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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 10:07

Un grand merci à Le Pacte pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film roumain de Cristian Mungiu, dans un drame suspens sur la corruption latente aux conséquences intimes douloureuses.

La veille de passer le baccalauréat, la jeune Eliza est agressée, remettant en cause ses projets d’une vie plus heureuse avec une entrée dans une université anglaise. Excellente élève dont la simple formalité est remise en cause, pousse son père le docteur Romeo à demander de l’aide dans un système de compromissions et de corruption, allant à l’encontre de ses principes et celles inculquées à sa fille. Entre Magda sa femme malade, Sandra sa jeune maitresse et son travail à l’hôpital, la jeune Eliza et son amant Marius, doit faire des choix drastiques avec désir d'indépendance et d'émancipation.

Pourtant sur un rythme lent, au dialogue minimaliste, j’ai été captivé par l’ambiance qui règne tout du long, avec les changements internes des protagonistes, où la révolte reste en ressenti contenu. Ainsi, la société roumaine post communiste, bien que démocratisée, conserve encore cette pesanteur et ses réflexes de combines que la justice traque impitoyablement. Ce brave père de famille se trouve piégé par le système en faisant ce qu’il condamnait depuis toujours, remet en cause ses principes ainsi qu’à ceux inculqué à sa fille. Une jeune fille dans son passage à la vie adulte, à  l'heure de couper le cordon ombilicale, et un père trop attentionné au passage d'une autre vie lui aussi. La brique qui brise la fenêtre au premières images du film, donne le ton du récit sur l'explosion familiale qui vient, est une belle symbolique. J’ai beaucoup aimé les relations entre les protagonistes, avec les lâchetés comme les courages, et surtout les hypocrisies et cette excellente fin inattendue.

Une très belle réalisation, dont l’œil de la caméra pointe avec acuité le moindre détail dans les fais et gestes, qui ont leur importance souvent dans des symboliques marquantes. Une maitrise qui s’en ressent dans le regard que porte Cristian Mungiu sur le récit comme sur les personnages, captant le moindre signe avec minutie qui exprime les pensées de chacun avec gravité mais aussi un amusement certain dans l’évolution de chacun. Un film marquant qui hante longtemps et nous ramène à nos propres choix et décisions en d’autres circonstances, autre mœurs autre monde, mais universel.

Avec l’excellent Adrian Titieni (Illégitime) et Maria-Victoria Dragus (Dehors c’est l’été) marquante, Rares Andrici et Lia Bugnar, Malina Manovici et Vlad Ivanov (Snowpiercer), ainsi que Gelu Colceag, Petre Ciubotaru et Alexandra Davidescu, Emanuel Parvu, Lucian Ifrim et Gheorghe Ifrim, Adrian Vãncicã, Orsolya Moldován et Tudor Smoleanu.

Le film Baccalauréat de Cristian Mungiu, distribué par Le Pacte, est disponible dès le 12 avril 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale roumain sous-titrée français, également en audiodescription et pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, un entretien avec Cristian Mungiu et Michel Ciment, directeur de la revue Positif, ainsi que des scènes coupées.

3 étoiles

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 09:34

Daniel Espinosa (Sécurité rapprochée) s’est laissé tenter de refaire une sorte d’Alien… le septième passager, pour un film d’horreur qui tourne rapidement à la farce.

Une cargaison d’échantillons arrive de Mars à la Station Spatiale Internationale sous les ordres d’Olga Dihovichnaya, réceptionnée de justesse. Les six membres d’équipage sont heureux de trouver une cellule vivante martienne. Le professeur Hugh Derry commence la phase de réactivation de la cellule qui rapidement devient une adorable petite bestiole blanche, Calvin, avant que la situation ne dégénère. Rory Adams apporte son aide à ses risques et périls sous les yeux effrayés de Miranda North, Sho Murakami et David Jordan, qui font face à l’inimaginable.

