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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 09:12

Un grand merci à TF1 Vidéo et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir cet excellent thriller polar d’action réalisé en 2016 par Walter Hill (Du plomb dans la tête), d’après l’ébauche du script Tom Boy écrit par Denis Hamil dont une bande dessinée Corps et âme sera réalisée par Matz et Jef, en parallèle au film.

Quand Frank Kitchen, tueur à gag exécute un contrat, il ne se doute pas des conséquences inattendues qui vont s’abattre sur lui en retour. D’une part la victime est le frère du docteur Rachel Kay, chirurgien esthétique clandestine, qui passe contrat auprès du mafieux John le réglo, qui lui-même veut se venger d’un autre contrat qui a touché un de ses proches. Quand Franck se réveille après son enlèvement, sa vie ne sera plus jamais comme avant, et sa soif de vengeance est décuplée contre ses ennemis.

Je me suis bien bidonné avec ce film tordant au parfum de série B des années cinquante super soigné, dans le style bande dessinée sur un récit à priori des plus classiques et qui pourtant surprend avec plaisir. Si on ne peut s’empêcher de penser à La piel que habito tout en prenant autant de teinte terrifiante que comique tant la narration apporte cette légèreté hilarante avec les conséquences qui suivent de part une histoire particulièrement réussie. Ainsi, la donne change quand au réveil du tueur, la vengeance qui le frappe dans sa

chaire est des plus terribles et sans commune mesure avec ses méfaits, et le récit prend toute son ampleur. Un récit soigné, même si on doute sur la fin que Tomboy ait pu garder son flingue caché, cela reste drôle de comédie bande dessinée assez jouissif. Une réalisation avec un budget réduit dont Walter Hill en profite pour réussir un magnifique performance d’un huis clos à l’ambiance années cinquante, dans un cadre et des couleurs et lumières typiques, aux cadrages judicieux. Une suite est envisagée que j’attends avec impatience.

Avec l’excellente Michelle Rodriguez (Fast & Furious 8) qui nous surprend avec bonheur, Sigourney Weaver (S.O.S. fantômes) toujours aussi déjantée, de même Tony Shalhoub (No pain, no gain) et la jolie Caitlin Gerard (Magic Mike), Terry Chen (Godzilla) et Anthony LaPaglia (Elle et lui), Ken Kirzinger, Lia Lam (Star Trek sans limites) et Paul McGillion (A la poursuite de demain), Zak Santiago (Perfect sisters) et Paul Lazenby (Deadpool), Adrian Hough (La planète des singes : les origines),ou encore Alex Zahara (Horns), Lauro Chartrand (Délivre-nous du mal) et Caroline Chan.

Le film Revenger de Walter Hill, distribué par TF1 Vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 juin 2017 au prix conseillé de 14,99€ le DVD, 17,99€ le Bluray et 4,99€ le VOD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, un entretien avec Walter Hill et Michelle Rodriguez.

3 étoiles

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 14:34

Trop beau film animé de Patrick Imbert et Benjamin Renner (Ernest et Célestine) pour une adaptation de sa bande-dessinée, avec trois contes animaliers tout aussi drôle et émouvant par sa subtilité et sa justesse.

Présentation d’une pièce de théâtre en trois actes de trois histoires qui s’enchainent en films. Sur les conseils avisés de maître Loup affamé, Renard tente d’enlever une poule, mais doit se contenter des trois œufs. Après les avoir couvé, son but est de les élever en se faisant passer pour maman poule pour les manger. Mais pas si simple face à trois petits poussins adorables. Quand Cigogne faignante confie à Lapin la mission de livrer une petite fille à ses

parents, accompagné de deux amis boulet, l’aventure n’est pas de tout repos. Pour Noël, Canard veut remplacer le Père Noël pour apporter la joie des petits, s’avère bien plus compliqué que prévu.

Tels Les fables de la Fontaine, ces récits animaliers sont plein d’humour et d’émotion, nous narrant trois morales subtiles et sensibles, avec un graphisme de toute beauté qui m’a enchanté une fois de plus.

J’ai beaucoup aimé la gentillesse qui s’en dégage tout en évitant la naïveté pour nous offrir une palette de personnages tout autant sympathiques qu’attachants. Une réalisation magnifique, avec un graphisme qui se détache des productions habituelles avec des décors faussement désuets, et une chromatique pastelle enchanteresse pour une animation magnifique. Un pur moment de douceur poétique qui envoute l’âme et nous fait regretter que ça ne dure pas plus long pour profiter encore du plaisir de partager les aventures avec ces adorables protagonistes.

