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31 août 2015 1 31 /08 /août /2015 07:10

Très beau second long métrage de Jake Schreier (Robot and Frank), pour une adaptation d'un roman de John Green spécialiste du genre avec déjà Nos étoiles contraires, sur le thème récurent du passage de l’adolescence à l’âge adulte avec beaucoup de sensibilité douce amère et une histoire d'amour moins convenue qui apporte sa touche originale et subtile.

Depuis ses sept ans, Quentin est amoureux de sa petite voisine Margo. Très vite les deux enfants sont devenus amis très proche, avant de se perdre de vue par la différence de caractères antinomiques. A l’approche du bal de promo de fin de lycée dix ans plus tard, Margot surgit une nuit dans la chambre de Quentin pour qu’il l’aide à accomplir dans la nuit une série de missions vengeresses contre son ex petit ami qui la trompe avec sa meilleure amie. Ainsi, les blagues potaches les rapprochent par leur http://cdn4.teen.com/wp-content/uploads/2015/05/paper-towns-nat-wolff-halston-sage-bathtub-scene.jpghardiesse. Mais au matin, Margot a disparue. Quentin, toujours aussi amoureux que le premier jour, décide de la retrouver grâce aux nombreux indices qu’elle a laissé jusque dans sa chambre. Ses deux meilleurs potes depuis l’enfance décident de le suivre, ainsi que deux copines, et partent pour près de deux mille kilomètres en voiture en temps record afin d’être de retour pour le bal.

J’ai beaucoup aimé le ton doux amère de ce récit pas comme les autres, tout en étant classique sur le passage à la vie adulte. L’humour est bien présent dans cette quête amoureuse et dans ce passage de l’enfance vers la fin de beaucoup de choses de la vie, pour en débuter une encore plus ambitieuse. Les gags et répliques, le plus souvent urinaires, amusent tant bien que mal, mais c’est surtout un ton résolument grave qui prévaut pour une bouffée d’émotion finale. D’entrée on sent un mal être dans le cœur de Quentin, que nous avons tous connu plus ou moins à cet âge là, mais aussi qu’avec une certaine fatalité de ce qui va advenir, dont il en ressortira une notion plus grande que la déception, m’a beaucoup touché. La fin est loin d’être conventionnel dans le cinéma hollywoodien traditionnel.

Nat Wolff (Mauvaises fréquentations) joue avec beaucoup de sensibilité, quand Cara Delevingne (Anna Karenine) est d’une puissante émotion. De même Justice Smith et Austin Abrams (Gangster squad). et les belles Jaz Sinclair et Halston Sage (Nos pires voisins) sont excellentes,  ainsi que les non moins belles Cara Buono (Laisse-moi entrer) et Caitlin Carver. La jeune Meg Crosbie, la petite Hannah Alligood et Josiah Cerio. Jouent avec beaucoup de conviction.

3 étoiles

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30 août 2015 7 30 /08 /août /2015 16:08

Très beau film réalisé en 1939 par l’excellent William A. Wellman (L’étrange incident, Track of the cat ou encore Convoi de femmes) d’après le roman de Percival Christopher Wren, entre aventure, polar et thriller, chargé d’émotion et de drames, de surprises et de sensibilité subtile dans les liens entre trois frères inséparables à la vie à la mort dans le respect et l'honneur.

Trois jeunes frères inséparables, Beau, John et Digby Geste adoptés par la riche Lady Patricia Brandon, jouent avec la jolie Isobel Rivers. Lorsqu’elle se mari avec un dépensier qui mange toute sa fortune, il ne reste plus qu’à vendre le précieux saphir Blue Water. Souhaitant le voir une dernière fois, le bijou est volé sous les yeux de l’assistance réunie, suite à une coupure de courant. Bien que tous proclame leur innocence, le départ précipité de Beau et Digby, oblige John à quitter sa belle Isobel. Il les retrouve à la légion étrangère, avant d’être bientôt séparés à la faveur d’une révolte arabe et d’un sergent pervers. Quand la colonne de secours rejoint le fort, il semble que tous les légionnaires aient été tués dans une mise en scène macabre. John se précipite pour tenter de retrouver ses frères.