Film d’horreur bien rigolo, qui fait effet durant le premier quart du récit, avant de sombrer dans le classicisme habituel et une fin totalement attendue et sans surprise. A la différence d’Alien de Ridley Scott en 1979, c’est sur la nature physiologique même qui les sépare. Alien était immortel de part sa composition inconnue, composé d’acides, qui n’avait pas vraiment besoin de manger en fait, quand Calvin est organique, certes ayant survécu à des millions d’années congelé, mais cellulaires et donc logiquement commun des mortels… mortel comme nous. De fait tout devient farce avec ce mélange de plante dévoreuse à la lamproie. De fait la réalisation avec les effets numériques, est maitrisée dans un calibrage des plus classiques, pour un récit simplissime n’apportant aucune surprise ou innovation particulière. Un sympathique divertissement, vite oublié.

Avec Jake Gyllenhaal (Nocturnal animals) et la belle Rebecca Ferguson (La fille du train), Ryan Reynolds (Deadpool) et Ariyon Bakare (Rogue one), Hiroyuki Sanada (47 ronin) et Olga Dihovichnaya, ainsi que Naoko Mori (Everest), Hiu Woong-Sin (Rogue one) et Alexandre Nguyen.

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 08:00

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film d’horreur démoniaque réalisé en 2016 par Brad Peyton (San Andreas) qui modernise le genre avec une approche plus moderne scientifique et laïque, pour une belle efficacité.

Une nuit, le jeune Cameron est assailli et possédé par un démon. Sa mère Lindsay fait appel à l’aide au Vatican qui dépêche Camilla auprès du docteur Seth Ember. Celui-ci ne croit pas aux démons mais à des entités virales et parasites. Depuis un grave accident de la route qui a couté la vie à sa femme et son fils et l’a réduit dans un fauteuil roulant, il pourchasse le parasite Maggie qui menace la vie de l’enfant. Grâce à la technologie, Seth pénètre dans l’esprit du gamin pour combattre le démon.

J’ai bien aimé cette version de chasse aux démons, de part une approche résolument plus moderne, même si dans le fond la trame est des plus classiques. En effet, un démon s’empare d’êtres jeunes et fragiles, et un exorciste se charge de combattre le diable. Sauf que cette fois-ci, point de prêtre et d’incantations bibliques, ni de croix ou d’eau bénite. La psycho-technologie entre en scène pour pénétrer l’esprit incarnée –incarnate- et combattre le démon au plus près, sur son territoire de prédilection. Après, j'ai toujours du mal à comprendre comment de tels démons aussi puissants n'arrivent pas à dominer le monde, sauf dans de rares films. Sans doute mon esprit trop cartésien...

Réalisé en trois parties bien distinctes, le récit est diablement maitrisé pour des effets garantis, grâce à la mise en scène soignée comme aux cadrages. De fait, si des élévations ont lieux, ils sont plus souvent évoqués afin de mieux surprendre et faire travailler nos imaginations fertiles, comme des effets de violences plus perceptibles avec subtilités que visibles. Sans être génial, la réalisation donne lieue à une digression amusante du genre avec un casting plutôt sympa.

Aaron Eckhart (Sully) est très convaincant, face à Carice van Houten (La couleur de la victoire), Catalina Sandino Moreno (A most violent year) et le jeune David Mazouz, Keir O'Donnell (American sniper) et Matt Nable (Riddick), Emily Jackson, Paul Vincent O'Connor et Natalija Nogulich, John Pirruccello, Petra Sprecher et Breanne Hill (San Andreas), le jeune Emjay Anthony (Bad mom), Vanya Asher et Karolina Wydra (Crazy stupid love).

Le film Incarnate de Brad Peyton, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs dès le 26 avril 2017 en DVD et blu-ray. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française.

