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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 13:48

Un grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir cette biographie romancée réalisée en 1955 par George Sherman (Tomahawk), pour un western dans la mouvence pro-améridienne récemment enclenchée, dont le réalisateur fait parti pour restituer la honteuse réalité historique.

A l’agonie, le grand chef Red Cloud prophétise aux siens la naissance d’un futur grand chef qui sera assassiné par l’un de ses proches. Le jeune Crazy Horse sent que tel sera son destin, après une vision. Black Shawl. Amoureuse de lui depuis leur enfance ne veut épouser que Crazy Horse, quand elle est courtisée par son cousin Little Big Man, qui quitte sa tribu pour se mettre au service des soldats.

La découverte d’or dans les collines noires, sacrées des amérindiens, déclenche une invasion de chercheurs d’or en dépits du traité de Fort Laramy, et la reprise des hostilités. Crazy Horse prend la tête des tribus et sera le grand vainqueur de la bataille de Little Big Horn et la mort du général Custer.

Une très belle évocation lyrique et romancée de la vie de Crazy Horse -Tȟašúŋke Witkó- qui bien que fantaisiste avec la prophétie de Red Cloud -Maȟpíya Lúta- avant de mourir assassiné, puisque celui-ci est décédé de sa belle mort bien des années après Red Cloud, et qui bien que victorieux de nombreuses batailles contre l’armée américaine, n’a pas participé à la bataille de Little Big Horn.

Cependant, le biopic entrait dans l’ère nouvelle du cinéma et de la culture américaine en restituant enfin la vérité historique sur les horreurs perpétrées par les européens et le génocide d’un peuple pour accaparé le continent tout entier.

Un beau film dans lequel j’ai aimé retrouver les événements dramatiques jusqu’à la victoire célèbre dont Arthur Penn reviendra en 1970 avec Little big man. Quand aux visions et transes, Crazy Horse les a eus à 14 ans, après le massacre de Grattan en 1854.

Vision dans laquelle un guerrier sur son cheval sort d'un lac et dont le cheval semble flotter et danser avec des balles et des flèches qui volent autour de lui alors qu'il charge sans être touchés. Un orage apparait et la foudre le frappe, laissant un symbole d'éclair sur sa joue, et des marques blanches comme des grelots sur son corps, entendant un faucon à queue rouge hurlant. L'éclair sur sa joue et les grêlons sur son corps, devinrent sa peinture de guerre.

Avec Victor Mature (Les gladiateurs) et la jolie Suzan Ball emportée trop jeune à 21 ans par un cancer, John Lund et Ray Danton (), Keith Larsen (), Paul Guilfoyle et David Janssen, Robert Warwick, James Millican et Morris Ankrum, Donald Randolph et Robert F. Simon, James Westerfield et Stuart Randall, Pat Hogan, Dennis Weaver, John Peters et Henry Wills.

Le film Crazy Horse le grand chef, de la collection Westerns de légende, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, est disponible en DVD  et Édition Spéciale Combo Blu-ray + DVD, en version image et son restaurés dans les meilleurs bacs depuis le 6 mars 2018. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, la présentation du film par Patrick Brion, Carte postale d'Hollywood : Victor Mature par Olivier Minne.

3 étoiles

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 10:01

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette très sympathique comédie de Noël d'Alain Chabat (Sur la piste du Marsupilami), qui allie comme toujours humour et émotion avec une touche de poésie qui enchante enfants et parents lors des veilles des fêtes.

A quelques jours de Noël, les listes de cadeaux des enfants affluent, et Santa Claus et sa femme Wanda, gèrent les 9200 lutins et lutines pour que les cadeaux soient prêts pour le jour J. quand soudain le lutin Magnus tombe inanimé. Claus doit descendre sur Terre pour trouver des vitamines malgré ses réticences. Il arrive à Paris et fait la connaissance de Thomas, sa femme Amélie et leurs enfants Mathis et Maëlle, qui vont l’aider dans sa quête.

Un petit conte de Noël drôle et sympathique qui m’a beaucoup amusé avec les bonnes répliques qui fusent et la personnalité d’un Père Noël aux antipodes de celui imposé depuis les années cinquante par une célèbre marque de boisson gazeuse. Malgré quelques longueurs excessives comme les dialogues avec les rennes, l’ensemble de la trame se laisse voir avec plaisir jubilatoire.