Magnifique film émouvant, sur les liens qui unissent trois frères inséparables, dans un cadre dramatique, avec une quête du joyau, dans un univers rude de l’armée entre chaleur, ennemis et sergent sadique qui tente d’arracher le secret du bijou à n’importe quel prix. Lien aussi étroit entre les garçons et la tante dont la révélation finale apporte sa touche d’émotion. J’ai beaucoup aimé ces mystères qui planent sans cesse sur ce vol et ses motivation et du coupable, avec cette solidarité forte.

La mise en scène est savamment maitrisée, dans un cadre superbe entre le manoir et le fort dans le désert. Emouvant aussi tous les cadavres remis en place aux meurtrières. Beaucoup d’imagination pour trouver une mutinerie dans la Légion étrangère qui n’a jamais eu lieu dans ce corps d’élite et de légende. La réalisation est vive et alerte, ne laissant pas le temps à la réflexion et ainsi amener avec subtilité, entre émotion et angoisse, à la vérité finale pleine d’amour et de ressentie.

Le film de Wellman n’était pas la première adaptation, ni la dernière. En effet, Herbert Brenon le réalisait en 1926 avec Ronald Colman, Neil Hamilton et Ralph Forbes, puis en 1966 par Douglas Heyes, avec Guy Stockwell, Doug McClure et Leslie Nielsen, mais aussi une minisérie, ainsi qu’au théâtre. Des parodies ont surgis comme avec Laurel et Hardy dans Beau hunks en 1931, et dans de nombreux autres supports démontrant une popularité de l’œuvre. D’autre part, Wren avait écrit des suites avec Beau sabreur, qui fut réalisé en 1928 par John Waters avec Gary Cooper, Evelyn Brent, Noah Beery, ainsi que Beau ideal, adapté en 1931 par Herbert Brenon avec Frank McCormick, Ralph Forbes et Lester Vail. Il avait également écrit Good Gestes, qui était un recueil de nouvelles, principalement sur les frères Geste et leurs amis Hank et Buddy.

http://1.bp.blogspot.com/-_NtEu5ql_Fg/VYexqtyhKoI/AAAAAAAAx6o/WoYLuKBcG4E/s1600/BeauGesteStill4.jpgGary Cooper (L'homme de l'ouest), Ray Milland (Love story) et Robert Preston (Tueur à gages) sont excellentissimes, avec Brian Donlevy et la magnifique Susan Hayward (Le conquérant), Albert Dekker (La maison des sept péchés) et Barry Macollum, Arthur Aylesworth et Broderick Crawford (Comment l'esprit vient aux femmes), comme J. Carrol Naish (Les inconnus dans la ville) et Henry Brandon, ainsi que les jeunes Ann Gillis et Donald O'Connor, Billy Cook, Martin Spellman, et David Holt, complètement habités par leur personnage.

4 étoiles

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29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:16

C’est d’après le romancier H.G. Wells, avec sa nouvelle L'homme qui pouvait accomplir des miracles, que Terry Jones s’est inspiré pour nous concocter cette comédie de science-fiction fantastique délirante dans le pur style des Monty Python, dont on retrouve les cinq membres sur les six d’origine, depuis le décès de l'un d'eux.

Après avoir envoyé une sonde en 1972 avec à son bord un message sur plaque d’or, de l’existence de l’Humanité, une ligue d’extraterrestres l’intercepte. Ils décident de détruire la Terre après un test. Ansi, ils donnent les pleins pouvoirs après tirage au sort à l’un d’entre nous, et ça tombe sur Neil Clarke. cet enseignant complètement à la ramasse, amoureux de sa voisine Catherine. Il va vite découvrir fortuitement ses possibilités de faire absolument tout ce qu’il veut, en bien comme en mal, sous le regard des aliens. Ceux n’attendent qu’une erreur pour radier l’humanité. Bien que Neil fasse des erreurs, il n’hésite à corriger, modifier, revenir au point de départ, tout en se rapprochant de Catherine, courtisé par Grant qui découvre son pouvoir magique.

Film hilarant de bout en bout avec hélas de nombreuses baisses et régimes et des longueurs qui cassent le rythme de la narration. Je me suis beaucoup amusé, mais pas autant que cela aurait pu être. Le chien est adorablement drôle, mais les scènes trop étirée pour pas grand-chose au bout. La romance est rigolote et tendre, mais il manque un petit zest de quelque chose pour que se soit plus fun. Cependant, beaucoup de gags et répliques font mouche. La fin est un clin d’œil à la phrase mythique du film Certains l’aiment chaud, qui rappel aussi la fin du méchant transformé en lionne dans le jeu arcade Faust, les 7 jeux de l’äme.

