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26 décembre 2017 2 26 /12 /décembre /2017 10:13

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis découvrir ce thriller de guerre réalisé en 2015 par Dito Montiel (Boulevard), d'après le livre d’Adam G. Simon, sur les traumatismes et conséquences provoquées sur les soldats engagés dans les conflits modernes.

A son retour du front en Afghanistan, Gabriel Drummer est retenu pour un entretien avec le psychiatre militaire le capitaine Peyton. Cependant qu’il tente de revenir sur sa dernière mission avec ses camarades et son meilleur ami d’enfance Devin Roberts, ses pensées se percutent avec la disparition de sa femme Natalie et leur fils Johnathan dans un monde post-apocalyptique. Les recherchant dans les décombres d'une ville, errant dans les rues Gabriel est perdu avec ses souvenirs des jours heureux.

Partant du postulat qu’un vétéran sur cinq des guerres d’Irak et d’Afghanistan a été diagnostiqué avec un TSPT (Trouble de Stress Post-Traumatique), dont 200 000 anciens combattants se retrouvent chaque nuit sans abri, et que 20 d’entre eux se suicident chaque jours, ce récit met un scène l'un d'eux revenu fracassé. La paranoïa, la perte des réalité, avec les peurs et la violence, de ces hommes mal préparés au retour à la vie civile, se trouvent perdu et psychologique désorientés. Sur la confusion du protagoniste, se décrit le traumatisme de ce vétéran poursuivi par ses démons, la culpabilité et la paranoïa.

J’avoue que j’ai un peu de mal à comprendre ce TSPT, tant la guerre est partie intégrante de la civilisation humaine depuis la nuit des temps, et il ne me semble pas que ce phénomène existait autrefois. Qu’est-ce qui a changé ces dernières décennies, où est-ce qu’on n’en parlait pas ? J’aurais aimé que la réflexion aille au-delà du constat pour ce Gabriel Drummer sans avoir à rajouter cette bavure militaire. Ces hommes traumatisés, ne l’étaient-il pas déjà avant de partir au front ? Ou alors l'armée américaine à un sérieux problème. Tant de questions que ce récit ne développe pas tant il est intéressant, et nous laisse sur notre faim au profits avec réalisme des symptômes.

Une réalisation prenante, de part le suspens qui plane avec la menace permanente contre femme, enfant et ami, laissant volontairement les zones sombres de la paranoïa polluer notre entendement pour mieux troubler et brouiller les pistes avant d’en saisir partiellement sur la fin. Lentement mais sûrement en effet, la réalité se fait jour par une mise en scène soignée pour placer les divers éléments réels et fictifs des révélations comportementales que la maladie a provoqué.

Avec Shia LaBeouf (American honey) et Jai Courtney (Suicide squad), Gary Oldman (La planète des singes) et Kate Mara (Morgane), Tory Kittles (La chute de la Maison Blanche), Clifton Collins Jr. (Knight of cups) et le jeune Charlie Shotwell, Jose Pablo Cantillo, Justin Smith, Paul Sado et Pierre Kennel, Ned Yousef, Jaylen Moore, Jim Klock, ainsi que Bill O'Reilly, Kenzo Cervoni, Wolé Parks et Zehra Fazal, Naz Deravian, Reem Kadem, Mustafa Haidari et Greg Vrotsos, Nick Jones Jr. et Adrian Lockett.

Le film Man down, distribué par Condor Entertainment, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2017 en DVD et Blu-ray Édition boîtier SteelBook. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée française, et version française.

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25 décembre 2017 1 25 /12 /décembre /2017 16:39

Sympathique comédie d’Yvan Attal (Do not disturb) sur l'intégration positive, sur un terrain de confrontation en université par le biais du concours d'éloquence.

