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17 août 2015 1 17 /08 /août /2015 14:20

Le nouveau film de Noah Baumbach (Frances Ha) pérennise son univers de comédie douce amère avec la notion d’amitié, de la crise de la quarantaine, de la remise en cause de valeurs, de responsabilité et de choix de vie, avec humour et émotion en toute subtilité troublante et envoutante pour une vision au final optimiste.

Heureux en ménage, Josh et Cornelia Srebnick, quadra sans avoir réussi à avoir des enfants vivent avec sans soucis. Depuis plus de huit ans, Josh fait du surplace sur un documentaire sans parvenir à la finir. Leurs meilleurs amis devenus d’heureux parents, semblent s’éloigner ou les rejeter. Lorsqu’ils font fortuitement la connaissance d’un jeune couple sympathique et déjanté, Jamie et Darby, leur redonne un coup de fouet de et de jeunesse. Une amitié naissante et envahissante, qui les plonge dans un univers débridé d’adolescence qui leur a apparemment échappée. Mais bientôt, se fait jour des doutes et remise en cause sur d’éventuelles manipulations d’une amitié peut-être intéressée.

Sur un ton faussement comique, se met un place un drame à la Woody Allen, sur le passage à la vie adulte d’un couple de quadra qui rattrape le temps, redevenant des ados pour mieux se retrouver avant de redevenir des adultes plus sereins. J’ai bien aimé cette vision plus positive de la vie, moins amère qu’elle n’y parait. Si j’ai trouvé de grosses longueurs comme le passage chez le gourou de la secte, je me suis bien amusé à suivre les pérégrinations turbulentes des protagonistes. Les dialogues sont assez succulents, et les gags et réflexions interpellent souvent avec justesse. Autant j’aurai adoré avoir des enfants, autant le cinéma au travers de tous ses exemples ne donne vraiment pas envie d’en avoir, tant l’exubérance des parents gagas et exclusifs, ajouté aux détails aussi peu croustillants laissent réfractaire. Un récit qui hante longtemps, plus que je ne l’aurai imaginé en sortant de salle.

Retrouver Ben Stiller (La nuit au musée : le secret des pharaons) dans ce genre de rôle plus complexe lui va bien tant il sait se faire convaincant. La belle Naomi Watts (Birdman) est tout autant marquante avec ses nuances dans son jeu varié. Il en de même de l’excellent Adam Driver (Et (beaucoup) plus si affinités) et de la belle et troublante Amanda Seyfried (Albert de l’ouest) qui sait utiliser tous les atouts en sa possession pour captiver et séduire dans l’émotion que le délire. Enfin, les Charles Grodin et Adam Horovitz, Maria Dizzia (Capitaine Phillips) et Matthew Maher (The killer inside me), ou Brady Corbet (Sils Maria), et la belle Dree Hemingway (Nous York) sont dans la veine générale avec succès.

2 étoiles

 

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16 août 2015 7 16 /08 /août /2015 10:27

Coup de chaud : Photo Karim LeklouRaphaël Jacoulot (Avant l'aube), pour son troisième long métrage s’est inspiré d’un fait divers réel qui s’est passé dans sa région d’origine, pour nous conter un drame avec sa vision des choses et des événements assez étonnant et malaisé dans sa conclusion et sa morale qui laisse plus que dubitatif et circonspect.

Coup de chaud : PhotoDans un petit village, perdu dans les champs, sous un terrible cagnard de canicule, les jours passent avec les nerfs à fleur de peau. Josef Bousou, enfant du pays, sème le trouble par son comportement malaisé, ses intrusions chez les gens, ses vols à répétition, ses agressions verbales et surtout physiques comme sur une vieille dame, ou sur une adolescente. Le climat de suspicions est à son comble, quand il est bientôt retrouvé mort. Les gendarmes mènent l’enquête qui abouti rapidement.

