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27 janvier 2016 3 27 /01 /janvier /2016 08:16

Un grand merci à TF1 Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette très jolie série animée du célèbre petit personnage d’après les frères Nino et Toni Pagot et Ignazio Colnaghi, réalisé par William Renaud, auteur de 45 épisodes de la série à ce jour.

https://tv-programme.com/pic/episodes/100561.jpgComposé de 7 épisodes de 11 minutes, nous retrouvons Calimero, le petit poussin adorable et maladroit, avec ses amis Valeriano et Pierrot et sa tendre Priscilla, pour des aventures drôles et émouvantes. Pour un public de petits, il est aussi adressé aux plus grands, qui comme moi ont été bercé dans l’enfance par les séries d’alors, et c’est avec un grand plaisir que je me suis régalé de replonger dans cet univers charmant. La qualité du graphisme numérique est une vraie réussite, entre des couleurs vives et chaleureuses, et une luminosité chatoyante, l’animation est un véritable enchantement. Les différentes histoires sont toujours pleines de bons sentiments, sans toutefois sombrer dans le naïf, mais toujours avec un esprit de solidarité et d’amitié quoiqu’il arrive dans les maladresses aux nombreux rebondissements.

Afficher l'image d'origineC’est pour les besoins d'une publicité pour la lessive Ava que le petit Calimero est né en 1962, avant d’apparaitre dans une série l’année suivante avec Calimero le poussin noir. L’argumentaire étant qu'il est noir parce qu'il est tombé dans la boue en naissant, et grâce à la fameuse lessive, Calimero retrouve sa couleur jaune. A partir des années soixante-dix, le petit personnage apparait dans des séries dessins animés non-publicitaires diffusées dans le monde entier. Devenu légendaire Calimero et sa Afficher l'image d'originecomplainte C'est vraiment trop inzuste, est devenu le symbole du syndrome de la persécution. La nouvelle série créée en 2014, est composée de 4 DVD : 1 - Calimero et ses amis !, 2 - Calimero et les inventions de Do Vinci, 3 - Vive la récré !  et 4 - La fête d'anniversaire ! Avec les voix de Fanny Bloc et George de Vitis, Naike Fauveau et Pascal Sellem.

Le volume 4 de Calimero la fête d’anniversaire de William Renaud, distribué par TF1 Vidéo, sera disponible dans les meilleurs bacs dès le 3 février 2016. Il est proposé en version française.

3 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Séries télé
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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 08:35

Un grand merci à BAC Films pour m’avoir permis de découvrir ce terrible drame psychologique thriller, réalisé par Yves Angelo, qui nous met bien mal à l’aise à souhait.

Afficher l'image d'origineLa juge Sophie Picart auditionne la jeune Juliette Larrain pour une affaire d’abus de faiblesse sur son amant. Affaire banale et sans réelle incidence juridique, si en fouillant plus qu’elle ne le devrait, Sophie pressent que Juliette est la mère biologique de son fils adopté sous X. Alors qu’elle devrait se dessaisir de l’affaire, comme lui conseille son mari Olivier également magistrat, elle s’acharne avec haine sans raison valable contre la jeune femme. Ecœuré par l’injustice de sa femme, il décide d’aider Juliette sans plus d’explication. Mais quand la jeune femme découvre qu’il est le mari de sa tortionnaire, elle va chercher à comprendre ce qu’on lui veut.

