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15 décembre 2017 5 15 /12 /décembre /2017 14:44

Un très grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir ce western réalisé en 1952 par Sydney Salkow, d'après le roman Le lac Ontario de James Fenimore Cooper, revenant sur la guerre entre britanniques et français en 1754 dans les colonies américaines

Homme blanc élevé par les amérindiens Mohicans, Pathfinder décide de s’allier aux britanniques dans leurs guerres contre les français à la suite du massacre des Mohicans par les Mingos. Avec la belle Alison, une anglaise bilingue, il se rend dans un fort français pour les espionner et préparer l’attaque anglaise. Cependant que le capitaine Bradford, l’ex-mari d’Allison, officier anglais passé dans le camp français et remarié avec une princesse Mingo, arrive au fort.

Je me suis amusé avec ce petit film ridicule de série B sur un roman d’un propagandiste américano-anglais dont la haine primaire des français lui a fait écrire des pamphlets  désespérément pathétiques d’un nostalgique de la colonie anglaise d’Amérique. Ne dit on pas que le vainqueur écrit l’histoire, empreins d’une profonde naïveté qui prête heureusement à sourire. Car les Mohicans n’ont jamais été exterminés par les français, mais bien par les anglais et que les américains leur ont volé leurs terres et ont internés les survivants dans des camps, les fameuses réserves indiennes,

et encore que les Mingos –Iroquois- n’ont jamais été à la solde des français, mais bien avec les anglais, qui ont massacrés les colons du Québec, comme lors du massacre de Lachine. Sur la trame, tout est à la comédie, entre les scènes de combats dignes d’enfants lors de récréations, et le français d’Allison comme celui des français avec l’accent moins british que texan, est à mourir de rire.... honte.

Reste une réalisation avec de belles couleurs de la Tecnicolor, sur un rythme vite à bout de souffle, dans des décors champêtres, et une mise en scène souvent hachée pour un récit minimaliste de haine des français à prendre pour une curiosité westernienne. Inspiré du livre Le lac Ontario -The Pathfinder- issu de la saga Bas de cuir -Leatherstocking tales- de 5 romans, nous connaissons surtout Le dernier des Mohicans souvent adapté au cinéma.

Avec George Montgomery (Le privé), la belle Helena Carter, Jay Silverheels et Walter Kingsford (L'homme au masque de fer), Rodd Redwing (L’étrange créature du lac noir), Stephen Bekassy et Elena Verdugo, Bruce Lester, Chief Yowlachie, Lyle Talbot et John Hart, Adele St. Mauer, Vi Ingraham, Rus Conklin et Edward Coch.

Le film Le trappeur des grands lacs, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, la présentation et analyse du film par François Guerif et par Patrick Brion.

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 18:34

Petit polar horreur extrêmement mauvais de Tomas Alfredson (La taupe), pour une adaptation de l'œuvre de Jo Nesbø, nous plongeant dans une histoire de tueur en série des plus ennuyeuses, limite ridicule et sans aucun intérêt.

A la disparition d’une jeune femme, mère de famille, s’en suit une autre dont on retrouve la tête avec à chaque fois un bonhomme de neige, signature du meurtrier. Inspecteur dans une section d’élite, Harry Hole se lance dans les pas de sa collègue Katrine Bratt, une nouvelle venue qui a des pistes. L’enquête leur permet d’établir des rapprochements avec des dizaines de faits similaires qui se passent toujours lors de la période hivernale des neiges. Il semble que plus les inspecteurs se rapprochent du tueur, plus celui-ci les devance de peu.

Et non, ce n’est pas un conte de Noël pour enfants, mais bien un polar censément être d’horreur sur un tueur en série. J’avoue que je me suis terriblement ennuyé dans ce conte à dormir debout, sur un récit épouvantablement mal écrit, d’abord confus puis rapidement élucidé de par la personnalité de l’assassin tant c’est téléphoné. Le portrait des protagonistes est basique, dont celui d’Harry Hole, alcoolique notoire sans envergure dont le cheminement de son enquête frise le risible.

Sur la forme c’est mauvais, ne serait-ce que la scène de meurtre dans la chambre d'hôtel est tellement barge, digne d'une comédie de scary movie. et dans le fond il n’y a rien à en dire tellement ce roman de gare dans une ambiance pseudo fantastique nous plonge dans un tueur anti avortement qui pose la question sur le sens final du message de l’auteur. Une réalisation bâclée sur des images d’un gris infini aussi terne que la trame et une mise en scène confuse.