Ainsi, les effets numériques se marient avec élégance dans les décors réels, pour donner plus de force à la magie féérique de Noël tout en égratignant le personnage avec subtilité. Les facéties sont nombreuses, les protagonistes sympathiques avec une certaine poésie qui enchante durablement.

Avec Alain Chabat (Valérian et la cité des mille planètes), face à Golshifteh Farahani (Paterson) qui semble avoir perdu son élocution français, Pio Marmai (Ce qui nous lie) et Audrey Tautou (Ouvert la nuit), Bruno Sanches (Mes trésors), Louise Chabat, David Marsais, Grégoire Ludig et Johann Dionnet, les jeunes Tara Lugassy et Simon Aouizerate, Jean-Pierre Bacri, Mark Grosy, Audrey Giacomini et Ambre Larrazet Llop.

Le film Santa & cie, distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Combo Blu-ray + DVD dans les meilleurs bacs depuis le 6 avril 2018. Il est proposé en audiodescription pour aveugles et malvoyants, et sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, le documentaire du film, des scènes coupées et le bêtisier.

3 étoiles

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 16:29

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 1987 par Diane Kurys (Arrête ton cinéma !), pour son premier film en anglais, pour une plongée dans les coulisses de la réalisation d’un film avec toutes les tensions humaines, dans une nouvelle copie intégralement restaurée à partir d’un master 2K du film.

L’actrice française en déclin, Jane Steiner, est au comble du bonheur d’être retenue pour jouer aux côtés de l’américain Steve Elliott, dans les studios de Cineccitta, afin de jouer le personnage de Gabriella, l’amour du poète italien Cesare Pavese peu avant son suicide, interprété par Steve. Une idylle se noue, le temps du tournage, entre Steve et Jane, qui prend rapidement mauvaise tournure quand il avoue à sa femme Susan avoir une maitresse et décide de la quitter, de même que Jane quitte son amant Bruno Schlosser. Entre passion et désespoir, les rôles se confondent avec la réalité.

Exercice de style cinématographique qui se concentre sur le tournage d’un film, auquel succombe de nombreux réalisateurs, dont Diane Kurys a renouvelé l'expérience en 2016 avec Arrête ton cinéma !. Ainsi, se conjugue le récit inspiré de la réalité et celui de ce couple d’interprètes pris dans la tourmente fusionnelle de leurs personnages. À travers ce drame, se relate les derniers moments du poète italien Cesare Pavese, qui s’est suicidé par dépression de l'échec de sa brève liaison avec l’actrice Constance Dowling qui l’avait rejeté, et par sa désillusion de la politique.

Il est toujours difficile d'appréhender ce genre de  film dans un film –ou de théâtre Birdman- quand on est en dehors de la production pour des spectateurs, avec des parallèles, des interactions et des pulsions et passions de relations confusément amoureuses qui ne durent que le temps de l’irréalité des rôles, dans les coulisses et les répétitions.

Une belle réalisation, maitrisée et soignée, tout en étant étonnante de la part de Diane Kurys, qui pour sa première en langue anglaise, –pourquoi pas en italien au regard du contexte ?-, qui change son style habituel, intime et émouvant, pour adopter une mise en scène et de jeu, dans la verve d'un Claude Lelouch.

Avec Peter Coyote (L'échappée belle) et Greta Scacchi (Hollywood liste rouge), les belles Claudia Cardinale (Violence et passion) et Jamie Lee Curtis (Créatures féroces), Peter Riegert, John Berry, Vincent Lindon, Jean Pigozzi et Elia Katz, Constantin Alexandrov, Jean-Claude de Goros, Michele Melega et Jole Silvani.

Le film Un homme amoureux, distribué par Pathé, disponible dans les meilleurs bacs dès le 11 avril 2018 en combo collector DVD + Bluray nouvelle. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, un entretien avec Diane Kurys.

 

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 10:02

Un très grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir cet excellent western réalisé en 1958 par Ray Nazarro, d'après le roman Le puits de la dernière chance -Last stand at papago wells- de Louis L'Amour, pour un suspens mortel dans le territoire apache encore dangereux pour les envahisseurs.

Traversant le territoire apache, Logan Cates échappe de peu aux guerriers. Sur son chemin, il recueille la jeune Junie Hatchett, dont sa famille a été tuée, et le jeune Lonnie Foreman qui lui doit la vie. Tous trois trouvent refuge au pied d’une montagne avec un point d’eau. Ils sont rejoints par Grant Kimbough et sa fiancée Jennifer Fair qui n’est autre que l’ex de Logan.