Afficher l'image d'origineJ’ai beaucoup aimé cette terrible histoire qui prend à la gorge d’entrée de jeu, avec cette folle hystérique de juge qu’on ne souhaiterait jamais se retrouver en face. J’ose espérer que dans la réalité, des gardes fous sont prévus pour temporiser pareille folle. Je me suis donc laisser prendre par le rythme du récit à l’ambiance lourde et oppressante qui ne nous lâche qu’à la toute fin. Ainsi, sans perdre de temps, nous sommes plongés dans Afficher l'image d'originel’absurdité d’une femme abusive aux instincts d’une mère inutilement inquiète qui part en vrille, se mettant avec sa famille en danger contre une jeune femme fragile mais de forte résistance. C’est poursuivre le débat sur les abandons d’enfants sous X, comme évoqué dans récemment dans Je vous souhaite d'être follement aimée, et une réflexion sur la vérité à révéler aux enfants adoptés d’une manière ou d’une autre. Sur une très belle réalisation en cinq actes et sans musique, éléments rarement utilisé, qui donne plus de force à la narration et à l’ambiance suffisamment bien délétère. Un film puissant et qui hante longtemps.

Avec une odieuse et excellente Sylvie Testud (Arrête ton cinéma !) pleine puissance de conviction, et un Grégory Gadebois (Coup de chaud) lâchement magnifique, qui font face à Mathilde Bisson (Jamais le premier soir) brillamment marquante et s’impose véritablement. Zacharie Chasseriaud (Un début prometteur) est convaincant, comme John Arnold (9 mois ferme) et Pascal Ternisien (Bis), de même Thomas Doret (Renoir), Stéphane Colombe et Elodie Van Wormhoudt qui tient deux rôles.

Le film Au plus près du soleil d’Yves Angelo, distribué par BAC Films, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 19 janvier 2016 au prix conseillé de 19,99€.

3 étoilesAfficher l'image d'origine

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 18:47

La dix-septième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, nous offre de découvrir ce superbe coffret de quatre documentaires sur différents aspects de la seconde guerre mondiale, avec beaucoup d'émotion et d'informations, sur des images d'époques saisissantes.

Afficher l'image d'origineLa drôle de guerre d'Alan Turing réalisé par Denis van Waerebeke, est excellemment explicite sur un génie qui apporta tant à la résolution du décryptage fondamentale des codes de transmission nazi, grâce à l’invention du premier ordinateur et permis de réduire la seconde guerre mondiale de deux ans. Le documentaire insiste aussi sur l’injustice dont les politiques l’ont remercié en l’effaçant de la mémoire collective, et le condamnant à une exécution chimique pour « traiter » son homosexualité. Il alla même jusqu’à imaginer et concevoir l’Intelligence Artificielle. Un document complet et intelligible dont le film Imitation game avait abordé récemment.

Afficher l'image d'origineRésistants-Collabos : une lutte à mort de Franck Mazuet et Christophe Weber, qui reviennent sur une page sombre de notre Histoire, où la défaite de la France en 1940 va voir s'affronter deux camps opposés, les collaborateurs pétainistes et les résistants. Quatre années de guerre entre français, dans la plus extrême violences, entre dénonciations, arrestations tortures et exécutions. Et puis le temps de l’épuration à la fn de la guerre, avec les clivages politiques et son lot de surprises. Un documentaire véritablement saisissant.

Afficher l'image d'origineDas Reich, une division SS en France est un excellent documentaire de Michaël Prazan (Le procès d'Adolf Eichmann) co-écrit avec Christiane Ratiney. A partir d’archives, souvent en couleur, il nous dresse toute l’historique de la trop célèbre division nazie qui sema la mort dans toute d’Europe. En juin 1944, envoyés vers la Normandie où se déroule le débarquement, ils firent régner la terreur et l’horreur à Tulle et à Oradour-sur-Glane. Explicitant avec minutie, c’est une plongée dans la barbarie des allemands ainsi que des alsaciens complices des massacres qui glace les sangs, et dont les sanctions furent inexistantes. Un documentaire qui hante.

