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15 juillet 2017 6 15 /07 /juillet /2017 10:54

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce thriller italien réalisé en 2016 par Roberto Andò, s’interroge sur pouvoir des grands groupes industriels, et les faiblesses de ses dirigeants.

Le père Roberto Salus est convié à la réunion des ministres de l’économie des pays du G8 par le directeur du FMI Daniel Roché. Les puissants argentiers doivent se décider sur une manœuvre secrète conséquences désastreuses pour les pays faibles pour un maximum de rendement pour les pays riches. Après une confession entre le prêtre et le financier, Daniel Roché est retrouvé suicidé au matin. Entre l’enquête vaine de la police face au secret de la confession, les différents membres de la réunion tentent de savoir ce que directeur du FMI a pu dire sur leur projet au prélat, divulguant le secret et leurs mentalités.

Dans un univers huis clos feutré, constamment menaçant, se déroule une série d’entretiens entre de puissants ministres des finances des huit pays les plus riches du monde, dont un projet pourrait menacer de nombreux pays faibles. Sur la base de la faillite de la Grèce, voulant par quelques banquiers qui ont fait une fortune considérable, qui a failli se reproduire sur bien d’autres, se développe le cynisme déshumanisé de cette mafia qui dirige le monde d’une main de fer. L’arrivée d’un jeune Président en France, en est que la petite partie visible de l’iceberg ultralibérale qui s’instaure depuis quelques années dans nos sociétés, tel que le dénonçait en vain Les nouveaux chiens de garde.

Une très belle réalisation qui joue entre enquête criminelle sur un suicide que le crime est encore plus grands par les grands argentiers de ce monde, dans un jeu du chat et de la souris autour du moine et des trois personnages extérieur, musicien et écrivaines. Ainsi, sur un sujet qui pourrait s’avérer confus, la mise en scène éclaire au contraire au fur et à mesure les terribles enjeux du complot économique. Les dialogues savoureux, mais surtout le jeu des interprètes, apportent à cette sorte de farce macabre une pirouette finale humoristique qui se joue du spectateur mais surtout des capitalistes qui nous tondent.

Un très beau et riche casting, avec les excellents Toni Servillo (La grande Bellezza) et Daniel Auteuil (Au nom de ma fille), Connie Nielsen (Wonder Woman) et Pierfrancesco Favino (World war Z), Marie-Josée Croze (Every thing will be fine), Moritz Bleibtreu (La femme au tableau) et Lambert Wilson (Corporate), ainsi que Richard

Sammel (Tiens-toi droite), Johan Heldenbergh et Togo Igawa (), Aleksey Guskov, Stéphane Freiss et Julian Ovenden, John Keogh, Andy de la Tour et Giulia Andò, Ernesto D'Argenio, Carolina Carlsson et Lisa Eichhorn.

Le film Les confessions, de Roberto Andò, distribué par Blaq out, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 22 juin 2017. Il est proposé en version originale italienne sous titrée français, et audio français. Dans les suppléments, le making of du film.

3 étoiles

 

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 09:42

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 2017 par Elliott Lester (Blitz), qui s'inspire de l’histoire réelle de Vitaly Kaloyev et de l'accident aérien d'Überlingen en 2002.

Quand Jack arrive à son poste de contrôle aérien, il se retrouve rapidement seul aux commandes, entre son collègue qui prend un pause, un autre qui termine ses heures, et doit faire face à un problème téléphonique. Il ne se rend pas compte qu’il vient d’autoriser deux avions à prendre la même direction et se percutent tuant près de trois cents passagers. Roman arrive à l’aéroport pour réceptionner sa femme et sa fille enceinte, mais une DRH lui annonce la mauvaise nouvelle. Entre son chagrin et son trauma, Roman attend des excuses que personne ne lui adresse, sa dépression et sa colère le mène sur la trace du contrôleur Jack.

Un film terriblement éprouvant, dans une ambiance tendue qui ne nous lâche jamais tellement l’attitude des responsables est odieuse. Ainsi, monte en cet homme dévasté, une colère compréhensible face à la froideur méprisante des cadres et des responsables qui font montre d’une froideur méprisante en manque d’empathie et de compassion. La trame se construit donc sur des émotions, sans jamais jouer sur l’horreur des images, gardant une pudeur qui donne encore plus de force. J’ai beaucoup aimé cette violence sourde, froide et bouleversante.