Le casting est bien sûr un régal avec Simon Pegg (Big nothing) en plein délire, face à la belle Kate Beckinsale (Un amour à New York) drôle et tendre, quand Rob Riggle (Dumb & Dumber De) et Sanjeev Bhaskar (London boulevard) sont tordants. De même Meera Syal (Fleur du désert) et Eddie Izzard, la jolie Emma Pierson et Joanna Lumley (Broadway therapy), sans oublier le chien Mojo.

2 étoiles

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28 août 2015 5 28 /08 /août /2015 14:30

Kamikaze, le dernier assaut : PhotoDans les découvertes de la seizième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, j’ai eu plaisir de voir ce film romantico-historique de guerre avec Kamikaze, le dernier assaut de Takashi Yamazaki d’après le roman de Naoki Hyakuta.

Kamikaze, le dernier assaut : PhotoAprès le décès de leur grand-mère, Kentarô et sa sœur Keiko apprennent que leur vrai grand-père Kyuzo Miyabe était un kamikaze pendant la seconde guerre mondiale. Surpris d’un tel secret familial, ils veulent en savoir plus et se lancent dans une enquête auprès de camarades survivants. Les premiers témoignages sont surprenants et donnent un profil de lâche, détesté par ses compagnons. Troublés, ils finissent par trouver d’autres recueils plus favorables et ainsi mieux connaître le portrait d’un jeune homme et ses motivations.

Kamikaze, le dernier assaut : PhotoSi j’ai beaucoup aimé la narration qui nous relate une terrible période de la guerre du Pacifique, j’avoue une certaine perplexité quand au discours, ayant déclenché une polémique au Japon. En effet, le récit nous conte l’histoire d’un jeune japonais qui, par amour pour sa femme et sa petite fille, fait tout pour ne pas mourir au combat. Ce que l’on peut aisément comprendre. Cependant, s’il ne le fait pas par conviction politique, la conséquence est inévitable vis-à-vis de ses Kamikaze, le dernier assaut : Photocamarades. Pourquoi ne pas avoir déserter ? Il y a également cet engagement suicidaire dans les kamikazes qui déroute. Par amitié pour un jeune pilote, il sacrifie sa vie, sa femme et sa fille et les abandonne sans qu’on en comprenne le sens, alors il a enfin la possibilité de s’en sortir. Enfin, la dernière image est troublante et totalement contradictoire avec l’essence et l’esprit même de la narration.

Kamikaze, le dernier assaut : PhotoContrairement au titre, il ne s’agit pas d’un film les kamikazes, ni en dénonce l’usage, pas plus de son historique. Ce n'est non plus un film antimilitariste, ou une dénonciation du gouvernement nazi d’alors, mais une triste romance sur fond de guerre. Nous avons aussi un bel aperçu, autre que les versions hollywoodiennes, de la mentalité dans l'armée japonaise, mais aussi du regard de la jeunesse nippone d'aujourd'hui.

Kamikaze, le dernier assaut : PhotoC’est une très belle réalisation, avec des reconstitutions d’époque et des combats aériens superbes, avec un réalisme des avions et navires, nous les faisant vivre plus vrais que nature. La mise en scène est maitrisée, avec des images claires et lumineuses de qualité. Le roman a également été adapté en une série manga par Sōichi Sumoto, sous le titre Zero pour l'éternité. Une minisérie en 3 épisodes, Eien no 0, est sortie cette année 2015 avec Osamu Mukai, Mikako Tabe et Kenta Kiritani.

Kamikaze, le dernier assaut : PhotoUn très beau casting avec Jun'ichi Okada excellent et très émouvant, de même Haruma Miura et Mao Inoue, la belle Kazue Fukiishi, Gaku Hamada et Hirofumi Arai, Shôta Sometani et Takahiro Miura, mais également Tatsuya Ueda et Min Tanaka, Gaku Yamamoto et Mikijiro Hira,  ou encore Isao Hashizume et Jun Fubuki.

