Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 11:29

Un grand merci à Damned Films pour m’avoir fait découvrir ce film brésilien aux allures d'un docu-fiction journal intime, réalisé en 2009 par Marcelo Gomes et Karim Aïnouz, dans un road movie à travers le pays et plus particulièrement le sertão pour un journal intime.

Afficher l'image d'origineA la suite d’un chagrin d’amour, José Renato, un géologue envoyé en mission d’un mois dans le sertão brésilien, roule à travers le pays. Tout en conduisant, il narre la topologie des lieux, la composition et l’historique des sols, empli de poésie parfois crue sur son chagrin d’amour, dont il trouve régulièrement réconfort auprès de jeunes prostituées. De motel en village, dans un paysage désertique aux couleurs rougeoyantes, la mélancolie prend le pas de réflexions existentielles.

Afficher l'image d'origineEtrange road movie, avec des pensées d’un homme dont on ne voit jamais le visage, à la voix chantante, pour une litanie désespérée, qui de poétique prend une tournure crue sur la fin. Je me suis laissé bercer par la rythmique de la route et du paysage aride, envouté par la voix intriguante d’Irandhir Santos, dans une narration plus amère que douce. Sans véritablement savoir au préalable où nous mène cette quête, nous découvrons des Afficher l'image d'originepanoramiques d’une région aussi peu engageante et pourtant magnifique, qui sans quitter la longue route quasi désertique, va à la rencontre d’une population disparate, où même dans le moindre petit village perdu loin de tout, se rencontre de jeunes filles qui s’adonnent à la prostitution. Des vilalges, des marchés et boite de nuit srgissent tout d'un coup avec des destins. La région du sertão dans le Nordeste du Brésil, dont la traduction Arrière-pays ou Fin fond en dit long sur sa spécificité désolée loin de toute civilisation urbaine, est un beau reflet de l’état d’âme du protagoniste qui nous laisse rêveur dans une poésie moderne.

Afficher l'image d'origineLe film Viajo porque preciso, volto porque te amo de Marcelo Gomes, distribué par Damned Films, disponible dans les meilleurs bacs à partir du 5 avril 2016 en DVD. Il est proposé en version originale portugais sous-titrée français, anglais et espagnol. Dans les suppléments, un intéressant entretien nous est proposé avec les deux réalisateurs sur les motivations de leur œuvre.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
29 mars 2016 2 29 /03 /mars /2016 08:21

Un grand merci à TF1 Vidéo pour m’avoir fait découvrir cette excellente série télévisée de six épisodes de 52 minutes pour un thriller fantastique, réalisée par Alexandre Laurent, dans une adaptation de la série anglaise Marchlands inspirée elle-même par un pilote américain The Oaks.

Photo Sidwell WeberEn 1969, la petite Élise Letilleul dix ans, meurt dans des circonstances troubles dans les marais près de sa demeure de Bellerive. En 1986, les nouveaux habitants de la maison sont confrontés à l'amie imaginaire de leur fille Valentine qui dialogue et joue avec Elise. Cependant que son frère Rémi et son ami Yanis sont amoureux de Catherine la meilleure amie d'Elise, qui sort avec ce dernier. Lorsqu'en 2015, s'installe dans la maison un jeune couple, Yanis et sa femme Julie, enceinte qui inconsciemment décide de nommer sa future fille Elise. Quand sa mère, Ariane revient pour réouvrir l'enquête, et loge bientôt chez Julie dans la maison touours hantée les lieux.