Avec Céline Ronte et Boris Rehlinger, Guillaume Bouchède et Guillaume Darnault, Magali Rosenzweig et Elise Noiraud, Jules Bienvenu et Violette Samama, Augustin Jahn-Sani et Damien Wietecka, Kamel Abdessadok et Antoine Schoumsky, Jean-Loup Horwitz et Christophe Lemoine.

3 étoiles

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 10:05

La vingtième et unième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, démarre sur les chapeaux de roue avec La planète sauvage ce superbe film animé de science-fiction réalisé en 1973 par René Laloux, d’après le roman OMS en série de l’écrivain Stefan Wul, terriblement marquant de beauté et d’émotion.

Sur la planète Ygam, une maman Om portant son bébé Terr est la proie d’un jeu sadique d’enfants géants Draags qui finissent par tuer la mère. Maître Sinh, un chef Draag, emporte l’enfant et l’offre à sa fille Tiwa qui le garde comme animal de compagnie. Arrachés de leur planète, les Oms sont en effet importés comme des animaux, et souvent considérés comme nuisibles. Terr grandi avec Tiwa qui lui fait

profiter avec ses écouteurs de la connaissance. Paisibles, entre méditation et éducation, les draags traitent mal les Oms qui se réfugient autant qu’ils le peuvent. Quand Terr s’échappe à son tour emportant l’écouteur, il permet aux Olms d’acquérir la connaissance afin d’éviter les purges meurtrières, et préparer la révolte.

Un superbe film allégorique sur la défense des droits des animaux, et sur les droits de l'homme, Grand Prix spécial au jury au Festival de Cannes de 1973. J’ai été happé d’effroi d’entrée de jeu avec la maman et son petit, victimes des géants, comme nous maltraitons les animaux, ne serait-ce que les fourmis ou autres insectes, et bien sûr à plus grande échelle la faune dans son ensemble. Ainsi, sans ambiguïté, le parallèle est saisissant et douloureux en nous identifiant à ces Oms martyrisés,

quand nous sommes tellement les vrais monstres. C’est évidement en élargissant la symbolique sur la défense des droits de l’Humanité –hommes, femmes et enfants- victimes non de plus grands qu’eux mais de plus forts et plus féroces. J’avais été marqué par ce film lors de mon adolescence, tellement le récit, les symboliques, les personnages, la musique et le graphisme sont d’une telle puissance émotionnelle.

Un graphisme somptueux, entre la 2D classique bien soignée de Disney et les désormais palettes numériques, dont se dégage une sensibilité bien plus accrue dans cet univers pourtant calme et si oppressant. Les couleurs, décors et architectures bâtiments et nature, appoertent là aussi un tel contraste opposé de fausse harmonie tranquille pour une violence pleine de danger et de mort, que la musique accentue encore plus. Un film d’une rare intensité d’émotion qui reste d’autant plus d’actualité par sa modernité qui hante longtemps.

Avec les voix de Jennifer Drake et Sylvie Lenoir, Jean Topart et Jean Valmont, Eric Baugin et Michèle Chahan, Yves Barsacq et Hubert de Lapparent, Gérard Hernandez et Claude Joseph, Philippe Ogouz et Jacques Ruisseau, qui offrent vie et émotion aux personnages comme au récit.

Le film La planète sauvage, distribué par Arte Éditions et sa page Facebook, est disponible depuis le 7 juin 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version sous-titrée français pour les sourds et malentendants, et audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, Un entretien de Laurent Valière : La Planète sauvage, une œuvre singulière, suivi du documentaire Laloux sauvage, de trois courts-métrages de René Laloux : Les dents du singe de 1960, Les temps morts de 1964, et Les escargots de 1965. Une galerie de dessins de Roland Topor et Galerie de peintures de René Laloux. Un livret de douze pages, René Laloux l’extra-terrestre, accompagne le boitier.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver tous le top 100 des séries http://www.cinetrafic.fr/top-100-serie ainsi que le top des films fantastiques http://www.cinetrafic.fr/top-film-fantastique, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

4 étoiles

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 09:47

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce film yakuza-eiga, réalisé en 1966 par Seijun Suzuki, d'après le roman de Yasunori Kawauchi, pour une œuvre atypique déroutante et passionnante, dans une version restaurée en Haute Définition d’après une copie neuve .