Une très belle réalisation, dont la mise en scène méthodique s’emploie à agencer les faits et les ressentis avec une implacable efficacité, dans des travelings lents et des images glaciales. D’autant plus émouvante que le jeu des interprètes est particulièrement marquant notamment de la part de Schwarzy impérial. Inspiré des faits réels, le récit diffère quelque peu sur le lieu de l’accident et le nombre de décès. Ainsi, le 1er juillet 2002, un avion russe et un cargo de la DHL sont entrés en collision près

d'Überlingen en Allemagne, tuant 71 personnes dont 52 enfants. La faute en incombe au contrôleur aérien Peter Nielsen, seul à son poste, et à des défaillances techniques. Il a été poignardé en 2004 par Vitaly Kaloyev, ayant perdu sa femme et ses deux enfants, parce que Nielsen n'avait montré aucun signe de remords et pour son arrogance et mépris. Lors de sa participation aux recherches des corps, Kaloyev avait retrouvé celui de l'une de ses filles, intact. Condamné à 8 ans de prison, réduit à 5 ans , il a été libéré en 2007.

Avec un Arnold Schwarzenegger (Terminator Genisys) excellent, de même Scoot McNairy (Black sea), Maggie Grace (Taken 3) et le jeune Judah Nelson (Légendes vivantes), Larry Sullivan, Jason McCune (Jack Reacher) et Glenn Morshower, Mariana Klaveno, Martin Donovan et Hannah Ware, Christopher Darga et Teri Clark, Danielle Sherrick, Jeff Panzarella et Aaron Crutchfield.

Le film Aftermath, d’Elliott Lester, distribué par Metropolitan Vidéo, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs dès le 18 juillet 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous titrée français, et audio français. Dans les suppléments, les coulisses du film.

3 étoiles

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 08:00

Un très grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de découvrir cette excellente bonne surprise de film d’anticipaption d’actions et d’horreur de Charles Barker, pour sa première réalisation après un court-métrage, Indecision, réalisé en 2004, pour une mise en réalité de l’univers des jeux vidéo.

Huit grands noms de gaming, six hommes et deux femmes, sont convoqués en grand secret au 25ème étage d’une tour, pour tester un jeu de guerre virtuel dernier cri, dont le vainqueur percevra cent mille dollars. Équipés d’armures et d’armes factices, ils ont pour mission de combattre des terroristes numériques et de désamorcer une bombe au sous-sol. Pris au jeu dans l’enthousiasme et la joie, les joueurs déchantent rapidement quand l’un d’eux meurt de ses blessures. La partie devient une réalité de survie auquel ils n’étaient pas préparés et qui leur réserve bien d’autres surprises.

J’ai beaucoup aimé ce film qui innove le genre dans une sorte de partie de paint ball numérique d’un jeu vidéo virtuelle plus vrai que nature, dont la bonhommie vire dans l’horreur et prend tout son sens rapidement avec des protagonistes qui révèlent leur personnalité dans l’adversité. Ainsi, se dévoile les uns et les autres sur leur passion, métiers, comme sur les animosités et les rapprochements

entre eux. Des scènes de combats de plus en plus hard et des pertes plus lourdes sans échappatoire les contraint à aller jusqu’au bout d’un jeu absurde. La fin se révèle un petit bijou. Je me suis donc beaucoup amusé de part une certaine légèreté dans la gravité d’un constat flagrant pour tous les gamings, passionnés de jeux d’extrême violence et de réalisme bien confortable devant son écran et ses manettes de jeu, qui prend une

autre dimension face à la réalité. Une belle réalisation dans un numérique de qualité que la mise en scène est rendue efficace, au rythme vif et alerte sans temps mort, d’après un scénario simple au premier abord et qui pourtant évite subtilement les pièges faciles qui généralement plombent de bonnes histoire. Un film d’action maitrisé et soigné qui impose un réalisateur prometteur.

