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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 18:29

Un grand merci à AB Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cet excellente dramatique réalisée en 2016 par Robin Swicord, pour son deuxième long-métrage nous entraine dans une introspection analytique de la crise de la cinquantaine d’une grande intensité.

Rentrant chez lui un soir après une journée de travail, Howard Wakefield arrive en retard suite à un problème de train. N’ayant pu avertir, il lui vient l’idée de passer la soirée dans la maison à l’abandon en face de la sienne, et de surveiller les réactions de sa femme Diana et ses filles. D’une blague potache qui dure la nuit, puis des jours, des semaines et des mois, Howard, désormais porté disparu, s’enfonce dans une schizophrénie paranoïaque, se remémorant sa vie et son amour pour Diana.

Voyage sombre dans une dépression que l’amour pour sa jeune femme engoncé dans la routine a trouvé des jeux dangereux pour exciter le couple avec des jalousies sans fondement, des méfiances et des rancœurs, plonge Howard dans une réflexion analytique poussée. J’ai été d’abord amusé par le côté cocasse de l’aventure intérieur, puis effrayé par la descente aux enfers sans limite, pour être sinon déçu par la fin du moins circonspect tant elle est inattendue au regard de toute l’analyse psychologique pour le moins extrême.

Un récit surprenant sur la crise de la cinquantaine d’un homme pour qui tout va bien. une belle femme amoureuse avec qui s’explore les relations sexuelles, deux jolies filles bien élevées, une belle raison dans une banlieue huppée et un métier dans lequel il d’épanouie, et pourtant le ronge l’incertitude et la routine quotidienne qui révèle des peurs et incompréhensions qui explosent brutalement. Une belle narration, étrange, dérangeante, entre humour e émotion, agacement et effroi, dans une description extrême qui mène au bout de la folie destructrice. On peut s’étonner que dans son attaché case il ait des jumelles et qu’une maison délabrée reste dans ce quartier middle class et une enquête de police aussi peu poussée, mais l’ensemble de délire fonctionne à merveille.

Avec Bryan Cranston (Dalton Trumbo) et la jolie Jennifer Garner (Joyeuses fête des mères), Beverly D'Angelo (Vive les vacances) et Jason O'Mara (Recherche bad boys désespérément), Ian Anthony Dale, Pippa Bennett-Warner et Isaac Leyva (Any day now), Victoria Bruno et Ellery Sprayberry, Monica Lawson, et la petite Carinna Rossignoli.

Le film Wakefield de Robin Swicord, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 6 septembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

3 étoiles

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 10:46

Film témoignage très intéressant de Robin Campillo, pour son troisième long-métrage, qui aborde les activités d’Act Up-Paris et ses combats pour faire entendre la voix de malades face au silence de la société civile.

Nouveau militant au sein d’Act Up-Paris, Nathan découvre les débats et actions souvent violentes de l’association pour lutter contre le silence coupable des politiques, des médits et des laboratoires de recherches contre le Sida. Rapidement, Nathan est attiré par Sean dont il est bouleversé par le radicalisme de ses actions et une histoire d’amour noue les jeunes hommes.

Un très beau film extrêmement intéressant même s’il souffre d’un découpage en deux parties distinctes qui casse la dynamique du récit. En effet, autant la première partie est passionnante avec les débats et les actions de l’association pour se faire entendre face au coupable silence des politiques et des médias, autant la seconde partie sur les amours de Sean et Nahan et la description de la maladie virant parfois un peu trop pathos, tire le film en longueur et perd l’intérêt général. Il me semble que

soit il fallait faire deux films relatant d’un côté l’histoire d’Act Up-Paris, et l’histoire d’amour Sean / Nathan, soit intégrer les deux histoires intimement liées. En effet, il m’aurait semblé plus pertinent de développer les histoires de Sophie, Eva ou d’Hélène et son fils, sur leur parcours personnel au sein de l’association. Une réalisation donc mitigée dans sa construction, avec ses longueurs interludes dans les boites de nuit, et sa vision souvent éthérée d’irréalité.

