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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 23:57

L’aventure continue avec la dix-huitième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, avec The boy, sympathique thriller psychologique réalisé par William Brent Bell .

The Boy : Photo Lauren CohanGreta, jeune américaine, arrive dans un superbe manoir en Angleterre pour un emploi de baby-sitter d’un enfant de 8 ans. Quelle n’est pas sa surprise quand on lui présente le petit garçon Brahms, qui n’est autre qu’une poupée de porcelaine grandeur nature. Mais quand en plus les parents s’en vont en voyage, Greta reste seule dans la grande demeure, perdue au milieu de nulle part. Malcolm, le beau et sympathique livreur vient la voir. Prenant la situation à la rigolade, la jeune femme sent très vite une présence mystérieuse dans la maison et des phénomènes étranges avec la poupée qui semble dotée de vie et de parole surnaturelle.

Afficher l'image d'origineJe reconnais que je me suis finalement assez bien amusé dans ce récit plus un thriller psychologique que d’un film horreur au sens classique. Avec mon esprit cartésien qui a tendance à toujours chercher la faille qui contredit et casse le récit, je me suis agréablement je dois le dire laisser prendre par le jeu et l’ambiance plus que par la trame en soit, et en définitive me suis fait avoir avec plaisir par le dénouement, tant j’avais accepté les faits plus que la réalité. Le suspens a donc fonctionné même si Afficher l'image d'origineje n’ai jamais perçu d’angoisse particulière et moins encore de frayeur au dénouement mais plutôt pris la trame à l’humour. La réalisation est cependant de qualité, avec une mise scène qui amène savamment les explications au compte goute pour apporter la vérité des faits au moment crucial, ayant été manipulé à souhait.

Afficher l'image d'origineUn casting sympathique avec la jolie Lauren Cohan et le beau Rupert Evans nous offre leurs talents convaincants, auxquels James Russell et Jim Norton (Extrêmement fort et incroyablement près), comme Diana Hardcastle (Jenny’s wedding) et Ben Robson, ainsi que les jeunes Jett Klyne et Lily Pater, pour nous plonger dans l’ambiance.

Afficher l'image d'origineLe film The boy, réalisé par William Brent Bell, distribué par Metropolitan Vidéo est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 27 mai 2016. Il est proposé en version anglaise sous-titrés français, et en version française, avec également l'audiodescription, ainsi que des sous-titres pour sourds et malentendants en français. Dans les suppléments, la bande annonce du film.

 

Un très grand merci à Cinetrafic, avec son choix de meilleur film 2016 http://www.cinetrafic.fr/meilleur-film-2016, et de film d’horreur http://www.cinetrafic.fr/film-d-horreur, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

2 étoiles

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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 15:16

Afficher l'image d'origineFilm d’angoisse et d’horreur de Johannes Roberts, ou du moins ce qui devait en être, pour un récit des plus classiques et convenus sur le retour d’entre les morts, tellement déjà vu qu’il n’en apporte aucune originalité ni le moindre petit frisson pour nous satisfaire d'émotions diverses et variées en pareil narration.

Afficher l'image d'origineUn jeune couple d’américains en Inde, Maria et Mickael décident de s’y installer et de fonder leur famille dans la joie, l’amour et le bonheur. Quelques années plus tard, leur vie heureuse vire dans l’horreur avec la mort par noyade de leur petit garçon Oliver de treize ans. Un an plus tard, malgré l’occupation de leur fille Lucy, le couple se délite dans la dépression de Maria. Prise de pitié, la gouvernante apprend à la mère l’existence d’un The Door : Photo Sarah Wayne Calliesvieux temple en ruine au fin fond d’une lointaine forêt, dans lequel au travers d’une porte, selon un rite, il est possible de faire un dernier adieu avec un défunt. Seule et unique condition, ne jamais ouvrir la porte malgré les supplications. Maria s’y rend pleine d’espoir, et ouvre la porte. Quand elle rentre chez elle, l’ombre meurtrier de son fils l’a suivi.