Coup de chaud : Photo Karim LeklouJe reconnais que j’ai un peu de mal à comprendre le positionnement du réalisateur dans cette trame, où il met en accusation tout un village dans la malheureuse disparation d’un jeune déséquilibré mental aux penchants agressifs et dangereux. Certes, la mort de ce jeune homme est malheureuse et condamnable, mais la mise à l’index devrait être dirigé vers les vrais responsables qui n’ont jamais fait en sorte de protéger les Coup de chaud : Photo Grégory Gadeboishabitants, comme la victime. Indéniablement le danger planait dans ce village, où inévitablement le laxisme des autorités devrait regretter ce décès comme ils auraient pu avoir un autre drame sans doute bien pire de sa part. Alors du coup, le regard de la caméra, nous montrant pourtant le comportement anormal et dangereux d’un psychopathe, en culpabilisant l’ensemble des villageois, et pire, un coupable dans un étranger du village, me parait malhonnête. Le bouc émissaire en cette occasion, n’est pas celui que l’on veut nous faire croire.

Coup de chaud : Photo Karim LeklouLa réalisation est lancinante et trainarde à bon escient bien qu’un peu trop longue en étirant le peu qu’il y a à voir et à entendre. Somme toute, il n’y a rien qu’une ambiance lourde dans une succession sans suite de petits faits et gestes dans une mise en scène aléatoire, et que la caméra suit presque cachée d’un docu-reportage, jusqu’à précipiter tout d’un coup une conclusion hâtive et grotesque aux larmes de crocodile et à la désignation à la vindicte populaire tout un village face à l’hypocrisie des policiers.

Coup de chaud : PhotoBeau et efficace casting dans lequel Jean-Pierre Darroussin (Au fil d’Ariane) est excellent, ainsi que Karim Leklou (Grand central), effrayant au possible. De même Grégory Gadebois (Brèves de comptoir) est pitoyablement émouvant. C’est aussi vrai de Carole Franck (Hippocrate) et Isabelle Sadoyan (Thérèse Desqueyroux), comme de Serra Yılmaz (Beur sur la ville) et Camille Figuereo, d’Agathe Dronne (Mon âme par toi guérie) et Patrick Bonnel (Tiens-toi droite), ou encore avec Marc Prin et Marc Bodnar (L'enquête), de la jolie Manon Valentin.

2 étoiles

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 09:49

Film totalement déjantée de Joe Lynch, pour son deuxième long métrage, dans une sorte de western à la Kill Bill en un huis clos particulièrement bien sanglant et tout autant délirant où l’on ne compte plus les morts, sur une sorte de Black Manga des plus redoutablement efficaces, mais aussi aux dires du réalisateur sous une influence du film Assaut de John Carpenter.

Dans un appartement, Everly, une belle call girl aux mains d’un terrible mafieux depuis quatre ans, va se faire assassiner pour être devenue indic de la Police. Dans un ultime sursaut de survie, elle abat, un puis deux puis tous ceux qui tentent de la tuer. Les tueurs professionnels comme ses camarades prostituées alléchées par la prime. Une nuit des plus meurtrières, d’autant plus motivée par la survie d’Everly qu’elle veut aussi sauver les vies de sa mère et de sa fille. Et l’instinct maternel créé une lionne que plus rien n’arrête.

C’est avec un réel plaisir jouissif que j’ai découvert ce film des plus débiles et déjantés qui soit. Telle une pièce de théâtre, l’exigüité des lieux, un petit appartement en étage, va voir s’accumuler un nombre inimaginable de morts violentes en un temps record quasi suicidaire dans un mépris total de logique. Rien de glauque au final, qu’une longue agonie humoristique aux nombreuses références cinématographique. De fait, aucun temps mort, tout va très vite, sous le regard d’un assassin moribond qui devient le témoin de la révolte de la jeune femme, et sa conscience exutoire complice. Je me suis régalé de manière très primaire à voir tomber et souffrir toutes ces ordures que la terre ne porte que trop. Proxénètes, assassins et dealers, lies de la société immorale, perdent la vie qui ne vaut rien, pas plus pour la leur que celle de leurs victimes. Un brin moraliste de ma part je le confesse, qui trouve un écho dans cette folie furieuse.

La mise en scène dans ce huis clos étouffant est des plus maitrisés, trouvant des cadrages tout azimuts et variés pour nous conduire dans cette folle cavalcade en un aussi petit périmètre. Une caméra donne du large sur l’extérieur, ou la vue du couloir et le fond de l’ascenseur limite le champ d’action. Réalisation basique pour une efficacité maximale en si peu de temps et montagne de morts. Très lumineux et couleurs souvent criardes à volonté et grand plaisir. Juste un fécétie diaboliquement sanglante et rigolote.