Photo Julie de Bona, Samir BoitardDans une très belle ambiance de suspens intriguant et émouvant et parfois même angoissant, se suit une quête de vérité sur ce qui s’est réellement passé quarante-six ans plus tôt lors de la mort d’une petite fille de dix ans, dont son fantôme habite la demeure. Magistralement racontée, l’histoire se suit avec beaucoup de plaisir entre les trois familles dans trois histoires de trois époques différentes, dont la maison est le centre névralgique du récit, avec une fluidité claire et limpide. Ainsi, la bastide change de décors et de couleurs, comme la reconstitution magnifique des modes vestimentaires, Photo Bruno Salomone, Cassiopée Mayancedes voitures et des intérieurs restituant un cadre qui nous renseigne sur le moment des événements. Le secret de la petite fille est la trame centrale du récit dans la durée de la narration, sur laquelle se greffent les histoires des familles, le triangle amoureux et les amitiés qui se nouent, dont on retrouve au fil des époques les enfants devenues adultes. Je regrette l'absence de Valentine adulte. Ainsi l’histoire se concentre sur Catherine, Rémi et Yanis, qui occulte un peu celle d’Elise. La qualité de la réalisation est superbe, de la mise en scène aux interprétations, qui rehausse le niveau des séries télévisées.

Photo Bruno Bénabar, Sophie Mounicot, Stéphane FreissA l’origine, l’histoire écrite par Stephen Greenhorn a été créée en 2008 par David Schulner pour être une série The oaks réalisée par Michael Cuesta avec Lisa Claire, Johanna Braddy et Ricardo Chacon, qui n’a pas été plus loin que le pilote. Les britanniques ont rachetés les droits et réalisés par James Kent la série Marchlands en 2011 sur 5 épisodes situant les périodes en 1968, 1987 et 2010, avec Alex Kingston, Dean Andrews et Shelley Conn. En 2013, une autre série anglaise similaire, Lightfields a été réalisée par Damon Thomas également en 5 épisodes, sur le même bâti, se déroulant en 1944, 1975 et 2012, avec Dakota Blue Richards, Alexander Aze et Michael Byrne.

Afficher l'image d'origineAvec dans un riche et beau casting réparti dans les trois époques, Bruno Bénabar (Jamais de la vie) et la belle Julia Piaton (La vache), Stéphane Freiss (Oriana Fallaci) et Sophie Mounicot (Hollywoo), la belle Armelle Deutsch (Sea, no sex and sun) et Mathieu Simonet, et les jeunes et excellentes Sidwell Weber (On voulait tout casser) et Anna Hugli, la superbe Hélène de Fougerolles (Arrête ton cinéma !) et Bruno Salomone (Les vacances Afficher l'image d'originede Ducobu), et les jeunes Cassiopée Mayance (L'enquête) et Pauline Cheviller (24 jours), Théo Fernandez (Les Tuche 2) et Mehdi Meskar (Dans la maison), la très belle Lucie Lucas, Vanessa Valence et la magnifique Julie de Bona (Maintenant ou jamais), Samir Boitard et Valérie Kaprisky (Salaud, on t'aime.), Marie-Christine Adam (Connasse, princesse des cœurs) et Stephan Guérin-Tillie, Jacques Perrin (Océans) et Julie Kpéré, et bien d'autres, qui donnent tous de leur talent.

Afficher l'image d'origineLa série Le secret d’Elise d’Alexandre Laurent, distribué par TF1 Vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 23 février 2016 en DVD. Il est proposé avec des sous-titre en audiodescription pour aveugles et malvoyants.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Séries télé
commenter cet article
28 mars 2016 1 28 /03 /mars /2016 16:43

Des nouvelles de la planète Mars : Photo François Damiens, Vincent MacaigneIl y a comme ça, de ces réalisations dont on ne sait pas pourquoi ils sont produits, tant elles sont vides d’intérêt et tellement creuses qu’on se demande où se trouve l’utilité de nous faire perdre du temps. C’est le cas avec ce film de Dominik Moll (Le moine), qui nous entraine dans un ennui sans fond, entre vulgarités et hurlements pénibles pour un récit usé et vide de sens.

