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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 16:28

Man Up : Photo Ophelia LovibondExcellente comédie romantique totalement déjantée de Ben Palmer (Les boloss), avec à la base un quiproquo savoureux qui va vite déraper dans un coup de foudre vers l’indicible passion qui fait tomber tous les masques sauf celui d’un pieu mensonge qui manque d’éclater et de tout faire perdre dans un délire gigantesque.

Afficher l'image d'origineDans le train qui la mène à Londres, Nancy fait connaissance avec Jessica, une passagère qui écoute sa conversation téléphonique. Elle apprend que la jeune quadra est une célibataire qui doit faire le discours pour les quarante ans de mariage de ses parents. La jeune femme lui offre un livre de méthodes pour trouver l’âme sœur, elle-même ayant un rendez-vous arrangé, dont le dit livre est un signe de reconnaissance. Arrivé en gare, Nancy Afficher l'image d'originecourt après la jeune femme pour lui rendre ce satané bouquin, quand au point de rendez-vous, elle est apostrophée par Jack visiblement pas mieux loti que Nancy, qui se fait passer pour Jessica. Le début d’une soirée pleine d’imprévues délirantes et passionnées sur l base d’un mensonge.

Man Up : Photo Lake BellDe fait, la trame est tout ce qu’il y a de plus classique, vu, revu et corrigé, et pourtant ça fonctionne à fond. Bien que souvent trash, ce n’est jamais vulgaire, toujours drôle et tendre, joyeux et émouvant. Les gags et répliques se succèdent crescendo sans discontinuer, avec toujours ce bon esprit de distraire et cette histoire d’amour pas très conventionnelle qui semble promise à se casser la figure pour à chaque fois rebondir de plus belle. Je me suis beaucoup amusé, tant les protagonistes nous ressemblent beaucoup Afficher l'image d'origineplus que la plupart des personnages des comédies romantiques. Il n’y a jamais de mauvais fond dans le récit, pas la moindre humiliation pour rester dans le style bon enfant jusqu’au happy end. C’est vif et alerte, sans temps mort ni pathos, pas le moindre discours moraliste, politique ou religieux, ni la moindre violence verbale ou physique. Je pense à la fin, où à la version américaine, un coup de poing –ou plus ?-aurait été asséné au prétendant peu délicat. Le style british est beaucoup plus soft, et il m’a changé les idées avec plaisir.

Afficher l'image d'origineLa belle Lake Bell (No escape) est extrêmement drôle et attendrissante, face à Simon Pegg (Mission : impossible) encore une fois bidonnant avec en sus une grande tendresse émouvante. Ophelia Lovibond (Les gardiens de la galaxie) et Rory Kinnear (Imitation game), comme Henry Lloyd-Hughes (Anna Karenine) et Sharon Horgan (Imagine me and you), ainsi que Stephen Campbell Moore (Johnny English, le retour) et Dean-Charles Chapman (Avant d'aller dormir) bien plus sympathique que dans Game of Thrones, mais encore Ken Stott (Le hobbit) et Harriet Walter (Suite française) et Olivia Williams (Maps to the stars) est tout aussi tordante, donnent tous dans la joyeuse folie générale.

3 étoiles

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 10:25

Un grand merci à M6 vidéo pour m’avoir permis de découvrir le film d’Ezna Sands, qui change de genre après son horrifique Tontine, pour un joli conte très d’actualité avec la Cop21 qui vient de s’ouvrir à Paris.

Afficher l'image d'origineDes vastes plaines de neige et de glace de l’Arctique, l’inuit Théo, constate que la superficie diminue et l’épaisseur de la banquise s’effrite et se réduit, quand le poisson se raréfie. Sur la base d’une vision cauchemardesque d’un ancien, les sages du village désignent Théo pour alerter les hommes du sud de la colère du soleil qui va tout brûler sur Terre. Ainsi, il se rend à New York et se met en marche pour parvenir à sa mission. Il doit son salut à Chloé, une jeune femme sdf marginale, qui comprend qu’il cherche les dirigeants du monde pour avertir des effets négatifs du réchauffement climatique. Ensemble, ils se rendent avec des amis au siège des Nations Unis pour tenter de faire entendre la voix inuit et celle du monde.

