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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 16:48

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film vampiresque horreur réalisé en 1972 par John Hayes, pour un récit jouissif et original qui sort du lot de la vaste pléïade de film du genre.

Paul et Leslie se rendent un soir dans un cimetière s’offrir un moment de frissons avec demande en mariage. Cependant que d’une tombe en sort Caleb Croft qui tue Paul et viol Leslie. La jeune femme va mettre au monde un bébé qui ne se nourri que de sang. Devenu adulte, James Eastman désir retrouver le violeur de sa mère afin de la venger. Dans un cours du soir sur la mythologie et l’occultisme par le professeur Adrian Lockwood, James fait la connaissance d’Anita Jacoby et de son amie Anne Arthur. Si entre James et Anne une idylle amoureuse commence, Adrien voit en elle sa femme Sarah morte plusieurs siècles auparavant. et James va enfin découvrir son géniteur.

Je me suis beaucoup amusé avec ce film vampiresque qui apporte pas mal d’originalité dans le genre pourtant prolifique, en plus d’une bonne ambiance angoissante. En effet, avec un bébé vampire, le genre s’élargie avec les progéniture à la différence des transformations en vampires des victimes mordues, dont dans cette version aucun d’entre eux ne sont transformés. Caleb Croft en solitaire se nourri et tue systématiquement. Film quelque peu saignant sans être gore, et si nous sont offert de jolie filles, le réalisateur ne sombre pas dans l’érotisme des années soixante-dix pour mieux se concentrer sur le récit avec certes la violence des meurtres et viol du monstre sanguinaire, et le désir de vengeance, pour un final d’anthologie.

Une belle réalisation à la mise en scène soignée sur un récit maitrisé qui apporte un soin dans la narration avec les étapes des actions ponctuées de soubresauts voluptueux d’émotion et d’angoisse, et des explications qui éclairent la trame à souhait sur une fin démoniaque sans doute classique mais inattendue et efficace.

Avec un William Smith (Rusty James) effrayant, face à face à Michael Pataki et Lyn Peters, Diane Holden et Lieux Dressler, Eric Mason, Jay Adler et Jay Scott, William Guhl, Margaret Fairchild et Carmen Argenziano, Frank Whiteman, Abbi Henderson et Inga Neilsen, Lindis Guinness et Kitty Vallacher.

Le film Bébé vampire de John Hayes, issu de la collection Horreurs US, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 4 avril 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, La tombe du vampire, Eric Peretti relate le cinéma de vampires en général, et la réalisation de Bébé vampire, du réalisateur et ses interprètes.

3 étoiles

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:23

Un très grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de découvrir ce film d’aventure historique et d’action réalisé en 2015 par Jim Weedon, qui pour son premier long métrage revisite les conséquences de l’invasion franco-normande de l’Angleterre,

Suite à l’invasion de l’Angleterre par les normands après la bataille d’Hastings en 1066, les hommes de Guillaume le Conquérant pratiquent la dévastation pour écraser révoltes et résistances. Les villes et villages détruites, populations massacrées, les survivants chassés se cachent dans la peur. Quand Shadow Walker s’en prend aux normands dans un esprit de vengeance sur les hommes et les fils du seigneur local, la population reprend espoir.

La trame nous resitue à partir de faits historiques, l’invasion de l’Angleterre par les Normands qui bouleversa le paysage politique du pays en chassant l’élite anglo-saxonne, eux-même envahisseurs germaniques ayant également chassés le pouvoir celte. Face aux rébellions, les normands ont procédés comme hélas dans toutes guerres encore de nos jours, à des exactions odieuses. C’est ainsi que le héro de cette sombre histoire intervient, avec un esprit de vengeance contre des seigneurs normands sans pitié notera comme tous héro digne de ce nom, l'extraordinaire baraka pour échapper à la mort. Cependant, je me suis bien laissé prendre au jeu dans ce récit solidement écrit et mouvementé à souhait.

La réalisation, aux dialogues épurés, axe sa mise en scène sur les actions de combats qui jonglent entre le western, les samouraïs et les charges à la romaine. L’histoire est sombre et sanglante, vive et alerte, efficace et sans temps mort. Le décor contribue à l’ambiance délétère qui rend ce côté rude et apporte cette originalité sur les films du genre avec cette touche personnelle et pleine d'originalité.