Des nouvelles de la planète Mars : Photo François Damiens, Veerle BaetensLe quotidien de Philippe Mars, quinqua divorcé, ingénieur informaticien, bascule de sa tranquille et minsérable petite vie pépère. Entre ses ados de gosses, un fils nouveau végétarien, une fille bûcheuse, et un ex-épouse célébrité télé, sa vie bascule avec un collègue dont on le charge de surveiller. Jérôme, particulièrement déjanté l’entraine vers des abimes sans fond frisant la folie pure

Des nouvelles de la planète Mars : Photo François Damiens, Jeanne Guittet, Tom RivoireEn fait, j’ai très vite décroché de l’histoire pour ne plus jamais réussir à m’y intéresser. La lourdeur des protagonistes hyper clichés, les propos grossiers sans discontinuer dans l’absence total d’humour ou d’émotion est d’une indigestion pénible. Aussi, la démonstration voulue n’apparait pas évidente par autant d’excès n’est pas arrivée à me sortir de ma torpeur et du rejet d’en suivre plus avant. La faute à une mise en scène et un jeu des personnages patibulaires tous autant qu’ils sont, sans que l’accroche de raccord ne trouve son impact de rebondissement. Il pouvait arriver n’importe quoi, ce qui arrive ensuite n’a pas éveillé mon intérêt.

Des nouvelles de la planète Mars : Photo François Damiens, Vincent MacaigneAvec François Damiens (Les cowboys) et Vincent Macaigne (Les deux amis), la belle Veerle Baetens (Un début prometteur) et les jeunes Jeanne Guittet et Tom Rivoire (Tiens-toi droite), Olivia Côte (Cerise) et Michel Aumont (Coup de tête), ainsi que Catherine Samie et Léa Drucker (Arrêtez-moi là).

1 étoile

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 11:21

Un grand merci à Damned Films pour m’avoir fait découvrir ces excellents documentaires réalisés à quatre ans d’intervalles par Anna Recalde Miranda sur la situation politique du Paraguay à un rendez-vous historique important du pays dans un contexte très particulier, dont ce regard apporte une dimension lumineuse des tenants et aboutissants véritablement impressionnant.

Afficher l'image d'origineLa tierra sin mal - La terre sans mal a longtemps mal porté son nom. Alors que la campagne présidentielle de 2008 bat son plein, tout en suivant les deux candidats principaux, Anna Recalde Miranda nous dresse le constat d’un pays qui sort de 61 années de dictature militaire, dont 35 ans sous la dictature du général Alfredo Stroessner, et du parti unique Colorado, dans un portrait des deux partis en présence. L’ex-évêque Fernando Lugo, porte Afficher l'image d'originetous les espoirs du peuple rassemblant les partis progressistes. Face à lui, la candidate héritière d’un régime dictatorial et corrompu sur un système mafieux qui gangrène toute la société. Pour mieux comprendre les enjeux, nous suivons ces premières élections libres jusqu’à la victoire inespérée et porteuse d'espoir d'une nouvelle vie et de justice pour toutes les victimes.

Afficher l'image d'originePouvoir et impuissance, reprend le parcours chaotique d’un président et de son gouvernement, totalement impuissant dans ses réformes indispensables au pays par un manque de majorité parlementaire, bloqué par l’opposition et la défaite aux législatives. Une opposition qui ne recule devant rien entre violence et corruption, jusqu’à la destitution pure et simple, tuant ainsi la démocratie et imposant l’ancien visage politique d’un Paraguay entre les mains de narco-trafiquants et des compagnies étrangères.

Afficher l'image d'origineDeux très beaux documentaires passionnants, se suivant tel un thriller angoissant et révoltant pour tout démocrate, qui émeut et révolte devant un tel récit. Filmé au plus proche des protagonistes, nous suivons leurs campagnes électorales ainsi que leurs réflexions sans fard, criant de vérité d’autant plus malaisé face aux enjeux. J’ai été subjugué en suivant la trame historique et horrifié face aux exactions commises par milliers durant tant d’années avec les réactions des assassins et tortionnaires sans remord ou regret. Magnifiquement filmé, ces documentaires apportent une dimension au genre qui envoute et hante longtemps.