Afficher l'image d'origineTrès joli conte écologique, chargé d’une profonde humanité qui pourrait paraître naïf, mais plein de tendresse émouvante avec cette douce poésie quelque peu triste et qui éveil des sensibilités et de l’espoir. Ainsi, ce petit homme humble et têtu, conscient de la fracture entre le monde moderne face au sien, tente de faire entendre une réalité écologique qui nous concerne tous. Je regrette peut-être la dualité un peu trop manichéenne et souvent clichée, qui met en parallèle des besoins Afficher l'image d'originede nos sociétés modernes face à celles des pays du tiers monde dans un face à face un peu hypocrite. Cependant, le message passe avec beaucoup d’émotion, notamment par le biais de l’animation. Les protagonistes sont attachants, tel cet inuit et la jeune fille, dont les liens amicaux qui se nouent se retrouve dans la connexion entre toutes les cultures et origines pour un point commun de l’humanité sur cette même petite planète. Les paraboles sont joliment illustré tant par l’image que par les mots. Théo a un petit air de Wanu dans Le jaguar, et nous rappelle Raoni Metuktire et son combat pour la préservation de la forêt amazonienne. Ainsi, beaucoup d’émotion se dégage de cri d’alerte pour notre planète en danger face à toutes les pollutions qui détruisent notre environnement, eau, terre et air qui provoquent maladies et réchauffement climatique.

Afficher l'image d'origineLa sortie de ce film, coïncide avec l’ouverture de la COP21 à Paris -du 30 novembre au 11 décembre 2015- pour la 21ème Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, où 196 pays se retrouvent pour tenter de ratifier un accord  sur la limitation des émissions de gaz à effet de serre, pendant qu’il en est peut-être encore temps, tel la quête de Théo.

Afficher l'image d'origineAvec un beau casting dans lequel Theo Ikummaq est marquant pour un premier rôle, face à la belle et émouvante Dakota Johnson (Cinquante nuances de Grey) qui démontre son talent. Christopher Backus et Ashley Springer (Le loup de Wall street), comme Andre de Shields (The inheritance) et la belle Mira Sorvino (Perfect sisters) sont dans l’ambiance générale avec conviction, et caméo de Larry King him self.

Afficher l'image d'origineLe film Chloé & Théo d’Ezna Sands, distribué par M6 vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 25 novembre 2015 au prix conseillé de 14,99€ en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

2 étoiles

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1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 07:57

Je termine mes passionantes découvertes de films de science-fiction d’horreur sur le thème des animaux préhistoriques du coffret Jurassic box, grâce à Artus Films, avec ce film en couleur de 1956 dans un western particulier réalisé par Edward Nassour et Ismael Rodríguez.

Afficher l'image d'origineNouvellement installé avec son associé mexicain dans un ranch avec un important bétail au Mexique, Jimmy Ryan est mal vu par le puissant Don Pedro et son bouillant fils Enrique, fiancé à la belle Sarita qui n’est pas insensible aux charmes du yankee. Cependant, du côté des marais près de la montagne creuse, du bétail de sont porté disparus. Jimmy pense à un acte malveillant pour le faire partir, quand la légende locale parle de monstre qui tue lors des grandes sécheresses. A la recherche du père du petit Panchito, le mystère se dévoile avec l’apparition d’un  gigantesque Allosaurus, qui s’attaque bientôt au village.

Afficher l'image d'origineJ’ai adoré cette histoire, amusante d'un certain côté, effrayante d’un autre, et qui avec la patine du temps prend une dimension envoutante. C’était la première fois dans le cinéma de western qu’apparaissait des dinosaures dans un tel contexte déroutant. D’autant plus que le scénario innovait dans les relations entre américains et mexicains mis sur le même pied d’égalité, sans la haine raciale que l’on voit trop souvent habituellement.Afficher l'image d'origine Le récit est simple et classique mais maitrisé, avec des ingrédients rivalités comerciales comme romantiques, de l’humour avec des gags sympathiques et de l’émotion notamment avec le garçonnet et son père, et enfin le dinosaure confère à cette histoire un scénario réussi.

The "Beast of Hollow Mountain" stomps through the swamp.Les effets spéciaux réalisés par Willis O'Brien, célèbre pour ceux du King Kong de 1933, apportait des changements notables. Comme souvent à cette époque, le film a été tourné en anglais et en espagnol sorti au Mexique sous le titre La bestia de la montaña. Ce fut aussi le premier film avec des effets de mouvement d'arrêt pris en écran large en couleur.

