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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 20:34

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce film dramatique réalisé par Rachid Bouchareb (Just like a woman), sur un sujet hélas d’actualité sur les départs d’Europe de jeunes radicalisés en route pour le djihad en Syrie,

Afficher l'image d'origineA priori partie en week-end chez une copine, Elodie jeune fille de dix-huit ans ne revient pas chez sa mère Elisabeth le lundi. Inquiète, celle-ci se renseigne auprès des camarades de sa fille, puis de la police. Elle apprend avec stupéfaction qu’Elodie s’est convertie à l’islam et est parti avec son petit ami Kader pour Chypre, puis la Turquie afin de traverser la frontière syrienne et faire le djihad. Désespérée, Elisabeth se rend en Turquie bien décidée à ramener sa fille, mais les recherches s’avèrent très difficiles dans un monde de guerre.

Afficher l'image d'origineJoliment conter, cette terrible histoire reflétant celles de milliers d’autres cas qui depuis quelques années nous plonge dans une stupéfaction incompréhensible d’une totale absurdité, sur tous ces jeunes occidentaux qui tombent dans le piège des religions archaïques vers la violence sans retour. Ainsi déjà évoqué par Thomas Bidegain dans Les cowboys, ce douloureux fait de société d’ampleur a pris nos sociétés et nos Afficher l'image d'originefamilles par surprise et au dépourvu. Après un mai 68 qui avait apporté une vision d’un monde plus moderne et égalitaire sur les droits des femmes et toutes les minorités pour moins de religion et plus de liberté de pensée, pour un échec total vers des sectarismes de philosophies sorties tout droit des ténèbres de l’obscurantisme qui ont ainsi infectées des générations. Des départs de jeunes naïfs converties, souvent sans connaitre les textes et mentalités, les motivations et manipulations, à l’encontre d’eux-mêmes, partent vers un destin cruel, pour eux et surtout pour les autres. Ainsi ces nombreux et horribles témoignages de rescapées de jeunes filles Afficher l'image d'originecondamnées à servir de ventres pour les djihadistes, femmes ou prostituées, souvent assassinées à coup de marteaux et autres horribles barbaries, telles kamikazes meurtrières ou récemment de soldatesques sans paradis en retour. Le film nous montre une mère courage, qui passé la stupeur, décide de ramener sa fille illuminée et totalement possédée. Cela pose la question du retour de ces djihadistes que l’on retrouve auteurs des attentats, totalement irrécupérables de radicalisme meurtrier.

Avec Astrid Whettnall (Marguerite) superbe de talent, face à l’excellente Pauline Burlet (La French) qui hante longtemps, ainsi qu’Abel Jafri (Timbuktu) et Patricia Ide, Fawzi B. Saichi et Bilal Aya, Bernard Boudru (Les tribulations d'une caissière) et Karim Hamzaoui, ou encore Mourad Khen et Louisa Nehar.

Le film La route d'Istanbul de Rachid Bouchareb, par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 20 septembre 2016 en DVD. Dans les suppléments, un entretien avec le réalisateur.

2 étoiles

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 14:35

Sympathique petit polar à l’humour noir sans grande surprise de Pascal Chaumeil (Un plan parfait), pour son quatrième et dernier long métrage décédé trop tôt en ce fin août, dans une adaptation du roman de Iain Levinson, nous entraine dans un thriller meurtrier.

Un Petit boulot : Photo Romain DurisAu chômage depuis la fermeture de son usine, abandonné par sa femme, Jacques vivote de petits boulots dans une petite ville sinistrée. Quand Garbot un bookmaker auprès de qui Jacques est en dette, lui propose un d’assassiner sa femme. Après refus de conscience, Jacques fini par accepter. Un meurtre accidentel qui passe pour un crime parfait. Fort de cette réussite, Garbot lui offre une autre mission.

Afficher l'image d'origineSans être bien transcendant ni très moral, pas vraiment drôle et encore moins émouvant, le récit vaut surtout pour la qualité de la mise en scène et de son interprétation aux dialogues piquants. L’ambiance à sa part belle dans cette ville sinistrée, avec sa critique du libéralisme et du milieu du travail comme avec ce jeune directeur détestable. Petit film aussitôt vu aussitôt oublié mais qui laisse une impression ténue de malaise tant dans l’humour noir que dans la narration et la réalisation.