Le film Kamikaze, le dernier assaut de Takashi Yamazaki, distribué par Condor Entertainment et sa page facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 24 aout 2015. Il est proposé en version japonaise et française avec les en français.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut trouver aussi d’autres films de guerres sur http://www.cinetrafic.fr/film-de-guerre et sur le terrorisme dans http://www.cinetrafic.fr/film-terrorisme, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

2 étoiles

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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 15:43

Astucieux polar noir réalisé en1986 avec des restes du nouvel Hollywood dans l’air, par un John Frankenheimer (Les parachutistes arrivent) malicieux, qui adaptait le roman d’Elmore Leonard, dans lequel plane une ambiance un peu surréaliste, avec une pointe d’humour et de tendresse, de subtilité et de violence.

Sans qu’il s'en doute, Harry Mitchell qui mène une double vie, est tombé dans un piège. Après être sorti avec une jeune femme, plus prostituée que mannequin, cet industriel se voit l’objet d’un chantage. En échange des vidéos qui l’incrimine, il devra verser une importante somme d’argent, sous peine que son secret soit divulgué à sa femme Barbara, qui pilote la carrière d’un homme politique local. Plutôt que de payer, Harry avoue sa liaison à sa femme, et envoie balader les maitres-chanteur. L’affaire se corse losqu'ils assassinent la jeune femme avec son arme et ses empreintes. Harry va devoir changer de stratégie.

Sur un ton déroutant, que je n’avais pas vu venir, le récit nous entraine dans un engrenage mortel. Bien que dramatique, le récit se teinte par moment d'ironie et de second degré malgré violences et meurtres, dans une ambiance à faire frémir. La réaction de la victime du chantage échappe à tout entendement. Celui-ci se montrant finalement beaucoup plus retord que les trois abrutis gangsters qui perdent peu à peu le contrôle sur leur stratagème. De fait, je me suis beaucoup amusé par les retournements de situation, mais également de voir comment la société a tellement changé, tant dans la mode que dans les usages, comme de fumer en tout lieu.

[52pickupglover.jpg]La mise en scène est savamment maitrisée pour nous mener par le bout du nez, entre effroi et amusement. Si quelques rides apparaissent, il n’en reste pas moins solide et efficace, le réalisateur ne cherchant jamais les effets inutiles. Le profil des protagonistes est dense à souhait, dans un univers à faire frémir. Si violence et sexe sont évoqués, le film ne tombe jamais dans l'excès. De même ces clients qui photographient avec un polaroïd les prostituées qui se dénudent est stupéfiant d’originalité.

Roy Scheider (Marathon man) est excellent face à Ann-Margret (Les voleurs de trains) terriblement marquante. de même les Lonny Chapman et John Glover (Réalité) toujours aussi monstrueux, Robert Trebor et Clarence Williams (Le majordome), mais aussi Doug McClure (Torpilles sous l’Atlantique) et les belles Vanity, Kelly Preston (Hôtesse à tout prix), ne font pas dans la dentelle avec talent.

3 étoiles

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 11:36

Premier long métrage en solo de Mark Neveldine, après ses coréalisations pour Ghost Rider 2 ou Hyper tension, en changeant aussi de genre, pour celui de l'épouvante horreur, tout en apportant des innovations intéressantes et appréciables dans une thématique récurrente des plus classiques, et qui pourtant se gâche par manque du culot ou de conviction.

Après s’est blessé à la main, Angela Holmes, belle jeune femme de 27 ans, voit son comportement étrangement se transformer. D’un naturel doux et joyeux, elle devient agressive et violente, et ceux qui l’approchent d’un peu trop près, subissent des blessures graves ou la mort. Alerté par le père Lozano, le Vatican dépêche d’urgence un cardinal expert en exorcisme. Il fait face à une forme démoniaque d’une force extrême dont il ne peut trouver de solution que dans la mort de la jeune femme, pour sauver son âme au détriment de son corps avant qu’il ne soit trop tard pour le monde.

De prime abord, le récit est tout ce qu’il y a de plus classique et conventionnel. Une jolie fille possédée, des catastrophes à la chaine, des apparitions démoniaques et des prêtes exorcistes. La seule innovation, et pas des moindres, même s’il n’y a pas d’originalité, faisant penser à The omen, c’est la fin, dont on en reste interloqué dans son abrupte clap final. Pour le reste, ça se suit sans aucune surprise ni grande passion, moins encore de frayeur. Rien de gore, ce qui nous change un peu, ni même d’effets spéciaux ou de bruitages criards. En fait, il ne sa passe rien qu’une rapide évolution d’une jeune femme qui cultive à son corps défendant tous les poncifs et clichés réacs. Fille d’une prostituée, vivant non mariée avec son compagnon, il manquait un peu d’homophobie pour parfaire le schéma justifiant le choix satanique de cette jolie fille non innocente et donc coupable toute désignée. La réalisation est assez basic, sans rien de folichon pour une mise en scène linéaire que rien ne vient perturber dans sa logique narrative, pas même le moindre rebondissement. C’est d’une platitude soporifique.