Afficher l'image d'origineLe coffret, Jurassic box est proposé avec six films, L'ile inconnue, La planète des dinosaurs, The beast of hollow mountain, King dinosaur, Lost continent et Two lost worlds.

Avec un magnifique casting, et l’excellent Guy Madison, face à la très belle Patricia Medina, Carlos Rivas et l’adorable petit Mario Navarro, ainsi que Pascual García Peña et Eduardo Noriega, de même Julio Villarreal et Lupe Carriles.

Afficher l'image d'origineLe film The beast of hollow mountain d’Edward Nassour et Ismael Rodríguez, distribué par Artus Films est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 20 octobre 2015 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

Un grand merci à Artus Films pour m'avoir permis de découvrir ces films de qualité.

3 étoiles

 

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 16:23

Crazy Amy : Photo Amy Schumer, John Glaser, Vanessa BayerLa mort lente de Judd Apatow (40 ans : mode d'emploi) se confirme hélas pour notre plus grand regret, qui se traduit ici encore pire que jamais, sur un humour désespérément pauvre, vulgaire et sans plus aucune imagination ou originalité, et qu’une actrice en mal d’inspiration tente une vaine imitation de Melissa McCarthy.

Crazy Amy : Photo Amy Schumer, Brie LarsonAyant retenu la leçon de son papa lors de son divorce sur le non sens de la monogamie, Amy la met en pratique constante. Journaliste, elle passe d’un amant à un autre, les jetant aussitôt son coït, entre alcool, tabac et drogue, et un comportement agressif envers la terre entière. Quand à l’opposé, sa sœur Kim a une vie bien rangée, mariée, enceinte et belle-mère attentionnée. Jusqu’au jour où Amy craque pour Aaron Conners, un médecin du sport pour les besoins d’un article.

Crazy Amy : Photo Bill Hader, LeBron JamesSur un fond une fois de plus terriblement moraliste, avec cette jeune femme excessive, délurée et hors-norme qui finalement rentre dans le rang, me laisse assez froid. La tentative récurant d’excuser les excès des uns et des autres sous l’éternel et fallacieux prétexte du mal aimé par le père, ou autres explications oiseuses comme la maladie, ne trouve décidément aucun écho ni grâce à mes yeux. Pourtant, la première scène est pathétiquement amusante, et semblait donner le début d’une trame déjantée, quand le père prépare ses fillettes à son divorce en comparant les femmes et l’amour à des poupées jetables. Mais hélas, 23 ans plus tard, entre la bonne grosse laide Amy qui se tape tout sur son passage pour s’en Crazy Amy : Photo Amy Schumer, Bill Haderdébarrasser aussitôt, est très limité. Passons la comparaison avec sa sœur inversement plus belle et intelligente, plus stable et affectueuse, qui vire dans des clichés d’une dualité douteuse. Je passe par la pauvreté des répliques et des rares gags qui tombent systématisent à plat. Alors le récit ? Deux sœurs, deux destins différents pour un traumatisme d’enfance de perte de mère, élevées par un père acariâtre raciste homophobe, que sa sclérose ne rend pas plus sympathique qui découle ensuite en un récit amer franchement mauvais péniblement long. Le genre de récit pathos et mélo, où les excès comique ne servent qu’à excuser le drame, se trouve une fois de mal approprié.

Crazy Amy : Photo Amy Schumer, Bill HaderPremier rôle au cinéma pour Amy Schumer qui devrait en rester là, face à Bill Hader (SuperGrave) mieux sans être transcendant, quand la belle Brie Larson (Jamais entre amis) est convaincante mais trop rare, Colin Quinn (Copains pour toujours), John Cena, Vanessa Bayer, Mike Birbiglia (Nos étoiles contraires), Ezra Miller (Le monde de Charlie), Tilda Swinton (The grand Budapest hotel), LeBron James et avec la participation de Daniel Radcliffe (Et (beaucoup) plus si affinités) et Marisa Tomei (Love is strange) dans le film en salle, et les jeunes Carla Oudin, Devin Fabry et Evan Brinkman, jouent souvent mieux que les plus grands.

