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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 08:00

Un très grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de retrouver nos personnages préférés pour la dernière saison de la série télévisée britannique réalisée entre 2008 à 2011, réalisée par Susan Tully et Patrick Lau, d’après une création de Bill Gallagher pour l’adaptation de l’œuvre semi-autobiographique de Flora Thompson, pour une reconstitution de deux villages de sa jeunesse en cette fin du dix-neuvième siècle de tous les bouleversements, issue de sa trilogie Lark Rise, Over to Candleford et Candleford green.

Tandis que Laura Timmins, toujours éprise de Daniel Parish, poursuit son journal et sa vie à la poste de Candleford avec Dorcas Lane, Thomas Brown, le petit Sydney et Minnie Mude qui poursuit sa vie amoureuse avec Alf Arless, la vie s'écoule selon les saisons. Cependant que son père Robert est parti travailler à Oxford, la vie se transforme de plus en plus avec la modernité qui se pointe au plus près de Lark Rise, et les revendications des femmes. Gabriel Cochrane, un nouveau venu,

s’immisce dans la petite ville et le cœur de Dorcas après une faillite retentissante et la volonté de recommencer une nouvelle vie. Quand la vie est difficile pour Emma Timmins, ou pour Queenie Turrill avec son impossible mari Twister, ainsi que pour Alfi avec ses responsabilités sur ses jeunes sœurs. Le retour de Pearl Pratt à la suite de son échec a transformé son doux caractère.

Ainsi se clôt hélas, les six épisodes de la quatrième et dernière saison de la superbe saga, qui après les Saison 1, Saison 2 et Saison 3, m’a enthousiasmé, de part la description d’une fin d’époque avec les changements de mentalité qu’apporte l’éducation et l’industrialisation, et ses protagonistes attachants dont les récits personnels nous touche. Ainsi, en cette fin du dix-neuvième siècle charnière avant la Grande Guerre, dans un coin perdu de la pleine campagne, la modernisation approche à

grand pas. On peut regretter cette fin abrupte, quand il y avait encore tant à décrire, bien qu’un léger essoufflement du scénariste est palpable dans ces épisodes, dont il s’est justifié d’un épuisement pour continuer l’aventure, quand il avait été prévu une 5ème saison avant d’être annulée. Il s’en dégage néanmoins encore beaucoup d’émotion, avec les amours des unes et des autres, Laura, Minnie, Dorcas, les déceptions pour Pearl, le ras le bol même si heureux

événement de Margaret, trouve la puissance d'être homme en endossant leur costume. Sur les quatre saisons, les femmes ont le beau rôle, démontrant les injustices à leur égard, mais aussi le soulèvement des mentalités qui débouchera sur les suffragettes avant la Grande Guerre.

Une belle série à la réalisation soignée entre décors et costumes jusque dans les moindres détails, les récits qui interagissent sur la communauté et les individualités, l’évolution des mentalités, mais aussi dans les travelings et cadrages, les intérieurs et extérieurs qui donnent cette ambiance toute particulière qui marque du ton de l’écrivaine Flora Thompson avec beaucoup de poésie, d’humour et d’émotion, sans jamais sombrer dans la triste nostalgie pour une restitution toujours positive malgré toutes les difficultés et dures réalités d’alors.

Comme s’ils étaient désormais de notre famille, les excellentes Olivia Hallinan et Julia Sawalha, Ruby Bentall, Fergus Drysdale et Martha Murdoch, Claudie Blakley et John Dagleish, Thomas Rhys Jones et Mark Heap, Sandy McDade, Karl Johnson et Linda Bassett, de même que Matilda Ziegler et Victoria Hamilton, Sophie Miles, et Martha Murdoch, les petites Hope Yeomans, christina Ford, Grace Thomas Oxenham, ainsi que Richard Harrington et Paul Ritter, Burn Gorman et Harry Long, et le retour de Dawn French, et la voix de la narratrice Sarah Lancashire.

La série Lark Rise to Candleford, distribué par Condor Entertainment, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 5 août 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français.

