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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 08:28

La Vie en grand : Photo Ali Bidanessy, Balamine GuirassyL’amour que porte Mathieu Vadepied, pour les africains de son enfance, lui ôte tout recule et jugement, sinon de morale au moins de valeur, pour nous conter une bluette sans ne plus voir à quel point il se perd en béatitude devant l’inacceptable dont il sombre dans la psychologie de comptoir dans un tendre paternalisme coloniale, sur le comportement d’un jeune dealer.

La Vie en grand : Photo Balamine GuirassyDans une cité parmi tant d’autres, le jeune Adama de 14 ans vit avec sa mère séparée. Violent à l’école, il est menacé de renvoi à la suite d’une bagarre, s’il ne change pas son comportement et n'améliore pas ses résultats scolaires. Un jour, Adama trouve un paquet de drogue jeté par un dealer lors de son arrestation par la police. Avec son petit camarade Mamadou, il se lance dans la revente de drogue auprès des lycéens. D’abord admonesté par le caïd de la citée, il s’impose pour être le fournisseur exclusif dans son établissement scolaire. Une manne d’argent facile qui lui fait prendre la grosse tête, même si les risques sont grands.

Afficher l'image d'origineJ’avoue que je n’aime pas ce regard condescendant sur les jeunes des banlieues, aux profils clichés de la petite racaille. Un regard récurant avec La tête haute ou Le petit homme. Ce que je n’aime pas dans ces récits, ce sont ces excuses bidons qui reviennent péniblement en boucle pour justifier les comportements de revendeur de drogue, de violence, et des tournantes, jusqu'aux djihadistes. Cette psychologie facile, narrée avec humour et certaine tendresse, oublie l’autre facette de ces trafics, beaucoup plus dramatique. Un peu de ras le bol de les montrer en éternels victimes, et désigner la société comme la coupable idéale. Nous sommes loin de Les quatre cents coups d’Antoine Doinel.

Afficher l'image d'origineLe casting est de qualité inégale, mais fonctionne assez bien dans l'ensemble. Ainsi, Balamine Guirassy et Ali Bidanessy passent bien, quand Guillaume Gouix (La French) et Joséphine de Meaux (Dheepan) en font de trop, alors que Marion Ploquin (Louise Wimmer) et Vincent Rottiers (Valentin Valentin) comme Idrissa Diabaté (Bande de filles) et Bass Dhem (Amour sur place ou à emporter) très drôle, sont plus convaincants. Pol White (Les gazelles), Léontina Fall joue avec beaucoup de naturel, comme Aminata Sacko, ainsi qu’Adama Camara, Aristide Tarnagda et Bakary Dramé.

1 étoile

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16 octobre 2015 5 16 /10 /octobre /2015 07:58

Afficher l'image d'origineEn 1998 Park Ki-Hyung entamait une franchise de cinq films sans se suivre, avec des thématiques sociétales d’après fin de dictature en Corée du sud, dans un lieu commun d’école pour filles, symbolisant un état des lieux du pays, en abordant nombre de sujets souvent tabous.

Afficher l'image d'origineA la suite de recherches dans les almanachs de son établissement pour filles, une enseignante découvre avec stupeur qu’une élève est présente depuis neuf ans. Aussitôt, un fantôme l’assaille, et au petit matin elle est découverte pendue par des élèves effrayées. L’arrivée d’une nouvelle enseignante, ancienne élève de la défunte, qui se lie d’amitié avec deux étudiantes aux caractères diamétralement différents, lui rappelle celle qu’elle entretenait avec une camarade. Quelques jours plus tard, c’est un https://splatterpictures.files.wordpress.com/2011/06/whispering3.jpgautre enseignant, particulièrement sadique avec ses élèves, violent et aux attouchements scandaleux qui est retrouvé à son tour suicidé par pendaison. La jeune enseignante mène alors son enquête qui révèle un mal être des élèves, entre la dure compétition qui créé des rivalités et la solitude, qui la guide vers un fantôme qui ère dans l’école sous la forme d’une élève.

