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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 16:33

Un grand merci à ESC Distribution pour m’avoir permis de découvrir ce superbe film d’aventure et catastrophe historique réalisé en 1975 par l’excellent Robert Wise, d'après l’œuvre de Michael M. Mooney se basant sur les faits réels.

1937, le Zeppelin LZ 129 Hindenburg, le plus grand dirigeable commercial du monde, quitte l’Allemagne pour sa ligne régulière de la traversée transatlantique avec les États-Unis à destination de Lakehurst. Porte drapeau du régime nazi et de sa propagande, le dirigeable est menacé d’attentat. Le colonel Franz Ritter est chargé par le ministre Goebbels de mener son enquête à bord durant la traversée, secondé d’un membre de la Gestapo, Martin Vogel. Ritter doit inspecter les passagers, mais se méfier aussi les membres d’équipage. Tout en inspectant les éventuels suspects, Ritter sympathise avec la comtesse Ursula von Reugen qui tente de fuir l’Allemagne nazie.

Alors que dès le début du récit, nous savons déjà que le célèbre dirigeable finira mal son odyssée, la trame nous amène cependant avec beaucoup d’angoisse et de subtilité au sort des passagers. Ainsi, l’enquête menée avec doigté, permet de dresser les portraits de protagonistes qui ont forcément tous quelque chose de suspect et donc des pistes possibles.

De quoi mieux retarder la découverte du terroriste pour une bonne cause mais politiquement et intellectuellement condamnable qu’on en viendrait à espérer l’échec ou le sauvetage des 97 passagers et membres d’équipage. Sans avoir pris de ride, j’ai une fois de plus beaucoup aimé ce film qui garde sa force de persuasion dans une ambiance lourde et inquiétante. De fait, dès les premières minutes, l’atmosphère délétère est tendue à souhait et ne nous quitte plus jusqu’à ce terrible final impressionnant.

Une très belle réalisation, soignée et maitrisée, dans un huis clos aérien de pure folie avec cette immensité de gaz inflammable à tout instant, pour un récit riche en rebondissements avec les découvertes sur les motivations des uns et des autres passagers et certains membres d’équipage. Des images magnifiques, tant en couleur qu’en lumière, avec des cadrages pointus qui accentues le confinement étroit et la menace permanente. Pour cette trame, les personnages sont inspirés des membres et passagers réels, dont Franz Ritter est le Colonel Fritz Erdmann, en fait simple passager d'observation de vol.

Une fin dramatique qui se conclue avec la mort de 35 personnes dont 13 passagers, des membres d’équipages et un membre au sol, dans un brasier qui désintégra en 34 secondes cette énorme boule de gaz. Le fait marquant de ce terrible événement et de son impact dans la mémoire collective, vient que pour la première fois un drame était filmé en direct par de très nombreuses caméras, dont la fulgurance de la tragédie est encore effrayante d’horreur marquante.

Longtemps considéré comme un regrettable accident qui arrangeait autant les États-Unis alors en très bons termes avec les nazis ne souhaitait pas porter une part de responsabilité dans le drame sur leur sol, et l’Allemagne préférant ne pas donner d’écho et existence à une résistance contre son régime. L’attentat a cependant été envisagée malgré toutes les hypothèses d’accidents toutes aussi farfelues que celles meurtrières de terroristes-résistants. Il semble que l’attentat ait de sérieuses pistes de crédibilité, dont le film catastrophe prend acte.

Avec un superbe casting choral, dont George C. Scott (Le dernier de la liste) et Anne Bancroft (Week-end en famille), William Atherton (Jersey shore shark attack), Roy Thinnes (Charley le borgne), Gig Young, Burgess Meredith et Charles Durning, Richard Dysart, Robert Clary et Rene Auberjonois, Peter Donat, Alan Oppenheimer et Katherine Helmond, Joanna Moore, Stephen Elliott et Joyce Davis, Jean Rasey, Ted Gehring, Lisa Pera et Joe di Reda, Peter Canon, Charles Macaulay, Rex Holman et Jan Merlin.