Avec Michael Fassbender (Alien: Covenant) est des plus inexpressifs, quand Rebecca Ferguson (Life - Origine Inconnue) s’en sortirai au mieux, Charlotte Gainsbourg (3 cœurs) et Chloë Sevigny (Love & friendship), Val Kilmer (Palo Alto), J.K. Simmons (Mr Wolff) et David Dencik, James d'Arcy, Jonas Karlsson, Jakob Oftebro et Jeté Laurence, Toby Jones, Ronan Vibert et Michael Yates, Jamie Clayton, Genevieve O'Reilly et Anne Reid.

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14 décembre 2017 4 14 /12 /décembre /2017 11:00

Un très grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir cette excellente comédie romantique réalisée en 2016 par Sólveig Anspach (Lulu femme nue), décédée trop tôt, qui nous narre avec beaucoup de fraicheur et d’humour un joli poétique conte éthéré, ainsi que le documentaire Que personne ne bouge !.

Afficher l'image d'origineAlors que son collègue se fait méchamment rembarrer par une fille qu’il draguait, Samir tombe éperdument amoureux d’elle. Il apprend qu’elle s’appelle Agathe et est maître-nageuse à la piscine municipale de Montreuil. Timide et maladroit, il s’inscrit aux leçons de natation, quand il nage parfaitement. Alors que son charme opère, elle découvre son mensonge la veille de son départ pour l’Islande à une conférence internationale. Sans hésiter, il prend le prochain avion pour la rejoindre et tente de la reconquérir.

"L'Effet aquatique", le film dont on ne voudrait pas sortirUne très belle et douce romance, tout en subtilité et humour sarcastique, bourrée de tendresse et de pudeur. Je me suis rendu compte que j’aime beaucoup les histoires qui se passent dans les piscines, alors que ces lieux clos ne m’attire pas tant ils me tournent vite la tête tout en m’attirant dans une contradiction assumée. C’est le cas cette fois-ci encore, où l’univers doucereux de cette romance à ce côté calme et planant d’une ouate irréelle qui rassure. Je me suis donc laissé emporter par la douceur des vaguelettes qui grandissent d’amour. Avec beaucoup de poésie, dans le cadre magnifique de l’Islande, où tout contribue à nous charmer. Une très belle réalisation, la dernière de la réalisatrice décédée peu après, partie trop tôt à 54 ans, qui laisse une œuvre fabuleuse, chaleureuse et curieuse, variée et terriblement humaine et pleine de vie.

Afficher l'image d'origineIssu du Coffret Sólveig Anspach intégrale entre ses longs métrages : Haut les cœurs ! + Stormy Weather + Back Soon + Louise Michel, la rebelle + Queen of Montreuil + Lulu femme nue + L’Effet Aquatique + Sandrine à Paris + Made in the USA + Reykjavik, des elfes dans la ville, et 19 films documentaires, ainsi qu’un livret exclusif de 112 pages regroupant la parole de Solveig Anspach sur les films de sa carrière.  

effet, aquatique, la, tortue, rouge, cosmodrama, ecransAvec Florence Loiret-Caille (L'enquête) drôle et émouvante, de même que Samir Guesmi (Le transporteur héritage) très touchant. La belle Didda Jonsdottir, Philippe Rebbot (Rosalie Blum) et Esteban (La délicatesse), comme Olivia Côte (Des nouvelles de la planète Mars) sont très drôles. Les belles Nina Meurisse (Je suis un soldat) et Solène Rigot (Saint Amour), Ingvar Eggert Sigurðsson (Everest), Jóhannes Haukur Jóhannesson (Noé) et Frosti Runólfsson, sont de la partie.

Que personne ne bouge ! Les amazones du Vaucluse est un documentaire réalisé en 1998, qui relate les sept braquages perpétrés entre 1989 et 1990 par cinq femmes, amies depuis l’enfance en galère social. Au total, des sommes modestes pour être aussitôt dépensées en courses alimentaires. Un reportage émouvant, entre rire sous cape tant ces femmes sont drôles et attachantes, et beaucoup de grave émotion face à leur situation sociale et les retombées de leurs escapades à travers leurs témoignages passionnants et repentants.