Dans un casting international, la trop merveilleusement belle Salma Hayek (Muppets most wanted) y est drôle et émouvante, torridement excitante et pleine de charme et de tendresse, face à une multitude qui passent de vie à trépas en peu de temps avec Togo Igawa (47 ronin) et Hiroyuki WatanabeMasashi Fujimoto (Gambit, arnaque à l’anglaise) et Akie Kotabe (Jack Ryan initiative). Les belles Jennifer Blanc et Gabriella Wright, Caroline Chikezie, Jelena Gavrilovic et Dragana Atlija (3 days to kill) en folles furieuses. Enfin, Laura Cepeda et la petite Aisha Ayamah est convaincante.

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14 août 2015 5 14 /08 /août /2015 11:11

Nos futurs : Photo Pierre Rochefort, Pio MarmaiRetour à meilleure inspiration de Rémi Bezançon (Un heureux événement), qui depuis Ma vie en l'air n’avait jamais réussi à m’émouvoir autant, et qui retrouve là son style entre émotion et humour, tendresse et subtilité, tout en nous captivant avec le rebrousse poil qui nous tiens en haleine jusqu’à la dernière seconde pour une bonne surprise.

Nos futurs : Photo Camille Cottin, Kyan Khojandi, Laurence Arné, Pierre Rochefort, Pio MarmaiLors de l’anniversaire de Thomas en pleine déprime, organisé par sa femme Estelle, il se rend compte qu’entouré de tous ses amis, il lui en manque un.  Il décide alors de reprendre contact avec Yann Kerbec, son meilleur ami d’enfance, ami des quatre cents coups, fêtard immature perdu de vu depuis des années. Des retrouvailles mêlées de souvenirs d’adolescents, entre deux hommes que la vie à différemment façonnée. Thomas est devenu plus mature, plus adulte et responsable, quand Yann n’a pas changé dans ses délires. Ensemble, ils décident de refaire une fête comme d’antan et contactent tous les anciens camarades de lycée.

Nos futurs : PhotoJ’ai crains au début que ce film ne vire nostalgie vieux con qui généralement me rebute avec les « c’était le bon temps »… et puis lentement mais sûrement, se profile une tout autre trame, quasi irréelle et malaisée, dans laquelle on commence à comprendre qu’il se passe quelque chose de pas très normal, avant la révélation finale. Certes, je l’avais vu venir de loin, mais je me suis laissé emporter par l’ambiance de ce récit narré avec subtilité et émotion, humour et tendresse. Les personnages d’abord agaçants par leurs comportements deviennent en fait rapidement attachants.

Nos futurs : Photo Pierre Rochefort, Pio MarmaiDe fait, la réalisation amène les éléments avec une mise en scène soignée apportant la légère confusion qui sied dans pareil schéma ou le drame ne prend le pas qu’avec le délitement des souvenirs et du fantasme, de la culpabilité et de regrets comme des éclats de rire et du chagrin. Peut-être quelques petites longueurs dans des scènes un peu trop étirée mais qui trouve écho au final, pour une bonne surprise.

Nos futurs : Photo Pierre Rochefort, Pio MarmaiLe duo Pio Marmai (Toute première fois) et Pierre Rochefort (Un beau dimanche) fonctionne parfaitement dans une véritable complicité qui transparait avec conviction. La très belle Mélanie Bernier (Un peu, beaucoup, aveuglément) est tout aussi émouvante. Kyan Khojandi (Lou ! Journal infime) et Camille Cottin (Connasse, princesse des cœurs), comme Laurence Arné (A coup sûr) et Roxane Mesquida (Sheitan), ou encore Zabou Breitman (Entre amis) et les jeunes Maxim Driesen (Suzanne) et Ulysse Teytaud sont dans l’ambiance générale.

3 étoiles

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 11:32

Dans la continuité des découvertes de la seizième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, cette première saison de la mini série policière en six épisodes de 52 minutes Jusqu'au dernier de François Velle, d'après une création de Mikaël Ollivier.

Revenant d’une virée en mer, Fred Latour est attendu par sa mère Hélène, sa femme Karine et sa fille Sybille pour fêter son anniversaire. A peine arrivé chez lui, il tombe du toit au pied des trois femmes. Suicide, accident ou meurtre ? Passé le choc, l’enquête démarre du côté de la police, mais aussi des femmes, chacune à leur manière en fonction des quelques éléments éparses quelles ont ou découvrent. Ainsi, se révèlent des histoires de famille, de projets de développement de l’aquarium dont Fred était l’actionnaire principal, de détournements de fonds et de relations avec la mairie, et du milieu affairiste mafieux de Marseille.

