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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 08:37

En l’occurrence, il s’agit plutôt de présage plus que de malédiction, même s'il en est aussi question. Film d’après le roman de David Seltzer et réalisé par Richard Donner qui, avec le succès retentissant qui s’ensuivra et la qualité de la réalisation, se verra proposer la merveilleuse aventure de Superman.

Rome, un 6 juin à six heures du matin -666- lors d’un accouchement qui se passe mal, Robert Thorn accepte à l’insu de sa femme Katherine, d’adopter un nouveau-né orphelin, le petit Damien, en remplacement de son fils mort-né. Cinq ans plus tard, Robert est nommé ambassadeur à Londres. Commence alors des événements étranges, avec le terrible suicide de la nounou lors de l'anniversaire du gamin. L’arrivée de la remplaçante va envenimer les choses. Un prêtre tente d’avertir Robert sur les dangers démoniaques de son fils. De même le photographe Keith Jennings repère aux développements de photos des ombres de rayures sur les protagonistes, qui présagent la mort à ceux qui se mettent en travers du destin diabolique de l’enfant, dont eux-mêmes. Ils se lancent alors en quête de réponses, pendant que l’enfant s’en prend à tous ceux qui l’entravent.

Bien que ce film ait eut un très grand retentissement à sa sortie, mais sans doute parce qu’il a du prendre quelques rides, et bien que je me sois amusé, j’ai trouvé le récit assez cruche. Avec une très belle ambiance et des scènes effrayantes, j'ai été heureusement souvent saisi d'effroi. La terrible musique -dont Jerry Goldsmith à remporté l'Oscar de la meilleure musique de film en 1977, pour le chœur qui chante une messe en latin à la gloire de Satan, au titre évocateur d'Ave Satani- l’angoisse monte en puissance jusqu’au paroxysme final. Cependant, esprit trop cartésien de ma part, j’ai toujours du mal à imaginer une puissance aussi maléfique que rien ne peut arrêter le pouvoir diabolique… et être si limité dans ses actions et sur les esprits, qu’il en est finalement ridicule. Si l’on s’en tient au genre, il est vrai que les effets de l’époque sont impressionnants, quand on songe qu’il a fallu réellement une cascadeuse pour la scène de la pendaison du haut du manoir, ou de la chute de Lee Remick, et bien d’autres scènes délicates avec les chiens, quand aujourd’hui les trucages numériques suppléeraient sans danger.

On ne sort pas indemne de cette histoire, avec la vision d’un enfant sensément innocent quand il est le diable menaçant le monde. J’ai quand même bien aimé la trame, avec son côté inéluctable du mal malgré toutes les tentatives vaines, avec cette quête désespérée du père qui sait devoir tuer cet enfant pour le bien de tous, et sa conscience de l’horreur de sa mission.

Un remake du film est sorti en 2006, réalisé par John Moore, avec Liev Schreiber et Julia Stiles. Après The omen en 1976, deux suites ont été réalisée pour une trilogie centrée sur Damien avec La malédiction 2 en 1978 et La malédiction finale en 1981. Mais la franchise ne s’est pas arrêtée là puisque la télévision à poursuivi en 1991 avec The Awakening par Jorge Montesi et Dominique Othenin-Girard, et en 1995, The Omen réalisé par Jack Sholder. Ce téléfilm n’a rien à voir avec les films, mais est le pilote d’une série télé qui a échoué et jamais été diffusé. L’engouement étant, deux documentaires ont été réalisés en 2000 avec 666: The Omen - revealed, et The omen: legacy un an plus tard. En fait, ce sont cinq romans qui constituent la série écrits par trois auteurs.

Le casting est fabuleux avec Gregory Peck (La cible humaine) qui était encore une fois excellent dans un rôle complexe, de même que Lee Remick (Duel dans la boue) bouleversante, quand le jeune Harvey Stephens est diaboliquement stupéfiant. J’aime beaucoup David Warner avec cet étrange regard insane qui trouble, quand la belle Billie Whitelaw, est très inquiétante à souhait. Ensuite, les Martin Benson, Patrick Troughton et Holly Palance, fille de l'acteur Jack Palance, et la première morte, est bien traumatisante dans la longue série mortelle.