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 18:35

Pour son premier long métrage, Nicolas Silhol aborde un sujet sociétal sensible dans nos entreprises publiques ou privées, sur le harcèlement moral par les DRH aux méthodes meurtrières, dont l’actualité fait régulièrement état avec des suicides qui en disent long sur les pratiques patronales et conditions de travail.

Responsable des Ressources Humaines dans une multinationale, Emilie Tesson-Hansen est une véritable Killeuse pour dégraisser son service. Quand un salarié à bout se suicide en se jetant du haut de l’immeuble. Une enquête est ouverte par l’inspection du travail, Emilie, responsable du harcèlement moral, lâchée par son directeur Stéphane Froncart et ses supérieurs, voit la sanction qui risque de lui incomber. Loin de se laisser abattre, elle décide de sauver sa peau.

Une très belle démonstration du harcellement moral qui depuis plusieurs années fait des ravages dans nos entreprises, avec cependant une vision du responsable pas coupable dans le genre du j’ai obéis aux ordres et j’avais pas le choix… Reste qu’il est bon de dénoncer cette gangrène meurtrière, d’en montrer la terrible méthodologie et les conséquences. Ainsi, le récit nous entraine dans un univers de violence morale feutrée, où tous savent mais ne disent rien de peur d’être le prochain et de perdre son emploi. Certes, se suicider pour un boulot n’en vaut pas la peine à priori, mais justement toute la puissance de la perfidie de assassins que sont ces DRH, est de pousser à bout. J’ai donc été séduit par la forme comme par le fond de ce film qui parfois prend la forme de documentaire fiction.

Bien écrit sur une belle réalisation maitrisée d’où l’ambiance pesante nous accapare dans cette solide démonstration qui décortique la terrible violence patronnale. L’enregistrement de la conversation est un peu tirée par les cheveux pour une fin, non en happy end mais presque est un peu chiche, même si efficace au demeurant.

Avec l’excellente Céline Sallette (Saint Amour) face à Lambert Wilson (Sahara) toujours aussi imposant, Stéphane De Groodt (Chacun sa vie) et Violaine Fumeau, Alice de Lencquesaing (Frantz), Camille Japy (Voyage en Chine) et Nathalie Sportiello, ainsi qu'Hyam Zaytoun (Le petit locataire), Edith Saulnier et Arnaud Bedouët, Charlie Anson (Orgueil et préjugés et zombies), Xavier de Guillebon (Alliés) et le jeune Pierre-Loup Silhol.

3 étoiles

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19 avril 2017 3 19 /04 /avril /2017 10:20

Un très grand merci à AB Vidéo pour m’avoir fait découvrir cet excellent film d’horreur zombieque à la sauce ninja réalisé en 2016 par Burr Steers () d'après le livre Orgueil et préjugés et zombies de Seth Grahame-Smith, qui parodique le célèbre roman Orgueil et préjugés de Jane Austen.

L’Angleterre du XIXème siècle est la proie d’une invasion de morts-vivants qui ravage le pays et le menace de disparition. Cependant, madame Bennet cherche à marier ses cinq filles, Elizabeth, Jane, Kitty, Lydia et Mary, à de bons partis. Si elles sont belles et jeunes, ce sont aussi de redoutables combattantes ninjas, formées en Chine au monastère Shaolin. Quand se présente Bingley, et surtout son ami Fitzwilliam Darcy qui très vite va lier avec Elizabeth une relation de haine et d’amour. Mais la guerre contre les monstres qui gagnent du terrain, va consolider leur cause et sentiments. Cependant, George Wickham, ennemi mortel de Darcy complote contre cet amour naissant, et prêt à tout pour le nuire par tous les moyens quand la mort frappe le pays avec stratégie.

