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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 11:14

Un grand merci à Arcadès pour m’avoir fait découvrir ce célèbre film réalisé en 1931 par Fritz Lang (Metropolis), pour son premier film parlant, d'après l’article d’Egon Jacobson, s’inspirant de faits divers véridiques de tueurs en série, Peter Kürten, Fritz Haarmann, Karl Großmann et Karl Denke, qui marquèrent les années vingt.

La disparition d’une petite fille dans Berlin, se rajoute à d’autres meurtres d’enfants qui s’accumulent depuis peu. La police décide d’employer les grands moyens et de quadriller toute la ville nuit et jour, mettant en danger le commerce de la pègre. Les chefs mafieux se concertent à leur tour pour une chasse à l’homme, et mettent tous leurs effectifs sur le coup, cependant que le meurtrier vaque à ses recherches de petites filles.

Un terrible et impressionnant film d’ambiance délétère, où la montée de l’angoisse avec la gamine et le meurtrier, dans un chassé croisé d’enquête policière, et de chasse au monstre. J’en ai été encore saisie d’effrois par la narration, dans cette ville aux enchevêtrements de rues et ruelles, la chasse et la nasse qui se referme avec les craintes pour la gamine. On y ressent clairement aussi la montée du nazisme avec des intonations prémonitoires, en aparté du

récit. Incroyable actualité des propos lors du procès avec notre actualité, où les psychopathes vrais ou faux, justiciables où non, internés ou pas, avec les douloureuses conséquences pour les victimes, notamment lors de récidives. J’ai été littéralement vampirisé par l’atmosphère qui ne nous lâche jamais, avec la tension oppressante d’un huis clos d’une ville sous pression d’angoisse et de peur, et cette chasse au tueur.

Une magnifique réalisation, dont la mise en scène est implacable d’efficacité remarquable, doublé de prise de vue qui nous met mal à l’aise en nous mettant entre l’assassin et ses proies, et les poursuivants qui se relaient pour le prendre avant la police. Enfin, l’extraordinaire prestation du génial de Peter Lorre qui hante longtemps –au point d’avoir été catalogué durant de nombreuses années comme méchant et pédophile avec ce terrible rôle, sans oublier cet air au sifflement macabre. En 1951, Joseph Losey en a réalisé un reprise avec David Wayne et Howard da Silva.

Ainsi, Fritz Lang s’inspire de quatre tueurs en séries abominables qui ont ensanglantés le pays, avec Peter Kürten, le Vampire de Düsseldorf, coupable de viols, meurtres de femmes et d’enfants,  qui avouera près de 80 crimes, et même avoir bu le sang d'une de ses victimes.. Fritz Haarmann, le Boucher de Hanovre est un violeur et tueur de jeunes garçons qu’il tue en les mordants à la gorge, parfois pendant l'acte sexuel, puis leur démembrement et vente de leurs effets personnels, et dit-on de leur chair. Il reconnait 50 à 70 meurtres, mais la police ne parviendra qu’à

justifier que de 27 disparitions, avec la complicité de son amant Hans Grans. Quand à Carl Großmann, il est soupçonné de 50 meurtres de jeunes femmes, démembrées et leur chair vendues et consommées par les clients trompés. Enfin, Karl Denke est coupable de 30 meurtres, dont il a cuisiné leur chair, en a consommé, et vendu une partie sur le marché de Breslau.

Avec Peter Lorre (L'agent invisible contre la gestapo), Otto Wernicke et Gustaf Gründgens, les petites Inge Landgut et Hanna Maron, Ellen Widmann, Theodor Loos et Karl Lohmann, Friedrich Gnaß, Theo Lingen et Fritz Odemar, Paul Kemp, Rosa Valetti et Hertha von Walther, Elisabeth Neumann-Viertel et Klaus Pohl.

Le film M le maudit de Fritz Lang, distribué par Arcadès, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 16 août 2017. Il est proposé en version originale allemande sous-titré français.