Pour son premier jour à la fac de droit à Assas, Neïla Salah arrive en retard au cours de Pierre Mazard. Devant tout l’amphi, l’enseignant dérape en humiliant la jeune étudiante, provoquant un tollé général. Menacé du conseil disciplinaire et d’exclusion, Mazard accepte de préparer la jeune femme au prestigieux concours d’éloquence. Malgré son caractère provocateur et sa rigueur, Neïla se plie à tous ses excès avec la ferme volonté de réussir. Au fil des séances et d’un travail toujours plus acharné, ils finissent par se découvrir en dépassant les clivages et les préjugés.

Un récit résolument passionnant, drôle et même émouvant. J’ai été surtout intéressé par ce concours qui existe réellement, et par la confrontation entre les deux personnalités pas si opposées dans le fond. Après, on n’échappe pas au pénible cliché du français de souche raciste islamophobe et machiste, quand certes le personnage tient des propos politiquement incorrectes, mais pas toujours ineptes, résultante de la de la pensée à sens unique. Cependant, je me suis bien amusé avec les confrontations entre deux interprètes excellents qui donnent la pleine mesure de leur talent.

Avec Daniel Auteuil (Les confessions) et Camélia Jordana (Cherchez la femme), Yasin Houicha (Divines) et Nozha Khouadra (Grand central), Nicolas Vaude (Les têtes de l’emploi), Jean-Baptiste Lafarge (La crème de la crème) et Claude Perron, Virgil Leclaire, Damien Zanoli, Jean-Philippe Puymartin et Philippe Houillez.

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 11:17

Comme son prédécesseur Star wars - le réveil de la force de cette nouvelle trilogie, la déception est immense par ce gros recyclage de la saga qui n’apporte plus rien, ni en souffle épique ni en passion intergalactique, mais une immense fin de création pour une faim commerciale, dans lequel Rian Johnson (Looper), se perd dans le trou noir du néant artistique et narratif.

Pendant que Rey part à la recherche du dernier Jedi Luke Skywalker, la princesse Leia est poursuivie par son fils Kylo Ren passé du côté obscur de la force pour le Maître Snoke, après avoir tué son père Han Solo. Alors que tout semble perdu malgré le sacrifice de nombreux héros anonymes rebelles, Finn sous l’impulsion de Rose –dont la sœur Paige est morte héroïquement- tente de trouver une solution, pendant que et l’irresponsable Poe essaie de retarder l’inéluctable défaite totale de la résistance.

J’ai cru revoir un extrêmement long résumé de la Starwarmania d’un trailer so british de qualité médiocre dans lequel sont réutilisées à outrance les scènes cultes depuis quarante ans. Rien dans cet ersatz ne passionne, n’émeut ou moins encore ne surprend, pas même les révélations sur Rey face à Luke et Kylo, sur sa puissance de Jedi qui sait tout faire sans besoin de formation (sic !). Seul le petit lémurien apporte humour et fraicheur aux côtés de Chewbacca.

Beaucoup de déception en fait, tant je n’avais plus rien à en attendre depuis le premier volet. C’est juste de la tristesse face au gâchis, alors qu’un simple Rogue one: a star wars story avait été à la hauteur d’un court et héroïque sursaut de créativité, en parfait opposition avec le sort des héros dont aucun meurt tels Rose et Finn quand 10 000 stormtroopers viennent de se faire tuer autour d'eux, ou Poe seul survivant de pertes immenses à cause de lui. Le combat de sabre laser final est assez pathétique. La liste serait trop longue, fastidieuse et inutile pour exprimer mon profond désappointement.

Avec Mark Hamil (Kingsman: services secrets), Daisy Ridley (Le crime de l'Orient-Express), Carrie Fisher (Star wars VII), Kelly Marie Tran, Adam Driver (Logan lucky), John Boyega, Oscar Isaac (X-Men: apocalypse), Laura Dern (Le fondateur), Lupita Nyong'o (Non-stop), Domhnall Gleeson et Gwendoline Christie, Benicio Del Toro, Billie Lourd et Amanda Lawrence, Justin Theroux, Tim Rose et Adrian Edmondson, Mark Lewis Jones, Hermione Corfield et Veronica Ngo.

