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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 10:14

Très beau film chilien de Sebastián Lelio (Gloria), qui aborde à son tour avec beaucoup d’émotion le transgenre face aux préjugés et à la mesquinerie, avec violence et humour.

A la suite d’un malaise brutal d’Orlando, sa compagne de vingt ans de moins, Marina Vidal l’emmène aux urgences, mais il succombe d’un anévrisme. La famille d'Orlando rejette Marina pour ce qu’elle est, une transgenre qui exaspère toutes les haines à son encontre. Face à ces réactions violentes, Marina décide de se battre, contre la famille, contre la police et contre la société, afin de faire accepter la femme qu’elle est, avec détermination et opiniatreté.

J’ai beaucoup aimé le déterminisme de ce récit, qui à travers la violence verbale, physique et psychologique arrive malgré tout à marier dramatique et comédie par une sorte de pied de nez. Ainsi, en s’obstinant à vouloir participer à l’inhumation de son amant, cette jeune femme transgenre qui s’assume totalement, suscite admiration face à la famille de son compagnon haineuse plus par intérêt que par homophobie, pour s’imposer aux yeux de tous.

Une réalisation qui a la marque habituelle du réalisateur pour aborder des thématiques sociétales avec toujours ce regard pertinent avec sa caméra qui s’invite au cœur de la trame. Les contrastes, travelings et plans fixes plantent ainsi le décor et l’ambiance pour nous entrainer dans un drame avec cette lucidité subtile avec émotion et cet humour décalé qui fait mouche pour rendre les personnages humains et attachants.

Daniela Vega (La visita) qui est une fois de plus excellente, face à Francisco Reyes (Neruda), Luis Gnecco (No), Aline Küppenheim, Nestor Cantillana, Amparo Noguera, Nicolás Saavedra, Trinidad Gonzalez, Alejandro Goic, Antonia Zegers et Sergio Hernandez.

3 étoiles

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 19:14

Terrible film historique de Christopher Nolan (Interstellar), qui revient sur un événement clé de la seconde guerre mondiale avec les armées alliées bloquées sur la plage de Dunkerque après une défaite éclair dont le sauvetage donnera lieue entre horreur et courage, lâchetés et héroïsmes à un coup d’éclat inespéré.

Débacle des armées alliées face à l’avancée inexorables de l’armée allemande, près de quatre cents mille soldats se retrouvent bloqués sur les plages de Dunkerque. Pendant que les forces françaises se battent vaillamment pour retarder l’inéluctable, les navires de guerres britanniques tentent de rappatrier leurs hommes, pris sous le feu des canons, de l’aviation et des sous-marins allemands. La RAF mène la chasse contre la Lutwafe, et que des milliers de navire civile, pêcheurs, yatchs en tous genres sont appelés à l’aide pour rapatrier l’armée défaite.

Une superbe représentation de ces jours cruciaux, dont les britanniques devront leur salut grâce à l’absurde décision du général von Rundstedt de stopper l’avancée allemande, du formidable sacrifice de l’armée française, et de l’incroyable courage de ces navigateurs du dimanche pour braver tous les dangers. Ainsi, sans dialogue ou presque, se déroule sous nos yeux l’effroyable spectacle, dont nous avons encore imprimés dans nos gènes le fabuleux Un week-end à

Zuydcoote d’Henri Verneuil. A hauteur de mer avec ces désespérés qui tentent de fuir la mort, du haut des avions qui mènent un combat féroce, ou à bord de la flotille qui force admiration, et des rues de la ville où les français se sacrifie pour la sauvegarde de tous, nous sommes convié à partager avec tous les acteurs de ces terrible bataille, vue du côté des alliés. J’ai beaucoup aimé cette vision docu-fiction dans une reconstitution jeu vidéo pour mieux nous insérer dans l’ambiance tragique.

Cependant, on oublie qu’au départ de cette débandade catastrophique qui aurait pu être pire, il y a la désertion du général anglais John Gort. Alors que les alliés s’apprêtent à une grande contre offensive. Face à sa trahison, le gouvernement britinique feint de soutenir son général, dont la lâcheté aura pour conséquence l’abdication immédiate de la Belgique et la défaite des alliés, sans compter la mesquinerie anglaise qui choquera le monde, avec le favoritisme des soldats.