Le film L’effet aquatique, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2017 en DVD. Il est proposé en audio sous-titré français pour les sourds et malentendants. Dans les suppléments, le documentaire du film par Jean-Luc Gaget et la remise du César du meilleur scénario original pour sa et jlg, a titre posthume. et un entretien avec le réalisateur.

3 étoiles

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13 décembre 2017 3 13 /12 /décembre /2017 10:40

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce film réalisé en 1981 par George A. Romero (La nuit des morts-vivants), pour une immersion dans une troupe anar de bikers dans un spectacle médiéval des temps modernes.

Passionnés de motos, des bikers anars animent un spectacle médiéval de chevaliers du roi Arthur, avec des joutes où les motos remplacent les chevaux. À la tête des ces troubadours modernes babas cool hippies, Billy voit son autorité de gestion arthurienne contestée par Morgan. L’équilibre financier de la troupe, les risques physiques quasi suicidaires de Billy laissent planer une indécision des participants.

Cependant que la foule s’agglutine pour assister au spectacle, qu’un policier véreux tente de racketter les maigres recettes, un promoteur souhaite devenir leur agent. La troupe se divise mettant en danger les amitiés et l’âme même de leur existence.

 

Ces cavaliers -Knightriders- arthurien des temps modernes, entre gestion anarchiste et rigueur budgétaire, autogestionnaire face aux délires hippies, nous plonge dans une atmosphère particulière de passionnés de motos mêlant à l’esprit de la chevalerie en totale opposition philosophique. Le film aborde de nombreuses thématiques de la vie en société telles que l’anarchisme, l’amour et l’amitié, la fidélité et la trahison, l’homosexualité, la violence familiale, la corruption et une forme de jusqu’au boutisme des idéaux.

Si le récit traine un peu en de grosses longueurs, j’ai beaucoup aimé l’ambiance qui règne dans une sorte de délire limite psychotique des protagonistes attachants. Dans cette troupe hétéroclite à la promiscuité réduite amicale et amoureuse, se révèlent des sentiments et des orientations sexuelles, se constitue une famille de passionnés de l’univers médiéval, des motos et du spectacle de reconstitution modernisée du moyen-âge et de sa mentalité des chevaliers de la table ronde. Il s’en dégage beaucoup d’émotion, mais aussi d’humour d’une telle ambiance particulière.

Une réalisation au style reconnaissable de George A. Romero sortant des sentiers zombiesques pour réaliser ce film qu’il souhaitait faire depuis dix ans, en s’inspirant de l'organisation d'amateurs médiévaux de la Society for Creative Anachronism. Une mise en scène qui fait la part belle aux joutes motorisées, de tournois à lances, combats de masses et épées aux vrombissements, chutes et cascades, courses poursuites et combats, dans une festivité joyeuse sans retenue. De beaux ballets aux travelings maitrisés, pour un spectacle qui donne envie de voir et de participer. Un film surprenant et passionnant.

Avec l’excellent Ed Harris (Mother!), face à Gary Lahti, Tom Savini (Machete kills), Amy Ingersoll et Patricia Tallman (La nuit des morts-vivants), Brother Blue, Ken Foree et Scott H. Reiniger, Martin Ferrero, Warner Shook et Randy Kovitz, Harold Wayne Jones, Albert Amerson et Christine Forrest, Cynthia Adler, John Hostetter et Amanda Davies, Michael P. Moran, Don Berry, David Early et Bingo O'Malley, Ronald Carrier, Marty Schiff, Ken Hixon et Joseph Pilato, l’écrivain Stephen King et sa femme Tabitha King, Anthony Dileo Jr., John Amplas, John Harrison et Ken Foree.

Le film Knightriders, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, des entretiens avec George A. Romero, Rétrospective et Romero et King, inédits et exclusifs Blu-ray, À propos de Knightriders, King Arthur in America, entretien avec William Blanc, historien, par Julie Pilorget, historienne médiéviste, et Camelot is a State of mind, entretien avec Julien Sévéon, un spécialiste des légendes arthuriennes et auteur du livre George A. Romero : Révolutions, zombies et compagnie (blu-ray),

 

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 10:19

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film très beau thriller psychologique réalisé en 1948 par Frank Borzage, réalisateur prolifique –dont le magnifique Trois camarades- autant qu’acteur, d’après le roman de Theodore Strauss, qui nous plonge dans un traumatisme d’enfance aux lourdes conséquences.