Je me suis régalé dans ce savant mélange parodique zombiesque entre La nuit des morts-vivants et Twilight et du genre ninja, tout en gardant l’essentiel de l’œuvre d’origine avec ce sens de l’horreur, de l’humour et du romantisme échevelé. Ainsi, revisiter le genre par l’intermédiaire détourné du célèbre roman lui-même mainte fois adapté, relevait d’un pari foldingue parfaitement réussi. Avec ces jolies filles habituellement en ces époques plutôt réservées et soumises, la situation mortelle les ayant transformées en guerrières douées au mousquet comme au katana est juste jubilatoire.

Une réalisation maitrisée de main de maître, tant dans la mise en scène vive et alerte, que dans les travellings et actions, que dans le jeu des interprètes, où entre morts et dangers, l’humour et le romantisme moqué font mouche à chaque fois avec cette subtilité typiquement british pour un délire général. Un excellent divertissement, réussi à tout point de vue.

Un superbe casting avec la belle Lily James (A vif !) excellente, face à Sam Riley (Suite française), et les non moins belles Bella Heathcote (The neon demon) et Ellie Bamber (Nocturnal animals), Millie Brady et Suki Waterhouse (Divergente 2) marquantes, ainsi que Douglas Booth (Jupiter : le destin de l'univers), Sally Phillips (Bridget Jones baby) et Charles Dance (S.O.S. fantômes), Jack Huston (Ben-Hur), Lena Headey (300 : la naissance d'un empire) et Matt Smith (Terminator Genisys), Emma Greenwell (Love & friendship), Eva Bell et Aisling Loftus.

Le film Orgueil et préjugés et zombies de Burr Steers, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 29 mars 2017 en Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

3 étoiles

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 17:00

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 2000 par Barbet Schroeder, d’après le roman autofictionnel La virgen de los sicarios de Fernando Vallejo qui retrace autant l’ambiance d’une ville des plus violentes, et d’une histoire d’amour dramatique.

Quand l’écrivain Fernando Vallejo, revient dans sa ville de Medellin après trente ans d’absence, il ne reconnait plus rien. Après une nuit avec Alexis, un jeune garçon de seize ans, une relation amoureuse s’intaure. Fernando entraine le jeune homme dans la ville à la recherche de son passé, et découvre une ville dominée par la violence et la drogue, dont son amant est un tueur de sang froid, lui-même menacé de mort.

Excellent film, avec l’étrange regard nostalgique plein d’amertume d’un vieillard homosexuel qui prend vite gout au meurtre bien qu’écœuré mais aussi étourdi par autant de désinvolture à la mort. Une ambiance délétère particulière qui prend vite à la gorge, dans une romance amoureuse dramatique, avec une vision touristique et sociale ébouriffante. En effet, les meurtres se succèdent avec un naturel tant la haine et un machisme ambiant que la drogue déshumanise à un point de non retour. J’ai beaucoup aimé ce parcours dans la ville, tant dans les ruelles des quartiers pauvres que des hauteurs des appartements superbes des riches, que des églises et cathédrales, aux commerces et restaurants locaux.

Une superbe réalisation, dont le regard de la caméra, dans une grande neutralité froide et presque indifférente face à ce tableau d’un quotidien d’une absurde violence,  à l’image de ce personnage désabusé de l’écrivain, avec ses contradictions sur la foi et sa attirance pour la religiosité. Une ville emblématique s’il en est, qui a été pendant trop longtemps la ville la plus violente du monde, avec en 1991 avait atteint 390 homicides pour 100 000 personnes. Depuis, l’action des maires ont réussis à inverser la tendance pour réduire de 95% de morts.

Le film fait partie du Coffret Barbet Schroeder : Un regard sur le monde (3 Blu-ray + 5 DVD : Général Idi Amin Dada, autoportrait + Koko, le gorille qui parle, Maîtresse + Tricheurs, La vierge des tueurs).

Avec les excellents Germán Jaramillo et Anderson Ballesteros, Juan David Restrepo et Manuel Busquets, Ernesto Samper et Wilmar Agudelo, Juan Carlos Álvarez, Jairo Alzate et Zulma Arango, José Luis Bedoya, Cenobia Cano et Eduardo Carvajal, Olga Lucía Collazos et Jorge A. Correa, Phanor Delgado et Albeiro Lopera.