Afficher l'image d'origineAvec un Romain Duris (Une nouvelle amie) convaincant, face à Michel Blanc (Les souvenirs) encore excellent, et la très belle Alice Belaïdi (L’art de la fugue) toujours aussi marquante. Mais aussi Gustave Kervern (Saint Amour) et Alex Lutz (Le talent de mes amis), Charlie Dupont (Le Père Noël) et Philippe Grand'Henry, Thomas Mustin et Gaël Soudron, Carole Trevoux et Patrick Descamps (Médecin de campagne).

2 étoiles

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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 17:42

Une très belle surprise de la part d’Artus Films pour m’avoir fait découvrir ce cet excellent western réalisé en 1955 par Frank McDonald, d’après le roman The rider of the Ruby hills de Louis l'Amour (Jim Mayo), dans un conflit entre grands propriétaires vachers qui ne reculent devant rien, et surtout pas le meurtre pour prendre possession de toute une vallée.

Afficher l'image d'origineLe meilleur ami de Ross Haney a été abattu dans le dos par Frank Emmett, homme de main de Chalk Reynolds, un gros rancher en conflit meurtrier avec Walt Payne. Ross décide de se rendre en ville afin de se venger et mettre un terme à cette guerre. Il y rencontre Sherry Vernon qui semble de mèche avec troisième larron, Alan Doran. Mais, le nerf de la guerre est le contrôle de l’eau de Ruby hills, le véritable trésor.

Afficher l'image d'origineUn bon western sur un récit de far west entre bandes rivales sans aucun scrupule pour prendre possession du pouvoir économique d’une ville. Thème récurent dans les films du genre, et que l’on rencontre dans toutes les époques, mais qui a son style, sa culture et mentalité acérée de la jeune Amérique. A près les génocides contre les amérindiens, les conquêtes de territoires sur les mexicains, la société américaine se construit et se bâti ensuite sur et contre elle-même jusqu’à la guerre civile. Nous retrouvons avec plaisir tous les Photo de Le Trésor des collines rougescodes du genre, avec cependant un subtilité dans les rebondissements centrés sur un chevalier blanc. Je me suis donc bien régalé à suivre les péripéties tant dans le conflit, les meurtres et trahisons, que la romance naissante du héro, bien qu’il choisisse plutôt la femme riche que la jolie serveuse. Une réalisation de petit budget qui s’en ressent dans certains décors mais qui donne aussi son cachet de charme. S’il y a peu de vues extérieures et de jour, cela impressionne aussi dans l’ambiance d’angoisse d’une forme de husi clos marquant.

Avec un beau casting composé de Barton MacLane (Le fantôme de la momie) très marquant, face à Charles Fredericks et Zachary Scott (Le masque de Dimitrios), ainsi que la jolie Carole Mathews, Dick Foran (La tombe de la momie) et la très belle Lola Albright. Gordon Jones et Raymond Hatton (L'Amazone aux yeux verts), ainsi que le terrible Lee Van Cleef (L'ultime chevauchée), Steve Darrell et Stanley Andrews, James Alexander et Rick Vallin,

Le film Le trésor des collines rouges de Frank McDonald, dans la collection Les grands classiques du western qui offre une très belle palette de films, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs à partir du 4 octobre 2016 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments Une épopée sanglante, Georges Ramaïoli présente le réalisateur et les interprètes et les conditions de tournage.

3 étoiles

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 10:35

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce film sud-coréen réalisé en 2013 par Sang-soo Hong (Un jour avec, un jour sans) pour un voyage d’introspection et la perception d’une jeune étudiante au travers du regard de trois hommes d’âges et de conditions différentes, dans un film qui figure dans le boitier Our Sunhi + Hill of freedom.

Afficher l'image d'origineAfin étudier aux États-Unis et forte de son diplôme universitaire, Sunhi se rend auprès de son ancien professeur Choi pour obtenir une lettre de recommandation. Le hasard la fait rencontrer Jae-hak un ancien camarade de fac bien méprisant à son égard, et son ex-petit ami Moon-soo toujours très amoureux d’elle, en vain. Les trois hommes vont lui donner des conseils et des points de vue similaires sur la perception qu’ils ont d’elle. Visiblement, ils ne la connaissent pas, et la première mouture de lettre est loin d’être flatteuse, et la jeune femme lui demande à Choi de la réécrire. Choi, comme les deux autres garçons, découvrent la vraie personnalité de Sunhi.