Depuis sa plus tendre enfance, Danny Hawkins est victime des insultes et brimades de la part de ses camarades, et de violences physiques de Jerry Sykes, parce que son père a été pendu pour meurtre. Adulte, lors d’une dispute à propos de la petite amie de Jerry, la belle Gilly Johnson que convoite Danny, les haines ressurgissent et Danny tue son bourreau de toujours. Par peur de finir comme son père, Danny tente d’éviter d’être pris par la police qui enquête de plus en plus près de lui, cependant que son idylle avec Gilly prend consistance.

Un très beau récit angoissant de part la trame qui tisse sa toile autour du jeune homme, que de sa personnalité pour le moins peu avenante. En effet, si le malheureux a été victime de sarcasmes et de violences depuis toujours, il n’en est pas moins au-delà de son traumatisme un homme violent à l’inverse de son père, tant contre son tortionnaire qu’avec la jeune femme, dont on doute qu’il redevienne doux comme un agneau, cependant qu’il cherche à combattre cette violence en lui.

J’ai beaucoup aimé l’ambiguïté qui règne dans cette traque qui se ressert comme une nasse autour du meurtrier, où la légitime défense est discutable. Une ambiance bien délétère règne tout du long avec une efficacité redoutable qui trouve une plus ample respiration dans les dernières secondes avec beaucoup d’à propos.

La mise en scène est savamment maitrisée pour contenir nos espoirs avec toutes les craintes, dans un jeu de caméra et de dialogues soignés que les décors bois et marais, brume et musique, que les portraits des protagonistes ne donnent pas dans la dentelle pour entretenir une ambiance moite et nerveuse à souhait. Une très belle réalisation pour un très beau récit auxquels les interprètes de qualité apportent une touche finale parfaite.

Avec l’excellent Dane Clark, face à la belle Gail Russell (The uninvited), Ethel Barrymore, de la dynastie familiale, Rex Ingram (Le voleur de Bagdad) et Allyn Joslyn (L'imposteur), Harry Morgan (L’étrange incident), David Street et Selena Royle (Esclave du gang), Harry Carey Jr. (Le bord de la rivière), Irving Bacon, Lloyd Bridges et Houseley Stevenson, Phil Brown, Harry Cheshire et Lila Leeds, et les jeunes Johnny Calkins, Michael Dill, Stephen Peck et Tommy Ivo.

Le film Le fils du pendu, issu de la collection Les classiques américains, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 décembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français.

3 étoiles

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11 décembre 2017 1 11 /12 /décembre /2017 14:31

Un grand merci à Damned Films pour m’avoir permis de découvrir ce film entre fiction et documentaire sociétale, réalisé en 2016 par Adrian Sitaru (Illégitime), nous entraine dans les mentalités détestables d’un certain journalisme.

Lorsque Radu, jeune journaliste roumain qui ambitionne un poste dans une grande agence, apprend le rapatriement de deux jeunes prostituées mineures de France, alerte Axel, un contact à Paris pour un reportage. Celui-ci arrive avec son collègue Serge, et les trois hommes partent à la chasse de la jeune Anca. Les mentalités et ambitions se révèlent sur les méthodes sans limites, ni scrupules.

Une fiction version documentaire très intéressant sur les activités quelque peu glauques d’un certain journalisme prêt à tout, jusqu’aux manipulations les plus basses et sans scrupules pour décrocher un scoop. Mettant rapidement mal à l’aise d’entrée avec cette vision de perfection du gamin dans la natation, ce groupe de journaleux, plus proches des hyènes voyeurs odieux, nous entraine dans un road movie hallucinant de sale mentalité.

Quelques longueurs alourdissent cependant la subtilité, mais la force de la caméra donne cette terrible dimension, que le court-métrage qui accompagne le film rend encore plus éloquent. Film particulièrement dérangeant qui décrit bien une certaine mentalité de journalisme, dont l’actualité nous apporte souvent des cas similaires. J’ai été saisi par ce récit, qui dresse des portraits différents tout en étant complémentaires, face au sort de la jeune fille aux abois, manipulée par tous.

Une réalisation soignée, mettant en parallèle le regard sur les entrainements du gamin dans la piscine, et cette poursuite au scoop sur la jeune fille avec le même sang froid glacial des protagonistes. Dans le journalisme, un fixeur, (francisé de l’anglais fixer, arranger ou accompagnateur) est un autochtone connaissant très bien une région, travaillant pour le compte d'une production, est un interprète, guide et aide de camp d'un journaliste étranger, organisant des rencontres avec des personnalités local. Ainsi le portrait est Radu se cadre dans l’objectif de la trame.