Afficher l'image d'origineLa fascination des femmes pour Hitler est un premier documentaire réalisé par André Annosse, qui laisse perplexe quand à son traitement. Sur un sujet aussi intéressant, avec aussi peu d’éléments tangible sur le poids réel du vote des femmes allemandes et leur fascination pour le chef nazi, difficile d’être convaincu. Basé sur des on-dit et des rumeurs, telles les liaisons supposées d’Hitler avec Winifred Wagner, la cinéaste Leni Riefenstahl, ou ses relations sado maso avec sa demi-sœur Angelika Raubal « Geli », à coup de « aurait été », « on suppose », « probablement » ne font pas preuves historiques. Une vision un brin machiste , même si le documentaire relate l’enrôlement obligatoire des femmes, forcément conditionnées dès très jeunes.

Les documentaires sont réunis dans le coffret Collection 39-45, distribué par ZED, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 9 octobre 2015.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont vous retrouvez les meilleures séries sorties l'an dernier et les meilleurs films sur la guerre, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

3 étoiles

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 08:33

Afficher l'image d'origineRemake de Florent Siri (Cloclo) du célèbre film de 1963, La cuisine au beurre de Gilles Grangier avec le duo impayable dans toutes nos mémoires des Fernandel et Bourvil, dans une version modernisée plus actuelle, mais pas forcément pour meilleure, bien au contraire, même sans démériter.

Afficher l'image d'originePréoccupé de décrocher une étoile du guide Michelin, François délaisse sa femme Charlotte qui de son côté est obnubilée d’avoir son premier enfant approchant de la quarantaine. Leurs relations particulièrement tendues, prend une nouvelle dimension avec le retour d’Alex, le premier mari de Charlotte, déclaré mort 10 ans plus tôt lors du terrible tsunami de 2004. Des retrouvailles heureux pour les uns, détestables pour les autres, pour une cohabitation malaisée et aux conséquences incertaines.

Afficher l'image d'origineForcément dans ces cas, j’ai sans cesse fait des parallèles entre les deux films. Et si je me suis malgré tout bien amusé à certaines répliques et gags, j’en ai trouvé d’autres douteux comme les volées de gifles, violence qui ne me fait jamais rire. Mises à part quelques longueurs et baisses de régime, l’histoire tourne parfois en rond en manque d’idée, mais le récit reste bon Pension complète : Photo Franck Dubosc, Nader Boussandelenfant. Ce n’est pas toujours bien joué, mais finalement se laisse regarder comme un samedi soir. En fait, pour une reprise, les scénaristes ne se sont pas trop foulé les méninges. La réalisation est typique théâtrale en trois actes, dans des huis clos d’une baraque moderne et froide relativement moche, comme d’une salle de restaurant qui ne me donne pas faim malgré la mer en face.

Afficher l'image d'origineLe duo Franck Dubosc (Bis) et Gérard Lanvin (Premiers crus) met du temps à se mettre en place, quand Pascale Arbillot (Papa was not a Rolling Stone) trouve je juste ton d’emblée, de même Audrey Dana (Boomerang) amusante. Nader Boussandel (Jamais de la vie) et Catherine Lachens (Les beaux jours), comme Marc Barbé (La religieuse) et Abdoulaye Dembele, la jolie Nora Hamzawi (L'Ex de ma vie), Manuel Gelin et Stefan Godin sont dans l’ambiance.

2 étoiles

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 17:48

Afficher l'image d'origineDans la dix-septième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, sympathique découverte pour ce film d’action, Falcon rising d’Ernie Barbarash, spécialiste des films du genre, pour nous plonger au cœur des favelas de Rio, dans une enquête jouissivement mouvementée.

Falcon Rising : Photo Michael Jai White, Neal McDonoughVivant mal le retour à la vie civile après ses missions de marine, le vétéran John "Falcon" Chapman souffre d'un trouble de stress post-traumatique. Lorsqu’il apprend que sa sœur Cindy, dont il est très proche, a été retrouvée entre la vie et la mort dans une favela de Rio, il prend le premier avion. Accueilli par son ami Manny Ridley du consulat et ancien compagnon d’arme, il se fait emmener à l’hôpital où sa sœur est dans un coma profond, puis sur le lieu de l’agression. Bien décider à retrouver les coupables, il ne se doute pas qu’il met le nez dans les affaires de mafieux inattendues, et de trafics particulièrement sales.