Avec Christopher Obi (Ghost in the shell), Max Deacon (Black storm) et Morfydd Clark (Orgueil et préjugés et zombies), Douggie McMeekin, Parker Sawyers (Snowden), Tom Benedict Knight (Dracula untold), Adriana Randall, Ali Cook, Dino Fazzani (Les animaux fantastiques), Stuart McNeil (Le roi Arthur : la légende d'Excalibur), Greg Kolpakchi (X-Men : le commencement), Malcolm Modele (L'Incroyable histoire de Winter le dauphin 2), Boris Ler, Dave Goshorn, Mac Pietowski, Chris Cusick, Gary John Barber et Peter Sean Morris.

Le film Next level de Charles Barker, distribué par Condor Entertainment, est disponible en VOD le 13 juillet 2017, en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs dès le 18 juillet 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, un making of et des entretiens avec le réalisateur et les interprètes.

3 étoiles

 

 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 10:14

Film suspens horreur de William Oldroyd, pour son second long métrage adapte le roman Lady Macbeth du district de Mtsensk de Nikolai Leskov, dans une dramatique bien terne pour un humour noir british dont il faut attendre la toute fin pour sourire au sordide.

Dans la campagne anglaise de 1865, la jeune Katherine mariée avec un lord beaucoup plus vieux, acariatre et haineux. Malheureuse, humiliée, elle tombe amoureuse du palefrenier Sebastian, bien qu’il ne soit pas plus aimable est un bon amant. Quand le beau-père découvre l’adultère, la jeune femme n’hésite pas à recourir aux méthodes expéditives. Le mari suit bientôt le même sort, laissant aux amoureux une vie libre, quand un enfant du mari, batard mais reconnu, hérite de tous les biens et les met en danger.

Remake du film Lady Macbeth sibérienne -Sibirska Ledi Magbet- du polonais Andrzej Wajda réalisé en 1962, d’après les roman Lady Macbeth du district de Mtsensk de l’écrivain russe Nikolai Leskov a également inspiré un opéra du même nom par Dmitri Shostakovich, Le ballet Lady Macbeth '77 du compositeur yougoslave Rudolf Brucci. Sur un rythme lent dans une ambiance délétère, ce récit sombre et sordide, joue sur l‘humour noir

dans une sorte de portrait de femme à la Madame Bovary en beaucoup

plus sombre et sadomasochiste, pour nous enfermer dans une atmosphère étouffante. Le cadre est entre la campagne anglaise et une colonie antillaise, dans un décors aussi triste que les intérieurs sur des couleurs délavées. Une trame maitrisée sur une réalisation soignée, qui se perd

par une longueur excessive. Je me suis bien amusé pour autant d’autant de cynisme, arrivant même à trouver des circonstances atténuantes à cette meurtrière que rien n’arrête pour se débarrasser de monstres ou d’enfant dans un esprit de revanche, c’est dire le sordide de la narration. La fin du roman est plus sombre et sans doute plus morale.

Avec la bien jolie Florence Pugh excellente, Cosmo Jarvis (MI-5 infiltration) tout aussi parfait, Paul Hilton et Naomi Ackie, Christopher Fairbank (Hercule) et Golda Rosheuvel, le jeune Anton Palmer et Rebecca Manley, ainsi que Fleur Houdijk et Cliff Burnett, Bill Fellows, Ian Conningham et Joseph Teague.

3 étoiles

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 10:30

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir ce très sympathique film d’animation réalisé en 2016 par Eric Summer et Éric Warin, qui nous transportent dans le Paris de la fin du dix-neuvième siècle en pleine mutation industrielle et artistique pour une jolie romance dans la dure formation et compétition acharnée.

Afficher l'image d'origineEnfermés dans un orphelinat en Bretagne, la jeune Félicie le Bras ne pense qu’à la danse, alors que son meilleur ami Victor rêve de devenir un grand inventeur. Quand il tombe sur une brochure de l’école de danse de l’Opéra de Paris recherchant de jeunes danseuses. Les deux amis s’évadent un soir pour se rendre à la Capitale. A Paris, Victor admire la construction de la Tour Eiffel et fini par trouver un ingénieur qui est prêt à le former, quand Félicie arrive à entrer à l’Opéra, prête à prouver son talent, grâce à l’aide précieuse d’Odette, son culot et travail acharné, et la rude concurrence face à Camille.