Le dyptique La tierra sin mal et Pouvoir et impuissance d'Anna Recalde Miranda, distribué par Damned Films, disponible dans les meilleurs bacs à partir du 29 mars 2016 en DVD. Il est proposé en version originale espagnol sous-titrée français, espagnol, italien et anglais.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Documentaires
commenter cet article
24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 14:27

Film dramatique décapant dans l'enfer de la drogue et d'une amitié forte entre deux amis de toujours, réalisé par Claudio Caligari peu de temps avant son décès en 2015 dans un format mixant savamment le documentaire et la fiction sur un rythme endiablé.

http://bolognabloguniversity.it/wp-content/uploads/2015/12/Non-Essere-Cattivo.jpgLes deux amis d’enfance inséparables, Vittorio et Cesare sont des dealers qui mènent une vie entre boites de nuit, alcool et drogues dures aux excès destructeurs, entrecoupés de braquages et délinquences en tous genres. Quand Vittorio rencontre Linda, il décide d’arrêter pendant qu’il en est encore temps, et tente de sauver son meilleur ami. Malgré toute l’aide et soins de son quasi frère, Cesare s’enfonce dans une spirale infernale sans fin de la drogue et la délinquance.

Mauvaise Graine : Photo Luca MarinelliSur un rythme soutenu, dans une folle ambiance destructrice de drogue et d’alcool, de violence et de folie, la narration nous entraine dans un monde effrayant de délire et de bestialité entre les trafics et la prostitution pour la douleur et la mort. Un univers chaotique qui fait frémir d’horreur par autant de dépendance douloureuse d’où aucun plaisir n’en ressort, qu’une maladie mortelle qui gangrène les junkies. J’ai été mis mal à l’aise par ce récit qui rend compte d’une situation que l’on a tendance de plus en plus à masquer dans le cinéma. Trop souvent en effet, Afficher l'image d'origineles films nous montrent de belles rigolades dans l’utilisation des drogues, sans nous en décrire les véritables effets, comme des publicités minimisant les conséquences. Sans porter aucun jugement, Claudio Caligari qui connaît le sujet pour l’avoir déjà abordé notamment dans son premier documentaire, nous entraine avec lucidité et émotion dans les arcanes et circonvolutions d’un monde centré sur le besoin toujours grandissant de dose. Et si son personnage central s’en sort, il en garde les stigmates à vie dans une peur permanente de retomber.

Afficher l'image d'origineLa réalisation navigue entre style cinéma classique et documentaire caméra à l’épaule, nous faisant vivre la suractivité maladive des protagonistes qui nous en donne le tournis et la fièvre infectée de coke. Une musique acide rajoute à la rythmique cardiaque sur des images injectées de dope pour mieux nous faire vivre le manque et les délires paranoïaque. L’amitié qui lie les deux jeunes gens se caractérise par les variations des couleurs et la qualité des images. Un film qui marque longtemps.

Mauvaise Graine : Photo Luca MarinelliUn casting qui fonctionne très bien, avec Luca Marinelli (La grande Bellezza) et Alessandro Borghi sont excellents, Silvia D'Amico et Roberta Mattei sont belles et talentueuses, face à Alessandro Bernardini et Valentino Campitelli, ou encore Danilo Cappanelli et Manuel Rulli, et la jeune Alice Clementi, dans une ambiance marquante.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 16:46

Afficher l'image d'origineGentille petite comédie romantique bien sympatoche de Chris Evans, qui pour son premier long métrage nous entraine dans une virée nocturne entre deux inconnus aux cœurs brisés, dont les sentiments réciproques seront mis à rudes épreuves.