Quand à la tombée de la nuit, les survivants d’une patrouille du 5ème de cavalerie arrivent poursuivis par les apaches avec à sa tête le sergent Sheehan. Enfin dans la nuit surgit le guerrier Pima Lugo, ennemi des apaches. Alors que la bataille fait rage, et que soldats et guerriers meurent, Jennifer prend conscience que Grant est un lâche, et que son amour pour Logan est toujours aussi fort, tandis que Junie et Lonnie tombent amoureux, quand la mort frappe à tout instant.

Un très beau western romantique à suspens, qui dresse une série de portraits consistants, du plus héroïque au plus lâche, dans une hécatombe mortelle. Ainsi, dans ce huis clos où se joue plusieurs trames, entre les histoires d’amour, la survie du groupe face aux attaques, les lâchetés de certains et l’appât de l’or.

Ainsi, les natifs tentaient de préserver leur espace de vie face aux toujours plus nombreux et génocidaires européens, même si en l’occurrence, l’apache passe pour des sauvages (massacres, tortures), dont on relate leurs méfaits en passant sous silence ceux qu'ils ont subits. Cependant, il règne une ambiance intense où le danger est autant en face que dans ses propres rangs avec les lâches prêt à s’enfuir en mettant en danger les leurs.

Une très belle réalisation dans des décors naturels fabuleux pour une mise en scène de qualité qui retient toute notre attention et notre haleine. La mise en scène est soignée, avec des actions plus émotives qu’efficaces, telle l’attaque à la gourde grenade qui occis les apaches plus humoristique que crédible, mais l’idée est originale. Un western psychologique qui retient l’attention par les dialogues et l’intensité des relations des assiégés.

Avec les excellents Rory Calhoun (Le fouet d’argent) et la belle Barbara Bates (Scandale à Paris), partie trop tôt sur une triste fin de vie et de carrière, John Dehner (Bronco apache), et la jolie Carolyn Craig qui a également eut une fin tragique bien jeune, pas mieux pour le jeune Tom Pittman, dont la carrière prometeuse s’est arrêtée trop vite. Leo Gordon, Myron Healey et Francis de Sales, Frank DeKova, Regis Parton, Bob Woodward et Fred Krone.

Le film La chasse aux visages pâles de la collection Westerns de légende, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, est disponible en DVD, image et son restaurés dans les meilleurs bacs depuis le 8 mars 2018. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, la présentation du film par Patrick Brion et par François Guerif.

3 étoiles

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 11:59

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique réalisée en 1942 par Claude Autant-Lara, dans une adptation du roman de Gyp, qui nous plonge en une époque charnière du début du vingtième siècle naissant.

1904, en sortant de la gare, le lieutenant colonel duc d’Aubière, riche officier de plus de cinquante ans, fait la rencontre de la toute jeune de seize ans Corysande de Bray appelée Chiffon, fille de la comtesse de Bray. Gamine adorable, Chiffon est d’un caractère rebelle contre l’ordre établi.

Le vieux duc tombe amoureux de l’adolescente et compte bien l’épouser avec l’assentiment de la comtesse pour un mariage financièrement intéressant. Mais Chiffon est amoureuse de son oncle Max, un des pionniers de l'aviation, ruiné par sa passion. Jean, le valet de famille et ami de Chiffon, va tenter de mettre son grain de sable pour empêcher le mariage, et unir les amoureux.

Un récit qui met mal à l’aise de part le thème central, qui aujourd’hui passerait sans doute mal avec la pédophilie et l’inceste. Un homme de plus de 50 ans qui en parait encore plus, avec une adolescente de 16 ans, qui finalement s’unit avec son propre oncle qui est à peine moins vieux que le colonel. Sans doute qu’en 1942 et mieux encore en 1894 lors de son écriture, il devait sembler naturel d’épouser des gamines à peine sorties de l’enfance avec de vieux libidineux, même au sein de la famille.

Cependant, la trame s’amuse à se moquer d’un milieu, celui de la romancière, et nous décrit une époque, au tout début du vingtième siècle, avec le modernisme qui s’impose entre l’électricité, les automobiles et les premiers aéroplanes, et sans doute les changements de mentalité avec cette jeune fille qui désire choisir son destin et son mari. Le récit trouve grâce avec un dialogue malin, plein d’humour et de facéties, commençant l’histoire avec la chaussure de l’enfant telle Cendrillon. Le film se laisse gouter avec amusement de part une belle réalisation à la mise en scène soignée et maitrisée, une reconstitution d’époque fabuleuse et un parterre d’interprètes de qualité.

