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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 09:08

Un classique du genre réalisé par Fabrice du Welz, sur un polar bien sage, convenu et sans surprise d’une enquête sur fond sordide des bas fonds de la société aux remontés hollywoodiennes pathétiques.

Suite à un appel désespéré de sa sœur Bianca de Los Angeles, Jacob King débarque du Cap pour la retrouver en moins de sept jours. Il la retrouve à la morgue, ayant été salement assassinée. Jacob décide de remonter le fil d’un sordide parcours qui a couté la vie à la jeune femme, en commençant par un dealer avant de se déchainer contre tous ceux de près ou de loin sont cause du destin tragique avec la surprise de ce frère qui n’en impose pas de prime abord.

On l’a compris dès les premières secondes, la trame sera linéaire avec un minimum de surprise tant tout y est téléphoné et balisé pour une enquête classique qui s’effiloche jusqu’au final des plus risibles qui soient. Certes c’est efficace, sans temps mort sur un rythme endiablé, sur une réalisation sans faille. Cependant, si l’on ne s’ennuie pas, la passion est loin d’être présente, tant rien ne sort des sentiers battus pour une description manichéenne de la société, e nous faire plaindre un junkie qui s’est mis dedans toute seule aussi triste et désolant que soit son sort. Je ne dirais pas je en n’ai pas aimé cette trame, mais qu’elle n’apporte rien, ni en émotion ni en humour ni en plaisir. En fait, c’est le genre de film aussitôt vu aussitôt oublié qui n’a aucun intérêt tant scénaristiquement que dans sa réalisation de fin d’étude. Ça se laisse voir, mais sur le même bâti, on a déjà vu beaucoup mieux, en plus lourdingue comme en plus subtile.

Avec Chadwick Boseman (Captain America: civil war), Luke Evans (Fast & Furious 8) et Teresa Palmer (Tu ne tueras point), Alfred Molina (Whiskey Tango Foxtrot), Natalie Martinez (Renaissances) et Tom Felton (La planète des singes : les origines), Dale Dickey (Comancheria) et Jake Weary (Zombeavers), de même Drew Powell, Chris Mulkey (Truth : Le prix de la vérité) et Anna Diop, Sibongile Mlambo (Teen wolf), Tom Wright et Kirsty Hill (Very bad games), ainsi que les jeunes Ava Kolker (Miss Meadows), Madeleine Wade (Knight of cups) et Diego Josef.

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 07:35

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir cette excellente  d’aventure sociétale dramatique réalisée en 1973 par Robert Aldrich (La cité des dangers) qui s'est Inspiré de deux romans autobiographiques de Jack London, The road et Coast to coast, sur une époque difficile lors de la grande dépression des années 30 et de la lutte dans les transports pour les plus démunis face au système.

Après le crack boursier de 1929 qui a plongé le pays dans la grande dépression, des millions d’américains se retrouvent  dans la misère et devenus des vagabonds. Pour se rendre d’une ville à une autre à la recherche d’emploi, ils voyagent clandestinement dans les trains de marchandises, au risque de prison ou même la mort. C’est ainsi le passe temps sadique de Shack, chef de convoi qui sème la terreur mortelle sur le train N°19 avec la ferme intention de ne laisser personne resquiller la ligne. Quand Numéro 1 lui lance le défi de réussir la traversée sous son nez et à sa barbe, avec le jeune excentrique menteur et hableur Cigaret qui lui colle aux basques et tient à lui voler la vedette.

Film terriblement impressionnant de par un récit éprouvant, d’une part sur la condition épouvantable des vagabonds réduits à la misère des cours des miracles, et surtout par la perversité sadique meurtrière à leur encontre par cet agent odieux. Sur une tonalité humoristique entre gags et répliques, le drame n’en n’est que plus fort pour relater une situation frisant l’absurdité d'une lutte au delà de la survie pour une fierté et le respect de la dignité humaine. J’ai beaucoup aimé ce film, et surtout cette fin poussée au paroxysme du soulagement d’une fin de match de boxe face à autant d’injustice. A travers ce récit, c’est une très belle restitution d’une époque de crise qui s’étendra en Europe et à travers le monde pour une déflagration dans une seconde guerre mondiale aux conséquences que nous connaissons. C'est aussi une très belle symbolique de la lutte contre l'injustice.