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30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 09:49

C’est dans des conditions difficiles quAbderrahmane Sissako a réaliser son film sur les événements dramatiques de l’occupation du Mali par les intégristes musulmans et de l’application de la charia jusqu’à l’absurde.

Dans une petite ville près de Tombouctou, l’arrivée de djihadistes bouleverse la vie et les habitudes des habitants. A coups d’interdits, de fumer, de chanter, de jouer, d’écouter la radio, ou d’obligations à n’en plus finir, la répression s’abat à coups de fouet, de lapidations, de viols légalisés, d’exécutions sommaires, instaurant la terreur sans fin. Chacun tente de survivre sans se renier, tel ce vieux mollah démuni face aux exactions au nom d’Allah.

S’il ne s’agit pas d’un chef d’œuvre, ce film quelque peu théâtralisé, dans un style entre occident et africain, retrace avec beaucoup d’émotion, à partir de divers faits réels l’horreur qu’on vécut les maliens avant que les islamistes soient chassés par la force. Pas tous chassés puisque la réalisation ne s’est pas faite à Tombouctou même, qui venait d’être victime d’un attentat à la bombe, mais en Mauritanie sous la haute protection de l’armée. Dans cette trame y règne en effet une ambiance surréaliste de d’imbécilités absurdes dans le comportement meurtrier de ces radicaux aux comportements de bandits plus que de religieux. Le réalisateur met en exergue les contradictions qui les enverraient en enfer direct selon leurs principes. Ainsi, l’interdiction de fumer quand leur chef lui-même fume en cachette, du besoin de communiquer en anglais pour se comprendre entre différents dialectes, ou de discuter avec passion de football quand ils en interdisent la pratique. En allant jusqu’au bout du raisonnement, puisqu’ils interdisent toute utilisation et comportement d’occident non conforme à l’Islam d’il y a treize siècles, ils ne devraient pas avoir de montre, de véhicule, de téléphone, d’armes automatiques et j’en passe… L’émotion est grande dans ce récit, avec l’incompréhension, la peur, la violence et la douleur. De quoi faire réfléchir à ce qui se passe ici même chez nous, avec l’imposition du voile, du hallal, jusqu’aux volontaires djihadistes.

Le casting, composé essentiellement d’amateurs, est de très belle qualité. Ainsi Ibrahim Ahmed est émouvant, comme la jolie Toulou Kiki, ou la jeune Layla Walet Mohamed, qui est excellente, face Abel Jafri (Juliette) terriblement impressionnant comme Fatoumata Diawara est imposante. Il en est de même d’Hichem Yacoubi et Kettly Noël, Mehdi AG Mohamed, et Adel Mahmoud Cherif, ou encore Salem Dendou et Oualet Moussa.

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 15:07

Film particulièrement mauvais de Barry Levinson (The bay) qui plus est détestable tant dans sa réalisation que dans l’esprit qui règne salement dans une histoire pathétiquement sordide en forme de mauvais pastiche d’American graffiti version jewish movie.

A l’approche des fêtes de Noël 1959. cinq jeunes hommes, amis de toujours se retrouvent dans leur refuge habituel du restaurant, le Diner. Là, ils déversent nombre de vulgarités sur les femmes, leurs familles ou leurs amis. L’un est déjà marié, un autre en passe de l’être, quand les autres trainent toujours leur vie avec la trouille de grandir, de travailler, faire des études, et commencer leur vie d’hommes…. Qu’ils ne sont pas.

Rarement ces derniers temps il m’a été de voir un navet aussi insipide, qui marquent par leur mauvais esprit, une réalisation d’extrême mauvaise qualité aux dialogues épouvantablement nullissime sur une mise en scène d’amateur ou rien ne s’imbrique à minima ne serait-ce que limpide et linéaire classique de base. J’ignore quel message le réalisateur a voulu véhiculer au travers ses personnages particulièrement machistes et phallocrates, rétrogrades, vulgaires et pervers, dont aucun n’est sympathique, mais surtout quelque peu glorifiés, car loin de les critiqué, il semble au contraire les aimer avec tous leurs défauts. Ce n’est jamais drôle ni émouvant, sauf la détresse de la jeune femme giflée et humiliée pour un sordide rangement de disques. Il y règne une ambiance malsaine qui en aucun cas ne peut se prévaloir de représenter une génération, ou alors c’est carrément méga grave et ne m’étonne pas qu’il y ait eu la révolte féministe.