Un film révélateur, entre une auteure, un réalisateur et une époque. En effet, l’écrivaine Gyp, pseudonyme de Sibylle Gabrielle Riqueti de Mirabeau, était une nationaliste d’extrême droite, Boulangiste et anti-dreyfusarde, furieusement antisémite (Si elle savait que son œuvre est éditée -étonnamment- aux éditions Calmann-Lévy), quand le réalisateur, Claude Autant-Lara, cinéaste d’extrême droite antisémite notoire, ayant été accusé de délation durant l'Occupation, a été un proche de Jean-Marie Le Pen, élu au Parlement européen sur la liste du Front National. La réalisation enfin, en pleine occupation nazie, eut un succès populaire qui fit décoller sa carrière.

Le roman, qui parait en pleine affaire Dreyfus, avait déjà été adapté en Italie en 1918 par Alberto Carlo Lolli avec Mary Bayma-Riva, Riccardo Achilli et Annibale Ninchi, ainsi que dans une série télévisée Les amours de la belle époque, réalisé en 1979 par Agnès Delarive avec Magali Renoir, Henri Serre et Paul Barge, ainsi qu’en téléfilm en 2009 par Jean-Daniel Verhaeghe avec Christa Théret, Hippolyte Girardot, Artus de Penguern.

Avec l’excellente Odette Joyeux, André Luguet et Jacques Dumesnil, Suzanne Dantès, Louis Seigner et Georges Vitray, Robert Le Vigan, Pierre Larquey et Bernard Blier, Jean Boissemond, Raymond Bussières, Monette Dinay, Max Doria, France Ellys et Luce Fabiole.

 

 

 

Le film Le mariage de Chiffon, distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs depuis le 11 avril 2018. Il est proposé en version sous-titrée français, ainsi qu’en audiodescription pour aveugles et malvoyants, et sous-titré pour les sourds et malentendants. Dans les suppléments, L’Émancipée joyeuse, entretien de Jean-Pierre Bleys, spécialiste de Claude Autant-Lara.

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 15:49

Un grand merci à Le Pacte et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir fait découvrir cette comédie dramatique réalisée en 2017 par Eric Gravel, qui pour son premier long-métrage nous emmène dans une quête au cours d’un road movie pour un passage à la vie adulte sur l’évocation d’une brutale délocalisation.

 

Suite à la délocalisation de son entreprise, Aglaé, dont sa vie monotone est exclusivement axée sur son travail, accepte un poste en Inde, à la surprise générale, aussi bien de ses collègues que de la direction. Deux de ses collègues, Liette et Marcelle décident de la suivre. Elles partent avec une voiture déglinguée, pour une aventure dont seule Aglaé ira finalement jusqu’au bout de l’absurde avec en cours de route de nombreuses rencontres qui vont changer sa vie.

Depuis quelques décennies, les dirigeants ultralibéraux nous imposent pour toujours plus de profits dans une mondialisation générale de l’exploitation à outrance, à délocaliser à tous va les entreprises vers une main d’œuvre low coast. Ainsi l’actualité revient régulièrement sur les fermetures d’entreprises dans des délocalisations brutales.

Pourtant, le récit de cette trame ne prend ce sujet que comme prétexte pour l’aventure personnelle d’une jeune femme psychorigide, afin de se découvrir et grandir enfin, à contrario d’un Gaël Morel qui l’aborde dans Prendre le large. Du coup, la thématique de base est délaissée, dont le réalisateur ne garde de positif de la mondialisation, avec humour, que de tomber enceinte par le premier troufion venu. Une belle réalisation dans l'ensemble, de part le voyage initiatique dans des paysages magnifiques, et par les rencontres hautes en couleurs de l'héroïne. Un récit moins centré sur l’engagement social et politique, pour privilégier un road movie plein de couleurs et de lumière, dans une succession d’anecdotes avec beaucoup d'humour et une certaine poésie douce amère.

Avec la jolie India Hair (Petit paysan) toujours aussi adorable, Julie Depardieu (Les femmes de l'ombre) et Yolande Moreau (Une vie) excellentes, de même qu’Anne Charrier (Je compte sur vous) et Frédérique Bel (Sales gosses), Tristán Ulloa (Lucia et le sexe), Adil Hussain (Déesses indiennes en colère) et Hanns Zichler (Sils Maria), Eric Berger, Franck Mercadal et Irina Wanka, Daria Panchenko et Ustina Oksana.

