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3 février 2021 3 03 /02 /février /2021 08:58

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce film de science-fiction réalisé en 2016 par Stewart Hendler, d’après des jouets d’une célèbre marque.

Lorsque l’adolescent Max McGrath découvre que son corps peut générer l’énergie la plus puissante de l’univers, il doit se lier au seul être capable de le contenir: un mystérieux extraterrestre techno-organique nommé Steel. Unis comme le super-héros Max Steel, les deux amis doivent combattre une menace extraterrestre et percer les secrets de leur passé avec la mort de son père Jim. Molly, la mère de Max, et le docteur Miles Edwards, un ami de son père, semblent en savoir long. Quand Sofia Martinez, une camarade du lycée, va faire parti de l’aventure.

Intrigue commerciale pour jouets d’une grande marque célèbre, Max Steel flirte sur la vague des comic books. Avec des effets spéciaux, le scénario respect les bâtis classique du genre sur un rythme vif et alerte en se perdant parfois sur les effets de l’énergie de l’adolescent au détriment des personnalités. À l’adresse d’un jeune public ado, entre découvertes, complots, enquêtes et bagarres, tous les ingrédients sont réunis.

Avec Ben Winchell, Maria Bello et Andy Garcia, Ana Villafañe, Mike Doyle, Phillip DeVona et Billy Slaughter, Al Mitchel, Lawrence Kao et Brett Gentile, Jahnee Wallace et Avis-Marie Barnes, Brandon Larracuente et Clayton Frey, Megan Hayes, Elizabeth Faith Ludlow et Will Milvid, Adam Poole et Devin McGee.

Le film Max Steel, distribué par Metropolitan Vidéo et sa page Facebook, est disponible en DVD et Blu-ray, dans les meilleurs bacs depuis le 12 décembre 2020. Il est proposé en version originale sous titrée français, et audio en français. Dans les suppléments, Les cascades, Le costume, L’acteur principal.

2 étoiles

 

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 13:54

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce thriller horreur dramatique réalisé en 2020 par Gerard Bush et Christopher Renz, pour leur premier long-métrage nous entraine dans une intrigue dramatique raciale.

Eden est une esclave noire dans une plantation dirigée par des soldats confédérés en Louisiane. Les esclaves sont traités avec violence, ceux qui essayent de fuir sont tués et leurs corps brûlés. Quand une nouvelle esclave, Julia, arrive à la plantation, Eden lui intime l'ordre de faire profil bas et d'être patiente jusqu'à la prochaine tentative d’évasion. Mais en fait, Eden est Veronica Henley une auteure à succès qui se retrouve projetée dans le XIXème siècle esclavagiste et doit percer le mystère de ce voyage vers le passé pour s’en échapper avant qu’il ne soit trop tard.

Sur une ouverture à la 1917, la caméra nous entraîne dans une plantation à la Goulag, où l’exploitation et la violence annonce la couleur. Intriguant, le sort de ces pauvres esclaves nous déroute avec ces soldats dont ce n’était pas la mission à l’époque, jusqu’à ce téléphone portable qui nous remet d’aplomb dans la réalité avant de retourner dans l’horreur de suprématistes blancs dont on a du mal à imaginer pareille folie de restitution historique d’un racisme à bout de souffle.

Avec au passage l’évocation terrible de l’esclavage, dont Lincoln a heureusement abolit plus pour raison économique qu’humaine, l’esclavage faisant trop de concurrence à l’économie  nordiste en crise quand il continuait l’extermination des amérindiens. Quand à la statue du général Lee, certes un confédéré mais lui-même était un abolitionniste. Une intrigue oppressante, rondement menée, délirante et violente, pour un thriller au message antiraciste, de fous furieux psychopathes. On se laisse prendre par l’ambiance délétère qui vire vers une sortie sanglante à l’image de cette reconstitution absurde dans la culture américaine de la guerre de sécession d’une guerre civile meurtrière qui n’en fini pas de polluer les esprits américains jusqu’au trumpiste. Magnifiquement filmée, quelques baisses de rythme, mais reste énergique et efficace, dont la réalisation bénéficie d’une très belle distribution.

