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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 11:14

Premier long-métrage documentaire-fiction de Sudabeh Mortezai, dont le titre original est une référence du nom d’un camp de réfugiés près de la capitale autrichienne, avec une vingtaine de nationalités et ethnies, qui relate également sa propre expérience personnelle, elle-même venue enfant d’Iran.

Dans un camp de réfugiés aux abords de Vienne, Ramasan, un gamin de 11 ans venu de sa Tchétchénie natale avec sa mère veuve, et ses deux petites sœurs, se prend pour l’homme de la famille, et les surveille durement. Issa, un ancien ami de son père et nouveau voisin, lui apparait comme une menace pour son statut. Une relation entre l’enfant et l’adulte qui s’observent et se confrontent, pendant qu’avec ses petits camarades il s’enhardit vers la délinquance, et que le mollah tente de le remettre dans le giron de l'islam.

L’Autriche, comme l’ensemble de l’Europe, est confronté à l’arrivée d’immigrants venus des quatre coins du monde, avec leurs lots d’histoires et de traumatismes, mais aussi de cultures et de langues variées, de religions et de mentalités qui ne s’adaptent pas, ou mal à nos sociétés. On le retrouve dans ce récit, avec ce gamin qui se prend pour un homme face à sa mère et ses sœurs, selon son éducation patriarcale. J’avoue que ne n’ai pas trop aimé cette narration, sur un môme aussi peu sympathique, pas plus que son entourage, et dont rien n’éveil envers lui ou ses camarades la moindre compassion, qui ne laisse présager guère de doute d’un futur vers un radicalisme islamique évident. Je n’ai pas perçu la finalité du message, tant rien n’excuse leurs comportements quand ils ne semblent pas vouloir s’intégrer en gardant leurs mentalités et leurs racismes, qui les ont pourtant amenés à fuir leurs pays. D’ailleurs, les acteurs non professionnels, véritables habitants tchéchènes du camp, ont mal acceptés la direction du film, parce que tenue par une femme.

Le ton de la réalisation est donc assez ambigu, tant on ne sait pas trop à qui la réalisatrice s’adresse sur cette population en manque de repère, ou sur européens pour une obscure raison. Une réalisation pour un récit sans réel forme ou structure, qui laisse dubitatif et malaisé, de même que l’œil de la caméra qui navigue sans trop savoir ce qu’elle veut vraiment nous montrer, entre les logements neufs et le dépotoir, la ville proche et la nature luxuriante, et un certain laxisme et une surveillance proche.

Avec des acteurs non-professionnels qui dans l’ensemble s’en sortent plutôt bien, dont le jeune Ramasan Minkailov et Aslan Elbiev, Kheda Gazieva et Rosa Minkailova, Iman Nasuhanowa et Askhab Umaev, Hamsat Nasuhanow et Champascha Sadulajev.

1 étoile

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 10:59

Premier long métrage qui se veut film d’horreur démoniaque, réalisé par Luiso Berdejo, partiellement basé d'après une nouvelle de John Connolly, qui s'avère décevant pour une trame tristement désespérante d’autant de niaiserie, à la réalisation aussi peu maitrisée, autant que maladroite avec des ingrédients pourtant riches en éléments diversifiés et mal utilisés.

Fraichement divorcé, le romancier John James, s’installe à la campagne dans une vieille maison avec ses deux enfants, Louisa, et Sam. Un environnement calme et pourtant menaçant, avec proche de chez eux un tumulus imposant. Dès la première nuit, l’adolescente est réveillée par d’étranges bruits venus d’une créature humanoïde sur le toit. Explorant les environs de leur demeure, les enfants approchent du monticule, quand Louisa en est irrépressiblement attirée. Dès lors, elle semble envoutée, et des phénomènes se produisent qui la mette en danger. John apprend que la maison connue pour des cas de disparitions mystérieuses.

