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8 novembre 2017 3 08 /11 /novembre /2017 08:00

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de parcourir ce superbe film de cape et d’épé, réalisé en 1960 par André Hunebelle (Les mystères de Paris), magnifiquement restauré en 4K à partir par Pathé pour l’adaptation de l’œuvre de Michel Zévaco, .

En 1616, Concini, amant de la Galigaï l’amie de la régente Catherine de Médicis, voudrait éliminer le jeune Louis XIII, et se faire proclamer roi. Lors d’une attaque contre le marquis de Teynac par Rinaldo et ses hommes à la solde de Concini, Francois de crémazingues de Capestan intervient, les met en fuite et est blessé. Il est soigné par une belle jeune fille dont François tombe amoureux.

Chargé de transmettre un message à Concini sur les désordres en province, il sauve la vie du baladin Cogolin, qui devient son fidèle ami. A la suite de son entrevu avec Concini qui se passe mal, il est insulté du surnom de bouffon de Capitan. François apprend bientôt que sa belle inconnue est Gisèle d'Angoulême, retenue prisonnière.

J’ai adoré retrouver les aventures du Capitan de mon enfance, dont chose rare, le film n’a pas pris une ride tant le récit historique de Zévaco a gardé toute sa passion du genre avec cette fraicheur de cape et d’épée. Entre humour, complots et passes d’armes, chansons et romantisme trouvent un équilibre parfaitement maitrisé dans la narration. Dès mon adolescence j’ai dévoré les œuvres de Michel Zévaco avec entre autres Les Pardaillan qui me hante encore plusieurs décennies plus tard.

Selon son habitude, dans des contextes historiques réels, bien loin des fantaisies d’un Alexandre Dumas, s’immiscent des personnages fictifs pour mieux nous emmener dans la grande Histoire avec une passion inégalée. On retrouve bien chez André Hunebelle la patte de l’écrivain, tant dans le déroulé que dans l’ambiance.

Avec la reconstitution de l’époque entre les décors fabuleux et les riches costumes, la mise en scène pleine de rebondissements et de batailles en cascades, de romances et d’amitiés indéfectibles, nous transportent dans l’univers du genre avec une réelle délectation. Bien sûr, filmer la nuit en plein jour parait désuet mais avec tellement d’amusement qu’il en fait tout le charme de la comédie. A noter que Jean Marais comme à son habitude n’est pas doublé pour les scènes de cascades parfois dangereuses, dans les conditions d’époques sans trucages ou retouches numériques, qui vaut son pesant d’émotion. Le roman avait déjà eu une première adaptation au cinéma, réalisée en 1946 par Robert Vernay avec Pierre Renoir, Jean Tissier, Lise Delamare et Sophie Desmarets.

Avec les excellentissimes Jean Marais (Les mystères de Paris) et Bourvil, la belle Elsa Martinelli (Belle Starr story), Pierrette Bruno et Lise Delamare, et la belle Annie Anderson partie trop tôt à 29 ans, Christian Fourcade, Arnoldo Foà et Guy Delorme, Jacqueline Porel, Jean-Paul Coquelin et Raphaël Patorni, Robert Porte, Jean Berger et Piéral.

Le film Le Capitan d’André Hunebelle, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 22 novembre 2017 en combo collector DVD + Bluray. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, un entretien de 1960 avec Jean Marais.

3 étoiles

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6 novembre 2017 1 06 /11 /novembre /2017 09:44

Raté à sa sortie en salle, mais rattrapé avec grand plaisir en blu-ray, j’ai pu me plonger dans l’excellente réalisation de James Mangold (Wolverine : le combat de l'immortel), qui clôt une génération de cette saga inégale, pour en relancer une nouvelle sans aucun doute, histoire de recycler le fond de commerce avec un nouveau groupe d’enfants génétiquement modifiés.

Ayant précédemment tout perdu, vivant incognito en tant que chauffeur de berline de location, Wolverine de son identité Logan, noie sa solitude et ses douleurs dans l’alcool. Il cherche autant d’argent que possible pour acheter une certaine drogue qui puisse anesthésier le cerveau de Charles devenu dangereusement incontrôlable. A la suite d’un combat contre des narco-trafiquant, Logan est tracé par les forces spéciales qui veulent sa destruction, et par la mafia. Mais une jeune femme fait appel à lui pour sauver une petite fille mutante.