Avec Janelle Monáe, Jena Malone, Kiersey Clemons et Gabourey Sidibe, Jack Huston, Lily Cowles, Eric Lange et Marque Richardson, les jeunes Arabella Landrum et London Boyce, Tongayi Chirisa, Achok Majak et Kiersey Clemons, T.C. Matherne, Robert Aramayo et Bernard Hocke, Dayna Schaaf, Grace Junot et Victoria Blade.

Le film Antebellum, distribué par Metropolitan Vidéo et sa page Facebook, issu de la Collection : Metropolitan Edition 4K Ultra HD est disponible en DVD, Blu-ray et 4K Ultra HD, dans les meilleurs bacs depuis le 9 janvier 2021. Il est proposé en version originale sous titrée français, et audio en français, ainsi qu’en audiodescription pour aveugles et malentendants, et sous-titré pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, le documentaire du film en 2 parties, Les indices d’Antebellum, L’ouverture d’Antebellum, Scènes coupées.

2 étoiles

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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 10:23

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce western réalisé en 1955 par Tim Whelan (Le voleur de Bagdad), pour l’évocation de l’époquée du célèbre gang des frères Reno.

En 1866, dans le sud de l’Indiana, les frères Reno pillent les banques et des attaques de trains, et bénéficient de la complicité des autorités locales corrompues. James Barlow, agent de la célèbre agence Peterson, est chargé d’infiltrer la bande. Après avoir simulé l’attaque d’un train, Barlow est recruté par les frères Reno, et ne tarde guère à tomber amoureux de Laura, la sœur des hors la loi. L’agent infiltré parvient à convaincre ses nouveaux associés de s’attaquer à un train afin de les faire tomber ans un piège.

Un western comme on les aime, de bandits et de policiers sans scrupule, de justice populaire sans état d’âme dans un far west sans morale ni humanité. Une intrigue qui relate les vols et meurtres du gang infiltré par un agent qui les mène à leur perte et la sœur amoureuse du responsable de la mort de ses frères. Inspiré de la réalité, dont Robert D Webb avait aussi relaté dans Love me tender leur histoire l’année suivante en 1956 avec Elvis Presley. Une épouvantable histoire contre ce gang, avec les lynchages de dix de ses membres par une groupe de justiciers assassins en 1868. La réalisation est vive et alerte, la narration ne nous laisse pas le temps de respirer d’une scène d’action à une autre, dans des paysages et décors typique westernien. Je me suis bien amusé à suivre les péripéties classiques du genre.

Avec Forrest Tucker, Randolph Scott, Mala Powers, J. Carrol,

Le film Les rôdeurs de l'aube, dans la collection Classiques américainsdistribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2020 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français.

3 étoiles

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27 janvier 2021 3 27 /01 /janvier /2021 08:54

Un grand merci à Universal Pictures pour m’avoir permis découvrir ce pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 2020 par Eliza Hittman, sur le parcourt difficile et semé d’embûche pour une jeune fille pour accéder à son droit élémentaire.

Deux adolescentes, Autumn et sa cousine Skylar, résident au sein d’une zone rurale de Pennsylvanie. Autumn doit faire face à une grossesse non désirée. Ne bénéficiant d’aucun soutien de la part de sa famille et de la communauté locale, les deux jeunes femmes se lancent dans un périple semé d’embûches jusqu’à New York.

Un très beau film tout en subtilité et sensibilité, sur le sujet sensible de l’avortement d’une jeune fille aux États-Unis où l’intolérance et la pression religieuse des extrémistes se mêlent de ce qui ne les regarde pas. Ainsi, nous suivons le cheminement physique et psychologique d’une jeune femme, dont nous apprenons avec émotion si qui la motive dans sa décision, face à des violences et pressions.