3 étoiles

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 15:43

Un grand merci à Chalet pointu pour m’avoir permis de découvrir les 10 lauréats du Annecy Awards 2016 des courts-métrages, pour un superbe tour d’horizon de la richesse créative des talents tant en graphisme animés qu’en narrations diverses et variées.

Au travers de dix courts et moyens métrages d’animation des lauréats du Festival International de l'Animation Annecy Awards 2016, c’est un superbe panel de la création tant dans le graphisme et les couleurs, que dans les formes et des volumes, et les récits et les thématiques qui nous offrent de qualité inventive des supports dessinés numériques.

, avec les réalisations en court et moyen métrages tel que 4min15 au révélateur de Moïa Jobin-Paré, Balkon de David dell'Edera, Beast! de Pieter Coudyzer, Depart at 22 de Wiep Teeuwisse, Frankfurter STR.99A d’Evgenia Gostre, N’cewone blou maandagoggend de Naomi Van Niekerk, Moms on fire de Joanna Rytel, Peripheria de David Coquard-Dassault, The reflection

of power de Mihai Grecu et Une tête disparait de Franck Dion, c’est un superbe tour du monde qui nous promet de beaux films animés à venir de par des talents marquants. J’ai beaucoup aimé la variété des films, des sujets et de leurs traitements qui donnent envie d’en voir encore plus et être à l’écoute de la création du moment, hors des entiers battus et des grandes productions.

Le documentaire Annecy Awards 2016, distribué par Chalet pointu, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 5 septembre 2017 en DVD. Il est proposé en version…. Dans les suppléments, cinq bandes annonces du festival.

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 07:38

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce thriller horreur réalisé en 2016 par Julia Ducournau, qui pour son premier long métrage, nous entraine dans une ambiance délétère sur un sujet tabou de l’extrême entre suspens psychologique, l'absurdité des bizutages et l'horreur cannibale.

Issue d’une famille végétarienne, Justine rejoint sa sœur ainée Alexia à l’université de vétérinaire. Étudiante surdouée de seize ans, vierge et timide, elle se retrouve dans la folie du bizutage sans limite, violent et dégradant, avec pour épreuve de manger de la viande crue. Malgré ses protestations, Alexia le lui impose comme l’ayant déjà subit. S’ensuit d’étranges mutations qui révèlent la véritable personnalité de la jeune fille, qui prend plus confiance en elle et en sa faim de la vie, et des autres.

Dans une atmosphère quasi d’irréalité fantasmagorique d’une ambiance troublante avec un zeste d’érotisme à fleur de peau, le récit aborde entre le bizutage archaïque des plus débiles d’humiliation détestable pour soumettre les esprits et les corps à une hiérarchie malsaine, la révélation d’une jeune adolescente sur sa véritable personnalité nous plonge dans l’horreur et un combat pour garder son humanité. Joliment contée, la trame est intrigante de part une écriture particulière d’un récit

qui confusément nous place dans une intimité troublante et parfois dérangeante. Je me suis bien amusé à suivre le combat de cette fille qui découvre sans y avoir été préparée à un état de fait d’elle-même, et son combat pour le maitriser et résister autant que possible à l’extrémité de ce que l’humanité puisse tolérer. La dualité avec sa sœur ainée entre complicité et rivalité, développe des sentiments ambigus entre haine et amour dans deux approches différentes de leur maladie. Je regrette le côté accent rebeu banlieue qui détonne dans cet environnement que le cliché qu’il entretient. De très belles scènes entre humour et émotion, horreur et tendresse, qui bien que sale évite le côté gore dégueu pour une approche psychologique plus marquante.

Une très belle réalisation, tant dans les visuels, travelings et cadrages, que dans les lumières et images, dont ont perçois le regard amoureux de la réalisatrice pour sa muse. Une mise en scène soignée, comme pour le choix de la bande musicale. Sur un sujet aussi tabou que le cannibalisme, étant la dernière extrémité de la perte d’humanité, le récit nous plonge dans l’indicible mais aussi dans la découverte de la jeune fille vers la femme, de sa sexualité, et de la maitrise de sa personnalité anthropophage.