Afficher l'image d'origineSi le récit n’apporte peut-être pas d’originalité dans sa construction pour le genre, il est indéniablement très efficace par son style, son rythme et ses superbes combats en arts martiaux. Car il y a bien sûr des coups de feu à profusion, mais surtout des très belles scènes de combats dignes des Bruce Lee. Je me suis donc beaucoup régalé par cette plongée dans cette trame, d’un frère qui cherche les coupables de la tentative de meurtre de sa sœur et qui va découvrir au fil des découvertes de bien plus gros obstacles qui ne l’arrêteront pas tel un bulldozer.

Afficher l'image d'origineRéalisation soignée, cascades et combats de très belles chorégraphies qui impressionnent par leurs difficultés et variétés originales. Une mise en scène savamment maitrisée pour faire monté le suspens crescendo. Un peu d’humour et d’émotion parsème ce thriller d’actions qui ne démérite pas. Un séquel de la franchise Codename: Falcon, flight of the Falcon, est déjà en pré-production.

Afficher l'image d'origineLe casting est parsemé d’interprètes de talent, avec Michael Jai White (The dark knight, le chevalier noir) extrêmement efficace et convaincant, face à Neal McDonough (Red 2) et Laila Ali, fille du célèbre boxeur, Jimmy Navarro et Millie Ruperto, ainsi que Lateef Crowder (Fast & Furious 7) et Masashi Odate, comme de la belle Hazuki Kato (Opération Muppets) et la petite Arzoris Perez.

Le film Falcon Rising, réalisé par Ernie Barbarash, distribué par Metropolitan Filmexport, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 4 janvier 2016. Il est proposé en version anglaise sous-titrée française, et en version française. En bonus, les coulisses du tournage avec des interviews de l’ééquipe, réalisateurs interprètes et techniciens, et des scènes coupées.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut trouver aussi http://www.cinetrafic.fr/film-2016 et http://www.cinetrafic.fr/film-d-action, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

3 étoiles

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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 09:07

Un grand merci à Dissidenz Films pour m’avoir permis de découvrir issu du coffret Coffret 2 DVD cinémas de Corée du Sud : coupables ou victimes ? ce terrible premier long métrage réalisé en 2013 par Lee Sujin, sur un thème dificile, avec une approche originale sur selon les point de vues opposés.

Afficher l'image d'origineEn cours d'année scolaire, la jeune lycéenne Han Gong-ju est contrainte de changer de lycée. Elle emménage chez la mère d'un de ses enseignants. Dans son nouvel établissement pour jeunes filles, tout en tentant de rester discrète et sans lien, ses talents de chanteuse et musicienne sont remarqués par des camarades qui souhaitent se rapprocher d’elle. Puis, subjuguées, elles la filment et l'enregistrent pour la présenter à une maison de production. En faisant le bien, elles ne se doutent pas des conséquences qui vont ressurgir.

Afficher l'image d'origineTerrible et beau film, qui au-delà d'un traumatisme, s’attache plus particulièrement aux différents point du vue entre victime et coupable, et au regard des autres. A la différence des nombreux films sur cette thématique sociétale difficile, Lee Sujin aborde donc son récit d’un point de vue original. Face à un sujet aussi dramatique, il a l’intelligence et la subtilité d’en montrer le moins possible et de le suggérer par flashbacks judicieux et allant crescendo.

A Cappella : Photo Chun Woo-heeJ’ai été subjugué par la réalisation et la mise en scène d’une qualité maitrisée, accompagnée d’une bande musicale rythmée par un chant joyeux à l’opposé du drame. Ainsi, c’est avec subtilité et sensibilité que se déroule le cheminement psychologique d’une jeune victime, dont le calvaire circule sur la toile, et qui pourtant se retrouve seule face à son malheur. Un film qui marque plus par sa force d’évocation, et l’extrême talent de la jeune interprète qui hante longtemps. A cappella de Lee Su-jin, ainsi que Délinquant juvénile de Kang Yi-kwan, composent le coffret Coffret 2 DVD cinémas de Corée du Sud : coupables ou victimes ?.