The Door : PhotoEst-ce à-dire que sur un thème aussi usé jusqu’à la corde, on ne plus très bien quoi en tirer de plus ? Car là, il faut bien l’avouer, il n’y a strictement rien à en retirer. Ce n’est pas nul, c’est juste qu’il n’y a rien. En ouvrant la porte de l’enfer, en sort un démon sous la forme de l’être perdu qui vient mettre l’enfer dans une famille jusqu’à plus soif… Banal et classique, mais de surcroit sans rien pour se démarquer de toutes les productions industrielles qui nous inondent depuis des siècles. The Door : Photo Sofia RosinskyTout est calibré dans les cadrages, l’obscurité, la pluie, le vent, les bruitages et murmures. Dès la toute première scène, on s’attend absolument à tout ce qui advient, avec l’ordre des morts qui arrivent. Je dirais que c’est affligeant. Aucune émotion ne s’en dégage, ni d’effrois ni de chagrin, pour seulement une indicible indifférence.

Afficher l'image d'origineAvec Sarah Wayne Callies (Black storm) qui est assez passable, quand Jeremy Sisto (Robot and Frank) et Suchitra Pillai-Malik sont largement plus convaincant, de même Javier Botet ([REC]) et les jeunes Sofia Rosinsky et Logan Creran, qui nouss plongent dans l'ennui.

1 étoile

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 18:12

Un grand merci à Memento Films Distribution pour m’avoir fait découvrir ce superbe film iranien réalisé par Ida Panahandeh, pour son deuxième long métrage dans un très beau portrait de femme.

Nahid : Photo Sareh BayatDivorcée depuis deux ans d’un mari toxico et violent après dix ans de mariage, Nahid vit seule avec son fils Amir Reza. Amoureuse de Masoud, veuf et père d’une petite fille, Nahid hésite quand à sa demande en mariage, sous peine de perdre selon l’accord de divorce de la garde de son fils. D’autant que son ex, toujours aussi amoureux tente de récupérer femme et enfant. La jeune femme est partagée entre sa raison de mère et sa passion de femme.

Afficher l'image d'origineDans ce très beau portrait de femme, au message universel, la terrible prise de conscience entre l’état de mère et de femme, est magnifiquement mis en exergue avec une intensité lumineuse. Partagé entre l’angoisse des pressions de toutes parts, et du combat de conscience intérieur, l’inquiétude nous prend aux tripes jusqu’à la dernière seconde dans l’espérance du bon choix. Le cœur et la raison, s’exprime avec une Afficher l'image d'originesensibilité remarquable, toute de subtilité et d’émotion, de rage contenue et de passion retenue. Thriller amoureux, dans une dimension confinée entre tension et passion, de luttes de considération d’autrui et de culture oppressante, j’ai été tenu en haleine avec cette crainte du pire et l’espoir du meilleur.

Afficher l'image d'origineSur une réalisation remarquablement maitrisée, au jeu de caméra subtil, avec un regard aussi proche que possible des protagonistes et le juste écart respectueux, Ida nous mêle intimement dans ce combat intérieur de toute beautét d'une forte ténacité. Situé en Iran, avec ses spécificités particulières entre culture et religion, le sentiment de femme et de mère trouve un naturel écho universel.

Afficher l'image d'origineUn beau casting avec Sareh Bayat (Une séparation) terriblement impressionnante d’émotion et de sensibilité, face à Pejman Bazeghi, excellent, de même que le jeune Milad Hossein, ainsi que Nasrin Babaei et Navid Mohammadzadeh, Pouria Rahimi et la petite Asal Gharayee.

Le film Nahid, réalisé par Ida Panahandeh, distribué par Memento Films Distribution, disponible en DVD dans les meilleurs bacs dès le 5 juillet 2016. Il est proposé en version originale sous-titré français. Dans les suppléments, un passionnant entretien avec la réalisatrice Ida Panahendeh, et l’actrice Sareh Bayat.

3 étoiles

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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 11:24

Très beau film réalisé en 1955 par Douglas Sirk, d'après une histoire d'Edna et Harry Lee, sur des thèmes récurrents dans nos sociétés sur les couples avec des écarts d’âge en faveur des femmes, et des différences de condition sociale face aux idées reçues et à l’étroitesse d’esprit intolérantes.

film 1955 rock hudson jane wyman athaDepuis la mort de son mari, Cary Scott, jeune quadra veuve avec deux grands enfants, s’ennuie ferme dans son quotidien bien morne. Issue de la classe wasp huppée de la ville, sa famille et ses amis tentent de la caser avec un homme de son âge terriblement ennuyeux. Quand le jardinier Ron Kirby vient s’occuper de ses plantations, des sentiments réciproques se nouent. Bientôt une belle relation amoureuse illumine leur vie. Mais très vite, la communauté s’oppose à cette histoire Afficher l'image d'origined’amour, entre une femme de condition social plus élevée et avec un homme plus jeune qu’elle. Malgré l’amour aussi puissant entre les amoureux, Cary met un terme à son idylle par respect de convenances, pour se retrouver seule face à un téléviseur. Mais l’amour et l’esprit rebelle ne saurait l’accepter.

