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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 20:18

Très joli film fantastique animé de Masaaki Yuasa (Mind game) pour un conte musical aux thématiques humanistes d’amitié et de tolérance.

À la suite du divorce de ses parents, Kai, un collégien solitaire, quitte Tokyo pour un petit village de pêcheurs. Pour occuper son temps, il compose de la musique électronique et rejoint un peu à contre cœur le groupe formé par ses deux camarades de lycée, Yûho et Kunio. Il accepte d'aller répéter avec eux sur une île mystérieuse. C’est alors que sa vie monotone bascule quand, grâce à sa musique, il rencontre en secret Lou, une petite sirène espiègle devient son amie. Lou s’avère une excellente chanteuse et danseuse, et se joint au groupe. Son existence auprès des habitants face aux légendes et superstitions les inquiète.

J’ai beaucoup aimé ce récit fantastique sur la tolérance, avec une influence certaine des Ghibli pour le réalisateur Masaaki Yuasa, quand son premier long métrage Mind game était beaucoup plus expérimental. Une belle histoire d’amour et d’amitié, qui tire parfois un peu trop en longueur, mais dégage une belle énergie d’humour et d’émotion. Très rock and roll dans la musique comme dans le rythme de la narration. Les principaux personnages sont sympathiques et attachants. Un très beau graphisme, léché et soigné aux couleurs riches et vives souvent psychédéliques qui booste l’ambiance déjà bien déjantée.

Pour l’avoir vu en version française, c’est avec les voix de Maxime Baudouin et Julien Crampon, Alice Orsat et Julie Claude, Patrick Descamps et Philippe Résimont, Jean-Michel Vovk et Guillaume Orsat, Jérôme Varanfrain et Emmanuelle Tonnerieux, Cédric Dumond et Gaétan Wenders, Fabrice Colombéro et Lucas Fanchon, Caty Baccega et Clément Henri.

3 étoiles

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 10:30

Très étrange film animé réalisé en 2004 par Masaaki Yuasa (Lou et l'île aux sirènes), adaptait pour son premier long-métrage le manga de Robin Nishi, avec une excellente maitrise du graphisme pour une superbe conte fantastique.

À la suite de circonstances fortuites, Nishi, jeune mangaka obscur retrouve son amour de jeunesse, la belle Myon. Passé le moment d’hésitation, ils se confient enfin leurs sentiments amoureux réciproques, bien que fiancée à Ryo. Dans l’échoppe de yakitori familiale de Myon, tout en discutant avec sa sœur Yan, deux yakuzas Atsu et Aniki entrent, veulent s’en prendre au père qui a chipé

la fiancée du bandit. Menacée de viol par Atsu, Myon appel Nishi à l’aide, qui est tué. Revenant de la mort, Nishi explose de colère contre les yakuzas, puis s’enfuit avec Myon et Yan et au détour d’un accident sont avalés par une baleine géante, où vit un vieil ermite déjanté.

Intrigué par le boitier sur l’étalage d’une gondole de dvd, j’ai saisie ce film une fois de plus à l’instinct, et découvert un style étrange de graphisme et d’une narration entre romance et fantastique débridé et délirant. Passé le premier moment du récit, je me suis laissé aller à suivre ce délire fabuleusement jouissif.

Et de fait, l’exceptionnelle force de ce film tient de part la diversité graphiques, du plus réaliste photo retouchée à 2D classique jusqu’à la distorsion extrême, visualisant les sentiments aussi variés des protagonistes selon les situations qu’ils vivent. Bourré de références, ce récit bien étrange mêle astucieusement des thématiques et univers pour une très jolie réflexion de la vie et la mort, et bien sûr de l’amour qui nous entraine dans un fantastique huis clos d’en ventre de baleine mourante où chacun en profite pour se réaliser. La fin sans fin ou jour sans fin laisse planer ce impression de boucle sans fin avec délice.