Le film La Vierge des tueurs de Barbet Schroeder, distribué par Carlotta, disponible dans les meilleurs bacs dès le 26 avril 2017. Dans les suppléments, un entretien avec Barbet Schroeder par Jean Douchet, suivi du Making of du film.

3 étoiles

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 10:38

La vingtième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, continue avec l’excellent film biopic de guerre Tu ne tueras point, réalisé par Mel Gibson, qui nous plonge dans l’horreur de la guerre au plus près de la violence et de l’héroïsme du premier objecteur de conscience.

Lorsque les Etats-Unis entre enfin dans le conflit mondial, Desmond Dos décide de s’engager, mais sans porter les armes. Il souhaite être infirmier afin de mettre en pratique sa non violence entre sa foi et sa conscience. Une position qui lui vaut brimades et humiliations et un procès militaire avant finalement d’être toléré. Lors de la terrible bataille D’Okinawa, sur le site imprenable de Maeda. Une position où les américains se font massacrer depuis des semaines. Quand à une nouvelle retraite, Desmond décide de rester et de tenter de sauver ses camarades blessés.

Un très beau biopic sur le premier objecteur de conscience, véritable héro de guerre sans avoir jamais porter une arme et encore moins tué, mieux même, il sauvera jusqu’à 75 blessés de la mort certaine, dont certains de ses camarades qui l’avait tant maltraité. Film terrifiant de réalisme de la guerre, sale et sanglante, monstrueuse et inhumaine dont sort de ces charniers sans nom ce souffle de vie et d’espérance. Une histoire vraie, qui démontre le vrai sens du pacifisme. Après peut se poser la question que soulève ce film sur les objecteurs de conscience, dont je suis le premier à applaudir de la non violence… mais si tout le monde faisait comme eux, face aux nazis de tout bords qui n’ont pas franchement la même optique, nous serions sacrément dans la m… La grande force de celui-ci est d’avoir participé, secouru, soigné et sauvé la vie de ses camarades et même des ennemis, pour donner l’utile et l’indispensable de sa mission unique. Aussi formidable que soit son exemple, un petit quelque chose fini par gêner dans cette réalisation, avec le fanatisme religieux d’un message qui n’est plus en rapport avec la non-violence.

Un très beau film de guerre sur le courage d’un homme, sorte de Forrest Gump, d’un courage puisé dans une foi intègre…griste. Une réalisation superbe, maitrisée de bout en bout, avec des images et des travelings magnifiques pour des scènes d’actions d’un rare réalisme exacerbé qui donnent froid dans le dos face à l’horreur des combats hallucinants de fanatisme qui n’ont plus rien d’humain. Une très belle restitution de ce qu’est la guerre sans jouir du spectacle comme trop souvent dans les films de guerre, mais pour une monstrueuse évocation des faits.

Avec Andrew Garfield (The amazing spider-man) qui dégage un côté autiste particulier joue avec talent et conviction, face à Vince Vaughn (Légendes vivantes) et la très belle Teresa Palmer (Dans le noir), Sam Worthington (Everest) et Luke Bracey (Point break), Hugo Weaving (Le hobbit) et Rachel Griffiths, Richard Roxburgh, Richard Pyros et Milo Gibson fils du réalisateur, et les jeunes Darcy Bryce et Roman Guerriero.

Le film Tu ne tueras point de Mel Gibson, distribué par Metropolitan Filmexport ainsi que sa page Facebook disponible depuis le 9 mars 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française Dans les suppléments un petit discours de Mel Gibson pour le coup un rien ringard et patriotique pas trop top, un making-of Les coulisses du tournage, quelques scènes coupées et Le jour des vétérans.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver des films de guerre http://www.cinetrafic.fr/film-de-guerre, et sur la 2nde guerre mondiale, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

3 étoiles

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 18:02

Aki Kaurismäki (Le Havre), continue sur sa lancée dans sa prospection d’immigration clandestine en surfant sur la vague de l’actualité, avec sa pate désormais distinct entre humour absurde, dramatique et une vision bien personnelle.