Etonnamment, jamais on arrive à entrer dans cette trame, somme toute classique, qui pourtant possède des ingrédients intéressants et auraient mérités un bien meilleur traitement. Hélas, à vouloir en faire trop sur les petits effets, la réalisation bâcle sur l’essentiel du sujet et se perd dans des circonvolutions ayant pour but d’apporter de l’effroi et du suspens qui se perdent au final dans une sorte de ridicule.

Le casting apporte heureusement de bonnes surprises, moins par Kevin Costner (3 days to kill) qui est assez classique, que par la jeune Ivana Baquero (Another me) qui retient tout la force d’émotion. Il en est également de Gattlin Griffith (Green lantern) et la belle Samantha Mathis (Kids in America). les James Gammon (Appaloosa) et Margaret Anne Florence, Christopher Harvey et Erik Palladino (Buried), comme Noah Taylor (Edge of tomorrow) et Sandra Ellis Lafferty (Hunger games - l'embrasement) qui donnent le meilleur d’eux même autant que possible.

1 étoile

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 15:08

Intrigante romance sur fond de seconde guerre mondiale par Saul Dibb, d'après le livre Dolce d’Irène Némirovsky, qui a reçu exceptionnellement le Prix Renaudot en 2004 à titre posthume, contrairement à la règle qui ne récompenser que des écrivains vivants, qui faisait partie parti d’une œuvre inachevée de part son destin tragique.

En plein été 1940, la guerre éclaire des nazis, entraine la défaite de la France, l'invasion et son occupation. Lucile Angellier et sa terrible belle-mère, attend le retour de son de son mari de la guerre, fait prisonnier. Mais l’armée allemande s’installe dans le village en Bourgogne, et impose de loger chez les deux femmes, le lieutenant Bruno von Falk. Mélomane à ses heures, il distrait la maison avec ses créations sur le piano de Lucile. Malgré l’occupation et la guerre, les deux jeunes gens éprouvent une attirance coupable. Si leurs relations restent courtoises, ce n’est pas le cas chez les valets de ferme, où les tensions tournent au meurtre d'un sous officier allemand aux lourdes conséquences et l’éveil à la résistance.

Si l’on prend ce récit tel quel, il parait à bien des égards, quelque peu dérangeant, même si rien n’est faux. Dérangeante forcément cette histoire entre un occupant représentant du nazisme, et une française occupée, dont en l’occurrence j’y vois plus un syndrome de Stockholm que d’une histoire d’amour, surtout après les révélations de l'infidélité du mari. Les lettres de délations ont été un sport national très prisé qui font plus honte que les romances avec l’occupant. Il a le mérite de nous montrer cette période d’un point de vue féminin, dans le quotidien, et non celui de la résistance guerrière. L'exode, même brièvement aperçu, me donne une idée de ce qu'à vécu ma mère alors gamine, dont je me suis empressé de lui redemandé de me raconter.

S’il manque ce petit quelque chose de plus convaincant, ou d’un peu trop superficiel qui nous laisse un dubitatif, il faut le trouver à sa source. En effet, le récit fait parti d’une œuvre inachevée. L’écrivaine commença une saga de cinq livres, dont le premier, Tempête en Juin, aborde l'horreur qu'ont vécues les populations civiles lors de l'exode, suivi de Dolce qui narre la vie sous l'occupation allemande dans le village fictif de Bussy (Issy-l'Évêque dans le Morvan où elle s’était installée), suivi d'une ébauche pour un troisième tome, Captivité, avant que ne suivent Batailles et Paix, avec une anticipation troublante, qu’elle ne pu voir. Ayant été arrêtée en 1942 par la gendarmerie française qui l’expédia au camp de Pithiviers, avant la déportation au camp de concentration extermination d’Auschwitz-Birkenau où elle trouva la mort. Son mari la suivi de près, arrêté par la police française… Cependant, a travers son œuvre, elle était persuadée que la guerre prendrait fin avec la défaite nazie. On peut donc comprendre le manque de recul que l’on perçoit dans le film, tout en se félicitant de la justesse de sa vision.