Le film L'odyssée du Hidenburg, dans la Collection : Hollywood Premium et Nouveauté Hollywood Legends Premium, distribué par ESC Distribution, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 28 novembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français. Dans les suppléments, Un film catastrophe paradoxale, analyse du film par Olivier Pere, responsable du département cinéma d’Arte-France.

3 étoiles

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 10:48

Avec la vingtième deuxième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, j’ai eu le plaisir de parcourir cet excellent biopic Emily Dickinson, a quiet passion réalisé en 2016 par Terence Davies (The deep blue sea), sur la plus grande poétesse américaine, dont l’influence de son œuvre imprègne encore les intellectuels de nos jours.

Aux États-Unis du XIXème siècle, la jeune Emily Dickinson heurte son entourage dans sa rébellion contre les discours évangéliques au sein du pensionnat de jeunes filles. Elle fini par être renvoyée dans sa famille à la plus grande joie de sa soeur Vinnie et de son frère Austin. Jour et nuit, Emily écrit des poèmes avec passion. Sa rencontre avec Vryling Buffum, une jeune féministe et rebelle à sa classe, inspire Emily qui n’hésite plus à se dresser contre toutes les règles contraignantes de la société puritaine. Devenue célèbre, Emily devient la plus grande poétesse américaine.

Une restitution passionnante pour cette poétesse dans une société américaine odieusement puritaine et terriblement machiste, dont on découvre sa personnalité entre ses bons mots et son génie, dans une vie quasi monacale, recluse avec sa famille au plus proche de sa création. Un personnage attachant, bien que sa rigueur intrinsèque et son langage cisellé et affuté comme des lames de rasoirs fusent avec violence sous un sourire ostentatoire.

Une magnifique réalisation qui illustre une époque, tant par les mots que par la vaste demeure, la chambre d’Emily que les accessoires vêtements et mobiliers qui en disent long sur l’ambiance rigoureuse des familles aisées d’alors aux morales strictes et la religion imposante. La mise en scène est superbe pour mettre en exergue l’intellectualité d’un récit où il ne se passe à priori peu de chose quand il y a un bouillonnement d’énergie et de passion, d’amour absolu, de colère et de vie.

Avec Cynthia Nixon (Rampart), Jennifer Ehle (Brooklyn village), Duncan Duff (Cadavres à la pelle), Keith Carradine (Les amants du Texas), Jodhi May, Joanna Bacon, Catherine Bailey, Annette Badland et les jeunes Emma Bell (Destination finale 5), Rose Williams et Benjamin Wainwright, Miles Richardson, Verona Verbakel et Eric Loren, Simone Milsdochter, Tom Kemp et Ross MacDonald, Trevor Cooper, Stefan Menaul et Richard Wells, Noémie Schellens, Maarten Ketels et Maarten Ketels.

Le film Emily Dickinson, a quiet passion, distribué par Blaq out, et sa page Facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 17 octobre 2017 en DVD avec un livret de 96 pages Emily Dickinson par Terence Davies, Emily Dickinson, figure de la modernité de Sophie Mayer, 40 poèmes d’Emily Dickinson en version bilingue (français et anglais). Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, Un passionnant documentaire My letter to the world, de Sol Papadopulos pour une plongée dans la vie et l’œuvre d’Emily Dickinson

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver pour 2018 http://www.cinetrafic.fr/film-2018 les nouveaux films http://www.cinetrafic.fr/nouveau-film, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

 

3 étoiles

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 10:14

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir cet excellent  film d’aventure et policier réalisé en 1946 par Douglas Sirk (Tout ce que le ciel permet) qui a considéré comme son préféré de tous ceux qu’il a réalisé, s’est inspiré des mémoires d’Eugène-François Vidocq.