1 étoile

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 10:52

Continuant mes découvertes du coffret Jurassic box, grâce à Artus Films, ce film en couleur d’aventure et de science-fiction de Jack Bernhard qu’il réalisa en 1948, d'après le roman de Robert T. Shannon, avec des influences de King Kong et de Le monde perdu.

Afficher l'image d'origineDans un bar de Singapour, le capitaine Tarnovski est abordé un soir par la belle Carole Lane et son fiancé Ted Osborne. Elle souhaite l’engager avec son bateau pour une expédition vers une île inconnue, où vivraient des créatures géantes. Pour les avoir aperçu en avion durant la seconde guerre mondiale, Ted souhaite les photographier de près et devenir célèbre. Ils embarquent également John Fairbanks, un marin qui s’y était échoué sur l’île eAfficher l'image d'originet seul survivant. Le débarquement se passe sans difficulté, et les premières épreuves photos réussies. Mais le capitaine menace la sécurité de tous, entre ses vues sur la jeune femme, et son désir de ramener des spécimens qui feraient sa fortune. En plus de marins qui se font dévorer et des désertions, les serpents géants, animaux préhistorique et singe carnivore gigantesque, il y a le volcan qui menace.

Afficher l'image d'origineVéritable film d’aventure, avec des marins peu scrupuleux, des amours et des trahisons, le récit nous plonge au cœur d’un récit simple et classique, mais efficace au possible. Les animaux ne sont pas effrayant, sauf le singe qui fait référence sans conteste à King Kong. C’est gentiment filmé, vif et alerte. Le rôle féminin est fort, face à la gente masculine qui se déchire tant pour la fortune que pour elle. Ce film apporte une originalité dans le cinéma, car c’est la première fois dans son histoire que l’on utilise la technique du comédien dans le costume de dinosaure, qui semblent bien maladroits.

Afficher l'image d'origineLe casting est très sympathique, avec la belle Virginia Grey qui est très marquante, face à Phillip Reed et Richard Denning, tout aussi talentueux, de même Barton MacLane et Dick Wessel avec autant de conviction, ainsi que Dan White et Phil Nazir, qui sont tous bien dans l’ambiance du récit avec passion et enthousiasme, pour une fiction bien sympathique avec autant d'ingrédiens réunis.

Le film L'ile inconnue de Jack Bernhard, distribué par Artus Films est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 20 octobre 2015 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

2 étoileshttp://rarefilm.net/wp-content/uploads/2015/08/Unknown-Island-1948-2.jpg

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29 novembre 2015 7 29 /11 /novembre /2015 11:06

Lolo : Photo Dany Boon, Vincent LacosteChangement de cap et de style pour Julie Delpy (2 days in New York), toujours aussi vulgaire dans le verbe d’un dialogue cru sans être drôle, pour un récit qui est plus une dramatique malaisée qu’une comédie loufoque, et confère une impression désagréable d’une ambiance délétère d’un Tanguy sordide.

Lolo : Photo Julie Delpy, Karin ViardLors d’une thalsasso avec sa meilleure amie, Violette, la quarantaine parisienne, rencontre Jean-René, provincial fraîchement divorcé. Il décide de la rejoindre à Paris, pour une belle relation amoureuse. Mais Lolo, le fils de Violette va lui en faire baver avec autant de haine et de cynisme, que son imagination pervers n’a de limite à toutes les astuces humiliantes et cruautés sans fin, malgré la résistance de Jean-René, et l’aveuglement de Violette qui prend sans cesse la défense de son fils adoré.

Lolo : Photo Dany Boon, Julie DelpyFilm qui met mal à l’aise de par sa thématique, que par son traitement. Aborder le genre sous cet angle avec ce regard pose problème. En effet, tout du long, July Delpy nous présente son film comme une bonne blague, sorte de comédie déjantée, dans un mélange des genres qui ne prend pas. Son sadique pervers manipulateur n’est jamais d’aucune manière drôle, mais terriblement malsain, et toutes les tortures et souffrances qu’il fait subir à ses victimes ne prêtent à sourire. Il y a bien une Lolo : Photo Dany Boon, Vincent Lacostepartie comédie en dehors du harcèlement physique et moral, mais mal placée, mal agencée et le plus souvent dans un langage de vulgarité qui sonne mal. La même histoire en thriller aurait eu une portée plus marquante et effrayante sans les gags et répliques comique, de même aurait donné une comédie loufoque sans les humiliations aussi violentes avec plus de légèreté. Une question de tonnalité et de parti pris que n’a pas su choisir une réalisatrice mal inspirée.