Afficher l'image d'origineJ’ai beaucoup aimé ce premier opus, dans lequel plane plus de tristesse que d’horreur, ou du moins de d’angoisse qui se trouve surtout dans le comportement scandaleux du corps enseignant vis-à-vis des élèves. Les violences physiques et psychologiques archaïques particulièrement révoltants, d’autant sous le regard, certes effrayé mais aussi sinon indifférent, accepté par tous, au point de jouir de la mort de l’enseignant, quand une réforme générale des mentalités est préférable. De fait, le récit nous plonge dans une ambiance Afficher l'image d'originequasi surréaliste, entre le mystère de ce fantôme perdu dans la solitude et l’indifférence générale des conditions d’éducation, et la vie des étudiantes. J’ai beaucoup aimé ce regard sur une mentalité, sur les relations amicales voir plus, sur les rapports des uns envers les autres, adultes et élèves, et l’univers dans lequel ils vivent. Le sujet était récemment encore abordé avec Suneung.

Afficher l'image d'origineLa réalisation est magnifique tant dans les cadrages que dans les lumières vives et les couleurs tranchées. Pas besoin de nuit sombres ou bruitages intriguant pour nous effrayer. L’angoisse en l’occurrence vient plus de l’intérieur de nous que des effets extérieurs, pour aborder un thème toujours aussi inquiétant, et profondément déstabilisant. Le huis clos de l’école, classes et couloirs ou de la réserve,  renforcent encore plus ce sentiment claustrophobique de solitude et d’angoisse.

Afficher l'image d'origineLa franchise aborde ainsi dans chaque opus, toujours dans le cadre d’un lycée pour filles, mais avec une histoire et des personnages différents, divers thèmes tabous. Ainsi, l'autoritarisme violent dans l'éducation et le suicide ou sur l’homosexualité chez les adolescents. Cette série, amorçait la Nouvelle Vague du cinéma coréen.

Afficher l'image d'origineCinq films ont donc été réalisés par cinq réalisateurs différents. Whispering Corridors en 1998 par Park Ki-hyung avec Kang-hee Choi, Gyu-ri Kim et Min-jung Kim, puis Memento mori (Yeogo goedam II) en 1999 par Kim Tae-yong et Min Kyu-dong, avec Gyu-ri Kim, Yeh-jin Park et Yeong-jin Lee, suivi en 2003 de Wishing Stairs (Yeogo goedam 3: Yeowoo gyedan) réalisé par Jae-yeon Yun avec Ji-hyo Song, Han-byeol Park et An Jo, poursuivi de Voice (Yeogo goedam 4: Moksori) en 2005 par Choi Ik-hwan avec Ye-ryeon Cha, Ok-bin Kim et Seo-hyeong Kim, et enfin A blood pledge (Yeogo goedam 5 - Dong-ban-ja-sal) en 2009, par Lee Jong-yong avec Eun-seo Son, Kyeong-ah Jang et Min-jeong Song.

Les interprètes jouent avec un magnifique naturel, ainsi Kang-hee Choi et Gyu-ri Kim, Min-jung Kim et Yu-seok Kim, quand Roe-ha Kim est particulièrement marquant, de même Mi-yeon Lee et Yong-nyeo Lee, mais aussi Jin-hie Park et Yong-soo Park, ou encore Yi Shin, Ji-hye Yun et Kim Jung-sook.

3 étoiles

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 15:20

Le Nouveau stagiaire : Photo Anne HathawayMauvais film propagandiste économique de Nancy Meyers, qui loin de dénoncer l’utilisation scandaleuse de stagiaire par les entreprises comme des emplois gratuits, mais en banalise leur utilisation, sans hésiter par ailleurs à les qualifier de jobs, sans en chier la moindre honte d’immoralité, pour nous imposer une normalité sans retenue.

Le Nouveau stagiaire : Photo Anne Hathaway, Christina SchererParce que Ben Whittaker, veuf de 70 ans s'ennuie considérablement depuis qu’il est en retraite, il décide à défaut de retrouver un véritable emploi, de postuler sur un poste de stagiaire dans une startup qui occupe les anciens locaux où il a fait toute sa carrière. Accepté, il est intégré auprès de Jules Ostin, la patronne et créatrice du site Internet de vente de mode. L'ancien cadre va occuper des postes d'homme à tout faire, manager, chauffeur, nounou...