Le film Crash test Aglaé, distribué par Le Pacte, est disponible depuis le 7 mars 2018 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version audiodescription pour aveugles et malvoyants, et en sous-titrée pour sourds et malentendants.

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 09:46

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique romantique réalisée en 1948 par Henri Decoin, magnifiquement restauré copie intégralement restaurée à partir d’un master 2K du film par Pathé, pour une œuvre magnifique sur les fabuleux dialogues d’Henri Jeanson.

Dix huit ans après leur coup de foudre, Gérard Favier, célèbre compositeur, est plus que jamais amoureux de son épouse Sylvia. Quand ils rencontrent une jeune pianiste de dix huit ans, Monelle Picart, qui joue à merveille les partitions de Favier. Gérard décide de la lancer et de propulser sa carrière. Quand parait un article mensonger sur une liaison adultérine supposée entre Gérard et Monelle, le doute s’installe et une relation se lie effectivement sous le regard désespéré de Sylvia.

Superbe dramatique romantique, d’Henri Decoin, un réalisateur passé dans l’oubli quand il mériterait de revenir sur le devant de la scène. Éditeurs, pensez à un coffret hommage qui serait mérité. Tout en nuance et en intelligence, tant par la mise en scène qu’avec les excellents dialogues d’Henri Jeanson, la trame est d’une extrême subtilité est d’une intense émotion.

Ainsi, à partir de la première scène où le couple avec beaucoup d’humour reconstitue leur rencontre 18 ans plus tôt sur un amour intangible et magnifié, se glisse vers le drame lentement mais plus cruellement encore avec la lecture d’un article malveillant sur une supposée relation entre le compositeur et la jeune pianiste qui éveille un adultère insidieux et douloureux pour la femme, pour une fin d’une terrible élégance.

J’ai juste adoré le style, le jeu des interprètes et la qualité extraordinaire de la réalisation tant le récit est sublime de finesse, de bons mots et de réparties, de gestuelles et de mimiques. Rien que le titre est magnifique de douleur romantique, qui trouve son point crucial dans ce drame intime, avec la valse d’après une partition composée par Henri Sauguet - Henri-Pierre Poupard-.

Une très belle chronique adultère mélodramatique, sans jamais apporter de regard moraliste, dans une poésie triste mais jamais pathos. Une œuvre remplie d’originalité, qui est un luxe sur thématique des plus banale que l’adultère, dans laquelle la scène d’ouverture est pleine d’inventivité, et d’esprit. Alors que Decoin avait prévu une fin tragique, les producteurs lui ont imposé une fin heureuse des plus ridicules pour l’export, qui se conclut par deux fins alternatives qui sont soumises à l’appréciation du public.

Avec les excellents Louis Jouvet (Miquette et sa mère) et Renée Devillers (J’accuse), Dany Robin (Les mystères de Paris) et Fernand René (Quai des orfèvres), Philippe Nicaud, Janine Viénot et Brigitte Auber, Maurice Lagrenée, Émile Drain et Jean Le Fort, Lucien Carol, Charles Vissières et Philippe Lemaire, Jean Heuzé, Jacques Provins et Pierre Ringel.

Le film Les amoureux sont seuls au monde, distribué par Pathé, disponible dans les meilleurs bacs dès le 11 avril 2018 en combo collector DVD + Bluray nouvelle. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les supplèments, un documentaire rétrospectif avec les intervenants Didier Decoin, Chantal Decoin, Clara Laurent, Christophe Moussé, Marc Véron et Marie-Hélène Beaurepaire, ainsi que les fins alternatives.

 

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 09:59

Un grand merci à Rimini Editions pour m’avoir fait découvrir cet excellent péplum réalisé par Delmer Daves (La maison rouge), d’après les personnages de Lloyd C. Douglas dans la suite du film La Tunique –The Robe- dont les deux films avaient été tournés en même temps en 1953, dans une évocation christique.

Juste avant l’exécution des martyres chrétiens Marcellus et Diana Gallio, la Tunique du Christ avait été confiée à Demetrius, l'esclave grec affranchi, remise par l'apôtre Pierre. L'empereur romain Caligula croit comprendre que cette Tunique apporte l’immortalité et désir s’en emparer.