Les interprètes sont excellents, telle Michelle Williams (Le monde fantastique d'Oz) parfaite d’émotion, de même Kristin Scott Thomas (Avant l’hiver) et Matthias Schoenaerts (The gang), ainsi que Sam Riley (Maléfique) et Ruth Wilson (Lone Ranger), Heino Ferch et Tom Schilling (Oh boy), mais aussi Alexandra Maria Lara (Je n'ai rien oublié) et Clare Holman, ou la belle Margot Robbie (Le loup de Wall street). J’aime beaucoup Lambert Wilson (Barbecue), Eileen Atkins (Sublimes créatures) et Harriet Walter (Un mariage inoubliable).

2 étoiles

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13 avril 2015 1 13 /04 /avril /2015 10:54

Jérôme Enrico (Paulette) s’est inspiré de la véritable histoire arrivée à sa belle-fille ayant été effectivement envoyée en Ukraine, pour nous entrainer dans ce récit, qui est plus une dramatique qu’une comédie, avec une tonalité étonnante qui a de quoi surprendre dans le ton comme dans le message.

De part son comportement de louloute mal embouchée qui manque de mal tourner, Cerise une jolie ado de 14 ans, excentrique à l’allure dévergondée, au langage châtié et pas une once de culture ni de bon sens, sortie du fin fond de sa banlieue, est envoyée par sa mère excédée chez son père en Ukraine. Elle va devoir apprendre à connaître son paternel, et découvrir un pays avec une autre langue et autre culture, à l’histoire riche entre une dictature du puissant voisin Russe, et une oligarchie mafieuse au pouvoir vacillant, et ce en en pleine révolution. L’occasion de revenir les pieds sur terre, d’ouverture sur le monde et du premier éveil amoureux.

C’est moi ou il règne comme un parfum rance de nostalgie de l’ère soviétique, ou s’il faut y voir de l’ironie pas très évidente ? Pourtant, les Lénine et Trotski ont massacrés des ukrainiens par millions, par la famine, les massacres ou directement dans les camps, ou avec la centrale de Tchernobyl. Du coup, je trouve glauque cette idéalisation de Lénine, de la langue de l’occupant russe, quand pendant ce temps, place Madian… Toujours est-il, que cette comptine sur une ado barrée trouve des instants de grâce et d’humour, même s’il manque un petit quelque chose pour évoquer de l’émotion. En fait, il y a un côté carte postale caricaturale qui s’impose, sans que l’on ne sache jamais si c’est du lard ou du cochon, entre humour et dramatique. L’intervention des protestataires pour libérer le père pris en otage en est un des nombreux exemples qui se calent mal. Sinon, ça se laisse gentiment regarder, avec une dose d’indulgence, tant sur le scénario que sur la réalisation.

La jolie Zoé Adjani-Vallat, en réalité 16 ans, nièce d'Isabelle Adjani, fait sa première apparition avec beaucoup d’à propos, quand Jonathan Zaccaï (Tiens-toi droite) passe pas trop mal, alors que Tania Vichkova est plus marquante. Olivia Côte (Elle l’adore) et Mykola Mateshko, Emilia Radeva et Yavor Ralinov, comme Pierre Derenne (Les garçons et Guillaume, à table !) sont à l’image de l’ambiance générale.

2 étoiles

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 09:17

Ou plus exactement le célibataire et la midinette d’Irving Reis et Dore Schary -non crédité pour sa haine du maccarthysme- d’après le roman de Sidney Sheldon qui sort dans une période trouble et pensante dans l'Amérique du maccarthysme, sonne comme un bouffé d’oxygène en cette année de 1947, abordant avec humour un chassé croisé amoureux salvateur dans un bon esprit de comédie joyeuse.

