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4 janvier 2022 2 04 /01 /janvier /2022 15:30

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette comédie sortie en 2021, réalisée par David Foenkinos et Stéphane Foenkinos, extrapolent sur la recherche du plaisir selon les désirs de chacun dans ce qu’il a de plus refoulé.

Face à leurs fantasmes, six couples tentent d’explorer les faces cachées de leur vie intime. Six questionnements sur l’accès au plaisir. Du jeu de rôle à l’abstinence en passant par l’exhibition. Six histoires séparées, avec au centre le même questionnement sur le désir aujourd’hui. Le sien mais aussi celui de l’autre.

Ha les fantasmes ! Selon les jours et les humeurs, selon les envies et les partenaires, selon les tabous et les frustrations, il y en a pour tous les goûts, des plus simples aux plus osés dans la limite du consentement mutuel de chacun des participants cela va de soit. Les frères Foenkinos n‘ont pas été chercher dans la simplicité ni des plus répandus et moins encore des plus évidents ou des plus passionnants. Ludophilie, dacryphilie, sorophilie, thanatophilie, hypophilie et antagonistophilie. C'est très prude, pas très osé, une sorte d'intellectualisation du sexe bobo. J’avoue pour ma part moins que mes fantasmes sont plus attrayants comme de m’éclater avec des belles naïades au fond d’un lagon bleu entourés de poissons multicolores ou avec une belle spationaute en apesanteur sous les étoiles. Six sketchs plus cérébrales qu’illustrés sauf l’abstinence bien sûr qu’aucun ne fait rêver mais amusent grâce notamment avec cette distribution.

Avec Denis Podalydès et Suzanne Clément, Pauline Clément et Jérémie Lippmann, Nicolas Bedos, Céline Sallette et Marie-Julie Baup, Ramzy Bedia et Joséphine de Meaux, Alice Taglioni, Christiane Millet, Alain Doutey et Éric Frey, Monica Bellucci, Carole Bouquet et Jackie Berroyer, Anne Benoît et Corentin Fila, Joséphine Japy, William Lebghil, Shirine Boutella et Pierre X. Garnier, Jean-Paul Rouve, Karin Viard, Léon Salazar Romero, Michel Leclerc, Baya Kasmi, Camille Japy et Francis Leplay.

Le film Les fantasmes, distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 18 décembre 2021. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants français et anglais, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants.

2 étoiles

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3 janvier 2022 1 03 /01 /janvier /2022 10:12

Un grand merci à Hanabi et à  l'agence Arcadès pour m’avoir permis de découvrir ces cinq magnifiques films japonais sortis entre 2010 et 2020, réalisés par Kôji Fukada pour des chroniques de la société nippone avec un regard savoureux.

Hospitalité – Kantai - 歓待 (2010).

Mikio Kobayashi mène une vie paisible dans une banlieue industrielle de Tokyo avec son épouse Natsuki, sa sœur Seiko et Eriko la fille qu’il a eue d’une précédente union. À la tête de l’imprimerie familiale, son quotidien est rythmé par le travail. Celui de la famille est d’une grande régularité que rien ne semble pouvoir venir perturber. Jusqu’à l’arrivée de Hanataro Kagawa. L’irruption de cet étranger dans la vie de Kobayashi et des siens, et bientôt sous son toit, va rapidement semer le trouble dans leur quotidien tranquille.

Avec Kenji Yamauchi, Kiki Sugino et Kanji Furutachi, Bryerly Long et Kumi Hyōdō, Eriko Ono, Naoki Sugawara et Haruka Saito, Tatsuya Kawamura et Hiroko Matsuda, Hideki Nagai, Makoto Adach et Ryuzo Hayashi, Tsuyoshi Kondo, Kenichi Akiyama, Reiko Tahara et Ruriko Tenmyo, Sakurako et Momoi Shimada et Eiji Leon Lee.

Au revoir l'été - Hotori no sakuko - ほとりの朔子 (2013).