Afficher l'image d'origineJ’ai été séduit par ce récit, à la Eric Rohmer tant dans le sujet que dans la narration, avec ces quiproquos et une mise en scène virevoltante sur des dialogues subtile teintés d’ironie et d’humour. Avec aussi une certaine forme de féminisme, Sang-soo Hong dévoile une forme de machisme coréen, dans lequel il dénonce avec sensibilité la vision des femmes par la gente masculine, sans oublier ce vieux professeur allénien tout émoustillé par la jeunAfficher l'image d'originee étudiante dont il s’éprend. Il y a aussi d’une certaine manière du Yasujirô Ozu dans les cadrages et les lieux qui reviennent dans son œuvre –les cafés et restaurants- non à hauteur de tatami mais de table. Je me suis bien amusé à suivre les péripéties de ce quatuor dont le trio masculin fini par, sinon changer de vision de la jeune femme, s’en éprendre et transformer leurs ressentis. Une belle réalisation, dans des cadres toujours agréables et propres, aux images et couleurs claires, et des protagonistes qui consomment allégrement alcools jusqu’à perdre leur prestante pour mieux se découvrir, thème que l’on retrouve dans tous les films du réalisateur, de même que les triangulaires souvent d’amour malheureux, sont le bâti de ses récits.

Afficher l'image d'origineAvec la jolie et excellente Jeong Yu-mi (Dernier train pour Busan), de même que face à Jeong Jae-yeongn (Un jour avec, un jour sans), Kim Sang Jung et Kase Ryô (Restless) tout aussi marquants, ainsi que Moon So-ri (Hill of freedom) et Seo Young-hwa tout aussi convaincants Min-woo Lee, ainsi que Sun-kyun Lee et Ji-won Ye.

Afficher l'image d'origineLe film Sunhi de Sang-soo Hong, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 septembre 2016 en DVD. Il est en version originale coréenne sou-titrée français.

3 étoiles

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 08:55

Afficher l'image d'origineFilm fantastique sympathique pour un jeune public réalisé par le duo Ariel Schulman et Henry Joost (Paranormal activity 4) qui adaptent le roman Addict écrit par Jeanne Ryan, mélant les addictioons des jeux vidéo et en ligne comme du vedettariat sur la toile à tout prix sans plus aucune limite, et la perte du sens des responsabilités grâce aux avatars, jusqu’à la gladiatorisation,

Nerve : Photo Dave Franco, Emma RobertsParce que la jeune Vee n’a pas les moyens de se payer l’université qu’elle souhaite, elle accepte de s’inscrire au jeu en ligne Nerve. Celui-ci consiste entre deux catégories d’adhérant, les voyeurs et les joueurs, ceux qui paient et ceux qui relèves des défis contre primes. Ainsi, Vee gagne 500 dollars dès le premier et facile pari, consistant à embrasser un parfait inconnu qui tombe sur Ian, lui aussi joueur. Ensemble, ils doivent relever des épreuves de plus en plus risqués et dangereux. Pris dans un engrenage, ils tentent avec l’aide d’amis de.se sortir du piège.

Nerve : Photo Dave Franco, Emma RobertsSur un rythme vif, alerte et assez jouissif, le récit entre comédie et dramatique, romance et dénonciation de dérives sociétales, nous entraine dans une folle aventure pleine de suspens et de rebondissements. Je me suis donc bien amusé, mais j’ai aussi été déçu par une fin trop happy end hollywoodienne, qui pourrait donner lieu à une suite, bien qu’inutile. L’intérêt, entre autre divertissement, est la prise de conscience que derrière nos pseudos et avatars, il y a tout de même la notion de responsabilité des écrits et prises de positions en tous genres, comme c’est le cas dans le final. Sans être orignal sur un sujet déjà abordé, la modernité réactualisée avec la toile et l’informatique.

Nerve : Photo Dave Franco, Emma RobertsAvec la bien jolie Emma Roberts (Palo Alto) et Dave Franco (Nos pires voisins 2), Emily Meade (Money monster) et Miles Heizer, ainsi que Machine Gun Kelly, Kimiko Glenn (Nous York) comme sa comparse Samira Wiley (Baby-sitter malgré lui) d’Orange is the new black, de même Marc John Jefferies (La 5ème vague) et Brian 'Sene' Marc, Ed Squires et Rightor Doyle (Paranormal activity 4), ou encore Juliette Lewis, Jonny Beauchamp et Arielle Vandenberg, parmi tant des joueurs ou voyeurs.