Afficher l'image d'origineJ’ai beaucoup aimé ce récit, d’autant plus en ces années cinquante rigides aux étroitesses d’esprit, machistes et racistes. Ainsi, un vieil homme avec une jeunette semble tout à fait normal, mais n’est pas admis pour une femme. Mentalité détestable qui perdure encore de nos jours, ne serait-ce qu’à lire la presse. En plus de l’écart d’âge dans ce récit, se double la différence de condition sociale qui heurte les esprits réacs. Mais Afficher l'image d'originece qui réjouit dans l’histoire, est naturellement le choix définitif de la femme qui se rebelle à toutes les convenances, à toute sa société d’origine et à ses abominables enfants, pour n’obéir qu’à elle-même et n’écouter que son cœur. Ainsi, Douglas Sirk donnait une belle leçon à la société d’alors.

Afficher l'image d'origineLa réalisation est juste magnifique, avec une mise en scène absolument magique de fluidité remarquable, sur des cadrages et travelings fabuleux qui sans cesse reviennent avec subtilité sur le cœur de la ville, dont l’utilisation de couleurs et de lumières donnent le ton de l’ambiance. La dénonciation du poste de télévision comme amplitude à la solitude et repli sur soit est un magnifique camouflet. Deux films ont été réalisé sur le même bâti, en 1974 avec Tous les autres s'appellent Ali -Ali: fear eats the soul- de Rainer Werner Fassbinder, et en 2002 Loin du paradis de Todd Haynes

Un bel article est rendu au film Tout ce que le ciel permet, sur Toile et Moi.

Afficher l'image d'origineUn très beau casting avec Jane Wyman magnifique d’émotion, face au beau Rock Hudson (Tomahawk) tout aussi convainquant, et l’excellente Agnes Moorehead (Le conquérant). De même Conrad Nagel et Virginia Grey (L'ile inconnue), Gloria Talbott (La cuisine des anges) et William Reynolds (Le gentilhomme de la Louisiane), Charles Drake, Hayden Rorke et Leigh Snowden (La créature est parmi nous), qui sont tous dans la veine de l’ambiance.

3 étoiles

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 11:22

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir cet excellent film de guerre mercenaires, réalisé en 1984 par Antonio Margheriti (Contronatura) sous le pseudonyme d’Anthony M. Dawson, pour une plongée ramboesque délirant.

Afficher l'image d'origineUne troupe de mercenaires, après un entrainement intensif, est envoyée par des agents anglais et américains, dans une mission non officielle et périlleuse. Ils sont chargés de détruire un puissant réseau de trafic de drogue dans le Triangle d’Or, au cœur d’une épaisse forêt sud asiatique tenue par une main de fer d’un général corrompu et une troAfficher l'image d'origineupe lourdement armée. Après une première attaque fructueuse, les mercenaires s’emparent d’un hélicoptère ennemi pour s’attaquer à la base des trafiquants, avec pertes et fracas, et des découvertes importantes sur les commanditaires.

Afficher l'image d'origineJe me suis beaucoup amusé avec cette aventure guerrière plein d’explosions et de morts, et avec beaucoup d’humour déjanté. Ainsi, sur un récit vif et alerte, sans temps mort ni baisse de régime, sans fioritures ni de superflus, nous sommes plongés de suite au cœur des actions de combats, tirs et destructions avec un régal jouissif qui ne se dément jamais, tellement la plaisir est au rendez-vous. A la différence des Rambo, c’est sans aucun doute plus passionnant et drôle, tout en étant terriblement dramatique et meurtrier, mais Antonio Margheriti apporte sans aucune prétention, sa célèbre touche personnelle pour enflammer son histoire avec sa folie habituelle.