Accompagnée de Sakuko, sa nièce, qui prépare son entrée à l’université, Mikie est de retour dans son village natal pour mener à bien la traduction d’un roman indonésien. La langueur estivale de la campagne japonaise est l’occasion pour Mikie, de renouer avec Ukichi, un ancien amant, gérant d’un love hotel clandestin et pour Sakuko de se rapprocher du timide Takashi, réfugié de Fukushima. L’ambition studieuse de cet été cède peu à peu la place à une rocambolesque ronde affective où la délicatesse et le burlesque ne masquent jamais tout à fait la dureté du Japon contemporain.

Avec Fumi Nikaidō et Mayu Tsuruta, Taiga Nakano, Kanji Furutachi et Kiki Sugino, Makiko WatanabeTakashi Ohtake et Ena Koshino, Natsuko Hori et Hiroko Matsuda, Kôtarô Shiga et Kazuhiro Sôda.

 

 

 

 

Sayonara – Sayônara - さようなら (2015) d'après la pièce d’Oriza Hirata.

Dans un avenir proche, le Japon est victime d’attaques terroristes sur ses centrales nucléaires. Irradié, le pays est peu à peu évacué vers les états voisins. Tania, atteinte d’une longue maladie et originaire d’Afrique du Sud, attend son ordre d’évacuation dans une petite maison perdue dans les montagnes. Elle est veillée par Leona, son androïde de première génération que lui a offert son père. Toutes deux deviennent les dernières témoins d’un Japon qui s’éteint à petit feu et se vide par ordre de priorité, parfois selon des critères discriminatoires. Mais doucement, l’effroi cède la place à la poésie et la beauté.

Avec Bryerly Long et le véritable androïde Geminoid F, Hirofumi Arai, Noémie Nakai et Irène Jacob, Nijirō Murakami et Mariko Murata, Yūko Kibiki, Mari Yamamoto et Jérôme Kircher et Yoshiko Fuji.

 

 

 

L'infirmière – Yokogao - よこがお (2019).

Ichiko Shirakawa est infirmière à domicile. Elle travaille au sein de la famille Oishi où elle soigne la grand–mère Toshiko. Ichiko aide également les enfants de Yôko, les sœurs Saki et l’aînée Motoko, qui veut être infirmière comme Ichiko dont est elle est amoureuse. Quand un jour, Saki, disparaît. Motoko, déçue du prochain mariage d’Ichiko, révèle des confidences qui accusent l’infirmière de complicité avec le kidnappeur Tatsuo Suzuki qui n’est autre que son neveu. Suit une frénésie médiatique qui met Ichiko le dos au mur et son désir de vengeance.

Avec Mariko Tsutsui et Mikako Ichikawa, Sōsuke Ikematsu et Mitsuru Fukikoshi, Hisako Ōkata et Miyu OgawaRen Sudo, Kentez Asaka et Nahoko Kawasumi.

 

 

 

Le soupir des vagues - Umi o kakeru - を駆ける (2018).

En quête de ses racines, Sachiko rend visite à sa famille japonaise installée à Sumatra. Tout le monde ici essaie de se reconstruire après le tsunami qui a ravagé l’île il y a dix ans. À son arrivée, Sachiko apprend qu’un homme mystérieux a été retrouvé sur la plage, vivant. Le village est à la fois inquiet et fasciné par le comportement de cet étranger rejeté par les vagues. Sachiko, elle, semble le comprendre.

Avec Dean Fujioka et Mayu Tsuruta, Taiga Nakano et Junko Abe, Adipati Dolken et Sekar Sari.

Cinq films de l’œuvre de coffret Kôji Fukada qui nous plonge dans son univers étrange et sublime. Avec Hospitalité, inspiré de Une nuit à l'opéra des Marx Brothers, le réalisateur aborde la thématique actuelle et universellement partagée dans nos sociétés sur le trafic humains et le rejet des migrants clandestins. Dans Au revoir l’été, dans un style rohmerien, les conséquences de Fukushima que les secrets se révèlent, pas toujours glorieux. De même avec cette étrange L’infirmière entre vengeances amoureuses dans lequel Fukada s’avère moins à l’aise en polar mais toujours brillant en regards sociétales.