Le Nouveau stagiaire : Photo Adam DeVine, Rene Russo, Robert De Niro, Zack PearlmanPassons sous silence l’insipide petite histoire du couple plongé dans les affres relationnels générés par la suractivité qu’un tel poste incombe à la jeune femme et mère d'une petite fille. Ce n’est pas bien pire que certaines nombreuses comédies de cet acabit du genre fleur bleue, même si la petite morale et le long discours trémolo est un peu péniblement rébarbatif.

Le Nouveau stagiaire : Photo Anne Hathaway, Robert De NiroNon, le plus scandaleusement édifiant, est le message propagandiste de l’ultra libéralisme économique, qui consiste à banaliser l’esclavage moderne. Il est dit quelque part, dans la Bible si chère aux américains, que tout travaille mérite salaire. Certes, cela n’a pas empêché les hébreux, toujours dans leur livre saint, d’exploiter des esclaves. Cependant, en des temps modernes, où trouver un véritable emploi passe par ces fameux stages qui permettent de profiter des jeunes sans aucune rémunération, avec le fallacieux argument que cela donne de l’expérience et fera bien sur son CV, ce qui était le cas dans Les stagiaires,Le Nouveau stagiaire : Photo Rene Russo, Robert De Niro mais surtout des emplois gratuits aux patrons. J’y suis passé par là, hélas, et pourtant, j’avais participé aux grèves et manifestations contre le projet de loi Devaquet que le gouvernement de droite avait finalement retiré, mais que la gauche de Jospin avait imposé. Si, dans ce film, ce vieux con se fait si chier dans sa retraite pourtant bien méritée, plutôt que de prendre ce stage, il ferait mieux de s’occuper dans une association aux choix divers et variées, plutôt qu’occuper un poste que tant de chômeurs aimeraient occuper. Car cette histoire de stage est d’autant plus choquante que… les politiques nous demandent de travailler de plus en plus longuement afin de payer les retraites, mais les patrons préfèrent que les vieux salariés partent en retraite le plus vite possible pour ne plus avoir à payer des salaires sinon important du moins plus conséquents, et préférer les reprendre en stagiaires… gratos.

Le Nouveau stagiaire : Photo Anders Holm, Anne HathawayAlors cette daube finie, où cette petite patronne qui s’est lancé dans sa startup, exploite 4 stagiaires gratuits parce que évidemment ça lui coute trop cher de les payer, par contre raconte à l’hôtel quelle peut se permettre de consommer les amuses gueules à 15$ chaque puisque qu’elle a un bon chiffre d’affaire. Si ça ce n’est pas une belle salope, qu’est-ce que c’est ?

Le Nouveau stagiaire : Photo Jojo Kushner, Robert De NiroRobert de Niro (Match retour) continue de nous jouer le vieux beaux, quand à Anne Hathaway (Interstellar), au lieu de pleurnicher sur le blocage de sa « carrière » par un soit disant délit d’âge, devrait plutôt songer au choix de ses rôles, que de s’accrocher à ce qui a fait son succès à ses débuts, et mieux assurer son jeu. Rien à redire de Rene Russo (Night call) amusante, comme d’Adam DeVine (Pitch perfect 2) et Anders Holm (L'interview qui tue !). la petite Jojo Kushner vire vite agaçante, de même Jason Orley et Zack Pearlman. Après, les Andrew Rannells (Bachelorette) et Christina Scherer, comme Nat Wolff (La face cachée de Margo) et Celia Weston, sont globalement du même acabit.

1 étoile

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15 octobre 2015 4 15 /10 /octobre /2015 11:48

Life : Photo Dane DeHaan, Robert PattinsonBiopic épouvantablement long et péniblement chiant d’Anton Corbijn (Un homme très recherché), quand pourtant le récit aurait été des plus passionnants sur la rencontre entre un photographe inspiré, et un jeune acteur en devenir de star internationale, s’il n’y avait eu ce trop de lenteur et de bavardage à n’en plus finir, et un choix d’interprètes par forcément bien choisi.

Life : Photo Robert PattinsonPhotographe pigiste, Dennis Stock fait parti de ces nombreux professionnels qui hantent le tapis rouge des vedettes du cinéma. Il fait un jour la rencontre avec un tout jeune acteur encore quasiment inconnu, et une sorte d’instinct de génie l’inspire à lui consacrer un reportage photos. Après un véritable harcèlement, il suit cette jeune vedette dans un univers de drogue et d’alcool, de maitresses et d'amants, de celui qui allait devenir la figure emblématique d’une génération en plein renouveau, le célèbre James Dean.