Nous assistons à cette confrontation culturelle d’un pays dont les religieux ont la mainmise politique pour imposer des idées rétrogrades paternalistes immorales sur les femmes et leurs droits de vie et de donner ou non la vie. Une remarque sur notre bien-être de société laïque menacée. J’ai beaucoup aimé suivre ce parcourt au dialogue épuré, à l’émotion à fleur de peau, et à l’ambiance délétère qu’il faut beaucoup de courage et de détermination pour aller jusqu’au bout d’une démarche personnelle difficile et importante dans un pays où les valeurs trumpistes fascisantes veulent imposer une débilitante société archaïque. Une belle réalisation, portée par deux interprètes marquantes.

Avec Sidney Flanigan et Talia Ryder, Théodore Pellerin, Sharon van Etten et Ryan Eggold, Drew Seltzer, April Szykeruk et Carolina Espiro, les petites Aurora Richards et Rose  Elizabeth Richards, Sipiwe Moyo et Kelly Chapman, Salem Murphy, Kim Berrios Lin et Sonia Luz Rose Mena et Alana Barrett-Adkins.

Le film Never rarely sometimes always, distribué par Universal Pictures, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 2 décembre 2020 en DVD. Il est proposé en version anglaise sous-titrée français, et en audio français.

3 étoiles

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22 janvier 2021 5 22 /01 /janvier /2021 09:17

Un grand merci à Diaphana et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir cette très belle et touchante comédie réalisée en 2020 par Caroline Vignal, pour son second long-métrage, nous entraine dans une quête de l’amour à travers les magnifiques paysages des Cévennes.

Des mois qu’Antoinette Lapouge attend l’été et la promesse d’une semaine en amoureux avec son amant, Vladimir Loubier. Alors quand celui-ci annule leurs vacances pour partir marcher dans les Cévennes avec sa femme Eléonore et leur fille Alice Alice Alice Alice Alice Alice Alice Alice Alice, Antoinette ne réfléchit pas longtemps et part sur ses traces. Mais à son arrivée, point de Vladimir - seulement Patrick, un âne récalcitrant qui va l’accompagner dans son singulier périple.

Une très sympathique comédie, drôle, attachante et émouvante, sur une jeune femme aussi pathétique que son amant, sur une relation toxique que le bon air des Cévennes permet de prendre le recule nécessaire avec la complicité de l’âne. Sorte de psychothérapie de plein air, loin du divan, place aux superbes paysages, véritable personnage central du film. Il se dégage de cette narration, sans partialité, une ambiance douce amer entre humour et réflexions, un état ouaté qui fait du bien entre rires et émotions, comme un parfum de douce poésie qui fait du bien, et au moral et en la production française. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère régénératrice de l’ensemble de la réalisation, tant des images claires et colorées, qui nous changent de la sombritude que nous impose le cinéma depuis trop longtemps, que la narration et les protagonistes plus humain.

Avec l’excellente Laure Calamy, Benjamin Lavernhe et Olivia Côte, Marc Fraize, Jean-Pierre Martins et Louise Vidal, Alice Loubier, Lucia Sanchez, Maxence Tual, Marie Rivière, François Caron et Ludivine de Chastenet, Bertrand Combe, Pierre Laur, Denis Mpunga et Dorothée Tavernier, Bruno Georis, Juliette Plumecocq-Mech et Patrick Mollo, Christelle Glize, Jess Avril, Roland Plantin, Stéphane Espinasse et Ludivine Bluche, Luc Palun, Nina Holtom, Matthieu Sampeur et Mira Rogliano, et bien sûr l’âne Patrick.

Le film Antoinette dans les Cévennes, distribué par Diaphana, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 2 février 2021 en DVD et blu-ray ainsi qu’en VOD. Il est proposé en audiodescription pour aveugle et malvoyants, et sous-titré pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Commentaire audio de Caroline Vignal et Laure Calamy, Sur le tournage du film.