J’ai adoré ce film, de par son récit et les hardiesses graphiques. Avec la multitude de style graphique, de lumière et de couleurs riches et variées, l’animation superbement maitrisée nous entraine entre cadrages superbes et travelings visuellement magnifiques, la coordination de tout cet ensemble de variété générale contribue à une exception dans l’animation rarement égalée. Un grand moment d’excès en tous genres qui marque durablement.

Avec les voix des excellents Koji Imada et Sayaka Maeda, Takashi Fujii et Seiko Takuma, Tomomitsu Yamaguchi et Toshio Sakata, Jōji Shimaki, Ken'ichi Chūjō et Rintarō Nishi qui donnent vie aux personnages avec autant de naturel

3 étoiles

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 11:45

Excellent, très beau et triste film animé de Sunao Katabuchi (Mai mai miracle), pour son troisième long-métrage, pour l'adaptation du manga de Fumiyo Kōno, pour une narration fictive mais inspirée de tant de réalités sur fond historique d’une intense émotion.

Quelque peu lunaire et maladroite, douce et gentille, la jeune Suzu Urano vit avec sa famille à Hiroshima en cet avant seconde guerre mondiale. Elle quitte sa ville et ses proches lors de son mariage en 1944 et part pour Kure, une ville portuaire militaire. Sa nouvelle vie au sein d’une famille étrangère et d’un mari inconnu, s’écoule dans un contexte de guerre où les privations et les bombardements américains se font durement sentir. La jeune femme fait face à toutes les difficultés et les horreurs tout en essayant de garder la joie de vivre.

Terriblement poignant et épouvantablement émouvant, j’ai été atrocement bouleversé par ce récit magistralement écrit, conté et illustré. Ainsi, à travers le vécu de cette jeune femme, victime d’un frère méchant, victime d’un statut de la femme japonaise aux conditions de vie difficiles, qui pourtant fait face avec abnégation et toujours bonne humeur, se retrouve dans la tourmente de la guerre. Un très beau portrait dans femme dans une société patriarcale et machiste, sous une dictature militaro-industrielle faschiste d’une culture misogyne.

Comme toutes les guerres sont horribles, celle-ci dépassait toutes les pires atrocités sur les populations civiles sans plus aucune retenue dans un sadisme de la pire espèce. Les ingénieurs en destructions massives s’en sont donné à cœur joie entre les bombes aux phosphores et l’arme nucléaire, sans oublier pour la suite les mines en forme de jouet.

Bien sûr, on pourra rétorquer que pendant ce temps-là, l’armée japonaise perpétrait elle aussi les pires horreurs de crimes contre l’humanité, mais ce que les alliés en perpétraient d’abominations sur les populations civiles était se mettre au niveau des nazis. Rien ne justifie la barbarie quelque soit la cause aussi juste quel soit. De fait, le récit s’attache à nous décrire le vécu d’une jeune fille prise en otage d’une guerre qui la dépasse et vit une dégradation de vie, jusqu’à la bombe nucléaire aux conséquences directes, mais aussi les radiations qui vont poursuivre l’œuvre de mort lente.

L’émotion, comme la douleur et l’horreur sont décrit avec une telle intensité de subtilité sans jamais ou presque n’en rien montrer avec une sensibilité extraordinaire que l’émotion nous submerge forcément par tant de délicatesse. Et l’horreur trouve encore avec cette petite fille adoptée, avec ces radiations non montrées, avec ces privations et ces traumatismes, avec ces mutilations aux conséquences sur le temps, que le sourire de la petite Suzu marque, en ignorant encore ce qui l’attend.

Ainsi, ce Paul Tibbets, dernier maillon de l’innommable qui porte tant de souffrance sans avoir jamais éprouver de remord ou de compassion, qui baptisa son B-29 Enola gay d'après sa mère, qui lançant la bombe Little boy, juste pour un petit message aux soviétiques. Depuis Le tombeau des lucioles je n’avais à ce point ressenti autant d’émotion. La réalisation est magistralement superbe, tant en graphisme qu’en animation, les couleurs et les lumières, les travelings et les subtilités indiscernables et pourtant marquantes. Une œuvre magistrale pour un récit remarquable.