Dès lors que son clan a cessé ses activités mafieuses, le yakuza Tetsuya Hondo « Phoenix Tetsu » se voit proposer par le clan rival de Otsuka de se joindre à eux. Par fidélité à son ancien chef Kurata, Tetsuya refuse malgré les pressions violentes à son encontre, et se voit obligé de quitter Tokyo en devenant vagabond. Mais les deux chefs yakuza envoient à ses trousses Tatsuzo « Viper » un tueur pour l’éliminer. Quand Chiharu, la petite amie de Tetsu, s’accroche malgré les dangers.

A partir d’un récit presque classique dans le monde très codifié des yakuzas, Seijun Suzuki relevait un défi des plus innovants en concoctant un savant mélange d’humour et dramatique, de comédie musicale entre chants et danses et un zeste d’érotisme, le tout dans une forme absurdité absolue et de surréalisme déroutant. Sur une qualité d’image superbe et léchée, de décors kitsch et pop-art, aux couleurs flashies, entre jaune citron et mauves, et des lumières vives, la trame nous surprend d’abord

de nous envouter dans cet univers parfois théâtral kabuki entre modernité et archaïsme. J’ai beaucoup aimé cette étrange atmosphère, précurseur en bien des points des comédies du genre. Sur un rythme résolument speed, le mise en scène peut semblait confuse et décousue pour finalement déboucher sur une œuvre atypique, pleine d’élégance et de charme envoutante. les contraintes budgétaires et pressions de la production, ont créé les conditions idéales pour un film nerveux, et d’une richesse de styles et d’influences pour aboutir à une œuvre superbe.

Avec Tetsuya Watari, Chieko Matsubara, Ryuji Kita, Hideaki Nitani, Tsuyoshi Yoshida, Hideaki Esumi,

Le film Le vagabond de Tokyo de Seijun Suzuki, issu de la très belle Collection Cinéma MasterClass : La collection des Maîtres, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 juin 2017. Il est proposé en version originale japonaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray, accompagné d’un livret collector de 20 pages rédigé par Bastian Meiresonne, Jaquette réversible avec l’affiche japonaise originale au verso. Dans les suppléments, le film vu par Stephen Sarrazin, et un entretien du réalisateur par Yves Montmayeur, et Seijun Suzuki dans Le surréalisme doux par Roland Lethem.

3 étoiles

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 09:00

Un très grand merci à Chalet pointu pour m’avoir permis de découvrir ce superbe documentaire réalisé 2016, réalisé par Jérôme Bouvier, pour une plongée au cœur du dérèglement climatique et ses conséquences sur la beauté de notre planète sur sa faune e sa flore sous-marine.

Continent gelé de dix neuf millions de Km2, l’Antarctique semblait jusqu’ici protégé des aléas du dérèglement climatique. Mais des signes inquiétants sur la biodiversité et sur le cycle de la glace apparaissent aujourd’hui. Le taux de mortalité des poussins de Manchot Empereur devient de plus en plus inquiétant. Véritable sentinelle des glaces, l’Empereur est au cœur de la mécanique australe et joue le rôle de bio indicateur de ce territoire hors norme.

J’ai été subjugué par ce superbe documentaire, d’autant plus beau qu’émouvant. Sur des images d’une exceptionnelle beauté, Jérôme Bouvier, accompagné des photographes Vincent Munier et Laurent Ballesta, nous met face à une réalité bouleversante de l’inconséquence des hommes qui amènent à ce dérèglement climatique qui touche la faune et la flore avant d’embraser l’humanité. Ainsi, à travers ce voyage dans l’Antarctique à partir de la base française de Dumont d'Urville, il nous fait découvrir 10 ans après La marche de l’empereur de Luc Jacquet,

de la dégradation des lieux pourtant si magiques. Alors que l’on pourrait croire impossible de vie dans ces extrêmes de glace autres que poissons et manchots empereur ou ours polaire, une flore sous-marine d’une exceptionnelle richesse se fait jour sous les yeux ébahis des plongeurs photographes comme pour nous simple spectateurs. Avec une passion insane, Laurent Ballesta plonge à 70 mètres de profondeur pour

découvrir toute cette vie sous-marine extraordinaire de diversité dont on se demande comment il est possible de vivre dans ces extrêmes avec une telle magnificence, tandis que sur la glace, Vincent Munier immortalise la vie terrestre mais surtout les mutations dues au réchauffement climatique et ses terribles conséquences. Un magnifique voyage vers un monde merveilleux, et en danger, dont la voix du narrateur Aurélien Recoing, donne des frissons entre images, texte et son.