Je me suis beaucoup amusé à suivre les protagonistes dans cette enquête à multiple pistes qui finissent par se rejoindre. Du drame, de l’amour et des trahisons, pour des surprises et révélations inattendues. On y meurt aussi beaucoup, et souvent sans état d’âme. Les trois générations des femmes Latour aux caractères bien trempés, font preuves de beaucoup de générosité et d’émotion, surtout face aux diaboliques Teysson. L’humour est de mise avec les policiers déjantés, comme les émotions au fil des révélations. L’angoisse est de la partie, entre enlèvements, meurtres et menaces. L’ambiance générale est sympathique dans les décors de rêve des alentours magnifiques de Marseille. Certes, l’accent local n’est pas vraiment au parfum, mais l’état d’esprit y est assurément.

La réalisation est maitrisée et calibrée sur un rythme soutenu. La mise en scène table sur des apparitions, ou disparitions, en des moments choisis bien propices et réguliers pour maintenir l’intérêt d’un récit sans conteste classique mais attrayant de par la diversité des personnages et des actions. De même la beauté et la qualité des images, de nuit comme de jour, de la mer comme de la ville. Une manière de donner envie de visiter la région sans tomber dans le piège de la carte postale. La musique plane comme une douce et menaçante mélodie. Enfin, le magnifique aquarium -le Seaquarium du Grau-du-Roi- est un personnage incontournable, avec ces requins de toute beauté que l’on peut admirer avec plaisir et intérêt.

Photo Jean-Claude Bouillon, Marie-Christine BarraultUn casting d’envergure, avec Brigitte Fossey, bien que sympathique ne joue pas très bien, quand Valérie Karsenti et la bien jolie Flore Bonaventura (Les souvenirs) sont excellentes. Le duo Lionnel Astier (Un village presque parfait) et Michaël Abiteboul (Papa ou maman) est drôle et fonctionne parfaitement, Marie-Christine Barrault (Cousin cousine) est terrible, comme Jean-Claude Bouillon, excellent, de même Stéphane Freiss (Au-delà) inquiétant au possible. Et puis les David Baiot et Serge Dupire toujours aussi odieux avec conviction, Laurence Cormerais (Les Tuche) et Paul Velle, ou Stéphane Blancafort (Mères et filles) tous convaincants.

Le film Jusqu'au dernier de François Velle, distribué par Koba et sa page facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er juillet 2015. Il est proposé en version sous titrée pour sourds et malentendants.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut trouver aussi des séries qui se trouvent ici dont le top des séries tv, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 07:44

Après le Magic Mike de Steven Soderbergh qui m’avait bien amusé même si j’étais resté sur ma faim, je ne m’attendais pas à une suite qui ne se justifiait pas vraiment. Pourtant, Gregory Jacobs s’est jeté dans la brèche pour son troisième long métrage, qui ne restera pas dans mes souvenirs, tant je m’y suis péniblement ennuyé.

Trois années se sont écoulées depuis que Mike a quitté la troupe des Kings of Tampa pour se lancer à son compte et se marier. Suite à un appel déjanté laissant entendre la mort d’un des danseurs, il se précipite pour les rejoindre, avant de comprendre que la blague visait à le faire revenir dans la troupe pour un dernier éclat dans une compétition nationale. La surprise passée, il accepte avec plaisir et des idées de nouveauté plein la tête. L’occasion de faire bien meilleure connaissance avec les potes, et de rencontrer de jolies filles qui n’ont pas froid aux yeux. Le show peut recommencer.

L’idée de donner une suite était en soit amusante et intéressante, encore eut il fallu que se fut plus passionnant. J’ai tenu l’intérêt jusqu’au préliminaires du spectacle final. Passons que l’obscurité générale dans laquelle l’histoire se déroule, entre les discutions tardives avec les femmes en manques, et les répétions et les danses solo, je me suis vie senti largué et désintéressé. J’ai trouvé un manque d’audace et de surprise dans les danses, comme un manque d’humour, et une perte de l’intimité des clubs pour une méga représentation professionnelle qui perd de la spontanéité. Les réactions des filles m’ont paru trop figées et moins enthousiastes. L’esprit de compétition et le professionnalisme gâchent cette douce folie du premier opus qui était plus festive avec le côté amateur plus glamour.