Afficher l'image d'origineSur un superbe graphisme, cette romance entre les facéties et les descriptions d’une époque -la construction de la Tour Eiffel, du Trocadéro et de la statue de la Liberté- ainsi que dans le milieu de la danse à hauteur d’enfant, se laisse déguster avec un savoureux plaisir. Passant de la Bretagne à la Capitale, les deux enfants qu’une enfance difficile et aux rêves de s’émanciper sont unis par des sentiments très fort, donne à ce récit Afficher l'image d'origineplein d’émotion et d’humour à souhait. Les chorégraphies sont belles et élancées, ont de quoi susciter des vocations, avec des scènes d’actions vives et alertes. De nombreuses références clin d’œil sont sympathiques. Une belle vision d’une époque et d’une ville en pleine mutation s’en ressent avec efficacité. On ne peut s’empêcher de penser à quelques années Afficher l'image d'origineprêt, à Un monstre à Paris. Je regrette un peu que la bande musicale ne soit pas restée dans le ton de l’Opéra, pour nous imposer une musique moderne américaine, surtout sur la fin avec Casse noisette. Une très belle réalisation avec des couleurs superbes et des vues splendides pour une magnifique animation, qui en met plein les yeux et les émotions.

Afficher l'image d'origineAvec les voix de Camille Cottin et Malik Bentalha, Kaycie Chase et Magali Barney, Frédéric Souterelle, Laurent Maurel et Émilie Marié, Céline Melloul, Françoise Cadol et Lila Lacombe, Philippe Dumond, Pascal Casanova et Hervé Rey, Antoine Schoumsky, Cathy Cerda et Christophe Desmottes.

Le film d’animation Ballerina, de Eric Summer et Éric Warin, distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs depuis le 26 avril 2017. Il est proposé en version sous-titrée français pour les sourds et malentendants, ainsi qu’en audiodescription pour les aveugles et malvoyants.

3 étoiles

 

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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 09:53

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir cette superbe dramatique de guerre japonaise réalisée en 1965 par Seijun Suzuki, d’après une histoire originale de Tajiro Tamura, dans une version restaurée en Haute Définition d’après une copie neuve de toute beauté.

Son amant s’étant marié, la jeune Harumi refuse de n’être que sa maîtresse, et par dépit s’engage comme prostituée pour la Chine en pleine guerre sino-japonaise. Elle se retrouve dans une caserne près du front avec d’autres jeunes prostituées. Entres autres passes, Harumi est la souffre douleur d’un officier sadique, tout en entretenant une relation avec un soldat dont elle tombe amoureuse, mais il ne souhaite que racheter son honneur de militaire. Une descente aux enfers entre conflits entre militaires et guerre meurtière inconciliables avec les sentiments amoureux.

Une magnifique réalisation sur un récit captivant qui décrit avec acuité la condition des prostituées japonaises sur le front dans la guerre du Japon en Chine des années trente. Certes, il ne montre pas encore les exactions, crimes de guerre en tous genre perpétrés par l’armée du soleil levant, ni les viols et déportations de « femmes de confort ». Cependant, Seijun Suzuki n’est pas flatteur sur les comportements de l’occupant sur leurs propres femmes, la condition

féminine dans un Japon encore féodale en plus de machisme, et le décrit avec l’attitude de l’officier comme une symbolique forte. Encore un magnifique portrait de femme japonaise sublimé, belle et forte de courage désespéré quasi suicidaire et sado-maso pour un amour vain. J’ai énormément aimé le récit comme la jeune Harumi et ce soldat partagé dans ses sentiments et ses choix. Une œuvre marquante qui hante longtemps.

D’autant plus que la réalisation est éblouissante de par sa mise en scène et ses cadrages que ses travelings dans des paysages et des décors qu’un noir et blanc magnifiquement maitrisé rende encore plus puissant. Ainsi, entre ambiance évanescent et délétère, parfois docu fiction, parfois conte farce sadique, se dégage une atmosphère étrange de romantisme éperdu et d’érotisme doucereux hamiltonien, et cette terrible réalité fataliste. La narration est échevelée

sur la passion destructrice de cette jeune femme, comme de ses comparses, qui pensent maitriser un destin qui leur échappe. Ce film est le second opus de la Trilogie de la femme japonaise, après La barrière de chair en 1964, et se clôt en 1966 avec Carmen from Kawachi, dont l’actrice Yumiko Nogawa sert de lien commun pour une description de la femme japonaise.