J’avoue que je me suis souvent perdu avec la saga de 10 films des X-Men, Deadpool et Wolverine tant tout s’est mélangé selon la technique Marvel qui brasse tous les supers héros de ses comic books en un galimatias confus. De fait, je ne cherche plus à comprendre afin de profiter du spectacle et divertissement sans plus à m’attacher aux récits mais aux personnages. En tout cas, à l’origine, Logan est un homme recruté par le professeur Xavier dont son squelette a été recouvert d'adamantium, et qui pour préserver sa mémoire que l'on voulait lui effacer, et par amour pour Heather, va s’enfuir et vivre en solitaire.

Nous le retrouvons dans cet ultime épisode en un alcoolique clodo qui va reprendre une dernière fois du service pour relancer la saga avec une nouvelle génération d’X-Men génétiquement modifiés par un laboratoire aux méthodes nazis sur des enfants à qui l’on a inoculé des gènes de mutants naturels, dont celui de Wolverine. Et de se retrouver avec Laura une gamine X-« woman » Wolverine bis en une sorte de Mindy Macready / Hit-Girl à la Kick-Ass qui dynamise cet opus avec efficacité. En soit, rien de bien nouveau dans cette fin de franchise pour une régénération.

De fait je me suis beaucoup amusé dans ce nouveau délire même si c’est au prix de la disparition définitive de super héros d’origine, qui reviendront, on s’en doute, en d’autres circonstances. La part de la gamine est évidemment le joker de relance de la franchise pour un éternel recommencement pour le tiroir caisse. Cependant, bien que trop long en durée, le récit reste captivant même sans surprise, pour cette passation générationnelle. Un adieu à Logan, qui au demeurant n’a jamais été vraiment très sympathique et qui ne manquera probablement pas des masses.

Avec Hugh Jackman (X-Men: apocalypse), Patrick Stewart (X Men: days of future past), la jeune Dafne Keen est excellente, Boyd Holbrook (Morgane), Stephen Merchant (Mariage à l’anglaise) et la jolie Elizabeth Rodriguez (Effets secondaires), Richard E. Grant, Eriq la Salle et Elise Neal, Quincy Fouse, Al Coronel, Frank Gallegos et Anthony Escobar, Reynaldo Gallegos et Krzysztof Soszynski.

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5 novembre 2017 7 05 /11 /novembre /2017 14:55

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce film mexicain fantastique et horreur, réalisé en 2016 par Emiliano Rocha Minter, pour son premier long-métrage indé expérimental.

Après une apocalypse qui a dévasté la Terre, les adolescents Lucio et sa sœur Fauna, errent à la cherche d’un abri et de nourriture dans un environnement hostile. Ils rencontrent Mariano, qui possède ces deux choses. En échange, il exige leur aide pour transformer un bâtiment abandonné en une structure de grotte, mais également que le frère et la sœur aient des relations sexuelles incestueuses pendant qu'il les regarde. Commence alors des comportements étranges et horribles pour survivre.

Sorte de film expérimental mélange de fantastique, horrifique et pornographique, le récit se joue dans un huis clos cauchemardesque et apocalyptique de fin du monde. Il est difficile de décrire ce récit fantasmagorique et hallucinatoire, entre délires schizophréniques et instincts de survit, aux nombreuses références et emprunts d’autres horizons. Les relations violentes entre les protagonistes, dans la construction d’une grotte cocoonesque symbole de régression fœtale  et préhistorique et d’un retour aux source et des premiers hommes en cette extinction finale, donne une vision apocalyptique digne d’un Sade.

De l'usage de drogues, avec de superbes images ecstasiques, aux scènes plus volontiers scabreuses telles ses gros plans sur les sexes façon Centre du monde, il en ressort une impression profonde de mal être. Nébuleux et cathartique, le film laisse penser que le réalisateur, dont on pré supposerait qu'il est un adolescent perturbé, tente là d'y déchiffrer ses désirs sexuels confus. Sur des airs hard rock, ce film trouvera sans aucun doute un public de fan d’univers du genre.