Avec Stanley Weber (Sous les jupes des filles), Ed Skrein (Deadpool), Annabelle Wallis (Grimsby), Karel Roden (Esther), Dave Legeno (Blanche neige et le chasseur), Edward Akrout, Misa Beric, Peter J. Chaffey (3 days to kill), Gianni Giardinelli (Halal police d'Etat), Milica Jevtic, Kristina Jovanovic, Vid Krkeljic, Vanja Lazin, Nenad Pecinar, Vahidin Prelic, Aleksandar Radojicic,

Le film Sword of vengeance, de Jim Weedon, distribué par Condor Entertainment, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs dès le 21 mars 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, le making of Dans les coulisses du film (4min), et un entretien avec le réalisateur (17min).

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 14:10

Pour ce deuxième opus, Chad Stahelski prend les rênes seul de la réalisation, sans aucun doute à tort, ayant perdu depuis la verve qui fût la bonne surprise du John Wick pour sombrer dans un énième nanar du genre déjà vu, sans avoir rien compris au succès du précédent à l’originalité de par l’humour décalé.

Désormais en retraite, John Wick doit reprendre du service afin de combattre un mafieux en passe de prendre le pouvoir sur une organisation mondiale de tueurs. John se rend à Rome pour dérouiller un maximum de gangsters et remettre de l’ordre en des combats dantesques contre les meilleurs tueurs de monde.

Passé le premier quart d’heure qui relate le chapitre précédent qui m’avait tant enthousiasmé, le récit promettait avant très vite comme un mauvais soufflet de retomber dans une des pires déceptions inimaginables. La suite des événements sans cesse dans l’obscurité, le récit nous entraine invariablement dans une succession de morts aussi risibles que peu passionnant, gore et sale, sans humour et gags, sans imagination ni originalité pour nous sortir de l’ennuie et la torpeur grandissante. Une réalisation sans génie ni saveur, qui laisse place à un amateurisme désolant, entre des chorégraphies de combats et des cascades à deux balles, le récit écrit à quatre mains achève les dégâts en gravas sanglants bien terne. Surtout qu’ils ne sortent pas un troisième opus, ce sera sans moi.

Difficile dans ces conditions de trouver talent ou défaut à un casting tel que Keanu Reeves (Knock knock) et Common (Suicide squad), Laurence Fishburne (Rusty James) et Riccardo Scamarcio (A vif !), Ruby Rose, Lance Reddick et Bridget Moynahan (John Wick), John Leguizamo (Sisters), Ian McShane (Grimsby) et Peter Stormare (22 jump street), Peter Serafinowicz (Opération Muppets), Thomas Sadoski et David Patrick Kelly, Aly Mang, Claudia Gerini et Kenny Sheard, Perry Yung ou encore Franco Nero.

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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 18:19

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir ce film érotique réalisé en 1973 par Walerian Borowczyk, composé de quatre contes inspiré de romans et légendes.

Dans La marée, André entraine sa jeune cousine Julie au bord de la mer, avec bien des désirs. S’étant bloqués par la montée de la marée, il en profite pour s’octroyer une fellation par l’adolescente. Dans Thérèse philosophe, une fille est enfermée dans un débarras pour la punir d’un caractère rebelle. Elle y découvre un livre pornographique aux images suggestives qui l’excite, et découvre le plaisir de la masturbation. Erzsébet Báthory relate la légende hongroise de la comtesse sanglante, qui amène de force de belles jeunes filles pour des orgies sexuelles lesbiennes et sanglantes. Lucrezia Borgia conclue sur des orgies incestueuses diverses et variées dans la Rome antique.