Lolo : Photo Dany Boon, Julie Delpy, Vincent LacosteDommage car, Dany Boon (Supercondriaque) n’était pas mauvais ce coup-ci, de même Julie Delpy (Avengers : l'ère d'Ultron) elle-même. Mais pendant combien de temps encore Vincent Lacoste (Journal d’une femme de chambre) va-t-il nous jouer le seul et unique rôle insuportable d’adolescent moyen, d’autant que mal joué qu’on pardonnait à 15 ans ? Karin Viard (La famille Bélier) également était bien dans son rôle, ainsi qu’Antoine Lounguine et Christophe Vandevelde (Un peu, beaucoup, aveuglément), de même Elise Larnicol (Une folle envie) et Christophe Canard (Les profs), autant que Zoé Marchal. Pas drôle et méchamment cliché la scène avec Ramzy Bedia (Je suis à vous tout de suite). Enfin, les jolies pinups Alexandra Oppo, Jessica Cressy et Hea Deville sont sympathiques. Participation de Karl Lagerfeld et de Frédéric Beigbeder.

1 étoile

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 17:40

Toujours dans le coffret Jurassic box par Artus Films, qui nous offre cette très bonne surprise avec ce film d’aventure science-fiction en noir et blanc de Norman Dawn, réalisé en 1950, plus dans un romantisme que d’horreur, bien que le pire soit toujours à venir sans que l’on s’y attende.

Photo : TWO LOST WORLDSEn cette année de 1830, le clipper The queen, se dirige vers les Indes pour une course commerciale. Afin d’aller plus vite que la concurrence, Kirk Hamilton décide de prendre au plus court mais aussi au plus dangereux sur la route des pirates, ayant conçu lui-même un navire des plus rapides. Cependant, il est blessé lors d’une attaque, et doit se reposer dans un port australien, pendant que le navire poursuit sa route. Kirk fait la connaissance d’Elaine Jeffries dont il tombe amoureux, mais elle est déjà fiancée à Martin Shannon. Lorsqu’une attaque sauvage des pirates la kidnappe, ainsi que sa jeune sœur Janice et Nancy Holden, l’amie d’Elaine. Kirk et Shannon se lancent à la poursuite des pirates, les combattent et les deux navires sont coulés. Le petit groupe arrive avec leur canot sur une île volcanique, habitée par les dinosaures.

Photo : TWO LOST WORLDSJe me suis beaucoup amusé à suivre cette aventure romantique de science fiction et d’horreur, en cette époque et dans cette contrée lointaine qui ne ressemble ni à la bonne vieille Europe ni aux Etats Unis d’Amérique du dix-neuvièmement siècle. Ainsi, nous parcourons les mers sauvages infestées de pirates, avant d’entamer le Queensland d’Australie dans un paysage comme nul part ailleurs avec des montons par millions. Les pirates nous transposent dans les films d’aventures marins, puis les moutons dans le cadre de western australien, avec une histoire romantique, de l’émotion et de l’humour avec la gamine, avant de nous plonger dans la science fiction préhistorique et d’horreur. Un beau mélange de genres, dans une époque peu habituée à ces divertissements.

La partie finale est somme toute classique. Une ile inconnue, un volcan en activité et de grosses bêtes préhistoriques monstrueuses. Et de fait, on les voit peu, et aucune création n’a été réalisée. En effet, les dinosaures ont été empruntés à partir d'images d'archives, qui ont été reprises du film One million BC de 1940, qui avait été réalisé par Hal Roach et Hal Roach, Jr., avec Victor Mature, Carole Landis et Lon Chaney, Jr.. Reste la force d’une histoire, de batailles terrestres et maritimes, et le charme.

Photo : TWO LOST WORLDSAvec James Arness, très convaincant, face à la jolie Kasey Rogers (Le shérif aux mains rouges), ainsi que Bill Kennedy et la jeune Gloria Petroff, trop rigolote. Pierre Watkin et Tom Hubbard, comme la belle Jane Harlan et Tom Monroe, ou encore Michael Rye et Fred Kohler Jr., Tim Graham, Richard Bartell et Robert Carson, donnent de leur talent avec passion et conviction.