3 étoiles

 

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Published by bobmorane75 - dans Films
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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 18:26

Impressionnant téléfilm d'horreur fantastique réalisé en 1990 en deux parties par Tommy Lee Wallace, d'après le roman de Stephen King, qui nous enfonce dans les ténèbres de nos peurs, et celles de sept enfants dont le passé ressurgi avec des nouveaux meurtres et disparitions d'enfants.   

En 1990, dans la petite ville de Derry, le meurtre de la petite Laurie Anne fait suite à d’autres disparitions et assassinats horribles d’enfants. Le bibliothécaire des lieux, Mike Hanlon se souvient d’une promesse d’enfants, et appelle Bill Denbrough, Ben Hanscom, Beverly Marsh, Richie Tozier, Eddie Kaspbrak et Stanley Uris, qui étaient sept gamins de douze ans du gang des Losers, pour les prévenir que Ça est revenu. A chaque appel, chacun se remémore trente ans plus tôt la terreur du monstre, la mort du petit Georgie et de bien d’autres enfants.

En revoyant cette histoire, j’ai retrouvé le même malaise qui s’était infiltré en moi lors de la première diffusion et m’avait hanté. Je ne parle pas de mon neveu et ma nièce alors enfants et à qui, pensant que c’était un film sympathique, j’avais fais voir avec moi sans aller jusqu’au bout, et qui en gardent encore un petit trauma. Et de fait, cette terrible histoire horreur, qui mêle celles des adultes et des enfants, est de plus marquantes qui soit. J’en frissonne encore comme d’un désagréable moment de trouille insidieuse, bien plus que nombre de films gores. De fait, j’ai revu avec ce plaisir que l’on sait peu raisonnable tant à l’avance j’en savais les conséquences.

Et ça n’a pas loupé, ce clown aux dents acérées qui s’attaque aux enfants et qui fait face à une bande de bras cassés qui s’unissent aussi bien contre des ados qui les maltraite, que contre ce démon monstrueux qui s’insinue dans leurs peurs. Est-ce le pire de l’auteur, dont il entremêle le fantastique et l’horreur qui surgit dans le monde fragile de l’enfance, avec des pré-ados déjà amochés dans leurs vies personnelles, et qui trouvent tout de même au delà de la peur la force de résister et de se battre.

Même si les moyens et les effets spéciaux étaient moindres, la réalisation n’en est que plus puissante tellement bien desservie par un récit béton dans lequel l’ambiance est d’une si terrible pesanteur maléfique qu’on en reste hanté très longtemps. Déjà à la base les histoires de meurtres sont toujours horribles, mais dès que cela touche le monde de l'enfance, le genre prend une ampleur inégalée, qui plus est sous la forme d'un clown censé symboliser la farce et le rire, et non la douleur et la mort. Un remake sort prochainement, dont on peut déjà se demander s’il est aussi utile face à ce monstre sacré.

Avec Harry Anderson, Dennis Christopher (Prisoners) et Richard Masur, la belle Annette O'Toole (Superman III), Tim Reid, John Ritter et Richard Thomas, et les jeunes Jonathan Brandis disparu trop tôt à 27 ans d’un suicide, Brandon Crane, Adam Faraizl (RoboCop 2) et Emily Perkins (Prozac nation), Marlon Taylor, Seth Green (Sexy evil genius) ayant peur du Loup garou quand il en sera un dans Buffy, et Ben Heller, le petit Tony Dakota et la petite Chelan Simmons, et surtout l’abominable Tim Curry (Congo), Jarred Blancard, Michael Cole et Gabe Khouth et Chris Eastman, Sheila Moore et Chris Eastman, Olivia Hussey et Frank C. Turner.

3 étoiles

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 10:14

Décidément Darren Aronofsky (Noé), nous impose encore une pathétique narration épouvantablement pénible d’une masturbation pseudo intellectuelle sur l’égo surdimensionnée d’un écrivain avec nombres de symboliques entre fantastique et psychanalyse de comptoirs.