Afficher l'image d'origineAinsi, l’efficacité du touché de caméra fait une fois de plus merveille. Quand d’autres, sur ce même thème se sont souvent plantés par des morales ou pris au sérieux, Margheriti sait nous distraire avec beaucoup de plaisir jouissif, sans tomber dans les pièges grossiers, avec des belles actions d’éclats, de l’humour et beaucoup d’effets pyrotechniques en veux tu en voilà. Travelings et plans variés dans et au dessus de la forêt, vif et alerte, on n’a pas le temps de s’ennuyer dans une succession de rebondissements et de castagnes. Sur un récit classique et linéaire, de nombreuses surprises arrivent toujours à pic, avec des répliques et mimiques impayables.

Afficher l'image d'origineAvec dans ce magnifique casting, des géants comme Klaus Kinski (Aguire, la colère de Dieu) et Lee Van Cleef (Le conquérant), Ernest Borgnine (La cité des dangers) et la trop jolie Mimsy Farmer, ainsi que Lewis Collins et Manfred Lehmann, Thomas Danneberg et Frank Glaubrecht, Wolfgang Pampel et Hartmut Neugebauer, totalement illuminés pour notre plus grand bonheur.

Le film Nom de code : oies sauvages d’Antonio Margheriti issu de la collection Guerre, distribué par Artus Films, disponible dans les meilleurs bacs dès le 5 juillet en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, avec Une poignée de mercenaires, Curd Ridel revient sur la carrière du réalisateur et celles des principaux interprètes.

3 étoilesAfficher l'image d'origine

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 15:20

Vicky : Photo Victoria BedosPas très bonne comédie-dramatique de Denis Imbert, qui pour son premier long métrage semble confondre les genres en les assemblant mal sur une vision vieille France ringarde où l’on ne discerne plus trop ce qu’il veut dire ni dans qu’elle sens penche son avis ou sa démonstration.

Afficher l'image d'originePresque trente ans, fille d’Albert acteur célèbre et du frère ainé Tim, animateur vedette, Victoire a du mal à sortir de la notoriété des Bonhomme. Elle revient au bercail faute de boulot et d’argent, après avoir renoncé sur le parvis à son mariage. Un soir de désœuvrement, elle rencontre Banjo qui l’ébloui, mais alcool faisant couche le premier soir avec d’autres. De cette expérience, elle écrit des chansons, mises en musique par Banjo et tous deux chantent avec succès. Mais les thèmes et paroles déplaisent aux hommes de la famille.

Afficher l'image d'origineSe mélangeant les touches de son clavier comme de sa caméra, Denis Imbert nous entraine dans les circonvolutions de pensées confuses, d’où je n’ai finalement pas réussi à savoir de quoi il voulait nous parler, ni dans quel sens balance son avis. Cependant, on sent bien évidemment un discours plus féministe que machiste, quand il semble défendre le droit des filles à coucher Afficher l'image d'origineavec qui elles veulent et dès le premier soir, il donne ensuite l’impression de revenir en arrière, de même pour l’alcool. Ainsi, l’humour en définitive n’est pas au rendez-vous, pas plus que l’émotion. La scène d’orgasme est particulièrement pathétique -j'ose espérer qu'elle jouit mieux que ça dans la réalité-, comme celle de la pisseuse de mère sans intérêt. Même court, ce film m’a paru long.

Afficher l'image d'originePas très bien écrit, mais aussi moyennement réalisé, ne sachant trop comment prendre ce film par quelque bout que ce soit, entre clichés rédhibitoires, et ambiance décalée dans le ton comme dans le verbe, on se perd en considérations et démonstrations. La réalisation serait passable, s’il n’y avait un découpage maladroit comme la mise en scène désordonnée. J’ignore si la direction des interprètes est mal maitrisée, ou s’il s’agit d’une conjonction de mauvais casting, mais le jeu général manque de conviction.

Afficher l'image d'origineAvec Victoria Bedos (La famille Bélier) a un peu plus de talent que son frère, et comme son héroïne a pour elle un nom de papa. Chantal Lauby (Les souvenirs) et François Berléand (Entre amis) font ce qu’ils peuvent, pas de même pour Olivier Urvoy de Closmadeuc, quand décidément Benjamin Biolay (La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil) est aussi mauvais acteur que mauvais chanteur. Toujours pas génial Jonathan Cohen (Nous trois ou rien). Marc Andreoni (3 days to kill) et Meriem Serbah (La ritournelle) en second couteau seraient mieux.