La belle Olivia Taylor Dudley (Chroniques de Tchernobyl) joue pourtant avec autant de conviction possible, de même l’excellent Michael Peña (Ant-Man). Sans jeter la pierre à qui que se soit, les autres interprètes ne s’en sortent pas plus mal, ni moins bien, tel Dougray Scott (Taken 3) et Djimon Hounsou (Fast & Furious 7), Peter Andersson (Jack Ryan initiative) et Kathleen Robertson, ou encore John Patrick Amedori (Le dernier rempart) et Cas Anvar (Diana).

1 étoile

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25 août 2015 2 25 /08 /août /2015 11:13

The Enemy BelowBelle reconstitution navale de Dick Powell (Le conquérant) réalisée en 1957 d’après un roman de Denys Rayner, ancien officier de marine britannique impliqué dans la guerre anti-sous-marin, mais qui néanmoins laisse une impression particulièrement trouble.

Alors que le nouveau Capitaine Murrell vient de prendre ses fonctions sur un destroyer de chasse anti-sous-marin, les marins se posent bien des questions sur ce civil qu’ils pensent inapte au combat. Pourtant, celui-ci se révèle un fin stratège lorsqu’un U-boot allemand sous les ordres du Capitaine Von Stolberg est repéré. La chasse s’avère ardue d’autant que Murrell ayant eut son cargo couler et sa femme morte sous ses yeux par une torpille d’un sous-marin allemand, n’a de cesse de trouver l’ennemi pour le couler sans merci.

https://dustedoff.files.wordpress.com/2009/08/pic31.jpg?w=560Incontestablement, la réalisation nous met la pression dans cette chasse impitoyable, où la moindre erreur peut s’avérer mortelle pour les équipages. Et de fait, la fine stratégie des deux belligérants, l’un pour s’échapper et réussir sa mission avant de rentrer en Allemagne, et l’autre de mettre fin à ses activités criminelle, n’a de cesse de nous tenir en haleine, nous captivant par l’intensité du sort qui leur est réservé. Ainsi, la claustrophobie n’est pas loin de nous prendre avec l’équipage du sous-marin, même sans avoir aucune sympathie pour eux, de même que pour ceux du destroyer qu’une torpille peut les couler et noyer en quelques minutes. Aussi, j’ai beaucoup aimé ce récit tel un thriller, quand bien même on se doute que les méchants nazis ne sauraient gagner, mais que la fin apporte son lot de surprises.

Scripophily.com is a name you can TRUST!Cependant, il est étonnant de nous montrer ce respect mutuel entre les capitaines, comme entre deux combattants honorables qui se congratulent à la fin. Une vision idyllique de l’après guerre, et surtout celle de la guerre froide où l’ennemi d’hier est devenu l’ami anti-communiste, avec une vision qui me met mal à l’aise en édulcorant les nazis et minimisant leurs actes, juste pour faire front avec les soviétiques, tout aussi nazis que les allemands d’alors. D’autant plus étonnant encore, que le comportement des marins nazis ont été vis-à-vis de leurs victimes, civiles et militaires très souvent des crimes contre l’humanité, comme bien illustré dans La guerre de Murphy. https://le0pard13.files.wordpress.com/2014/05/enbelow.jpgD’ailleurs le film diffère du livre où il est bien question de haine et de lutte contre le nazisme, et la fin beaucoup moins attendrissante avec l’américain qui fonce contre le canot de sauvetage allemand dans lequel se trouve le capitaine nazi.

L’excellent Robert Mitchum (La bataille pour Anzio) donnait une fois de plus la pleine mesure de son talent, face au non excellent Curd Jürgens, critique du national-socialisme, il fut envoyé en 1944 dans un camp d'internement en Hongrie. Les David Hedison et Theodore Bikel (La chaine), Russell Collins et Doug McClure, jusqu’à un certain Clint Eastwood, sont de l'ambiance.