Écrivain en manque d’inspiration avec le syndrome de la page blanche, et sa très jeune femme, vivent dans une grande maison qu’elle retape entièrement. En totale dévotion d’amour auprès de son mari, elle fait tout pour qu’il puisse retrouver l'inspiration, en vain. Quand s’incruste un homme sans gène, puis sa femme abominable, tous deux admirateurs inconditionnels de l’auteur. Ils redonnent un sens à l’artiste au détriment de la jeune femme, reléguée à boniche invisible. La folie entre dans la demeure avec des dizaines d’autres fans.

Mélangeant le fantastique avec l’envoutement générale, pour virer dans un délire autour d’un gourou scribouillard, le récit nous emmène dans la folie égocentrique d’un artiste qui vampirise l’amour de sa très jeune femme comme de la dévotion de son public, ayant retrouvé l’inspiration. J’ai franchement détesté cette réalisation prétentieuse et par l’impertinence du ton. Extrêmement long pour en arriver à ce que nous avions compris dès la première minute, plus rien alors n’a d’intérêt ni de surprise, qu’une longue masturbation d’écervelé.

Tout dans l’excès insane de cette comédie dramatique vire dans le ridicule pénible, jusqu’à cet accouchement ignoble à vous donner envie d’une vasectomie d’urgence. Il n’y a pas grand-chose à sauver de ce navet par quelque sens qu’on pourra le prendre.

 

Avec la bien belle Jennifer Lawrence (Passengers) et Javier Bardem (Pirates des Caraïbes), Ed Harris (No pain, no gain), Michelle Pfeiffer (Trop jeune pour elle), Brian Gleeson (Blanche neige et le chasseur) et son frère Domhnall Gleeson (Star wars 8), Jovan Adepo, Amanda Chiu et Patricia Summersett, Eric Davis, Raphael Grosz-Harvey et Emily Hampshire, Abraham Aronofsky le papa du réalisateur, Luis Oliva et Stephanie Ng Wan.

1 étoile

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 10:23

Excellent film absurde à l’humour noir de Gérard Pautonnier, qui pour son premier long métrage adapte le premier roman de Joel Egloff, pour un récit déroutant qui fait froid dans le dos.

Employé aux pompes funèbres d’une petite ville de campagne, Georges Bron, bars droit de son patron Edmond Zweck, s’ennuie ferme avec le peu d’activité mortuaire. Avec le jeune employé Eddy, Georges doit enfin s’occuper d’emmener le défunt Simon Bartolo à sa dernière demeure. Cependant, pris par le brouillard, ils perdent non seulement leur route, Mis aussi la famille qui les suivait. La nuit tombe entre panne, accident et autres déboires des plus inattendus.

Je me suis beaucoup amusé avec ce conte sordide et absurde où l’humour noir frise l’horreur morbide et carrément désolant sur la fin. Une vraie perle du genre, où les dialogues ciselés sont percutants, pour une trame intemporelle dans des décors de cauchemars où l’on ne s’attend jamais à ce qui survient inopinément. La galerie de personnages est d’anthologie car bien que classique dans leur forme ils se détachent dans le fond par des caractéristiques particulières.

Une belle première réalisation soignée sur une mise en scène excellemment maitrisée, dont le rythme et l’image par des prises de vues et des travelings judicieux nous transporte dans un univers épouvantablement drôle et d’un morbide salutaire. Une vraie bonne surprise au détour des productions aussitôt oubliées ou décevante. D’autant plus que les interprétations sont excellentes avec beaucoup d’un naturel qui marquent d’autant plus les esprits.

Avec Jean-Pierre Bacri (La vie très privée de monsieur Sim), Arthur Dupont (Maintenant ou jamais), Olivier Gourmet (Le secret de la chambre noire), Féodor Atkine (Fleur de tonnerre), Sam Karmann (Des lendemains qui chantent), Philippe Duquesne (Alibi.com), Marie Berto (Elle), Françoise Oriane (La fille inconnue), les jeunes Clara Bekaert et Alix Bekaert, Paul Wim Willaert, Simon André et Jean-Pierre Denuit, Céline Lefèvre et Andreas Perschewski.