Avec un casting de jeunes interprètes particulièrement mauvais, comme Steve Guttenberg (La tour de la terreur) et Daniel Stern (La vie, l'amour... les vaches) exécrables, quand Mickey Rourke (The informers) est pour une fois à l’inverse excellent. Je n’ai jamais éprouvé pour Kevin Bacon (R.I.P.D. brigade fantôme) d’atome crochus dans son jeu qui se vérifie encore. Ure mieux pour Tim Daly, Michael Tucker et Paul Reiser (Ma vie avec Liberace). C’est surtout Ellen Barkin (Belles à mourir) émouvante, la belle Kathryn Dowling, ou Jessica James et Colette Blonigan, qui s’en sortent bien.

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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 09:13

Alors que les tentions entre les Etats Unis et Cuba tendent enfin à s’apaiser depuis peu, et ce après plus de cinquante ans de guerre froide, blocus et dictature marxiste, cette comédie dramatique de Laurent Cantet (Foxfire, confessions d'un gang de filles), est plus que jamais d’actualité, inspiré à partir du roman Le palmier et l'étoile -La novela de mi vida (Le roman de ma vie)- de l’écrivain cubain Leonardo Padura.

Soirée à La Havane, sur une terrasse dominant le golfe et la ville, où Amadeo retrouve ses quatre amis de toujours, après seize ans d'exil en Espagne. Tania, Rafa, Aldo et Eddy. Ils évoquent avec beaucoup de légèreté mêlée de nostalgie leur passé et les souvenirs de jeunesse. D’abords badin et trivial, ils en viennent rapidement aux questions et reproches, teintés de colère et de chagrin. Ils tentent de comprendre les raisons de sa fuite, de l’abandon des amis et de sa femme, morte depuis, et sur son retour. Les réponses d’abords évasives, décrivent une situation politique sous la dictature communiste de castriste, puis d’une vie difficile en exile avant qu’enfin la vérité se fasse jour, à l’image de ce que vivent les cubains depuis des décennies.

Si au début j’ai eu un peu de mal à m’intégrer dans ce huis clos théâtral à ciel ouvert, avec cette conversion débridée, parfois trash, à l’emporte pièce de vieux cons nostalgiques, lentement mais sûrement j’ai commencé à prendre l’ampleur du drame d’un groupe à l’image d’une nation. Chacun, se libère de son masque derrière lequel ils se réfugient, pour offrir leur âme à nue avec toute leur humanité faite d’amour et d’amitié, de déception et de joie, pour laisser libre court à la vérité trop longtemps gardée sous silence et qui les a tant meurtrie.

Procédé classique certainement, mais maîtrisé avec succès, tant la mise en scène est soignée, les dialogues qui laissent échapper les émotions dans une peinture claire obscure qui s’éclaire au levé du jour sur la baie comme la révélation des lourds secrets angoissants. Réalisation d’autant plus réussie que la théâtralité ne s’en ressent pas trop, grâce à la fluidité de la caméra aux travelings navigants autant autour des protagonistes que sur les vues extérieures. J’ai beaucoup aimé les pudeurs retenues, comme de la mise à nue des sentiments et ressentis. De même des coups de colère et de la réconciliation, et des liens qui les uni à tout jamais.

Le casting est d’excellente qualité avec Isabel Santos comme ses comparses Jorge Perugorria et Fernando Hechavarría, Néstor Jiménez et Pedro Julio Diaz Ferran ainsi que Carmen Solar et Rone Luis Reinoso ou Andrea Doimeadios.

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27 décembre 2014 6 27 /12 /décembre /2014 19:14

Je me souviens qu’à la première diffusion, il y a des siècles de cela, j’avais eu un ressenti mitigé avec ce thriller étrange, et dont mon impression n’a guère changé à sa relecture même avec la qualité magnifique du bluray. Mais plus encore après la lecture du roman de Pierre Magnan dont s’était inspiré Georges Lautner en 1988, déplaçant l'action de l'antiquité égyptienne ptolémaïque au début du vingtième siècle.