Susan Turner est une jeune lycéenne qui tombe amoureuse de Dick Nugent, un séduisant quadra. Il se retrouve malgré lui embarqué dans une curieuse proposition de la part du procureur de justice, Margaret Turner, qui n’est autre que la sœur ainée de la jeunette. Afin d’éviter que l’adolescente n’aggrave ses délires de cœur d’artichaut, il lui est demandé de faire semblant de sortir avec elle. Petit jeu de dupe qui marche avec le petit copain de Susan, très jaloux, qui ne trompe pas le galant malheureux de Margaret qui la sent amoureuse de Dick quand lui-même est irrésistiblement attiré par la procureur, tout en ayant à se débarrassé de la gamine, des concurrents et de ses ex petites amies…

Carré amoureux vaudevillesque très léger où chacun se cours après, compliquant la vie amoureuse des uns et des autres. Je me suis beaucoup amusé dans cette comédie romantique toute de subtilité, malicieuse et coquine l’air de rien. Le rythme est entrainant, ne laissant pas un instant de répit. A peine une scène endiablée terminé que l’on repart aussi sec pour la suivante, toute aussi amusante et charmante, pour une trame à plusieurs pistes, qui s’entrecroisent, se chevauchent, se piétinent et se crochètent, tel les compétitions lors du pique nique, comme des danses de séductions faussement désintéressées. Les gags se cumulent avec beaucoup de fantaisie et de clins d’œil, avec des dialogues succulents et cultissimes. Très chaste, code Hays oblige, pas un baiser ni de déclaration d’amour intempestive, et moins encore de scènes de bagarre, tout étant suggéré avec légèreté, de même que le thème du détournement de mineur, même si l’on prononce bien le terme de pédophilie, le tout avec beaucoup d’efficacité et d’humour pour un final charmant.

Pourtant d’entrée de jeu, on constate un écart énorme entre les deux sœurs. L’une a 17 ans quand l’autre en a 40… anomalie, ou une fille cachée camouflée en sœur comme un pied de nez à la morale bien pensante ? Amusant de voir les pom-pom girls de cette année 1947, loin des prouesses sportives, artistiques et des tenues des cheerleaders d’aujourd’hui. Une adaptation radiophonique du film avait été réalisée en 1949 sur les ondes de Lux Radio Théâtre, et une représentation théâtrale en 1961 par F. Andrew Leslie. La blague sur Qui est l’homme ? a été utilisé par David Bowie dans sa chanson Magic dance, mais également par le groupe rock The atomic fireballs dans Man with the hex.

Cary Grant (Arsenic et vieilles dentelles) était encore une fois impayable de charme et de facétie, face à la jolie Myrna Loy, et la belle Shirley Temple, dix sept ans, dont la petite princesse était en recherche d’un second souffle dans sa carrière, avant se lancer dans la vie politique, est adorablement drôle. De  même les Rudy Vallee, Ray Collins et Harry Davenport (L’étrange incident). A la fin du film, on peut voir Dore Schary quand il conduit Cary Grant à l'aéroport.

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 08:35

Pour son premier long métrage Zoltan Mayer, réussi à nous transposer dans monde calme en apparence tout en laissant filtrer de grandes émotions, un univers qui semble lointain et différents du notre quand il est si proche pour une touchante et sensible parabole.

Liliane Rousseau apprend le décès de son fils Christophe en Chine. Elle s’y rend pour le rapatriement du corps, après bien des démarches administratives. Eloignés depuis des années, perdue dans un lointain pays tant par la barrière de la langue que les us et coutumes, Liliane s’approprie la culture tout en découvrant la vie et la personnalité de son fils qu’elle ne connaissait plus, ses amis et compagne. Une démarche pour retrouver un fils qui l’amène à se retrouver elle-même.