3 étoiles

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 10:50

Un grand merci à Rimini Editions pour m’avoir fait découvrir ce très beau film fantastique soviétique, réalisé en 1967 par Gennadi Kazansky, d'après le conte de fées de Hans Christian Andersen, relatant les aventure de la petite Guerda partie à la recherche du jeune Kai prisonnier de la méchante reine.

Alors que les orphelins Kai et Guerda vivent chez leur grand-mère, arrive la reine des neiges qui demande à Kai de la suivre dans son palais, mais l’enfant, bon et gentil, refuse préférant la misère avec les siens. Outré, la reine glace le cœur de l’enfant qui devient méchant et la suit. Guerda, très triste, part alors retrouver son petit frère, et va faire faire des rencontres dans des aventures épiques.

Un bien joli conte raconté avec beaucoup de facéties et de symboliques, tel ce bandit Adik parodié en Hitler. J’ai beaucoup aimé le charme qui se dégage de ce film entre le réel et les animations, les chants et les danses, pour une succession d’aventures et de rencontres dans des décors carton pâte ou d’animation. Une belle ambiance règne dans cette quête de la jeune fille qui va découvrir des lieux magiques chez un roi ou chez des voleurs, rencontrer des animaux parlants, émouvoir et obtenir aide et solidarité même des méchants. Une belle réalisation qui allie avec sobriété l’animation dans du réel donnant ainsi cette petite fantaisie très sympathique pour un conte qui s’adresse aux enfants, mais pas seulement.

Le conte d’Andersen, La reine des neiges (Snedronningen) écrit en quinze jours en 1844 et publié dans le recueil Nouveaux contes (Nye eventyr) écrit en cinq jours, a donné lieu depuis 1956 à pas moins d’une douzaine d’adaptations au cinéma comme dans des téléfilms, en animé ou en réel en 2012. Dans la version originale, c’est avec un morceau d’un glace brisée crée par le diable qui s’est fiché dans le cœur de Kai devenant dur et méchant et disparaissant chez la reine des glaces, avant que Guerda ne parte à sa recherche et vivre des aventures merveilleuses.

Avec Valeri Nikitenko, les jeunes Elena Proklova et Slawa Zjupa, Evgeniya Melnikova et Natalya Klimova, Nikolay Boyarskiy, Evgeniy Leonov et Irina Gubanova, Georgiy Korolchuk, Olga Vikland, Era Ziganshina et Andrei Kostrichkin, Vera Titova, Aleksandr Afanasev et Mikhail Vasilyev.

Le film La reine des neiges de Gennadi Kazansky, distribué par Rimini Editions, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 29 août 2017. Il est proposé en version russe sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, Alexandre Sumpf, spécialiste du cinéma russe, relate la carrière du réalisateur, et dans Un cinéma soviétique pour enfant ? aborde le cinéma soviétique, enfin, par la restauration du film avant et après.

3 étoiles

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 10:00

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisé en 1959 par Joseph L. Mankiewicz, d’après la pièce de théâtre de Tennessee Williams, pour une quête de vérité aux lourdes conséqences.

Nouvellement embauché à l’hôpital psychiatrique Lions View, le docteur Cukrowicz spécialiste en lobotomie, constate le manque de moyen financiers pour exercer. Invité par la très riche madame Violet Venable, il se voit proposer un million de dollar en échange d’une lobotomie sur sa nièce Catherine dont elle rend responsable de la mort de son fils Sebastian. Intrigué, Cukrowicz souhaite consulter la jeune femme avant d’accepter le marché.