Life : Photo Alessandra Mastronardi, Dane DeHaanAlors que l’évocation de ce coup de génie d’un photographe pouvait s’avérer un être un pari perdu en suivant un acteur parmi des milliers d’autres, était une excellente idée de nous présenter ainsi la vie de James Dean. Mais quelle désolation de nous le peindre sous les traits aussi grotesque et mal joué, à la voix fluette et ridicule. Ainsi, nous ne retiendront de cet acteur marquant, que ses addictions à la drogue et à l’alcool, dans une descente aux enfers, et ses relations ambigües et tumultueuses. Au-delà de ces excès, il y avait à nous faire découvrir d’autres facettes de la personnalité et de la vie privée et professionnelle d’un homme et d’un acteur émouvant au destin tragique, qui aura marqué au-delà du septième art, plus qu’une époque et une génération.

Life : Photo Dane DeHaan, Robert PattinsonJe n’ai surtout retenu qu’un immense gâchis, de par une réalisation longuement pénible, et d’un bavardage puérile et sans intérêt, tant sur les intéressés que sur l’époque et le milieu d’Hollywood vaguement évoqué qui aurait pu la montrer sous son vrai visage aux morales souvent indignes, broyeuse d’humanité au service d’une industrie sans pitié. Pourtant, la reconstitution de ces années cinquante est convaincante, et la relation qui s’instaure est réussie. De belles images qui ne comblent pas une mise en scène souvent confuse.

Life : Photo Robert PattinsonRobert Pattinson (Maps to the stars) est certes mieux qu’il ne l’a été, sans être encore transcendant, face à ce qui ne ressemble à rien, avec Dane DeHaan (The amazing spider-man 2) dans une caricature pastiche des plus épouvantablement mauvais. Ensuite, les Ben Kingsley (Renaissances) assure sans forcer, et Joel Edgerton (Exodus: gods and kings) et Alessandra Mastronardi (To Rome with love) qui est très belle et marquante, de même pour Kristen Hager. Michael Therriault (Total Recall mémoires programmées) et Kelly McCreary, la belle Anja Savcic et Kristian Bruun, mais aussi Allison Brennan et Emma Pedersen, Eva Simone Fisher et Lauren Gallagher (The suspects), ou encore Stella Schnabel (Run or die), Ramona Radnor et le jeune Kasey Lea, s’en sortent plutôt bien.

2 étoiles

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 15:03

Très belle et étonnante réalisation d’animation de Keiichi Hara (Colorful), qu’il a adapté d’après l’œuvre de la célèbre mangaka Hinako Sugiura, pour un biopic relatant la vie d’un des plus célèbres peintres japonais du 19ème siècle et de sa fille, dont les dessins retentisses dans nos mémoires collectives avec notamment la Vague d'Hokusai.

Dans la ville d’Edo de 1814, le célébrissime peintre Hokusai ne quitte pas un seul instant son atelier, en constante création artistique, compte tenu des importantes commandes. Sa fille O-Ei, non seulement l’aide, mais se concentre également sur ses propres œuvres, bien qu’écrasée par l’ombre de ce père au surnom de Vieux fou du dessin. Elle trouve aussi du temps de s’occuper de sa jeune sœur malade, et de garder contact avec sa mère, sans oublier de penser aussi à une histoire d’amour.

http://www.efflorescenceculturelle.com/wp-content/uploads/2015/09/misshokusai.jpgEtonnante réalisation, ou la musique rock illustre souvent cette belle narration en décalage de l’époque –comme on avait pu le voir dans Marie-Antoinette de Sofia Coppola, qui fonctionne très bien. Le récit nous est conter par le témoignage off de la jeune femme sur sa vie, son regard admiratif de son père, tout en restant critique quand à son égoïsme qui ne nous le rend pas très sympathique, qu’importe que ce fût un génie. Ne s’occupant pas ni de sa femme ni de ses enfants, pas même quand l’une d’elle se meurt, pour ne se consacrer qu’à sa passion de la peinture. Il y règne beaucoup d’humour, mais aussi une grande émotion, tant pour les protagonistes que pour l’illustration d’un milieu artistique lointain.