Se lisent divers traumatismes, attentats -Sayonara-, enlèvement, tsunami -Le soupir des vagues-et catastrophe nucléaires qui touchent le Japon dans la chair et l’âme des habitants. Avec son œil tendre, Kôji Fukada rend ses personnages attachants, dans des narrations, des jeux et des profils marquants d’une ambiance et d’une impression envoutante dans l’esprit japonais évanescent que j’aime tant.

Le coffret Kôji Fukada, distribué par Hanabi et sa page Facebook est disponible en DVD + libvret de 32 pages Une saison avec Kôji Fukada dans les meilleurs bacs dès le 5 octobre 2021 Il est proposé en version originale sous-titrée français et en version française. Dans les suppléments, entretien inédit avec le réalisateur Kôji Fukada, Post et trans humanisme, entretien avec Carlos  Tello.

3 étoiles

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2 janvier 2022 7 02 /01 /janvier /2022 15:59

Un grand merci Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film thriller dramatique, sorti en 1947, réalisé par Robert Stevenson, d'après la pièce d’Edward Sheldon et Margaret Ayer Barnes, pour une intrigue autant polar que sociétale de la femme en cette après seconde guerre mondiale.

Rédactrice en chef du département d'art d'un magazine de mode de Manhattan, Madeleine Damien fait une tentative de suicide, perdue entre son travail et sa vie nocture dissolue en deception amoureuse. Le docteur Richard Caleb la prend en charge et la convainc de changer de vie. Elle emménage alors à Greenwich Village et se met à la peinture. Elle rencontre le docteur David Cousins, un scientifique, qui va lui redonner peu à peu goût à la vie. Mais un soir, elle retrouve Felix Courtland, un ancien amant.

Un bon polar à suspens comme on les aime, dans laquel romance rime avec machisme. Car on assiste surtout, comme dans La vérité, au procès d’une femme libre d’aimer ou non et de jeter les hommes. Une femme énergique et directrice de caractère que l’on rabaisse et humilie jusqu’à ce qu’elle rentre dans le rang mariée et au fourneau. Une excellente mise en scène vive et alerte, dont on devine une fin heureuse à défaut d’être romantique. À noter que l’actrice Hedy Lamarr, est l’inventrice du système de codage des transmissions qui aboutira au GPS et du Wifi spoliée par le gouvernement américain. Une belle mise en scène pour une  intrigue soignée et efficace  sur une galerie de portraits d'homes pas très élogieux de phalocrates, dotée d’une belle distribution.

Avec Hedy Lamarr et Dennis O'Keefe, John Loder, William Lundigan et Morris Carnovsky, Natalie Schafer et Paul Cavanagh, Douglas Dumbrille et Margaret Hamilton, Nicholas Joy, Gino Corrado et Edward Biby, James Flavin, Raoul Freeman, Reid Kilpatrick et Fred Kohler Jr., Wilbur Mack, Ransom M. Sherman et Kam Tong.

Le film La femme déshonorée, issu de la collection Classiques américains, distribué par Artus Films est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 7 décembre 2021. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français.

3 étoiles

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28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 16:55

Un grand merci Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce western spaghetti, sorti en 1977, réalisé par Michele Lupo, dans l’après guerre de sécession et les ravages yankees sur le Sud vaincu.

À la fin de la guerre de Sécession, les soldats sudistes doivent rentrer chez eux, tentant de survivre dans les décombres fumants. Michael Random, dit California, se lie d’amitié avec le jeune William Preston, faisant un bout de chemin avec lui. Des chasseurs de primes nordistes tuent William. California va ramener sa médaille à la famille Preston, quand la sœur de Bill, Helen Preston est sauvagement enlevée par les chasseurs de primes devenus bandits. L’heure de la sauver et de la venger a sonné.