Une vision de la maladie qui touchait alors les gays et les drogués qui dans l’homophobie générale sonnait comme un salut avec la non assistance de personnes en dangers. Il faudra attendre les bévues coupables et responsables de nos politiques avec le scandale du sang contaminé qui toucheront des hétéros dont des centaines d’enfants pour qu’enfin la mobilisation commence réellement. Coupable aussi avec le refus d’une politique de protection avec les préservatifs, les gouvernements préférant cent cinquante mille avortements par an, et de milliers de malades et de morts du sida, au profit d’une surnatalité insane.

Avec Nahuel Perez Biscayart (Je suis à toi) et Arnaud Valois, Adèle Haenel (La fille inconnue) et Antoine Reinartz, Félix Maritaud, Médhi Touré, Aloïse Sauvage (Mal de pierres), Simon Bourgade, Catherine Vinatier (La vie domestique) et Saadia Bentaïeb, Ariel Borenstein, Théophile Ray et Simon Guélat, Jean-François Auguste, Coralie Russier ou encore Muriel Samuel Churin, Michel Bernin et Sabrina Aliane.

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 16:52

Un grand merci à AB Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 2015 par Gabriele Muccino, (Encore un baiser) sur les séquels d’une enfance marquée par le deuil, les luttes d’adultes et culpabilité qu’un manque d’amour traumatisent douloureusement.

la suite d’un accident de voiture, le célèbre écrivain Jake Davis se retrouve veuf avec Katie, sa petite fille de cinq ans. Il doit jongler pour éduquer sa gamine, entre son métier, sa maladie et sa belle sœur Elisabeth et son mari Cameron, qui tentent de lui arracher la fillette pour l’adopter. Vingt cinq ans plus tard, Katie fait face aux traumatismes de l’enfance, entre son métier et ses amants de passage, pour se retrouver enfin.

Une dramatique particulièrement prenante et crispante quant au conflit pour la garde de la gamine, qui prend aux tripes dans une mise en scène et une ambiance lourde. Ainsi, la trame passe judicieusement par flachbacks pour maintenir le suspens d’une situation difficile tant pour le père que pour la fillette.

Si j’ai pu regretter un côté pathos et la dramatisation parfois moins subtile qui aurait du imprégner la narration, j’ai été touché

par la détresse autodestructrice de cette jeune femme, même si l’on a un peu de mal à comprendre son comportement tant en définitive elle a été aimé par un père quelque peu borderline compte tenu de sa situation de veuf et sa culpabilité, de son travail créatif pour faire face aux dépenses, et la partie judiciaire de la belle-famille. Un beau film qui aurait mérité sans aucun doute meilleur traitement. La réalisation est soignée, sur une mise en scène maitrisée, qui offre de beaux portraits douloureux avec un jeu des interprètes à la hauteur.

Avec Russell Crowe (La momie) et Amanda Seyfried (Ted 2), Aaron Paul (Jeu trouble) et Diane Kruger (Maryland), Jane Fonda (Youth) et Octavia Spencer (Les figures de l'ombre), les jeunes Kylie Rogers et Quvenzhané Wallis (Annie), Bruce Greenwood (Truth), Janet McTeer (Avant toi) et Jenny Vos, Brendan Griffin et Ryan Eggold, Chris Douglass et Jake Scheib.

Le film Père & fille de Gabriele Mainetti, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 23 août 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 18:10

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 1955 par Joshua Logan, d’après la pièce de théâtre de William Inge, qui nous entraine dans une ambiance particulière entre un érotisme gay et une vision étonnante d’un récit oppressant.

Quand Hal Carter arrive dans une petite ville du Kansas, il espère retrouver Alan Benson, un ancien camarade d’université, afin que celui-ci lui trouve un emploi dans l’entreprise céréalière de son riche père. Cependant, c’est le jour du grand pique-nique annuel de la ville de la fête du Travail. Vagabond sans un sous, Hal est convié avec bienveillance à la fête par Alan qui invite la toute jeune Millie, sœur de sa petite amie Madge. Mais Hal ne voit que par cette dernière, au risque de tout compromettre.