Afficher l'image d'origineAvec la très jolie Chun Woo-hee qui est terriblement marquante d’émotion et de talent, face aux non moins talentueux Jeong In-seon et Kim So-Young, Lee Yeong-ran et Baek Ji-won, autant que Jeong Han-bin et Kim Choeyongjun, ou encore Kim Hyun Joon, Kim Jung-suk et Kwon Bum-Taeg.

Afficher l'image d'origineLe film A Cappella de Lee Sujin, distribué par Dissidenz Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 13 octobre 2015 au prix conseillé de 30,00€ le coffret. Il est proposé en version originale coréen sous-titrée français. Dans les suppléments, un entretien avec le réalisateur, accompagné d’un court-métrage Son’s de Lee Sujin.

3 étoiles

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 07:30

Un grand merci à Diaphana pour m’avoir permis de découvrir ce très beau premier long métrage, entre documentaire reportage et film fiction, réalisé par Chloé Zhao, qui nous plonge au cœur de la réserve de Pine ridge, chez les amérindiens dakotas, et leurs difficiles conditions de vie, entre rêves et désespoirs, entre deux cultures et civilisations antinomiques.

 

Après avoir terminé ses études, Johnny Winters jeune lycéen décide de quitter la réserve indienne avec sa petite amie pour Los Angeles, où elle compte entrer en université. Le décès de son père chamboule ses rêves, avec le scrupule d’abandonner sa petite sœur de treize ans Jashaun, dont il est extrêmement proche. Afin de s'acheter une voiture pour le grand départ, Johnny vend de l’alcool, pourtant prohibé par le conseil local pour lutter contre l’alcoolisme qui sévit, qui rajoute aux difficultés.

 

Les Chansons que mes frères m’ont apprises : PhotoPas de bal de promo ni de spring break pour ces jeunes amérindiens, dont la préoccupation est de survivre dans l’aridité de leur vie, coincés entre l’alcoolisme et la misère, les petits boulots et les allocations. Familles nombreuses, et aucun rêve à l’horizon des magnifiques paysages sauvages de leurs ancêtres. Chloé Zhao nous invite dans une société désolée, pourtant pleine d’espoir mais tellement impossible à réaliser sur place, que la fuite semble la seule solution, pour disparaître dans les mégalopoles. J’ai beaucoup aimé cette chronique au jour le jour, avec la relation entre le frère et la sœur, et une culture qui se refuse de disparaître. D'autant que je n’ai pas senti ni de sordide ni de désespérance, malgré une sorte de fatalisme, avec peut-être un renouveau dans cette septième génération.

Chloe Zhao's Songs My Brothers Taught MeLa réalisation en documentaire-fiction, se construit au jour le jour, laissant une entière liberté de vivre ces instants souvent intimes, sans jamais s’imposer ou déranger. La mise en scène est fluide, doucereuse et lancinante, tournant en rond sur l’indécision dans un lieu tantôt magique, tantôt maudit, d'où résonne un passé glorieux et sanglant, pour un présent sombre et statique où l’avenir semble absent et pourtant chargé de possibilités immenses. La caméra parcourt tout aussi bien cette immensité infinie et ces intérieurs cloisonnés qui symbolisent avec autant de soin une situation qui ne saurait durer. Il y règne une porfonde et tendre poésie qui hante longtemps.