1 étoile

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19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 09:32

Un grand merci à Potemkine pour m’avoir permis de découvrir ce film historico-fiction pour un jeune public, réalisé par Hubert Viel, dans son deuxième long métrage après Artémis, cœur d'artichaut en 2013, pour une restitution historique de la place des femmes au moyen-âge avec beaucoup d’humour et de tendresse.

Afficher l'image d'origineAlors que trois gamines d’une dizaine d’année désirent jouer avec leurs petits camarades trop occupés sur un jeu vidéo de quête moyenâgeuses, elles se font rabrouer. Se plaignant auprès du grand-père sur leur condition de filles revenues au moyen-âge, il commence à leur raconter l’histoire des femmes de ces temps, loin de l'image d'Epinal. Ainsi, après la chute de l’empire romain et l’arrivée des francs, la situation des femmes inexistantes en droit, se voit avec l’avènement du christianisme, prendre de plus en plus d’égalité dans la société.

Afficher l'image d'origineSympathique narration basée sur des faits historiques, ainsi que légendaires pour mieux illustrer son propos, Hubert Viel nous invite a revisiter l’Histoire des femmes au moyen-âge et de leur place et puissance cachée et un peu trop oubliées. Sur une belle réalisation avec une légèreté de ton, on suit avec plaisir et amusement les péripéties pourtant réelles de nos ancêtres les francs, dont les femmes ont jouées un très grand rôle dans bien des domaines politiques, religieux et économiques. Dans un esprit à la http://media.potemkine.fr/film/photo_full/lesfillesaumoyenage//fama_69211_jolhanmartin_camilleloubensartisansdufilmpotemkinefilms.jpgJeanne Bourin, cette plongée de vision d’enfants est plaisante et instruictive à suivre. Aussi, la réalisation est agréable, dans des décors champêtres, dont un charme certain s’en dégage assurément, nous remontons mille ans en arrière pour redécouvrir une vérité oubliée et ignorée par machisme et rendre justice aux femmes, qui en a bien besoin par les temps qui courent.

Afficher l'image d'origineAvec dans ce sympathique casting, Michael Lonsdale (Les hommes libres) attendrissant, et la joyeuse troupe des jeunes dont Chann Aglat (Les vacances du petit Nicolas), Léana Doucet (Bienvenue parmi nous) et Malonn Lévana (Le voyage de Fanny) adorables et de conviction, face à Camille Loubens (Les chaises musicales), Jolhan Martin (Une petite zone de turbulences) et Noé Savoyat, sont drôles et convaincants, ainsi que Maud Le Grevellec.

Afficher l'image d'origineLe film Les filles au moyen âge d’Hubert Viel, distribué par Potemkine, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 9 juin en DVD. Il est proposé dans les suppléments, d’une version courte du film, de la présentation des jeunes comédiens, et des essais et scènes coupées, ainsi qu’un débat entre le réalisateur  Hubert Viel et l’historien Patrick Boucheron.

Afficher l'image d'origine3 étoiles

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 14:25

Afficher l'image d'origineA partir d’un court métrage, Shunji Iwai en avait réalisé ce film en 2004, avant de sortir l’animé en un prequel Hana et Alice mènent l'enquête, qui nous ramné à l’origine de l’amitié entre deux jeunes filles, et que nous retrouvons ici l’année suivante dans leur entrée au lycée, entre cours de danse classique et premiers émois amoureux.

Afficher l'image d'origineDans le train qui emmène Hana Arai et sa meilleure amie Tetsuko "Alice" Arisugawa au collège, Hana remarque un garçon dans le wagon qui la trouble. A la rentrée au lycée, elle découvre que le garçon, Masashi, y est également. Hana se met à le traquer dans ses moindres faits et gestes. Quand lors d’un banal accident Masashi chute à terre évanouit, elle lui porte aussitôt secours. A son réveil un peu groggy, elle lui fait croire qu’il est amnésique et qu’elle est sa petite amie. Quand Alice qui a été repérée pour un casting, est appelée à la rescousse d’Hana, elle doit faire croire avoir été l’ex petite amie de Masashi. Mais si Hana est amoureuse du lycéen, celui-ci se trouve plus  attiré par Alice.

