero-fantasy d’une époque médiévale dans une guerre entre les humains et des envahisseurs extraterrestres, les géants Orcs secondés par des maîtres de la magie noire.

Afficher l'image d'origineLe royaume d’Azroth jouit depuis plusieurs années d’une paix salutaire grâce à la sagesse du roi Llane Wrynn et la protection de mage Medivh. Mais par l’ouverture d’un portail, arrive une armée d’Orcs qui détruit tout sur son passage et faisant une multitude de prisonniers humains. En effet, leur maître sorcier puise sa force en aspirant l’âme des terriens, ainsi que pour l’ouverture du portail qui doit permettre l’entrée d’une horde encore plus immense. La Terre doit se préparer à son extermination. Cependant, l’un des chefs de clan D’orcs prend conscience de la dangerosité de leur chef suprême avide de toujours plus sur les humains, comme sur les orcs eux-mêmes.

Afficher l'image d'origineJ’avoue que je me suis laissé aisément prendre à ce récit, qui apporte une certaine originalité narrative par rapport à nombre d’histoires similaires, en d’insérant les extraterrestres et les sorciers dans une époque médiévale. J’ignore s’il respecte la trame et le graphisme du jeu vidéo arcade, mais j’ai beaucoup aimé l’ambiance et l’univers. De même si dualité il y a, elle ‘est pas aussi manichéenne qu’on peut le voir trop souvent, entre d’un côté les bons et de l’autre le côté obscure de la force.

Afficher l'image d'origineAinsi, entre le réel et le numérique, la magie opère parfaitement pour développer la trame dans des décors gothiques, des paysages lunaires et des armées et des monstres dans des batailles épiques. Une belle réalisation dans une mise en scène efficace qui ne traine d’aucune longueur. Nulle doute que des suites sont à venir.

Afficher l'image d'origineWarcraft est donc une série de jeux vidéo dont le premier, Warcraft: Orcs and Humans, est sorti en 1994, compilant les jeux Dune et Donjons et dragons. L'année suivante sortait Warcraft II: tides of darkness, auquel suivra en 2002, Warcraft III: reign of chaos, avant de développer d'autres univers World of Warcraft, jusqu'à jeu de cartes à collectionner basé sur l'univers de Warcraft - Hearthstone: heroes of warcraft publié en 2014. L’énorme succès incite les créateurs dans le merchandising à sortir des romans, des comics, des mangas, des jeux de société et des jeux de rôle.

Afficher l'image d'origineAvec une équipe composée de Travis Fimmel (Maggie a un plan) et Toby Kebbell (Les 4 Fantastiques), la très belle Paula Patton (Destination love) et Ben Foster (Les amants du Texas), Dominic Cooper (Dracula untold) et Ben Schnetzer (Pride), ainsi que Robert Kazinsky (Pacific Rim) et Clancy Brown (Ave César), Daniel Wu (Une nuit à Mongkok) et Ruth Negga (Christina Noble), Anna Galvin et Callum Keith Rennie (Cinquante nuances de Grey), Burkely Duffield, Ryan Robbins et Dean Redman (Godzilla).

3 étoiles

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 16:42

Au détour d’un présentoir, la jaquette du dvd de ce film m’a intrigué avec son casting et aussitôt offert, pour la découverte de ce récit intrigant réalisé en 2001 par Lasse Hallström (Les recettes du bonheur) d’après le roman d’Annie Proulx.

Afficher l'image d'origineAux yeux de tous, et surtout de son père, Quoyle a toujours été un triste looser sans envergure. Sur un coup d’un soir, il se retrouve marié à Petal, une belle excentrique dont il a rapidement une fille, Bunny. Toujours partie par monts et par vaux avec des amants de passage, sans jamais s’occuper de sa gamine Petal fini quelques années plus tard à quitter le domicile familiale, mais se tue accidentellement avec son nouvel amant. Quoyle apprend également le suicide de ses parents qui agrave son apathie. Sa tante Agnis lui propose de retourner sur les terres de leurs ancêtres à Terre Neuve. Une nouvelle vie s’offre à Quoyle avec un nouvel emploi de journaliste, une belle rencontre avec la belle Wavey Prowse, des amis, et des découvertes sur sa famille qui lui redonnent confiance en lui.

Afficher l'image d'origineSur un ton étrange qui semble partir vers un thriller fantastique épouvante, se dessine doucement un beau portrait d’homme tétanisé par la vie et les gens, castré pare un père épouvantable, pour un passage tardif vers la vie adulte après bien des épreuves sort d’une trop longue léthargie. J’ai beaucoup aimé être balloté par les flots de la vie, des rencontres et du sort qui est réservé au protagoniste principal qui au contact d’autres écorchés vifs se réveil enfin telle une chrysalide pour prendre enfin son envol.