Film troublant à plus d’un titre, avec une vision très gay à la Tennessie William, tant dans les dénuements de William Holden, que de la vision des femmes et notamment cette propension particulière à mettre les très jeunes femmes, 16 et 19 ans dans les bras de quadra, qui déroute pas mal. Ainsi, sur une journée, entre l’arrivée du vagabond et sa fuite le lendemain avec la jeune fille, se

déroule une journée champêtre d’un pique-nique familiale, et ce drame qui se joue sans que rien ne semble arrêter. J’avoue que pris par la narration, j’ai été malaisé avec cette ambiance trouble et déroutant voir parfois choquant avec les relations et situations souvent absurdes. Une belle description des États-Unis des années cinquante dans le terroir du sud, avec ces protagonistes un jour de fêtes où se révèlent des caractères étonnants.

Ainsi ce looser rebutant face à son ancien camarade guère mieux placé sauf la fortune de papa, cette vieille fille désespérée qui presse à se faire épouser par ce pauvre vieux garçon, cette gamine butch en pleine crise d’adolescence, et cette jeune fille qui prend une décision catastrophique, auxquels se rajoute la mère, la grand-père et pléiade de personnages dans une désespérance générale que cet inconnu apporte

telle une tempête d’envies. Un schéma assez sombre, sous jacent bien des crises internes et des interdits cachés de l’auteur. Une réalisation magnifique, tant dans la mise en scène notamment du pique-nique avec toute cette foule, que dans le choix des cadrages avec la technicolor aux riches lumières et couleurs éclatantes.

Avec William Holden (Comment l'esprit vient aux femmes) et la belle Kim Novak (Le triangle du diable), Betty Field et Susan Strasberg, Cliff Robertson (La brigade du diable) et Arthur O'Connell (L'Aventure du Poséidon), ainsi que Verna Felton (La fille des boucaniers), Reta Shaw, Nick Adams et Raymond Bailey, Elizabeth Wilson et Rosalind Russell.

Le film Picnic de Joshua Logan, distribué par Carlotta, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 23 août 2017 en DVD et Bluray restauré 2K. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, ainsi qu’en sous-titre pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Picnic, de la scène à l’écran, un entretien avec Marguerite Chabrol, professeur à l’Université Paris 8.

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 11:49

Bonne petite surprise avec cette comédie rigolote de Tristan Séguéla (16 ans ou presque), qui nous emmène dans un délire de potes post rattrapage de bac dont une fête prend le dessus pour le fameux passage à l’âge adulte si tant est qu’on le devienne un jour pour certains.

Dylan et Ali, les meilleurs potes de Guillaume sont reçus au baccalauréat, et sont prêts pour aller le fêter au plus grand festival de musiques électroniques du monde…. Sauf Guillaume qui est bon pour rattapper ses points manquants. Et sauf encore qu’il est le seul à avoir le permis de conduire pour emmener ses potes. Qu’à cela ne tienne, ils embarquent Brandon, le petit génie de frère de Dylan, en échange d’une préparation au rattrapage. Un week-end de folie se dessine, avec sur place la belle Mélanie.

Dans le genre de thématique, pas facile de se renouveler tellement le sujet à été largement abordé sous tous les angles, sous toutes les coutures, en long en large et en travers, avec souvent des ratages complet. Mais pour le coup, Tristan Séguéla arrive franchement à sortir du lot avec plutôt une belle réussite d’humour de gags et répliques, de situations loufoque et même tendre. Une belle petite bouffée de fraicheur, dans une réalisation à cent à l’heure, sans sombrer dans le trop trash et vulgaire, ni dans le niais ou désuet. De bonnes idées sont mise en place avec des protagonistes déjantés sur un récit qui pourrait être bien plus vrai que bien des films tout en gardant cette bonne dose d’humour et d’émotion. La vraie bonne surprise de l’année.