2 étoiles

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 14:39

Grâce à Artus Films, j’ai pu découvrir cet étonnant film mélange de guerre, d'érotisme et d'horreur appartenant au courant nazisploitation, réalisé en 1977 par Cesare Canevari (Matalo), nous entrainant dans un camp de la mort nazi au sadisme inimaginable.

Afficher l'image d'origineQuelques années après la fin de la seconde guerre mondiale, l’ancien commandant de camp nazi de Naugen, Conrad von Starke retrouve dans les ruines du camp, la belle Lise Cohen. Lors de l’acte sexuel qui s’ensuit, Lise se remémore les horreurs vécues et perpétrées dans ce camp, où des milliers de belles jeunes femmes furent internées, violées, torturées et assassinées dans les pires conditions. Conrad tomba amoureux de Lise et en fit sa maitresse exclusive et sa victime de tous les pires sévices.

Afficher l'image d'originePlus connu sous le titre Des filles pour le bourreau, ce film du genre nazisploitation est très particulier dans ce que les films d’horreurs peuvent avoir de terriblement malsain, surgit dans les années soixante-dix. En mélangeant fiction et réalité, ce cinéma spécial entremêle les camps de la mort nazis avec une dose d’érotisme poussée, rempli de jeunes et jolies filles pour des scènes de perversions sexuelles, de viols collectifs, de Photo de L' Ultima orgia del III Reichsadisme et tortures en tous genres, d’exécutions gores, d’infanticide et cannibalisme, et autres scatologies. J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à regarder les images insoutenables, frisant parfois l’outrance presque « risible » et terriblement dérangeant. Issu probablement de fantasmes, ces camps n'ont pas existés dans cette configuration extrême. Si dans les camps de concentrations des bordels (Lagerbordell) ont très vite été créés, ce ne fût jamais avec des prisonnières juives. On estime que plus de 34 000 femmes ont été forcées à Afficher l'image d'originese prostituer, finissant rapidement vers la mort. Film pour un public particulier, dont le genre verra dans les années soixante-dix exploiter en une quarantaine de titres parfois pornographiques sur la fin d’exploitation. J’ai souvenance de Portier de nuit -Il portiere di notte- réalisé en 1974 par Liliana Cavani, qui lança le genre, avec Dirk Bogarde et Charlotte Rampling, qui m’avait alors déjà dérangé. Si la réalisation est exempte de reproche dans la mise en scène, les images mettent mal à l’aise. Bien sûr, la fin trouve son épilogue logique.

Afficher l'image d'origineAvec Adriano Micantoni (Le manoir maudit), la très belle Daniela Poggi, ainsi que Maristella Greco et Fulvio Ricciardi, Antiniska Nemour et Caterina Barbero, Domenico Seren Gay et Vittorio Joderi, Pietro Bosco et Pietro Vial, Renato Paracchi et Maria Grazia Cisera, Tino Polenghi et Achille Grioni.

Le film La dernière orgie du IIIème Reich de Cesare Canevari, dans la collection Guerre et Barbarie, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs à partir du 4 octobre 2016 en DVD. Il est proposé en version originale italienne sous-titrée français. Dans les suppléments, une fin alternative et offerte

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 09:16

Remake de David Lowery (Les amants du Texas), du film musical de Don Chaffey en 1977 écrit par Malcolm Marmorstein, pour un récit dont l’ambiance est d’une profonde tristesse sans apporter grand-chose au précédent, si ce n’est parfois un ennui profond.

Afficher l'image d'originePartant en vacances avec ses parents, Peter est victime d’un accident de voiture et ses parents décèdent. Dans la nuit, il fait la rencontre d’un animal étrange, un dragon qui l’emmène avec lui et qu’il nomme Elliott. Bien des années plus tard, âgé de dix ans, il fait la rencontre de Natalie une gamine de son âge, fille de la garde forestière Grace, elle-même fille de M. Meacham. Celui-ci avait également vu enfant, le dragon dont il raconte son histoire sans avoir jamais été pris au sérieux. Recueilli chez Grace et Natalie, Peter tente de retrouver Elliott. Mais le dragon est bientôt attrapé pour être exhibé au public. Les enfants vont tout faire pour lui porter secours.