Les illustrations et l’animation sont magnifiques, entre un graphisme léché et une palette de couleurs riche et lumineuse. La vie de Tokyo de cette époque est restituée avec une surprenante fraicheur saisissante dans le quotidien de ses habitants. Quelques petites longueurs cassent par instant le rythme pourtant enjoué et alerte. Je regrette un petit défaut dans le sous-titrage colorisé assez peu lisible par moment. L’ensemble, récit et mise en scène, illustration et restitution donne une œuvre chatoyante, drôle et émouvante, et d’une incroyable vivacité.

L’œuvre de Katsushika Hokusai, aura un tel impact qu’il influencera nombre de peintres européens, tels Gauguin et Van Gogh, jusqu’aux impressionnistes Monet et Sisley. Il est considéré comme le père du manga, terme qu'il a lui-même inventé, signifiant Esquisse spontanée. Artiste prolifique, malgré nombre d’œuvres disparues, il reste plus de trente mille chefs-d’œuvre.

Sankyoku gassô zu, Katsushika ÔiQuand à sa fille, Katsushika Ōi, elle a eu aussi un beau rayonnement artistique, avec des œuvres de belles femmes. Mariée avec un artiste peintre également, elle en divorça pour s’occuper de son père vieillissant qu’elle veilla jusqu’à sa mort, en plus de l’aider dans ses œuvres à « quatre mains ».

C'est avec les voix originales de Yutaka Matsushige et Anne Watanabe, de Kumiko Asô et Gaku Hamada, de Kengo Kôra et Yutaka Matsushige, ainsique que celles de Jun Miho et Shion Shimizu, autant que de Danshun Tatekawa et Michitaka Tsutsui que prenent vies les personnages.

3 étoiles

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14 octobre 2015 3 14 /10 /octobre /2015 11:40

SEA FOG - Les Clandestins : PhotoExcellentissime thriller horrifique bien angoissant de Sung Bo Shim qui signe pour son premier long métrage de magnifique qualité, tant dans la narration que dans la réalisation aux effets percutants, et une mise en scène brillante avec émotion et terreur, entrant dans un panthéon sud coréen des plus prometteurs réalisateurs de la péninsule asiatique.

SEA FOG - Les Clandestins : PhotoLe capitaine Kang, propriétaire d’un navire de pêche proche de l’épave, tente désespérément tout ce qu’il peut pour maintenir l’activité et le salaire de ses marins. Rafiot d’autant plus calamiteux qu’il ne rapporte plus rien, suite aux nombreuses avaries. Afin de le rénover et payer les traites, il accepte avec le mafieux local de convoyer des clandestins chaoxianzu, des sud coréens de Chine. Sans en avertir ses hommes, il accoste un tanker de nuit dans la brume afin de transférer une quinzaine d’immigrés. Passé le moment de panique sur une mer houleuse, le retour dans la purée de poix avec la peur au ventre des ardes côtes, l’horreur prend vite place à l’angoisse.

SEA FOG - Les Clandestins : PhotoJ’ai juste adoré ! L’ambiance d’un huis clos sur mer, le récit de l’absurdité et de l’horreur qui s’installe progressivement avant de dégénérer dans la barbarie générale que plus personne n’arrive à contrôler ni à arrêter dans une démence absolue. La panique, l’avidité et les désirs enflamment et brûlent tout entendement psychologique, même des plus sains. La réussite réside dans un script soigné et maitrisé, faisant monter l’ambiance crescendo, avec un début débonnaire limite comique d’un patron sympathique proche de ses gars, avant que les enchainements dramatiques ne montent en puissance infernale. La fin est triste, belle et émouvante.

SEA FOG - Les Clandestins : PhotoUne réalisation magnifique aux images superbes dans des couleurs et lumières soignées qui amplifient les ambiances graduelles. La qualité du blu-ray révèle d’autant mieux le soin apporté, et les bonus donnent des détails bluffant du making-of. En effet, le réalisme en pleine mer de ces événements, sur un rafiot tout pourlingue, nous donne à souhait les frissons dans la chasse ouverte à la mort en un lieu aussi restreint et cauchemardesque. Il y a un petit côté Stephen King avec le dérèglement fataliste et inexorable dans ces heures sombres.