Avec Anthony Sonigo (L’idéal) et Jimmy Labeeu (Discount), Tanguy Onakoy (Le jour attendra) et Max Baissette de Malglaive (L'œil de l'astronome), les belles Daphne Patakia et Gaëlle Garcia Diaz, Vincent Desagnat (Alibi.com) et Ramzy Bedia (Dix pour cent), Albert Delpy (Sales gosses) et Baptiste Lorber, Gaël Mectoob, Nell Van Houtte (Je me tue à le dire) et Damien Marchal, Jean-Michel Lahmi (Mon poussin) et Carine Frisque, Verona Verbakel et Laura Jane Henry (Populaire).

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 08:00

Un très grand merci à France Télévisions Distribution pour m’avoir permis voir ce beau film dramatique intimiste réalisé en 2016 par Martin Provost, qui nous entraine dans une relation de frustration et non-dit entre deux personnalités opposées pour une rédemption et recherche de pardon.

 

Après avoir disparue depuis plus de trente ans sans avoir jamais donné de nouvelle, Béatrice réapparait dans la vie de Claire, l’ancienne maitresse de son père. Si Béatrice est d’un caractère égocentrique et égoïste, Claire est ouverte et généreuse, et malgré les ressentis amers, l’accueille chez elle. La jeune femme est surtout préoccupée par la fermeture prochaine de la maternité où elle exerce, par les études de son fils et les liens qu’elle entame avec Paul, son voisin de campagne.

 

Un film sombre, où se chevauchent des souvenirs douloureux et ressentis amers, entre deux femmes dont le seul lien commun et le père de l’une et l’amant de l’autre, en manque de pardons et d'excuses pour une rédemption salvatrice. Je me suis laissé bercer par cette dramatique douce amère d'une relation entre deux femmes dont leur attachement est à la hauteur de la fuite et ses conséquences dramatiques mal vécues, et qui pourtant trouvent toujours une énergie positive. J'ai en effet beaucoup aimé ces beaux portraits de femmes aux vies diamétralement opposées comme dans leurs caractères et donc de leurs vies qui pourtant se retrouvent et s'apprécient. Entrelacé avec l'histoire d'amour qui se noue avec le voisin, le récit met également en exergue la fermeture d'une maternité, comme hélas des centaines depuis vingt ans, et ses conséquences pour les femmes et le personnel soignant. Une très belle réalisation qui mise sur une qualité d'image et de rythme dont la mise en scène soignée dispose en plus d’un beau casting qui fonctionne excellemment avec les deux Catherine de talent d'un dialogue maitrisé.

Avec les excellentes Catherine Frot (Marguerite) et Catherine Deneuve (La tête haute), Olivier Gourmet (La fille inconnue) et Quentin Dolmaire, Mylène Demongeot (Les sorcières de Salem) et Pauline Etienne (Tokyo fiancée), ainsi qu’Audrey Dana (Si j’étais un homme), Pauline Parigot, Marie Gili-Pierre (Tiens-toi droite), Jeanne Rosa (Juillet août) et Élise Oppong (Les infidèles), Ingrid Heiderscheidt (Je me tue à le dire), Jacques Mechelany et Marie Paquim.

Le film Sage femme de Martin Provost, distribué par France Télévisions Distribution, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs depuis le 23 août 2017. Il est proposé avec des sous-titrée français pour sourds et malentendants.

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 10:01

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de découvrir ce thriller réalisé en 2016 par Kiyoshi Kurosawa (Vers l'autre rive), pour un récit entre fantastique et surnaturel tout aussi angoissant qu’envoutant.

Recruté comme assistant auprès de Stéphane, photographe professionnel de renom, Jean découvre les méthodes de travail à partir d’un daguerréotype de grande taille. Il fait la connaissance de Marie, la fille du photographe et modèle, belle et étrange telle une apparition surréelle. Stéphane ne se remet pas de la mort de sa femme, qui semble hanter la superbe propriété. Jean se lie avec Marie, et entame des négociations pour faire vendre la propriété et vivre avec Marie loin de ces lieux étranges.