Né en prison, devient rapidement abonné à la cellule pour ses méfaits. S’évadant avec son ami Emile Vernet, après avoir volé un peintre d’église, il s’engage dans l’amée d’Italie de Bonaparte en se faisant passer pour un sous lieutenant. À son retour, il usurpe l’identité de François Vidocq d’une tombe, et fait la rencontre de la Marquise de Pierremont et ses nièces, la petite Mimi et sa sœur Thérèse de Pierremont qui ne tardent pas à le démasquer.

Cependant que la belle chanteuse Loretta, devenue la femme du chef de la police Richet que Vidocq avait volé, le courtise. Après un coup monté, François Vidocq devient le nouveau premier policier de France, dont avec ses connaissances de la pègre, s’apprête à cambrioler la banque centrale de Paris.

Avec beaucoup d’humour et de légèreté, cette factice évocation de la jeunesse de notre célèbre Vidocq national, passé de bandit à chef de la brigade de sûreté, ancêtre de notre police judiciaire actuelle, et fondateur de la première agence de détective de l’histoire, se laisse regarder avec beaucoup de plaisir jouissif. Un personnage haut en couleur, dont ce récit nous conte avec délectation une passionnante histoire totalement farfelue mais distrayante.

Ainsi, malgré la physionomie gravé de Claude Braseur en tête, je me suis bien amusé avec cette variante de George Sanders qui campe le héro d’Arsène Lupin et de Sherlock Holmes avec beaucoup d’humour, sauf sur la fin quelque peu plombée avec Loretta. Une trame drôle et élégante, pleine de facéties et clins d’œil amusants.

Avec une mise en scène vive et alerte, entre gags et chansons, actions, suspens et belle romance, la réalisation est une belle surprise de distraction. Eugène-François Vidocq est un personnage historique qui a énormément marqué les esprits en son époque. Ainsi, les romanciers s’en sont inspirés tel Honoré de Balzac avec son personnage de Vautrin. Le septième art également, avec une douzaine de films, téléfilms et séries ont depuis 1909 jusqu'à celui en 2018 avec L'Empereur de Paris, a rendu hommage à ce Vidocq le magnifique. Sans oublier les bandes dessinées et autres médias.

Avec les excellents George Sanders (Crépuscule) et les belles Signe Hasso (Le ciel peut attendre), et Carole Landis décédée trop jeune à 29 ans, Akim Tamiroff (La soif du mal), Gene Lockhart (La maison de la 92ème rue), Alma Kruger, Alan Napier et la jeune Jo Ann Marlowe à la triste fin, Vladimir Sokoloff, Pedro de Cordoba, Leona Maricle, Fritz Leiber et Skelton Knaggs, Fred Nurney, Gisela Werbisek et Marvin Davis, Sam Harris et Julius Tannen.

Le film Scandale à Paris, issu de la collection Les classiques américains, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 décembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français.

3 étoiles

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 16:08

Restitution de la part de femmes pendant la grande guerre, dont Xavier Beauvois (Des hommes et des dieux) adapte l'œuvre d’Ernest Pérochon, qui restitue une ambiance de la campagne sans les hommes tous aux front dont les femmes prennent la relève.

En 1915, alors que tous les hommes sont désormais au front depuis plus d’un an, la ferme du Paridier est tenue par Hortense Sandrail et sa fille Solange en l’absence de ses fils Georges et Constant et de son gendre Clovis. Hortense fait appel à une saisonnière, la jeune Francine Riant, une orpheline travailleuse, jeune et jolie avec qui la complicité est réciproque. Quand Georges, entre deux permissions, la trouve à son goût, une histoire d’amour se noue, qui déplait à la mère qui a déjà prévu l’union de son fils avec Marguerite, fille d’un fermier du village.