Il lance sa garde prétorienne à sa recherche dans le quartier chrétien de Rome. Afin de protéger la jeune Lucia et la Tunique, Demetrius se bat avant d’être arrêté et envoyé dans l’arène comme gladiateur. Mais la belle Messaline, femme de Claude et l’oncle de Caligula, s’éprend de ce chrétien qui refuse toute violence et de combattre. Quand Lucia vient le rejoindre et meurt sous ses yeux, la foi de Demetrius vacille et met à rude épreuve ses convictions.

Un magnifique péplum, tant dans sa réalisation avec ses décors et les costumes, que ses combats impressionnants et les émotions. Ainsi, dans cette vision christique des premiers croyants martyrisés en masse, se joue la lutte de la foi face à la violence brutale et la mort sanguinaire, notamment de ce fou furieux de Caligula.

Une belle histoire sur la conviction, le doute et l’espérance avec cette histoire d’amour contrariée, qui trouve bien sûr la récompense par la foi. J’ai adoré cette reconstitution d’une époque, certes carton pâte, certes pas très historique et selon les geeks qui trouvent à redire avec raison sur les erreurs dans les combats des gladiateurs, mais l’effet est réussi.

Ainsi, ce combat époustouflant avec les tigres, dont on espère qu’ils ne leur pas été fait de mal durant le tournage, et sans conséquences pour les cascadeurs. Une époque de l’antiquité redoutable, où les Caligula, Messaline, Agrippine, Néron, amants, maitresses et consorts vont s’entretuer comme jamais, entre pouvoirs, fortune et sexe sans limite.

Le christianisme, considéré comme une offense pour les césars de ne pas être considérés comme des demi-dieux, n’auront de cesse de massacrer et martyriser en masse les croyants durant des décennies, en les crucifiants ou jeter dans les arènes aux lions ou pour ce Demetrius, en gladiateur. Cette très belle et intense réalisation, impose une ambiance lourde et passionnée, en respectant le mépris de la vie et de la mort avec une effroyable désinvolture. 

Les gladiateurs (gladiatores, de gladius en latin pour glaive, combattants à l'épée) ont beaucoup inspirés bien des films, téléfilms et séries, autant dans le contexte de l’antiquité Gladiator, que futuriste et science-fiction Hunger games, tantôt personnages fictifs ou réel tel Spartacus. Cependant, à la base, les gladiateurs de la Rome antique, étaient des professionnels, esclaves ou hommes libres sur contrat, des femmes ont même un temps été des gladiatrices. Spectacles morbides qui prit fin en temps de crise économique car devenant trop cher

Un superbe casting dans lequel nous retrouvons les excellents Victor Mature (Les inconnus dans la ville) et la belle Susan Hayward (Le conquérant), Jay Robinson, Barry Jones, Michael Rennie (Cyborg 2087) et la très belle Debra Paget (Le cavalier du crépuscule), Anne Bancroft (Le lauréat) et Ernest Borgnine (L’empereur du nord), William Marshall, Richard Egan, Charles Evans, Fred Graham, Robert E. Griffin, Dayton Lummis, et la participation de Richard Burton et Jean Simmons.

Le film Les gladiateurs, distribué par Rimini Editions, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 13 mars 2018. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, Gladiateurs, mythes et réalités (52’) : retour sur quelques idées reçues concernant les Gladiateurs. Caligula et les chrétiens (26’) : un entretien de Michel Eloy, historien du cinéma.

3 étoiles

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 16:20

Film d’angoisse horreur de Pascal Laugier (Martyrs), sur un terrible, sombre et violent récit qui met mal à l’aise de part les descriptions et évocations du drame que part une délectation de la souffrance sublimée, déjà choquant lors de son précédent film qu'il récidive.

 

A la suite du décès de sa tante, Pauline emmène ses deux filles Beth et Vera, dans la maison perdue en pleine campagne qu’elle a héritée. Les deux jeunes adolescentes ne se supportent pas, l’une se rêve d’être écrivaine de livres d’horreur. À peine arrivées, elles sont violemment agressées par des meurtriers. Pauline tente ce qu’elle peut face à la violence barbare qui les frappe. Seize ans plus tard, Beth est devenue auteure à succès, mariée et mère d’un petit garçon, quand Pauline et Vera, traumatisées sont restées dans la maison. Mais un appel de Vera, précipite Beth à leur secours, et se retrouve dans le cauchemars.