Avec les voix de Non et Megumi Han, Yoshimasa Hosoya et Natsuki Inaba, Nanase Iwai et Minori Omi, Daisuke Ono et Tengai Shibuya, Mayumi Shintani et Shigeru Ushiyama.

4 étoiles

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 08:00

Un très grand merci à Sony Pictures et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de me plonegr dans ce magnifique film animé réalisé en 2016 par Kelly Asbury (Gnomeo et Juliette), d’après bien sûr l’œuvre et les personnages de Peyo, pour une aventure de solidarité et d’amitié face à leur bien méchant ennemi de toujours.

La jolie petite Schtroumpfette, seule fille du village des Schtroumpfs, qui n’en est pas une vraie à l’origine, étant une pure création du méchant sorcier Gargamel, se demande quel est sa spécificité. Après une petite et dangereuse escapade, elle découvre l’existence d’autres Schtroumpfs. Bien décidée à partir à leur recherche, elle est accompagnée par les Schtroumpfs Costaud, à lunettes et Maladroit, quand le méchant Gargamel désire aussi les trouver pour extraire leurs pouvoirs et devenir le plus puissant de tous les sorciers. Une aventure vers le village perdu pleine de découvertes et des surprises.

J’ai juste littéralement adoré. De nouvelles aventures donc, pour nos chers petits amis, qui font le bonheur des enfants comme des parents. Lecteur assidu dans ma jeunesse des bandes dessinées de Peyo, c’est naturellement en fan que j’ai accompagné les séries animées et les sagas au cinéma Les Schtroumpfs ou Les Schtroumpfs 2. Cette fois-ci, la réalisation est entièrement animée sans acteurs réels, pour une thématique plus proche de l’esprit de l’œuvre, abordant les différences de chacun par le biais de la Schtroumpfette, de son intégration et de la place dans la société des Schtroumpfs, de l’amitié et de la solidarité, mais aussi de l’égalité de tous. Des valeurs souvent bien oubliées dans notre monde plus prompt aux rejets, aux lois de la jungle et la soumission et l’intolérance et aux idées radicales machistes et racistes, qu’il est bon de rappeler dès le plus jeune âge.

superbe animation de super qualité, avec un graphisme soigné entre des décors et des couleurs superbes, pour un récit vif et alerte, pleine de fraicheur, drôle et terriblement émouvant, avec de nombreux personnages attachants, sur de nombreuses symboliques indispensables à marteler pour un mieux vivre ensemble. En espérant d’autres opus de cette veine, tant j’en redemande. A visionner sur un bel écran 4k pour un plaisir maximal plein les yeux et le cœur.

Avec les voix françaises de Laëtitia Milot et Laurent Maurel, Valentin Merlet et Sébastien Desjours, Arié Elmaleh et Gérard Hernandez, Victoria Grosbois et Danièle Douet, Adrien Larmande, Serge Biavan et Jérémy Prévost.

Le film Les Schtroumpfs et le village perdu de Kelly Asbury, distribué par Sony Pictures, est disponible en dvd dans les meilleurs bacs depuis le 14 août 2017. Il est proposé en version française, anglaise, flamande et néerlandaise, avec les sous-titres français, anglais, arabe et néerlandais. Dans les suppléments, Demi Lovato rencontre la schtoumpfette, Danse du village perdu, Schtroumpfez vos ongles, De grands enfants sur le tournage,du film, Clip musical de I’m a lady de Meghan Trainor, Commentaire audio du cinéaste, La mini-cuisine du Schtroumpf Pâtissier, Comment dessiner les Schtroumpfs, Le son des Schtroumpfs.

3 étoiles

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 21:29

Inspiré du célèbre jeu vidéo dérivé en mangas et en série animée, Shigeharu Takahashi et Shinji Ushiro, réalisent en 2014 en long-métrage la série, que les fans troueront sans doute satisfaction, et qui s’avère pourtant terriblement décevant.