Gentillet téléfilm sur un récit à la Maupassant à la sauce intemporelle, ou certes il est fait allusion à la grande guerre en filigrane, comme décors en toile de fond, pour une histoire de pauvre orpheline qui trouve emploi de saisonnier à la ferme pour se faire engrosser par un bon gros lourd paysan glaiseux entre deux permissions. Je n’ai pas eu le coup de cœur pour cette trame à la tonalité évasive du propos pour le coup loin des réalités et préoccupations d’alors, comme le documentaire Elles étaient en guerre.

Je suis assez étonné de voir les troupes américaines oisives en attendant des semaines l’ordre de combattre, quand les pauvres étaient comme nos gars promptement envoyés à la boucherie. Et plus encore rigolard ces milliers de tracteurs américains, quand nous leur fournissions avions et chars. Quand aux désirs d’exterminer les « boches » de Georges, aucun des mes grand-pères et grand-oncles ne sont revenus revanchards ni avec la haine de l’ennemi, mais terriblement traumatiser des morts des copains comme des allemands, et la haine de la guerre. Fusions entre les deux guerres mondiales ? B

ref ! Sympathique petit film, qui oublie la réalité de la vie des femmes à la campagne, du changement de mentalité que la grande guerre a opéré chez elles, et de la réaction violente contre les femmes en guise de remerciement pour services rendus à la Nation avec le retour des hommes et des gouvernements réactionnaires, de droite comme de gauche, qui refuseront le droit de vote des femmes en 1936. Un beau film à l'ambiance champêtre, sur des portraits de femmes émouvantes, mais dans lequel manque ce petit quelque chose de flagrant dans la prise de conscience de la place des femmes dans une société qui ne pourra plus être celle de quatre ans auparavant.

Avec Nathalie Baye (Alibi.com), Laura Smet (Tiens-toi droite) et la révélation Iris Bry belle et excellente, Olivier Rabourdin (Trois souvenirs de ma jeunesse), Cyril Descours (Madame Solario), Gilbert Bonneau, Nicolas Giraud, Mathilde Viseux et Xavier Maly, Marie-Julie Maille et la jeune Madeleine Beauvois, femme et fille du réalisateur, Alain Artur, Adrien Denizou, Yann Bean et Michel Lamy, Laurence Havard, Katia Henkel et Anne-Cécile le Quere.

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 11:59

Déception avec le film des frères David et Stéphane Foenkinos (La délicatesse), dans lequel ils s’emmêlent les pieds avec la crise de la cinquantaine et la jalousie, sans rapport entre les deux maladies.

Alors que sa fille Mathilde fête ses dix huit ans, Nathalie Pêcheux, professeure de lettres, cinquantenaire divorcée, est prise d’une jalousie maladive. Envers sa fille, dont elle critique son talent de danseuse, ainsi que de son petit ami Félix, de son ex-mari et sa jeune femme, jusqu’à dire autant de mal de sa meilleure amie, jusqu’à sa jeune collègue enseignante, au risque de perdre famille, amis et emploi.

Comédie dramatique quelque peu bancale qui souffre de longueurs, mais aussi de maladresses sur le thème. Comme beaucoup de choses, la maladie de la jalousie ne se déclanche pas à la suite de trauma ou d’une simple crise de la cinquantaine. Après, le récit se laisse voir entre quelques gags et répliques vâchardes, entre violence verbales et humour sarcastique, s’enfonce dans une spirale infernale une descente aux enfers que la jalousie emporte l’héroïne dans la perte de soit et des autres, dont elle a de la chance qu’on ne lui tienne pas rigueur de toutes les saloperies qu’elle leur fait et dit. Je me suis laisser aller à suivre ce récit bien que des grosses longueurs plombent l’ambiance et casse le rythme.

Avec Karin Viard (Le petit locataire) qui maitrise bien son rôle, face à Anne Dorval (Mommy), Thibault de Montalembert (Aurore) et Anaïs Demoustier (Demain et tous les autres jours), Dara Tombroff, Bruno Todeschini (La French) et Marie-Julie Baup (Amour sur place ou à emporter), Corentin Fila, Susanna Dimitri et Xavier De Guillebon, Eva Lallier, Thérèse Roussel et Sreypeich Bensimon, Éric Frey, Fabio Crestale et Cédric Ben Abdallah.