SEA FOG - Les Clandestins : PhotoAvec un casting à la hauteur du défit avec Yun-seok Kim (The murderer) excellent, ainsi que Park Yu-chun et la jolie Han Ye-Ri est très émouvante. Il en est de même de Seong-kun Mun (A girl at my door) et Sang-ho Kim, comme de Hee-jun Lee et Seung-mok YooIn-gi Jung et Kyung-Sook Jo, ou encore In-gi Jeong (Samaria).

3 étoiles

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 16:03

Prémonitions : Photo Anthony Hopkins, Colin FarrellBon thriller d’Afonso Poyart, pour son deuxième long métrage, plus triste et émouvant qu’effrayant et horrifique, apportant ainsi un nouveau souffle dans le genre, avec suffisamment de mystère et d’angoisse et de gore juste ce qu'il faut, et une certaine logique dans le déroulé et qui se suit avec beaucoup de plaisir et d'envoutement.

Prémonitions : Photo Abbie Cornish, Jeffrey Dean MorganLes agents du FBI, Joe Merriwether et sa partenaire Katherine Cowles, sont sur une sordide affaire de serial killer particulier. Celui-ci, tue ses victimes sans aucun lien apparent, avec la même méthode chirurgicale précise et sans douleur. L’assassin ne laisse jamais le moindre indice, mais une sorte de devinette, anticipant sans cesse les policiers. Joe contacte le docteur John Clancy, un ami à la retraite, possédant un pouvoir de voyance. Si rapidement il découvre les causes à effets reliant les victimes, il sait aussi désormais que le tueur est doté du même don divinatoire. Une lutte commence pour entrevoir les possibilités d’avenir de l’un et l’autre, dans un jeu de chat et de souris mortel.

Prémonitions : Photo Colin FarrellSans véritablement révolutionner le genre, je me suis laisser prendre au jeu d’un récit somme toute linéaire, mais redoutablement efficace. Ainsi, le récit nous plonge au cœur médiumnique de la voyance et prémonition au-delà de toute crédibilité, mais avec suffisamment de doigté qu’on arriverait presqu’à y croire. Plus que de l’horreur ou de l’effroi, c’est surtout beaucoup d’émotion qui prévaut. Ainsi, le décès de la jeune fille dans la souffrance, est suffisamment mis en exergue sans sombrer dans le pathos, avec juste de subtilité émouvante.

Prémonitions : Photo Abbie Cornish, Anthony Hopkins, Jeffrey Dean MorganPas de longueur, pas de cliché ou mélo lourdingue, la mise en scène est équilibrée, ne nous laissant pas le temps d’anticiper tel les voyants, une fin sans doute prévisible mais masqué avec juste ce qu’il faut pour nous surprendre. La réalisation est donc impeccable et sans reproche notable, donnant au final un bon film marquant, dans lequel je n’entrerai pas une fois de plus avec mon esprit cartésien sur l’impossibilité de voir un avenir qui n’a pas encore eu lieu, tant la trame va au-delà de tout ça. Le thème de l'euthanasie, meurtre ou bienfait est abordé avec certaines lourdeurs, mais aussi suffisamment de recul sans faire de confusions rapides.

Prémonitions : Photo Abbie CornishLe casting est de qualité avec Anthony Hopkins (Noé) et Colin Farrell (Mademoiselle Julie) bien convaincants, comme Jeffrey Dean Morgan (The salvation) et la trop belle Abbie Cornish (Robocop) très émouvants. Marley Shelton (Elektra Luxx), et la belle Autumn Dial (Last Vegas) qui souffre avec émotion, Xander Berkeley (Girl walks into a bar) et Sharon Lawrence (Les ex de mon mec), ou encore Kenny Johnson et la belle Luisa Moraes, Janine Turner et le jeune Carter Even Godwin, sont pleinement de la partie.

3 étoiles

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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 07:01

Afficher l'image d'originePremier long métrage de Louis Garrel, qui passe pour son premier long métrage derrière la caméra et devant, pour une adaptation personnelle de l’œuvre d’Alfred de Musset, Les caprices de Marianne, menant ses protagonistes dans des relations alambiquées d’un triangle amoureux.

Afficher l'image d'origineMona est une jolie vendeuse, dont Clément, un prétendant timide et maladroit est éperdument amoureux sans arriver à la séduire. Celle-ci a un lourd secret qui l’oblige chaque fin de journée à prendre son train impérativement. N’arrivant pas à conclure avec elle, il s’épanche auprès de son meilleur ami Abel. Celui-ci décide de l’aider en empêchant la jeune femme de prendre son train la mettant dans une situation désespérée. Une soirée pleine de surprises et de rebondissements commence dans une ronde amoureuse de tous les possibles.