Une nuit, un horrible massacre a lieu dans une ferme où toute une famille est égorgée, sauf un nourrisson miraculeusement sauvé. Vingt cinq ans plus tard, au retour de la première guerre mondiale, Séraphin est de retour dans son village qui l’a vu naitre. Il retrouve sa maison familiale abandonnée, celle de ses parents assassinés. Ayant été en orphelinat, il découvre par bribes la tragédie. De colère et de chagrin, il se met à détruire l’immense bâtisse pierre par pierre, sous le regard effrayés des villageois, et les œillades gourmandes des jolies filles. Il découvre dans les débris, des reconnaissances de dettes de trois hommes du village, qui semblent orienter sur la piste des assassins et du mobile du crime. Mais bientôt, les présumés coupables meurent assassinés avant même qu'il ne puisse se venger par lui-même, de même qu’une première jeune fille devenue sa maitresse, quand une autre agonise d’un empoisonnement, et la menace qui pèse sur lui aussi.

En soit, la réalisation se laisse vivre avec un vif intérêt, de part l’ambiance mystérieuse et parfois surréaliste fantastique, et d’autre part sur une mise en scène solide, maitrisée et limpide. Ensuite, il y a le récit qui nous offre les trois filles des trois suspects tombant amoureuses du survivant du massacre, comme une malédiction un peu trop fantasmée, qui ne fait pas très crédible. Pour au temps, la narration est savamment dosée, et les interprétations impeccables. J’ai juste eu du mal à entrer dans l’histoire et dans l’ambiance un peu vieillotte et surannée de par le style de narration et des cadrages aux travelings conventionnels.

Il y a des fois où les bonus desservent plus qu’ils n’inspirent. L’entretien du réalisateur est assez stupéfiante sur une mentalité mercantile plus qu’artistique qui met mal à l’aise. Mais celui de l’interprète principal est encore plus édifiant de par son nombrilisme et un égo surdimensionné qui ne se prend pas pour rien tellement il est prétentieux et imbu de lui-même, qu’il en fume et devient écœurant. En regrettant aussi qu'il n'y ait pas d'autres interprètes pour enrichir les témoignages et contrebalancer le débat.

Beau casting alors, avec Patrick Bruel (Tu veux ou tu veux pas) pas mauvais du tout, face à Anne Brochet (Arrête ou je continue) particulièrement excellente, et Jean-Pierre Sentier, comme les belles Agnès Blanchot (R.I.F. (Recherches dans l'Intérêt des Familles)) et Ingrid Held, qui font preuve d’émotion et de conviction. Mais aussi Yann Collette et Roger Jendly, comme Anik Belaubre et Laurent Gendron, ainsi que Vincent Vittoz et Jean-Claude Bourbault, de Yves Vincent et Jenny Clève (Arrêtez-moi) parmi tant d’autres talents.

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 09:28

Beau et violent conte du réalisateur hongrois, Kornél Mundruczó, qui rapporte avoir eu honte un jour en voyant un chien enfermé dans une cage, et s’est inspiré du roman Disgrâce de J. M. Coetzee, sur l'idée que toute forme de vie sur Terre doit jouir des mêmes droits, bien trop souvent niés et bafoués déjà pour les humains, alors quand aux animaux, comme on a pu le voir dernièrement en Roumanie et en Ukraine.

Alors que les parents de Lili se séparent et que sa mère quitte provisoirement Budapest, la gamine emménage chez son père avec son superbe chien Hagen. Sauf qu’une loi gouvernementale impose une amande sur les chiens bâtards. Plutôt que de payer, le père abandonne l’animal hors de la ville. Alors que Lili se lance désespérément à sa recherche, Hagen, doux et gentil, est pris en main par un dresseur de chien pour des paris de combats meurtriers de chiens. Mais rapidement, l’animal s’échappe et prend la tête d’un soulèvement vengeur contre les oppresseurs humains et sème la terreur.