Avec Fionn Whitehead, Damien Bonnard (Voir du pays), Tom Hardy (Mad Max: fury road), Mark Rylance (Le pont des espions), Kenneth Branagh (Jack Ryan initiative), Cillian Murphy (Au cœur de l'océan), James d'Arcy (Jupiter : le destin de l'univers), Tom Glynn-Carney, Harry Styles, Aneurin Barnard (Le sang des templiers), Jack Lowden, Barry Keoghan, Elliott Tittensor, ou encore Adam Long, Johnny Otto, Will Attenborough, Charley Palmer Rothwell et Jack Riddiford.

3 étoiles

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 07:38

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce thriller horreur réalisé en 2016 par Julia Ducournau, qui pour son premier long métrage, nous entraine dans une ambiance délétère sur un sujet tabou de l’extrême entre suspens psychologique, l'absurdité des bizutages et l'horreur cannibale.

Issue d’une famille végétarienne, Justine rejoint sa sœur ainée Alexia à l’université de vétérinaire. Étudiante surdouée de seize ans, vierge et timide, elle se retrouve dans la folie du bizutage sans limite, violent et dégradant, avec pour épreuve de manger de la viande crue. Malgré ses protestations, Alexia le lui impose comme l’ayant déjà subit. S’ensuit d’étranges mutations qui révèlent la véritable personnalité de la jeune fille, qui prend plus confiance en elle et en sa faim de la vie, et des autres.

Dans une atmosphère quasi d’irréalité fantasmagorique d’une ambiance troublante avec un zeste d’érotisme à fleur de peau, le récit aborde entre le bizutage archaïque des plus débiles d’humiliation détestable pour soumettre les esprits et les corps à une hiérarchie malsaine, la révélation d’une jeune adolescente sur sa véritable personnalité nous plonge dans l’horreur et un combat pour garder son humanité. Joliment contée, la trame est intrigante de part une écriture particulière d’un récit

qui confusément nous place dans une intimité troublante et parfois dérangeante. Je me suis bien amusé à suivre le combat de cette fille qui découvre sans y avoir été préparée à un état de fait d’elle-même, et son combat pour le maitriser et résister autant que possible à l’extrémité de ce que l’humanité puisse tolérer. La dualité avec sa sœur ainée entre complicité et rivalité, développe des sentiments ambigus entre haine et amour dans deux approches différentes de leur maladie. Je regrette le côté accent rebeu banlieue qui détonne dans cet environnement que le cliché qu’il entretient. De très belles scènes entre humour et émotion, horreur et tendresse, qui bien que sale évite le côté gore dégueu pour une approche psychologique plus marquante.

Une très belle réalisation, tant dans les visuels, travelings et cadrages, que dans les lumières et images, dont ont perçois le regard amoureux de la réalisatrice pour sa muse. Une mise en scène soignée, comme pour le choix de la bande musicale. Sur un sujet aussi tabou que le cannibalisme, étant la dernière extrémité de la perte d’humanité, le récit nous plonge dans l’indicible mais aussi dans la découverte de la jeune fille vers la femme, de sa sexualité, et de la maitrise de sa personnalité anthropophage.

Avec l’excellente Garance Marillier, très jolie et pleine d’une richesse de facettes dans son jeu, face à Ella Rumpf (Dehors c’est l’été), Rabah Naït Oufella (Bande de filles) et Joana Preiss (Mauvaise fille), Laurent Lucas (L'odyssée) et Bouli Lanners (L'effet aquatique), et Marion Vernoux, Thomas Mustin (Un petit boulot), Marouan Iddoub ou encore Jean-Louis Sbille.

Le film Grave de Julia Ducournau, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs dès le 26 juillet 2017 en combo Blu-ray + DVD. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, 2 scènes coupées, et des entretiens longs et passionnants avec Julia Ducournau et Garance Marillier.

3 étoiles

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:51

Un grand merci à Universal Pictures pour m’avoir permis de découvrir le quatrième volet de la saga des Dragonheart dans l’univers fantastique, réalisé en 2016 par Patrik Syversen, sur une histoire préquelle de Matthew Feitshans d’après l’œuvre originelle de Patrick Read Johnson, sorti directement en DVD et Blu-ray.