Avec l’excellente Garance Marillier, très jolie et pleine d’une richesse de facettes dans son jeu, face à Ella Rumpf (Dehors c’est l’été), Rabah Naït Oufella (Bande de filles) et Joana Preiss (Mauvaise fille), Laurent Lucas (L'odyssée) et Bouli Lanners (L'effet aquatique), et Marion Vernoux, Thomas Mustin (Un petit boulot), Marouan Iddoub ou encore Jean-Louis Sbille.

Le film Grave de Julia Ducournau, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs dès le 26 juillet 2017 en combo Blu-ray + DVD. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, 2 scènes coupées, et des entretiens longs et passionnants avec Julia Ducournau et Garance Marillier.

3 étoiles

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:51

Un grand merci à Universal Pictures pour m’avoir permis de découvrir le quatrième volet de la saga des Dragonheart dans l’univers fantastique, réalisé en 2016 par Patrik Syversen, sur une histoire préquelle de Matthew Feitshans d’après l’œuvre originelle de Patrick Read Johnson, sorti directement en DVD et Blu-ray.

Nés de la reine Rhonu, morte lors de l’accouchement, Edric et sa sœur jumelle Meghan, ont la marque d’écailles du dragon et des pouvoirs. Le garçon a une force herculéenne, quand le fille maitrise le feu. A la suite de la mort accidentelle de leur père, Meghan disparait dans la nature. Quand leur grand-père le roi Gareth meurt à son tour, le trône revient à Edric. C’est à ce moment que Meghan fait son grand retour à la tête d’une armée de vikings, et réclame le pouvoir étant née une minute plus tôt. Une rivalité s’engage entre frère et sœur sous les yeux ébahis du dragon Drago Cœur de feu, dont Meghan s’empare de sa source de pouvoir mettant en danger la paix et leurs vies.

Une sympathique narration, qui revient beaucoup plus tôt que le premier opus, et dont les aficionados de la saga retrouveront avec plaisir les protagonistes. Je me suis bien amusé à suivre les péripéties de ces jeunes gens, dont les souvenirs d’enfance et d’adolescence se réveillent avec émotion au fil des combats fratricides. Le récit fantastique met en lumière les liens qui ont conduit la trame déroulée dans les trois précédents opus. Récit pour la jeunesse, qui aborde des thématiques de respect et de partage, d’amour et de solidarité avec une subtile touche de féminisme.

Une belle réalisation, entre réel et numérique de qualité, qui nous transporte dans le monde médiéval avec des moments tendres et des bagarres, entre humour et émotion, pour un jeune public familial. Ce film est le quatrième opus de la saga et la deuxième préquelle, qui a commencé en 1996 avec Cœur de dragon (Dragonheart) réalisé par Rob Cohen, suivi par Cœur de dragon : Un nouveau départ (Dragonheart: a new beginning), réalisée par Doug Lefler en 2000. Puis le préquelle de cinquante ans avant le premier opus Cœur de dragon 3 : La malédiction du sorcier (Dragonheart 3: the sorcerer's curse), par Colin Teague en 2015 qui revenait cinquante ans plus tôt que le premier opus.

Avec les excellents Tom Rhys Harries et Jessamine-Bliss Bell, la belle Tamzin Merchant (La danseuse) et André Eriksen, Richard Cordery (Madame Bovary), ainsi que Martin Hutson, Delroy Brown, Turlough Convery, Lewis Mackinnon, Marte Germaine Christensen, Ørjan Gamst, Daniel Berge Halvorsen et Stig Frode Henriksen, Elijah Ungvary, et les jeunes Oliver Buck, Rafe Williams et Willa Williams, ainsi que et la voix de Patrick Stewart.

Le film Dragonheart, la bataille du cœur de feu, distribué par Universal Pictures, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 25 juillet 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, le making of du film, La bataille du cœur de feu, La magie derrière Drago, et Dans le château.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 09:51

Terriblement navrant de la part de Cédric Klapisch (Casse tête chinois), qui s’embourgeoise de plus en plus dans cette réalisation de sous téléfilm de France3 Régions sur une énième complainte nostalgique des plus lénifiantes au possible.