Le documentaire Antarctica : Sur les traces de l'empereur, réalisé par Jérôme Bouvier, distribué par Chalet pointu, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 4 juillet 2017 en DVD. Il est proposé en version originale avec sous-titre anglais. Dans les suppléments, un livret de 16 pages avec photos de Laurent Ballesta et Vincent Munier. Dans le DVD 1 le documentaire, ainsi que le making of du documentaire, et un reportage  Vivre en antarctique, et dans le DVD 2, les bonus Journal de bord, et Les secrets des animaux des glaces.

3 étoiles

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 09:16

Excellent film zombiesque de Colm McCarthy, pour son second long-métrage, étant essentiellement réalisateur de séries télé, adapte l'œuvre de Mike Carey, en apportant au genre un air certes fétide avec beaucoup de poésie mortelle pour une fin d’un monde.

Dans un des derniers centres d’humains encerclé par les zombies, un groupe d’enfants infectés d’un genre différent sont prisonniers et étudiés. Ces jeunes zombies mortels ont la capacité de penser et de ressentir les émotions humaines. Le docteur Caroline Caldwell mène sur eux des expériences afin de trouver un vaccin qui permettrait de sauver les rares survivants. La jeune Melanie est la plus évoluée est très attachée à son enseignante Helen

Justineau qui lui rend bien. Quand une ultime attaque dévaste la base, Melanie, Helen, Caroline et deux soldats réussissent à s’enfuir. Parcourant le pays dévasté pour arriver dans Londres vide d’humanité. Découvrant d’autres enfants zombies différents, Melanie va se trouver pour exister.

Une très belle vision de l’apocalypse zombiesque, dont on croit avoir tout vu et traité sur le genre. Ainsi, si la trame générale n’a rien de particulièrement original au premier abord, une sourde poésie pleine d’émotion macabre s’en dégage, s’insinue en nous avec un sombre présage lancinant inéluctable qui nous emprisonne et nous contamine insidieusement. On retrouve en partie le récit de Je suis une légende, avec le regard d’une jeune zombie, en lieu et place du dernier survivant de l’espèce humaine. J’avoue que j’ai

été touché par ce récit douloureux pris entre la jeune fille sur lequel repose tous les espoirs et toutes les craintes, et cette enseignante attachante et la proie de tous les sentiments humains et du savoir, de même cette scientifique de toutes les extrémités pour tenter de sauver l’impossible. En ces temps de réchauffement planétaire, de surpopulations et de pollutions, les nombreuses pandémies évitées aux mutations plus difficiles à traitées, annoncent des lendemains sinon zombiesques, du moins d’un changement sombre et radicale de l’avenir de l’humanité avec les flux migratoires.

La réalisation est magnifiquement soignée, sur une mise en scène maitrisée, certes classique en trois actes précis, sur un rythme tristement langoureux sans lenteur ni temps mort. Des images aux travelings et prises de vues implacables dont les effets spéciaux apportent un réalisme puissant. Une profonde désolation qui s’empare de nous dès les premières images, et ne nous quitte jamais, hantant longtemps.

Avec Gemma Arterton (L’histoire de l’amour), Glenn Close (Warcraft : le commencement), Paddy Considine (Pride), la jeune Sennia Nanua est excellente et marquante, Fisayo Akinade, Dominique Tipper (Vampire academy), Anamaria Marinca (Fury), Anthony Welsh, Daniel Eghan (Jason Bourne), Lobna Futers (Les animaux fantastiques), Stacey Lynn Crowe, et les jeunes Tessa Morris, Elise Reed, Matthew et Joshua Smallwood, Amy Newey, Macey Ward.

3 étoiles

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 09:57

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce polar fantastique iranien réalisé en 2016 par Mani Haghighi, qui nous plonge dans un étrange univers particulier en cassant les codes de la fiction pour mieux nous surprendre.

Agent des services secrets iraniens, Babak Hafizi est envoyé sur l’île de Qeshm, pour des investigations à la suite du suicide d’un dissident en exil. Cette affaire précède l’assassinat du Premier Ministre iranien le 23 janvier 1965. Après avoir traversé la vallée des étoiles, avec un géologue et un ingénieur du son, Babak conclu rapidement à un meurtre, et découvre que la région est pleine de mythes, légendes et superstitions qui se confondent entre réalité et fantasmagories.