Nés de la reine Rhonu, morte lors de l’accouchement, Edric et sa sœur jumelle Meghan, ont la marque d’écailles du dragon et des pouvoirs. Le garçon a une force herculéenne, quand le fille maitrise le feu. A la suite de la mort accidentelle de leur père, Meghan disparait dans la nature. Quand leur grand-père le roi Gareth meurt à son tour, le trône revient à Edric. C’est à ce moment que Meghan fait son grand retour à la tête d’une armée de vikings, et réclame le pouvoir étant née une minute plus tôt. Une rivalité s’engage entre frère et sœur sous les yeux ébahis du dragon Drago Cœur de feu, dont Meghan s’empare de sa source de pouvoir mettant en danger la paix et leurs vies.

Une sympathique narration, qui revient beaucoup plus tôt que le premier opus, et dont les aficionados de la saga retrouveront avec plaisir les protagonistes. Je me suis bien amusé à suivre les péripéties de ces jeunes gens, dont les souvenirs d’enfance et d’adolescence se réveillent avec émotion au fil des combats fratricides. Le récit fantastique met en lumière les liens qui ont conduit la trame déroulée dans les trois précédents opus. Récit pour la jeunesse, qui aborde des thématiques de respect et de partage, d’amour et de solidarité avec une subtile touche de féminisme.

Une belle réalisation, entre réel et numérique de qualité, qui nous transporte dans le monde médiéval avec des moments tendres et des bagarres, entre humour et émotion, pour un jeune public familial. Ce film est le quatrième opus de la saga et la deuxième préquelle, qui a commencé en 1996 avec Cœur de dragon (Dragonheart) réalisé par Rob Cohen, suivi par Cœur de dragon : Un nouveau départ (Dragonheart: a new beginning), réalisée par Doug Lefler en 2000. Puis le préquelle de cinquante ans avant le premier opus Cœur de dragon 3 : La malédiction du sorcier (Dragonheart 3: the sorcerer's curse), par Colin Teague en 2015 qui revenait cinquante ans plus tôt que le premier opus.

Avec les excellents Tom Rhys Harries et Jessamine-Bliss Bell, la belle Tamzin Merchant (La danseuse) et André Eriksen, Richard Cordery (Madame Bovary), ainsi que Martin Hutson, Delroy Brown, Turlough Convery, Lewis Mackinnon, Marte Germaine Christensen, Ørjan Gamst, Daniel Berge Halvorsen et Stig Frode Henriksen, Elijah Ungvary, et les jeunes Oliver Buck, Rafe Williams et Willa Williams, ainsi que et la voix de Patrick Stewart.

Le film Dragonheart, la bataille du cœur de feu, distribué par Universal Pictures, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 25 juillet 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, le making of du film, La bataille du cœur de feu, La magie derrière Drago, et Dans le château.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 09:51

Terriblement navrant de la part de Cédric Klapisch (Casse tête chinois), qui s’embourgeoise de plus en plus dans cette réalisation de sous téléfilm de France3 Régions sur une énième complainte nostalgique des plus lénifiantes au possible.

Après dix ans d’absence et sans donner de ses nouvelles, Jean revient au domaine viticole familial en Bourgogne auprès de son père mourant. Il y retrouve son frère Jérémie et sa sœur Juliette. Au décès du père, ils héritent à parts égales de la maison et des vignes. Comme c’est le début des vendanges, ils ne songent à la vente totale ou partielle tant les souvenirs afflues et le travaille les occupent et ressert les liens perdus ces dernières années.

D’un ennuie mortel, d’un cousu de film blanc et de déjà vu tellement de fois sans aucune originalité, ni humour ni émotion et sans louper les mégas clichés que s’en devient très vite pénible. Film foncièrement mauvais en tout point, tant dans la réalisation que dans l’écriture, sur la thématique que dans son traitement et pire encore son interprétation, ou de la direction de des interprètes, en l’occurrence, les deux rôles principaux sont particulièrement à pointer du doigt tellement la nullité ne s’encombre d’aucun effort de jeu. Pio et François offre le pire de la suffisante nullité.

Autant Ana Girardot (Saint Amour) joue avec beaucoup de naturel et de conviction, autant c’est carrément l’horreur de l’indicible avec Pio Marmai (Nos futurs) et François Civil (Dix pour cent) qui devraient prendre des cours d’acteurs tellement ils sont mauvais. Jean-Marc Roulot (Diplomatie), María Valverde (Exodus: gods and kings), Karidja Touré, Florence Pernel (La conquête), Jean-Marie Winling (Je fais le mort), Yamée Couture, fille de Charlélie, Eric Caravaca (Préjudice), Tewfik Jallab, et Cédric Klapisch dans un caméo.