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23 décembre 2017 6 23 /12 /décembre /2017 08:30

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir cette excellente comédie dramatique réalisée en 2014 par Sólveig Anspach (Sandrine à Paris) inspirée de la bande dessinée d’Etienne Davodeau, sur la crise de quarantaine d’une femme à un tournant de sa vie, ainsi que deux documentaires.

Lulu pour Lucie, est une quadra mariée et mère de famille, qui décidé soudainement de fuguer, à un moment de sa vie où il est temps de faire le point et de se retrouver. Prenant une chambre d’hôtel en bord de mer, elle sympathise avec Charles, un ex-taulard marginal, et file rapidement le parfait amour. Après quelques jours heureux, Lulu s’enfuit de nouveau, et rencontre Marthe, une vieille dame qui l’héberge à son tour.

Une fable qui laisse à réfléchir sur le sens de la vie, des choix à faire pour continuer ou repartir différemment pour le pire ou le meilleur. J’ai beaucoup aimé cette douce poésie qui plane dans ce regard, sur des dialogues simples et souvent savoureux, et des personnages aux profils dilués, jamais vraiment sympathiques ni désagréables mais terriblement humains et attachants. C’est vaporeux, sans parti pris ni concession, c’est comme ça, au fil des événements, des rencontres et des coups de cœur que le hasard réserve et apporte des petits bouts de réponses et de bonheur.

Je me suis laissé embarquer dans cette fugue avec une certaine inconscience sans penser à rien que de découvrir avec cette femme son cheminement qui ne demande à s’éclairer sur les choix qui s’offrent à elle pour mieux se retrouver après avoir tant donné aux autres sans jamais vraiment rien recevoir en retour dans une déliquescence de son être jusqu’à son prénom dilué en un Lulu aseptisé. Une belle réalisation tout en finesse, saveur et subtilité d’une poésie douce amère avec ce petit goût de positivisme d’un optimisme de rigueur.

Barbara, tu n’es pas coupable ! Documentaire réalisé en 1998, qui nous plonge dans l’univers du roman-photo à travers des entretiens de fans, des femmes de tous âges et souvent intergénérationnel de mère en fille, comme des hommes jusqu’à en devenir photographe. Tous relatent leur passion avec délectation, tout en assistant au tournage d'un roman-photo. Chacun analyse ses ressentis et ses attentes d’un support média entre film roman, bande-dessinées photos sur des trames romantiques, et ce qu’ils apportent en rêves et fantasmes dans la vie de chacun.

Le comité a été réalisé la même année, et nous fait découvrir les membres du comité de lecture du magazine Nous deux, composé de rédactrices, journalistes, lectrices variées, qui débattent sur des projets, avec passion et avis contradictoires, dans la joie et bonne humeur, réagissant en fonctions de nombreux critères pour leur lectorat.

Deux documentaires sur la thématique du roman-photo, d’aspect en effet particulier qui m’a toujours intrigué sans jamais m’y intéresser ni me déplaire, trouvant dans le peu que j’en ai feuilleté une certaine naïveté amusante, et qui s’avère à travers Sólveig, avoir bien plus de d'impacts et de raisons d’être, savoureux et plus qu’intéressant.

Issu du Coffret Sólveig Anspach intégrale entre ses longs métrages : Haut les cœurs ! + Stormy weather + Back soon + Louise Michel, la rebelle + Queen of Montreuil + Lulu femme nue + L'effet aquatique + Sandrine à Paris + Made in the USA + Reykjavik, des elfes dans la ville, et 19 films documentaires, ainsi qu’un livret exclusif de 112 pages regroupant la parole de Solveig Anspach sur les films de sa carrière.

