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11 août 2021 3 11 /08 /août /2021 09:50

Un grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir ce western sorti en 1947, réalisé par George Waggner, d'après le roman Twin sombreros, de Zane Grey, pour un western policier vengeur.

Brazos Kane est une fine gâchette, célèbre dans tout l’Ouest. Un jour, il blesse grièvement un de ses amis qui l’a provoqué et décide de ne plus porter d’armes. Il part rejoindre son ami Bob Tyrol qui lui a proposé de venir travailler dans son ranch. À son arrivée, il assiste tro tard à son meurtre. Le shérif adjoints et ses acolytes, au service du puissant Banner, essayent de lui mettre le crime sur le dos et de le lyncher. Brazos commence son enquête avec sa rencontre des filles Banner, Bess et Jane, belles et intrigantes.

Un western pourrait être classique avec tous les codes du genre du far west, les éleveurs avides de possession, les shérifs bons et méchants, des courses poursuites, duels et lynchages, et bien sûr la romance amoureuse. Mais il y a un petit plus avec la vengeance, c’est c’ette enquête policière qui ne dit pas son nom, plus que le justicier, et ce merveilleux duo des sœurs complices et amoureuses, l’une du tueur, l’autre du justicier, qui se retrouvent dans la complicité au moins tacite pour un bel héritage que l’amour fait pencher du bon et du moins mauvais côté. Deux beaux portraits de femmes torturées par les sentiments, presque jumelles prêtes à tout, qui influent sur le récit et le suspens narratif. Et des scènes étonnement violentes comme l’attaque à cheval du shérif adjoint, et de sa torture pour le faire parler, quand le meurtre est juste suggéré. J’ai beaucoup aimé la mise en scène soignée, le jeu des interprètes et cette dilution des codes.

Avec Randolph Scott, Barbara Britton, Dorothy Hart et Bruce Cabot, Charley Grapewin, Steven Geray et Forrest Tucker, Charles Kemper, Grant Withers, John Miles, Griff Barnett et Hank Bell, Chris Willow Bird, George M. Carleton, Victor Cox et Frank Ellis, Francis Ford, Joe Garcio, Martin Garralaga, Chick Hannan et Reed Howes.

Le film La vallée maudite, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, issu de la collection Westerns de légende, nouveau master HD, image et son restaurés, est disponible en DVD depuis le 22 juillet 2021. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, Présentation du film par Patrick Brion.

3 étoiles

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6 août 2021 5 06 /08 /août /2021 09:20

Moyen sympathique film réalisé par Jaume Collet-Serra, dans l'adaptation d’une l'attraction présente dans plusieurs parcs Disney, source de nombreuses réalisations dont on retrouve des références en copier / coller.

1916, durant la Grande Guerre, le docteur Lily Houghton et son frère MacGregor embarquent à bord du navire du capitaine Frank Wolff, pour une mission dans la jungle à la recherche d'un mystérieux pouvoir, issu d’une légende précolombienne de pétals miraculeuses. Le trio va croiser de nombreux obstacles sur sa route, notamment une expédition allemande concurrente.

Bon, honnêtement, ce n’est pas la meilleure production en la matière. Sorte de remixte d’Indiana Jones et de Pirates des Caraïbes, entre autres, sans grande originalité, où nous suivons à travers la jungle amazonienne un parcourt chaotique empreint trop longtemps de machisme et d’humiliation de la jeune femme, avant que celle-ci se retourne contre vents et marées. Une évocation timide de l’homosexualité bien que peu développée mais bienvenue, sur une intrigue pleine de rebondissements, d’actions et d’humour en cascades pour les adolescents. La mise en scène et cependant poussive, les images sombres comme trop souvent sur une musique agressive qui l’emporte sur les dialogues, il est vrai peu intéressants. On ne s’ennuie pas, mais on ne s’amuse guère non plus. L’ambiance est délictueuse notamment avec cette phallocratie lourde dont il serait temps de se débarrasser, surtout pour le jeune public qui va reproduire sans réflexion jusqu’aux féminicides. Le rôle erreur de trop de Dwayne ?