Le film Two lost worlds de Norman Dawn, distribué par Artus Films est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 20 octobre 2015 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

2 étoiles

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 10:55

Afficher l'image d'origineEtrange récit dans un monde de l’absurde et terriblement envoutant de Yorgos Lanthimos, qui nous entraine dans les arcanes dérangeantes d’une société régit les règles de société sur des valeurs d’intolérances de vie privée dans ce qui nous touche au plus profond. Intriguant…

Afficher l'image d'origineDans une société future, aux règles rigides et sans pitiés, il est interdit d’être célibataire. Les contrevenants, quelques soient leur âge, orientation sexuelle ou raisons, sont immédiatement internés dans des hôtels particuliers. Ils ont quarante-cinq jours pour trouver l’âme sœur. En cas d’échec, ils sont transformés en animal de leur choix. C’est ce qui arrive à David, qui voit passer ses chances de trouver une compagne avant la date fatidique. Il tente de duper le système en se liant avec une femme dure et cruelle, avant de s’enfuir dans la forêt et retrouver d’autres fugitifs, qui ont organisé une société guère plus chaleureuse.

Afficher l'image d'origineIl faut être un peu dans un état second pour se laisser immerger dans ce récit étrange et surréaliste, sorte de poésie cauchemardesque, où l’horreur plane dans une sorte de torpeur embrumée de froide douleur aseptisée. L’absurdité est poussée au-delà de la réflexion sur une société qui ne reconnait plus la moindre parcelle de libre choix de vie, choisie ou imposée pour imposer un modèle archaïque qui en rappelle tant de nos jours dans Afficher l'image d'originecertaines sociétés religieuses. La punition en animal, est là aussi en référence du mépris pire que la mort. En effet, de nombreuses références aux états ou morales totalitaires égayent cette trame insolite. Si l’ambiance est loin d’être joyeuse, loin s’en faut, le contexte de la narration est telle qu’il nous envoute et nous transporte pour au final, de par son absolu délire, devient une vraie fête à la débité ambiante.

Colin Farrell and Rachel Weisz in 'The Lobster'Colin Farrell (Prémonitions) est juste bluffant et terriblement marquant, face à la belle Rachel Weisz (Youth) déroutante. Il en est de même de Ben Whishaw (Skyfall) et Jessica Barden (Loin de la foule déchaînée), Olivia Colman (Mariage à l’anglaise) et Ariane Labed, mais également Angeliki Papoulia et Ashley Jensen (Oh my God !), de l’excellent John C. Reilly (Les gardiens de la galaxie) et Léa Seydoux (Journal d’une femme de chambre), jusqu’à Michael Smiley (Black sea) et la jeune Laoise Murphy (Dark touch), ainsi qu’EmmaEdel O'Shea et Rosanna Hoult (Captain america : first avenger) parmi tant qui marquent et hantent longtemps.

3 étoiles

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28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 07:00

La Belle Promise : PhotoL’ouverture de la dix-septième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par  Cinetrafic, commence avec ce très beau film en un huis clos bien étouffant, La belle promise, du premier long métrage de Suha Arraf plus habituée aux documentaires ou scénariste pour d'autres réalisateurs de reonm.

La Belle Promise : PhotoPlus de trente ans après l’invasion israélienne de la Palestine en 1967, les trois sœurs Touma, Juliette, Antoinette et Violet issues de la bourgeoisie chrétienne vivent reclus dans leur villa autrefois prestigieuse. La venue d’une jeune nièce orpheline, la jolie Badia, chamboule leurs habitudes. Elles décident de lui trouver un mari issu de la communauté, et s’empressent de lui enseigner tous les rudiments de sa classe, piano, maintient, parler français, auxquels elle se plie sans rechigner, mais les bons partis ne sont pas légion.