Si le récit semble mettre du temps à se mettre en route, notamment avec les difficultés administratives, le rythme commence à s’élancer avec lenteur et abnégation dans une ambiance calme en apparence, et pleine d’émotion. J’ai beaucoup aimé suivre la maturation de cette femme étouffée dans sa vie professionnelle et dans sa vie d’épouse soumise à l’acariâtre mari, et qui se retrouve enfin elle-même dans un pays lointain, dans une langue incompréhensible, dans une culture inconnue et des gens qui lui inspirent son éveil. Un beau et douloureux voyage, entre perte d’un enfant, les regrets éternels ne n’avoir su dire les bons mots et de prendre les bonnes décisions, pour enfin comprendre un sens de la vie. La réalisation est belle, avec une certaine lenteur lascive, pour nous faire contempler la beauté d’un paysage magnifique d’un superbe pays et une réflexion qui en dit long.

Yolande Moreau (Brèves de comptoir) est une fois de plus maitresse de son talent, avec son humilité qui fait sa force de conviction, face à Jing Jing Qu et Dong Fu Lin (Les filles du botaniste), la très jolie Ling Zi Liu qui joue avec beaucoup d’émotion et de conviction, et Qing Dong, ou encore Yilin Yang (Tiens-toi droite) et l’excellent André Wilms (Tu veux ou tu veux pas), mais aussi Chenwei Li, Camille Japy (20 ans d'écart) et Sophie Chen.

2 étoiles

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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 07:37

Très émouvante dramatique de Richard Glatzer et Wash Westmoreland, pour une l'adaptation du roman de Lisa Genova, sur un thème de plus en plus récurent dans nos sociétés avec une maladie au profil terrifiant qui touche de plus en plus de personnes âgées, mais également plus jeunes.

Depuis peu, Alice Howland, professeur universitaire de linguistique de renommé, bute sur des mots, ou perd le fil de son sujet. Lors de son jogging habituel, elle s’est même surprise à se perdre dans un quartier qu’elle connait comme sa poche. Après consultation et examens, le verdict ne tarde pas à tomber. Elle est précocement atteinte de la maladie d’Alzheimer. Le mari et les trois enfants sont bouleversés, et les relations commencent à s’en ressentir. Alice doit faire face seule à la disparition de sa mémoire, dans l’étiolement de son être, inexorablement,, ne comptant plus que sur le soutient d’une de ses filles.

Très beau et effrayant récit, sur une maladie qui touche de très nombreuses personnes, dont nous en connaissons forcément autour de nous. J’ai été oppressé tout du long, tellement je me suis approprié cette panique en me demandant sans cesse ce que je ferai, à quel moment partir de soit même avant qu’il ne soit trop tard de ne pourvoir se rappeler de prendre les cachets pour partir dignement. Cette terrible maladie qui nous efface tous les souvenirs de notre vie, de nos pensées, de nos ressentis et de nos fonctions, est une mort lente des plus horribles. Sans douleur, sans signaux, juste un  délitement progressif qui nous élimine sournoisement sans qu’on y puisse rien faire, jusqu’à perdre notre âme.

http://www.blackfilm.com/read/wp-content/uploads/2014/10/Still-Alice-3.jpgSans jamais tomber dans le pathos larmoyant, juste par une description quotidienne d’un effacement progressif, la narration délite ainsi le récit d’une fin sans résistance avec sobriété et subtilité. Les images sont belles et colorées, doucereuses et presque chaleureuses en opposition des ravages épouvantables qui se jouent sous nos yeux. Ainsi, la mise en scène est implacable d’efficacité dans les émotions et ressentis divers de l’entourage familiale entre les peurs et les lâchetés, les rapprochements et éloignements malgré les sentiments. Un film qui hante longtemps, en espérant un jour rapide un traitement contre la maladie, et des dépistages efficaces.