Avec Karin Viard (L’amour est un crime parfait) très attachante et convaincante, Bouli Lanners (9 mois ferme) tout aussi excellent, comme Claude Gensac (De l'huile sur le feu) drôle et marquante. Pascal Demolon (Jamais le premier soir) et Philippe Rebbot (Tous les soleils) sont amusants, comme Marie Payen (Mon âme par toi guérie) et la jeune et jolie Solène Rigot (Renoir), de même que Nina Meurisse (Juliette) et l’excellente Corinne Masiero (Les reines du ring).

Le film Lulu femme nue, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2017 en DVD. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, un entretien radio sur France Inter par Pascale Clark du 20/01/2014 avec Sólveig Anspach et Karin Viard.

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22 décembre 2017 5 22 /12 /décembre /2017 08:30

Un grand merci à Optimale pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique romantique et sociétale israélienne réalisée en 2015 par Michal Vinik, pour un premier long-métrage en parti autobiographique sur une premier amour et un passage à la vie adulte.

Lycéenne de 17 ans, Na’ama Barash mène une vie dissolue avec ses amies dans des soirées festives. Quand au lycée elle tombe amoureuse de la belle Dana Hershko, une nouvelle étudiante. Cependant que l’inquiétude grandit avec la disparition de sa sœur ainée Liora qui a quitté son poste de la base militaire, Na’ama vit sa première histoire d’amour, entre tâtonnements et découvertes d’un milieu et univers lesbien qui la révèle.

Une nouvelle vision du passage à la vie adulte en même temps que la révélation de l’homosexualité et du premier amour lesbien. Une description étonnante de la jeunesse israélienne, où l’alcool coule à flot et toutes les drogues se consomment à outrance et excès. Une histoire d’amour à sens unique, avec une jeune fille chargée de convertir et ou de révéler la lumière du saphisme pour une sorte de gourou lesbienne. Je me suis laissé planer dans ces histoires parallèles, entre les sœurs qui vivent chacune une histoire d’amour interdite, l’une militaire avec un musulman arabe des territoires occupés et le racisme qui se révèle dans la société, et l’autre avec une lesbienne de ses camarades de lycée.

Une très belle première réalisation, dans laquelle la réalisatrice y a mis beaucoup de son vécu personnel, dont un talent certain et la maitrise de la caméra, de la narration et de la mise en scène est magnifiquement servi par de jeunes interprètes marquantes. Ainsi, l’ambiance junkie alcoolisée et enfumée, alimente une histoire troublante et émouvante, telle la scène de sexe d’un beau réalisme sans voyeurisme, tout en étant intimiste jusqu'à un naturalisme chargé d’émotion. Les images sont belles, comme les couleurs et les lumières, dans des jeux de mouvements et de cadrages au plus près des sentiments d’inquiétude, de doute et de joie de la fébrilité des jeunes protagonistes.

Beaucoup de premiers rôles, dont les jeunes et excellentes Sivan Noam Shimon et Hadas Jade Sakori sont marquantes, ainsi que Dvir Benedek et Amit Muchtar, Irit Pashtan, Bar Ben Vakil et Reut Akkerman et Koral Bosidon, Hila Gozlan, Einav Levi et Oleg Rodovilski.

 

Le film Petite amie, distribué par Optimale, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 7 décembre 2017. Il est proposé en version originale hébreue sous-titrée français. Dans les suppléments, un entretien avec la réalisatrice Michal Vinik et l’actrice Sivan Noam Shimon.

3 étoiles

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21 décembre 2017 4 21 /12 /décembre /2017 16:33

Un grand merci à ESC Distribution pour m’avoir permis de découvrir ce superbe film d’aventure et catastrophe historique réalisé en 1975 par l’excellent Robert Wise, d'après l’œuvre de Michael M. Mooney se basant sur les faits réels.