De fait, la réalisation est poussive, avec des longueurs et baisses de régime, et un manque de passion dans les chorégraphies. La mise en scène, si elle n’est pas vraiment confuse, tarde à amener les événements, comme les dialogues manquent d’inspiration, d’humour et d’émotion. La qualité des travelings durant les danses comme dans le public ne sont pas transcendants.

Alors on retrouve en partie la fine équipe et de nouvelles têtes. Channing Tatum (Jupiter : le destin de l'univers) est toujours aussi convaincant, comme Matt Bomer (Un amour d’hiver) et Joe Manganiello (Sabotage), Kevin Nash (John Wick) et Adam Rodriguez (About last night) ou encore Gabriel Iglesias et Stephen Boss. La belle Amber Heard (3 days to kill) est marquante, de même Donald Glover (Lazarus effect). Je ne saurais dire pourquoi, mais Andie MacDowell (Sexe, mensonges et vidéo) a le dont de m’agacer avec ses hystéries de débile. Les belles Jada Pinkett Smith et Elizabeth Banks (Love & Mercy) s’en sortent beaucoup mieux.

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12 août 2015 3 12 /08 /août /2015 11:16

Sympathique retranscription  d'après Edgar Wright et Joe Cornish basée sur les personnages de Stan Lee, Jack Kirby et Larry Lieber du comic book, réalisé par Peyton Reed (American girls), même si la surabondance de super héros ces temps-ci à toutes les sauces fini par sursaturer les offres par leur banalisation à outrance, trouve malgré tout encore à nous distraire.

A sa sortie de trois années de prison pour multiples cambriolages, Scott Lang, est bien décidé à ne plus retomber, et se réinsérer. Il tient plus que tout à reconquérir l’amour de sa gamine, surtout depuis que son ex femme s’est remariée. Cependant, trouver un emploi avec son casier judiciaire est quasi impossible. Aussi, quand son meilleur ami lui offre un casse à priori facile, il fini par céder, et se faire arrêter après avoir ouvert un coffre gigantesque qui ne contenait qu’un costume ridicule. Il est bientôt contacter par le Dr Hank Pym, qui va lui apprendre le secret formidable du costume d’Ant-Man, aux pouvoirs extraordinaires, et à sa mission cruciale face à une terrible menace du docteur Darren Cross, et son attirance pour la belle Hope Van Dyne.

La bande d’annonce et la saturation des adaptations de comics book de moins en moins bien réussies me faisaient craindre le pire, et aller voir ce film à reculons. Et finalement, ce fut une bonne surprise, non pour son récit somme toute assez classique, mais par sa réalisation, son ambiance et surtout son humour second degré qui ne se prend pas trop au sérieux. De fait, l’homme-fourmi qui rétrécit à volonté, disposant d’une force incroyable et d’une vitesse subsonique aidé de fourmis diverses et variées, avec qui il communique, est un plus appréciable. Du coup, je me suis bien amusé à suivre ces aventures rocambolesques, sur un rythme soutenu et sans temps mort. Les actions se succèdent aux moments d’émotions avec la gamine, et de romance avec la jolie  Hope. On y retrouve bien sûr des héros des Avengers.

L'adaptation est issue de bandes dessinées, dans lesquels trois hommes-fourmis en sont les héros. Il y a Henry Pym, fondateur des Vengeurs et créateur d'Ultron par Stan Lee et Jack Kirby. Scott Lang est un ancien voleur repenti, qui fut membre des Vengeurs et des Quatre fantastiques, créé par David Michelinie et John Byrne. Et puis Eric O'Grady qui apparait dans The Irredeemable Ant-Man, d'après Robert Kirkman et Phil Hester.  Merchandasing oblige, avec des jeu vidéo.