Une nuit, les méchants Yo-kai Kin et Gin volent la montre Yo-kai de Nate Adams pour aider leur maître Dame Dedtime à empêcher les humains et Yo-kai d'être amis. Il rencontre alors Meganyan, qui lui dit que Yo-Kai est réel. Commence alors un combat avec Jibanyan et Whisper et la pierre du temps pour les envoyer 60 ans plus tôt lors de la création du Yo-kai Watch pour sauver le monde.

Pourtant adepte des animés japonais, je me suis terriblement ennuyé dans cette histoire, en effet pour les tout petits, mais dont le récit est pour le moins niais, les dialogues pauvres, l’animation de télé-série bas de gamme de série B, et horriblement criard infernalement insupportable. Aucune sensibilité ni aucune émotion n’en ressort, sauf cet irrépressible envie de sortir de cet enfer pathétique. J’ai eu le sentiment de retrouver ces débilités des années quatre-vingts, entre hurlements et violences, qui transformaient nos chers et calmes bambins en des surexcités dégénérés.

Réalisation volontairement bas de gamme pour respecter les productions séries télé, terriblement décevante. Un deuxième film avait vu le jour en 2015 avec Eiga Yōkai watch: enma daioh to itsutsu no monogatari da nyan!, suivi d’un troisième opus, Yo-kai Watch: Soratobu Kujira to Double no Sekai no Daibōken da Nyan! de 2016. Avant le quatrième pour 2017.

1 étoile

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 11:53

Un grand merci à Rimini Editions pour m’avoir fait découvrir ce très beau film d’animation fantastique espagnol réalisé en 2007 par Víctor Maldonado et Adrià García, pour leur unique et superbe réalisation, toute en subtilité et poésie.

Ayant peur du noir, chaque soir le petit Tim glisse son lit du dortoir sous la fenêtre pour dormir avec son étoile fétiche Adhara. Quand une nuit il monte sur le toit de l’orphelinat, Tim voit disparaitre son étoile, puis une autre et encore une autre avec effroi. Manquant de tomber, il est sauver par le berger des chats, et l’emmène auprès de Moka pour comprendre la disparition des étoiles. Tim va découvrir un monde fantastique de la nuit en danger, et combattre sa peur.

Un très joli conte pour les enfants, et pour les plus grands, tant nous avons tous eu peur de la nuit et du noir qui nous a étreins enfant. Certains en ont fait des films d’horreurs à partir du Croquemitaine, et d’autres une forme plus poétique en revisitant le monde de la nuit sous un jour plus lumineux, léger, drôle et émouvant. Ainsi ce petit orphelin qui se raccroche entre deuil et chagrin à l’étoile de sa maman face à la peur de

la nuit et de la mort, le temps d’un voyage nocturne dans un monde merveilleux d’aventures, réconfortant sa peur de la vie. J’ai été ému par cette belle histoire avec ces personnages attachants. Une réalisation animée superbes en formes et couleurs, mouvements et travelings, dans des décors féériques d’une poésie touchante.

Avec les voix françaises de Jean-Luc Reichmann et Hélène Bizot, Philippe Peythieu et Roger Carel, Evelyne Grandjean, Catherine Cerda et Florence Dumortier, Patrick Noérie et Hervé Caradec, Patrick Pellegrin et Isabelle Volpe qui donnent vie et émotions à tous ce petit monde merveilleux.

 

Le film Nocturna, la nuit magique de Víctor Maldonado et Adrià García, distribué par Rimini Editions, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 16 août 2017. Il est proposé en version française.

3 étoiles

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 17:13

Sympathique troisième opus de la saga de Pierre Coffin (Moi, moche et méchant et Moi, moche et méchant 2), suppléé par Kyle Balda (Les Minions), et Eric Guillon, qui laisse présager d’autres suites, pour suivre les aventures de Gru et sa petite familles, dont les gamines grandissent à vue d’œil, et d’un frère jumeaux déjenté, mais n’est-ce pas un épisode de trop ?.

Entre le vol d’un méga diamant au nez et à la barbe de Gru et de Lucy par le vilain Balthazar Bratt, qui coûte en plus de l’humiliation son poste, Gru apprend par le décès de son père qu’il a un frère jumeau Dru. Les retrouvailles ont lieux entre les deux frangins avec Lucy et les gamines. Ils décident de s’allier pour combattre le méchant Bratt et son gigantesque robot sème la terreur.