Avec Tudor Istodor et Mehdi Nebbou (Hasta mañana), Nicolas Wanczycki (Juillet août), et Ionut Andrei Chereches, la jolie Diana Spatarescu, Sorin Cocis et Andrei Gajzago, Anca Hanu, Puiu Mircea Lascus et Emilian Marnea, Adrian Titieni et Andreea Vasile.

Le film Fixeur, distribué par Damned Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 7 novembre 2017 en DVD. Il est proposé en version franco-roumain sous-titrée français. Dans les suppléments, Art -Artã- avec Emanuel Parvu, Andrei Rus, Ioana Abur et Iulia Crisan, un court métrage terrible sur un casting odieux de producteurs et réalisateurs. 

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 17:54

Excellent biopic du duo Jonathan Dayton et Valerie Faris (Elle s'appelle Ruby), qui relate le magnifique combat d’une championne de tennis pour l’égalité des droits des femmes, du sport féminin, puis de la communauté lesbienne et LGBTQ.

Sacrée sportive la mieux payer avec cent mille dollars en 1972, après trois titres du Grand Chelem, la championne de tennis Billie Jean King, souhaite que les joueuses soient à égalité de traitement avec les hommes. Elle s’engage dès lors dans un combat féministe face au machisme de la fédération et des médias, allant jusqu’à créer la Women's Tennis Association (WTA).

L'ancien numéro un mondial Bobby Riggs, machiste phallocrate, lance un défis à Billie Jean pour un match d’exhibition afin de prouver la supériorité de l’homme sur la femme. Un défi que la championne accepte de relever. En parallèle, Billie Jean entame une liaison amoureuse avec sa coiffeuse Marilyn Barnett, découvrant alors son orientation sexuelle pour un deuxième combat à mener contre le machisme et l’homophobie.

Un beau film pour un passionnant combat face à un hallucinant machisme archaïque rétrograde. Ainsi, cette jeune et remarquable championne, malgré tous ses titres a eu le courage de donner la dignité aux femmes dans un combat contre la phallocratie du milieu sportif mais aussi celui des médias et des politiques, et contre la société en générale. Suivra ensuite son combat pour les droits des gays et lesbiennes suite à sa rupture avec Marilyn Barnett.

Un nouveau combat qu’elle mène alors avec Ilana Kloss sa compagne depuis 20 ans. Un film captivant de bout en bout, avec la montée de la tension et les invectives violentes de toutes parts, pour un match fabuleusement remis en scène, sans jamais s’éterniser dans les échanges. Une histoire bouleversante pour une fin heureuse, mais dont le combat pour les femmes ne doit jamais se relâcher, car loin encore l’égalité des femmes dans nos sociétés modernes, et pire encore dans le reste du monde.

Avec l’excellente et trop jolie Emma Stone (La la land), face au terrifiant Steve Carell (Café society), Andrea Riseborough (Nocturnal animals) et Natalie Morales (Wall Street : l'argent ne dort jamais), Sarah Silverman (Mary à tout prix), Bill Pullman (Lola versus) et Alan Cumming (Any day now), Elisabeth Shue (Palmetto), Eric Christian Olsen (Beerfest) et Jessica McNamee (Je te promets), Martha MacIsaac (American sexy phone), Fred Armisen, Lauren Kline et Mickey Sumner, Fidan Manashirova, Ashley Weinhold et Austin Stowell, Wallace Langham, Kaitlyn Christian et Bridey Elliott, Lewis Pullman, James Mackay et Enuka Okuma.

3 étoiles

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 16:41

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette comédie romantique réalisée en 1983 par Bertrand Blier (Le bruit des glaçons), pour un triangle amoureux.

Saisonniers dans la station de Courchevel, Pascal et Micky sont deux indéfectibles potes que rien ne peux séparer. Pour le beau gosse Pascal, les filles lui tombent dans les bras, quand le grassouillet Micky est plus dans l’ombre. Avec l’arrivée de la belle et peu farouche Vivianne dont Pascal est très épris, l’amitié va se fissurer quand Micky tombe aussi amoureux de la la jeune femme, et céder malgré sa résistance.