Sur un récit maitrisé dans sa réalisation, comme sa mise en scène et tous les trucages et bruitages, hurlements et coups, il n’y a rien à en dire de plus que ce que nous avons déjà vu des milliers de fois pour les films du genre. Pour l’ambiance et le jeu des interprètes de qualité terriblement convaincant, je n’y reviendrais pas tant c’est carré et efficace. L’écriture est soigné avec cette fuite dans l’irréel -qui n'est sans rappeler Sucker punch- tant la terreur est hideuse donne à la trame son intérêt et une certaine originalité, qui en tout cas apporte au suspens son lot de terreur et de surprises. Je regrette une fois de plus la facilité de filmer dans l’obscurité qui rend pénible à suivre et réduit les sensations aux sons.

Plus prosaïquement, c’est surtout l’aspect psychologique du genre de récit qui m’interpelle. Ainsi, le réalisateur, comme tous ses camarades slashers, me dérange aux entournures. Ce genre horrifique est des plus particuliers au cinéma avec ses codes et mentalités dont je ne comprends pas le processus ni la démarche.

Quand nous connaissons les violences conjugales quotidiennes faites aux femmes, les tortures sadiques et meurtres qui touchent chaque jour des centaines de milliers de femmes -plus de 230 assassinats en France par an- quelle est la part de responsabilité des distributeurs, producteurs, réalisateurs et interprètes dans la vulgarisation normalisée de ces actes ? Jamais ces « films » ne condamnent, mais se complaisent avec une jouissance malsaine sublimée des violences sur les femmes, si possible belles et jeunes, tel un appel au meurtre.

Avec les actrices victimes Crystal Reed (Teen wolf) et Anastasia Phillips (Bomb girls), les jeunes Emilia Jones (High rise) et Taylor Hickson (Deadpool), Mylène Farmer, Rob Archer, Adam Hurtig et Alicia Johnston, Ernesto Griffith, Suzanne Pringle, Kevin Power, Erik Athavale, Tony Braga et Paolo Bryant.

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 10:00

Reconstitution assez passionnante de Steven Spielberg (Le pont des espions), sur une affaire extrêmement intéressante qui aurait mérité bien meilleur développement que l’éclosion certes tout aussi passionnant

Depuis la mort de son mari, Katharine Graham est la première femme directrice de publication d’un grand journal américain, le Washington Post. Timide et effacée, conditionnée en tant que femme à ne prendre aucune responsabilité, laisse la gestion aux actionnaires. Quand le New York Times dévoile un scandale révélant les manœuvres de quatre présidents américains depuis une trentaine d'années, pour étouffer des affaires très sensibles concernant l’impossibilité de gagner la guerre du Vietnam.

Scandale d'État monumental dont le gouvernement Nixon impose une interdiction au journal de continuer de paraitre. Sur la demande de son rédacteur en chef Ben Bradlee, désireux de profiter de l’aubaine pour devancer le NYT et défendre les droits de la presse, Katharine prend la décision de poursuivre l’enquête et de publier à son tour sur les révélations brûlantes du rapport, au risque pour leur carrière et leur liberté.

Si le récit est parfaitement maitrisé et passionnant, deux sujets sont traités de front qui s’auto-nuisent. D’un côté on nous montre la statut de la femme soumise par le machisme patriarcale d’une époque archaïque, et le réveil et la révolte de cette femme qui décide de prendre ses responsabilités. De l’autre une affaire d’état sur un rapport explosif qui mettra fin à la terrible et inutile  guerre du Vietnam qui aura coûté des millions de morts civils et tant de vies américaines, sans compter les mutilés, alors même que les experts savaient depuis le début son issue désastreuses.

Deux sujet magnifiques, mais dont le premier étouffe le second, reléguant cette terrible affaire en seconde zone. Dommage car les droits des femmes en ces temps actuels doivent être régulièrement abordés, mais cette révélation politico-militaire a une telle importance historique sur les manipulations militaro-industrielles et des Présidents américains responsables de tant de vies perdues inutilement.

Avec les excellents Meryl Streep (Les suffragettes), Tom Hanks (The burbs) et Sarah Paulson (Carol), Bob Odenkirk, Tracy Letts, Bradley Whitford et Bruce Greenwood, Matthew Rhys, Alison Brie et Carrie Coon, Jesse Plemons, David Cross, Zach Woods, Pat Healy et John Rue.

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