Avec Dwayne Johnson, Emily Blunt et Jack Whitehall, Édgar Ramírez, Jesse Plemons et Paul Giamatti, Andy Nyman et Quim Gutiérrez, Veronica Falcón, Dani Rovira et Dan Dargan Carter, Andy Nyman, Raphael Alejandro et Simone Lockhart, Pedro Lopez et Sulem Calderon, Sebastian Blunt et Mark Ashworth, Allan Poppleton et la jeune Caroline Paige.

2 étoiles

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5 août 2021 4 05 /08 /août /2021 09:37

Un grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir cet excellent western sorti en 1943, réalisé par Charles Vidor, d'après une histoire de Max Brand, pour un classique du genre qui se surpasse par la comédie pour la première réalisation couleur de la Colombia.

En 1863, en Utah, Cheyenne Rogers, un ancien hors-la-loi, arrive dans une ville pour rendre visite au shérif Steve Upton, ey fait la rencontre de la jeune Allison McLeod dont il tombe amoureux. Mais pendant son séjour la banque de Stanley Clanton est dévalisée, et il est immédiatement suspecté. Seuls Steve et Allison croient en son innocence.

Un bon western classique pur jus comme on les aime, avec cette dose d’humour souvent pince sans rire, tant dans les gags que dans les réplique qu’il faut souvent avoir l’œil facétieux du réalisateur pour les capter. Un gentil bandit au grand cœur vient retrouver son ami devenu shérif, tombe amoureux d’une belle dont l’oncle est compromis avec le banquier crapuleux bien méchant, entre une bande de vrais bandit et de la tenancière d’un clap au grand cœur qu’un juge plus ou moins corrompu baigne dans une ambiance en principe délétère qui vire souvent en comédie loufoque.

Je me suis beaucoup amusé et surtout admiratif par la qualité de la mise en scène, des images et des cadrages. Premier film couleur de a major dans des paysages sublimés, d’excellentes courses poursuites et de la qualité des interprètes. Un film de maître à voir et revoir. Certes, la quantité de chevaux commandés par l’armée à pour dessein la conquête de l’ouest et l’épouvantable  sort des amérindiens, dont deux d’entre eux assistent à ce bal comme un anachronisme et sorte de fantômes d’un présent déjà révolu de leur avenir en cours d’éradication. Une intrigue qui évite aussi le machisme habituel, donnant deux rôles de femmes fortes en caractère et indépendantes. Un film résolument à la comédie tout en rendant hommage au western avec la couleur/.

Avec les excellents Randolph Scott, Claire Trevor, Glenn Ford et Evelyn Keyes, Edgar Buchanan, Guinn 'Big Boy' Williams et Raymond Walburn, Porter Hall et Bernard Nedell, Irving Bacon et Slim Whitaker, Joan Woodbury, Irving Bacon et Hank Bell, Bird Chris, Roy Bucko et Chester Clute.

Le film Les desperados, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, issu de la collection Westerns de légende, est disponible en DVD, Image et son restaurés, depuis le 22 juillet 2021. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, présentation par Bertrand Tavernier, présentation par Patrick Brion.

3 étoiles

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3 août 2021 2 03 /08 /août /2021 10:06

Un très beau film de Naomi Kawase, sorti en 2020, d'après le roman homonyme de Mizuki Tsujimura, qui aborde la problématique de l’adoption comme on se refusait jusqu’alors de voir les conséquences d’un marché florissant dans une négation du malheur en un bonheur psychédélique.

Satoko et son mari Kiyokazu Kurihara, n'arrivant pas à avoir d'enfant, choisissent d'en adopter un, dont Hikari Katakura la mère adolescente forcée par sa famille à abandonner. La jeune femme survit avec difficulté pendant les années qui suivent l'abandon de son bébé. Six ans après l'adoption du petit garçon, Asato, le couple reçoit un appel d'une femme qui annonce être la mère biologique de l'enfant et souhaite récupérer son fils. Un très beau récit, à l’opposé de l’ignoble Juno, qui met en exergue des contradictions face à une réalité occultée sur l’adoption.