Avec Noé Hernández (Miss Bala), face à María Evoli et Diego Gamaliel, Gabino Rodriguez et María Cid.

Le film We are the flesh d’Emiliano Rocha Minter, distribué par Blaq out et la page Facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 17 octobre 2017 en Combo DVD et Blu-ray, avec un visuel exclusif par le dessinateur de BD Gnot Guedin. Il est proposé en version sous-titrés français pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, deux courts métrages, Videohome (2013) et Dentro (2014), et des entretiens avec Emiliano Rocha Minter, María Evoli, Diego Gamaliel et Noé Hernández.

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3 novembre 2017 5 03 /11 /novembre /2017 13:44

Un grand merci à BQHL éditions pour m’avoir fait découvrir ce film de  guerre et de propagande réalisé en 1944 par Julien Duvivier (La belle équipe), un de ses cinq films réalisés aux Etats-Unis, ayant préféré s’exiler que de travailler sous l’occupation nazi.

Alors qu’on vient le chercher en ce 18 juin 1940 pour être guillotiné, Clément profite d’une chance extraordinaire d’un bombardement qui tue ses geôliers et détruit le mur de la prison pour se retrouver libre. Dans la débâcle, il est pris comme passager avec des soldats quand un mitraillage tue tous les soldats sauf Clément qui prend les papiers du sergent Laffarge et s’embarque pour l’Afrique française libre. Il se rend compte que le véritable sergent était un véritable héro, et se confie à son camarade Monge qui lui conseille le secret. Mais Yvonne, la fiancé du sergent défunt, préfère s’engager comme infirmière que de le dénoncer. Mais l’imposture est révélée par Clauzel, un ancien compagnon d’arme.

Film de propagande réalisé sur la fin de la guerre pour montrer au public américain l’implication de la France aux côtés des alliés, ce film souffre de moyens financiers limité, d’un scénario pour le moins léger et d’une réalisation aussi peu crédible. J’ai eu beaucoup de mal à ne pas rire devant ce qui fut un bide commercial et public, tant aux États-Unis qu’en France. Second film tourné aux États-Unis pour Jean Gabin après La péniche de l’amour. Tourné en anglais, dans des décors californiens avec du matériel de guerre américains loin de nos camions français de 1940. Jean Gabin rejettera le film et refusera doubler sa voix en français, confié à Robert Dalban.

Si en effet, le film n’est pas le plus réussi de la carrière de Julien Duvivier, il mérite cependant la curiosité d’être découvert pour son message qui a encore son actualité de nos jours, altruisme et rédemption, défense des valeurs de la liberté avec le don de soit pour se battre pour une juste cause.

Avec Jean Gabin (Maigret et l'affaire Saint-Fiacre) et Richard Whorf, Allyn Joslyn (Le ciel peut attendre) et Ellen Drew, Peter van Eyck, Ralph Morgan et Eddie Quillan, John Qualen, Dennis Moore, Milburn Stone et John Philliber, Charles McGraw, Otho Gaines, John Forrest et Fritz Leiber.

Le film L'imposteur de Julien Duvivier, distribué par BQHL éditions, et sa page Facebook est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 27 septembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français.

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 15:03

Terriblement décevante réalisation de Noémie Lvovsky (Camille redouble), qui nous plonge dans un conte symbolique quelque peu désuet et confus.

Âgée de neuf, la petit Mathilde vit seule avec sa maman divorcée dans un état dépressive au bord de la folie, dont les liens très fort entre elles les entrainent dans un monde imaginaire et de la terrible dépression de sa mère. Ainsi, une chouette semble parler à l’enfant telle un ami ou sa propre conscience insane.

Sans aucun doute émouvant, le récit n’en prend pas moins dès le début de par le rythme terriblement lent et opaque d’une ambiance irréelle une tonalité soporifique qui vire agacement de n’en pas avancer d’un commencement de trame. Entre la mère déphasée et la petite qui en prend le chemin, une sorte de guimauve gentillette tend à atomisé le spectateur en perdant le fil et l’intérêt du contenu. Pour ma part, j’ai fini par abandonner et tétanisé par me laisser emporter dans une anesthésie générale sans plus suivre ni les tenants ni les aboutissants.