Avec le choix de ses contes, une impression générale se dégage d'un malaise à travers l’œuvre de Walerian Borowczyk de part son jeu de caméra qui n'usurpe pas son image sulfureuse. Après soixante-huit, les réalisateurs se sont donnés à cœur joie dans le dénuement des actrices. Ainsi, les années soixante-dix ne s’est rien refusé souvent violent comme un défouloir sexuel frisant le sordide. Walerian Borowczyk ne déroge pas à la règle avec ce film dont il sait jouer sur l’ambiguité. Ainsi, dans le premier conte d’après un extrait de Mascarets écrit par André Pieyre de Mandiargues, sur la relation incestueuse pédophile d’un jeune adulte et sa cousine mineure, dont la montée de la marée illustre celle du plaisir du garçon, dont on retrouve dans le choix du livre du deuxième conte, Thérèse philosophe de Boyer d'Argens et Fougeret de Monbron, qui relate un fait divers réel ayant fait scandale sur des relations sexuelles d’un vieux prêtre sur une jeune fille au XVIIIème. En reprenant la légende hongroise, le sexe devient violence et bain de sang, pour conclure plus prosaïquement dans une orgie romaine débridée. Il était prévu un autre conte avec La véritable histoire de la bête du Gévaudan qui deviendra le long métrage La bête. Le malaise provient duregard du réalisateur, qui loin de s'offusquer de ce qu'il décrit, s'en délecte en nous prenant comme complice avec ses gros plans insistant et ses cadrages. Incontestablement bien filmés, sur une mise en scène maitrisée, dont l’ensemble se laisserait savourer s'il ne révélait pas ce voyeurisme dont la qualité artistique est léchée tels des tableaux de maîtres.

La sortie du coffret des œuvres choisies de Walerian Borowczyk coïncide avec la rétrospective au Centre Pompidou qui se tiendra du 24 février au 19 mars 2017. Ainsi, Carlotta propose dans un très beau coffret, 7 chefs-d’œuvre restaurés du sulfureux réalisateur polonais : Théâtre de monsieur & madame Kabal (1967), Goto, l’île d’amour (1968), Blanche (1971), Contes Immoraux (1974), Histoire d’un péché (1975), La bête (1975) et Docteur jekyll et les femmes (1981). Sont inclus de très nombreux courts-métrages et des documentaires exclusifs autour des films, en plus d’introductions, des interviews et bandes-annonces d’époque, accompagnés de deux livrets autour de Borowczyk et son œuvre dont le Dico de Boro.

Avec la très belle et convaincante Lise Danvers face à Fabrice Luchini (Un début prometteur) qui ne jouait pas encore vraiment très bien. La belle Charlotte Alexandra, comme Paloma Picasso et Pascale Christophe, Florence Bellamy, Jacopo Berinizi et Lorenzo Berinizi, Philippe Desboeuf, Nicole Karen et Tomas Hnevsa, Mathieu Rivolier, Robert Capia et Gerard Tcherka, Kjell Gustavsson et Philippe Desboeuf, Marie Forså, et les très nombreux naïades sacrifiées.

Le film Contes immoraux de Walerian Borowczyk, distribué par Carlotta, disponible dans les meilleurs bacs dès le 22 février 2017.  Dans le coffret, sont inclus deux livres inédits, Camera obscura de 216 pages, et Le dico de Boro de 92 pages. Dans les suppléments, une introduction de Daniel Bird, suivi de Contes immoraux : montage l’âge d’or, L’amour se révèle : tournage de Contes immoraux. Boro Brunch : réunion d’équipe, Une collection particulière, Une collection particulière : montage Oberhausen.

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 17:52

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir ce film magnifiquement restauré en 4K à partir du négatif original sous la supervision de Pathé, réalisé en 1989 par Milos Forman (Les fantômes de Goya) pour une libre adaptation du célèbre roman épistolaire Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, sans le moins respectueux du livre de toutes les adaptations, afin d’aller plus loin que l’auteur lui-même dans ce qu’il ne dit pas dans son œuvre.

Lorsque la veuve et libertine Marquise de Merteuil découvre que son amant le conte de Gercourt la laisse tomber pour épouser sa cousine à peine adolescente tout juste sortie du couvent Cécile de Volanges, décide de se venger. Elle fait appel au Vicomte de Valmont, libertin concurrent, et lui demande de séduire la jeune enfant avant son mariage, afin de ridiculiser son amant qui ne vante que la virginité de l’enfant. Dans un premier temps, le vicomte refuse, trop occupé à conquérir la belle et innocente madame de Tourvel, fidèlement attachée à son mari. Un pacte est donc engagé entre les deux libertins : si Valmont obtient la conquête des deux jeunes femmes, il obtiendra en plus celui de Merteuil, ou il devra disparaitre. Entre temps, la jeune fille tombe amoureuse de son professeur de musique, le jeune chevalier Danceny. Madame de Merteuil intrigue dans le dos de tous, devenant la confidente de toutes ses victimes, sans intention de respecter l’enjeu de l’accord avec Valmont.