En l’occurrence, une adolescente que ses monstrueux parents obligent à abandonner son enfant, quand ils ont largement les moyens d’élever leur petit-fils avec leurs filles, et quand bien même ils seraient pauvres, telle la famille MacGuff dont Jason Reitman vantait le bonheur de l’abandon, que la « réputation » ne justifie pareille extrémité et révèle au contraire leur mauvais fond, abandonnant ensuite Hikari à son sort. De même cette famille sans scruple d’arracher l’enfant de cette jeune fille pour un égoïsme primaire afin de satisfaire un égo, quand bien même la souffrance de la jeune file les touche au final. Au-delà, c’est tout le système commerciale des « bien-pensants » qui n’hésitent pas à arracher des enfants de leurs familles, de leur pays, de leur culture par centaines de milliers, sans que les états ne s’en offusquent, prélevant leurs dîmes sur ce commerce d’enfants au lieu de fournir des aides aux jeunes mères, de construire des orphelinats dignes de ce nom, de mieux contrôler les familles d’accueil.

A travers ce film, c’est une réflexion qui s’impose, quand les chiffres sont parlants. Un quart des enfants adoptés sont rendus, retour au service d’après vente, un nombre très important de suicides des enfants qui vivent mal leur arrachage, de crises violentes. Il faut entendre leurs voix et témoignages. Ce n’est jamais par altruisme que les adoptants s’emparent d’enfants du quart monde, véritable pillage, mais par égo mal placé, au lieu de financer des orphelinats ou familles d’accueil dans leur pays. Que dirait-on d’enfants français adoptés par des pays africains, sud-américains ou asiatiques ? Sinon du racisme inconscient, de la condescendance évidente aux pays émergeant ou pauvres. Et ce sont les enfants qui paient le prix fort, et surtout les mères telle Hikari. Un film fort avec une fin émouvante où les interprètes s’imposent avec talent. Très pénible de mettre les titres en anglais dans une dictature commerciale américaine qui devient pathétique.

Avec les excellents Hiromi Nagasaku, Arata Iura,dont Aju Makita est terriblement marquante Miyoko Asada, Reo Satō, Taketo Tanaka, Hiroko Nakajima, Tetsu Hirahara, Ren Komai, Rio Yamashita, Kokoro Morita, Masami Horiuchi, Hiroshi Yamamoto, Msaki Miura, Shōko Ikezu, Ryuya Wakaba, Munetaka Aoki et Gō Rijū.

3 étoiles

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 15:06

Un grand merci à Lobster Films pour m’avoir permis de découvrir cette excellentes comédies réalisées par Buster Keaton, sortie en 1924, ainsi qu’un deuxième film du choix avec Sherlock Junior, réalisé par Donald Crisp, pour une plongée dans l’univers du roi de l’humour.

La croisière du Navigator - The Navigator

Rollo Treadway, un riche héritier insouciant, fait sa demande en mariage à sa voisine, la belle Betsy O'Brien, qui refuse. Désemparé, il se retrouve accidentellement emporté sur un paquebot à la dérive. Le navire est désert, à l’exception d’une autre passagère, Betsy. Commence alors une grande traversée qui leur apprendra à mieux se connaître.

Hilarante comédie, pleine de gags et presque autant que de répliques tant les mimiques sont plus parlantes que le texte ou le son. Près d’un siècle plus tard, l’humour est toujours aussi percutant dans cette intrigue aventureuse et romantique d’une modernité incroyable. Je me suis beaucoup amusé à parcourir ce navire dans lequel ce duo impayable se joue des circonstances imposées par la malchance que tout deux transforment en une belle romance amoureuse. Des gags qui s’enchaînent sans perdre de temps avec cet humour attachant voir attendrissant.

Avec les excellents et tendres Buster Keaton et Kathryn McGuire, Frederick Vroom et Clarence Burton, H.N. Clugston et Noble Johnson.