Afficher l'image d'origineUn beau récit qui a le mérite de ne jamais tomber dans les poncifs ou clichés moraux, ni moins encore de point de vue partisan. Ainsi, la réalisation nous mène tranquillement par le bout du nez, en nous tenant en haleine constante pour démêler et comprendre l’écheveau de chacun, qui tous ont une interaction entremêlée. C’est le cas d’un dialogue épuré sur des images magnifique de terre Neuve pourtant pas le moindre du monde accueillant au premier abord, et qui pourtant s’avère salutaire d’une forme paradisiaque à l’opposé des lagons bleus. Une belle surprise qui hante longtemps.

Julianne Moore and Kevin Spacey in The Shipping News (2001)Un beau casting, avec Kevin Spacey (American beauty) à contre emploi de ce qu’on lui connait trop souvent, capable d’émotion et de fragilité marquante, face à ma Julianne Moore (Maggie a un plan) qui dégage toujours cet aura puissante de charme et d’impression qui marque, et Judi Dench (Indian Palace - Suite royale) époustouflante d’émotion, quand Cate Blanchett (Carol) est fabuleuse. Il en est de même de l’excellent Pete Postlethwaite (Killing Bono) et Scott Glenn (Jason Bourne : l'héritage), Rhys Ifans Image(Madame Bovary), Gordon Pinsent et Jason Behr (The grudge), Larry Pine (The grand Budapest hotel) et Jeannetta Arnette (Délire express), Robert Joy et petite apparition de Katherine Moennig (Disparue), et les jeunes sœurs triplées Alyssa, Kaitlyn et Lauren Gainer, et Will McAllister et Emma Taylor-Isherwood, Anthony Cipriano et Kyle Timothy Smith (Loin du paradis).

3 étoiles

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 21:11

Afficher l'image d'origineFilm sorti bien sûr au moment de la fête des mères, Garry Marshall (Happy New Year), habitué à ce genre d’exercice, nous a offert une journée de mères diverses et variées, bien que dans un esprit sympathique mais de petite morale sur la famille, traditionnelle ou non, hétéro ou homoparentale comme monoparentale où tout le monde y trouve son compte.

Afficher l'image d'origineSandy, mère de deux enfants apprend que son ex s’est remarié avec la jeunette Tina. Jesse est mariée avec un indien et habite près de sa sœur Gabi, lesbienne mariée, et toutes deux mamans, reçoivent la visite de leur parents réactionnaires. Kristin ne trouve pas le courage d’épouser son fiancé et père de son enfant avant de rencontrer sa mère biologique qui l’a abandonnée, qui est la célèbre présentatrice Miranda. Dans cette banlieue de la classe moyenne, en ce jour de fête des mères, les destins se croisent dans la joie et la bonne humeur, comme dans la tristesse et la désolation, mais toujours pour le plaisir des enfants et des mamans.

Afficher l'image d'origineEn soit le film n’est pas mal dans le sens, où mis à part la petite morale sur la famille et les enfants, nous avons droit à une comédie douce amère qui serait plutôt sympathique. Après, nous suivons un récit classique de nombreux destins variés pour des histoires le plus souvent tristes qu’égayent des gags et répliques avec un bon fond de pensée, sans porter de jugements hâtifs. Une manière de rendre hommage aux mères, qui le temps d’une fête se voient reconnues pour une année de responsabilités et de Afficher l'image d'originegestion du quotidien de leurs enfants et de leurs foyers, d’éducation et d’amour… ou pas. La réalisation et soignée et maitrisée, sur un récit qui s’entrelace avec fluidité, sans grande surprise mais avec suffisamment de subtilité sans tomber dans les excès pour offrir un film plus sensible qu’il n’y parait. Certes, certaines excentricités apparaissent forcément dans ce genre, comme les scènes de stand up assez péniblement chiants.  Ça reste un divertissement raisonnablement sympathique.

http://www.notrecinema.com/images/filmsi/joyeuse-fete-des-meres_570023_29237.jpgUne fête dont on retrouve les premières traces dans la Grèce antique en l'honneur de Rhéa –Cybèle-, mère des dieux dont celle de Zeus. Les romains bien sûr l’ont reprise à leur compte, de même que les chrétiens en vénérant la vierge Marie. Finalement, au fil du temps, les anglais au XVème siècle, puis les américains instaurent en 1908 le Mother’s day en mémoire la mère d’Anna Jarvis, à l’origine de la création de cette journée selon le souhait de sa mère. En France, dans le village d’Artas, c’est Prosper Roche qui a initié cette fête le 10 juin 1906. D’abord pour les mères méritantes, de familles nombreuses et celles ayant perdues leurs fils durant 14-18. Pétain s’en est emparé à son tour sous Vichy, avant qu’en 1950 le gouvernement l’instaure telle que nous la connaissons aujourd’hui.