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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 14:44

Un très grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir ce western réalisé en 1952 par Sydney Salkow, d'après le roman Le lac Ontario de James Fenimore Cooper, revenant sur la guerre entre britanniques et français en 1754 dans les colonies américaines

Homme blanc élevé par les amérindiens Mohicans, Pathfinder décide de s’allier aux britanniques dans leurs guerres contre les français à la suite du massacre des Mohicans par les Mingos. Avec la belle Alison, une anglaise bilingue, il se rend dans un fort français pour les espionner et préparer l’attaque anglaise. Cependant que le capitaine Bradford, l’ex-mari d’Allison, officier anglais passé dans le camp français et remarié avec une princesse Mingo, arrive au fort.

Je me suis amusé avec ce petit film ridicule de série B sur un roman d’un propagandiste américano-anglais dont la haine primaire des français lui a fait écrire des pamphlets  désespérément pathétiques d’un nostalgique de la colonie anglaise d’Amérique. Ne dit on pas que le vainqueur écrit l’histoire, empreins d’une profonde naïveté qui prête heureusement à sourire. Car les Mohicans n’ont jamais été exterminés par les français, mais bien par les anglais et que les américains leur ont volé leurs terres et ont internés les survivants dans des camps, les fameuses réserves indiennes,

et encore que les Mingos –Iroquois- n’ont jamais été à la solde des français, mais bien avec les anglais, qui ont massacrés les colons du Québec, comme lors du massacre de Lachine. Sur la trame, tout est à la comédie, entre les scènes de combats dignes d’enfants lors de récréations, et le français d’Allison comme celui des français avec l’accent moins british que texan, est à mourir de rire.... honte.

Reste une réalisation avec de belles couleurs de la Tecnicolor, sur un rythme vite à bout de souffle, dans des décors champêtres, et une mise en scène souvent hachée pour un récit minimaliste de haine des français à prendre pour une curiosité westernienne. Inspiré du livre Le lac Ontario -The Pathfinder- issu de la saga Bas de cuir -Leatherstocking tales- de 5 romans, nous connaissons surtout Le dernier des Mohicans souvent adapté au cinéma.

Avec George Montgomery (Le privé), la belle Helena Carter, Jay Silverheels et Walter Kingsford (L'homme au masque de fer), Rodd Redwing (L’étrange créature du lac noir), Stephen Bekassy et Elena Verdugo, Bruce Lester, Chief Yowlachie, Lyle Talbot et John Hart, Adele St. Mauer, Vi Ingraham, Rus Conklin et Edward Coch.

Le film Le trappeur des grands lacs, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, la présentation et analyse du film par François Guerif et par Patrick Brion.

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 18:34

Petit polar horreur extrêmement mauvais de Tomas Alfredson (La taupe), pour une adaptation de l'œuvre de Jo Nesbø, nous plongeant dans une histoire de tueur en série des plus ennuyeuses, limite ridicule et sans aucun intérêt.

A la disparition d’une jeune femme, mère de famille, s’en suit une autre dont on retrouve la tête avec à chaque fois un bonhomme de neige, signature du meurtrier. Inspecteur dans une section d’élite, Harry Hole se lance dans les pas de sa collègue Katrine Bratt, une nouvelle venue qui a des pistes. L’enquête leur permet d’établir des rapprochements avec des dizaines de faits similaires qui se passent toujours lors de la période hivernale des neiges. Il semble que plus les inspecteurs se rapprochent du tueur, plus celui-ci les devance de peu.