Un excellent western spaghetti qui nous plonge dans la violence d’après guerre civile qui fut déjà en soit d’une extrême violence tant sur les champs de batailles, dans les camps de prisonniers que contre les populations civiles du Sud. En suivant ces hommes rentrant chez eux, poursuivis et assassinés par ces chasseurs de primes, devenant à leur tour indésirables, dont certains deviendront des chasseurs de scalps sur les autochtones amérindiens ou même shérifs, se suit une implacable vengeance.

Une très belle mise en scène aux couleurs chaudes, les actions s’enchaînent en tueries et courses poursuites dans des décors magnifiques. Avec de belles gueules bien marquées, les protagonistes font face à la défaite, au retour difficile au bercails et la violence quelque peu pro sudiste sur une réalité dont les cicatrices pèsent encore aujourd'hui entre Nord et Sud comme on a pu le voir récemment avec le déboulonnage d'une statue du général Lee qui était abolitionniste mais sécessionniste quand tant de "grands" du Nord étaient esclavagistes comme Washington ou les trois présidents du mont Rushmore sans oublier ce cher Lincoln génocidaire d'amérindiens. Du vrai western comme on les aime.

Avec Giuliano Gemma et William Berger, Miguel Bosé, Chris Avram et Paola DominguínRobert Hundar, Malisa Longo et Dana Ghia, Ferdinando Murolo, Franco Ressel et Piero Leri, Mario Novelli et Enzo Fiermonte, Piero Morgia, Andrea Aureli et Franco Fantasia, Carlotta Bolognini, Diana Lorys et Elsa Zabala.

Le film California, issu de la collection Western européen distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs en Combo Blu-ray + DVD Master restauré 2K Version intégrale   depuis le 16 novembre 2021. Il est proposé en version originale italienne sous-titrée français et en audio français. Dans les suppléments, Terre sans pain, présentation du film par Curd Ridel, Diaporama d’affiches et photos, Bande-annonce originale (VO), Bandes-annonces de la collection.

3 étoiles

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28 décembre 2021 2 28 /12 /décembre /2021 15:04

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de finir la saga de la trilogie des aventures de Hubert Bonisseur de La Bath, l’agent secret OSS 117, d'après l’œuvre de Jean Bruce, réalisée par Nicolas Bedos, dans un changement d’époque et de style.

Paris 1981, Hubert Bonisseur de La Bath de retour de mission en Afghanistan est envoyé par son chef Armand Lesignac en Afrique de l'Ouest pour retrouver Serge, l’agent OSS 1001, porté disparu en mission afin aider le dirigeant Koudjo Sangawe Bamba à mater des rebelles.. Sous couvert Émile Cousin, OSS 117 se lance dans l’enquête avec Zéphyrine, la femme du président dictateur.

Nicolas n’est pas Michel. Reprendre  l'œuvre aurait tenu de la prouesse pour coller au style, et de fait, pour tout ceux qui attendrait le talent caustique au culot presqu’outrancier et irrévérencieux, pourraient être déçus. En effet, le travail de Bedos est plus classique, plus proche du pastiche de James Bond, sans démériter au demeurant d'Hazanavicius, tant dans la mise en scène que les dialogues et les effets de manche. Il faut dire que la barre était très haute dans les deux premiers opus en conférant à Bonnisseur un portrait trash de l’abruti moyen tant aux propos et comportements d’une mentalité horriblement provocatrice limite mais tellement drôle contre tous les racistes, xenophobes, antisémites et homophobes que c’était très réussi. Plus sage, plus modéré, ce de la Bath se conforme à un humour plus retenu et autocensuré. Drôle, incontestablement, machiste inévitablement, en fin de règne indéniablement des années quatre vingt dans le changement des mentalités. Dujardin excelle sans forcer les traits d’un personnage hallucinant, ainsi que Fatou N'Diaye s’impose nettement. Je me suis bien amusé, heureux de retrouvé ce cher Hubert face aux changements politiques et des mentalités.