Une excellente réalisation sur une mise en scène maitrisée, avec des travelings et cadrages stupéfiants, aux couleurs et lumières vives, pour une description de protagonistes aux caractères affirmés jusqu’au boutisme qui marque longtemps. Narré comme un simple pari, c’est bien une dénonciation des conséquences de la crise qui a déshumanisé

Avec les fabuleux Lee Marvin (Un homme est passé) et Ernest Borgnine (L'Aventure du Poséidon), face au non moins talentueux Keith Carradine (Dialogue de feu), ainsi que Charles Tyner et Malcolm Atterbury, Simon Oakland et Harry Caesar, Hal Baylor et Matt Clark, Elisha Cook Jr., Joe Di Reda et Liam Dunn, de même Diane Dye, Robert Foulk et Jim Goodwin.

Le film L’empereur du nord de Robert Aldrich, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs dès le 7 juin 2017 en  combo DVD et blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Un livre de 60 pages de Doug Headline et illustré de photos d’archives rares, accompagne le boitier. Dans les suppléments, L’art de survivre, un entretien avec Christopher Knopf.

3 étoiles

 

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 17:13

Cinquième opus de la célèbre saga, réalisé par le duo Joachim Rønning et Espen Sandberg, qui poursuivent les aventures fantastiques du capitaine Jack Sparrow et ses acolytes vers une rédemption,

Au moment de faire ses adieux à son père Will sur le Flying Dutchman maudit, le jeune Henry Turner de douze ans promet de trouver le Trident de Poséidon pour briser la malédiction. Neuf ans plus tard, continuant ses recherches, le jeune homme rencontre le pirate Salazar qui le charge de transmettre un message à Jack Sparrow. Henry retrouve Jack au moment où il va être pendu en même temps que la jeune astronome Carina Smyth. Celle-ci sait comment retrouver le trident. Henry les sauve, et tous trois partent pour des aventures périlleuses avec Barbossa jamais loin, et le fidèle Black Pearl.

Je me suis encore beaucoup amusé à suivre les nouvelles péripéties de cet opus toujours aussi drôle et émouvant, plein de surprises et de rebondissements pour des retrouvailles en cascades. J’ai trouvé que le personnage de Jack perd de sa légende, étant plus en retrait au profit des jeunes Henry et Carina, mais aussi de sa légendaire faconde beaucoup moins débonnaire et moins sympathique. Même Barbossa est plus agréable, notamment pour sa fille. L’aventure est cependant au rendez-vous, comme l’amour et l’amitié, et les haines et rivalités. Une belle réalisation, soignée et maitrisée, avec des batailles épiques, et beaucoup d’humour mais aussi de grosses longueurs comme le braquage de la banque qui n’en fini pas de trainer en longueur. Le final est émouvant avec les retrouvailles Will et Elizabeth. Le divertissement se pérennise donc avec toujours autant de plaisir, en attendant le final de la saga.

Avec Johnny Depp (Les animaux fantastiques) a eu un tournage difficile tellement il était ivre et ingérable, et une blessure à la main, Javier Bardem (Cartel), Geoffrey Rush (Shine), Brenton Thwaites (Gods of Egypt), Kaya Scodelario (Le labyrinthe : la terre brûlée), Kevin McNally, Golshifteh Farahani (Paterson), David Wenham (Lion), Stephen Graham (La taupe), Angus Barnett (Jack le chasseur de géants), Martin Klebba (Ted 2), Adam Brown (Le hobbit), Giles New (St Trinian's 2), ainsi qu’Orlando Bloom et Keira Knightley, les jeunes Lewis McGowan, Anthony de la Torre, Finn Ireland et Alexander Scheer, et le caméo de Paul McCartney, ainsi que le petit clin d’œil avec dans le panier de la guillotine les têtes coupées des réalisateurs Joachim Rønning et Espen Sandberg.

3 étoiles

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 06:40

Un grand merci à AB Vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film d’aventure fantastique chinois réalisé en 2015 Lu Chuan (City of life and death), pour une adaptation du roman Ghost blows out the light de Tianxia Bachang publié en 2006.