1937, le Zeppelin LZ 129 Hindenburg, le plus grand dirigeable commercial du monde, quitte l’Allemagne pour sa ligne régulière de la traversée transatlantique avec les États-Unis à destination de Lakehurst. Porte drapeau du régime nazi et de sa propagande, le dirigeable est menacé d’attentat. Le colonel Franz Ritter est chargé par le ministre Goebbels de mener son enquête à bord durant la traversée, secondé d’un membre de la Gestapo, Martin Vogel. Ritter doit inspecter les passagers, mais se méfier aussi les membres d’équipage. Tout en inspectant les éventuels suspects, Ritter sympathise avec la comtesse Ursula von Reugen qui tente de fuir l’Allemagne nazie.

Alors que dès le début du récit, nous savons déjà que le célèbre dirigeable finira mal son odyssée, la trame nous amène cependant avec beaucoup d’angoisse et de subtilité au sort des passagers. Ainsi, l’enquête menée avec doigté, permet de dresser les portraits de protagonistes qui ont forcément tous quelque chose de suspect et donc des pistes possibles.

De quoi mieux retarder la découverte du terroriste pour une bonne cause mais politiquement et intellectuellement condamnable qu’on en viendrait à espérer l’échec ou le sauvetage des 97 passagers et membres d’équipage. Sans avoir pris de ride, j’ai une fois de plus beaucoup aimé ce film qui garde sa force de persuasion dans une ambiance lourde et inquiétante. De fait, dès les premières minutes, l’atmosphère délétère est tendue à souhait et ne nous quitte plus jusqu’à ce terrible final impressionnant.

Une très belle réalisation, soignée et maitrisée, dans un huis clos aérien de pure folie avec cette immensité de gaz inflammable à tout instant, pour un récit riche en rebondissements avec les découvertes sur les motivations des uns et des autres passagers et certains membres d’équipage. Des images magnifiques, tant en couleur qu’en lumière, avec des cadrages pointus qui accentues le confinement étroit et la menace permanente. Pour cette trame, les personnages sont inspirés des membres et passagers réels, dont Franz Ritter est le Colonel Fritz Erdmann, en fait simple passager d'observation de vol.

Une fin dramatique qui se conclue avec la mort de 35 personnes dont 13 passagers, des membres d’équipages et un membre au sol, dans un brasier qui désintégra en 34 secondes cette énorme boule de gaz. Le fait marquant de ce terrible événement et de son impact dans la mémoire collective, vient que pour la première fois un drame était filmé en direct par de très nombreuses caméras, dont la fulgurance de la tragédie est encore effrayante d’horreur marquante.

Longtemps considéré comme un regrettable accident qui arrangeait autant les États-Unis alors en très bons termes avec les nazis ne souhaitait pas porter une part de responsabilité dans le drame sur leur sol, et l’Allemagne préférant ne pas donner d’écho et existence à une résistance contre son régime. L’attentat a cependant été envisagée malgré toutes les hypothèses d’accidents toutes aussi farfelues que celles meurtrières de terroristes-résistants. Il semble que l’attentat ait de sérieuses pistes de crédibilité, dont le film catastrophe prend acte.

Avec un superbe casting choral, dont George C. Scott (Le dernier de la liste) et Anne Bancroft (Week-end en famille), William Atherton (Jersey shore shark attack), Roy Thinnes (Charley le borgne), Gig Young, Burgess Meredith et Charles Durning, Richard Dysart, Robert Clary et Rene Auberjonois, Peter Donat, Alan Oppenheimer et Katherine Helmond, Joanna Moore, Stephen Elliott et Joyce Davis, Jean Rasey, Ted Gehring, Lisa Pera et Joe di Reda, Peter Canon, Charles Macaulay, Rex Holman et Jan Merlin.

Le film L'odyssée du Hidenburg, dans la Collection : Hollywood Premium et Nouveauté Hollywood Legends Premium, distribué par ESC Distribution, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 28 novembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français. Dans les suppléments, Un film catastrophe paradoxale, analyse du film par Olivier Pere, responsable du département cinéma d’Arte-France.