 

 

Avec Jean Dujardin et Fatou N'Diaye, Pierre Niney, Wladimir Yordanoff, Natacha Lindinger, Gilles Cohen et Habib Dembélé, Ivan Franek, Emil Abossolo-Mbo et Ibrahim Koma, Brice Fournier, Christelle Cornil, Karim Barras, Bruno Paviot, Jean-Édouard Bodziak et Martial Courcier, Anne-Charlotte Pontabry, Marie-Philomène Nga, Ricky Tribord, Luc Antoni, et Nicolas Bedos.

Le film OSS 117 : Alerte rouge en Afrique noire, distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 17 décembre 2021. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants en français et anglais. Dans les suppléments, entretien avec Jean Dujardin, Entretien avec Jean-François Hallin, Bande annonce..

2 étoiles

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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 17:16

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir cet excellent western spaghetti sorti en 1967, réalisé par Damiano Damiani, dans la folie de la révoluition mexicaine où tout est permis.

1910, Mexique. La révolution bat son plein, El Chuncho Niños, moitié bandit moitié guérillero, s’est spécialisé dans les attaques de train avec son psychopathe accolyte el Santo et la chaude Adelita Il vole des armes et les revend à un révolutionnaire, le général Elias, contre de fortes sommes d’argent. Au cours d’un de ces assauts, Chuncho trouve une aide inattendue de la part d’un jeune dandy américain qui se trouvait à bord du train. Bill 'Niño' Tate rejoint la troupe des guérilleros et gagne rapidement la confiance de leur chef. Mais les motivations du yankee restent troubles.

À l’image de tous les révolutionnaires comme de tous les dictateurs, les révolutions génèrent toutes les pires violences et les exactions inimaginables  dont il n’en sort jamais rien de bon pour personne, que massacres, viols et pillages, trahisons et profits. Le Mexique n’a pas échappé à la règle, avec un siècle plus tard la même dictature en place comme à Cuba ou en Russie et en Chine accouplée à des mafias.

Les États-Unis en ont bien profité tant par ses armées pour croquer des terres et des tueurs et des profiteurs en tous genres. Bien sale et violent, le film nous plonge dans l’absurdité des guerres en massacres inutiles sans pitié par des psychopathes de tous bords. Je me suis bien amusé des excès bien débiles, des répliques saignantes et du final moral. La musique est excellente qui marque longtemps.

Avec Gian Maria Volonté, Lou Castel et Martine Beswick, Klaus Kinski, Jaime Fernández et Andrea Checchi, Spartaco Conversi et Joaquín Parra, Aldo Sambrell, José Manuel Martín et Santiago Santos, Valentino Macchi et Sal Borgese, Damiano Damiani et Carla Gravina, Guy Heron, Rufino Inglés et Vicente Roca, Antoñito Ruiz et Aysanoa Runachagua.

Le film El Chuncho, distribué par Carlotta, en nouvelle restauration HD, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 3 novembre 2021. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, Alex Cox à propos de El Chuncho, présentation du film par le réalisateur et auteur du livre 10 000 façons de mourir, El Chuncho, le western révolutionnaire, entretien avec Lou Castel (2004), Bande-annonce internationale.

3 étoiles

 

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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 14:52

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir ce sombre drame policier sorti en 1956, réalisé par Gilles Grangier, d'après le roman Le fils Cardinaud de Georges Simenon, pour une retrouvaille du bonheur et de l’amour un temps perdu dans le travail et l’ambition.

Ancien débardeur, François Cardinaud a mis trente ans pour devenir un des hommes les plus importants de La Rochelle. Sa réputation est justifiée, celle d’un type retors, coriace et exigeant. Il a débuté et a grandi sur le port, parmi une faune carnassière, où celui qui ne mord pas est voué à être mordu. En regagnant sa villa, un dimanche au retour de la messe, Cardinaud constate que sa femme Marthe est partie.