En 1934, avec la mise à jour du squelette d’un dragon dans une montagne en Chine, des recherches ont été poursuivies avec de nouvelles découvertes. Lorsqu’en 1979, à la suite d’une explosion, de nombreux et étranges fossiles dans une galerie profonde sont exhumés. Une expédition est envoyée avec le professeur Yang et sa fille Yang Ping, à laquelle le jeune soldat Hu Bayi fait parti. Ils découvrent un monde surnaturel extraordinaire avec le sanctuaire de Kunluns et la pagode des démons, ouvrant un portail vers l'enfer ainsi que la mort par des chauves souris de feu, et une menace pour l’humanité. Seul survivant, Hu Bayi est désigné pour une nouvelle mission dangereuse afin de mettre fin au chaos. Il est accompagné de la fille du professeur Yang disparu, Shirley qui ressemble étrangement à Yang Ping dont il était amoureux, cachant bien des secrets.

Un sympathique conte fantastique qui entretien le combat du bien contre le mal, des hommes et des démons, dans une aventure extraordinaire pour un jeune public. Je me suis amusé à suivre les péripéties des protagonistes sur un récit maitrisé même s’il ne révolutionne pas le genre, mais profite d’une belle illustration numérique à la sauce asiatique. J’ai bien souri également, à cet élan propagandiste maoïste d’un autre temps dont on peut sérieusement douter du désireux tellement c’est d’un risible pathétique de nos jours, tant dans sa structure que dans sa forme, tels ces piques contre le mode de vie occidental. L’histoire se suit avec amusement et d'intérêt, tel les aventures d’Indiana Jones, avec beaucoup de péripéties, de révélations aux références multiples et de messages subliminaux. Une belle réalisation qui bénéficie d’une palette graphique numérique riche profitant des influences asiatiques antiques comme d’autres cultures pour les parties surnaturelles, et des monstres très convaincants, donnant lieu à un sympathique divertissement.

Avec Mark Chao, la très belle Chen Yao sont excellents, de même que Jin Chen et Li Feng, Chen Li et la superbe Yan Tang, Chen Yao et Guangjie Li, mais aussi Rhydian Vaughan et Deshun Wang, Qingxiang Wang et Jun Wu.

Le film Chroniques du royaume des esprits, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 23 mars 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale chinoise sous-titrée français, et version française.

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 09:47

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique canadienne réalisée en 2015 par Philippe Lesage, qui passe du documentaire à sa première fiction pour nous entrainer dans l’univers de la pré adolescence avec ses aspects aussi peu innocent de la découverte de soit face aux autres,

Dans la banlieue calme et discrète de Montréal, Félix est un enfant de dix ans qui fait face à ses troubles et angoisses. Entre ses parents dont il craint un divorce et adultère, la rumeur d’un tueur d’enfants qui sévit dans les parages, se rajoutent à ses peurs avec ses voisins, ses camarades, le sida, il fait face à une réalité de la vie qui l’effraye. Un mal être qui trouve exutoire contre le petit Alexandre par des cruautés et mesquineries.

A partir de sa propre expérience personnelle dans son enfance, Philippe Lesage puise et dresse un portrait vitriolé de l’enfance aussi peu pur et adorable que l’image d’Epinal voudrait bien le faire croire, à laquelle se rajoute une histoire vraie d’un serial killer d’enfants qui augmente le côté sordide. La description du sortir de la petite enfance vers l’adolescence avec la vision d’un monde adulte terrifiant trouve un écho à la violence des jeunes face à celle de la société. Comme voulu par le récit, j’ai été très malaisé avec cette ambiance électrique délétère de loi de la jungle qui trouve ses cadrages avec l’éducation des adultes. Ainsi, cet enfant perturbé, troublé par ses propres démons, en recherche de soit, évoque aussi peu d'empathie par son comportement mesquin qui dérange. Une récit singulier, pour une description troublante de petits monstres en devenir incertain.