Et non, ce n’est pas un conte de Noël pour enfants, mais bien un polar censément être d’horreur sur un tueur en série. J’avoue que je me suis terriblement ennuyé dans ce conte à dormir debout, sur un récit épouvantablement mal écrit, d’abord confus puis rapidement élucidé de par la personnalité de l’assassin tant c’est téléphoné. Le portrait des protagonistes est basique, dont celui d’Harry Hole, alcoolique notoire sans envergure dont le cheminement de son enquête frise le risible.

Sur la forme c’est mauvais, ne serait-ce que la scène de meurtre dans la chambre d'hôtel est tellement barge, digne d'une comédie de scary movie. et dans le fond il n’y a rien à en dire tellement ce roman de gare dans une ambiance pseudo fantastique nous plonge dans un tueur anti avortement qui pose la question sur le sens final du message de l’auteur. Une réalisation bâclée sur des images d’un gris infini aussi terne que la trame et une mise en scène confuse.

Avec Michael Fassbender (Alien: Covenant) est des plus inexpressifs, quand Rebecca Ferguson (Life - Origine Inconnue) s’en sortirai au mieux, Charlotte Gainsbourg (3 cœurs) et Chloë Sevigny (Love & friendship), Val Kilmer (Palo Alto), J.K. Simmons (Mr Wolff) et David Dencik, James d'Arcy, Jonas Karlsson, Jakob Oftebro et Jeté Laurence, Toby Jones, Ronan Vibert et Michael Yates, Jamie Clayton, Genevieve O'Reilly et Anne Reid.

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 11:00

Un très grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir cette excellente comédie romantique réalisée en 2016 par Sólveig Anspach (Lulu femme nue), décédée trop tôt, qui nous narre avec beaucoup de fraicheur et d’humour un joli poétique conte éthéré, ainsi que le documentaire Que personne ne bouge !.

Afficher l'image d'origineAlors que son collègue se fait méchamment rembarrer par une fille qu’il draguait, Samir tombe éperdument amoureux d’elle. Il apprend qu’elle s’appelle Agathe et est maître-nageuse à la piscine municipale de Montreuil. Timide et maladroit, il s’inscrit aux leçons de natation, quand il nage parfaitement. Alors que son charme opère, elle découvre son mensonge la veille de son départ pour l’Islande à une conférence internationale. Sans hésiter, il prend le prochain avion pour la rejoindre et tente de la reconquérir.

"L'Effet aquatique", le film dont on ne voudrait pas sortirUne très belle et douce romance, tout en subtilité et humour sarcastique, bourrée de tendresse et de pudeur. Je me suis rendu compte que j’aime beaucoup les histoires qui se passent dans les piscines, alors que ces lieux clos ne m’attire pas tant ils me tournent vite la tête tout en m’attirant dans une contradiction assumée. C’est le cas cette fois-ci encore, où l’univers doucereux de cette romance à ce côté calme et planant d’une ouate irréelle qui rassure. Je me suis donc laissé emporter par la douceur des vaguelettes qui grandissent d’amour. Avec beaucoup de poésie, dans le cadre magnifique de l’Islande, où tout contribue à nous charmer. Une très belle réalisation, la dernière de la réalisatrice décédée peu après, partie trop tôt à 54 ans, qui laisse une œuvre fabuleuse, chaleureuse et curieuse, variée et terriblement humaine et pleine de vie.

Afficher l'image d'origineIssu du Coffret Sólveig Anspach intégrale entre ses longs métrages : Haut les cœurs ! + Stormy Weather + Back Soon + Louise Michel, la rebelle + Queen of Montreuil + Lulu femme nue + L’Effet Aquatique + Sandrine à Paris + Made in the USA + Reykjavik, des elfes dans la ville, et 19 films documentaires, ainsi qu’un livret exclusif de 112 pages regroupant la parole de Solveig Anspach sur les films de sa carrière.  

effet, aquatique, la, tortue, rouge, cosmodrama, ecransAvec Florence Loiret-Caille (L'enquête) drôle et émouvante, de même que Samir Guesmi (Le transporteur héritage) très touchant. La belle Didda Jonsdottir, Philippe Rebbot (Rosalie Blum) et Esteban (La délicatesse), comme Olivia Côte (Des nouvelles de la planète Mars) sont très drôles. Les belles Nina Meurisse (Je suis un soldat) et Solène Rigot (Saint Amour), Ingvar Eggert Sigurðsson (Everest), Jóhannes Haukur Jóhannesson (Noé) et Frosti Runólfsson, sont de la partie.