Peter et Elliott le dragon : Photo Bryce Dallas Howard, Oakes FegleyMélange de Tarzan et de Mowgli version King Kong pour p’tites n’enfants, cette histoire d’aventure humaine est au final profondément triste. En effet, petit orphelin qui vit seul dans la foret avec un animal peu doué de parole et de réconfort, il fini par trouver une famille d’accueil dans des circonstances de séparation avec son compagnon, sans que rien vraiment n’apporte de réel espoir de vie meilleure. Conte pour enfants, qui ne trouveront certainement qu’une corde Peter et Elliott le dragon : Photo Oakes Fegley, Oona Laurencepour se pendre ensuite. Pour ma part, j’ai donc trouvé ce récit assez insipide en plus que morose, dans une réalisation sans âme plongée dans l’obscurité de la nuit et de la forêt, sur un dragon que l’on voit peu et s’attaque d’autant moins. Qualité de téléfilm avec un jeu d’interprètation assez succinct de conviction minimaliste. Les petits trouveront peut-être à s’emballer avec le vol du dragon.

Peter et Elliott le dragon : Photo Bryce Dallas Howard, Robert RedfordAvec la belle Bryce Dallas Howard (Jurassic World) et Robert Redford (Truth : Le prix de la vérité) sans doute le plus émouvant, les jeunes Oakes Fegley et Oona Laurence, Wes Bentley (We are your friends) et Karl Urban (Sur la terre des dinosaures, le film), Isiah Whitlock Jr. et Marcus Henderson.

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 09:52

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce film réalisé par Pascale Breton pour son second long métrage après Illumination, qui nous entraine dans l’espace temps du savoir dans le cadre de l’Université de Rennes.

http://www.meteore-films.fr/content/suite-armoricaine/photos-hd/vs_suite-armoricaine-03.jpgFrançoise, enseignante en histoire de l’art arrive pour une année à l’Université de Rennes, ville dont elle est issue, délaissant son compagnon à Paris. Elle y retrouve heureuse ses racines et son passé, ses anciens amis et des étudiants du cru. Ion est un étudiant, avec des difficultés financières et existentielles dont une mère fantasque qui s’avère avoir été amie de faculté de Françoise.

Afficher l'image d'origineDeux destins qui s’entrecroisent, dans une vision de la Bretagne au régionalisme bretonnant, Pascale Breton nous plonge dans une ambiance assez particulière. Joliment conté, avec un amour non dissimulé de sa région natale, elle replonge dans son passé émotionnel intimiste savamment hermétique. Sur un rythme lancinant, le temps qui passe semble figé aux Afficher l'image d'originetravers des nombreux exemples des cours dispensés par son héroïne et ses étudiants, dont toutes les générations qui passent se ressemblent à n’en faire qu’un. S’il n’y avait cette durée sans doute excessive pour installer une ambiance ou se croisent deux notions de ressentis, douloureux pour le jeune homme et plus légère pour la femme, le récit y aurait sans aucun doute gagné en Afficher l'image d'origineimpression. Je me suis cependant laissé prendre au jeu de la caméra qui glisse sur une mise en scène multiple dans des portraits divers et variés, me sentant parfois un peu à l’écart et voyeur d’intimités personnelles. La réalisation parcourt délicieusement les lieux, salles et paysages avec une tendresse dans les travelings et plans, pour une mise en scène langoureuse. Les interprètes, souvent étudiants amateurs donnent le caractère authentique de tranches de vies.

Afficher l'image d'origineAvec Valérie Dréville qui est excellente, de même que Kaou Langoët, ainsi qu'Elina Löwensohn (Vénus noire) et Manon Evenat, Laurent Sauvage et Clet Beyer, Yvon Raude et Peter Bonke, Tangi Daniel et Catherine Riaux, Hildegrade Blond et Mikaël Saffré, mais aussi Soukamba Dabo, Mélanie Degals et Morgane Lamanda.

Le film Suite armoricaine de Pascale Breton, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 septembre 2016 en DVD.

http://www.meteore-films.fr/content/suite-armoricaine/photos-hd/vs_suite-armoricaine-05.jpg

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 18:26

Excellent film de Todd Phillips (Very bad trip 3), tiré d’une hallucinante et véritable affaire en pleine première guerre du Golfe qui nous plonge dans le milieu des marchands d’armes de guerre en scandales des facilités de ventes et d’utilisation des guerres pour des profits éclaboussés de sang.