Rôle qui a valu l’Oscars de la meilleure actrice pour Julianne Moore (Hunger games) excellentissime, qui est largement mérité tant elle impressionnante. De même Kristen Stewart (Sils Maria) est terriblement marquante, quand Alec Baldwin (Blue Jasmine) fait belle montre de nuances. La belle Kate Bosworth (Homefront) et Shane McRae (La couleur des sentiments) ainsi que Hunter Parrish (Disparue) et Seth Gilliam, sont tout aussi parfaits.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 20:03

Avec ce western de Sam Wood signait son dernier long métrage avant qu’une crise cardiaque ne l’emporte. Réalisateur prolifique, entaché par son témoignage lors de la chasse aux sorcières du maccarthisme et, aux dires de Groucho Marx, raciste. Un regard que l’on peut entrevoir dans ce récit aux personnages souvent peu sympathiques et à une certaine vision peu amène des amérindiens dans une trame qui pourtant apporte une vision intéressante pour un western.

Le pisteur Ward Kinsman est chargé d’aidée l’armée pour retrouver Mary Carlyle, la fille d'un général kidnappée par les apaches du chef Tana. Les choses se compliques au fort, entre Ward et le capitaine Ben Lorrison, chef de l'expédition, qui sont tous les deux amoureux d’Ann Duverall, la sœur de la jeune captive. Dans le même temps, son ami le lieutenant Linus Delaney, est très épris de la belle Martha Conovan, mariée au soldat Tom Conovan, alcoolique violent qui la bat au vu et su de toute la garnison. Une expédition qui ne sera pas de tout repos et risque d’être perturber en territoire hostile par les rivalités internes.

Film à l’ambiance lourde de sens, abordant divers thèmes, sinon novateurs, avec des points de vus abordés. Les relations de classes sociales au sein de l’armée, la violence conjugale, l’adultère, ou l’histoire des amérindiens. J’ai été séduit par la narration et les liens qui se tissent dans ce petit cercle fermé, mais également gêné aux entournures par l’état d’esprit qui règne avec un message subliminal qui ne dit pas franchement les choses. Et puis, quand les amoureux ont quand même une sacrée veine face aux obstacles. L’attitude face aux apaches est conforme aux idées véhiculées alors, tout en mépris et dénigrement, même si ceux-ci font preuves de talent et d’ingéniosité dans les combats. La réalisation est solide et maitrisée, avec des cadrages et de travelings qui élargissent les champs tant dans le fort que dans la bataille.

Un beau casting, avec un Robert Taylor (Trois camarades) très convaincant, face à John Hodiak et la jolie Arlene Dahl,  ainsi que Charles Stevens, et Don Taylor et la très belle Jean Hagen. Il en va de meme de Bruce Cowling et Leon Ames, de John McIntire (Le gentilhomme de la Louisiane), Pat Moriarity et Ray Teal, Robin Short, Richard Bailey, et Marta Mitrovich.

2 étoiles

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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 11:32

A partir de la nouvelle de Raymond Carver, What we talk about when we talk about love -Parlez-moi d'amour dans la version française- Alejandro González Iñárritu (Biutiful) a donc glaner le précieux Oscar avec un voyage au cœur de schizophrénie égocentrique du nombrilisme des comédiens.

Riggan Thomson, l’interprète mondialement connu de Birdman, héro d’un célèbre blockbuster, tente de relancer sa carrière en déclin dans une pièce de théâtre sur Broadway. Son égo ayant atteint un seuil critique dans sa disparition médiatique, il est en proie à l’angoisse d’un plantage tant dans son jeu que celui des ses partenaires, du choix de la pièce et de la mise en scène. Se cumulent les déboires de sa vie privée, entre son ex-femme et sa fille dont il ne s’est jamais occupé et qui attend de lui ce quelque chose qu’il est incapable de lui donner, comme il ne l’a jamais donné à quiconque pas plus à sa compagne et ses amis. Entre réalité et fantasmagorie, la folie atteint ses points de paroxysmes suicidaires sans limite.