Étrange récit onirique aux portraits de femmes psychotiques comme Tennessee Williams a toujours aimé les brosser avec sa détestation habituelle. Entre la mère qui couve et castre son fils gay, la nièce amoureuse en vain de son cousin dont elle sert d’appât aux jeunes amants, et la tante vénale qui elle aussi couve son fils, nous avons un cénacle de femmes prises dans les tourments d’un décès étrange. Au-delà nous avons un médecin en quête de budget pour son service, en échange d’une lobotomie d’une jeune coupable aux yeux de la tante de plus

d’affection pour son fils. J’ai eu du mal à entrer dans cette trame très théâtrale, magistralement joué par un parterre d’interprètes fabuleux. Le texte très stylé donne un ton terriblement solennelle à une narration douloureuse de ressentis, sous forme d’une confrontation entre le médecin amoureux de sa future victime afin de trouver la certitude de folie qui justifierait l’aliénation chirurgicale d’une mort cérébrale digne des nazis.

J’ai été pris par l’ambiance délétère pesante et étouffante avec la crainte de la mise à mort programmé de la jeune femme tout en entrevoyant une fin conforme à nos souhaits. Une fin étonnante avec les explications de la mort particulièrement comique du cousin à l’instar de l’effet voulu. Une superbe réalisation d’un désormais grand classique du septième art, quelque peu surannée et désuet, mais qui fini par marquer durablement de part la prestation fabuleuses d’un casting royal.

Avec la très belle Elizabeth Taylor et l’excellente Katharine Hepburn, face au beau Montgomery Clift, Albert Dekker et Mercedes McCambridge, Gary Raymond et Mavis Villiers, Patricia Marmont, Joan Young et Maria Britneva, Sheila Robbins et David Cameron.

Le film Soudain l'été dernier de Joshua Logan, distribué par Carlotta, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 23 août 2017 en DVD et Bluray restauré 2K. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, ainsi qu’en sous-titre pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Le prédateur et la proie, un entretien avec Michel Ciment, historien du cinéma.

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 09:41

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis découvrir ce thriller canadien réalisé de 2015 par Jamie M. Dagg, pour sa première réalisation pour une fuite éperdue qui prend aux tripes avec angoisse.

Dans la campagne du Laos, John Lake est un médecin américain qui se donne sans compter à ses patients. En congés quelques jours bien mérités, John se rend à Vientan pour se détendre sur le Mékong, quand le soir même il assiste à l’agression d’une jeune femme auquel il porte secours en se battant avec le violeur. Le lendemain, l’agresseur, fils d’un homme politique australien, est retrouvé assassiné. Paniqué, John s’enfuit avec tous les soupçons contre lui et la police à ses trousses.

Film vif et nerveux, le récit nous emporte dans le tourbillon de la terreur d’être rattrapé par la police quand le jeune médecin se sait innocent. Il faut dire qu’il ne fait rien ni dans ses propos et ni dans son comportement qui puisse le disculper, tellement son anxiété est des plus caractéristiques d’un coupable présumé, dont il est en effet en partie impliqué par la bagarre. J’ai beaucoup aimé cette terreur qui est ainsi imprégnée par la réalisation à la reportage en direct, telle une

fuite désespérée hitchcockienne. Ainsi, l’ambiance est bien délétère de part le jeu subtile de la caméra qui semble en retrait et coller aux basques du fugitif éperdu comme d’un témoin voyeur. Il faut dire qu’à sa décharge le sens de la justice dans ces pays tel qu’on en entend souvent aux informations, incite à fuir au plus vite et le plus loin possible même en étant innocent. De fait, j’ai beaucoup aimé la solitude qui étreint le fuyard quand bien même l’aide qu’il peut obtenir est synonyme de plus de méfiance virant à la paranoïa.

Avec Rossif Sutherland, Douangmany Soliphanh et Sara Botsford, Ted Atherton et David Soncin, Aidan Gillett et Yannawoutthi Chanthalungsy, Karen Glave et Vithaya Pansringarm, Amphaiphun Phommapunya et Naliphone Siviengxay.