Un film conçu dans la douleur que l’on ressent fortement dans le jeu des acteurs peu à l’aise et souvent absents pour un récit qui vire banal et bancal. J’ai eu beaucoup de mal à suivre cette histoire qui ne sait trouver sa place entre comédie comique et dramatique, amitié et amour, fidélité et trahison. Trame classique d’un triangle amoureux entre deux supers bons potes et une mangeuse d’hommes dont le cœur balance entre eux, et le corps entre de nombreux amants, pour finir dans un ménage à trois, sans apporter véritablement d’émotion ni d’originalité. L’intérêt de ce film se focalise sur le premier rôle dramatique du comique Coluche avant Tchao Pantin.

A l’origine, le récit s’inspirait de l’histoire vraie entretenue par Coluche avec Elsa, l’ex de Patrick Dewaere. Il était initialement prévu que le rôle tenu par Isabelle Huppert soit joué par Miou-miou, mais avec le suicide de Dewaere, celle-ci ex-compagne du défunt et mère de sa fille, ne pouvait plus interpréter son personnage. Un tournage que regrettera Coluche très affecté par le suicide, tourmenté par son addiction à la drogue et plongé dans une grande dépression, qui s’en ressent dans son jeu. Le réalisateur ne peut empêcher son machisme primaire de s'exprimer contre les femmes. Il en reste une réalisation soignée,qui  évite habillement la théâtralité de la mise en scène d'une récit en trois actes, pour animer la trame générale.

Le film est issue de Coluche - Coffret 5 films : Tchao Pantin + Inspecteur la bavure + Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ + Banzaï + La femme de mon pote, sur un beau panel éclectique du comédien de talent et d’humour et d’émotion.

Avec Coluche (Inspecteur la bavure), Isabelle Huppert (Les fausses confidences) et Thierry Lhermitte (La clef), François Perrot (Banzaï), Daniel Colas, Frederique Michot et Farid Chopel.

Le film La femme de mon pote, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 22 novembre 2017 en Combo Collector Blu-ray + DVD et un DVD de bonus. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, deux passionnants documentaires et entretiens, Coluche fait son cinéma, et Michel Colucci, dit Coluche.

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9 décembre 2017 6 09 /12 /décembre /2017 11:03

Un grand merci à ESC Distribution pour m’avoir permis de découvrir cette très émouvante dramatique réalisée en 1951 par Mark Robson, pour l’adaptation du roman Lights out de Baynard Kendrick,    .

Grièvement blessé durant la seconde guerre mondiale, le sergent Larry Nevins est hospitalisé et rapatrier aux États-Unis. Il apprend qu’il est désormais aveugle et va devoir apprendre à vivre avec, avant de retrouver sa famille et sa fiancée Chris Paterson. Passé le choc et le déni, Larry apprend à se débrouiller dans le noir et l’inconnu, se faisant des amis et une belle rencontre avec une bénévole, la belle Judy Greene, dont l’amour est impossible tant il aime Chris. Le retour à une nouvelle vie face à son handicap n’est pas facile ni accepté par tous.

Un très beau récit sur l’aveuglement du cœur quand aux différences, tant dans la cécité des yeux que des sentiments et ses conséquences, ainsi que sur la dénonciation du racisme, avant-gardiste du mouvement civil des années soixante. J’ai beaucoup aimé la trame subtile et intelligente qui aborde ces thématiques avec lucidité et clarté quand les plus aveugles ne sont pas forcément ceux qui croient voir. Ainsi, après une partie ludique et propagande sur l’accueil chaleureux des blessés de guerre, et la formation à la nouvelle vie d’handicapé, les liens sociaux se créés ou se délitent, une dernière phase douce amère sur les sentiments face aux aléas douloureux de la vie qui m’a fait penser à l’excellent Les plus belles années de notre vie, donne la pleine mesure de cette trame.

Ainsi, ce jeune sergent débonnaire, sûr de lui et son éducation du Sud, raciste même aveugle avant d’en prendre conscience et de changer, devient un être humain émouvant face aux difficultés de son état et le rejet dont il est victime autant qu’il trouve le bonheur auprès des siens et de sa bien-aimée. J’ai été touché par l’ambiance et les relations entre les protagonistes si lissent en surface. Une très belle réalisation, un peu trop propagande au début, puis didactique avant de véritablement trouver sa grande chaleur humaine.