2005 à Miami Beach, le jeune David Packouz est commercial qui cherche à joindre les deux bouts pour subvenir à ses besoins et sa petite amie Iz. Lorsqu’il rencontre son meilleur ami Efraim Diveroli qui lui propose de se joindre à lui dans sa petite affaire dans la vente d’arme. Profitant d’une possibilité légale pour les petites entreprises de profiter des commandes de l’armée américaine dans la guerre en Irak. Davis et Efraim mènent alors grande vie, jusqu’à accepter un vente de plus de 300 millions de dollars pour équiper l’armée afghane. Un marché au dessus de leur capacité qui va les mener dans le milieu plein de risques et de dangers, pas toujours très légal.

Absolument ahurissante cette histoire vraie, qui voit deux jeunes de dix neuf et vingt trois ans accéder aux marchés de vente d’armes de guerre simplement par Internet d’abords puis auprès des fabricants et trafiquants avec une telle facilité, puis de prendre des risques insensés dans des régions en guerre et brasser des sommes stupéfiantes. Hallucinant aussi ces politiciens et industriels, ces marchants d’armes et militaires, qui créés des guerres à travers le monde aux profits inimaginables pour des bains de sang et des victimes civiles, des dictatures et des monstres sanguinaires, à juste finalité commerciales. Ce n’est certes pas nouveau, mais la facilité et l’insouciance des affairistes restent toujours aussi difficiles à admettre. La réalisation est excellemment vive et alerte, avec une mise en scène des plus efficaces.

Avec Miles Teller (Divergente 3) et Jonah Hill (Ave César) qui sont excellents, face à la jolie Ana de Armas (Knock knock), Bradley Cooper (Joy) et Kevin Pollak, Shaun Toub (Stretch) et Brenda Koo (White bird), Ashley Spillers (Last Vegas) et Ashli Haynes, ou encore Barry Livingston (Argo), JB Blanc.

3 étoiles

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 13:29

Énième aventures épiques et pitoyables du fugitif Jason Bourne par Paul Greengrass (Capitaine Phillips), faisant probablement suite à Jason Bourne : l'héritage de Tony Gilroy perpétuant une saga qui n’en fini plus de nous assommer d’ennui sur des récits écrits à quatre mains avec de grosses ficelles criant de manque d’imagination et d’innovation que dès les premières images nous avons compris les tenants et aboutissants pour une révélation finale sans aucune surprise.

Jason Bourne : Photo Julia Stiles, Matt DamonToujours traqué par ses propres services, Jason Bourne est contacté par une ancienne collègue et amie d’un projet gravissime imminent concernant sa sécurité en y laissant la vie, tuée par Asset. Le directeur de la CIA Robert Dewey laisse à Heather Lee, agent terriblement arriviste, la charge de traquer Jason par tous les moyens, la guidant autant que possible, bien qu’elle va n’en faire qu’à sa tête, cherchant aussi la vérité.

Jason Bourne : Photo Alicia Vikander, Tommy Lee JonesUne nouvelle fois, se pose le problème avec la surproduction industrielle de ce genre de films, c’est qu’ils finissent par tous se ressembler tellement tous tournent en remakes bouclés n’apportent plus aucun intérêt, et que d’entrée de jeu on connait à l’avance les bons et les méchants, les éternels traitres pour une fin tellement prévisible que l’ennuie devient plus mortel que le récit. Celui-ci gagne la palme à force de technologie qui dans la réalité ne se retrouve jamais. Sans être un navet mais un bon gros nanar de plus, il trouvera probablement encore quelques fans, heureux en se satisfaisant de peu.

Jason Bourne : Photo Matt DamonPourtant un beau casting avec Matt Damon (Seul sur Mars) et Tommy Lee Jones (Légitime violence), la belle Alicia Vikander (The danish girl) et Vincent Cassel (Un moment d’égarement), Julia Stiles (Le sourire de Mona Lisa) que j’aime beaucoup, Riz Ahmed (Centurion) et Ato Essandoh (Le rôle de ma vie), et encore Scott Shepherd (Le pont des espions), Bill Camp (Strictly criminal) et Vinzenz Kiefer (Au bout du conte), Alexander Cooper et Gregg Henry, Neve Gachev et Kaya Yuzuki.

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