1 étoile

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 08:42

Un grand merci à Rimini Edition pour m’avoir fait découvrir cet excellent thriller psychologique réalisé en 1947 par Delmer Daves, pour l’adaptation du roman de George Agnew Chamberlain, pour un suspens familiale dramatique aux multiples rebondissements.

Dans une ferme isolée, Pete Morgan, vit avec sa sœur Ellen, avec sa fille adoptive Meg, dont nombre de rumeurs circulent sur leur compte. La jeune fille, amoureuse de Nath Storm qui sort avec la belle Tibby, le fait engager comme aide de ferme par son père pour l’été. Rapidement, l’amour nait entre les deux jeunes gens, et décident de découvrir le mystère qui plane autour de la maison rouge introuvable dans la forêt et réputée hantée. Pete tente de les en empêcher par tous les moyens, tout en perdant le contrôle.

Un très beau suspens psychologique, certes classique dans son écriture et sa réalisation, mais qui fonctionne avec beaucoup d’efficacité et d’émotion. J’ai beaucoup aimé l’ambiance qui s’instaure rapidement inquiétant. Ainsi, le père avère très vite étrange et coupable de quelque chose dont le mystère est savamment entretenu pour brouiller un temps soit peu les pistes, entre la disparition des parents de la jeune fille, et son amour exclusif ambigu sur sa fille adoptive, dont on découvre au fur et à mesure les raisons et

conséquences. Suspens romantique également entre Meg amoureuse de Nath mais résignée quand celui-ci sort avec la belle et excentrique Tibby. Enfin, le drame, ou les drames, passé et présent, qui se rejoignent pour un final révélateur. Une belle réalisation maitrisée, dans des décors grandioses entre forêts et vallées, entre terreur et sérénité, d’un noir et blanc à l’image de la trame qui instaure une atmosphère champêtre des plus inquiétants.

Avec l’excellent Edward G. Robinson, face à Lon McCallister et Dame Judith Anderson, Rory Calhoun (Comment épouser un millionnaire), les jolies Allene Roberts et Julie London (L'homme de l'ouest), Ona Munson, Harry Shannon (Le fantôme de la momie), Arthur Space (Objectif Terre), Pat Flaherty et Walter Sande.

Le film La maison rouge de Delmer Daves, distribué par Rimini Edition, disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 11 juillet 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, présentation du film par Christophe Champclaux, historien du cinéma.

3 étoiles

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 08:00

La vingtième et unième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, continue avec ce film Go fish réalisé en 1994 par Rose Troche, pour son premier long métrage et prolifique réalisatrice de séries, pour un manifeste de la communauté lesbienne entre documentaire militant et comédie romantique, qui a tant marqué sa génération.

Chicago au début des années 70, dans la tourmente amoureuse d’un groupe de jeunes lesbiennes, Camille alias Max, cherche le grand amour en vivant mal célibat et abstinence. Elle est en colocation avec Kia qui vit depuis quelques mois avec Evy, récemment divorcée. Daria est la tombeuse de ces dames, qui prend et jette aussitôt. Ely entretien une relation de couple éloignée. Kia tente de lier Max et Ely qui commencent une romance compliquée, sous les supputations des copines sur leur liaison.

Film militant phare de la culture lesbienne, qui aura marqué de son empreinte la communauté de part son ton résolument affirmé sans complexe de l’homosexualité féminine, avec une vision politique et morale du saphisme. Ainsi, à travers ces cinq jeunes femmes drôles et attachantes, se construit tout un discours de la pensée lesbienne, de la morale communautaire qui semble sans doute de nos jours puéril tant il s’est fort heureusement banalisé et accepté grâce justement au combat des militantes acharnées à la cause, et qui doit sans cesse se poursuivre

tant l’homophobie est toujours hargneuse et dangereuse. J’ai beaucoup aimé suivre les pérégrinations de ces jeunes femmes, dont les dialogues, débats contradictoires et prise de position apportent des règles de conduites et de tolérances pour l’affirmation et les revendications des lesbiennes, savamment entretenues lors de festival comme celui du Festival International du film lesbien et féministe de Paris.

Ainsi, à travers ce panel de lesbiennes, se construit des modes de vie et de pensée qui se chevauchent s’entrecroisent et se contredisent pour mieux affirmer une confiance en soit, qui a permis en son époque à nombre de lesbiennes de sortir du placard et de vivre pleinement et heureusement leur vie. Une réalisation en noir en blanc pour restituer une époque lointaine des années soixante dix, construite adroitement entre la narration de ces jeunes femmes en quête d’amour et de sexe, et ces débats têtes bêches sur leur copines mais aussi et surtout sur le mode de pensée lesbien et féministe. Le titre fait aussi référence à un jeu de cartes. Un beau film sur l’affirmation de soit.