Si en effet, le récit du film ne respecte pas à la lettre l’intrigue du roman tout en gardant les personnages et le caractère particulièrement féroce du livre, la narration ne s’en départ pas pour au temps tellement l’esprit et l’ambiance en ressorte d’autant plus épidermique de cruauté. Cependant, il n’est plus question du message féministe du roman dans lequel madame de Merteuil aussi intrigante et manipulatrice tente de se venger des hommes tout en en tirant parti autant que possible des plaisirs. Reste que ce film est absolument diabolique d’efficacité, axant le plus possible les contrastes nombreux pour extraire un fiel acide détestable dans les relations, où les pauvres innocentes  payent le prix très élevé des conséquences malsaines de ces deux libertins, qui bien sûr perdent le plus dans une morale finale. Cependant, la fin du film est moins pire que dans le livre. J’avais adoré la lecture du roman à mon adolescence, et sans retrouver la trame du livre j’ai beaucoup aimé la reconstitution d'une époque dans une ambiance acerbe pour des souffrances épouvantables et destructeurs, à l’inverse du romantisme hollywoodien.

La réalisation est très belle, avec des costumes et décors de toutes beautés, dans une mise en scène soignée et maitrisée, pour une relecture passionnée. Sorti neuf mois après la version de Stephen Frears, Valmont essuiera un échec commercial et public considérable. Le roman a eu de nombreuses adaptations. Ainsi Roger Vadim en réalisera en 1976 Une femme fidèle. En 1988 celle de Stephen Frears suivie de Miloš Forman, poursuivi en 1999 avec Sexe intentions de Roger Kumble, qui donnera une suite en 2000 avec Sexe intentions 2 dont Scott Ziehl corera la trilogie en 2004 avec Sexe intentions 3. En 2003 ce fut Untold scandal de E J-yong puis encore en 2012 Dangerous liaisons de Jin-ho Hur. Des versions téléfilms et théâtrales, manga et romans, mais aussi des opéras, comédies musicales et chansons reprendront l’œuvre.

Avec Colin Firth (Bridget Jones baby) et Annette Bening (Imogene) excellents, face aux très jolies Meg Tilly et Fairuza Balk adorablement marquantes, Siân Phillips et Jeffrey Jones (Elementaire, mon cher... Lock Holmes), Henry Thomas (Rose & Cassandra), T.P. McKenna, Isla Blair (Johnny English, le retour), Ian McNeice, Sandrine Dumas (Tu honoreras ta mère et ta mère) et Vincent Schiavelli (Ça chauffe au lycée Ridgemont).

Le film Valmont de Milos Forman, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 29 mars 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française, mais également en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, un entretien avec Jean-Claude Carrière sur l’adaptation de l’œuvre Les liaisons dangereuses.

3 étoiles

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 17:57

Sympathique petite comédie de Philippe Lacheau (Babysitting 2), qui cependant se perd en longueurs excessives sur une trame convenue qui ressemble un peu trop à ses précédents, pour une distraction déjantée.

A la tête de sa petite entreprise Alibi.com, Greg offre comme prestation tous types d’alibis pour ses clients. Avec son associé Augustin, et le nouveau collaborateur Medhi, ils apportent des solutions pour couvrir les agissements divers et variés de leur clients. Quand il rencontre l’amour avec Flo, une belle et sincère fougueuse qui déteste le mensonge, Greg voit sa vie professionnelle rendue difficile, et tente de cacher ses activités. Lors d’un repas de présentation des parents de Flo, Greg rencontre Gérard, le père et client.

Je me suis beaucoup amusé avec cette variante de L’arnaque cœur et autres films du genre, dont la thématique du mensonge dans son coule est récurent. Sans développer plus loin le concept des jardins secrets indispensables pour pérenniser la vie amoureuse, Philippe Lacheau privilégie l’humour par une succession de gags et répliques, situations loufoques et embarrassantes, courses poursuites et moments d’émotion, qui font partis du bâti de ses réalisations et du succès. J’ai bien ri de par le jeu des interprètes, mais me suis un peu ennuyé parfois par certaines longueurs. Réalisation vive et alerte en tout cas qui fonctionnent toujours pour un agréable moment de distraction.