3 étoiles

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 10:48

Avec la vingtième deuxième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, j’ai eu le plaisir de parcourir cet excellent biopic Emily Dickinson, a quiet passion réalisé en 2016 par Terence Davies (The deep blue sea), sur la plus grande poétesse américaine, dont l’influence de son œuvre imprègne encore les intellectuels de nos jours.

Aux États-Unis du XIXème siècle, la jeune Emily Dickinson heurte son entourage dans sa rébellion contre les discours évangéliques au sein du pensionnat de jeunes filles. Elle fini par être renvoyée dans sa famille à la plus grande joie de sa soeur Vinnie et de son frère Austin. Jour et nuit, Emily écrit des poèmes avec passion. Sa rencontre avec Vryling Buffum, une jeune féministe et rebelle à sa classe, inspire Emily qui n’hésite plus à se dresser contre toutes les règles contraignantes de la société puritaine. Devenue célèbre, Emily devient la plus grande poétesse américaine.

Une restitution passionnante pour cette poétesse dans une société américaine odieusement puritaine et terriblement machiste, dont on découvre sa personnalité entre ses bons mots et son génie, dans une vie quasi monacale, recluse avec sa famille au plus proche de sa création. Un personnage attachant, bien que sa rigueur intrinsèque et son langage cisellé et affuté comme des lames de rasoirs fusent avec violence sous un sourire ostentatoire.

Une magnifique réalisation qui illustre une époque, tant par les mots que par la vaste demeure, la chambre d’Emily que les accessoires vêtements et mobiliers qui en disent long sur l’ambiance rigoureuse des familles aisées d’alors aux morales strictes et la religion imposante. La mise en scène est superbe pour mettre en exergue l’intellectualité d’un récit où il ne se passe à priori peu de chose quand il y a un bouillonnement d’énergie et de passion, d’amour absolu, de colère et de vie.

Avec Cynthia Nixon (Rampart), Jennifer Ehle (Brooklyn village), Duncan Duff (Cadavres à la pelle), Keith Carradine (Les amants du Texas), Jodhi May, Joanna Bacon, Catherine Bailey, Annette Badland et les jeunes Emma Bell (Destination finale 5), Rose Williams et Benjamin Wainwright, Miles Richardson, Verona Verbakel et Eric Loren, Simone Milsdochter, Tom Kemp et Ross MacDonald, Trevor Cooper, Stefan Menaul et Richard Wells, Noémie Schellens, Maarten Ketels et Maarten Ketels.

Le film Emily Dickinson, a quiet passion, distribué par Blaq out, et sa page Facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 17 octobre 2017 en DVD avec un livret de 96 pages Emily Dickinson par Terence Davies, Emily Dickinson, figure de la modernité de Sophie Mayer, 40 poèmes d’Emily Dickinson en version bilingue (français et anglais). Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, Un passionnant documentaire My letter to the world, de Sol Papadopulos pour une plongée dans la vie et l’œuvre d’Emily Dickinson

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver pour 2018 http://www.cinetrafic.fr/film-2018 les nouveaux films http://www.cinetrafic.fr/nouveau-film, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

 

3 étoiles

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20 décembre 2017 3 20 /12 /décembre /2017 10:14

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir cet excellent  film d’aventure et policier réalisé en 1946 par Douglas Sirk (Tout ce que le ciel permet) qui a considéré comme son préféré de tous ceux qu’il a réalisé, s’est inspiré des mémoires d’Eugène-François Vidocq.

Né en prison, devient rapidement abonné à la cellule pour ses méfaits. S’évadant avec son ami Emile Vernet, après avoir volé un peintre d’église, il s’engage dans l’amée d’Italie de Bonaparte en se faisant passer pour un sous lieutenant. À son retour, il usurpe l’identité de François Vidocq d’une tombe, et fait la rencontre de la Marquise de Pierremont et ses nièces, la petite Mimi et sa sœur Thérèse de Pierremont qui ne tardent pas à le démasquer.