Une trame sur un été, lent à accoucher dans la douleur d’un gamin perturbé, avec ses craintes et l’éveil à la sexualité, face à son orientation et à trouver son caractère et sa place avec de nouveaux repères. Une belle réalisation, sobre dans les dialogues, aux images maitrisées sur une lenteur terrible des événements souvent brutaux entre les humiliations, vexations et morts. Des prises de vue à hauteur d’enfant qui cadre une limite de l’entendement dégageant une subtilité troublante qui hante longtemps.

Avec les excellents Edouard Tremblay-Grenier et Pier-Luc Funk, Vassili Schneider  et Sarah Mottet, Laurent Lucas (L'odyssée) et Pascale Bussières (Marguerite Volant), Victoria Diamond, Yannick Gobeil-Dugas et Alfred Poirier, Mathis Thomas, Théodore Pellerin et Bénédicte Décary (Les amours imaginaires), Rose-Marie Perreault, Milya Corbeil-Gauvreau et Jean-Luc Terriault (Monsieur Lazhar).

Le film Les démons de Philippe Lesage, distribué par Blaq out, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 2 mai 2017 en DVD. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Les enfants sont parfois des psychopathes en puissance, un entretien avec le réalisateur

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 10:21

Un grand merci à Factoris Films pour m’avoir permis de découvrir cet excellent suspens psychologique australien réalisé en 2013 par de Matthew Saville, sur une histoire originale de Joel Edgerton pour une plongé dans la culpabilité, mensonges et conséquences.

L’inspecteur Malcolm Toohey est un  brillant policier qui consacre sa vie à son métier avec beaucoup de passion et d’efficacité. Quand un soir trop éméché suite à un pot entre collègue il renverse accidentellement un gamin en vélo. Abasourdi par les conséquences, il appelle les urgences, en même que les inspecteurs Carl Summer et Jim Melic qui arrivent sur place. Si Malcom est conscient de sa culpabilité, Carl tente d’étouffer l’affaire sans en référer à Jim. Pendant que l’enfant dans est le coma, Malcom culpabilise, et Jim mène son enquête.

Un très brillant récit mené de maître dans cette terrible histoire qui s’entrecroise avec des enquêtes en cours, et dont le mensonge et la culpabilité va ronger les consciences sur le dos d’un enfant à l’agonie. J’ai adoré cette sordide trame au suspens magistralement entretenu avec les points de vue de chacun des protagonistes, dans un métier à risque où la limite entre la probité et la malhonnêteté est ténue. Ainsi, cet excellent policier est déjà en faute en prenant le volant en étant fortement alcoolisé, se rend coupable d’un crime accidentel avec un délit de fuite et faux témoignage, qui se voit protégé compte tenu de ses états de services par la solidarité d’un autre policier intègre qui à son tour se perd dans un mensonge, qui fait boule de neige jusqu’à la femme qui accepte l’horreur. Ainsi, jusqu’à la dernière seconde, l’ambiance délétère, lourde et pesante nous asphyxie sans nous lâcher. Visiblement, la justice australienne est aussi négligente avec ses remises en liberté de dangereux criminels. Excellemment réalisé, la mise en scène maitrisée sur des dialogues soignés dans un découpage et cadrages, nous offre un film au suspens insoutenable de très haute qualité qui hante longtemps.

Avec Jai Courtney (Suicide squad), Joel Edgerton (Jane got a gun), Tom Wilkinson (Le merveilleux jardin secret de Bella Brown), Melissa George et Sarah Roberts, Lizzie Schebesta (Sleeping beauty), ainsi que Paul Caesar, Ryan Gibson et Mark Simpson, Rob Flanagan, Jack O'Rourke et Aimee Pedersen, Vico Thai, Patrick Thompson et Terrence Hepburn, Dean Kyrwood, et les jeunes Toby Challenor et Liam Challenor.

Le film Criminel de Matthew Saville, distribué par Factoris Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 4 avril 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français, et version française.

3 étoiles

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 08:00

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir ce superbe film de Robert Redford (Sous surveillance), pour l’adaptation le livre autobiographique La rivière du sixième jour de Norman Maclean, réalisé en 1992 et restauré en 4K à partir du négatif original sous la supervision de Pathé.