La film Rider de Jonathan Baker, distribué par Condor Entertainment, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 19 septembre 2017 en DVD et bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 18:33

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce film thriller réalisé en 1977 par James Goldstone, dans une adaptation du roman de David Lavallee, qui nous entraine dans la course contre la montre pour remonter l’équipage d’un sous-marin bloqué au fond de la mer.

Responsable de la sécurité dans les parcs d’attractions, Henry Calder est surpris par l’accident mortel qui s’est produit sur les montagnes russes à Norfolk. Menant l’enquête, il apprend qu’un autre parc a été victime d’un incendie. Ses investigations le mène à une réunion de directeurs de parcs qui se font chanter par un terroriste qui menace d’autres attentats meurtriers s’il n’obtient pas un million de dollars. Il est alors chargé de la remise de l’argent sous la menace sur sa famille.

Un thriller bien angoissant qui prend aux tripes d’entrée de jeu avec l’attentat terroriste dans les montagnes russes avec d’impressionnantes images à donner des hauts le cœur, surtout quand on connait l’issue fatale. Fort heureusement, il n’y a pas de surenchère dans l’horreur des nombreux morts, déjà bien mortifère. Ainsi James Goldstone s’attache surtout à faire monter la pression de l’angoisse avec la montée en

puissance de l’ambiance par la course contre la montre entre l’assassin et sa bombe, sa proie et la fille de Calder. Je me suis donc laissé prendre par l’atmosphère parfaitement délétère, d’autant plus avec les attentats qui nous frappent régulièrement, même si je regrette une longueur excessive. Cela reste un bon polar angoissant, sur une magnifique réalisation avec les prises de vues à bord des wagons roulant à tout berzingue vers une mort atroce. De quoi donner encore plus de frissons à la prochaine montée dans le montagnes russes.

Un beau casting avec George Segal (La duchesse et le truand) et Richard Widmark, Henry Fonda (Permission jusqu’à l’aube),

(Johnny s'en va-t-en guerre),et Helen Hunt (The sessions) toute jeune alors, Harry Guardino et Susan Strasberg (Picnic), Dorothy Tristan et Harry Davis, Stephen Pearlman, G.F. Rowe et Wayne Tippit.

Le film Le toboggan de la mort de James Goldstone, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 05 septembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray en version intégrale restaurée, accompagné d’une jaquette réversible avec l’affiche originale. Dans les suppléments, Quand Harry rencontre Colombo… est un documentaire de Julien Comelli, journaliste en culture pop.

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 10:16

Un grand merci à media9 pour m’avoir fait découvrir ce passionnant documentaire réalisé par Pierre Brouwers (L'épopée des pionniers de l'aviation dans les Caraïbes), journaliste et réalisateur de documentaires belge, pour un voyage de découverte au pays du pays du matin calme .

Un beau documentaire qui nous promène à travers le pays entre villes et montagnes, le littorale et l’île de Jeju, à travers deux mille ans d’histoire, d’art et de culture, chants et danses, des religions et politique, et de l’économie traditionnelle et celle à la pointe de la modernité de la Corée du Sud d’hier et d’aujourd’hui. Véritable visite guidée qui donne terriblement envie d’y aller voir de beaucoup plus près

tant la richesse des paysages. En effet, de très belles images nous invitent au voyage et à la découverte, d’assister aux spectacles, d’écouter les chants et les musiques, et de goûter à toutes les spécialités locales, et de parcourir les rues des villes et les chemins de montagne, les temples et jardins. Un pays riche en art et au respect de la nature et de l’écologie.

Un reportage guide touristique sympathique qui évoque bien des thématiques à découvrir au-delà tel le Parc érotique du Jeju Loveland, non évoqué tant la culture artistique du pays est riche et diversifiée. Pour ma part j’ai toujours été attiré par la Corée du Sud à travers son cinéma riche et varié avec sa spécificité à l’image du pays et de sa mentalité. Belle carte postale dont la réalisation sait tirer parti des couleurs et lumières avec un texte pleine d’informations et de conseils avisés.