Que personne ne bouge ! Les amazones du Vaucluse est un documentaire réalisé en 1998, qui relate les sept braquages perpétrés entre 1989 et 1990 par cinq femmes, amies depuis l’enfance en galère social. Au total, des sommes modestes pour être aussitôt dépensées en courses alimentaires. Un reportage émouvant, entre rire sous cape tant ces femmes sont drôles et attachantes, et beaucoup de grave émotion face à leur situation sociale et les retombées de leurs escapades à travers leurs témoignages passionnants et repentants.

Le film L’effet aquatique, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2017 en DVD. Il est proposé en audio sous-titré français pour les sourds et malentendants. Dans les suppléments, le documentaire du film par Jean-Luc Gaget et la remise du César du meilleur scénario original pour sa et jlg, a titre posthume. et un entretien avec le réalisateur.

3 étoiles

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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 10:40

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce film réalisé en 1981 par George A. Romero (La nuit des morts-vivants), pour une immersion dans une troupe anar de bikers dans un spectacle médiéval des temps modernes.

Passionnés de motos, des bikers anars animent un spectacle médiéval de chevaliers du roi Arthur, avec des joutes où les motos remplacent les chevaux. À la tête des ces troubadours modernes babas cool hippies, Billy voit son autorité de gestion arthurienne contestée par Morgan. L’équilibre financier de la troupe, les risques physiques quasi suicidaires de Billy laissent planer une indécision des participants.

Cependant que la foule s’agglutine pour assister au spectacle, qu’un policier véreux tente de racketter les maigres recettes, un promoteur souhaite devenir leur agent. La troupe se divise mettant en danger les amitiés et l’âme même de leur existence.

 

Ces cavaliers -Knightriders- arthurien des temps modernes, entre gestion anarchiste et rigueur budgétaire, autogestionnaire face aux délires hippies, nous plonge dans une atmosphère particulière de passionnés de motos mêlant à l’esprit de la chevalerie en totale opposition philosophique. Le film aborde de nombreuses thématiques de la vie en société telles que l’anarchisme, l’amour et l’amitié, la fidélité et la trahison, l’homosexualité, la violence familiale, la corruption et une forme de jusqu’au boutisme des idéaux.

Si le récit traine un peu en de grosses longueurs, j’ai beaucoup aimé l’ambiance qui règne dans une sorte de délire limite psychotique des protagonistes attachants. Dans cette troupe hétéroclite à la promiscuité réduite amicale et amoureuse, se révèlent des sentiments et des orientations sexuelles, se constitue une famille de passionnés de l’univers médiéval, des motos et du spectacle de reconstitution modernisée du moyen-âge et de sa mentalité des chevaliers de la table ronde. Il s’en dégage beaucoup d’émotion, mais aussi d’humour d’une telle ambiance particulière.

Une réalisation au style reconnaissable de George A. Romero sortant des sentiers zombiesques pour réaliser ce film qu’il souhaitait faire depuis dix ans, en s’inspirant de l'organisation d'amateurs médiévaux de la Society for Creative Anachronism. Une mise en scène qui fait la part belle aux joutes motorisées, de tournois à lances, combats de masses et épées aux vrombissements, chutes et cascades, courses poursuites et combats, dans une festivité joyeuse sans retenue. De beaux ballets aux travelings maitrisés, pour un spectacle qui donne envie de voir et de participer. Un film surprenant et passionnant.