J’appréhendai d’autant plus de voir Paul Rudd (Légendes vivantes) dans ce genre de rôle, comme la catastrophique prestation de Ben Affleck dans Daredevil, et c’est en fait une des très bonnes surprises. Comme Michael Douglas (Wonder boys) est impeccable. La belle Evangeline Lilly (Le hobbit : la bataille des cinq armées) est excellente, autant que Corey Stoll (Dark places) tout à fait convainquant et marquant. il en est de même de Bobby Cannavale (Spy) et de Michael Peña (Fury), ainsi que Wood Harris et Judy Greer (Jurassic World) que j’aime beaucoup. La petite Abby Ryder Fortson est marquante. John Slattery (L'agence) et Anthony Mackie (Avengers : l'ère d'Ultron) sont de la partie avec succès.

3 étoiles

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 07:18

Très beau film d’aventure et drame social romanesque de John Cromwell, réalisé en 1942 d’après le roman d’Edison Marshall, qui nous entraine dans une épopée du dix-huitième siècle, pleine de surprises et de rebondissements d’une Angleterre victorienne triste et sombre, et face à l’exotisme idéalisée des iles de Polynésie aux moeurs plus libres et plus justes, joyeuses et fantasmées.

Benjamin Blake est un gamin issu de l'union entre Bessie Kidder, fille d’un armurier, et Sir Godfrey Blake. Il est élevé par son grand-père Amos, jusqu’au jour son oncle Arthur Blake le ramène au domaine familiale, avant de le spolier de ses droits et ses biens d’héritage, et l’exploite en tant que garçon d'écurie. Bien des années plus tard, éperdument amoureux de sa cousine Isabel Blake avec qui il file le parfait amour, il décide de revendiquer ses droits. Mal lui en prend, il est accusé de tentative de meurtre sur son oncle et emprisonné, mais réussi à s’enfuir à bord d’un navire. Au large de la Polynésie, il trouve le bonheur dans les bras de la belle Eve. Récoltant des perles magnifiques de grande valeur, il a la ferme intention de revenir à Bristol et recouvrer ses droits et titres.

Joliment conté, j’ai été tout de suite séduit par l’atmosphère d’une trame romanesque et rocambolesque à souhait, qui rappelle par certains côté aux aventures du Comte de Monte Christo d'Alexandre Dumas. Je me suis senti totalement happé par la narration qui m’a plongé dans l’ambiance pleine de surprises et de rebondissements, avec une fin qui me faisait craindre le pire tant le personnage ne me paraissait pas, sinon sympathique, du moins peu franc avec la belle petite polynésienne. L’ambiance exotique idéaliste dans la vie sur les iles fait rêver, en opposition de la dure société anglaise dans une parfaite dualité manichéenne.

La mise en scène est certes des plus classiques, mais très efficace, vive et alerte, sur un rythme soutenu qui passe d’un cadre à un autre, avec des personnages aux profils soutenus. Les décors nous emmènent aussi bien de la ville sombre à la beauté magique des iles. La réalisation est belle dans tous ses détails, dans sa narration comme dans ses interprètes. 

Le beau et talentueux Tyrone Power (Le gentilhomme de la Louisiane) s’en donne à cœur joie entre la magnifique Gene Tierney (Le ciel peut attendre) d’une telle tendresse marquante, et de la très belle Frances Farmer, dont sa carrière fut cassée par des abus et mauvais traitements d’asiles psychiatriques, relaté dans le film Frances, pour à l’origine une simple arrestation pour conduite sans permis en état d’ivresse qui dégénéra dans les pires excès. George Sanders est excellent, ainsi que Roddy McDowall (L'Aventure du Poséidon) tout jeunot, comme John Carradine (L’étang tragique) et quElsa Lanchester (La fiancée de Frankenstein) marquante.

3 étoiles

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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 10:48

Film terriblement long et ennuyeux de Gaspar Noé, dans ce qui est plus qu’un érotique et moins qu’un porno, tout en étalant quelques scènes trashs tristes et aussi peu excitantes, où l'amour à peu de place et où  le sexe a aussi peu de plaisir et de joie, et la drogue une très grande place.