Afficher l'image d'origineSavoureux triangle amoureux, entre humour et émotion, dans laquelle l’amitié des deux jeunes filles se retrouve dans des quiproquos d’arroseuses arrosées, d’un récit qui s’avère loufoque et délicieusement adorable. Pour avoir vu récemment l’excellent Hana et Alice mènent l'enquête, j’avais à cœur de découvrir ce qui advenait de leur amitié naissante lors de l’enquête sur Juda. J’ai donc eu beaucoup de plaisir à suivre les aventures amoureuses de ces adolescentes, dans une trame récit qui apporte beaucoup d’ingéniosité Afficher l'image d'origined’une comédie romantique pleine de facéties déjantées, drôle et émouvante. Entre les séance de danse et de casting, dont la photo en première page avec la piqure de moustique sur le nez laisse à penser de la piètre qualité du photographe, termine la narration sur un note fantaisiste. Une belle ambiance pour un joli conte d’amour et d’amitié.

Une très belle réalisation, dans laquelle on retrouve tout le talent de Shunji Iwai avec sur angles de vues et ses cadrages pointus que l’on découvert dans son animé, comme d’ailleurs sa pudeur puéril et amusante dans l’image comme les dialogues. Ainsi, par la musique et la luminosité tamisée, une belle ambiance un peu surréaliste et envoutante instaure une certaine poésie particulière presque surannée et planante qui laisse une délicieuse impression doucereuse qui nous reste longtemps dans l’âme de l’adolescence.

Afficher l'image d'origineAvec les très jolies Anne Suzuki et Yû Aoi (Vers l'autre rive) talentueuses, drôles et émouvantes, face à Tomohiro Kaku très convaincant. De même Shôko Aida et Hiroshi Abe (I wish), ainsi que Sei Hiraizumi et Takao Osawa (Ichi, la femme samouraï), Ryôko Hirosue (Departures) et Tae Kimura (After life), Ayumi Itô (Gantz) et Mika Kanô (Tokyo tribe).

3 étoiles

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 15:01

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce superbe film australien réalisé en 1993 par Rolf de Heer, dans une version restaurée, sur un récit époustouflant et ahurissante d’émotion et sensations fortes.

Afficher l'image d'origineEnfermé dans un appartement avec sa mère depuis sa naissance, à 35 ans Bubby n’a aucune connaissance du monde qu’il croit empoisonné. Vivant sous la coupe d’une mère incestueuse, l’arrivée soudaine de son père, perturbe son entendement et son univers. Quand il sort de sa prison, avec le costume de pasteur de son père, il découvre la vie, le soleil, la ville, Afficher l'image d'originela musique et les pizzas, et s’instruit par le mimétisme sur toutes les personnes qu’il rencontre. La rencontre avec des chanteurs de l’Armée du Salut, puis ceux d’un groupe de rock, lui ouvre des horieons d’expreesions et il s’embarque pour une nouvelle vie plus de rencontres et découvertes.

Extrêmement étrange, bouleversant, cruel et empreint d’une poésie sombre, violente et tendre, dans lequel les émotions fortes et émouvantes m’ont ainsi enthousiasmé. Ainsi, ce jeune homme qui nait à trente cinq ans, après autant d’enferment, au cerveau d’un nouveau né quelque peu dégénéré, saisit la vie avec la curiosité naïve et gourmande d’un enfant. J’ai adoré Afficher l'image d'originecette vision du  passage à la vie d’adulte, à son insertion primitive à la musique, scène extraordinaire quand il monte la première fois sur scène, comme à la vie avec la découverte de la pizza, du plaisir charnelle de tendresse avec la jeune chanteuse, et la très émouvante relation lors de sa rencontre avec la jeune handicapée. Le discours est résolument anticlérical, sans porter non l’athéisme et autres philosophies aux nues, pour un cri à la liberté de vivre et d’aimer. Véritable bijou, ce film est terriblement marquant et hante longtemps.

Une réalisation magnifique, tant dans sa mise en scène, que dans les images, où pas moins de 32 directeurs de la photographie se sont succédés, apportant chacun et sur chaque lieu de tournage, une impression visuelle différentes. Mais également la piste son est des plus troublantes, avec un procédé de tonalités binauraux grâce aux deux micros portés dans Afficher l'image d'origineles cheveux de Nicolas Hope, apportant une sonorité aérienne aussi réelle que possible. Le script a germé de longues années dans l’esprit du réalisateur, qui est enfin passé à la réalisation après avoir visionné le court métrage Confessor, Caressor de Tim Nicholls dans lequel joue Nicholas Hope. La richesse du cinéma australien de ces trente dernières années n’en fini pas de nous surprendre.