Après dix ans d’absence et sans donner de ses nouvelles, Jean revient au domaine viticole familial en Bourgogne auprès de son père mourant. Il y retrouve son frère Jérémie et sa sœur Juliette. Au décès du père, ils héritent à parts égales de la maison et des vignes. Comme c’est le début des vendanges, ils ne songent à la vente totale ou partielle tant les souvenirs afflues et le travaille les occupent et ressert les liens perdus ces dernières années.

D’un ennuie mortel, d’un cousu de film blanc et de déjà vu tellement de fois sans aucune originalité, ni humour ni émotion et sans louper les mégas clichés que s’en devient très vite pénible. Film foncièrement mauvais en tout point, tant dans la réalisation que dans l’écriture, sur la thématique que dans son traitement et pire encore son interprétation, ou de la direction de des interprètes, en l’occurrence, les deux rôles principaux sont particulièrement à pointer du doigt tellement la nullité ne s’encombre d’aucun effort de jeu. Pio et François offre le pire de la suffisante nullité.

Autant Ana Girardot (Saint Amour) joue avec beaucoup de naturel et de conviction, autant c’est carrément l’horreur de l’indicible avec Pio Marmai (Nos futurs) et François Civil (Dix pour cent) qui devraient prendre des cours d’acteurs tellement ils sont mauvais. Jean-Marc Roulot (Diplomatie), María Valverde (Exodus: gods and kings), Karidja Touré, Florence Pernel (La conquête), Jean-Marie Winling (Je fais le mort), Yamée Couture, fille de Charlélie, Eric Caravaca (Préjudice), Tewfik Jallab, et Cédric Klapisch dans un caméo.

1 étoile

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 08:42

Un grand merci à Rimini Edition pour m’avoir fait découvrir cet excellent thriller psychologique réalisé en 1947 par Delmer Daves, pour l’adaptation du roman de George Agnew Chamberlain, pour un suspens familiale dramatique aux multiples rebondissements.

Dans une ferme isolée, Pete Morgan, vit avec sa sœur Ellen, avec sa fille adoptive Meg, dont nombre de rumeurs circulent sur leur compte. La jeune fille, amoureuse de Nath Storm qui sort avec la belle Tibby, le fait engager comme aide de ferme par son père pour l’été. Rapidement, l’amour nait entre les deux jeunes gens, et décident de découvrir le mystère qui plane autour de la maison rouge introuvable dans la forêt et réputée hantée. Pete tente de les en empêcher par tous les moyens, tout en perdant le contrôle.

Un très beau suspens psychologique, certes classique dans son écriture et sa réalisation, mais qui fonctionne avec beaucoup d’efficacité et d’émotion. J’ai beaucoup aimé l’ambiance qui s’instaure rapidement inquiétant. Ainsi, le père avère très vite étrange et coupable de quelque chose dont le mystère est savamment entretenu pour brouiller un temps soit peu les pistes, entre la disparition des parents de la jeune fille, et son amour exclusif ambigu sur sa fille adoptive, dont on découvre au fur et à mesure les raisons et

conséquences. Suspens romantique également entre Meg amoureuse de Nath mais résignée quand celui-ci sort avec la belle et excentrique Tibby. Enfin, le drame, ou les drames, passé et présent, qui se rejoignent pour un final révélateur. Une belle réalisation maitrisée, dans des décors grandioses entre forêts et vallées, entre terreur et sérénité, d’un noir et blanc à l’image de la trame qui instaure une atmosphère champêtre des plus inquiétants.

Avec l’excellent Edward G. Robinson, face à Lon McCallister et Dame Judith Anderson, Rory Calhoun (Comment épouser un millionnaire), les jolies Allene Roberts et Julie London (L'homme de l'ouest), Ona Munson, Harry Shannon (Le fantôme de la momie), Arthur Space (Objectif Terre), Pat Flaherty et Walter Sande.

Le film La maison rouge de Delmer Daves, distribué par Rimini Edition, disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 11 juillet 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, présentation du film par Christophe Champclaux, historien du cinéma.

3 étoiles

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 08:00

La vingtième et unième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, continue avec ce film Go fish réalisé en 1994 par Rose Troche, pour son premier long métrage et prolifique réalisatrice de séries, pour un manifeste de la communauté lesbienne entre documentaire militant et comédie romantique, qui a tant marqué sa génération.