Après des décennies d’un génocide ponctué de massacres et d’épidémies volontairement meurtriers, prolongé par l’incitation à l’alcoolisme qui devait parachever ce qu’un ministère officiel des affaires indiennes avait en charge d’une solution finale, le parcage des derniers survivants dans des camps de concentrations, était la touche ultime à l’indicible. Depuis, résignés et soumis, les amérindiens tentent de se reconstruire, tant une identité qu’un https://diversfilms.files.wordpress.com/2015/09/screen-shot-2015-03-13-at-3-01-08-am1.pngavenir dans cette société qui leur est étrangère, hostile et fermée. Grâce à des procès, ont pu leur être rendu une certaine légitimité et dignité, des droits, et en principe des réparations financières et territoriales, certes de peu d’effet. La révolte de Wounded Knee, lieu symbolique du dernier massacre, avait dans les années soixante-dix marqué le réveil d’un peuple, comme on l’entre aperçoit dans cette dramatique.

Songs My Brother Taught Me – Chloé ZhaoLe casting, principalement composé d’amateurs habitants les lieux, intègre des professionnels avec naturel. Ainsi, John Reddy et la jeune Jashaun St. John, sont excellent d’émotion et de tendresse, ainsi que Taysha Fuller et Eleonore Hendricks, comme Travis Lone Hill et Cat Clifford, ou encore Irene Bedard et Dakota Brown, qui jouent avec une marquante sincérité.

Le film Les chansons que mes frères m’ont apprises de Catherine Corsini, distribué par Diaphana, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 27 janvier 2016 au prix conseillé de 19,99€ en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée française. Dans les suppléments, un entretien avec la réalisatrice, ainsi que de nombreuses scènes coupées nous sont proposées.

3 étoiles

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 12:17

La Belle saison : PhotoUn grand merci à Pyramide Films pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film sur une belle et triste histoire d’amour de Catherine Corsini, dans le contexte du mouvement féministe des années soixante-dix, et le réveil des consciences de l’après 68 pour le droit des femmes d’aimer et d’assumer leurs amours et leurs corps.

Delphine est une jeune fille de paysans, consciente de ne pouvoir vivre pleinement son homosexualité dans son milieu, décide de monter à Paris et de gagner son indépendance. Elle fait la rencontre de Carole, hétéro parisienne et en couple avec Manuel, enseignante et militante dans un mouvement féministe. Le coup de foudre est immédiat, et le bonheur est au rendez-vous. Mais quand le père de Delphine devient soudain grabataire, elle se doit de retrouver sa mère pour l’aider à la ferme. Carole décide alors à tout quitter pour la rejoindre. Elle découvre un autre monde et une autre mentalité machiste et pas prête à accepter les lesbiennes, et une Delphine moins encore à sortir du placard.

La Belle saison : Photo Cécile de France, Izïa HigelinHistoire d’amour entre la fille des villes et la fille des champs, dans un contexte du mouvement féministe du début des années soixante dix, et les difficultés d’assumer son orientation sexuelle au grand jour dans une société à la morale et aux lois homophobes. L’histoire d’amour saphique entre les deux filles est belle et difficile quand à sortir du placard, avec une vision de deux mondes aux mentalités inconciliables, la dualité campagne et Capitale est décrite avec passion. Sont ainsi évoqués les différents combats pour la parité salariale, contre le machisme patriarcal de la société d’alors avec la soumission des femmes aux maris, notamment celles dans lesLa Belle saison : Photo Cécile de France, Izïa Higelin fermières privées de salaires et forcément de retraite qu’il leur faudra attendre les années 80. Sans être une restitution complète de cette époque, qui en plus de l’avortement qui est évoqué, pouvaient être développés les entraves des médecins refusaient trop souvent de prescrire la pilule, et les pharmaciens d’en vendre, que les filles et les femmes devaient avoir l’accord parental ou celui du mari, sans parler des salaires versé sur un compte joint car il fallait là aussi l’autorisation patriarcale pour avoir droit à un compte personnel. Rappeler que la loi interdisait aux homosexuelles, l’accès à la fonction publique, et était motif de licenciement, sans oublier brièvement évoqué leur internement et traitement de chocs pour les « guérir ». On peut regretter de ne pas avoir évoqué un événement d’importance, avec le début de la première gay pride française, en s’invitant au défilé du 1er mai 1971. Commencée lors des émeutes de Stonewall du 28 juin 1969, suite à une descente musclée et homophone de la police au Stonewall Inn à New-York. J’ai donc beaucoup aimé ce récit, sur une histoire d’amour simple et compliquée, entre deux ressentis de deux mondes différents, sans happy end ni mauvaise fin. La réalisation est belle, aux images particulièrement soignées pour un récit émouvant aux protagonistes attachantes.