Afficher l'image d'origineDans la gare de Grand Station de New York, Nick Vaughan jeune trompettiste, remarque une jeune femme courant désespérément après son train pour Boston, qu’elle rate de peu. Il la retrouve peu après dans un café et entame une conversation avec Brooke, qui s’est fait voler son sac, et ne peut ni téléphoner ni rentrer chez elle. S’engage alors une nuit de tous les possibles, tentant cout que cout de trouver toutes les solutions possibles pour qu’elle puisse se rende à Boston. Brooke souhaite sauver son couple qui bat de l’aile, quand Nick est invité au mariage de la femme qu’il a aimé. Une grande complicité se créée dans l’adversité et l’entraide mutuelle qu’ils s’offrent.

Afficher l'image d'origineSans extravagance ni aucun reproche particulier, le récit se laisse regarder avec une gentille indulgence mais aussi sans véritable émotion. La romance qui monte crescendo entre les deux protagonistes aux blessures qui les rapproche, se laisse suivre avec amusement mais m’a laissé sur ma faim, pas seulement pour la dernière image quelque peu énigmatique, mais par un sentiment troublé, qui est bien entendu dans le choix scénaristique. Ainsi, ce jeu de séduction sans en avoir l’air, cette complicité amicale qui ne demande qu’à éclore en une histoire d’amour qui se retient avec cette valse d’hésitations et des moments de hardiesse, nous balance entre chaud et froid pour finalement nous faire languir. C’est cependant judicieusement amené, avec facétie et sensibilité, jouant subtilement avec nos nerfs.

Afficher l'image d'origineChris Evans (Comment séduire une amie), devant et derrière la caméra, excelle en ces deux domaines avec conviction, face à la belle et émouvante Alice Eve (La nuit au musée : le secret des pharaons), quand Emma Fitzpatrick (Time out) et Mark Kassen, comme le frérot Scott Evans et John Cullum, ainsi que Beth Katehis (Un amour d’hiver), Maria Breyman (Noé) et Daniel Spink (The incredible Burt Wonderstone) sont de l’ambiance.

Afficher l'image d'origine

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 10:51

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir fait découvrir ce western totalement innovant et surprenant, réalisé en 1970 par Cesare Canevari, qui apportait d’importantes originalités et une ambiance terriblement marquante dans le style et la narration.

Afficher l'image d'origineAlors qu’il va être pendu pour ses méfaits, Burt est secouru par une bande de bandits dans un violent carnage indescriptible, laissant nombre de cadavres. A peine sauvé, Burt tue tous ses complices, et part pour attaquer une diligence et garder la fortune pour lui seul. Mais les choses ne se passent pas vraiment comme il le souhaitait, dans ce désert aride ou le refuge dans une ville fantôme ne sera pas de tout repos.

J’ai été particulièrement intrigué par ce western spaghetti totalement original à plus d’un titre. Sur un récit d’une grande violence, se greffe une ambiance hippie, avec un minimum de dialogue sur une musique psychédélique, qui détonne avec bonne surprise au genre. Très original, les codes du genre sont bouleversés avec des influences hors cadre habituel, avec notamment l’utilisation du boomerang, mais aussi une philosophie propre à la non violence dans un récit cruel. Afficher l'image d'originePassé la première scène qui nous prend à la gorge, puis à la trame qui déroule un paysage lunaire avec cette ville abandonnée, véritable personnage de l’histoire, s’articule une trame avec des protagonistes très marqués qui hantent longtemps de part leur forte expressivité. Ainsi cette jeune veuve au début de la trame, comme le bandit ou les autres intervenants dans une véritable folie générale.0

Afficher l'image d'origineAvec un casting terriblement marquant comme Lou Castel (Gare du Nord) illuminé, face à Corrado Pani et Antonio Salines, Luis Dávila et la belle Claudia Gravy, comme Miguel del Castillo et l’excellente Ana María Noé, Bruno Boschetti et Ana María Mendoza, ainsi que Mirella Pamphili, Joaquín Parra et Diana Sorel.