Chicago au début des années 70, dans la tourmente amoureuse d’un groupe de jeunes lesbiennes, Camille alias Max, cherche le grand amour en vivant mal célibat et abstinence. Elle est en colocation avec Kia qui vit depuis quelques mois avec Evy, récemment divorcée. Daria est la tombeuse de ces dames, qui prend et jette aussitôt. Ely entretien une relation de couple éloignée. Kia tente de lier Max et Ely qui commencent une romance compliquée, sous les supputations des copines sur leur liaison.

Film militant phare de la culture lesbienne, qui aura marqué de son empreinte la communauté de part son ton résolument affirmé sans complexe de l’homosexualité féminine, avec une vision politique et morale du saphisme. Ainsi, à travers ces cinq jeunes femmes drôles et attachantes, se construit tout un discours de la pensée lesbienne, de la morale communautaire qui semble sans doute de nos jours puéril tant il s’est fort heureusement banalisé et accepté grâce justement au combat des militantes acharnées à la cause, et qui doit sans cesse se poursuivre

tant l’homophobie est toujours hargneuse et dangereuse. J’ai beaucoup aimé suivre les pérégrinations de ces jeunes femmes, dont les dialogues, débats contradictoires et prise de position apportent des règles de conduites et de tolérances pour l’affirmation et les revendications des lesbiennes, savamment entretenues lors de festival comme celui du Festival International du film lesbien et féministe de Paris.

Ainsi, à travers ce panel de lesbiennes, se construit des modes de vie et de pensée qui se chevauchent s’entrecroisent et se contredisent pour mieux affirmer une confiance en soit, qui a permis en son époque à nombre de lesbiennes de sortir du placard et de vivre pleinement et heureusement leur vie. Une réalisation en noir en blanc pour restituer une époque lointaine des années soixante dix, construite adroitement entre la narration de ces jeunes femmes en quête d’amour et de sexe, et ces débats têtes bêches sur leur copines mais aussi et surtout sur le mode de pensée lesbien et féministe. Le titre fait aussi référence à un jeu de cartes. Un beau film sur l’affirmation de soit.

Avec V.S. Brodie et Guinevere Turner (Itty bitty titty committee), T. Wendy McMillan et Migdalia Melendez, Anastasia Sharp et Mary Garvey, ainsi que Jennifer Allen, Walter Youngblood et Danielia Falcon, Art Stone, Elspeth Kydd et Tracy Kimme, Brooke Webster, ou encore Mimi Weddell et Scout, toutes aussi marquantes.

 

Le film Go fish par Rose Troche, distribué par Outplay et sa page Facebook, est disponible depuis le 24 juin 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, Génération Go fish, offre des entretiens et témoignages de lesbiennes qui ont été marquées par ce film et l’impacte sur leurs vies.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver des films histoires au féminin, ainsi que les histoires amoureuses au féminin, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

3 étoiles

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 14:28

Sympathique petite comédie loufoque de Frédéric Forestier (Stars 80), qui aborde avec humour la rupture d’un premier amour et les tentatives toutes aussi délirantes de guérison déjantées que désespérément absurdes.

Largué par Elina, son premier grand amour, Vincent dix huit ans, est plongé dans une déprime de larmes et de cris de désespoir. Ses parents, Cléa et Harold décident de l’aider à oublier cette jeune fille, et vont pratiquer une cure de désintoxication amoureuse draconienne, laissant pantois leur fille Eloïse. Mais difficile pour Vincent de renoncer à son amour, et surtout à hauts risques pour le couple des parents par l’effet boomerang de leur thérapie particulière.

Sans prétention, je me suis bien amusé de cette petite comédie barge, quelque peu saturée de grossièretés sans grand intérêt et plus polluantes que drôles, pour un récit vif et alerte plein de gags et de répliques. C’est plutôt dans le ton bon enfant familiale pour ados prépubères que s’adresse ce délire à retournement bien évidemment cocasse contre les parents redevenus ados débiles qui trouveront la sagesse des enfants pour revenir à la réalité.