 

 

 

 

Sherlock Junior - Sherlock, Jr.

Projectionniste dans un modeste cinéma, amoureux de la fille de son patron, un homme rêve de devenir un grand détective. Un jour, tandis qu’il rend visite à la demoiselle de ses pensées pour lui offrir une bague, son rival dérobe la montre du père, la place chez un prêteur sur gages puis glisse le billet dans la poche du pauvre amoureux. Celui-ci se met à jouer les détectives amateurs. Confondu, il est chassé de la maison.

Là encore, un bel exemple du talent de Buster Keaton au travers de cette aventure au cœur d’une réalisation d’un film à travers toutes les professions de la production, tel au travers d’une enquête policière comique du célèbre détective. Bourré de gags et de trucages truculants, je me suis la encore bien amusé, parfois plus que nos films récents, visiblement en panne d’inspiration que l’on devrait se ressourcer à l’origine du cinématographe.

Avec Buster Keaton et Kathryn McGuire, Joe Keaton et Erwin Connelly, Ward Crane, Jane Connelly et George Davis, Doris Deane, Christine Francis, et la jeune Betsy Ann Hisle, Kewpie Morgan, Steve Murphy, John Patrick et Ford West.

Le film La croisière du Navigator, distribué par Lobster Films et sa page Facebook, est disponible en combo Blu-ray + DVD, La croisière du Navigator, nouvelle restauration 4K, Sherlock Jr., restauration 2K, dans les meilleurs bacs depuis le 25 mai 2021. Il est proposé en version originale muet sous-titrée français. Dans les  suppléments, Présentation de Serge Bromberg, Galerie photos, The boat  de Buster Keaton et Eddie Cline (1921).

3 étoiles

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 10:24

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique de François Truffeaut, réalisé en 1964, sur une intrigue adultère aux lourdes conséquences.

Pierre Lachenay, âgé d’une quarantaine d’années, est marié. Il habite le XVIème arrondissement de Paris avec sa femme Franca et leur petite fille Sabine. Au cours d’un voyage à Lisbonne où il donne une conférence sur Balzac, Pierre rencontre Nicolas, une jeune hôtesse de l’air. Il la revoit à Paris et devient son amant. La vie de Pierre bascule, car il ne sait pas mentir. Il se sépare de sa femme. Désormais libre, il va demander à Nicolas de l’épouser.

Une dramatique qui n’annonce pas de suite la conséquence finale. Ainsi, débute une histoire d’adultère classique et banale entre un homme établi de la quarantaine avec une jeune femme, qui par « honnêteté » quitte sa femme pour sa maîtresse, plongé ensuite par l’indécision sur laquelle il aime le plus, le cul entre deux chaises. Mais rapidement, homme mou et sans charisme, il est quitté par a jeune femme. Un écrivain, spécialiste de Balzac, oubliant dans ses anecdotes triviales d’Honoré entre la mère et la fille que l’écrivain était homosexuel, et n’avait d’intérêt nui pour l’une ou l’autre. Une intrigue savamment maîtrisée pour nous tenir en haleine tant on se doute que l’histoire ne va pas se focaliser sur un schéma classique femme, mari maîtresse, d’autant plus desservi par un trio talentueux. Tout juste reprochera t-on un manque de passion, pourtant moteur dans ce genre d'histoire, qui ,confine à une platitude et du récit et des protagonistes que l'ennui guette rapidement

Avec les excellents Jean Desailly, Françoise Dorléac et Nelly Benedetti, Daniel Ceccaldi, Laurence Badie et Philippe Dumat, Paule Emanuele et Maurice Garrel, Sabine Haudepin toute jeune, Dominique Lacarrière et Jean Lanier, Pierre Risch et Maurice Magalon, Georges de Givray, Catherine-Isabelle Duport et Maximiliènne Harlaut, Charles Lavialle et Gérard Poirot, Olivia Poli et Thérèse Renouard, Jean-Louis Richard,  et Brigitte Zhendre-Laforest.