Cependant que la belle chanteuse Loretta, devenue la femme du chef de la police Richet que Vidocq avait volé, le courtise. Après un coup monté, François Vidocq devient le nouveau premier policier de France, dont avec ses connaissances de la pègre, s’apprête à cambrioler la banque centrale de Paris.

Avec beaucoup d’humour et de légèreté, cette factice évocation de la jeunesse de notre célèbre Vidocq national, passé de bandit à chef de la brigade de sûreté, ancêtre de notre police judiciaire actuelle, et fondateur de la première agence de détective de l’histoire, se laisse regarder avec beaucoup de plaisir jouissif. Un personnage haut en couleur, dont ce récit nous conte avec délectation une passionnante histoire totalement farfelue mais distrayante.

Ainsi, malgré la physionomie gravé de Claude Braseur en tête, je me suis bien amusé avec cette variante de George Sanders qui campe le héro d’Arsène Lupin et de Sherlock Holmes avec beaucoup d’humour, sauf sur la fin quelque peu plombée avec Loretta. Une trame drôle et élégante, pleine de facéties et clins d’œil amusants.

Avec une mise en scène vive et alerte, entre gags et chansons, actions, suspens et belle romance, la réalisation est une belle surprise de distraction. Eugène-François Vidocq est un personnage historique qui a énormément marqué les esprits en son époque. Ainsi, les romanciers s’en sont inspirés tel Honoré de Balzac avec son personnage de Vautrin. Le septième art également, avec une douzaine de films, téléfilms et séries ont depuis 1909 jusqu'à celui en 2018 avec L'Empereur de Paris, a rendu hommage à ce Vidocq le magnifique. Sans oublier les bandes dessinées et autres médias.

Avec les excellents George Sanders (Crépuscule) et les belles Signe Hasso (Le ciel peut attendre), et Carole Landis décédée trop jeune à 29 ans, Akim Tamiroff (La soif du mal), Gene Lockhart (La maison de la 92ème rue), Alma Kruger, Alan Napier et la jeune Jo Ann Marlowe à la triste fin, Vladimir Sokoloff, Pedro de Cordoba, Leona Maricle, Fritz Leiber et Skelton Knaggs, Fred Nurney, Gisela Werbisek et Marvin Davis, Sam Harris et Julius Tannen.

Le film Scandale à Paris, issu de la collection Les classiques américains, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 décembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français.

3 étoiles

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 16:08

Restitution de la part de femmes pendant la grande guerre, dont Xavier Beauvois (Des hommes et des dieux) adapte l'œuvre d’Ernest Pérochon, qui restitue une ambiance de la campagne sans les hommes tous aux front dont les femmes prennent la relève.

En 1915, alors que tous les hommes sont désormais au front depuis plus d’un an, la ferme du Paridier est tenue par Hortense Sandrail et sa fille Solange en l’absence de ses fils Georges et Constant et de son gendre Clovis. Hortense fait appel à une saisonnière, la jeune Francine Riant, une orpheline travailleuse, jeune et jolie avec qui la complicité est réciproque. Quand Georges, entre deux permissions, la trouve à son goût, une histoire d’amour se noue, qui déplait à la mère qui a déjà prévu l’union de son fils avec Marguerite, fille d’un fermier du village.

Gentillet téléfilm sur un récit à la Maupassant à la sauce intemporelle, ou certes il est fait allusion à la grande guerre en filigrane, comme décors en toile de fond, pour une histoire de pauvre orpheline qui trouve emploi de saisonnier à la ferme pour se faire engrosser par un bon gros lourd paysan glaiseux entre deux permissions. Je n’ai pas eu le coup de cœur pour cette trame à la tonalité évasive du propos pour le coup loin des réalités et préoccupations d’alors, comme le documentaire Elles étaient en guerre.