Avec Isabelle Nanty (Les Tuche 2 - Le rêve américain), Pierre-François Martin-Laval (Les profs), Thomas Solivérès (Ange & Gabrielle), les jolies Manon Valentin (Coup de chaud) et Leslie Medina (Camping 3), Jean-Michel Lahmi (Brice 3), Tom Leeb (Jour J), Linda Hardy (Duo d'escrocs), Nathalie Kanoui (Brèves de comptoir), Élisa Sergent, Laurent Saint-Gérard, Etienne de Balasy, Khalid Maadour, Estelle Meyer, Antoine Martin Sauveur.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 08:30

La suite de la vingtième et unième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, se poursuit avec cette belle mini-série télévisée 3 X Manon + Manon 20 ans réalisée en 2014 et 2017 par Jean-Xavier de Lestrade, pour une plongé dans le monde de l’adolescence difficile   .

3 X Manon : Adolescente de quinze ans en mal être, Manon Vidal blesse au couteau sa mère étouffante d’un amour malsain dans un accès de rage. Gamine en perdition, plutôt que l'incarcération, la justice envoie Manon dans un centre éducatif fermé auprès d’autres jeunes filles comme elle, afin de canaliser sa violence et sa haine du monde et de soit. Une thérapie difficile avec des encadrants peu formés et de mauvaise qualité face à de faibles moyens financiers. Manon entrevoie cependant un salut bénéfique loin de sa mère toxique, avec l’aide d’un encadrant attentif et d’une enseignante vers un projet d'insertion.

Un très beau casting, avec Alba Gaïa Bellugi (Thérèse Desqueyroux) fabuleuse de talent, face à la terrifiante Marina Foïs (Papa ou maman), et les toutes aussi excellentes Alix Poisson (Quai d’Orsay), Claire Bouanich (La proie) et Oulaya Amamra (Divines), Léa Rougeron (Suite armoricaine), Jisca Kalvanda (Sage femme) et Naidra Ayadi (Il a déjà tes yeux), ainsi que Yannick Choirat (L'échappée belle), François Loriquet (Ici-

bas) et Guillaume Marquet (Éperdument), Hélène Stadnicki (Le ciel attendra), Maryne Cayon (Geronimo) et Laurence Cordier, Sandra Vargas, Roland Dujardin et Mario Bastelica, Anne Benoît et Antoine Lesimple, sont dans la veine de qualité générale.

Manon 20 ans : Titulaire d’un BTS de mécanique, à 20 ans Manon cherche un premier emploi, mais parce que fille malgré ses compétences elle n’est embauchée qu’à l’accueil d’un garage. Toujours aussi indécise et peu sûre d’elle, Manon entretien une relation amoureuse avec Jennifer ainsi qu’avec Bruno. Eternelle insatisfaite, révoltée par l’injustice, au bord de la rage qu’elle contrôle autant que possible, elle évite soigneusement sa terrible mère, et recherche son père biologique.

Avec la jolie Alba Gaïa Bellugi toujours aussi excellente et terriblement marquante, et Marina Foïs génialement tarée, ainsi que l’émouvante Déborah François (Fleur de tonnerre), Théo Cholbi (Aurore) et Claire Bouanich, Xavier Mathieu (Saint Amour), Vincent Dubois, Christine Joly. Charlie Nelson (Tiens-toi droite), Yoann Blanc (Je me tue à le dire).

Très belle mini-série de trois épisodes d’une heure chaque, qui aborde sans ambage dans la première saison la vie d’une adolescente en perdition, les conditions déplorables des jeunes en difficulté au bord de la rupture sociale et à l’avenir incertain. J’ai beaucoup aimé suivre le parcours de cette jeune ado, de prime abord incontrôlable à la violence physique et verbale détestable, qui progressivement dévoile sa

souffrance et ses fragilités, mais aussi son potentiel, avec une sympathie qui nous prend aux tripes. Jeune fille étouffée par une mère à l’amour ambigu, écrasant et psychologiquement incestueux, s’enferme dans un monde de doute sans confiance en soit ni aux autres, et s’exprime via ses cris de colère et de violence. Il est à espérer que les personnels encadrants ne sont pas tous comme ces racailles aussi incompétents, violents et humiliants et d’une vulgarité irrespectueuse. Sous couvert d’associations, les CEF (Centre Éducatif Fermé) sont des structures privées soumis à la règle de rentabilité via les subventions. Plusieurs rapports ont signalés de graves dysfonctionnements.