Afficher l'image d'origineCasting choral pour ce genre de film, avec Jennifer Aniston (Comment tuer son boss 2) et Kate Hudson (Le rôle de ma vie), Julia Roberts (Money monster) et Jason Sudeikis (Jamais entre amis), Britt Robertson (The first time) et Timothy Olyphant (The crazies), Shay Mitchell, la belle Emily de Pretty little liars, est craquante de beauté et d’humour. comme Sarah Chalke adorable dans Scrubs, Jon Lovitz (Trop jeune pour elle) et Margo Martindale (Esther), Jack Whitehall et Joyeuse Fête des Mères : Photo Britt Robertson, Julia RobertsElla Anderson, mais aussi Owen Vaccaro et Robert Pine, Sandra Taylor et Aasif Mandvi (Les stagiaires), Grayson Russell et Gianna Simone, ou encore Cameron Esposito, Ariana Neal et Loni Love, les jeunes Caleb Brown, Ayden Bivek et Brandon Spink, et tant d’autres encore.

2 étoiles

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 17:45

Un grand merci à Diaphana pour m’avoir fait découvrir ce thriller argentin qui s'inspire de réels et terribles faits divers de l’affaire Puccio qui se sont déroulés entre 1982 et 1985, réalisé par Pablo Trapero (Carancho) dans un style percutant pour nous conter le sordide avec une légèreté hallucinante de l'horreur qui marque longtemps.

El Clan : Photo Franco Masini, Giselle Motta (II), Guillermo Francella, Lili Popovich, Peter LanzaniAlors qu’après sept ans d’une terrible dictature militaire sanglante, s’instaure le retour de la démocratie, les membres de la famille Puccio sous l’autorité du père Arquimedes, organisent un enlèvement contre échange de rançon d’un jeune homme. Après le versement de l’argent, l’otage est froidement exécuté. Sous l’apparence d’une famille ordinaire, avec le fils ainé Alejandro, célèbre vedette de rugby, la mère de famille bien sous tous rapports, les autres enfants somme toute tranquille, tous contribuent, participent ou laissent faire. Un deuxième enlèvement se produit pour le même résultat sordide de rançon versée et d’exécution. Une dame âgée est à son tour leur proie.

El Clan : Photo Guillermo Francella, Lili Popovich, Peter LanzaniUn excellent film, qui nous met bien mal à l’aie avec cette famille qui semble tout ce qu’il y a de plus normal et tranquille dans sa face publique, et qui se révèle odieusement meurtrière en privée. Ainsi, le récit met en parallèle cette sordide affaire avec la transition du pays de la dictature vers la démocratisation, comme un symbole du pays à un instant donné. Une Afficher l'image d'origineaffaire qui a fait grand bruit et choquée l’Argentine, en plus des exactions de la dictature. J’ai été impressionné par le sang froid inhumain de tous les membres complices à divers degrés, du père jusqu’aux adolescentes, continuant de vivre tranquillement, mangeant, discutant, faisant les devoirs ou se mariant, quand dans la cave était retenus les victimes hurlants de souffrance et de peur avant d’être assassinés.

Afficher l'image d'origineUne belle réalisation, assez étonnante avec la musique en porte à faux des horreurs reflétant l’insouciance débonnaire des bourreaux. Les images cadrages et travelings sont excellents de fluidité en quasi docu-reportage, sur une mise en scène maitrisée. Entre les images de fiction et celles historiques politiques, s’entremêlent une ambiance hallucinante assez prégnante d’un fait divers qui dépasse l’entendement.

El Clan : Photo Peter Lanzani, Stefanía KoesslUn casting l’excellent, avec Guillermo Francella (Rudo et Cursi) froidement épouvantable à souhait, ainsi que Peter Lanzani pour son premier rôle, et Lili Popovich, qui comme Giselle Motta et Franco Masini, Gastón Cocchiarale et Antonia Bengoechea, mais aussi Stefanía Koessl et Juan Cruz Marquez de la Serna, ainsi que Fernando Miró et Raymond E. Lee, sont terriblement convaincants.

Afficher l'image d'origineLe film El clan réalisé par Pablo Trapero, distribué par Diaphana, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 21 juin 2016 au prix conseillé de 19,99€ en DVD, et Bluray. Il est proposé en version espagnole sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, le making of nous offre des entretiens avec le réalisateur et producteur, ainsi que tous les interprètes avec beaucoup de passion sur la réalisation et le récit.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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