Dans son ambiance habituelle, Kiyoshi Kurosawa nous invite à un récit fantasmagorique où plane dans cette histoire d’amour et de manipulation, des esprits et fantômes qui hantent une magnifique propriété, dans l’étrange et fantastique. J’ai été intrigué par cette narration, lente et mystérieuse, dans une atmosphère évanescente où l’on s’attend à chaque instant à une apparition effrayante qui n’apparait jamais quand on l’attend pour surgir finalement au moment le plus inattendu, et nous saisir finalement à notre piège, dont la musique lancinante y est pour beaucoup.

Une réalisation une fois encore particulièrement soignée ; dans un cadre magnifique d’architecture et d’appareils photographique anciens qui détonnent de l’époque contemporaine installant une ambiance malaisée pour un récit troublant. La mise en scène, lente et posée, inspire une confiance mêlée de méfiance tant dans une confusion soignée, le récit plante ses éléments de mystère jusqu’au bout. À son habitude, la caméra joue sur les espaces en restant fixe pour mieux laisser passer la trame et surgir subitement sans nous laisser voir l’origine ni les raisons de l’angoisse surnaturelle qui prédomine les lieux insolites impliquant les comportements insanes des protagonistes.

Avec Tahar Rahim (Les anarchistes) et Constance Rousseau (L'avenir), Olivier Gourmet (Sage femme) et Mathieu Amalric (La loi de la jungle), Malik Zidi (Made in France) et Valérie Sibilia (Aux yeux de tous), Jacques Collard, Fabrice Adde et Thomas Coumans, Claudine Acs, Louise Pasteau et Bruno Cadillon.

Le film Le secret de la chambre noire, de Kiyoshi Kurosawa, distribué par Condor Entertainment, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 31 août 2017. Dans les suppléments, Masterclass, un entretien avec le réalisateur par Damien Aubel, rédacteur en chef de Transfuge.

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 10:52

La vingtième et unième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, se termine avec L’accusé, pour un excellent polar et suspens espagnol, réalisé en 2016 par Oriol Paulo, dans une recherche de la vérité entre mensonges et manipulations.

Quand Adrián Doria se réveille aux côtés du corps de Laura Vidal, sa maitresse assassinée, il semble ne souvenir de rien. Alors que son procès approche, son avocate Virginia Goodman lui annonce qu’un témoin gênant va apporter son témoignage, et le presse de donner la véritable version des faits afin de mieux le défendre. Commence alors un échange ponctué de passe d’arme, de tergiversation pour faire éclater la vérité afin de déterminer ce qui s’est réellement passé.

Entre les entretiens en tête à tête avocate et accusé dans un huis clos étouffant, la trame entre mensonges et vérités savamment confus pour mieux entretenir le suspens, le récit tien en haleine jusqu’à la dernière seconde. J’ai bien aimé me laisser balloter par un dialogue maitrisé d’une véritable lutte pour faire jaillir la lumière des faits sordides par des manipulations, des contre vérités dont il surgit des détails passés de côtés qui redonnent d’autres visions des événements.

Une très belle réalisation soignée, sachant entretenir le suspens grâce à une mise en scène maitrisée, et à un texte qui se tient de bout en bout. Il m’a fait penser à Garde à Vue de Claude Miller par sa construction. Ainsi, alternant la confrontation, les faits viennent illustrer les faits plus ou moins véridiques, plus ou moins complets, pour un final sinon inattendue qui fait son effet.

Avec les excellents Mario Casas (Toro) face à Ana Wagener (Fronteras), José Coronado (Insiders) et la belle Bárbara Lennie (La niña de fuego), Francesc Orella, Paco Tous (Capitaine Alatriste) et David Selvas et Iñigo Gastesi, San Yélamos, Manel Dueso et Blanca Martínez.