Dans la deuxième saison, nous retrouvons avec plaisir la jeune femme, pour son premier emploi, et proie des désirs des autres, Jennifer, Bruno, sa mère ou le chef d’atelier, sans savoir ce qui lui correspond le mieux. Une belle saison sur la véritable naissance de la jeune femme après bien des épreuves, des doutes et des erreurs. Espérons un troisième volet.

La mini-série 3 X Manon et Manon 20 ans, distribué par Arte Éditions et sa page Facebook, est disponible depuis le 6 juin 2017 en DVD. Il est proposé en version originale avec sous-titres pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, deux entretiens avec le réalisateur Jean-Xavier de Lestrade.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver  les nouvelles séries http://www.cinetrafic.fr/nouvelle-serie ainsi que les séries à voir http://www.cinetrafic.fr/serie-a-voir, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

3 étoiles

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 08:57

Comédie satyrique de Sou Abadi, qui pour son premier long métrage, réalise dans un registre de marivaudage en vaudeville un récit qui se moque avec un peu trop de gentillesse ces monstres islamistes qui ne méritent pas autant d’égard.

Alors que Leïla, brillante étudiante à Science Po se prépare à partir avec son amoureux Arnaud pour leur stage à New-York, arrive son grand frère Mahmoud. Celui-ci, de retour du Yémen, est radicalisé et décide de remettre sa sœur au pas. Il lui brûle son passeport et l’enferme dans sa chambre avec l’intention de la marier à un « bon » musulman. Après une tentative désespérée d’Arnaud pour voir sa chérie, celui-ci s’habille d’un voile intégral pour continuer de voir Leïla, se faisant passer pour Schéhérazade. Les choses se gâtent quand Mahmoud tombe amoureux de Schéhérazade et désire l’épouser.

Sympathique comédie qui arrive à faire rire aux dépends des islamistes en montrant avec subtilité les absurdités des radicalisés et de la religion. Ainsi, il est drôle de voir ces extrémistes, aussi bêtes que méchants, imposer leur violente mode de pensée. Cependant, il est difficile malgré tout de rire, quand bien même la farce est judicieuse, quand s’avèrent des tueurs de sang froid, des

tortionnaires nazis au non d’une religion qui s’interprètent toujours dans le même sens et les mêmes effets de violence et de mort. Je salue en tout cas le courage de critique sans équivoque, avec humour et émotion, en tentant de faire prendre conscience, non aux radicalisés irrécupérables, mais aux proies en voie de succomber à la radicalisation sans retour. Il est un peu simpliste tout de même de voir dans ces salafistes des excuses quand à leur passé, Mahmoud qui trouve dans la radicalisation une solution due au décès des parents dans une psychologie de comptoir pour ces psychopathes.

réalisation est classique mais efficace, vive et alerte et sans temps mort, pour une bonne comédie sociétale que l’on voudrait aussi drôle et moins dramatique dans la réalité. Il n’y a qu’à voir le nombre exponentiel de femmes voilées dans nos rues pour comprendre que la radicalisation à besoin s’il n’est déjà trop tard d’autocritique par la comédie pour désamorcer cette terrible gangrène qui touche en premier lieu ces jeunes femmes enfermées dans l’obscurité au profit uniquement des « hommes » qu’elles élèvent elle-mêmes dans cette vision de la femme soumise et des hommes dominateurs aux droit de vie et de mort.

Avec la belle et excellente Camélia Jordana (Nous trois ou rien), face à Félix Moati (Médecin de campagne) et William Lebghil (Les combattants), Anne Alvaro (Yves Saint Laurent) et Predrag 'Miki' Manojlovic (Largo Winch II), Carl Malapa (La dream team), Oscar Copp, Laurent Delbecque et Oussama Kheddam, Walid Ben Mabrouk et Grégory Montel, Hamid Djavadan, Behi Djanati Atai et Karim Belkhadra, Sâm Mirhosseini, Hamideh Doustdar et Jean-Louis Tilburg.

 

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