Izïa Higelin (Mauvaise fille) est excellente de talent et d’émotion qui hante longtemps, avec Cécile de France (En équilibre) pleine de passion. Noémie Lvovsky (Tiens-toi droite) est terriblement marquante. Kévin Azaïs (Les combattants), comme la belle Laetitia Dosch (Mon roi), Benjamin Bellecour (Prêt à tout) et Sarah Suco (L'enquête), mais aussi Nathalie Beder (Le goût des merveilles) et Calypso Valois (La vie domestique), ou encore Jean-Henri Compère (A perdre la raison) et Bruno Podalydès (Comme un avion) sont de l’ambiance avec succès.

Le film La belle saison de Catherine Corsini, distribué par Pyramide Films, sera disponible dans les meilleurs bacs dès le 19 janvier 2016 au prix conseillé de 19,99€ en DVD et 24,99€ en blu-ray. Il est proposé en version audiodescription et en pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, un passionnant entretien avec la réalisatrice Catherine Corsini, et la productrice Elisabeth Perez qui évoque son film et le choix des ses actrice. De nombreuses scènes coupées, alternatives ou rallongées, sont proposées et qui apportent un éclairage complémentaire et intéressant sur le film.

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 15:28

Afficher l'image d'origineEpouvantable comédie dramatique consternante de Diane Kurys (Pour une femme) qui nous enfonce dans les méandres cauchemardesques des coulisses d’une réalisation d’un film sûrement bien meilleur que celui-ci, et qui pourtant est tiré du roman C'est le métier qui rentre d'après l’actrice Sylvie Testud qui narrait sa véritable histoire.

Afficher l'image d'origineTerminant de jouer un film, l’actrice Sybille Teyssier se voit proposer de réaliser elle-même un film tiré de son premier livre qu’elle est en train d’écrire. Toute à sa joie, elle remet son scénario à ses deux productrices, Brigitte et Ingrid complètement barges et tyranniques. Commence alors un cauchemar sans fin, quand elles lui font changer le cadre de son histoire, une fois, deux fois… puis le choix des interprètes, et de l’équipe de réalisation, changeant sans cesse d’avis, jusqu’au jour enfin du démarrage du film qui sera le clou de l’horreur.

Afficher l'image d'origineAbsolument sidérant de nous faire subir pareil supplice. Donc, à la base il y a l’histoire vraie arrivée à l’actrice qui lui fut proposé d’adapter son histoire familiale en passant derrière la caméra jusqu’à la lie une terrible mésaventure. En soit, l’expérience, en comédie ou en dramatique avait de quoi séduire, mais pire que pire du pire que le pire que l’on puisse nous faire subir, est le summum du pire. Entre les gueulardes lesbiennes hystériques complètement tarées, et les sAfficher l'image d'origineous fifres amorphes de l’actrice et des corvéables sado-masos d’employés jusqu’à l’horrible monstre de foire d’un chanteur méconnaissable de chirurgie destructrice, je n’en pouvais plus d’autant supporter. Tout est définitivement pénible, ou presque, car à l’exception du duo infernal, les comédiens sont à contrario excellents, même l’inattendu Fred.