Le film La peau douce, distribué par Carlotta, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 2 juin 2021en nouveau master restauré HD Collection édition prestige limitée n°15 (1000 exemplaires) en combo Blu-ray + DVD, le fac-similé du dossier de presse d’époque + dossier du film extrait de la revue Cinématographie Française + 1er traitement du scénario, un jeu de 5 photos l’affiche du film (40 x 60), en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, Commentaire audio de Serge Toubiana et Jean-Louis Richard, Présentation du film par Serge Toubiana, Bande-annonce originale, Émissions TV : Actualités télévisées : Françoise Dorléac et Nelly Benedetti au Festival de Cannes à propos du film (INA, 1964) Première-Magazine : François Truffaut et Françoise Dorléac dans un entretien avec la télévision flamande (1964), Cinéastes, de notre temps : François Truffaut ou l’esprit critique (INA, 1965, HD), L’Ancien et le moderne : analyse du film par Nicolas Saada (HD).

2 étoiles

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23 juillet 2021 5 23 /07 /juillet /2021 09:39

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique christique de Luis Buñuel sorti en 1959, d’après le roman éponyme de Benito Pérez Galdós, évoquant le doute en la foi et l’amour des autres.

Dans le Mexique du début du XXème siècle, le Père Nazario exerce sa foi dans le plus grand respect des valeurs pastorales. Il ne possède rien, et donne absolument tout à ceux dans le besoin. Son destin bascule lorsqu’il protège  Beatriz, une prostituée accusée de meurtre, toute sa vie est remise en cause et il doit fuir.

Une très belle et lente narration sur le doute d’un prêtre près à tous les sacrifices pour sa foi, qui trouve cependant doutes et limites. Ainsi, se perd t-il dans l’amour et le pardon à son prochain, pris en étau avec sa foi de rédemption et ses convictions personnelles pleine de préjuger et prompt à condamner son prochain. Film intimiste d’une introspection intérieure jusqu’aux tentations de désirs et d haines. Un dur combat dans une société des années cinquante et un regard sur les mentalités et les convictions, qu’avec la vision de nos jours, on s’étonne d’autant d’aveuglement et de conviction religieuse que la réalité met en exergue les incohérences et absurdités de la religion sorti tout droit de contes et légendes qu’il en devient sidérant de croyance aveugle. Une belle réalisation rehaussé par la qualité des interprètes terriblement marquants.

Avec Francisco Rabal et Marga López, Rita Macedo, Jesús Fernández et Luis Castañeda Aceves, Ofelia Guilmain, Noé Murayama et Rosenda Monteros, Victorio Blanc et Arturo Castro, José Chávez et Cecilia Leger, Ignacio Peon, Ramón Sánchez, Ignacio López Tarso, Manuel Arvides, Edmundo Barbero et Antonio Bravo, Ada Carrasco et Lupe Carriles, Raul Dantès, Aurora Molina, Pilar Pellicer et David Reynoso.

Le film Nazarin, distribué par Elephant Films, est disponible en version restauré HDdans les meilleurs bacs dès le 24 août 2021 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale espagnole sous-titrée français. Dans les suppléments, Le film par Charles Tesson, À la poursuite de Nazarin - L’Écho d’un pays dans l’autre,: documentaire, Bandes-annonces.

2 étoiles

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22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 16:53

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique sortie en 1931, réalisé par Dorothy Arzner, pour un beau portrait de la société américaine sur la femme dans l’entreprise face au machisme et au harcèlement.

Julia Traynor, belle jeune femme, travaille à Wall Street comme secrétaire pour Jerry Stafford. EExcellente, elle est mieux que son brads droit, connaissant les dossiers à la perfection. Ce dernier ne cesse de lui faire des avances, que Julia repousse inlassablement avec mollesse et accepte des cadeaux de prix. Mais elle épouse le jeune et entreprenant Philip Craig. Furieux, Jerry la licencie, mais prend Craig pour gérer ses fonds noursiers.