On retrouve la fine équipe avec Philippe Lacheau (Paris à tout prix), la très belle Elodie Fontan (Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ?), Julien Arruti (Babysitting 2), Tarek Boudali (Babysitting), Nathalie Baye (Moka), Didier Bourdon (Un village presque parfait), la jolie et drôle Nawell Madani, Medi Sadoun (Baby phone), Vincent Desagnat (Adopte un veuf), JoeyStarr (Les seigneurs), Norman Thavaud (), Alice Dufour (Ouvert la nuit), Philippe Duquesne (La folle histoire de Max et Léon), Chantal Ladesou (100% cachemire), Laouni Mouhid, Michèle Laroque (Camping 3), Kad Merad (On voulait tout casser),

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18 mars 2017 6 18 /03 /mars /2017 15:05

Un grand merci à  Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce très beau et efficace film thriller polar noir sud-coréen réalisé en 2014 par Jang Jin, qui aborde le transgenre avec beaucoup de subtilité et d’émotion.

Dans la lutte contre le mafieux Heo Bul, la police ne recule devant rien, notamment avec son meilleur policier et redoutable Ji-wook. Doté d’un physique d’athlète, bardé de cicatrices, il élimine avec efficacité les gangsters. Arrêté et menacé de mort, le chef mafieux fait appel à Heo-gon, son terrible frère à la rescousse. Dans une autre affaire, Ji-wook fait appel à la jeune Jang-mi, serveuse et chanteuse dans un bar, pour attraper un violeur en série. Si la jeune femme semble amoureuse du policier, elle ignore qu’il est en passe de changer de sexe, afin de réaliser son désir de devenir une femme.

Un excellent polar noir, qui de facture apparemment classique avec le combat du bien contre le mal de la police contre la mafia en utilisant la même violence des gangsters pour les éliminer, le récit aborde avec beaucoup de sensibilité un thème qui devient enfin récurent sur les transgenres pour une meilleure vision et explications de leurs ressentis. Ainsi, le récit nous décrit avec subtilité derrière une apparence d’homme viril, toute la souffrance et les combats intérieurs pour étouffer la véritable personnalité qui ne demande qu’à jaillir et vivre pleinement sa féminité, qui plus est celui d’un policier dans un monde macho un tantinet homophobe et phalocrate, ainsi aperçu dans A girl at my door. J’ai beaucoup aimé ce drame, qui apporte cependant en plus de beaucoup d’émotion et de violence, une touche d’humour et beaucoup de considération humaine. Humour salutaire d’ailleurs, qui décrispe la tension vécu par l’inspecteur. Une très belle réalisation soignée, alternant courses poursuites, combats sanglants aux très belles chorégraphies, entre deux scènes d’émotions fortes dans les souvenirs d’enfance et les passages vers la transmutation. La fin reste forte.

Avec l’excellent Seung-won Cha terriblement marquant, ainsi que Jeong-se Oh et la jolie Som E. (Hindsight), Young-chang Song et Kil-kang Ahn, Lee El, Kyung-pyo Go et Eung-soo Kim, Yong-nyeo Lee, Ji-ho Oh et Sung-woong Park et Young-chang Song,  la belle Sa-Bi Lee, Kil-Kang Ahn et Byung-Ok Kim, Son-Ha Yoon, Han-Bit Choi et Sang-Hwa Lee, et les jeunes Dong-Gil Lee et Tae-Ui Hong.

Le film Man on high heels, distribué par  Blaq out, est disponible en Combo Blu-ray et DVD dans les meilleurs bacs depuis le 9 mars 2017 Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, des entretiens avec le réalisateur et les principaux interprètes,

3 étoiles

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 17:03

Belle surprise avec cette comédie romantique d’Audrey Dana (Sous les jupes des filles), qui apporte une originalité d’avec les échanges standard de corps et d’esprit, pour une transexuelle malgré elle.