3 étoiles

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19 janvier 2021 2 19 /01 /janvier /2021 09:36

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 1946 par Edgar George Ulmer, d'après le roman de Ben Ames Williams, , sur une 

Petite fille, au comportement dangereux et autoritaire, Jenny Hager, élevée par un père alcoolique, pauvre et quasiment absent, rêve de richesse. Elle essaie de tuer son compagnon de jeu Ephraim Poster sans y parvenir. Devenue une jeune femme machiavélique, elle compte sur sa grande beauté pour parvenir à cette fin. Elle épouse Isaiah Poster, le père d’Ephraïm, un homme aussi âgé que fortuné. Amoureux d’elle, Ephraïm est repoussé par l’aventurière qui promet de ne se donner à lui qu’à la condition qu’il assassine son vieil époux. Mais amoureuse de John Evered, le fiancé de son amie Meg Saladine, la fille du procureur, elle tente de lui mettre le grappin.

Une dramatique comme on les aime, sombre et sans pitié ni scrupule avec une fin un tantinet trop moraliste et machiste. Une intrigue sur le destin d’une jeune fille pauvre qui tente de réussir sa vie par tous les moyens en trimbalant un caractère violent qu’on lui reproche parce que femme et non soumise quand les autres sont aussi pire sinon plus. On en arrive à pencher pour la belle Jenny qui utilise ce qu’elle peut pour sortir de la misère, tant aucun de son entourage n’est sympathique. Pas le père alcoolique qui se fiche de sa gamine, pas le vieux riche prêt à tout pour de la chair fraîche, pas son fils sans charisme ni volonté, pas le pasteur au final aussi veule que les autres, et moins encore le John, arriviste qui jette sa fiancée pour plus riche. Seule, hélas rôle secondaire qui aurait mérité développement, la belle Meg est la plus honnête et gentille. Un film passionnant à l’ambiance délétère, qui révèle le machisme ambiant. Une vision d’une époque sur la vision des femmes par les hommes sans voir qu’ils sont cruel, autant par les protagonistes que la narration et la réalisation.

Avec la très belle Hedy Lamarr, George Sanders et Louis Hayward, Gene Lockhart, Hillary Brooke, Rhys Williams et June Storey, Moroni Olsen, Olive Blakeney et Kathleen Lockhart, Alan Napier, Dennis Hoey, Fred Aldrich, Jessie Arnold, Edward Biby, Clancy Cooper, Ralph Dunn, Edith Evanson, Al Ferguson, Fred Graham, Ian Keith, Ian MacDonald, Francis Pierlot, et les jeunes Jo Ann Marlowe, Christopher Severn, Billy Gray et Teddy Infuhr.

Le film Le démon de la chair, dans la collection Classiques américains, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er décenbre 2020 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français.

3 étoiles

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 10:08

Un grand merci à Rimini Editions pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique film réalisée en 1963 par Kon Ichikawa (Feux dans la plaine), d'après le roman d’Otokichi Mikami, pour une effroyable vengeance à la Edmond Dantès.

Au cours d’une de ses représentations, l’acteur Yukinojo Nakamura reconnait dans le public le seigneur Dobé et deux de ses complices. Ce sont les hommes qui ont conduit son père à la faillite, et provoqué le suicide de ses parents. Yukinojo va pouvoir venger ses parents par l’intermédiaire de la fille de Dobé, la belle et innocente Namiji, admirative de l’acteur et vite amoureuse éperdue, Yukinojo ne recule devant rien pour assouvir sa vengeance.

Une excellente dramatique d’histoire de vengeance effroyable à la Edmond Dantès dans Le comte de Monte-Cristo d'Alexandre Dumas père, avec ce montre qui ne recule devant rien pour assouvir sa vengeance contre d’uatres montres en employant les mêmes méthodes par l’intermédiaire d’une innocente en vendetta. Mélangeant astucieusement film et théâtre, entre présent et passé, Kon Ichikawa réalisait un chef d’œuvre ou la confusion s’éclaircie en horreur et meurtres.