Avec peu de dialogue, le récit est narré avec beaucoup de délicatesse et presque de pudeur dans une ambiance oppressante et violente, qui mettent mal à l’aise et soulève la colère contre la maltraitance animale. On en vient à applaudir ces spartakistes canins vengeurs qui terrifient à les voir foncer dans les rues de la capitale. J’ai été sensible au récit dont la réalisation capte les instants forts par des regards acérés sur la condition animale avec les combats de chiens, comme ceux de coqs, qui soulignent l’extrême violence des hommes. Il m’en revient ces scènes terribles de barbaries où les chiens errants étaient bastonnés à mort par milliers avant l’Euro de football en Ukraine. Je ne suis personnellement pas fan de chien, mais je ne comprends pas que leur fasse du mal quand tant de solutions plus humaine sont efficace et moins douloureuse. De fait, les aventures d’Hagen touchent au cœur, et sa révolte à la tête de sa meute est un conte que l’on suit avec angoisse et en partisan. La première scène est du reste inquiétante, quand la jeune Lili semble menacée par la horde qui la pourchasse, avant que le final nous rassure. Une histoire qui laisse à réfléchir et marque les esprits durablement.

Pour son entrée dans le septième art, la jeune Zsófia Psotta s’impose avec beaucoup de conviction et d’émotion, accompagnée de Sándor Zsótér et Lili Horváth, de Szabolcs Thuróczy et Lili Monori, sans oublier l’excellence du chien Body.

 

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26 décembre 2014 5 26 /12 /décembre /2014 08:19

Pas très glamour cette comédie qui se veut romantique, concoctée par Peter Chelsom (Hannah Montana) et qui ressemble plus sûrement à une dramatique tristement pathétique qu’elle en devient un véritable navet avec en point d’orgue un manifeste de la théorie de la prédestination des plus absurdes, issue de religiosité malsaine à l’opposée l’idée de libre arbitre et de hasard de la vie.

Lors des fêtes de fin d'année, Jonathan Trager rencontre dans un magasin new-yorkais la très jolie Sara Thomas, lors d’une tentative désespérée d’achat de gants qui se trouve être le dernier modèle. C'est naturellement le coup de foudre, mais tous deux sont déjà fiancés. Pourtant, incapable de se séparer, ils passent la soirée ensemble à se balader dans la ville. Quand arrive le moment de se quitter définitivement, ils se laissent aller à la théorie que le hasard n’existe pas, mais tout est écrit à l’avance, selon les croyances de la jeune femme. Ainsi, chacun note leur nom  et numéro de téléphone, elle dans la couverture d’un livre qu’elle revendra le lendemain à un bouquiner, et lui sur un billet de banque aussitôt dépensé. S’ils sont faits l’un pour l’autre selon le grand manitou, alors ils sauront se retrouver grâce aux pistes qu’ils ont semées. Quelques années plus tard, alors que l’un et l’autre sont sur le point de se marier avec leurs amoureux respectifs, ils se souviennent avec nostalgie de la magie d’un soir et décident de se retrouver par tous les moyens.

Je ne partage évidement pas la théorie d’un être supérieur qui aurait écrit les vies de chacun d’entre nous avant notre venue, rien que d’en écrire ces premiers mots montre le côté risible de l’idée farfelue, qui est pourtant bien mis à mal par la fin du film. Car en définitive, il faut plus que le hasard, mais l’obstination de la volonté de retrouver trace de l’être fugitivement aimée, et l’appui des amis et de la technologie pour arriver aux fins, même si pour prouver la théorie, juste au même moment le livre et le billet arrivent à leur destinataire au même moment, aussi peu crédible. Enfin, pas très glamour de rompre quelques minutes avant le mariage avec quelqu’un dont a partagé des années de vie commune pour une amourette entrevue quelques heures plusieurs années auparavant. La morale de cette histoire n’est pas vraiment celle de l’amour.

John Cusack (Maps to the stars) nous a prouver qu’il valait mieux oublier cet accident dans un rôle particulièrement mauvais et dans lequel il n’excelle pas. Je n’ai jamais bien compris la trajectoire de la très belle Kate Beckinsale (Total Recall mémoires programmées) pourtant pleine de talent avec tout pour faire une belle carrière et qui s’évertue à collectionner des navets plus que de raison. Suivent Jeremy Piven (Edge of tomorrow) et Bridget Moynahan (John Wick), Molly Shannon (Scary movie 5) et l’incontournable Eugene Levy (American pie 4) dans ses éternelles pitreries.

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 18:52

Film dramatique intimiste d’Ira Sachs, qui aborde avec sensibilité le bouleversement le quotidien d’un vieux couple à la suite d’un imprévu pour le moins attendu dans la plus grande naïveté et un sens mal évalué des réelles priorités qui enchaine forcément des désagréments aux conséquences incommensurables et peu judicieux ni vraiment défendable.