Je suis assez étonné de voir les troupes américaines oisives en attendant des semaines l’ordre de combattre, quand les pauvres étaient comme nos gars promptement envoyés à la boucherie. Et plus encore rigolard ces milliers de tracteurs américains, quand nous leur fournissions avions et chars. Quand aux désirs d’exterminer les « boches » de Georges, aucun des mes grand-pères et grand-oncles ne sont revenus revanchards ni avec la haine de l’ennemi, mais terriblement traumatiser des morts des copains comme des allemands, et la haine de la guerre. Fusions entre les deux guerres mondiales ? B

ref ! Sympathique petit film, qui oublie la réalité de la vie des femmes à la campagne, du changement de mentalité que la grande guerre a opéré chez elles, et de la réaction violente contre les femmes en guise de remerciement pour services rendus à la Nation avec le retour des hommes et des gouvernements réactionnaires, de droite comme de gauche, qui refuseront le droit de vote des femmes en 1936. Un beau film à l'ambiance champêtre, sur des portraits de femmes émouvantes, mais dans lequel manque ce petit quelque chose de flagrant dans la prise de conscience de la place des femmes dans une société qui ne pourra plus être celle de quatre ans auparavant.

Avec Nathalie Baye (Alibi.com), Laura Smet (Tiens-toi droite) et la révélation Iris Bry belle et excellente, Olivier Rabourdin (Trois souvenirs de ma jeunesse), Cyril Descours (Madame Solario), Gilbert Bonneau, Nicolas Giraud, Mathilde Viseux et Xavier Maly, Marie-Julie Maille et la jeune Madeleine Beauvois, femme et fille du réalisateur, Alain Artur, Adrien Denizou, Yann Bean et Michel Lamy, Laurence Havard, Katia Henkel et Anne-Cécile le Quere.

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17 décembre 2017 7 17 /12 /décembre /2017 11:59

Déception avec le film des frères David et Stéphane Foenkinos (La délicatesse), dans lequel ils s’emmêlent les pieds avec la crise de la cinquantaine et la jalousie, sans rapport entre les deux maladies.

Alors que sa fille Mathilde fête ses dix huit ans, Nathalie Pêcheux, professeure de lettres, cinquantenaire divorcée, est prise d’une jalousie maladive. Envers sa fille, dont elle critique son talent de danseuse, ainsi que de son petit ami Félix, de son ex-mari et sa jeune femme, jusqu’à dire autant de mal de sa meilleure amie, jusqu’à sa jeune collègue enseignante, au risque de perdre famille, amis et emploi.

Comédie dramatique quelque peu bancale qui souffre de longueurs, mais aussi de maladresses sur le thème. Comme beaucoup de choses, la maladie de la jalousie ne se déclanche pas à la suite de trauma ou d’une simple crise de la cinquantaine. Après, le récit se laisse voir entre quelques gags et répliques vâchardes, entre violence verbales et humour sarcastique, s’enfonce dans une spirale infernale une descente aux enfers que la jalousie emporte l’héroïne dans la perte de soit et des autres, dont elle a de la chance qu’on ne lui tienne pas rigueur de toutes les saloperies qu’elle leur fait et dit. Je me suis laisser aller à suivre ce récit bien que des grosses longueurs plombent l’ambiance et casse le rythme.

Avec Karin Viard (Le petit locataire) qui maitrise bien son rôle, face à Anne Dorval (Mommy), Thibault de Montalembert (Aurore) et Anaïs Demoustier (Demain et tous les autres jours), Dara Tombroff, Bruno Todeschini (La French) et Marie-Julie Baup (Amour sur place ou à emporter), Corentin Fila, Susanna Dimitri et Xavier De Guillebon, Eva Lallier, Thérèse Roussel et Sreypeich Bensimon, Éric Frey, Fabio Crestale et Cédric Ben Abdallah.

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