A la suite d’un appel téléphonique de la mère d’une ancienne maitresse, inquiète d’être sans nouvelle de sa fille, Murphy se remémore entre un rail de coke et une prise d’opium, cette Electra qu’il avait perdu en mettant enceinte la jeune voisine Omi, devenue depuis sa femme. Ainsi, il retient de cette époque, les parties de jambes en l’air à tout va, les nombreuses tromperies de part et d’autre, les parties à trois avec Omi, des partouzes échangistes, d’expérience avec un travesti…

Et donc on en avait tellement parlé à tort et à travers, pour finalement pas grand-chose. Plus que le récit particulièrement pauvre, mélangeant drogue et sexe, en oubliant l’essentiel des sentiments amoureux, pour nous a t on dit une histoire d’amour crue et que l’on ne voit pas, c’est la réalisation qui pêche par sa nullité. Mal filmé, mal raconté, mal découpé et mal écrit. Les textes sont risibles de bêtises creuses, et typiquement franchouillards. Je ne connais aucun américain aussi nazebroque que ce Murphy pour connaitre la raclette. L’histoire, si histoire il y a, d’un abruti congénital, qui décidément pète ses capotes à tous les coups qu’il tire, junky au dernier degré, pleure plus sur lui que sur les autres, con comme sa bite qui se remémore une folle maitresse aussi débile cramée. On a un peu de mal à comprendre qu’elle ait abandonné son crétin pour avoir mis enceinte la petite voisine, quand elle… Pour la psychologie de comptoir, il faudra aller voir ailleurs. De fait, il y a de la nudité érotique, pour des scènes crues comme les nombreuses branlettes en tous genres, sans sombrer pour au temps dans le porno trash. Les limites sont donc balisées, comme la caméra des plus statiques. Pas vraiment vulgaire mais grossier, sans plus, ni les images ni les mots ne choquent, pas plus qu'ils évoquent le moindre ressenti. L'empire des sens avait su le mieux conciler porno et amour avec qualité. Question romantisme et amour, il faudra revenir un autre jour. J’en ai déjà vu plus dans certains pornos avec parfois de l’humour.

D’autant avec un casting aussi affligeant, dans lequel Karl Glusman s’avère être extrêmement mauvais, de même qu’Aomi Muyock, reine de la branlette, pour le moins très spéciale et aussi peu bandante, quand la jolie Klara Kristin, serait plus excitante mais aussi nulle actrice, sauf de la langue du palot. Il eut été peut-être préférable de prendre de vrais professionnels du hard.

1 étoile

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 14:17

Il semble loin le Michel Gondry (L’écume des jours), qui eut un trait de génie avec Eternel sunshine of the spotless mind qui restera à tout jamais son chef d’œuvre et lui collera éternellement à ses basques, tant depuis il n’a jamais réussi à vraiment confirmer aussi bien. La preuve avec ce gentillet petit film pour préadolescents des années cinquante, sympathique mais qui manque cruellement de souffle.

Deux adolescents moyens de quatorze ans, mal dans leur peau se lient d’amitié. Daniel Guéret est baptisé Microbe pour sa petite taille, son apparence efféminée, et Théo Leloir est surnommé Gasoil, pour avoir toujours les mains sales d’huile avec sa passion des moteurs. A l’approche des vacances d’été, ils se lancent dans la construction d’un véhicule en forme de maisonnette avec un moteur à tondeuse à gazon. Une nuit, ils partent pour l’aventure par les petites routes de campagne.

Si à priori le récit se passe semble t-il de nos jours, tout respire avec un énorme décalage des années glorieuses d’après guerre, tellement l’état d’esprit est totalement hors du temps présent. Pour au temps, ce n’est pas désagréable, et même plutôt rigolo de suivre ces deux compères dont ne sais jamais réellement le degré d’amitié qui les lie. Les blagues potaches, et les péripéties s’accumulent avec amusement et facétie. Quelques longueurs, une ambiance un brin désuet limite naïf plane dans ce récit. Je regrette le final avec le coup de poing et le nez ensanglanté qui ne cadre tellement pas avec l’esprit du récit, ni avec la gentille subtilité du gamin.

La réalisation est propre et sans grand reproche, comme la mise en scène classique et maitrisée, avec des dialogues souvent vieille France inattendues qui donne un résultat sympathique sans pour autant marquer les esprits. La voiture maisonnette camping-car est rigolote et est un personnage à elle seule. Quelques petites longueurs trainent par moment le trajet.

Le duo Ange Dargent et Théophile Baquet (La nouvelle guerre des boutons) fonctionne à merveille, entre humour et émotion, de même de Diane Besnier, comme Audrey Tautou (Casse tête chinois) toujours aussi marquante. Les Vincent Lamoureux et Agathe Peigney, ou Douglas Brosset et Charles Raymond, comme des autres, le courant passe bien en règle générale.

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