A la suite de leur mariage, après 39 ans de vie commune, George et Ben vont voir leur vie pantouflarde contrariée. George perd son emploi, quand la pension retraite de Ben est trop faible pour les remboursements du prêt de leur appartement dans un des plus chics quartiers de New-York. Ils doivent donc vendre et trouver un autre logement. Voulant rester dans leur quartier, et en attendant de trouver de trouver un nouveau logement à leur convenance, ils sont temporairement séparés et hébergés dans de la famille et chez des amis. Une perspective quelque peu difficile et douloureuse, loin l’un de l’autre, sans leur intimité qu’ils doivent gérer au mieux.

Si le récit sur ce vieux couple qui se trouve contrarié dans leur quotidien, séparé et déboussolé est émouvant, j’ai eu un peu de mal à trouver pour au temps de la compassion pour eux, voir même un peu d’agacement pour ces bobos. Il me semble qu’après quarante ans de vie commune, le moins que l’on puisse faire c’est de prévoir ses vieux jours, et quand l’adversité arrive, ne pas trop faire la fine bouche en préférant une solution batarde qui les pénalise, au lieu de rester uni dans un autre quartier pour attaquer la dernière ligne droite de leur vie. L’amour qu’ils se portent ne vaut il pas quelques sacrifices ? Pourtant, si l’on se laisse prendre aux sentiments et à l’ambiance, l’émotion fonctionne assurément dans cette histoire d’amour, émaillée d’infidélités qui n’aura pas empêché une aussi longue coexistence. Ce qu’il y a, et qui n’a pas fonctionné pour moi, c’est cette absurdité du réalisateur de nous dépeindre une belle et finalement douloureuse histoire, quand il n’y a aucune justification dans le choix délibéré de vivre séparé quand rien ne le justifie vraiment. Dès lors, le postulat énoncé, jamais on n’arrive à se connecter avec l’état d’esprit général. D’autant plus que le bol de se trouver quasi gratuitement un appart aussi immense, même trop tard n’est pas dans notre réalité quotidienne, retirant le peu de compassion. Aussi, je n’ai pas été particulièrement attaché à cette histoire qui passe à côté d’un récit plus prenant.

Pour autant, c’est excellemment bien joué par un Alfred Molina (La vérité sur Emanuel) parfait, et un John Lithgow (Interstellar) époustouflant, tous deux convaincants. Il en est de même de Marisa Tomei (Les marches du pouvoir) et Cheyenne Jackson (Ma vie avec Liberace), moins évident de la part du jeune Charlie Tahan (Blue Jasmine) qui ne m’a pas emballé plus que ça. Christian Coulson et Sebastian La Cause (Délivre-nous du mal), ou encore Manny Perez, Eric Tabach et Christina Kirk, participent à l’ambiance austère.

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 15:53

Avec le troisième opus de la trilogie, John G. Avildsen terminait en beauté les aventures karatéquestes de ses héros intrépides et maladroits, barjots et attachants, après Le moment de vérité et Karaté kid 2, toujours victorieux dans les combats et dans l’amitié, et avec l'humour et l'émotion bien caractéristique de la franchise désormais devenue cultissime.

De retour de leurs aventures à Okinawa, Daniel et Miyagi découvrent que leur immeuble a été détruit. C’est aussi le chômage assuré pour le vieux maître, aussi, Daniel décide d'investir l'argent de ses études dans l’acquisition d’un petit commerce dans la vente de bonsaïs. Ainsi, la belle vie pour les deux comparses, d’autant que Daniel s’étant une nouvelle encore fait larguer, cette fois-ci par sa belle japonaise, s’entiche de Jessica Andrews, la belle petite potière du quartier. Mais l’ombre du mal ressurgi avec John Kreese, le fameux et odieux maître karatéka du dojo Cobra Kai, qui avait été battu par Daniel. Car il avait non seulement perdu ses élèves, mais aussi été ruiné. L’heure de sa vengeance à sonné, et avec l'aide de son ami et associé Terry Silver, ne tardent pas à perturber leur nouvelle et agréable existence.