Avec l’excellent Ed Harris (Mother!), face à Gary Lahti, Tom Savini (Machete kills), Amy Ingersoll et Patricia Tallman (La nuit des morts-vivants), Brother Blue, Ken Foree et Scott H. Reiniger, Martin Ferrero, Warner Shook et Randy Kovitz, Harold Wayne Jones, Albert Amerson et Christine Forrest, Cynthia Adler, John Hostetter et Amanda Davies, Michael P. Moran, Don Berry, David Early et Bingo O'Malley, Ronald Carrier, Marty Schiff, Ken Hixon et Joseph Pilato, l’écrivain Stephen King et sa femme Tabitha King, Anthony Dileo Jr., John Amplas, John Harrison et Ken Foree.

Le film Knightriders, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, des entretiens avec George A. Romero, Rétrospective et Romero et King, inédits et exclusifs Blu-ray, À propos de Knightriders, King Arthur in America, entretien avec William Blanc, historien, par Julie Pilorget, historienne médiéviste, et Camelot is a State of mind, entretien avec Julien Sévéon, un spécialiste des légendes arthuriennes et auteur du livre George A. Romero : Révolutions, zombies et compagnie (blu-ray),

 

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 10:19

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film très beau thriller psychologique réalisé en 1948 par Frank Borzage, réalisateur prolifique –dont le magnifique Trois camarades- autant qu’acteur, d’après le roman de Theodore Strauss, qui nous plonge dans un traumatisme d’enfance aux lourdes conséquences.

Depuis sa plus tendre enfance, Danny Hawkins est victime des insultes et brimades de la part de ses camarades, et de violences physiques de Jerry Sykes, parce que son père a été pendu pour meurtre. Adulte, lors d’une dispute à propos de la petite amie de Jerry, la belle Gilly Johnson que convoite Danny, les haines ressurgissent et Danny tue son bourreau de toujours. Par peur de finir comme son père, Danny tente d’éviter d’être pris par la police qui enquête de plus en plus près de lui, cependant que son idylle avec Gilly prend consistance.

Un très beau récit angoissant de part la trame qui tisse sa toile autour du jeune homme, que de sa personnalité pour le moins peu avenante. En effet, si le malheureux a été victime de sarcasmes et de violences depuis toujours, il n’en est pas moins au-delà de son traumatisme un homme violent à l’inverse de son père, tant contre son tortionnaire qu’avec la jeune femme, dont on doute qu’il redevienne doux comme un agneau, cependant qu’il cherche à combattre cette violence en lui.

J’ai beaucoup aimé l’ambiguïté qui règne dans cette traque qui se ressert comme une nasse autour du meurtrier, où la légitime défense est discutable. Une ambiance bien délétère règne tout du long avec une efficacité redoutable qui trouve une plus ample respiration dans les dernières secondes avec beaucoup d’à propos.

La mise en scène est savamment maitrisée pour contenir nos espoirs avec toutes les craintes, dans un jeu de caméra et de dialogues soignés que les décors bois et marais, brume et musique, que les portraits des protagonistes ne donnent pas dans la dentelle pour entretenir une ambiance moite et nerveuse à souhait. Une très belle réalisation pour un très beau récit auxquels les interprètes de qualité apportent une touche finale parfaite.

Avec l’excellent Dane Clark, face à la belle Gail Russell (The uninvited), Ethel Barrymore, de la dynastie familiale, Rex Ingram (Le voleur de Bagdad) et Allyn Joslyn (L'imposteur), Harry Morgan (L’étrange incident), David Street et Selena Royle (Esclave du gang), Harry Carey Jr. (Le bord de la rivière), Irving Bacon, Lloyd Bridges et Houseley Stevenson, Phil Brown, Harry Cheshire et Lila Leeds, et les jeunes Johnny Calkins, Michael Dill, Stephen Peck et Tommy Ivo.

Le film Le fils du pendu, issu de la collection Les classiques américains, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 décembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français.

3 étoiles

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