Afficher l'image d'origineSylvie Testud (Le talent de mes amis) est absolument adorable face à Josiane Balasko (Les gazelles) et Zabou Breitman (Je compte sur vous) parties aux antipodes de l’insupportable des excès épouvantablement faux. Alors que pour une fois, j’ai trouvé Fred Testot (Bon rétablissement !) vraiment bien, de même François-Xavier Demaison (Paris à tout prix), ainsi que les très belles Claire Keim (Respire) et Hélène de Fougerolles (Pardonnez-moi), Virginie Hocq (La liste de mes envies) et Florence Thomassin (Le cœur des hommes 3),  Alban Casterman (Le grimoire d'Arkandias), Michel Drucker lui-même dans son unique rôle d’animateur de son émission, et une vision d’horreur sur Dave qui ne ressemble plus à rien qu’à une momie de film frankensteinien.

1 étoile

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Published by bobmorane75 - dans Films
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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 10:59

Afficher l'image d'origineExcellent thriller dramatique de John Sturges, réalisé en 1955 d'après le roman d'Howard Breslin, sous le pseudo de Michael Niall, évoquant alors le terrible sort des nippo-américains durant la seconde guerre mondiale, et du comportement raciste et xénophobe aux préjugés honteux de l’Amérique à l’égard de cette communauté.

http://emanuellevy.com/wp-content/uploads/2012/10/Bad_day_at_black_rock_4.jpgJohn J. Macreedy est le premier voyageur depuis quatre a descendre sur le quai de la gare de Black rock, petite ville accablée de chaleur au fin fond du désert. Etranger, amputé d’un bras et posant des questions sur Adobe flat, un lieu dit des environs, et sur un certain Komoko, suscitent chez les autochtones, méfiances et agressivités. Les menaces de la part des hommes de Reno Smith, deviennent des tentatives de meurtres, surtout quand grâce à la voiture de la jeune Liz Wirth, il découvre que la ferme de Komoko a été incendié et le fermier japonais assassiné. John sait alors qu’il ne pourra plus quitter la ville vivant.

Afficher l'image d'origineSur une narration toute en thriller, le récit aborde avec beaucoup de justesse et de sensibilité l’indigne comportement des américains sur la communauté américaine d’origine japonaise, qui furent des centaines de milliers parqués dans des camps, et nombreux subirent de véritables lynchages mortels. Sur fond de maccarthysme, avec les suscitions paranoïaques de la population qui en perd tout sens des valeurs démocratiques, ce récit tente une première excuse publique aux victimes. La fin est d’ailleurs terrible, avec l’appropriation du héro de guerre, un jeune américano-japonais, mort pour la patrie stars and stripes. J’avais déjà été envouté la première fois que j’avais vu ce film, il est encore terriblement marquant aujourd’hui, et hante longtemps.

Afficher l'image d'origineIl faut dire que la réalisation est soignée, avec d’entrée de jeu comme cette chaleur du désert qui nous prend à la gorge, avec cette luminosité aveuglante, comme l’hostilité des habitants et la sécheresse d’humanité que la culpabilité les étreint. Ainsi, crescendo l’angoisse monte sans que l’on comprenne la haine envers cet inconnu, pour dévoiler progressivement les liens qui unissent les lyncheurs de la large lâcheté de la majorité silencieuse. Une chape de plomb incandescente qui règne tout du long du récit, avec cette révélation finale comme un crève cœur.

Afficher l'image d'origineLe casting est tout simplement prodigieux, entre l’excellentissime Spencer Tracy et le brillant Robert Ryan (La bataille pour Anzio), comme le jolie Anne Francis et Dean Jagger (L'attaque de la malle-poste), autant de talent pour Walter Brennan (L’étang tragique) et John Ericson, comme de Ernest Borgnine (L'Aventure du Poséidon) toujours aussi marquant, l’increvable Lee Marvin (Parole d’homme) et Russell Collins (Torpilles sous l’Atlantique), ou encore Walter Sande (Le grand Bill) et Harry Harvey, qui marquent de leur aura.

4 étoiles

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