Ainsi, passant des planches du kibuki, l’intrigue s’échappe dans la narration d’une veneance qui coûta la vie des parents de l’acteur envers un shogun par l’intermédiaire de manipulation de la jeune fille, sans aucun scrupule devenant aussi monstrueux et tortionnaire. La vengeance est forcément arbitraire et injuste, ne passant pas par le raisonnement de la justice légale et vire dans une débilité meurtrière. Un beau récit qui repose la question de la vengeance sous toutes ses formes dans un exercice maîtrisé du réalisateur, tant dans la mise en scène que dans la narration et le jeu des excellents interprètes. Le film de Kon Ichikawa est une reprise de 1935 par Teinosuke Kinugasa, dans lequel l'acteur principal Kazuo Hasegawa, figurait déjà au générique sous le nom de scène de Chōjirō Hayashi.

Avec les excellents Kazuo Hasegawa, Fujiko Yamamoto et Ayako Wakao, Eiji Funakoshi, Narutoshi Hayashi et Eijiro Yanagi, Chûsha Ichikawa, Ganjirô Nakamura et Yutaka Nakayama, Chitose Maki, Toshio Chiba et Kôichi Mizuhara, Saburô Date, Shirô Ôtsuji et Jun Hamamura, ikue Môri, Yoshi Katô et Eigorô Onoe, Tokio Oki, Masayoshi Kikuno, Hajime Koshikawa et Akira Shiga.

Le film La vengeance d'un acteur, distribué par Rimini Editions, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2020 en Combo Blu-ray + DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, un entretien avec Bastian Meiresonne, co-auteur du Dictionnaire du Cinéma Asiatique.

3 étoiles

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 09:19

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 1994 par Claude Chabrol (Merci pour le chocolat), pour une description clinique de la paranoïa.

Tout sourit à Paul Prieur. Il devient enfin propriétaire de l'auberge où il travaillait et épouse Nelly, une belle femme de la région. Celle-ci lui donne bien vite un enfant. Mais Paul a des problèmes de dettes et subit la concurrence d'autres aubergistes. Il se met à boire de plus en plus, et surtout il est persuadé que Nelly le trompe. Il finit même par entendre des voix qui le lui affirment, jusqu'à en devenir littéralement fou. Le play-boy Martineau l’inquiete, et Marilyn la meilleure amie de Nelly, la perturbe.

Comme souvent dans ce genre d’exercice, il est difficile à un réalisateur confirmé tel que Claude Chabrol avec son style très personnel, de réaliser une intrigue à partir d’un scénario écrit d’un autre réalisateur sur un scénario d’Henri-Georges Clouzot au style tout aussi très particulier. Deux mondes antinomiques, deux visions opposées, pour des approches et des ambiances proches. Et ça marche. Bien que l’on retrouve la patte de Chabrol dans l’ambiance, l’âme de Clouzot est trop prégnante pour s’en défaire et s’en polluer.

La facture finale est intéressante, devenant un hybride ni du Chabrol, ni du Clouzot. Enfin, la montée en puissance d’un féminicide dans une belle description de la paranoïa destructrice, avec la mise en exergue de la violence crescendo pour décrire la débilité meurtrière du féminicide, qui commence par une violence comportementale de jalousie, d’espionnage, verbale et physique, hélas beaucoup trop tolérée, beaucoup trop répandue, bien plus que les chiffres officiels.

Avec François Cluzet et Emmanuelle Béart, Marc Lavoine et Nathalie Cardone, André Wilms, Thomas Chabrol, Mario David et Christiane Minazzoli, Dora Doll et Jean-Pierre Cassel, Sophie Artur, Noël Simsolo et Yves Verhoeven, Amaya Antolin et Jean-Claude Barbier.

Ce film est issu du Coffret Claude Chabrol - Suspense au féminin : L'Enfer + La cérémonie + Rien ne va plus + Merci pour le chocolat + La fleur du mal.

Le film L'enfer, distribué par Carlotta, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 4 novembre 2020 en DVD et Blu ray. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, présentation du film par Joël Magny, film commenté par Claude Chabrol

3 étoiles

 

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 11:40

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 2011 par Steve McQueen (Hunger), sur la descente aux enfers d’un addict du sexe jusqu’à honte bue.