Afficher l'image d'origineJe me suis beaucoup amusé à suivre les circonvolutions des trois protagonistes, entre amours et amitiés, badinages et marivaudages dans un triangle amoureux passant allégrement de la trahison au mensonge, flirtant un temps avec un plan à trois, pour finir sur une note qui laisse entrevoir avec amusement et subtilité une relation gay. Sur une note sensible et doucereuse, d’un conte moderne où transparaît un ton du siècle de lumières dans une certaine intemporalité, nous sommes plongés dans une atmosphère quasi irréelle qui ressemble à un rêve évanescent légèrement langoureux. Le style m’a fait penser entre du J’avais en tête entre Les amours imaginaires de Xavier Dolan et L’art d’aimer d’Emmanuel Mouret.

les deux amisSolidement réalisé, la caméra nous mène par le bout du nez pour suivre cette folle nuit de tous les possibles, dans une mise en scène soignée. Sans jamais trainer en longueur, les absurdités sont titillées avec subtilités, amusements et émotions. Les contrastes nuit et jour, joie et désespoir sont illustrés avec maitrise, pour une narration aux dialogues souvent d’un autre temps mais avec un brin de folie poétique qui fonctionne à merveille. Une bonne surprise de rentrée.

Afficher l'image d'origineA la différence d’Alfred de Musset, le film diverge du récit de la pièce Le caprices de Marianne. Mis à part le lieu, Paris à la place d’un Naples imaginaire, Cœlio est transit d’amour de Marianne, jeune femme mariée et fidèle. Timide, il tente de la séduire en vain par l’intermédiaire de la vieille Ciuta. Il fait alors appel à son ami Octave, bon vivant et libertin. Si Marianne refuse encore de se donner à Cœlio, en revanche, elle tombe amoureuse d’Octave et lui fait des avances. Celui-ci hésite puis refuse, et envoie à sa place son ami au rendez-vous obtenu. L'époux informé lance des tueurs sur Cœlio, qui avant de mourir pense à une trahison de son ami, quand Marianne dupée, appelle Octave. Peiné, le libertin renonce à sa vie de plaisirs et repousse l'amour de Marianne.

http://myredcarpetbys.com/wp-content/uploads/2015/09/CNWjFXyUAAAatWx.jpgLa trop belle Golshifteh Farahani (Exodus: gods and kings) est une fois de plus sublimement émouvante, face à Vincent Macaigne (Tristesse Club) drôle et touchant, et Louis Garrel (L’astragale) plus convaincant qu’à l’ordinaire, formant un solide trio efficace et complémentaire. Pierre Maillet et Christelle Deloze, ainsi que Pierre Deverines (17 filles) et Aymeline Valade (Saint Laurent), ou Luc Poignant et Michelle Goddet (Tiens-toi droite) sont dans l’ambiance.

3 étoiles

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12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 07:59

25129Sympathique premier film d'horreur réalisé en 2007 pour la première fois dans ce genre au Vietnam par le sud-coréen Tae-kyeong Kim, dont le récit de sa deuxième réalisation mêle astucieusement divers univers et cultures, ressentis et références historiques et religieuses, sur le thème universel de la vengeance.

PictureA la sortie de son premier livre Secrets & mensonges, qui portait sur ses meilleurs amis, Yun-hui, une jeune écrivaine sud-coréenne, n’arrive pas à écrire son second. Lorsqu’elle reçoit un appel de Seo-yeon, une de ses amies installée au Vietnam depuis la parution du livre, qui aiguise sa curiosité en lui parlant d’une légende locale et du portrait hanté d’une jeune fille nommée Mười. Lorsqu’elle retrouve Seo-Yeon, des résurgences se produisent avec la menace de Muoi et de son livre plein de mensonges et calomnies à l’encontre de Seo-yeon, qui se relient avec une menace de plus en plus persistante. Yun-hui comprend qu’elle est la proie de la vengeance et que sa vie en danger.

https://vareverta.files.wordpress.com/2014/04/muoi-4.jpgSur une belle narration, confuse à souhait pour mieux nous prendre dans l’angoisse, le récit au demeurant bien construit, se perd malgré tout dans une sorte d’halloweenesque plus sympathique qu’effrayante qui instaure une ambiance plus triste qu’horrofique, mais reste intrigant et envoutant. Le sort de cette magnifique jeune femme défigurée et devenue monstrueuse à son corps défendant, devenant une main meurtrière de la vengeance au prix très élevé, nous intrigue particulièrement. D’autant plus qu’elle en a perdu son âme et le sens du jugement, et que nous sommes partagés entre compassion et effroi sur ses excès.