On l’oublie trop souvent, Georges Simenon, en dehors des Maigret sans intérêt, a surtout écrit une œuvre sociétale riche et passionnée comme cette intrigue. Un homme ambitieux qui s’est donné les moyens par son acharnement à arriver auprès des notables de la ville sans être apprécié pour autant est marié depuis vingt avec une femme de son milieu d’origine en a fini par l’oublier.  Pensant que l’argent faisait son bonheur, à tous deux, jusqu’à ce que délaissée, elle parte avec son amant de jeunesse. Une belle intrigue qu’à travers la recherche de la femme disparue, se construit un passé dans une prise de conscience intelligente à la différence des monstrueux machistes La femme du boulanger ou de L’Atalante. Pas d’insultes, pas de coups ni de féminicide, mais un constat clairvoyant. Un couple, un amour, ça s’entretient chaque jour à deux.

La fin est belle et émouvante. Ainsi, la mise en scène dans La Rochelle et ses environs, pour ceux qui connaissent, donne à se replonger dans un passé avec plaisir où, si des choses ont naturellement bougé, la plage des Minimes, dans l’ensemble la ville est la côte n’ont pas été défigurés, nous imprègne dans a société des pêcheurs et tout ce qui tourne sur ce marché dur et concurrencé. De l’émotion et de l’humour qui allège le poids des médisances et suspicions, des insultes et des menaces, les jaloux et les envies. Une belle ambiance, de l'émotion et du caustique, donne à cette fiction, parfois documentaire sur les activités du port pour une belle description des mentalités de l'époque.

Avec Jean Gabin, Paul Frankeur et Claude Sylvain, Georgette Anys et Paul Faivre, le petit Jean Louis Bras, Monique Mélinand et José Quaglio, Léonce Corne, Florelle, Paul Azaïs et Rivers Cadet, Paul Oettlyn et Yolande Laffon, Julienne Paroli et Gabriel Gobin, Marcel Pérès et Rudy Palmer, Hugues Wanner et Joël Schmitt, Henri Crémieux et Renée, Faure France Asselin et Bruno Balp.

Le film Le sang à la tête, issu de la Collection Version restaurée par Pathé, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 19 janvier 2022 en Édition Collector Blu-ray + DVD Version restaurée 4K par Pathé en 2020 Edition limitée à 3000 exemplaires. Il est proposé en version sous-titré anglais, et en version sous-titré français pour sourds et malentendants, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, Analyse du film par Bertrand Tavernier (2021), Gilles Grangier, le cinéma dans le sang, entretien avec François Guérif (2021), Documents d’archives : Retour sur la carrière de Michel Audiard (1969), Entretien avec Jean Gabin (1975), Actualités Pathé : Chanson de Florelle (1932), Georges Simenon et les académiciens français à l’Académie Royale de Belgique (1952).

3 étoiles

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27 décembre 2021 1 27 /12 /décembre /2021 14:49

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir ce sombre drame policier sorti en 1958, réalisé par Gilles Grangier, d'après le roman de Noël Calef, pour une angoissante enquête policière comme sociétale dans une course contre la montre.

Petit truand sans réelle envergure, Bastien Sassey est chargé par un certain Stan l’arménien de transporter un ballon de football rempli de drogue. C doit être sa dernière mission pour profiter de son amour pour Jacqueline Tourieu. Il ne se doute pas que le gang de Stan a remplacé la drogue par de la simple poudre. Mais, suite à un concours de circonstances, le ballon échoue entre les mains d’une bande d’enfants. Bastien n’a que peu de temps pour remettre la main sur le ballon, d’autant plus que ce dernier ne contient pas de la poudre inoffensive, mais une bombe. Mortellement blessé, Bastien a le temps d’évoquer la bombe qui doit sauter à vingt deux heures. La police sous les ordres du commissaire divisionnaire Varzeilles se met en chasse.