Si je me suis beaucoup amusé à suivre les nouvelles aventures épiques de Gru secondé par un frère aussi déjanté, on s’attache plus à l’évolution des sœurettes que des jumeaux, quand les minons tendent à perdre un peu de leur sympathique fraicheur, qu’à la trame qui une est sorte de reprise du premier opus. De grosses longueurs sont à regretter, mais si l’imagerie animée est toujours belle et efficace, je me suis rapidement lassé par un manque trop d’action criardes et un manque de surprise général même cela reste un bon divertissement.

Avec les voix de Gad Elmaleh et Audrey Lamy, David Marsais et Arié Elmaleh.

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 15:43

Un grand merci à Chalet pointu pour m’avoir permis de découvrir les 10 lauréats du Annecy Awards 2016 des courts-métrages, pour un superbe tour d’horizon de la richesse créative des talents tant en graphisme animés qu’en narrations diverses et variées.

Au travers de dix courts et moyens métrages d’animation des lauréats du Festival International de l'Animation Annecy Awards 2016, c’est un superbe panel de la création tant dans le graphisme et les couleurs, que dans les formes et des volumes, et les récits et les thématiques qui nous offrent de qualité inventive des supports dessinés numériques.

, avec les réalisations en court et moyen métrages tel que 4min15 au révélateur de Moïa Jobin-Paré, Balkon de David dell'Edera, Beast! de Pieter Coudyzer, Depart at 22 de Wiep Teeuwisse, Frankfurter STR.99A d’Evgenia Gostre, N’cewone blou maandagoggend de Naomi Van Niekerk, Moms on fire de Joanna Rytel, Peripheria de David Coquard-Dassault, The reflection

of power de Mihai Grecu et Une tête disparait de Franck Dion, c’est un superbe tour du monde qui nous promet de beaux films animés à venir de par des talents marquants. J’ai beaucoup aimé la variété des films, des sujets et de leurs traitements qui donnent envie d’en voir encore plus et être à l’écoute de la création du moment, hors des entiers battus et des grandes productions.

Le documentaire Annecy Awards 2016, distribué par Chalet pointu, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 5 septembre 2017 en DVD. Il est proposé en version…. Dans les suppléments, cinq bandes annonces du festival.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 14:34

Trop beau film animé de Patrick Imbert et Benjamin Renner (Ernest et Célestine) pour une adaptation de sa bande-dessinée, avec trois contes animaliers tout aussi drôle et émouvant par sa subtilité et sa justesse.

Présentation d’une pièce de théâtre en trois actes de trois histoires qui s’enchainent en films. Sur les conseils avisés de maître Loup affamé, Renard tente d’enlever une poule, mais doit se contenter des trois œufs. Après les avoir couvé, son but est de les élever en se faisant passer pour maman poule pour les manger. Mais pas si simple face à trois petits poussins adorables. Quand Cigogne faignante confie à Lapin la mission de livrer une petite fille à ses

parents, accompagné de deux amis boulet, l’aventure n’est pas de tout repos. Pour Noël, Canard veut remplacer le Père Noël pour apporter la joie des petits, s’avère bien plus compliqué que prévu.

Tels Les fables de la Fontaine, ces récits animaliers sont plein d’humour et d’émotion, nous narrant trois morales subtiles et sensibles, avec un graphisme de toute beauté qui m’a enchanté une fois de plus.

J’ai beaucoup aimé la gentillesse qui s’en dégage tout en évitant la naïveté pour nous offrir une palette de personnages tout autant sympathiques qu’attachants. Une réalisation magnifique, avec un graphisme qui se détache des productions habituelles avec des décors faussement désuets, et une chromatique pastelle enchanteresse pour une animation magnifique. Un pur moment de douceur poétique qui envoute l’âme et nous fait regretter que ça ne dure pas plus long pour profiter encore du plaisir de partager les aventures avec ces adorables protagonistes.