Avec la jeune Luce Rodriguez pour son premier rôle est marquante par son jeu naturel, face à Noémie Lvovsky (Rosalie Blum) et Mathieu Amalric (Le secret de la chambre noire), la voix de Micha Lescot, Anaïs Demoustier (Caprice), Elsa Amiel (Saint Laurent) et India Hair (Crash test Aglaé), Julie-Marie Parmentier (Cessez-le-feu), Francis Leplay et Lydie Ledoeuff, Camille Rousselet et Rym Hachmi. Maxence Tual, et les jeunes Roxane Lebel-Davion, Axelle Philippot et Anouk Kovalsky, Mathilde Lewandowski et Agnès Vogley, Yanis Belghomari et Iris Guillot.

 

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 09:26

Un grand merci à France Télévisions Distribution pour m’avoir permis voir ce film de guerre réalisé en 2016 par Gabriel le Bomin, d'après le roman Le terroriste noir de Tierno Monénembo, librement inspiré de l’histoire vraie d’un tirailleur sénégalais.

Lors de armistice des tirailleurs sénégalais prisonniers réussissent à s’enfuir d’un camp d’internement et errent dans la forêt vosgienne. Parmi eux, Addi Bâ Mamadou, qui refuse la défaite et préfère rester quand ses camarades passent en zone libre. Addi Bâ organise un maquis de résistance avec le soutien de la population locale. Avec le STO, la troupe prend de l’ampleur pour des actions contre l’occupant nazi.

J’ai trouvé très intéressant de rendre justice aux oubliés de la résistance, dont ce guinéen du bataillon des tirailleurs sénégalais, qui ont donnés beaucoup pour la France, tant dans leur bravoure que de leur vie. Un récit qui se laisse suivre avec intérêt, bien que je regrette les aspects fantaisistes, comme ce massacre de soldats noirs pour les besoins d’un film de propagande nazi, et du massacre du maquis, et se focalise un peu trop sur ses conquêtes féminines.

Si en effet, l’héroïque Addi Bâ Mamadou a été a été arrêté, torturé et exécuté, ses partisans ont échappés de justesse au pire, et avaient été trahis par deux soldats allemands faussement déserteurs. Cependant l’ambiance met bien en exergue la personnalité de ce soldat de métier, un peu trop intello, qui refuse la défaite et de continuer le combat contre l’occupant.

Loin de Londres et du général de Gaulle, la trame nous montre comment, à partir de citoyens lambdas, se constitue des réseaux de patriotes pour une résistance organisée avec tous les risques que cela suppose d’arrestation, tortures, déportation et mort, de méfiance et de trahison d’une France occupée par l’ennemi extérieur comme les collaborateurs intérieur.

La réalisation est soignée, avec des cadrages judicieux, notamment dans le forêt donnant cette insécurité troublante, avec une belle vision des lieux exigus et superbes, d'une belle mise en scène maitrisée entre couleurs et lumières pour une belle reconstitution de la résistance locale.

Avec Marc Zinga (La fille inconnue) excellent, Alexandra Lamy (Retour chez ma mère) et Pierre Deladonchamps (Le fils de Jean), Louane Emera (La famille Bélier) et Audrey Bastien (Le grand jeu), Lucas Prisor (Elle), Astrid Whettnall (La route d'Istanbul) et Grégory Gadebois (Cessez-le-feu), ainsi que Magne-Håvard Brekke, Patrick d'Assumçao, Olivier Bonnaud et Zacharie Chasseriaud, Fred Epaud et Antoine Chappey, Jérémy Zagba et Stéphane Bissot.

Le film Nos patriotes de Gabriel le Bomin, distribué par France Télévisions Distribution, et sa page Twitter est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs depuis le 18 octobre 2017. Il est proposé avec des sous-titrée français pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, des scènes coupées, le documentaire du film avec des interventions du réalisateur, et un entretien avec Marc Zinga.