Avec Yumiko Nogawa excellentissime, face à Tamio Kawaji et Hiroshi Cho, Hideaki Esumi et Shigeyoshi Fujioka, Kotoe Hatsui, Tomiko Ishii et Kayo Matsuo, Midori Mori, ainsi que Shoichi Ozawa, Kaku Takashina et Isao Tamagawa.

Le film Histoire d'une prostituée de Seijun Suzuki, issu de la très belle Collection Cinéma MasterClass : La collection des Maîtres, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 juin 2017. Il est proposé en version originale japonaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray, accompagné d’un livret collector de 20 pages rédigé par Bastian Meiresonne, Jaquette réversible avec l’affiche japonaise originale au verso. Dans les suppléments, le film vu par Stephen Sarrazin, et un entretien du réalisateur par Yves Montmayeur, et Seijun Suzuki dans Le surréalisme doux par Roland Lethem.

3 étoiles

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 17:51

Désolant pseudo suspens psychologique de François Ozon (Frantz), pour une adaptation du roman de Joyce Carol Oates, sur une thématique jekillhydien sans surprise.

Chloé Fortin, belle jeune femme fragile se rend chez le psychologue Paul Meyer pour suivre une thérapie à laquelle elle ne croit pas, mais rapidement  tombe amoureuse. Peu après, elle emménage chez lui, pour une vie de couple classique. Lorsqu’un jour, elle l’aperçoit dans la rue avec une jeune femme. Elle décide d’aller voir de plus près, et découvre un double jumeau psychologue également du nom de Louis Delord, qui devient rapidement son amant. Quand l’un est mollasson, l’autre est violent sadomasochiste, mais l’un comme l’autre se révèle complémentaire en mensonges et menaces, quand ils découvrent qu’elle connait leur secret, et que ce brouille l'esprit de la jeune femme.

Sur le thème du dédoublement de la personnalité, de la gémellité en dualité manichéenne déjà vu et rabaché, il semblait qu’il n’y est plus grand-chose d’original à inventer. Et de fait, il n’y a guère de surprise finale qui était tellement attendue qu’elle est d’autant plus décevante. Et ce n’est pas les quelques scènes érotiques plutôt tristes au demeurant, qui pourront égayé la froideur générale, tant dans les grisâtres couleurs, que les profils des protagonistes ou d’un texte d’une pauvreté affligeante. On s’ennuie malheureusement ferme de bout en bout, s’attendant à ce que justement n’arrive pas ce qui advient. Un grand manque d’imagination, digne d’un Hitchcock poussiéreux.

Avec Marine Vacth (Jeune & jolie), Jérémie Renier (La fille inconnue), Jacqueline Bisset (La tentation d’Aaron), Dominique Reymond (Journal d’une femme de chambre), Myriam Boyer (Je me tue à le dire), Jean-Édouard Bodziak (Yves Saint Laurent), Fanny Sage, Jean-Paul Muel et Pascal Aubert.

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 10:49

Bien décevante adaptation de la célèbre série par Patty Jenkins (), qui oublie les valeurs d’humour et d’humanité de la super héroïne, pour nous en faire une super tueuse à la Captain America, sans se démarquer ni apporter la moindre originalité ou de touche personnelle.

Vivant dans son île cachée aux yeux de l’humanité, Diana, une jeune et jolie princesse amazone, est élevée à la dure avec les guerrières. Quand un jour elle sauve la vie d’un pilote de chasse américain qui vient d’abattre un allemand. Elle découvre alors qu’il y a autre chose que les amazones, en plus de l’amour qu’elle éprouve et qu’une première guerre mondiale des plus meurtrières se déroule depuis des années. Quand débarquent des soldats allemands, un

sanglante fauche nombre de ses amies, Diana décide de partir mettre fin au dieu des enfers qui perverti l’humanité et de les sauver.

Après l’usure générale des super héros qui n’en finissent plus de détruire et tuer en masse pour notre bien, et les échec de super héroïne telle que Catwoman, une nouvelle héroïne pas si héroïque que ça, qui se charge d’amener la paix entre les hommes, tue à elle seule des milliers d’hommes… Un récit extrêmement long à se mettre en

branle avec rien à se mettre sous la dent pour accoucher d’une copie féminine de Captain america. Etonnant qu’elle ne soit pas encore apparue dans les blockbusters melting pot de comic books, mais cela ne saurait tarder, en plus des deux autres suites annoncées.