La Belle Promise : PhotoUn très beau et oppressant récit, en un huis clos féroce et triste, entre trois femmes du passé dont la vie s’est arrêtée en 1967, face à une jeune fille du présent, et qui vont jouer sadiquement avec elle. J’ai beaucoup aimé ce regard amer sur une époque et une culture perdue à laquelle elles se raccrochent désespérément. Une histoire très dure, qui symbolise la minorité chrétienne de Palestine, écrasée par israéliens et musulmans, tant dans leur foi que dans leur éducation et mode de vie. Ainsi, l’espoir que fait naitre cette jeune nièce, réveille aussi les douleurs de vies gâchées et La Belle Promise : Photoécrasée par des conventions hors du temps. La joie, un temps trop court, s’en trouve trop insupportable et hors sujet pour les trois sœurs momifiées, pleines de regrets et d’amertumes. Chacune d’entre elles a un regard différent pour finalement une même direction qui s’oppose forcément à celui de la jeunesse et de la modernité. Un très beau un film à ne pas manquer tant par sa délicatesse que par son charme surannée et sa violence intérieure, et l’émotion qu’elle suscite. La réalisation est belle et soignée, avec l’implacable regard de la caméra qui scrute chaque cadre d’un lieu clos d’une villa qui est le personnage principal du récit. Ses travelings, en un espace aussi serré s’en trouvent toujours fluides tout en maintenant une sensation claustrophobe pour une ambiance délétère.

La Belle Promise : PhotoAvec un très beau casting composé des excellentes Nisreen Faour, d’Ula Tabari et de la belle Cherien Dabis (May in the summer), ainsi que de la jeune et marquante Maria Zreik, qui forment un quatuor talentueux. De même Nicholas Jacob et Hussein Yassin Mahajne (Jaffa), comme d’Evelyn Kaplun et Eli Rezik.

La Belle Promise : PhotoLe film La belle promise de Suha Arraf, distribué par KMBO, ainsi que sa page facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 3 novembre 2015. Il est proposé en version originale arabe sous-titrée français. Des bonus sont proposés avec une passionnante interview de la réalisatrice, et des scènes coupées.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut trouver un large choix parmi les meilleurs films arabes, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

3 étoiles

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 09:04

Afficher l'image d'origineEtonnant thriller et drame psychologique, complètement surréaliste réalisé par Natalie Bible, qui pour son premier long métrage, nous plonge avec efficacité troublante dans une ambiance délétère confuse à souhait d'une folie indiscernable, jouant sur des fibres et sentiments insanes.

Afficher l'image d'origineActeur arrivant à Los Angeles, River Miller cherche un logement et à décrocher un rôle. Il est sans cesse entre deux mondes, sa vie réelle et ses réminiscences de cauchemars ou de pensées qui le hante jusqu’à se confondre, s’emmêler et se perdre. Reviennent en boucle des images de Jordana, une belle jeune femme dont on ne sait si elle est partie, s’est suicidée ou s’il l’a tué, et de Brooke, sans que l’on Afficher l'image d'originesache si c’était avant ou après, avec cette question angoissante s’il est un serial killer. Dans ses moments de lucidité, il aborde dans un esprit calculateur  la belle June, assistante stagiaire d’une agence de casting, pour tenter de décrocher un rôle. Entre liaisons avec sa locataire Ivy, son flirt avec June et le retour de Brooke, il se perd dans son chagrin d’amour pour Jordana.

Afficher l'image d'origineJ’ai beaucoup aimé être bousculé par cet étrange mystère qui plane tout du long de la folie et du désespoir, dévoilant progressivement un peu plus le voile des vérités multiples qui éclatent enfin, tout en laissant tout de même planer un certain doute et confusions. Plus que le récit, c’est l’ambiance pesante qui importe le plus, grâce à une narration et un montage d’images Afficher l'image d'origineplus que la mise en scène qui impose un rythme et une scansion sourde et angoissante. La musique à son importance avec le regard de la caméra, des angles et des travelings qui sèment le doute et la méfiance, et cette boucle du bonheur de la belle en maillot de bain rouge. Sans être original en soit, il y a une ambiance troublante qui fonctionne bien et marque les esprits.

Afficher l'image d'origineIls sont beaux, elles sont belles, et jouent tous avec conviction. Ainsi de Tommy O'Reilly excellent et la belle Samaire Armstrong (Rise) troublante, face à la superbe Mandy Musgrave (Girltrash all night long) et la sculpturale divine Anna Biani qui marque de son aura, de même Jillian Murray magnifique, de même Brieanna Steele. Matt Cohen (Dark house) est égal à lui-même sans plus, quand Kyan DuBois et Maetrix Fitten, Bailey Gaddis ou encore Alberto Jorrin et Brittany Werner, nous envoutent avec talent.

2 étoiles

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