Afficher l'image d'origineLe film Matalo de Cesare Canevari, dans la collection des westerns européens qui offre une très belle palette de films, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs à partir du 5 avril 2016 en DVD. Il est proposé en version originale italienne sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, Bienvenue en enfer est un long et passionnant entretien avec Alain Petit, qui nous apporte des nombreuses informations sur le film et le western en général.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
22 mars 2016 2 22 /03 /mars /2016 15:46

Afficher l'image d'origineAvec la série de vagues d’attentats que l’Europe subit ces derniers temps, encore ce jour en Belgique, les films de genre tel celui-ci de Babak Najafi prend forcement une résonnance à caractère forcément désagréable de part cette sorte de jouissive réalisation de divertissement qui révulse au plus haut point.

Afficher l'image d'origineA la suite d’une liquidation ratée qui a tué la fille d’Aamir Barkawi, un terrible trafiquant international d’armes fournissant les terroristes, celui-ci prépare une vengeance impitoyable. Lors des funérailles du Premier ministre britannique, d’une mort douteuse, les plus grands chefs d’états arrivent les uns après es autres dans la Capitale. Dans brusquement surgissent de partout des flopés d’assassins déguisés en policier tirent sur tout ce qui bougent, des bombes explosent dans tout le vieux Londres détruisant les monuments célèbres et les ponts isolant le cœur de la ville. De nombreux chefs d’état sont tués ou faits prisonniers. Seul le président américain a la vie sauve, grâce à la dextérité de Mike Banning, l’agent secret. Les terroristes se lancent à leur poursuite.

Afficher l'image d'origineParce que les attentats sanglants du 13 novembre sont passé par là au plus près de nous, comme aujourd’hui en Belgique et encore demain ailleurs ou de nouveau à Paris, les films comme celui-ci prennent une tournure et une connotation bien différente, à mon regard du moins, et de fait j’ai trouvé beaucoup moins « jouissif » les descriptions d’attaques mortels à tout va. Cependant, l’intrigue est menée tambour battant, avec une grande efficacité, tant dans la mise en scène que dans le déroulé des actions, et sur les trucages sur la destruction des monuments célèbres de Londres. Un thème récurent tel La chute de la Maison Blanche. Reste qu’en ces heures sombres…

Avec un casting de cadors en la matière, avec Gerard Butler (La chute de la Maison Blanche) et Aaron Eckhart (I Frankenstein) rodés sur le sujet, face à Morgan Freeman (Code momentum) et Alon Aboutboul, Waleed Zuaiter (Veronika décide de mourir) et  Angela Bassett (White bird), Robert Forster (The descendants) et Jackie Earle Haley (Robocop), ou encore Melissa Leo (Equalizer), Radha Mitchell (Bird people) et Charlotte Riley (Au cœur de l'océan).

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 16:39

Deadpool : Photo Ed Skrein, Gina Carano, Ryan ReynoldsFilm parodique et satyrique des super héros, principalement du mercenaire Deathstroke nommé Slade Wilson, dont Tim Miller pour son premier long métrage d’après le comic book créé par Rob Liefeld et Fabian Nicieza, qui m’a passablement ennuyé en dépit d’actions sans discontinues mais aussi épouvantablement bavard à n’en plus finir.

Afficher l'image d'origineDeadpool est à la poursuite de celui qui la transformer en un monstre immortel. Autrefois Wade Wilson des Forces Spéciales de l’armée devenu mercenaire, a été sujet d’une expérience qui lui permet d’accélérer les guérisons. Devenu surpuissant il a perdu de vu la femme de sa vie tant il a aussi changé de visage tellement. Deadpool traque l'homme qui lui a brisé sa vie d’homme, en luttant contre une myriade de tueurs, comptant bientôt sur des alliés mutants qui se joignent à son combat.