Le film L’accusé, distribué par Koba Films et sa page Facebook, est disponible depuis le 16 août 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale espagnole sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, le making of.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver tous le thrillers http://www.cinetrafic.fr/thriller ainsi que les nouveaux films http://www.cinetrafic.fr/nouveau-film, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

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1 septembre 2017 5 01 /09 /septembre /2017 08:10

Un grand merci à ESC Editions pour m’avoir fait découvrir cette excellente comédie romantique d’aventure de pirates, réalisée en 1950 par Frederick de Cordova, d'après une histoire de Samuel R. Golding et Joe May, pleine de rebondissements et de surprises, de batailles navales et d’amour,

Alors que Deborah McCoy se trouve à bord d’un navire en direction de la Nouvelle-Orléans en tant que passagère clandestine, elle est enlevée par le pirate Frederic Baptiste. Celui-ci ne s’en prend qu’à la flottille du riche armateur Alexander Narbonne, pour apporter son aide aux marins défavorisés. S’étant échappée, Derobrah trouve un emploi de chanteuse chez Madame Brizar, qui l’a présente à Arlène Villon, la fiancée du capitaine Robert Kingston qui n’est autre que Frederic Baptiste.

Je me suis beaucoup amusé avec ce magnifique film d’aventure épique et romantique, très léger, jouissif et plein de fraicheur joyeuse, comme il me semble qu’on n’en fait plus. Vif et alerte, entre deux belles et drôles chansons, le récit nous entraine dans une douce farandole de batailles farfelues de pirates sans morts ni réelle violence, et rondes amoureuses. Sans prétention mais avec plein de jovialité, l’ambiance charmante fonctionne à plein avec des interprètes talentueux qui visiblement s’amusent beaucoup. Se dégage ainsi beaucoup d’humour sans jamais être niais ou désuet, mais d’une subtilité très agréable.

Une très belle réalisation en technicolor, riche en couleur et lumière, dans une mise en scène soignée et maitrisée, sur un récit parfaitement calibré aux dialogues succulents et aux chansons avec des paroles drôles et sympas avec le français dans le texte avec cet accent délicieux. Les décors de carton pâte semblent presque réels tels les décors de théâtre. Une très belle surprise qui donne un joyeux moral.

Avec la jolie Yvonne de Carlo (Tueur à gages) à la voix grave et sensuelle, face à Philip Friend et Robert Douglas, Elsa Lanchester (La femme sans loi) et Andrea King, Norman Lloyd et Jay C. Flippen, Henry Daniell et Douglass Dumbrille, Verna Felton et John Qualen, Connie Gilchrist, Ben Welden et Dewey Robinson, Peggie Castle.

Le film La fille des boucaniers de Frederick de Cordova, dans la Collection : Hollywood Premium et Aventure, distribué par ESC Editions, disponible dans les meilleurs bacs dès le 8 août 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, Un jupon chez les pirates, une analyse du film par Mathieu Macheret, critique au Journal Le Monde.

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 18:19

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce superbe film dramatique réalisé en 1975 par George Roy Hill, à partir d’un assemblage de pilotes ayant réellement existés, pour nous décrire une période folle d’après première mondiale, sur des spectacles dans les airs aux acrobaties insensées et parfois mortelles. Une reconversion d’as de la chasse en cascadeurs casse-cou, et avant la création des compagnies aériennes.

The Great Waldo Pepper 1975Début des années vingt, de village en village, Waldo Pepper, embarque des clients pour un baptême de l’air à bord de son avion. N’ayant pas eu l’opportunité de combattre durant la guerre, il s’approprie un souvenir d’autrui d’un combat face à Ernst Kessler, un légendaire pilote allemand qui lui aurait laissé la vie sauve. A la recherche d’un emploi La Kermesse des aigles : Photoplus rémunérateur et de vedettariat, Waldo se fait embaucher dans une compagnie de spectacles entre voltiges toujours plus dangereuses et acrobaties des airs. Enfin, pour les besoins de cascades dans un film, il a l’occasion de rencontrer le célèbre as allemand.