Au début du vingtième siècle, Norman et Paul sont deux jeunes frères dont leur père, le pasteur John Maclean, leur a transmis la foi et la passion de la pêche à la mouche. Une éducation rigoureuse qui soude les frangins en une solidarité sans faille malgré les rivalités. Au retour de Norman dans son Montana natal après des années universitaires qui les ont éloignés, il retrouve le cocon familial et son frère Paul devenu journaliste local, empêtré dans des dettes de jeu. Leur amour filial se ressoude dans la rivière pour des pêches épiques. Norman tombe amoureux de la belle Jessie Burns, quand son frère s’affiche avec ses conquêtes, entre alcool prohibé et jeux clandestins. Deux frères aux caractères opposés et pourtant si étroitement liés.

J’ai adoré ce récit poétique, tout en subtilité, bouleversant de nostalgie sans jamais tomber dans le piège du pathos larmoyant bien que terriblement émouvant. Ainsi, avec la voix du narrateur Robert Redford, tout en pressentant ce qui va advenir, nous suivons les destins des frères avec une indicible empathie complice, sentant bien l’angoisse qui plane, et l’émotion qui étreint le cœur. Bien que connaissant l’affiche du film et son titre, je ne l’avais jamais vu, craignant une gnangnante histoire de pêche, dont j’ai été agréablement surpris par la maitrise totale de la narration sur une histoire d’amitié forte dans une jeunesse, où la nostalgie que je déteste au plus haut point est ici plus une belle et triste évocation non d’une époque révolue, mais de liens familiaux entre deux frères que tout oppose et que tout ressert sous la coupe bienveillante du père. J’ai la chance d’avoir deux sœurs que j’aime dont je me sens aussi proche avec nos différences, et ce film m’a touché. Une belle ode à la vie, à la nature -sauf pour les pauvres poissons- et aux sentiments. Une superbe réalisation aussi maitrisée que soignée, dont la restauration de Pathé rend la pureté des images grandioses de la nature fabuleuse, sur une mise en scène délicate aux dialogues épurés et divinement choisis.

Avec un superbe casting, dans lequel Craig Sheffer (Code of honor) est excellent, face à un Brad Pitt (Alliés) magnifique dans sans doute sa meilleure prestation qui le révélait enfin, et le superbe Tom Skerritt (M.A.S.H.) des plus marquants. Brenda Blethyn (Le cygne du destin) est très émouvante, et la très jolie Emily Lloyd. Edie McClurg (Fired up), Stephen Shellen et Nicole Burdette, Susan Traylor, Michael Cudlitz et Rob Cox, Buck Simmonds, Fred Oakland et David Creamer, Madonna Reubens, John Reubens et Arnold Richardson, de même MacIntyre Dixon, William Hootkins, Al Richardson, et les jeunes Caleb Shiff, Joseph Gordon-Levitt (Snowden) démarrait sa carrière grand écran, et Vann Gravage.

Le film Et au milieu coule une rivière de Robert Redford, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 24 mai 2017 en Combo Collector DVD et Bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français et version française, ainsi qu’en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, de passionnants entretiens avec Philippe Rousselot, Tom Skeritt et Brenda Blethyn.

4 étoiles

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 08:40

Très grosse déception de cet énième opus de la saga commencée en 1979 dont Ridley Scott (Seul sur Mars), était alors en pleine possession de son talent, s’embourbe une fois de plus dans son sempiternelle déité du mal.

Le vaisseau spatial Covenant transporte des milliers de colons vers une lointaine planète pour une nouvelle vie. Lorsqu’un début d’incendie suite à une collision, réveille l’équipage avant de repérer la chanson Contry road provenant d’une planète viable plus proche que leur destination initiale. Ils décident d’y faire un crochet pour voir de plus près. Dès leur arrivée sur le sol sombre et humide, ils sont attaqués par des myriades de bêtes effrayantes, avant que les survivants de l’expédition ne soient secourus. Ils y font la découverte des restes du vaisseau Prometheus d’où venait la musique piège. Afin de leur venir en aide, le commandant du Covenant met en danger la totalité des colons, pour un massacre annoncé.