Un beau portrait d’une arriviste qui jongle entre un patron harceleur avec qui elle joue un jeu ambigu pour mieux le ferrer, et un fiancé potentiellement trader en devenir, dont aucun des deux hommes n’est charmant. Une jeune jolie et excellente secrétaire, qui jongle entre un homme vieux et riche qu’elle séduit et se laisse toucher et embrasser pour aiguiser es déirs et sentiments, et un jeune ambitieux traider incompétent sur lequel elle joue sur le mauvais cheval pour mieux se vendre au plus offrant sans la barrière du statut social.

Pas de glamour ni de sainte, mais une jeune femme compétente en mal de réussite dont la société d’alors refuse la place des femmes dans la société hors des fourneaux. Un très beau film qui met en exergue avec le regard d’une femme réalisatrice sur la place de la femme dans la société des années vingt et trente, notamment dans la sphère financière, qui n’a guère changée en 2021, dont le seul moyen en l’occurrence par le biais de la seule arme dont dispose l’héroïne à part la prostitution avec laquelle elle flirte, et la manipulation. Une réalité qu’Hollywood a vu en effet, quand les femmes qui ont créés l’industrie du cinéma, telles Alice Guy, Lois Weber, Frances Marion, Mary Pickford se sont fait évincer par les financiers masculins, au point qu’à l’entrée du parlant, Dorothy Arzner ne fût que la rare représentante.

Avec Claudette Colbert, Fredric March et Monroe Owsley, Charles Ruggles et Ginger Rogers, Avonne Taylor, Pat O'Brien et Janet McLeary, John Kearney, Ralph Morgan, Jules Epailly, Leonard Carey et Grace Kern, Winifred Harris, Roberta Beatty et Charles Halton, Granville Bates, Si Wills et Betty Morrissey, Nathan Rozofsky, Robert Barrat, Elisha Cook Jr. et Charles Trowbridge.

Ce film est issu de la collection Les sœurs Lumière, avec Be natural : l'histoire cachée d'Alice Guy-Blaché, Honor among lovers et Merrily we go to hell.

Le film Honor among lovers, distribué par Elephant Films, issu de la collection Les sœurs Lumière, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 22 juin 2021 en DVD et Blu-ray, dans une restauration HD Boîtier Blu-ray avec fourreau Jaquette réversible avec affiche originale, + un livret de présentation de la collection Les sœurs  Lumière de 12 pages. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, Présentation du film par Véronique Le Bris, Portrait de Dorothy Arzner par Véronique Le Bris, Entretien à propos du film avec Laura Tuillier, critique de cinéma à Libération, La collection Les sœurs Lumière , 4 bandes-annonces.

3 étoiles

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20 juillet 2021 2 20 /07 /juillet /2021 16:54

Paul Verhoeven devrait se lancer dans la réalisation de comédies érotiques… ha oui, c’est fait, avec cet extraordinaire navet, qui mérite haut la main le parpaing d’or des Gérard du cinéma.

À la base, adaptation du livre Sœur Benedetta, entre sainte et lesbienne de Judith C. Brown, librement inspiré de la véritable histoire de Benedetta Carlini.

Donc, on nous narre la vie de Benedetta Carlini, enfant illuminé par la foi en Jésus qui entre dans les ordres dès son plus jeune âge, et qui, au bout de dix huit ans d’internement est prise de vision et de stigmates qui lui offre le poste d’abbesse et le corps de sa maîtresse Bartolomea, avant que tout ne dégénère et se profile un procès pour saphisme qui la condamnera à trente cinq ans d’internement par homophobie. On pourrait attendre que l’Église présente ses excuses à Benedetta et à toute la communauté.