Très beau et passionnant récit, aussi bien dans les portraits des protagonistes que dans les voltiges aériennes, où les surprises ne manquent jamais de nous interpeller. L’émotion arrive aussi toujours à nous surprendre dans cette reconstitution d’une époque d’entre deux guerres, ou semblent irréels les risques encourus pour des spectacles le plus souvent hallucinant. Ainsi de cette acrobate sur l’aile

de l’avion, sans aucune sécurité, ni cordage ni parachute. J’ai adoré l’ambiance, comme les liens ténus entre les personnages, même dans la concurrence redoutable jusqu’à les mettre en danger. La réalisation est juste magnifique de sobriété et d’efficacité qui nous en met plein la vue sans trop en faire, et choc d’autant plus quand un drame se produit. La fin est d’une folle poésie dans ce combat à mort, symbole d’un état d’esprit et de la fin d'une époque.

Si l’histoire qui nous est conté est joliment narrée, la réalité historique est beaucoup moins glamour. Le personnage de Waldo Pepper est inspiré d’Ormer Locklear, pilote casse-cou, acrobate et cascadeur pour le cinéma, est mort en 1920 à 29 ans dans d’horribles circonstances, brûlé vif durant le tournage du film Le skywayman. Quand à Ersnst Kessler, il est directement inspiré de l'as allemand Ernst Udet aux 62 victoires. Contrairement au film, c’est lui qui avait été épargné alors que ses The Great Waldo Pepper 1975 Robert Redfordmitrailleuses s’étaient enrayées, et ce par notre Georges Guynemer national. Beaucoup moins sympathique, Ernst avait adhéré au parti nazi avant d’être général de la Luftwaffe, avec son ami Hermann Goering, qui avait aussi été dans ces spectacles itinérants. Ernst a rapporté de son expérience des voltiges en Amérique, certaines techniques qui serviront aux pilotes allemands dans les bombardements en piqué des Stuka. Avec son échec dans la bataille d’Angleterre, il s’est suicidé en 1941, et eut des obsèques nationales par Hitler.

En une époque où la majorité des gens n’avaient jamais vu d’avion de leur vie, le spectacle était alors extraordinaire. Avec la fin de la guerre, des milliers d’avions invendus ont été bradés moins chers que des voitures. Aussi, des centaines de pilotes de guerre de toutes nationalités, se sont reconvertis en voltigeurs des airs dans des spectacles en solo, ou dans des cirques ambulants. De nombreuses femmes pilotes se sont révélées au grand public. L’imagination sans fin des organisateurs ont été à la hauteur des dangers toujours plus The Great Waldo Pepper 1975 Susan Sarandongrands. Ainsi, ces acrobates volants, les barnstormers, travaillaient sans filet en sautant en plein vol d'avion en avion, jouaient des parties de tennis ou dansaient dans les airs sur les ailes supérieures de leurs machines. Ces artistes se suspendaient à des cordes en se laissant traîner derrière l'avion. Ainsi, Lillian Boyer a été l’une des plus célèbres artistes aériens, quand Bessie Coleman a été la première femme pilote afro-américaine. Nombreux moururent de chutes ou déchiquetés par l'hélice.

Le beau Robert Redford (All is lost) était encore époustouflant de charme et de talent, face aux excellents Bo Svenson et Bo Brundin, Susan Sarandon (L'heure magique) terriblement marquante, de même Geoffrey Lewis et Edward Herrmann, Philip Bruns et Kelly Jean Peters, ou encore Margot Kidder (Superman IV) sont tous dans l’ambiance.

Le film La kermesse des aigles de George Roy Hill, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 05 septembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray, accompagné d’une jaquette réversible avec l’affiche originale. Dans les suppléments, L’aube des aigles, un documentaire de Julien Comelli, journaliste en culture pop.

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