 

 

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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 08:00

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir cet excellent thriller apocalyptique, écrit et réalisé en 1988 par Steve de Jarnatt, pour une journée et une nuit d’angoisse et d’horreur.

Une belle journée commence pour Harry Washello et Julie Peters qui tombent amoureux et se donnent leur premier rencard pour le soir même dans un café restaurant du quartier de Miracle Mile. Mais arrivé en retard, Harry désolé appelle Julie d’une cabine pour s'excuser, puis le téléphone sonne. Au bout du fil, un militaire affolé, croyant parler à son père, lui apprend que des missiles nucléaires vont s’abattre sur Los Angeles dans une heure et dix minutes. Réalité ou canular, Harry fait part de cette terrible nouvelle aux clients, déclenchant un début de panique dans une tentative de sauve qui peut.

J’ai été totalement envouté par cette terrible histoire apocalyptique, émouvante et sombre, tout en étant pleine de romantisme et d’une triste poésie, avec ce déferlement de panique qui s'empare de toute la population dans un effroyable capharnaüm de violence incontrôlable. Ainsi, commençant avec cette rencontre d’un coup de foudre pour un amour d’une vie tant attendue synonyme d'une grande histoire d'amour, la soirée qui promet un beau conte de fée romantique vire soudainement dans un cauchemar absolu. Une très belle description de la panique qui s’empare brutalement de la population devenue hystérique, avec des réactions totalement imprévisibles pour une fin puissante et magnifiquement poétique.

Une superbe réalisation, à la mise en scène soigneusement maitrisée sur des images superbes qui installent une ambiance déchirante qui se dégage des films du genre par une puissante poésie émouvante d'un instant d'horreur de peur panique pour une fin sublimement sombre et si belle à la fois. J'y ai retrouvé une ambiance similaire de La petite boutique des horreurs de  Frank Oz d'après Roger Corman. De fait, la narration fataliste laisse planer dans le déroulement de cette journée comme une succession logique de l'angoissante résultante de ce qui se génère en toute logique d'absurdité qui révèle le fond caché de chaque être.

Il a fallu toute l'obstination du réalisateur pour parvenir à ses fins tel qu'il l'avait écrit, tant les producteurs voulait changer la fin. D'autant plus beau et douloureuse trame que la peur des armes nucléaires étaient alors à son paroxysme, avant que les accords Salt 1 et 2 suivis de la fin de la guerre froide ne viennent nous rassurer, mais l'actualité récente entre Les États-Unis et la Corée du Nord avec les deux fous au pouvoir, comme de L’Iran dans la course à la bombe, tendent à donner raison à ce récit de ce qui risque de nous arriver.

Avec les excellents Anthony Edwards (Garçon choc pour nana chic) et Mare Winningham (Philomena), John Agar (La revanche de la créature) et Lou Hancock et Mykelti Williamson (American nightmare 3), Kelly Jo Minter, Kurt Fuller (Suspect), Denise Crosby (Desert hearts), Robert DoQui (RoboCop 3), O-Lan Jones, Claude Earl Jones et Alan Rosenberg, Danny de la Paz, Earl Boen et Diane Delano.

Le film Miracle mile, de Steve de Jarnatt, distribué par Blaq out, est disponible en DVD et Blu-ray avec Jaquette réversible avec les affiches d’époque dans les meilleurs bacs dès le 13 novembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, un entretien inédit avec le réalisateur Steve de Jarnatt, Piste musicale isolée de la BO de Tangerine Dream, Retrouvailles avec le casting du film, un entretien avec Anthony Edwards et Mare Winningham, un entretien avec Paul Haslinger de Tangerine Dream, des scènes coupées et prises ratées, Tournage de la scène du diner avec storyboard, Diamond Ending : fin alternative, et deux courts métrages : Tarzana (1978) et Eat the sun (1975).

3 étoiles

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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 10:30

Un très grand merci à Paramount Pictures et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de poursuivre la sixologie des transformers réalisée par Michael Bay (No pain, no gain), avec ce cinquième opus de la saga d’après la série animée de Nelson Shin.