Brandon est un trentenaire new-yorkais, vivant seul et travaillant beaucoup. Son quotidien est dévoré par une seule obsession : le sexe. Quant sa sœur Sissy, chanteuse un peu paumée, arrive sans prévenir à New York pour s’installer dans son appartement, Brandon aura de plus en plus de mal à dissimuler sa vraie vie.

Une description presque chirurgicale de la descente aux enfers d’un addict du sexe comme exutoire d’un mal être refoulé. Une trame sombre sans sombrer dans le glauque, même si beaucoup de nudité surgissent, la réalisation évite avec justesse au voyeurisme tout  en décrivant une sexualité sordide. Ainsi, le protagoniste fait face à un traumatisme tout comme sa sœur qui se scarifie depuis des années, par son addiction maladive au sexe sans plaisir, juste pour extirper sa douleur psychologique.

La narration nous entraine donc dans un parcours douloureux parfois à la limite du moralisme, pour décrire la difficulté de sortir de l’enfer entre excès et honte. Puissant et bouleversant, Steve McQueen comme à son habitude est cru dans l’image et le verbe, et pudique dans la réflexion pour apporter son point de vue sur les exès comportementaux aux origines psychologiques dévastatrices.

Avec Michael Fassbender et Carey Mulligan, Lucy Walters, Mari-Ange Ramirez, James Badge Dale et Nicole Beharie, Alex Manette, Hannah Ware, Elizabeth Masucci et Rachel Farrar, Loren Omer, Lauren Tyrrel, Marta Milans, Jake Siciliano et Robert Montano, Charisse Bellante et Amy Hargreaves, Anna Rose Hopkins, Chazz Menendez, Carl Low et Calamity Chang, DeeDee Luxe, Stanley Mathis et Wenne Alton Davis, Kate Dearing, Deanna Gibson et Briana Marin.

Le film Shame, distribué par Carlotta, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 4 novembre 2020 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, Dans l’intimité de Shame : entretiens de Steve McQueen et Michael Fassbender.

2 étoiles

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10 janvier 2021 7 10 /01 /janvier /2021 09:23

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir cette comédie policière réalisée en 1977 par Claude Chabrol (La cérémonie) qui nous entraîne dans un coup trop gros pour deux petits escrocs.

Betty et Victor sont un couple qui s'est spécialisé dans le débroussage et l'escroquerie et sévit en France. Petits profits pour petits risques, Betty veux jouer plus gros et entraine sont complice. Ils repérèrent Maurice, un banquier transportant plusieurs millions de francs, d'où un jeu de séduction pour traquer leur nouvelle cible. Mais si Maurice est un idiot facilement manipulable, il y a beaucoup plus gros derrière lui, et terriblement dangereux. La proie de trop ?

Une sympathique petite comédie aussi peu crédible que comique, avec ce couple improbable et cet idiot impensable pour une intrigue impossible aussi bien servie par la réalisation du maître que par la distribution. Comédie légère et enlevée, plus dans les regards et les gestes, les gags et répliques que dans l’intrigue. Comme à son habitude, Claude Chabrol ne cherche pas dans la crédibilité ou la logique, mais dans la mise en scène et le cadrage autant que dans le jeu des interprètes. Je me suis laissé porter par l’ambiance pourtant délétère, ainsi le par le duo Serrault / Huppert qui fonctionne bien.

Avec Michel Serrault et Isabelle Huppert, François Cluzet, Jean-François Balmer et Jean Benguigui, Jackie Berroyer, Henri Attal, Thomas Chabrol, Marie Dubois, Mony Dalmès, Eric Bonicatto et Pierre-François Duméniaud, Greg Germain, Nathalie Kousnetzoff et Pierre Martot.

Ce film est issu du Coffret Claude Chabrol - Suspense au féminin : L'Enfer + La cérémonie + Rien ne va plus + Merci pour le chocolat + La fleur du mal.

Le film Rien ne va plus, distribué par Carlotta, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 4 novembre 2020 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments,  Présentations du film par Joël Magny, Film commentées par Claude Chabrol.

3 étoiles

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