Avec V.S. Brodie et Guinevere Turner (Itty bitty titty committee), T. Wendy McMillan et Migdalia Melendez, Anastasia Sharp et Mary Garvey, ainsi que Jennifer Allen, Walter Youngblood et Danielia Falcon, Art Stone, Elspeth Kydd et Tracy Kimme, Brooke Webster, ou encore Mimi Weddell et Scout, toutes aussi marquantes.

 

Le film Go fish par Rose Troche, distribué par Outplay et sa page Facebook, est disponible depuis le 24 juin 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, Génération Go fish, offre des entretiens et témoignages de lesbiennes qui ont été marquées par ce film et l’impacte sur leurs vies.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver des films histoires au féminin, ainsi que les histoires amoureuses au féminin, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

3 étoiles

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 14:28

Sympathique petite comédie loufoque de Frédéric Forestier (Stars 80), qui aborde avec humour la rupture d’un premier amour et les tentatives toutes aussi délirantes de guérison déjantées que désespérément absurdes.

Largué par Elina, son premier grand amour, Vincent dix huit ans, est plongé dans une déprime de larmes et de cris de désespoir. Ses parents, Cléa et Harold décident de l’aider à oublier cette jeune fille, et vont pratiquer une cure de désintoxication amoureuse draconienne, laissant pantois leur fille Eloïse. Mais difficile pour Vincent de renoncer à son amour, et surtout à hauts risques pour le couple des parents par l’effet boomerang de leur thérapie particulière.

Sans prétention, je me suis bien amusé de cette petite comédie barge, quelque peu saturée de grossièretés sans grand intérêt et plus polluantes que drôles, pour un récit vif et alerte plein de gags et de répliques. C’est plutôt dans le ton bon enfant familiale pour ados prépubères que s’adresse ce délire à retournement bien évidemment cocasse contre les parents redevenus ados débiles qui trouveront la sagesse des enfants pour revenir à la réalité.

Avec Isabelle Nanty (Les Tuche 2 - Le rêve américain), Pierre-François Martin-Laval (Les profs), Thomas Solivérès (Ange & Gabrielle), les jolies Manon Valentin (Coup de chaud) et Leslie Medina (Camping 3), Jean-Michel Lahmi (Brice 3), Tom Leeb (Jour J), Linda Hardy (Duo d'escrocs), Nathalie Kanoui (Brèves de comptoir), Élisa Sergent, Laurent Saint-Gérard, Etienne de Balasy, Khalid Maadour, Estelle Meyer, Antoine Martin Sauveur.

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 08:57

Comédie satyrique de Sou Abadi, qui pour son premier long métrage, réalise dans un registre de marivaudage en vaudeville un récit qui se moque avec un peu trop de gentillesse ces monstres islamistes qui ne méritent pas autant d’égard.

Alors que Leïla, brillante étudiante à Science Po se prépare à partir avec son amoureux Arnaud pour leur stage à New-York, arrive son grand frère Mahmoud. Celui-ci, de retour du Yémen, est radicalisé et décide de remettre sa sœur au pas. Il lui brûle son passeport et l’enferme dans sa chambre avec l’intention de la marier à un « bon » musulman. Après une tentative désespérée d’Arnaud pour voir sa chérie, celui-ci s’habille d’un voile intégral pour continuer de voir Leïla, se faisant passer pour Schéhérazade. Les choses se gâtent quand Mahmoud tombe amoureux de Schéhérazade et désire l’épouser.

Sympathique comédie qui arrive à faire rire aux dépends des islamistes en montrant avec subtilité les absurdités des radicalisés et de la religion. Ainsi, il est drôle de voir ces extrémistes, aussi bêtes que méchants, imposer leur violente mode de pensée. Cependant, il est difficile malgré tout de rire, quand bien même la farce est judicieuse, quand s’avèrent des tueurs de sang froid, des

tortionnaires nazis au non d’une religion qui s’interprètent toujours dans le même sens et les mêmes effets de violence et de mort. Je salue en tout cas le courage de critique sans équivoque, avec humour et émotion, en tentant de faire prendre conscience, non aux radicalisés irrécupérables, mais aux proies en voie de succomber à la radicalisation sans retour. Il est un peu simpliste tout de même de voir dans ces salafistes des excuses quand à leur passé, Mahmoud qui trouve dans la radicalisation une solution due au décès des parents dans une psychologie de comptoir pour ces psychopathes.