Etonnante fiction, qui commence comme un film classique pour se poursuivre par une sorte de making of qui reprend en documentaire d’enquête sur l’enquête policière avec des entretiens tout en reprenant le film du récit, parti sur un dissident assassiné, un dragon et une petite fille tout en remontant le fil de l’histoire du pays, de l’île et des personnages, réels ou fictifs. Ainsi, se croisent et se chevauchent des

destins sur fond de légendes de dragon, ou celui des protagonistes avec en filigrane des références politiques, religieuses et culturelles. Passé le moment confus et désorientant, on se remet dans la trame générale avec curiosité. Une belle réalisation, entre document fictionnel et film policier fantastiques, qui nous offre des paysages magnifiques de l’île pour un voyage au bout d’un conte étonnant.

Avec Amir Jadidi et Ehsan Goodarzi, Homayoun Ghanizadeh et Nader Fallah, Ali Bagheri et Kiana Tajammol, Manouchehr Anvar et Laila Arjumand et dans leur propre rôle, Touraj Daryaee, Lili Golestan, Mani Haghighi et Saeed Hajjarian, Ali Mosaffa et Sadeq Zibakalam.

Le film Valley of stars, de Mani Haghighi, distribué par Blaq out, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 27 juin 2017. Il est proposé en version originale farsi sous-titrée français. Dans les suppléments, un entretien avec le réalisateur.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 09:44

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique réalisée en 2016 par Michel Boujenah, qui adapte pour son troisième long-métrage le roman de Pascal Ruter, pour nous plonger dans une solidarité romantique pré-ado face à la maladie.

Victor, élève médiocre est attiré par Marie, la meilleure de sa classe, et violoncelliste virtuose. Il ignore qu’elle est atteinte d’une maladie qui la rend progressivement et rapidement aveugle. Attirée également par l’adolescent en son contraire comme des aimants, elle lui propose de l’aider dans ses études, et après lui avoir révélé son secret, Victor va l’aider jusqu’à ce qu’elle passe le concours au conservatoire. Pas aussi simple quand les parents ne sont pas très réceptifs.

Touché moi-même par la maladie, la rétinite pigmentaire, j’étais d’autant plus intéressé par ce récit, qu’il puisse permettre d’en parler et d’en informer le plus grand nombre. Maladie oculaire dégénérative du syndrome d’Usher, qui selon chaque cas, s’attaque plus en moins vite ou jeune, pour une cécité totale par la destruction du champ visuel, perte de lumière, des couleurs, avec déficience auditive. Si le film aborde de fait les effets de la maladie, il s’attache surtout à l’amitié indéfectible

entre les jeunes gens. L’émotion est donc palpable dans cette trame, principalement sur la jeune fille face à sa maladie, à son père débile et une mère démissionnaire et sa passion pour la musique. Cependant, l’ambiance est déséquilibrée avec le gamin au demeurant peu sympathique, et le camarade religieux -pourquoi n’en avoir pas fait un laïque. J’ai apprécié la relation qui se noue entre les pré-adolescents, se trouvant une solidarité réciproque plus émouvante

que les adultes, tel ce médecin un peu trop prévenant. Une sympathique approche de la maladie dans un conte romantique pour une parabole de la cécité dues adultes. On pourra regretter un déséquilibre dans la qualité du jeu et des dialogues, quand la réalisation est maitrisée, sur une mise en scène soignée.

Avec la jeune Alix Vaillot pour son premier rôle et véritable musicienne, est excellente, face à Jean-Stan du Pac (Boomerang) beaucoup moins convaincant, Charles Berling (Elle) et Pascal Elbé (Sous les jupes des filles), Aude Ruyter et Vincent Taloche (Astérix et Obélix), Laurent Capelluto (Je suis à vous tout de suite) et Raphaëlle Lubansu, et les jeunes Antoine Khorsand (Robin des bois, la véritable histoire), Illan et Noah Levi, Max Garang-Boulègue et Jeanne Suttor.

Le film Le cœur en braille, de Michel Boujenah, distribué par Gaumont, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 3 mai 2017. Il est proposé en version sous-titrée français pour les sourds et malentendants, ainsi qu’en audiodescription pour les aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, les essais des comédiens Alix Vaillot, Jean-Stan du Pac et Antoine Korsand, ainsi que le making of de la musique.