Entre remake d’Alien et sorte de suite de Promethéus dans un Pitch black, nous sommes plongé presque dans un pastiche tellement tout y est déjà vu, copier coller et reprise de ce qui s’est déjà fait sans apporter ni frisson ni émotion, bien pire un ennui profond. Il faut dire que tenter de faire aussi bien, sans aller à mieux, que le Alien d’origine est une gageure quasi impossible tellement il avait été super bien écrit. Là nous retrouvons les mêmes poncifs que dans les précédentes Alien 2, 3 etc… où le postulat de base de meurtres par une entité immortelle était l’ultime horreur, quand par la suite, les millions de rejetons mortels dont la nouveauté provient de leurs cellules volatiles pour s’immiscer dans l’organisme ne fait plus recette. Et toujours ce anti darwinisme extrémiste religieux de vouloir trouver un être suprême à toutes les sauces est particulièrement pénible.

Après, il y a la partie réalisation merdique d’une obscurité permanente manquant le peu d’imagination créatrice de décors et d’univers, pour une ambiance qui de fait ne prend pas, d’un récit écrit à quatre mains. Mise en scène confuse, mouvements de caméra aléatoires mal cadrés, cadrages poussifs, tout est réuni pour un ratage général. Je ne parlerai pas de la direction des acteurs dont souvent on pouffe de rire tellement cela ressemble à un comic show. Je n’en jette pas plus, tant ça n’en mérite pas tant tellement c’est mauvais.

Avec Michael Fassbender (Une vie entre deux océans) et Katherine Waterston (Les animaux fantastiques), Billy Crudup (Jackie) et Danny McBride (Welcome back), Demian Bichir (Les flingueuses) et Carmen Ejogo (Selma), Jussie Smollett (Ask me anything), Callie Hernandez (La la land) et Amy Seimetz, Nathaniel Dean, Alexander England et James Franco (L'interview qui tue !), Benjamin Rigby (Lion), Noomi Rapace (Passion) et Guy Pearce, Uli Latukefu, Tess Haubrich et Goran D. Kleut.

1 étoile

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 08:00

Un grand merci à Ad Vitam et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de découvrir cette très sympathique comédie réalisé en 2016 par Emilie Deleuze,  pour son quatrième long métrage dans l’adataption de la trilogie de Marie Desplechin, Le Journal d’Aurore - tome 1 : Jamais Contente, sur la crise de l’adolescence et ses conséquences.

13 ans et tout simplement insupportable avec tout le monde. Aurore, jeune collégienne est fâchée contre ses parents, ses sœurs, ses profs, les garçons et même contre sa meilleure amie. La pension lui pend au nez avec son mauvais caractère et surtout ses mauvaises notes, quand sa prof de français est remplacée par monsieur Sébastien Couette. Il lui offre un livre de Francis Ponge, ayant décelé du talent littéraire chez la jeune fille qui retrouve le plaisir de lire et d’écrire. Quand des copines lui proposent de rejoindre un groupe de rock qui recherche une chanteuse, tente sa chance. Aurore tombe amoureuse du batteur, mais il faudra chanter en public et avec son caractère.

Je me suis beaucoup amusé avec cette comédie douce amère mais toujours drôle et positive, dans laquelle on se retrouve tous plus où moins sur le passage de l’adolescence, avec le mal être et l’envie de mordre, de trouver sa place, et forcément sur au moins un prof qui nous a marqué. Ainsi, cette jeune adorable chieuse qui se cherche, doute, grogne et agresse tout à chacun et surtout elle-même, arrive à nous émouvoir et nous faire rire avec émotion. Une thématique souvent abordée dans le cinéma, et souvent ratée de part des excès qui rendent plus insupportable l’insupportable, quand Emilie Deleuze avec le style de Marie Desplechin arrive à trouver le juste équilibre de ton et de rythme. Adaptation de la trilogie Jamais contente, le journal d'Aurore, L'école des loisirs, suivi de Toujours fâchée, le journal d'Aurore II, et clos avec L'école des loisirs et Le Journal d'Aurore 3 : rien ne va plus, on aurai presqu’envie de voir les suites se réaliser.