Deadpool : Photo Morena Baccarin, Ryan ReynoldsExtrêmement bavard à m’en saouler, je passe sur la violence qui se veut comique et l’est sans doute peut-être, les actions se suivent sans discontinuer jusqu’à épuisement du spectateur. Nous sommes loin d’un Kick-Ass tant en humour qu’en récit. Drôle incontestablement pour m’avoir malgré tout diverti un tant soit peu, mais agacé également tellement l’exubérance et la volubilité excessive sursature le peu de trame qu’on a se mettre sous la dent. C’est certainement voulu, dans la ridiculisation des supers héros produit par les comics book, mais ça ne m’a pas emballé plus que ça.

Deadpool : Photo Brianna Hildebrand, Ryan ReynoldsC’est à la suite de l’apparition de Deadpool dans X-Men Origins: Wolverine, déjà interprété par Ryan Reynolds, dans la scène finale qui a donné le désir de la réalisation de ce film. Des jeux vidéo ont aussi vu le jour. En tout cas, rien qui justifie à mes yeux à une trilogie, dont un Deadpool 2 est déjà prévu pour l’année prochaine en 2017, en attendant probablement le troisième opus dans la foulée.

Afficher l'image d'origineUn casting sympa, avec notamment Ryan Reynolds (Renaissances) et Morena Baccarin (Spy), Ed Skrein (Le transporteur héritage) et Gina Carano (Fast & Furious 6), Brianna Hildebrand et T.J. Miller (Transformers : l'âge de l'extinction), ainsi qu’Andre Tricoteux et Jed Rees, Rachel Sheen et Taylor Hickson, ou Leslie Uggams, tous dans l’ambiance.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 15:08

Afficher l'image d'origineUn mouaif pour cette petite comédie à l’humour noir australo-british de Kriv Stenders, sur une histoire alambiquée d’un tueur à gage débordé par tous les protagonistes dans une folie tout azimut de meurtres et de manipulations en quiproquos et surprises sur une journée qui remonte confusément à rebours en trois actes les événements qui la compose.

Afficher l'image d'origineCharlie Wolfe, tueur à gag est appelé pour une mission, afin de tuer la femme de son commanditaire qui la trompe. Quand il va pour réaliser le meurtre, il assiste avec curiosité celle-ci avec son amant en train d’enlever puis assassiner une jeune femme dans un faux accident. La journée va ainsi dévoiler bien d’autres actes de meurtres et de chantages avec un nombre incalculable de ratés et de réussites mortelles.

Afficher l'image d'originePassé le premier, j’avais déjà perdu le fil de l’histoire. Au deuxième je m’y désintérssait complètement, quand au troisième je n’étais déjà plus dans la trame, m’en fichant totalement, impatient de voir The end. Le rembobinage de la journée par à coup pour remonter le fil de l’intrigue tout en continuant de l’avancer, est un procédé qui m’a toujours considérablement gavé. Passe les flashbacks qui permettent des révélations ou souvenirs qui restituent les Afficher l'image d'originecontextes des intrigues, mais quand ils sont désordonnés et à l’emporte pièce, c’est ingérable surtout face aux multitudes de personnages et situations qui rendent confusément obscure ce qui n’est qu’un simple vaudeville à six protagonistes s’entretuant joyeusement, sauf que ce n'est pas drôle. Au final, on arrive grosso merdo à suivre les péripéties avec humour parfois glauque, et sinon rire au moins sourire aux absurdités et imbécilités des protagonistes. A prendre pour ce que c’est sans se creuser les méninges, car vite oublié.

Afficher l'image d'origineUn casting pourtant sympathique, avec Simon Pegg (Hector et la recherche du bonheur) égal à lui-même, Steve Le Marquand (Commandos de l'ombre) avec les belles Alice Braga (Droit de passage) et Teresa Palmer (Hell town), ainsi que Sullivan Stapleton (300 : la naissance d'un empire) et Luke Hemsworth, frère de Chris et Liam, Callan Mulvey (Miss Meadows), Bryan Brown, ou encore Anna Philp.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article