 

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 18:16

Gentillette comédie romantique de Coline Assous et Virginie Schwartz, pour leur premier long métrage, abordent un métier en plein essor, avec l’éternel conflit du mensonge et des sentiments.

Avec sa meilleure amie Bertille et coloc, Léa mène une carrière non conventionnelle. Elles ont créées une agence de location particulière. Tour à tour ramasseuse de balles, fille aimante, ou conseillère conjugale. Quand Raphaël qui a découvert récemment son homosexualité la présente comme sa petite amie à ses parents qui souhaitent le marier à un bon parti, Léa retrouve Arnaud, le frère de son faux fiancé, son amour de jeunesse. Une partie de jonglerie commence entre les différents rôles qu’elle mène pour son agence, et le désire de se remettre avec son faux beau-frère.

Le docteur House le dit bien, tout le monde ment. Ainsi, sur la base d’un Alibi.com en beaucoup moins trash, plus sage et gentilet, les deux réalisatrices nous conte le même milieu avec les mêmes conflits entre le métier de composition et le mensonge inconciliable pour une histoire d’amour, en instant cependant sur le fait qu’il ne s’agit pas de prostitution. Ainsi, cette profession qui consiste à se louer pour se faire passer pour la petite amie, la fille, ou autres personnages afin de palier temporairement un besoin public donne lieu à cette trame, certes classique mais au demeurant distrayant. On pourra regretter le caractère un peu trop sage des liens qui se tissent et du verbiage chaste vieille France un tantinet fin fond de province, et pourquoi pas un peu plus osé.

Avec Déborah François (Fleur de tonnerre) délicieuse d’humour et d’émotion, Alison Wheeler (Going to Brazil) et Marc Ruchmann (Le Skylab), Benjamin Bellecour (Vicky) et Charlotte de Turckheim (Qui c'est les plus forts ?), Bernard Ménez (L'amour dure trois ans), Lionel Abelanski (Ouvert la nuit) et Jacques Boudet (Les souvenirs), Arié Elmaleh (Plan de table), Brigitte Barilley et Yves Jacques (Le talent de mes amis) et Coraly Zahonero.

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 10:17

Il n’y a pas de déception pour cet énième remake confié à Alex Kurtzman (People like us), tant il n’y a aucun intérêt à refaire un film sans apporter la moindre originalité que les effets spéciaux, courses poursuites usé jusqu’à la corde ne parviennent plus à aucun effet, seul reste du déjà vu et un ennuie certain, qui ne rehausse pas le génial La momie 1932.

Pillard d’œuvres d’arts antiques dans l’armée américaine, Nick Morton met la main sur la tombe égyptienne de la princesse Ahmanet grâce aux carnets volés à la l’archéologue Jenny Halsey. Mais en ouvrant le sarcophage, Nick ouvre la boite de pandore d’une terrible malédiction démoniaque. Il va leur falloir trouver l’arme pour détruire cette momie diabolique que vient de trouver dans un cimetière de templier à Londres, le mystérieux Henry Jekyll, poursuivis par l’infernal momie.

Bien sûr, l’humour est de la partie, mais sur des gags et des répliques convenues, pour un récit pauvre en rebondissements comme en effets, numérique ou scénaristique, avec à la clé, un mauvais classique qui n’apporte rien au genre ni à la saga. Espérons toutefois qu’il ne soit pas envisagé de trilogie. Outre une trame réduite à sa plus petite narration, ce ne sont pas les clins d’œil et références qui y changeront quoique ce soit. En effet, nombre de pistes sont rapidement abandonnées au profits

d’effets de courses poursuites dans l’avion et le désert, quand les templiers et les pharaons airaient du être plus exploité. De plus, étonnante princesse qui veut être une déesse pour s’asservir à un inconnu… Une réalisation pauvre de moyen, ou trop ambitieux pour un réalisateur qui révèle ses limites.

Avec Tom Cruise (Jack Reacher: never go back) vieillissant dans son registre habituel de moins en moins crédible et devrait songer à changer, face aux belles Sofia Boutella (Star Trek sans limites) et Annabelle Wallis (Le roi Arthur : la légende d'Excalibur), Russell Crowe (The nice guys) et Jake Johnson (Hors contrôle), Courtney B. Vance (Joyeux bordel) et Marwan Kenzari (Ben-Hur).

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