Afficher l'image d'origineAvec l’excellent Nicholas Hope (The goddess of 1967) absolument habité, face à Claire Benito fabuleusement odieuse, autant que Ralph Cotterill. Ainsi que l'excellente Carmel Johnson, Syd Brisbane et Nikki Price, Ullie Birve et Audine Leith, Natalie Carr et Lucia Mastrantone, Celine O'Leary et Paul Philpot, Todd Telford et Paul Simpson, Stephen Smooker et Peter Monaghan, et l'émouvante Rachael Huddy.

Afficher l'image d'origineLe film Bad boy Buddy de Rolf de Heer, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 3 juin en DVD et blu-ray. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, un long et passionnant entretien avec le réalisateur Rolf de Heer , accompagné du court métrage  Confessor, Caressor de Tim Nicholls.

3 étoiles

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 20:22

 

Sympathique comédie douce-amère d’Eric Lavaine (Barbecue), qui nous plonge au cœur des relations d’une famille tant dans la crise économique que familiale, dans laquelle on se trouve forcément un peu beaucoup.

Retour chez ma mère : Photo Alexandra Lamy, Josiane BalaskoSe retrouvant à la rue après la faillite de son entreprise, Stéphanie retourne à quarante ans chez sa mère Jacqueline fraichement veuve. Elle retrouve la chaleur du foyer d’enfance et du farniente, sans vraiment rechercher un nouvel emploi. A l’occasion d’un repas de famille avec ses deux autres enfants, Carole et Nicolas, leur mère souhaite leur annoncer son bonheur avec Jean. Mais le repas vire au règlement de compte, qui gâche l’ambiance et l’annonce tant préparée.

Retour chez ma mère : Photo Alexandra Lamy, Philippe LefebvreJe me suis beaucoup amusé avec ce classique du genre dans lequel on se retrouve d’une manière ou d’une autre dans les traits de caractères et portraits des de chacun, et dans les relations d’amour et des conflits, de solidarité et d’envie comme de rancœur. D’autant que le schéma familial est comme le mien, avec mes deux sœurs et ma mère douloureusement veuve depuis peu. Et pour ma part, je suis heureux d'avoir mes deux soeurs que j'aime et sur qui je sais que nous Retour chez ma mère : Photo Alexandra Lamy, Jérôme Commandeur, Josiane Balasko, Mathilde Seigner, Philippe Lefebvrepouvons compter quoiqu'il arrive, et dont je suis fier d'elles. Ainsi, les amours entre frères et sœurs, comme les frictions face aux caractères, modes de pensés et de vies sont souvent bien vus dans ce récit. La situation inverse du tanguysme, avec la crise économique qui sévit de plus en plus et voit des quadras à peine parti trentenaire de chez leurs parents revenir dépité au bercail dans le cocon rassurant. Bien sûr, on trouvera à redire sur la situation quand même bien aisée de tous et le happy end, mais l’ensemble se laisse regarder avec plaisir.

Retour chez ma mère : Photo Didier Flamand, Josiane BalaskoDans une mise en scène en quasi huis clos quelque peu théâtral, la réalisation nous mène d’une pièce à l’autre avec des travelings subtils et des plans larges comme ceux serrés sur les protagonistes, sur des dialogues aux répliques souvent savoureuses. Pas de morale ni partis pris, la narration nous ballote par le bout du nez dans une ambiance parfois acerbe mais assez juste comme chez Pole emploi. Comédie donc dans laquelle on ri beaucoup, mais avec cette touche d’amertume qui rappelle avec justesse certaines réalités pas si amusantes ou faciles que ça.

Retour chez ma mère : Photo Alexandra Lamy, Jérôme Commandeur, Mathilde Seigner, Philippe LefebvreAvec une Josiane Balasko (Arrête ton cinéma !) encore une fois excellente, face à Alexandra Lamy (Bis) qui m’a enfin snobé par un jeu plus convaincant, quand Mathilde Seigner (La liste de mes envies) apporte une dose d’émotion dans son éternel même rôle. Philippe Lefebvre (SMS) comme Jérôme Commandeur (Babysitting 2), Cécile Rebboah (Prêt à tout) et Didier Flamand (L’art de la fugue), ainsi que Patrick Bosso (Un homme et son chien) et Guilaine Londez (La stratégie de la poussette) sont de l’ambiance générale.

3 étoiles

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