Une réalisation vive et alerte, drôle sans jamais sombrer dans la vulgarité ou la niaiserie, pour nous émouvoir et nous distraire sur une adolescente plus vraiment une petite fille et pas encore une jeune fille, et loin de la future jeune femme, qui profite d’un statut à part pour se chercher et jouer des coudes et des dents par un caractère de vraie chippie chieuse. Sans doute la scène finale est un peu trop étirée à l’excès, mais l’ensemble est très sympa à suivre.

Avec l’excellente Léna Magnien qui crève l’écran, face à Patricia Mazuy et Philippe Duquesne (Alibi.com), Catherine Hiegel (Adieu Berthe) et Alex Lutz (Le talent de mes amis), Nathan Melloul et Axel Auriant-Blot (Nos futurs) Mehdi Messaoudi, Pauline Acquart (Jeanne captive) et Tessa Blandin, Raphaelle Doyle, Morgan David, Maxime Meyrieux, Leonid Glushchenko (Les garçons et Guillaume, à table !) et Maud Beylle.

Le film Jamais contente d’Emilie Deleuze, distribué par Ad Vitam, est disponible en dvd dans les meilleurs bacs à partir du 23 mai 2017. Il est proposé en version audiodescription pour aveugles et malvoyants, et sous-titrée français pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, scène commentée, et bandes annonces.

3 étoiles

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 18:34

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir cette joyeuse comédie romantique burlesque espagnole réalisée en 2013 par Javier Ruiz Caldera, entre rires et émotions avec beaucoup d’originalité.

Alors que Ruth Belloso, belle biologiste trentenaire se fait larguer une nouvelle fois, elle reçoit successivement des invitations de mariage par ses trois derniers ex. Elle accepte de se rendre au premier mariage accompagné de Dani, son jeune collègue, et fait la rencontre de Jonás, un chirurgien aussi maladroit et peu sûr de lui que Ruth, avec qui elle commence alors une liaison amoureuse. Mais au second mariage des surprises vont faire prendre conscience à la jeune femme de révélations importantes sur les autres et sur elle-même.

Je me suis beaucoup amusé avec cette comédie romantique bien déjantée, dont le script sur une thématique tellement usitée arrive à trouver des originalités pour donner du piment et de l’intérêt au genre. Ainsi, avec cette adorable trentenaire, belle et intelligente, mais surtout maladroite et peu sûre d’elle, qui tente de toujours faire plaisir aux autres en s’oubliant, passant d’amants et même de maitresse en coup d’un soir bien alcoolisés et stonés, en toute ingénuité dans une folle farandole. Une jeune femme attachante, drôle et émouvante dans une comédie vive et alerte, qui aborde nombres de thèmes avec beaucoup de gentillesse sans sombrer dans la naïveté ou la vulgarité, pour un divertissement vraiment joyeuse et sympathique.

Une belle réalisation, d’un cinéma nouvelle vague espagnole, dans une mise en scène maitrisée sur un récit de la femme moderne, libérée et assumée, qui s’impose avec autant d’aisance de féminité naturelle libre et libertine comme les hommes, avec les mêmes envies et mêmes rêves. Ainsi, en trois actes, l’évoltion de la jeune femme vers l’acceptation d’elle-même arrive judicieusement avec subtilité de dialogue et agencement des événements à émanciper et imposer un visage et caractère avec beaucoup de naturel. Un joyeux divertissement, beaucoup plus subtile qu’il n’y parait et des fous rires garantis.

Avec l’excellente Inma Cuesta (Julieta) drôle et attachante, ainsi que Martiño Rivas et Quim Gutiérrez (Les yeux jaunes des crocodiles), Paco León et Rossy de Palma (30° Couleur), María Botto (De fille en fille) et Laura Sánchez, Bárbara Santa-Cruz et Berto Romero, Octavi Pujades, Toni Sevilla et Natalia Rodríguez, ou encore Sílvia Abril, Marina Bukvicki et Mauro Muñiz, Marta Rama, Vicky Mullor et Nuria Landete.

La série 3 mariages de trop de Javier Ruiz Caldera, distribué par Koba Films, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 17 mai 2017 en DVD. Il est proposé en version originale espagnole sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, un long et excellent making of sur les coulisses du tournages et des entretiens avec le réalisateurs et les interprètes.

3 étoiles

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