Après les terribles batailles que se sont livrés les Autobots d’Optimus Prime contre les Decepticons de Mégatron, la Terre a été momentanément sauvée de la destruction aux lourdes pertes, tant Transformers et humaines, telle la jeune Izabella, une autre menace surgit. Quintessa, la créatrice des Transformers décide de sauver la planète des robots Cybertron, au prix de la destruction totale de la Terre et de la mort de tous les humains. Cade Yeager est embarqué par Bumblebee, un Lord anglais, et la belle Vivian Wembley, professeur d’Oxford, pour une quête vers les origines des Tranformers sur Terre et de l’Histoire de l’humanité.

Avec un humour comique de pastiche à la Indiana Jones, nous sommes repartis pour un compte à rebours avant la fin du monde, dont le rébus va trouver sa solution dans le conte du Roi Arthur et les douze chevaliers Dragonstorm, et d’autres légendes où les robots ne sont pas pour rien. Je me suis beaucoup amusé dans ce nouvel opus, qui nous entraine dans une revisitation des contes et légendes, mais aussi dans l’origine des guerres des Autobots et des Decepticons.

Toujours aussi passionnant et captivant, drôle et émouvant, avec pour une fois moins de morts collatéraux de terriens pour autant de castagnes, de machines transformables avec des effets spéciaux numériques comme de prises de vues époustouflantes. On ne voit pas le temps passer tellement riche et dense est cette aventure, en attendant avec impatience le final l’année prochaine.

Réalisation de blockbuster type, avec ces multitudes de scènes qui se chevauchent et s’entremèlent pour se rejoindre entre passé et présent, sur terre comme dans l’espace, dans les airs et sous les eaux avec des décors soignés. Du grand cinéma fantastique d’action pour un divertissement assuré avec des anti-héros bien entendu des plus héroïques. Après les Transformers en 2007, Transformers 2 : La Revanche en 2009, et Transformers 3 - La face cachée de la Lune en 2011, suivent Transformers : l'âge de l'extinction en 2014, ce Transformers: the last knight (2017), sera conclut par un spin-off final Bumblebee.

Inspiré à l’origine par une gamme de jouets Microman et Diaclone sortie vers 1980 au Japon, des robots transformables en objets inanimés ou en véhicules donne naissance des comics book, puis en 1984 à une série animée télévisée américaine de 98 épisodes de 25 minutes réalisée par Nelson Shin. L’histoire de base relate une guerre civile robotique depuis des millions d'années sur la planète Cybertron, entre les robots intelligents transformables, les Autobots et leur chef Optimus Prime contre les Decepticons dirigés par Mégatron, se poursuivant sur la Terre.

Avec Mark Wahlberg (Deepwater) et Anthony Hopkins (Prémonitions), la jolie Laura Haddock (Les gardiens de la galaxie) et Josh Duhamel (Dancing heart), Santiago Cabrera (Seven sisters), la jeune Isabela Moner et Jerrod Carmichael, Stanley Tucci et John Turturro, Liam Garrigan, Rob Witcomb et Daniel Adegboyega, Gil Birmingham et Glenn Morshower,

Le film Transformers : the last knight de Michael Bay, distribué par Paramount Pictures, est disponible en dvd et Blu-ray dans les meilleurs bacs dès le 2 novembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français et autres langues étrangères, ainsi qu’en sous-titré pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Le mélange des mythologies, La création de la destruction : plongée dans l’usine Packard, Monter les échelons, Découverte de la décharge, Le traitement royal : Transformers au Royaume-Uni, Moteurs et magie, Paysage extraterrestre : Cybertron, Encore un film génial.

3 étoiles

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 17:30

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir ce très sympathique comédie d’aventure et musicale réalisée en 1965 par Louis Malle, qui nous entraine dans un cabaret itinérant de deux chanteuses et pétroleuses pour les beaux yeux d’un révolutionnaire.

Depuis son enfance, Maria combat avec son père l’occupation anglaise en Irlande. Quand son père meurt en Amérique central, la jeune femme remplace une artiste d’un cabaret ambulant. Avec la chanteuse au même prénom, elles forment le duo des Maria. L’une sage et chanteuse lyrique, l’autre dévergondée maladroite créé accidentellement un strip-tease qui leur donne grand succès. Avec l’amour pour un révolutionnaire, elles deviennent des chefs de rebelles contre le dictateur local.