Une réalisation assez bas de game sur un script des plus basiques pour un récit général classique. Dommage car il y avait de quoi apporter une

belle touche féminine qui vire phallocrate avec une gougourde, qui plus est durant la première guerre mondiale. Des actes manqués pour accoucher d’un film sans intérêt tant dans les profils des protagonistes que de messages sur la condition des femmes en ce début de vingtième siècle, que sur les guerres.

casting à l’image de la médiocrité générale, avec Gal Gadot (Fast & Furious 7), l’ancienne militaire de Tsahal qui avait tenu des propos peu diplomatiques n’est pas très convaincante, Chris Pine (Star Trek sans limites), Connie Nielsen (3 days to kill) et Robin Wright (Everest), à peine mieux que Danny Huston (Le congrès), David Thewlis (Regression) et Elena Anaya (Capitaine Alatriste), Lucy Davis, Ewen Bremner (Exodus: gods and kings) et Saïd Taghmaoui (Conan), Eugene Brave Rock, Lisa Loven Kongsli et Ann Wolfe, Ann Ogbomo, les jeunes Emily Carey et Lilly Aspell, James Cosmo, Martin Bishop.

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 08:22

Un grand merci à L'Harmattan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce documentaire réalisé en 2012 par Simon Brook, pour une description du travail de son père, dans une formation dispensée à de jeunes comédiens lors d’un atelier-rencontre, qui révèle l’Art du comédien.

Accompagné du musicien Toshi Tsuchitori, le célèbre metteur en scène de théâtre britannique, Peter Brook, dispense sa formation lors d’une séance d’exercices et d’improvisations dans un atelier-rencontre avec de jeunes comédiens et étudiants de théâtre. A travers diverses thématiques, Peter Brook révèle sa conception et sa méthode de travail, qui a fait de lui l’un des plus grands dans le milieu du théâtre. Ainsi, sur des exercices à priori simples, les jeunes comédiens découvrent le lien entre l’esprit et le corps pour dépasser la limite du naturel du jeu et développer le talent d’acteur qui sommeil en eux et attend d’éclore.

Un passionnant documentaire qui nous plonge au cœur d’une séance auprès d’apprentis comédiens dont nous sommes partis prenante, pour mieux comprendre le jeu au naturel en allant chercher et développer le don en soit de la comédie. Peter Brook, acteur, réalisateur, metteur en scène de théâtre et écrivain, est installé depuis des années au Théâtre des Bouffes du Nord. A travers cette séance filmée par son fils, nous assistons à la structuration de la pensée de comédien, des gestuels et rituels, du mouvement et de l’esprit qui fait force sur la pensée primitive. J’ai été saisie par les enchainements à priori anodins, par le charisme et la force du metteur en scène, ainsi que son humour et sa passion à transmettre son savoir et son expérience à chacun de jeunes comédiens qui semblent envouté par leur mentor.

Une belle réalisation, qui arrive à nous captiver par ses changements d’angles riches et variés, tant au sein du groupe qu’autour ou au dessus d’eux, pour mieux saisir leur émotions, ainsi que de tourner autour du metteur en scène et du musicien. Ainsi, nous sommes non seulement à suivre un cours passionnant, dont la réalisation illustre les propos par la mise en scène brookiènne mise en évidence.

Le documentaire Workshop : Atelier-rencontre avec Peter Brook, de Simon Brook, distribué par L'Harmattan Vidéo, est disponible en DVD et VOD dans les meilleurs bacs depuis le 4 avril 2017.

3 étoiles

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 13:47

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir cette superbe dramatique japonaise, réalisée en 1964 par Seijun Suzuki, d'après le roman de Tajiro Tamura, pour une plongée dans l’après guerre d’un Japon occupé et en ruine, dans une version restaurée en Haute Définition d’après une copie neuve, de toute beauté.