Avec les excellents Arthur Kennedy (La bataille pour Anzio), les belles Peggy Dow et Julie Adams (L’étrange créature du lac noir), James Edwards, Will Geer (Complot à Dallas) et Nana Bryant, Jim Backus, Richard Egan, Minor Watson et Joan Banks, Richard Egan, John Hudson et Marjorie Crossland, Donald Miele, Murray Hamilton et Larry Keating.

Le film La nouvelle Aurore, distribué par ESC Distribution, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 28 novembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français.

3 étoiles

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 09:40

Un grand merci à ESC Distribution pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 1943 par Julien Duvivier (L'imposteur), qui pour son troisème film américain durant la seconde guerre mondiale, nous dans trois segments d’après les récits d’Ellis St. Joseph, d'Oscar Wilde et de László Vadnay, sur la thèmatique commune de l’obsession.

Quand Doaks rend compte à son ami Davis d’un rêve qui l’obsède, il se voit proposer de lire une nouvelle sur le sujet. À la Nouvelle-Orléans, la jeune Henrietta est obsédée d’amour pour Michael qui ne l’a regarde pas. Persuadée de sa laideur et d’être invisible, rencontre un soir du Mardi Gras, un mystérieux inconnu lui offre de choisir dans son échoppe un masque qu’elle doit rendre avant minuit. Michael tombe amoureux de sa personnalité sans avoir vu son visage. Ils s’encouragent mutuellement à changer de vie et de comportement. Reste plus qu’à faire tomber le masque.

Doaks entame une seconde histoire. À Londres, le chiromancien Podgers lit dans la main du septique Marshall Tyler d’un mariage et d’un meurtre qu’il va commettre. Une terrible prédiction qui va tourner à l’obsession, quand il va en effet se marier. Son désir de tuer pour se débarrasser de cette idée doit trouver à s’exécuter. Dans le dernier conte, le funambule Paul Gaspar est omnibulé par un rêve dans lequel à la vue de la femme de sa vie, et sa chute au sol. Il en perd ses moyens, avant de rencontrer Joan Stanley, une belle jeune femme qui est celle de son rêve.

J’ai beaucoup aimé les trois fables obsessionnelles, entre magie de Mardi Gras, prédictions et prémonitions qui virent en une telle force de conviction qu’elles en interfèrent dans la vie de nos protagonistes en horreur comme en bonheur. Ainsi, l’amour est au rendez-vous pour la belle jeune femme passant inaperçue par son apparence et son caractère, le meurtre pour se débarrasser de cette idée fixe d’un sceptique et de nouveau l’amour pour un funambule de haute voltige. Trois destins, trois obsessions, trois émotions variées et attachantes qui trouvent source commune et des talents éclatants.

Une très belle réalisation qui nous happe avec humour avant dans balsculer dans l’horreur et fini en beauté comme trois films différents avec autant de sentiments révélés. À l’origine cependant, il était prévu un quatrième segment coupé au montage sur un tueur en cavale trouvant refuge chez un fermier et sa fille aveugle. Universal ayant conservé les rushs, puis remanié la trame pour le sortira en 1944 sous le titre Destiny. A la différence de nombreux réalisateurs français qui ont poursuivit leur carrière sous occupation allemande, Julien Duvivier s’est exilé aux États-Unis où il y a réalisé 5 films : Lydia en 1941, Tales of Manhattan, en 1942, Flesh and Fantasy en 1943, L'imposteur en 1943 et Destiny en 1944.

Avec Robert Benchley et David Hoffman (Le conquérant), Betty Field (Picnic), Robert Cummings, Edgar Barrier (Quatre étranges cavaliers) et Marjorie Lord, Edward G. Robinson (La maison rouge), Thomas Mitchell (La péniche de l’amour), Anna Lee (La maison des sept péchés), May Whitty (Pilotes de chasse) et C. Aubrey Smith (Beyond tomorrow), Charles Boyer (La chance d'être femme), Barbara Stanwyck (Christmas in Connecticut), Charles Winninger (Au-delà de demain), Clarence Muse et Marcel Dalio (Le dernier de la liste)

Le film Obsessions, distribué par ESC Distribution, de la belle collection Hollywood Legends Premium, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 28 novembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français. Dans les suppléments, l’analyse du film par Christophe Gans, À la lisière du Fantastique par Éric Bonneville,

3 étoiles

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