Une joyeuse paire de beautés talentueuses pour un conte musical sympathique sur fond de révolution, d’aventure et de romantisme, dans cadre idyllique avec beaucoup d’humour décapant. Je me suis beaucoup amusé à suivre les aventures des ces deux femmes de caractère, libres et indépendantes, aux nombreux amants et guerrières, danseuses et chanteuses, qui tranchent avec les standards d’alors de la femme soumise de second rôle de potiche post-soixante huitard.

Ainsi, dans des décors de rêve, tourné au Mexique, cette savoureuse comédie d’aventure musicale nous entraine d’Irlande en Amérique centrale dans une amitié entre deux jeunes femmes aux caractères opposés qui par amour pour un révolutionnaire locale vont faire tomber un dictateur dont le sud continent américain était alors fleuri, Mexique compris. Des belles chansons drôles et rythmées, des danses aux robes et frou-frou affriolant pour un strip-tease comique apporte à cette réalisation toute la légèreté subtile du genre d’un western à la française.

Avec les très belles Brigitte Bardot et Jeanne Moreau, drôles et excellentes, face à George Hamilton, Paulette Dubost (Les mystères de Paris) et Gregor von Rezzori, Poldo Bendandi, Claudio Brook et Carlos López Moctezuma, Jonathan Eden, Francisco Reiguera et Adriana Roel, José Baviera, José Ángel Espinosa 'Ferrusquilla' et Fernando Wagner, Roberto Pedret et Luis Rizo.

Le film Viva Maria!, de Louis Malle, distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Blu-ray Nouveau master restauré dans les meilleurs bacs depuis le 11 octobre 2017. Il est proposé sous-titré français pour les sourds et malentendants, ainsi que sous-titre en anglais. Dans les suppléments, Entretien avec Jean-Claude Carrière, Viva Maria! Restauré. Avant / après.

3 étoiles

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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 09:54

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis découvrir ce film polar thriller réalisé en 2015 par Eric Valette (La proie), d'après le roman d’Hervé Albertazzi, qui nous entraine dans l’angoisse et l’horreur avec une extrême efficacité.

Alors qu’une voiture avec des trafiquants colombiens se rend à un rendez-vous avec des dealers français qui arrivent en retard, un motard les intercepte et abat les 3 hommes, avant de trouver refuge dans une ferme isolée. Le tueur, recherché par la police pour une évasion, séquestre les occupants, tandis que de la Colombie, un tueur professionnel arrive pour venger les morts, et mène une enquête parallèle à la police avec des méthodes effrayantes.

Une fois de plus Eric Valette fait preuve de talent et d’efficacité dans sa mise en scène, pour une narration sombre et violente avec certaines scènes insoutenables et crues, terriblement marquantes. Ainsi, je me suis laissé captiver par le récit dont les différentes routes des protagonistes finissent dans cette ferme délabrée pour un final westernien. Un milieu de la drogue et des mafias qui ne fait pas rêver.

Des profils peu sympathiques de parts et d’autres, mafieux assassins, paysans racistes et envieux, même les policiers pourtant sympathiques et quelque part le couple a aussi sa part sombre. Une excellente réalisation, vive et alerte et sans temps mort, tel un rouleau compresseur meurtrier qui ne laisse aucune chance à qui se trouve sur la route des tueurs, bons et mauvais.

Avec Tomer Sisley (Les Miller, une famille en herbe) est très convaincant, face aux excellents Terence Yin et Pascal Greggory (Bye Bye Blondie), Stéphane Debac (La croisière), Erika Sainte (Arrêtez-moi là), Carlos Cabra, Cédric Ido, Gérald Laroche, la petite Victoire de Block, Guillaume Destrem, Jean-Jacques Lelté, Stéphane Henon, Clémence Bretécher.

La film Le serpent aux mille coupures d’Eric Valette, distribué par Condor Entertainment, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 7 octobre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en audiodescription pour aveugles et mal voyants. Dans les suppléments, un entretien avec le réalisateur Eric Valette et le comédien Tomer Sisley.

3 étoiles

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