Dès les première images, j’ai cru assister à Elle voit des nains partout, avant un simulacre de Au nom de la rose virant vers du John Biroute. Mal filmé, mal raconté, la comédie prend tout son apogée à la giclette de lait maternelle où j’ai explosé de rire, que même que Zack & Miri tournent un porno n’y ont pas pensé sauf la flatulence. Que dire de la très belle Virginie Efira serait excellente, sauf que visiblement, la pauvre n’a jamais eu d’orgasme de sa vie tant lors de sa branlette devant sa folle maîtresse elle a u mal çà transcender l'extase, mais sans trop lui jeter la pierre, la scène est ridicule 

Que retenir de ce lamentable pastiche à part les chants grégoriens qui m’envoûte toujours autant. Rien, en vérité, qu’un immense gâchis sur Benedetta Carlini et son homosexualité qui lui a coûté si cher, et sa foi à la limite de la folie. Mais comment ne pas devenir folle, enfermée une vie entière entre quatre murs ? Au moins, il en ressort de cette narration, de montrer le conditionnement et la manipulation des religions sur les êtres faibles, autant excusable en ces temps reculés, impardonnable de nos jours, où du père Noël pour les petits enfants on passe sans réfléchir au père fouettard pour les grands irresponsables que toutes oppression, tortures et meurtres se justifient au nom d’invention créée par des hommes pour manipuler les masses. Que le monde serait meilleur.

Et donc, c’est avec Virginie Efira, Charlotte Rampling et Daphné Patakia, Lambert Wilson, Olivier Rabourdin, Louise Chevillotte, Clotilde Courau et David Clavel, Hervé Pierre, Guilaine Londez, Lauriane Riquet, Nicolas Gaspar, et Justine Bachelet, Satya Dusaugey, Gaëlle Jeantet et la jeune Elena Plonka et Héloïse Bresc, Jonathan Couzinié, Vinciane Millereau et Jérôme Chappatte.

Pour le coup, je ne sais s’il faut donné une étoile tellement c’est mauvais, ou quatre étoile tellement c’est mauvais.

 

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18 juillet 2021 7 18 /07 /juillet /2021 23:58

Un grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir ce western comédie sorti en 1941, réalisé par George Marshall, pour un mélange entre hilarité et drame allégé.

1866, toute la ville d’Abilene fête l’arrivée du chemin de fer. Si Windy Miller laisse croire qu’il y a fortement contribué pour le bien de la communauté, il poursuit surtout un objectif personnel pour s’enrichir, quitte à écraser ceux qui constituent un obstacle. Ainsi, force-t-il la main à des éleveurs texans pour acheter leur bétail à très bas prix et à le convoyer par ses propres moyens. Nouveaux en ville, Dan Thomas et Tod Ramsey, d’anciens soldats confédérés, compromettent ses plans. Quand le destin sépare les deux amis, une belle jeune femme, « Mike » King, atise leur convoitise.

Film surprenant tant par l’intrigue sérieuse avec la mise en place du capitalisme par les bandits mafieux dont la trame fonctionne de nos jours et mieux encore, et cette tonalité de la comédie de genre. Ainsi l’on ri beaucoup de gags et de répliques, telle ce match de boxe version comédie des films muets drôle bien que trop longue, d’autres plus contestables humiliant la femme.une fois de plus. Encore des bovins et des ranchers, des bandits de grands chemins et petit salon ou cabinet dentaire, et le développement de la société américaine avec l’arrivé du train et les consortiums qui se construisent par le vol et le meurtre. Une fin morale du qui a tué mourra, qui s’en repentira vivra. N’empêche que le ton est léger,et le fond est sérieux, pour un joyeux divertissement dans un inévitable triangle amoureux.

Avec William Holden, Glenn Ford et Claire Trevor, George Bancroft, Edgar Buchanan et Don BeddoeAndrew Tombes, Addison Richards, Edmund MacDonald et Joseph Crehan, Willard Robertson et Pat Moriarity, Edmund Cobb, Fred Aldrich et Gene Alsace, Jack Baxley, Hank Bell, Tex Cooper et Jack Evans.

Le film Texas, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, nouveau master HD, image et son restaurés, est disponible en DVD et Blu-ray, depuis le 3 juin 2021. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, ka dernière présentations du film par notre regreté Bertrand Tavernier, Présentations du film par Patrick Brion, Bande-annonce du film.

3 étoiles

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