2 étoiles

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 16:38

Sinister 2 : PhotoAprès le premier opus de la franchise, entamée par Scott Derrickson avec Sinister, c’est Ciarán Foy, qui reprend le flambeau, et qui sera sans aucun doute suivi d'un 3 puis à n’en plus finir... pour un quasi remake sans grand intérêt scénaristique, ni ressenti particulier.

Sinister 2 : Photo Laila Haley, Lucas Jade ZumannAprès le terrible massacre de la famille Oswalt par les fantômes enfants soumis au démon Bughuul, le désormais ex-shérif adjoint So & So, continue de mener son enquête. Il est persuadé qu’un autre crime similaire va se reproduire bientôt. Quand il décide de se rendre dans un ancien lieu d’horreur afin de mettre le feu et tenter de casser la chaine, il fait la connaissance de Courtney Collins et ses fils Dylan et Zach, qui se cachent du violent mari. Il pense avec raison, que le démon les a choisis pour son prochain film macabre. En effet, les enfants sont déjà en contact avec les fantômes des victimes et meurtriers des massacres précédent, dont

Sinister 2 : Photo Laila Haley, Lucas Jade Zumann, Olivia Rainey, Robert SloanDonc, on reprend le cours de la première partie qui s’était terminé après le massacre sur le visage du démon victorieux, qui n’appelait vraiment pas à une suite. Après, c’est tellement crucruche sur ce croquemitaine serial killer de familles par le truchement d'enfants fantômes aux multiples assassinats divers et variés que cela prête plus à sourire avec une indulgence infinie devant une telle ineptie. D’autant que le diable est resté très vintage ringard avec ses caméras en super 8 d'antan quand il pourrait au moins passer au numérique, mais bSinister 2 : Photo James Ransone, Robert Sloan, Shannyn Sossamonon ! Ça va même plus loin devant un tel nanar, que je n’avais juste pas remarqué que les enfants étaient jumeaux. Du coup, même les vidéo floues et found footage des variantes imaginatives des meurtres passés et celui n’évoquent aucun ressenti. De même les explications sur l’origine de la chaine commencée en Norvège et dont on trouve trace par des enregistrements de sons sur la radio amateur laisse pantois devant tant de fantaisies rigolotes. Impossible par conséquent d’être effrayé en aucun moment, sauf plus terre à terre, avec la violence du détestable mari, qui mérite bien son sort.

Sinister 2 : Photo James RansoneLa réalisation n’a rien à relever, sauf que là aussi tout se passe dans l’obscurité avec de plus une qualité image assez mauvaise. Rien à redire non plus de la mise en scène et des travelongs, tant tout est classique d’école, aux vu aussi peu sorti de l’ordinaire. C’est juste un triste travail scolaire sans prétention ni ambition. Les sons et musiques sont navrants.

Sinister 2 : Photo Dartanian Sloan, Robert SloanLe casting est assez hétéroclite avec James Ransone et Shannyn Sossamon, bien sympathiques, et les jumeaux Robert et Dartanian Sloan, face à Lea Coco (J. Edgar) bien marquant, et aux Lucas Jade Zumann et Jaden Klein, Laila Haley et Caden M. Fritz, Olivia Rainey et le bien méchant Nicholas King, du moins pour ce que l’on en voit, ainsi que Tate Ellington, John Beasley (American nightmare 2 : anarchy), et pléthore de victimes entraperçues.

1 étoile

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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 11:32

Remake de Joann Sfar (Le chat du rabbin) pour l’adaptation du roman de Sébastien Japrisot, qui nous engage dans une atmosphère surréaliste avant de nous dévoiler les mystères d’un thriller machiavélique quelque peu tordu entremêlant angoisse et humour, fantastique et émotion, pour une ambiance particulièrement trouble et déconcertante.

Dany, secrétaire dactylo, se voit imposer par son patron Caravaille de venir chez lui pour un surcroit de rédaction. Après une nuit harassante de frappe pendant qu’il était à une soirée avec sa femme Anita, amie de jeunesse de Dany, il exige qu’elle les accompagne à l’aéroport pour ensuite rapporter la voiture chez eux. Les ayant déposé, Dany qui n’a jamais vu la mer, décide d’emprunter le véhicule et de se rendre sur la côte d’azur. Chemin faisant, il lui arrive des incidents étranges. Des gens certifient l’avoir déjà vu la veille, en des endroits où elle n’a jamais été. Elle est également agressée dans une station service, puis rencontre un inquiétant personnage.