Le documentaire Corée du Sud : Coutumes au présent de Pierre Brouwers, distribué par Arcadès, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 septembre 2017 en DVD. Dans les suppléments, Démonstration de Taekwondo à Séoul, Musique et traditions en Corée du Sud Shim chung, et scènes de théâtre traditionnel coréen.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 17:30

Un très grand merci à Paramount Pictures et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de me plonger dans l’adaptation de l'œuvre du manga de Shirow Masamune réalisé par Rupert Sanders (Blanche neige et le chasseur) d’après le film animé de Mamoru Oshii, qui réussi son pari pour faire aussi bien dans un tournage réel.

 

A son violent réveil, une jeune femme apprend que victime d’un attentat, on n’a pas pu sauver que son âme qui a été transporté dans un cyber robot lors d’une expérience unique d’Intelligence Artificielle. Un an plus tard, la jeune Makato devenu Le major, travaille pour le gouvernement au Secteur 9 dans la lutte contre le terrorisme. Unique en son genre, le major combat sans relâche le terrible Cutter qui pirate et tue des savants de la société qui l’a créé. Sans cesse, dont des bribes lui apparaissent régulièrement comme trace de son passé. Il se pourrait que Cutter ait des réponses.

 

Pour avoir, comme des millions de fans, adoré la version de Mamoru Oshii, véritable chef d’œuvre entre le graphisme et l’intelligence du récit, je ne voyais pas l’intérêt d’un remake hollywoodien tout en en craignant même le pire. Déjà, visuellement le film est très beau et en jette plein la vue, comme la trame est maitrisée et se laisse suivre avec beaucoup de plaisir. Au niveau de la réflexion, Rupper Sanders change l’intrigue d’origine vers un mélodrame sombre et désolant pour notre héroïne. En effet, dans les différences notables entre l’œuvre de Shirow et Mamoru, il y a la question existentielle philosophique cruciale sur ce qu’est d’être un humain, quand l’américain se questionne plus sur la recherche de l’identité de Makoto à la recherche de son passé. D’autres changements comme la fin, et la relation avec Cutter sont différentes. Pour autant, je me suis laissé prendre au jeu, avec beaucoup de jouissance sur la forme, et de l'émotion pour Makato, même si le fond tend vers un polar sur une enquête de soit. Cette version reste un superbe beau divertissement.

La réalisation numérique est magnifique sur une mise en scène maitrisée vive et alerte, mélangeant avec efficacité l’animation et le réel. Avant ce film en prises de vue réelles, l’œuvre a été adaptée en animé en 1995 par Mamoru Oshii, dont il a donné une suite en 2004 avant de faire un toilettage de son premier en 2008. En 2015, Kazuya Nomura a réalisé à son tour une adaptation. Trois séries d'animation et trois OAV, des jeux vidéo et des romans se sont également inspirés de ce récit. Une superbe adaptation pour un divertissement réussi.

Avec Scarlett Johansson (Captain America: civil war) sexy et convaincante, face à Pilou Asbæk (La grande muraille) et Takeshi Kitano (Outrage), Juliette Binoche (Ma Loute) et Michael Pitt (7 psychopathes), Chin Han (Captain America, le soldat de l'hiver) et Danusia Samal, mais aussi Lasarus Ratuere, Yutaka Izumihara (Les voies du destin) et Tawanda Manyimo, Chris Obi (Cadavres à la pelle) et Adwoa Aboah, Peter Ferdinando (High rise), Pete Teo (Stretch) et Anamaria Marinca (Fury), Rila Fukushima (Wolverine : le combat de l'immortel) et Kaori Momoi, Daniel Henshall et Andrew Stehlin.

Le film Ghost in the shell de Rupert Sanders, distribué par Paramount Pictures, est disponible en dvd dans les meilleurs bacs depuis le 31 juillet 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français et autres langues étrangères, ainsi qu’en sous-titré pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Humanité sous-jacente : la réalisation de Ghost in the shell, Section 9 : cyber-portecteurs, et Hommes et machines : la phylosophie des ghosts.

3 étoiles

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