Avec Céline Ronte et Boris Rehlinger, Guillaume Bouchède et Guillaume Darnault, Magali Rosenzweig et Elise Noiraud, Jules Bienvenu et Violette Samama, Augustin Jahn-Sani et Damien Wietecka, Kamel Abdessadok et Antoine Schoumsky, Jean-Loup Horwitz et Christophe Lemoine.

3 étoiles

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 10:05

La vingtième et unième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, démarre sur les chapeaux de roue avec La planète sauvage ce superbe film animé de science-fiction réalisé en 1973 par René Laloux, d’après le roman OMS en série de l’écrivain Stefan Wul, terriblement marquant de beauté et d’émotion.

Sur la planète Ygam, une maman Om portant son bébé Terr est la proie d’un jeu sadique d’enfants géants Draags qui finissent par tuer la mère. Maître Sinh, un chef Draag, emporte l’enfant et l’offre à sa fille Tiwa qui le garde comme animal de compagnie. Arrachés de leur planète, les Oms sont en effet importés comme des animaux, et souvent considérés comme nuisibles. Terr grandi avec Tiwa qui lui fait

profiter avec ses écouteurs de la connaissance. Paisibles, entre méditation et éducation, les draags traitent mal les Oms qui se réfugient autant qu’ils le peuvent. Quand Terr s’échappe à son tour emportant l’écouteur, il permet aux Olms d’acquérir la connaissance afin d’éviter les purges meurtrières, et préparer la révolte.

Un superbe film allégorique sur la défense des droits des animaux, et sur les droits de l'homme, Grand Prix spécial au jury au Festival de Cannes de 1973. J’ai été happé d’effroi d’entrée de jeu avec la maman et son petit, victimes des géants, comme nous maltraitons les animaux, ne serait-ce que les fourmis ou autres insectes, et bien sûr à plus grande échelle la faune dans son ensemble. Ainsi, sans ambiguïté, le parallèle est saisissant et douloureux en nous identifiant à ces Oms martyrisés,

quand nous sommes tellement les vrais monstres. C’est évidement en élargissant la symbolique sur la défense des droits de l’Humanité –hommes, femmes et enfants- victimes non de plus grands qu’eux mais de plus forts et plus féroces. J’avais été marqué par ce film lors de mon adolescence, tellement le récit, les symboliques, les personnages, la musique et le graphisme sont d’une telle puissance émotionnelle.

Un graphisme somptueux, entre la 2D classique bien soignée de Disney et les désormais palettes numériques, dont se dégage une sensibilité bien plus accrue dans cet univers pourtant calme et si oppressant. Les couleurs, décors et architectures bâtiments et nature, appoertent là aussi un tel contraste opposé de fausse harmonie tranquille pour une violence pleine de danger et de mort, que la musique accentue encore plus. Un film d’une rare intensité d’émotion qui reste d’autant plus d’actualité par sa modernité qui hante longtemps.

Avec les voix de Jennifer Drake et Sylvie Lenoir, Jean Topart et Jean Valmont, Eric Baugin et Michèle Chahan, Yves Barsacq et Hubert de Lapparent, Gérard Hernandez et Claude Joseph, Philippe Ogouz et Jacques Ruisseau, qui offrent vie et émotion aux personnages comme au récit.

Le film La planète sauvage, distribué par Arte Éditions et sa page Facebook, est disponible depuis le 7 juin 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version sous-titrée français pour les sourds et malentendants, et audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, Un entretien de Laurent Valière : La Planète sauvage, une œuvre singulière, suivi du documentaire Laloux sauvage, de trois courts-métrages de René Laloux : Les dents du singe de 1960, Les temps morts de 1964, et Les escargots de 1965. Une galerie de dessins de Roland Topor et Galerie de peintures de René Laloux. Un livret de douze pages, René Laloux l’extra-terrestre, accompagne le boitier.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver tous le top 100 des séries http://www.cinetrafic.fr/top-100-serie ainsi que le top des films fantastiques http://www.cinetrafic.fr/top-film-fantastique, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

4 étoiles

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