Un excellent film sombre et angoissant dans lequel le récit se concentre presque comme un documentaire sur tous les rouages d’une enquête policière, qui plus est dans un attentat à éviter en une course contre la montre ou la minuterie d’une bombe. Entre le trafic de drogue à l’attentat à la bombe, la narration nous plonge dans un Paris qui n’existe plus d’une proche banlieue de campagne et terrains vagues pour une plongée sociétale de grande émotion. Que de changement en si peu de temps dans ce monde d’avant le notre et l’après guerre que les alliés ont tant détruit le pays et les affairistes pas encore dévastés avec des cités invivables de tours de béton. Un très beau fiml avec un regard sur la société et sur les rapports humains qui ne sont plus sur les mêmes codes de nos jours.

Avec Paul Meurisse, Jeanne Moreau et Serge Reggiani, Simone Renant, Robert Porte et Fernand Sardou, Bernard Lajarrige et Christian Fourcade, Frédéric Atger, Bertrand Borie et Amy Colin, Hélène Tossy, Fanny Mauve et Claude Albers, Marie-Claire Verlène et Henriette Monfraix, Louis Arbessier et Lucien Hubert, Albert Dinan et Pierre Jourdan, Lucien Raimbourg et Clément Harari, Robert Lombard et Charles Bouillaud, Pierre Collet et Jo Peignot, Reggie Nalder, Gert Fröbe et le jeune Joël Flateau.

Le film Échec au porteur, issu de la Collection Version restaurée par Pathé, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 19 janvier 2022 en Édition Collector Blu-ray + DVD version restaurée par Pathé Version restaurée 2K par Pathé en 2021 Edition limitée à 3000 exemplaires. Il est proposé en version sous-titré anglais, et en version sous-titré français pour sourds et malentendants, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, Analyse du film par Bertrand Tavernier (2021), Gilles Grangier, le cinéma de banlieue,: entretiens avec François Guérif et Noël Véry (2021), Actualités Pathé : Noël Calef reçoit le prix Quai des Orfèvres pour son livre Échec au porteur (1956).

3 étoiles

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21 décembre 2021 2 21 /12 /décembre /2021 17:46

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce film réalisé en 1948 par John Farrow, d’après le roman Le grand horloger (The big clock) de Kenneth Fearing, pour se sortir au plus d’un piège judiciaire.

George Stroud, le meilleur reporter d’un grand journal d’enquêtes policières, se trouve dans une situation des plus compliquée. Il est chargé par son patron Earl Janoth de se mettre en chasse du coupable du meurtre de Pauline York, la maîtresse de Janoth. Seul problème, Stroud semble le suspect tout désigné pour avoir partagé la soirée avec elle. Sa femme Georgette va tenter de lui venir en aide. La course contre la montre de la grande horloge est lancée.

Un passionnant thriller dans le genre polar noir qu’on affectionne avec son suspens, ses fausses pistes, les doutes et le piège tendu qu’il doit en peu de temps se sortir. Si’ l’intrigue met un temps à se décanter en mettant en place le piège mortel, le rythme devient soutenu et passionant sur une enquête quinous entraîne dans des univers et des relations souvent délétères aux protagonistes ambigus pour mieux nous surprendre. Un patron ignoble sur ses employés qu’il vire pour un rien et un journaliste enquêteur qui ose enfin dire non et se retrouve inopinément la proie victimaire. J’ai aimé me laisser emmener dans cette course contre la montre tout en cherchant à deviner comment s’en sortir de cette sombre machination. La réalisation est excellente pour nous mener par le bout du nez avec une superbe distribution.

Avec les excellents Ray Milland, Charles Laughton et Maureen O'Sullivan, George Macready, Rita Johnson et Elsa Lanchester, Harold Vermilyea, Dan Tobin, Harry Morgan et Richard Webb, Elaine Riley et Luis van Rooten, Lloyd Corrigan, Frank Orth et Margaret Field, Philip van Zandt et Henri Letondal, Douglas Spencer et Bobby Watson, B.G. Norman et Joey Ray, Frances Morris, Harry Rosenthal et Ernö Verebes, James Burke et Lucille Barkley, Marlene Aames et Bea Allen.