Alors, on nous en a fait tout un foin pendant des lustres jusqu’aux Oscar, pour nous plonger dans le nombrilisme hollywoodien egocentrique. Si en effet, c’est extrêmement bien interprété, bien filmé dans une mise en scène quasi parfaite, j’ai trouvé cependant ce délire un peu trop long et excessif, sur une narration pénible, surtout dans les scènes de folie. J’avoue que les coulisses de théâtre ne me passionnent pas particulièrement, même si en l’occurrence, l’intérêt est ailleurs. Ça m’a fait penser à Black swan. Les répétitions, les crises de jalousie, d'incertitudes d'angoisses de crises de nerfs, excellemment agencées m'ont vite saoulé.

 

Michael Keaton (Robocop) est certainement brillant dans sa folie, mais en en faisant sans doute trop pour me convaincre,  avec un parallèle audacieux sur sa carrière d’après Batman, alors que Zach Galifianakis (Muppets most wanted) est excellent, de même Edward Norton (The grand Budapest hotel) épouvantablement parfait. C’est aussi le cas d’Andrea Riseborough (Oblivion) et Amy Ryan (Evasion) époustouflantes. Emma Stone (Magic in the moonlight) au charme et à la beauté troublante, est une fois de plus excellente, mais décidemment, Hollywood se plait à vouloir la faire coucher avec de bien plus vieux qu’elle. Naomi Watts (Diana) est également magnifique de beauté et de talent.

2 étoiles

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8 avril 2015 3 08 /04 /avril /2015 15:02

Intrigante histoire de Brice Cauvin pour son second long métrage, entre vaudeville et marivaudage, d’après un roman de l'écrivain Stephen McCauley, qui raisonne de mille chuchotements, trahisons et réflexions sur les choix et décisions de vie, narré avec amusement et curiosité.

Trois frères chapeautés par des parents oppressants, vivent à un moment de leurs relations amoureuses où des hésitations d’engagement les mènent au bord de la rupture. Antoine vit avec Adar, avec qui l’achat d’une maison l’effraie, quand il rêve d’Alexis, Louis est éperdument amoureux de Mathilde alors que son mariage avec Julie se précise, et Gérard, divorcé aime toujours autant Hélène, pourrait bien trouver un nouvel amour avec Ariel. Des doutes, des trahisons, dans une confusion générale.

Point de vu uniquement masculin sur l’amour et l’engagement ou la lâcheté face à la vie et aux responsabilités qu’incombe la vie de couple et qu’on se laisse tenter par la fuite. J’ai bien aimé ce récit, même un peu lent à se mettre en route sur un rythme poussif, et une qualité de jeu et de mise en scène inégale. Le destin des ces trois frangins dominés par une mère possessive qui finalement se retrouvent coincés dans leur vie de couple par des partenaires tout aussi territoriaux et asphyxiants qu’il parait légitime de fuir. Un peu sombre qu’aucun ne trouve à se libérer réellement.

L'Art de la fugue : PhotoLaurent Lafitte (Papa ou maman) change un peu d’air de ses rôles récurrents de quadra ado immature, dégage de l’émotion. Agnès Jaoui (Du vent dans mes mollets) est une fois de plus excellente, même si dans un registre qu’on lui connaît sans surprise, de même que Benjamin Biolay (Au bout du conte). Le problème de Nicolas Bedos (Amour & turbulences) c’est qu’il n’est pas un comédien, aussi, face à ses partenaires, il passe pour encore plus mauvais et agaçant qu’il l’est réellement. Marie-Christine Barrault (Le grand méchant loup), comme Guy Marchand, Bruno Putzulu, Arthur Igual (Cherchez Hortense) et les belles Elodie Frégé (Potiche), Judith El Zein (Papa ou maman) et Alice Belaïdi (Sous les jupes des filles) assurent heureusement leurs talents. Il en est ainsi de Didier Flamand (Il était une fois, une fois) et Julien Baumgartner, comme de Zoltan Romain et la belle Irène Jacob (Salaud, on t'aime.), et le jeune Melchior Nolte.

2 étoiles

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