A bout de sa femme alcoolique et de son travail de représentant en chemises, Wikhström décide de la quitter et de changer de métier en ouvrant un restautant dans la capitale finlandaise. Immigré syrien clandestin, Khaled se retrouve par erreur à Helsinki, et décide de demander asile afin de faire des recherches sur sa soeur Miriam perdue en cour de route. Sa demande d’asile étant refusée, il s’enfuit et trouve refuge et accueil chez Wikhström qui lui trouve hébergement et un emploi au noir dans son restaurant.

Film confus et ambigu de part la narration et le regard du réalisateur qui bien qu’abordant un sujet sensible et douloureux, l’évoque avec une certaine désinvolture et parfois parti pris pas toujours ni très honnête ni convaincant. La vision manichéenne et cet humour décalé sans doute très local, dont l’ensemble de la réalisation laisse perplexe. La fin somme toute dramatique, laisse là aussi un message qui stigmatise un peu facilement les pays accueillants pourtant beaucoup plus bienveillants et moins violents que veut bien l’entendre ce discours. Une réalisation maitrisée sur une mise en scène excellente au profit d’un récit qui l’est beaucoup moins. Aki Kaurismäki a annoncé comme à chaque réalisation que ce serait son dernier film. Peut-être devrait-il en effet songer à le faire.

Avec Sherwan Haji et Sakari Kuosmanen, Ilkka Koivula et Kati Outinen, Ville Virtanen et Tommi Korpela, Matti Onnismaa et Jörn Donner, Kaija Pakarinen et Simon Al-Bazoon, Niroz Haji, Janne Hyytiäinen, Elina Knihtilä et Timo Torikka.

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 16:03

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film de guerre italien réalisé en 1969 par Tonino Ricci, pour son premier long métrage qui faisait partie d’une trilogie de guerre spaghetti pleine d’action et d’humour avec dans ce deuxième opus un message contre la guerre.

Durant la guerre sur le sol italien en 1941, le Lieutenant Michael Sheppard à peine arrivé sur le front et sans aucune expérience du feu, se voit chargé de commander un peloton d’exécution contre Norman Carr et Calvin Mallory, deux militaires salopards condamnés à mort. Emmenant son escouade dans les ruines d’une ferme. Une grossière erreur car ils sont attaqués et massacrés par les allemands. Les trois survivants ayant réussis à sortir de cet enfer, finissent par arriver dans le village San Michele, qui les accueille en libérateurs. Quand la belle Daniella tombe sous le charme de Norman, Calvin sympathise avec le gamin Michele, mais les nazis ne sont pas loin.

Un film de guerre bien meurtrier, entre humour et douleurs dans la pure tradition des films spaghetti, avec un message anti militariste assez détonnant pour le genre. Ainsi on y retrouve une vision contre la guerre, mélangeant un peu trop ironiquement le « nous sommes tous des assassins ». Si d’une manière générale en effet, l’acte de tuer rend assassin en temps de guerre quelque soit la cause juste ou non comme en temps de paix, les salopards du film vont bien au-delà. Deux beaux spécimens qui trouvent une forme de rédemption pour le sens à la vie qu’ils ont trouvés, tant avec la jeune femme qu’avec l’enfant, certes dans un esprit de vengeance. Je me suis amusé à suivre toutes les péripéties et actions guerrières.

Une réalisation bien efficace, sur un rythme vif et alerte, avec des cascades rudement menées. La trilogie est composée de Cinq pour l'enfer, Deux salopards en enfer et Nom de code : oies sauvages.