Jeanne, quadra divorcée et mère de famille, est cadre dans le BTP très macho, en a marre de se faire écraser parce que femme. Elle en vient à souhaiter être un homme, et c’est ce qui se produit au petit matin… du moins tout en gardant son corps de femme, il lui est pousser un pénis. Telle une transsexuelle, Jeanne va connaitre les désirs masculin et la mentalité qui va avec, telle une attirance sexuelle pour sa meilleure amie Marcelle. C’est surtout pour son collègue Merlin qu’une attirance mutuelle se crée, rendue difficile avec son sexe en trop.

Je me suis beaucoup amusé avec cette histoire sous forme de transgenre shemale traitée avec beaucoup d’humour pour entrer réellement dans le vif du sujet qu’apporte cette diférrence sexuelle entre homme et femme. Cela nous change en effet des transferts de corps que nous avons souvent eu l’occasion de voir, soit entre deux potes dans Echange standard, soit en intersexe comme dans It's a boy girl thing pas plus tard à degré moindre dans Your name. Avec ce récit, Audrey Dana nous offre une belle comédie romantique savoureuse pleine d’humour et même d’émotion, malgré quelques petites longueurs, pour une bonne surprise.

Avec Audrey Dana (Pension complète) qui est excellente, face à un Christian Clavier (Babysitting 2) désopilant, et Eric Elmosnino (La famille Bélier), la très belle Alice Belaïdi (Un petit boulot) toute aussi drôle, Antoine Gouy (L'enquête) et Joséphine Drai (Prêt à tout), Jonathan Louis (Les têtes de l’emploi) et la jeune Victoire Brunelle-Remy.

3 étoiles

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16 mars 2017 4 16 /03 /mars /2017 11:02

Un très grand merci à ED Distribution pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film sociétal japonais réalisé en 1963 par Kirirô Urayama,  signait pour son deuxième long métrage d’après une histoire originale de Kei Moriama, qui nous plonge dans les limbes d’une misère en proie à tous les dangers qui guettent les plus démunies avec des raisons d’espérer.

Adolescente de quinze ans, Wakae est employée comme hôtesse dans un bar glauque. Depuis la mort de sa mère, elle en révolte contre son père alccolique qui s’est avec une nouvelle compagne. Sa tante, mère maquerelle voudrait la prostituer dans sa maison de pass. Après avoir volé des chaussures, Wakae fait la rencontre de Saburo, un jeune homme au chômage revenu au village, où son frère brigue un poste de conseillé municipale. Touché par l’infortune de la jeune fille, Saburo tente de lui venir en aide. Il désir qu’elle retourne au lycée finir ses études, mais pour avoir volé dans la caisse de l’école, elle est envoyé dans une maison de redressement.

Un très beau film, par l’un des réalisateur de la Nouvelle Vague du cinéma japonais, dans lequel on retrouve plus du Yasujiro Ozu, plutôt que les films de sa génération très politisé, violent et sexuel comme Nagisa Ōshima. Pour au temps, il ne s’agit nullement d’une bleuette, mais bien d’un récit sociétal sur la situation de classe, de pauvres gens dont l’occupation américaine vingt ans après la guerre pèse encore sur la société japonaise que l’on voit en filigrane avec la manifestation qui dégénère et l’arrivisme politique du frangin. Kirirô Urayama nous décrit une histoire sans doute plus positive qu’un Akira Kurosawa, en nous décrivant le parcours de cette jeune ado laissée pour compte, proie de tous les dangers dont la dérive l’amène vers un abyme de déchéance qui ne doit son salut qu’à l’amour d’un gentil garçon lui-même en risque de perdition, et à une maison de redressement, plus un centre de rééducation qu’une prison. Cependant, aucun naïveté n’effleure dans cette très belle et émouvante œuvre, qui aborde sans détour une classe sociale défavorisée dans laquelle les jeunes filles sont les proies faciles de proxénètes. Un espoir brille en permanence dans cette histoire qui m’a beaucoup touché. J’ose naïvement espéré que dans la scène de l’incendie, ce ne sont pas de vraies poules qui subissent terrible fin. La réalisation est magnifique, toute de noir et blanc léché, dans une mise en scène excellente, aux images de toute beauté, dont on peut forcément regretter que le réalisateur n’ai pas eu l’occasion de signer plus de chef d’œuvre que les neuf crédités, et qui mérite d’être découvert.