Rien à reprocher sur la qualité de la réalisation, dont le déroulé se suit avec beaucoup de curiosité, aiguisant sans cesse notre curiosité sur les faits qui ont amenés la démonisation de le jeune femme, autant que sur son sort que sur celui de Seo-yeon. Les images sont belles et les cadrages superbement maitrisés. La narration m’a captivé de part la menace qui plane dès le début, pour ne plus nous lâcher, avec les vérités qui nous éclaire et rendent la malédiction sans merci,

http://asianwiki.com/images/d/d6/Muoi12.jpgLes actrices sont belles et talentueuses, ainsi Jo An et Cha Ye-ryun sont marquantes, comme Anh Thu, Hong So-hee et Lim Seong-eon (Memento mori), ou encore Ly Nha Ky et Hye-ji Oh. Quand aux hommes, aux rôles peu enviables, sont tout aussi frappants, tels Binh Minh et Dong-yeob Ko ou Yong-tae Kim.

2 étoiles

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 22:34

Le Transporteur Héritage : Photo Ed SkreinC'est donc Camille Delamarre (Bricks mansion), qui entame une nouvelle trilogie de la franchise phare d’EuropaCorp de Luc Besson, pour un film d’action plein de cascades et de rebondissements, de casses et de morts, très efficaces et des plus divertissants.

Le Transporteur Héritage : Photo Ed Skrein, Loan ChabanolAncien agents des forces spéciales, Frank Martin, s’est spécialisé dans les transports en tous genres pour le compte de mafieux. Franck est embringué dans un braquage de fonds mafieux, contraint et forcé par Anna qui séquestre son père dont il est très proche. La belle et ses partenaires Gina, Maria et Qiao, et le père et fils, sont alors pris en chasse par une ribambelle de tueurs de la mafia russe. Frank use de tous ses talents d’ancien militaire hors pair, pour se sortir de l’ornière.

Le Transporteur Héritage : Photo Ed SkreinC’est une véritable page publicitaire pour une célèbre marque automobile allemande, et une eau minérale française sans bulles, entre autres sponsors. Sinon, il n’y a rien à redire. C'est soigné et léché, efficace et sans temps mort. C’est avec de belles cascades et de très belles filles, de superbes décors de rêve et de belles voitures. Ce n’est pas crédible pour un rond, mais je me suis beaucoup amusé. Ça fait parti de ces divertissements industriels, ayant le mérite d’éviter les longueurs dans les courses poursuites interminables. Pour le Le Transporteur Héritage : Photocoup, tout va vite, les voitures, les balles et les morts qui s’accumulent, souvent tristement. Petit aparté en passant, sur l’orientation sexuelle de l’héroïne. Si celle-ci est en effet en couple avec l’une de ses partenaires, on ne voit pas pourquoi elle s’amouracherait du mec, pas même par intérêt, fusse t-il surhomme.

Le Transporteur Héritage : Photo Ed Skrein, Loan ChabanolJason Statham laisse sa place à Ed Skrein (Game of thrones) qui est particulièrement efficace et charmeur, avec Ray Stevenson (Divergente 2 : l’insurrection) tout aussi enthousiaste. Les belles Loan Chabanol (Apprenti Gigolo) et Gabriella Wright (Everly), Tatiana Pajkovic et Wenxia Yu, Miss Monde 2012 rien que ça, sont tout aussi talentueuses et marquantes. Radivoje Bukvic (Respire) et Lenn Kudrjawizki (Jack Ryan initiative), comme Anatole Taubman (Le cinquième pouvoir) sont convaincants, de même Noémie Lenoir et Samir Guesmi (Comme un avion) ou Mikael Buxton (Qui c'est les plus forts ?).

2 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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