Revenant à un style plus proche du premier opus, où légèreté rime avec humour et amour, je me suis beaucoup amusé aux dernière péripéties de la saga. Les bagarres sont toujours aussi déjantées, les amitiés aussi fortes et l’amour pourrait être enfin sincère. L’âge adulte aurait sonné pour Daniel ? De fait, la trilogie en dent de scie m’aura beaucoup diverti avec un art qui a souvent été trop pris au sérieux, hermétique pour moi, et qui dans un divertissement aura su être aussi ludique que drôle sans le côté pédant et chiant du religieux qui est trop souvent entremêlé. La réalisation sans être divine, avec parfois de baisses de souffle épique, sait rebondir pour mieux nous surprendre.

Les comparses Ralph Macchio et Pat Morita sont toujours dans l’esprit qui nous a séduit à la base, avec une complicité sans pareille. La bien jolie Robyn Lively se joint au duo avec beaucoup de naturel et d’amusement. Et puis bien sûr Thomas Ian Griffith et Martin Kove, autant que Sean Kanan, Jonathan Avildsen et Randee Heller, pour compléter un tableau bien loufoque.

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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 08:54

Sympathique et amusant film pour gamins en cette veille des fêtes de Paul King, qui entremêle réalité et animation dans une histoire inspirée de l’œuvre de Michael Bond dans laquelle sont abordés bien des thèmes comme l’écologie, mais aussi l'immigration et l'intégration, sujet d’actualité récurrente.

Lors d’une exploration au Pérou, un scientifique anglais avait découvert au fin fond de la forêt d’étranges ours bienveillants et dotés d’intelligence et du langage. Ayant bien sympathisé, il repart à Londres en les invitant à venir et qu’ils seraient les bienvenus. Bien des années plus tard, suite à un tremblement de terre, un jeune ours rescapé part pour la Capitale poussée par sa vieille tante. Après un trajet clandestin dans un navire marchand, il se retrouve dans la gare de Paddington, perdu et désolé. La famille Brown sortant d’un train l’aperçoit triste sur sa valise, et la jeune femme se prend d’amitié pour l’ours et décide, en plus de le prénommer Paddington, de lui offrir au moins pour une nuit, le toit de sa maison au grand dam de son mari et ses enfants Judy et Jonathan. Le début d’un séjour qui promet sans histoire, s’il n’y avait cette propension à la maladresse catastrophique du jeune ours, et surtout de la terrible Millicent qui ne rêve que de l’empailler.

Comme il se doit, il s’agit d’un film pour les jeunes sur des thèmes aussi récurrents que la protection des animaux et tout ce que cela comporte de respect de la vie animal, mais aussi une parabole avec l’immigration clandestine et de fait l’intégration dans nos sociétés, d’accueil et les rapports de convivialité. C’est gentiment abordé, avec une naïveté débordant de guimauve. Cependant, en restant à la surface du récit, nous avons droit à des aventures cocasses, rigolotes et bon enfant dans un humour charmant typiquement britannique. Les gags et répliques, les catastrophes et grimaces font la joie de tous, surtout de la part de ce petit ourson adorable. Ne doutons pas de la vente dopée pour Noël des peluches. Impossible de ne pas penser à Ted ou Teddy bear. Pour ma part, grand enfant devant l’éternel, je me suis bien amusé, trouvant l’ensemble assez charmant.

L'ours Paddington -Paddington Bear- est un personnage créé par le romancier britannique Michael Bond dans une série de vingt-trois livres, qu’il a écrit entre 1958 et 2012. Il avait eu l’inspiration avec un ours en peluche qu'il avait offert à sa femme lors du Noël 1956. Trois séries télévisées ont déjà vu le jour avant ce long métrage. Et comme il se doit, le merchandising a suivi avec des peluches, une ligne de vêtements, des jouets jusqu’à des fèves de galettes à son effigie.

Le casting est bien sympathique avec de bonnes surprises. Ainsi Hugh Bonneville (Monuments Men) est drôle quand Sally Hawkins (Godzilla) est adorablement émouvante, face à Nicole Kidman (Les autres) dans un rôle drôle de méchante Cruella qui l’a change pour mieux nous surprendre avec réussite. Et puis les jeunes Madeleine Harris et Samuel Joslin (The impossible) qui sont impayables. Il en est de même de Julie Walters (Harry Potter et les reliques de la mort) et Peter Capaldi (Le cinquième pouvoir) ou Jim Broadbent (Cloud Atlas).

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