Avec la très jolie Masako Izumi terriblement émouvante et marquante, de même Mitsuo Hamada excellent, ainsi que Jun Hamamura (Entre le ciel en l’enfer), Minako Katsuki et Tanie Kitabayashi, Toshiko Kobayashi (Contes cruels de la jeunesse) et Asao Koike (Le château de l’araignée), Minako Kozuki et Densuke Mitsuzawa, Shoichi Ozawa (Pluie noire), Fukuko Sayo et Toshio Takahara (Les sept samouraïs).

Le film Une jeune fille a la dérive, de Kirirô Urayama, distribué par ED Distribution, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 17 janvier 2017. Il est proposé en version originale japonaise sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, un entretien du journaliste et auteur Stéphane de Mesnildot par Sylvain Perret.

3 étoiles

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 11:37

Un grand merci à  L’atelier d’images pour m’avoir permis de découvrir ce thriller horreur réalisé en 2015 par Radio Silence -Matt Bettinelli-Olpin, Tyler Gillett, Justin Martinez et Chad Villella-, Roxanne Benjamin, David Bruckner et Patrick Horvath pour cinq contes horrifiques qui s’imbriquent entre eux.

Surgissant du désert, une voiture avec à son bord deux hommes ensanglantés s’arrêtent à une station service. Après s’est lavés, ils tentent de fuir mais reviennent sans cesse sur les lieux, menacés par des squelettes volants. De jeunes rockeuses se trouvent bloquées en pleine chaleur du désert suite à une crevaison. Elles sont bientôt secourues par d’étranges gens aussi sympathiques qu’inquiétants qui leur offrent l’hébergement pour une nuit de tous les dangers. Alors qu’il est en pleine conversation téléphonique au volant avec sa femme sur la route en pleine nuit, le conducteur percute de plein fouet une des jeunes rockeuses. Il tente alors de lui trouver un hôpital dans ce coin perdu, en proie à la mort qui le menace. Les parents d’une jeune étudiante passent la nuit dans un motel quand des hommes armés et menaçant surgissent pour les tuer, avant que deux d’entre eux tentent ensuite de fuir vers une station servie au petit matin.

Cinq histoires courtes -The way out, Siren, The accident, Jailbreak et The way in- qui à priori n’ont rien à voir ensemble et qui pourtant finissent par se boucler dans une tragédie sans fin, sur des destins horribles et cauchemardesques que cette route désertique et sous la coupe de démons qui révèlent les pires desseins des voyageurs. Je me suis laissé porter par cette succession de drames horribles et parfois gore, bien qu’un peu perdu un moment dans la confusion des histoires qui s’y déroulent, j’ai retrouver pied assez vite avec l’ambiance délétère qui m’imprègne pourtant dès les premières images.

Ainsi, la réalisation de chaque trames conserve ses particularités en fonction des réalisateurs, tout en gardant une homogénité dans la rythmique et le côté obscure du genre démoniaque. De même, chaque récit trouve des points communs tel que la côté sombre de chacun avec ses peurs et angoisses comme ses culpabilités et ses besoins de vengeance à assouvir sous l’emprise de forces démoniaques contenues dans ce périmètre de cette route désertique. De fait, alerte et vif, les récits se suivent avec pas plus de logique que le genre nous offre habituellement pour le plus grand plaisir des fans.

Avec Chad Villella et Matt Bettinelli-Olpin, Kristina Pesic (Je te promets) et Fabianne Therese (Dans la tête de Charles Swan III), Nathalie Love (Palo Alto) et Hannah Marks (The amazing Spider-man), ainsi que Dana Gould (Dumb & dumberer - quand Harry rencontra Lloyd) et Anessa Ramsey, Susan Burke, Davey Johnson et Mather Zickel (Ave César), Karla Droege, Zoe Cooper et Justin Welborn, de même David Yow, Tipper Newton et Matt Peters, Maria Olsen, Tyler Tuione, Kate Beahan et Gerald Downey, Hassie Harrison, Tallulah Mounce et Courtney Bandeko, ou encore Max Folkman et Nick Folkman, Karina Fontes et Roxanne Benjamin, Damion Stephens et Larry Fessenden.

Le film 666 road, distribué par L’atelier d’images, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs dès le 14 mars 2017 Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français, et en version française.

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