Avec Klaus Kinski (Cinq pour l'enfer), George Hilton, et Ray Saunders, et la belle Betsy Bell, Lanfranco Cobianchi, Enrico Pagani et Piero Mazzinghi, Ugo Adinolfi, Umberto Cecconi et Roberto Pagano, mais aussi Giorgio De Giorgi, Marta Salvadori et Angelo Susani.

Le film Deux salopards en enfer de Tonino Ricci, issu de la collection Guerre, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs en DVD. Il est proposé en version originale italienne sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, Le doigt dans la plaie, Curd Ridel relate la genèse du film et la carrière du staff.

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 18:35

Un grand merci à Zylo pour m’avoir permis de découvrir cette joyeuse comédie historique réalisée en 1988 par Jean Marboeuf, qui s’est inspiré de l’affaire du marquis de Langey, sur un étonnant procès pour une pratique particulière de divorce sur sa cause initiale pour le moins inattendue.

Riche bourgeois boucher, Corentin se marie avec Clémence une jeunette de treize ans. La nuit de noce se conclut rapidement avec grosse déception pour la jeune fille de ne pas avoir éprouvé ce qui est décrit dans les romans. Sous l’impulsion de sa mère Athénaïs, la jeune épouse attaque en procès son mari pour impuissance, crime passible de divorce et spoliation des biens du mari. La belle-mère espère ainsi faire main basse sur la fortune du gendre. Abattu et désolé, Corentin après tentatives malheureuses, exige l’épreuve du Congrès, acte sexuelle publique en tribunal.

Excellente comédie qui s’inspire cependant d’une pratique historique authentique sur les condamnations de l’impuissance. A la différence de l’histoire réelle, ce récit reste une jolie comédie romantique sur la fin, après bien des rebondissements cocasses tout en narrant une pratique particulièrement odieuse et humiliante et pour tout dire sidérante. En effet, au XVIème, les troubles de l’érection étaient punis par la loi, aux conséquences lourdes pour les maris impuissants. L’Église alors, considérait qu’un mari se devait d’honorer sa femme, auquel cas il violait délibérément le saint sacrement du mariage, et motif à un divorce et à des dommages et intérêts envers l’épouse. En 1657, le marquis de Langey René de Cordouan âgé de 25 ans, fut accusé par sa femme Marie de Saint-Simon de Courtomer 14 ans, et après enquête minutieuse, interrogatoires et inspection approfondie des organes génitaux du couple, les époux furent convoqués au tribunal pour s’accoupler en réunion publique, « l’épreuve du Congrès », pratique qui dura plus d’un siècle. Devant une telle assemblée de médecins, de juges, de religieux et de nombreux témoins, le marquis ne pu conclure. Il perdit une partie de ses biens et fut interdit de se remarier avant le décès de son ex-épouse. Cependant, quand quelques années plus tard, le marquis remarié et eut six enfants, preuve fut établit qu’il était normalement constitué. L’erreur judiciaire fit scandale, un arrêt du 18 février 1677 du parlement de Paris supprima cette pratique, remplacée jusqu’à la fin du XVIIIème siècle par un simple examen de l’appareil génital pour prouver sa bonne foi.

Avec Roland Giraud (La cage dorée), Andréa Ferréol (Saint Amour), Patrick Chesnais (Juillet août), et les très belles Muriel Brenner et Olivia Brunaux excellentes, Jacques Chailleux, Jean Poiret, André Penvern (Grace de Monaco), André Gaillard, Jean-François Perrier, Jean Saudray, François Sayad, Pierre Cognon, Julie Marboeuf et Gérard Hernandez (Coup de tête).

Le film Corentin, ou Les infortunes conjugales de Jean Marboeuf, distribué par Zylo et sa page Facebook, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 21 mars 2017. Il est proposé en version originale française avec des sous-titres anglais. Dans les suppléments, des fiches du synopsis, technique et artistique.

3 étoiles

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