réalisation est classique mais efficace, vive et alerte et sans temps mort, pour une bonne comédie sociétale que l’on voudrait aussi drôle et moins dramatique dans la réalité. Il n’y a qu’à voir le nombre exponentiel de femmes voilées dans nos rues pour comprendre que la radicalisation à besoin s’il n’est déjà trop tard d’autocritique par la comédie pour désamorcer cette terrible gangrène qui touche en premier lieu ces jeunes femmes enfermées dans l’obscurité au profit uniquement des « hommes » qu’elles élèvent elle-mêmes dans cette vision de la femme soumise et des hommes dominateurs aux droit de vie et de mort.

Avec la belle et excellente Camélia Jordana (Nous trois ou rien), face à Félix Moati (Médecin de campagne) et William Lebghil (Les combattants), Anne Alvaro (Yves Saint Laurent) et Predrag 'Miki' Manojlovic (Largo Winch II), Carl Malapa (La dream team), Oscar Copp, Laurent Delbecque et Oussama Kheddam, Walid Ben Mabrouk et Grégory Montel, Hamid Djavadan, Behi Djanati Atai et Karim Belkhadra, Sâm Mirhosseini, Hamideh Doustdar et Jean-Louis Tilburg.

 

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 09:12

Un grand merci à TF1 Vidéo et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir cet excellent thriller polar d’action réalisé en 2016 par Walter Hill (Du plomb dans la tête), d’après l’ébauche du script Tom Boy écrit par Denis Hamil dont une bande dessinée Corps et âme sera réalisée par Matz et Jef, en parallèle au film.

Quand Frank Kitchen, tueur à gag exécute un contrat, il ne se doute pas des conséquences inattendues qui vont s’abattre sur lui en retour. D’une part la victime est le frère du docteur Rachel Kay, chirurgien esthétique clandestine, qui passe contrat auprès du mafieux John le réglo, qui lui-même veut se venger d’un autre contrat qui a touché un de ses proches. Quand Franck se réveille après son enlèvement, sa vie ne sera plus jamais comme avant, et sa soif de vengeance est décuplée contre ses ennemis.

Je me suis bien bidonné avec ce film tordant au parfum de série B des années cinquante super soigné, dans le style bande dessinée sur un récit à priori des plus classiques et qui pourtant surprend avec plaisir. Si on ne peut s’empêcher de penser à La piel que habito tout en prenant autant de teinte terrifiante que comique tant la narration apporte cette légèreté hilarante avec les conséquences qui suivent de part une histoire particulièrement réussie. Ainsi, la donne change quand au réveil du tueur, la vengeance qui le frappe dans sa

chaire est des plus terribles et sans commune mesure avec ses méfaits, et le récit prend toute son ampleur. Un récit soigné, même si on doute sur la fin que Tomboy ait pu garder son flingue caché, cela reste drôle de comédie bande dessinée assez jouissif. Une réalisation avec un budget réduit dont Walter Hill en profite pour réussir un magnifique performance d’un huis clos à l’ambiance années cinquante, dans un cadre et des couleurs et lumières typiques, aux cadrages judicieux. Une suite est envisagée que j’attends avec impatience.

Avec l’excellente Michelle Rodriguez (Fast & Furious 8) qui nous surprend avec bonheur, Sigourney Weaver (S.O.S. fantômes) toujours aussi déjantée, de même Tony Shalhoub (No pain, no gain) et la jolie Caitlin Gerard (Magic Mike), Terry Chen (Godzilla) et Anthony LaPaglia (Elle et lui), Ken Kirzinger, Lia Lam (Star Trek sans limites) et Paul McGillion (A la poursuite de demain), Zak Santiago (Perfect sisters) et Paul Lazenby (Deadpool), Adrian Hough (La planète des singes : les origines),ou encore Alex Zahara (Horns), Lauro Chartrand (Délivre-nous du mal) et Caroline Chan.

Le film Revenger de Walter Hill, distribué par TF1 Vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 juin 2017 au prix conseillé de 14,99€ le DVD, 17,99€ le Bluray et 4,99€ le VOD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, un entretien avec Walter Hill et Michelle Rodriguez.

3 étoiles

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