Dans l’après guerre d’un Japon vaincu et en ruine, dans l’occupation de l’armée américaine, Maya, une jeune fille à la dérive, crevant de faim, est adopté par un groupe de quatre jeunes prostituées dans un sordide ghetto en ruine de Tokyo. Filles sans mac, Sen, Mino, Roku et Machiko, survivent en défendant leur territoire dans une solidarité familiale. Leur devise est de se vendre sans amour ni avec un américain, sous peine de lourde punition. Quand arrive Shintaro Ibuki, ancien soldat blessé qui ravivent les douleurs de chacune, et menace leur groupe.

Magnifique film, qui aborde des sujets alors rarement évoqués telle la présence américaine, les yakuzas et la prostitution pourtant souvent abordé dans le cinéma japonais mais peu montré sous cet angle avec sa violence et dévoiler la misère du petit peuple et de la condition de la femme réduite à ma misère et la prostitution. En l’occurrence ces jeunes femmes qui décident de maitriser leur destin et de contrôler leur corps dans les relations tarifées avec l’interdiction de

sentiments dans une déshumanisation totale, punissant violemment les fautives. Une violence sado maso, dont la caméra plus sensuelle que voyeuse, reste dans une évocation pudique et paradoxalement terriblement humaine et compatissante, sans jamais sombrer dans le sadisme malaisé que le cinéma japonais de la décennie suivante sans retenue. Un temps, la présence de l’homme tente de prendre en vain le pouvoir sur elles et d’abuser de son statut de pique assiette et de mâle mettant en danger ce groupe de filles soudées qui reprend le contrôle avec son instinct de survie extrême.

Un très beau film à la mise en scène parfaite et aux interprètes terriblement marquantes. Une superbe réalisation, dont la couleur flachie est extrêmement importante, tant dans sa vive et presque violente de saturation selon les humeurs et tensions, que dans le choix et sa signification selon les références nippones, telles la couleur des robes de chacune

des filles en fonction de leurs caractères contrastés. Un décors entre no

man's land coupe gorge où les caïds trafiquent, volent ou tuent, les forces américaines menaçantes, et les pauvre gens qui tentent de survivre par tous les moyens, dont les prostituées en grand nombre, et au loin la capitale qui se relève de la défaite. Moments d'émotions rares avec la peine des êtres chers morts à la guerre, même si ne sont pas encore abordé leurs exactions, et une vision sans concession de la société et des politiques en filigrane.

Ce film est le premier opus de la Trilogie de la femme japonaise, suivi par Histoire d'une prostituée en 1965, et clôt en 1966 avec Carmen from Kawachi -Kawachi Karumen, dont le lien en est l'excellente Yumiko Nogawa. Le réalisateur Seijun Suzuki, décédé le 13 février de cette année, innovait dans le cinéma japonais en abordant avec sensualité et subtilité, des thématiques tel que le dénuement des corps, le sadomasochisme, mais aussi politique avec la

dénonciation de l’occupation militaire américaine et les exactions -les viols et meurtres- que la protection des yakuzas contre la gauche en période de la guerre froide anticommuniste. Le roman a été également adapté par Masahiro Makino et Masafusa Ozaki en 1948, par Shōgorō Nishimura en 1977, et par Hideo Gosha en 1988, ainsi qu’en série télévisée par Katsuo Fukuzawa en 2008.

Avec l’extraordinaire Yumiko Nogawa, et les non moins talentueuses Kôji Wada et Tomiko Ishii, Kayo Matsuo et Misako Tominaga, ainsi que Jô Shishido et Keisuke Noro, Chico Roland, Isao Tamagawa et Satoko Kasai, Kuniko Kawanish et Eimei Esumi, Hiroshi Chô, Mikiko Sakai, Terue Shigemori et Kôji Yashiro.

Le film La barrière de chair de Seijun Suzuki, issu de la très belle Collection Cinéma MasterClass : La collection des Maîtres, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 juin 2017. Il est proposé en version originale japonaise sous-titrée français. Le boitier offre le combo DVD et Bluray, accompagné d’un livret collector de 20 pages rédigé par Bastian Meiresonne, Jaquette réversible avec l’affiche japonaise originale au verso. Dans les suppléments, le film vu par Stephen Sarrazin, et un entretien du réalisateur par Yves Montmayeur, et Seijun Suzuki dans Le surréalisme doux par Roland Lethem.

3 étoiles

 

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