Alors que plane sans cesse le doute d’un conte fantastique et de la folie, se profile un thriller complexe. J’avoue avoir eu du mal à entrer dans le jeu et l’ambiance, tant la confusion règne, pourtant nécessaire et voulue. Il faut donc attendre longtemps avant d’en comprendre les tenants et aboutissants pour enfin mesurer pleinement le récit, et prendre le plaisir de la révélation que l’on commence à deviner heureusement à mi chemin de la narration. De fait, j’ai commencé à m’amuser à suivre les protagonistes dans cette machination qui ne tourne pas comme prévue et dérape de plus en plus. D’autant que la mise en scène s’avère judicieuse sur la vision d’ensemble. Une réalisation donc qui parait brouillonne pour mieux nous surprendre. Et en effet, l’ambiance délétère prend une tournure angoissante tout en étant également cocasse par certains côtés, tant l’intrigue en définitive, bien que ardue devient assez savoureuse, grâce notamment au jeu de l’interprète principale.

Le roman avait déjà été porté à l'écran en 1970 par Anatole Litvak, avec Samantha Eggar, Oliver Reed et Stéphane Audran, bien que Johann Sfar indique s’être inspiré de Le passager de la pluie réalisé en également 1970 par René Clément, avec Charles Bronson et Marlène Jobert, et dont le scénario avait déjà été écrit par Sébastien Japrisot.

L’actrice Freya Mavor, joue avec beaucoup d’à propos et de conviction, face à Benjamin Biolay (L’art de la fugue) comme d’habitude toujours un peu lunaire sans savoir s’il joue juste, alors qu’Elio Germano (La Bella Gente, les gens bien) et plus convaincant. La belle Stacy Martin (Nymphomaniac) s’en sort également bien, de même Thierry Hancisse (Renoir) et Sandrine Laroche, ou encore Frederic Etherlinck (L’écume des jours) et Alain Bellot.

2 étoiles

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 14:02

Après le succès de Ted, Seth MacFarlane (Albert de l’ouest), s’est lancé dans une suite des aventures du célèbre nounours déjanté camé alcoolique coureur de jupons, et son acolyte tout aussi barge et immature, pour de nouvelles aventures avec autant d’humour que d’émotion.

Quand John se retrouve célibataire, son ami Ted s’est mis en ménage avec la belle Tamy Lynn. Histoire d’amour passionnelle avec une belle crise de couple lors d’une dispute orageuse. L’amour est en danger, aussi Ted propose de faire un enfant avec Tamy, à sa plus grande joie. Sauf que la cour de l’Etat ne reconnait pas le statut de personne à part entière, et pire déclare l’ourson en peluche comme objet de propriété. Il perd ainsi le droit d’adoption, perdant son job, et l’annulation de son mariage. Il décide alors de trouver un avocat pour retrouver ses droits de citoyen. C’est une jeune avocate, la belle Samantha L. Jackson, militante  aussi peu conventionnelle que possible, aussi accro à la bière, le shit que Ted et John qui commence à en pincer pour elle.

Encore une bonne comédie complètement loufoque, où nombre de messages sont distiller à tout va sur des tonalités délirantes. Notre ourson préféré a toujours le verbe fleuri, la gestuelle équivoque et les abus excessifs pour notre plus grand plaisir. Cette fois-ci nous évitons les longueurs du précédent avec l’enlèvement qui n’en finissait plus. Les courses poursuites sont courtes et marrantes, et l’entrée de Samantha apporte une fraicheur bienvenue. De fait, la réalisation bénéficie d’une mise en scène plus efficace, et d’un script diabolique à souhait. C’est donc avec impatience que j’attendrais un troisième opus.

Mark Wahlberg (Transformers : l'âge de l'extinction) quoiqu’un peu plus en retrait est plus émouvant tout en étant drôle, quand, Amanda Seyfried (While we're young) est carrément jubilatoire de charme et de comique, confirmant un véritable filon d’humour. La belle Jessica Barth (Ted) est marquante également, quand Giovanni Ribisi (Selma) est toujours sur la frontière de la comédie inquiétante avec succès. Morgan Freeman (L'Incroyable histoire de Winter le dauphin 2) est impeccable, avec Sam J. Jones et Patrick Warburton, Michael Dorn, Bill Smitrovich (Rhum express) et John Slattery (Ant-Man).

3 étoiles

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