Le film La grande horloge, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 24 août 2021 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, Le film par Eddy Moine, Entretien avec Stéphane du Mesnildot, Bande-annonce d’époque.

3 étoiles

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20 décembre 2021 1 20 /12 /décembre /2021 18:35

Un grand merci à L’atelier d’images et à l'agence Arcadès pour m’avoir permis de prolonger le plaisir avec cette mini-série policière suédoise depuis 2010 de cette nouvelle saison sortie en 2020, réalisée par Mattias Ohlsson, d’après les romans de Viveca Sten, sur deux enquêtes haletantes et de nouveaux protagonistes.

Saison 10 - Mensonges bleus (Blå lögner - épisodes 7.01 & 7.02 suédois)

Nora fait la rencontre d’Alexander Forsman, un policier travaillant sur la piste d’un trafic d’ecstasy localisé dans une boîte de nuit. Il sollicite son aide pour obtenir des mandats, mais lorsqu’Anna, la fille de Nora, disparaît mystérieusement et qu’un sachet d’ecstasy est retrouvé dans sa chambre, c’est finalement Alexander qui va venir en aide à la juriste. Ensemble, ils vont partir à la recherche de la jeune fille.

Avec Alenxandra Rapaport et Nicolai Cleve Broch, Shirin Golchin, Gustaf Hammarsten et Kassel Ulving, Jonas Malsjö, Ing-Marie Carlsson, Kalle Einarsson, Jacob Ericksson et Noa Hultén, Oldoz Javidi, Carina Jingrot, Patrik Larsson et Oméya Ludiqvist-Simbizi, Harald Lönnberg, Linus Mogensen Persson et Jacob Mohlin, Malte Myrenberg Gårdinger, Misagh Sharifian et Jonathan Silén.

Saison 11 - Les jumeaux (Tvillingarna - épisodes 7.03 & 7.04 suédois)

À la suite du suicide d’un des employés d’un grand groupe immobilier, Nora enquête et est amenée à retravailler avec Alexander. Lorsque l’on retrouve le corps du dirigeant du groupe, Whilelm Bauer à une soirée qu’il a organisée alors même qu’il était sur le point de conclure un très gros contrat avec une société dirigée par des frères jumeaux, l’enquête prend un nouveau tournant.

Avec Alenxandra Rapaport et Nicolai Cleve Broch, Shirin Golchin, Gustaf Hammarsten, Kassel Ulving et Jonas Malsjö, Ing-Marie Carlsson, Anton Lundqvist, Emil Almén, Leona Axelsen et Yasmine Garbi, Pernilla Göst, Hampu Hllberg et Agnes Hargne Wallander, Cecilia Nilsson et Kjell Wilhemsen.

Deux épisodes qui apportent du sang neuf dans la continuité avec le départ de l’inspecteur Thomas et l’arrivée d‘Alexander dans un même schéma pour une liaison avec Nora et une inspectrice Miriam. Deux enquêtes pour deux thématiques d’importance. Pour une rare fois, la drogue est évoquée pour ce qu’elle est, de la merde qui tue, et non cet acide jouissive de fête qu’on nous impose dans tous les films fendards en oubliant la mort ou les l’addictions avec tout son cortège de violence, prostitution et meurtres en douleurs invalidantes causées par des trafiquants mafieux sans scrupule. Angoisse avec la fille de Nora et son amie La jeune fille prend de l'ampleur dans la série quand le frangin a disparu pour de lointaines études.

Dans la deuxième intrigue, c'est la fraude économique en arnaques destructrices qui s'impose avec un meurtre accidentel et ses conséquences que l'appât du gain peut générer. Une belle ambiance sombre et des relations amoureuses compliquées entre Nora et Alexander  qui pourrait enfin déboucher sur une belle romance, quand l'ex mari est toujours aussi menaçant.

La série Meurtres à Sandhamn : l'intégrale des saisons 10 & 11, distribué par L’atelier d’images, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs dès le 5 octobre 2021 Il est proposé en version originale sous-titrée français et en version française.

3 étoiles

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