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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 15:24

J’ai eu le plaisir d’assister à l’avant première du prochain film d’Albert Dupontel (9 mois ferme), qui adapte le roman de Pierre Lemaitre, pour une narration de toute beauté sur les agissements des profiteurs de la fin de la première guerre mondiale avec un hommage aux gueules cassées et une dénonciation de la guerre en générale avec son lot de pourritures de politiciens, industriels et militaires.

Sur la fin de la première guerre mondiale, le jeune Edouard Péricourt est grièvement mutilé au visage. Son camarade Albert Maillard lui apporte son aide en le faisant passer pour mort, et avec Louise, une gamine qui arrive à traduire les sons gutturaux du jeune gueule cassée, lui redonne la force de vivre. Grâce aux talents de dessinateur d’Edouard, Albert monte une arnaque aux monuments aux morts. Il fait la rencontre de Madeleine Péricourt, la sœur d’Edouard, dont leur père Marcel est un riche industriel, et le mari se trouve être le terrible lieutenant Pradelle, magouilleur sur les cercueils de soldats.

Une excellente réalisation de toute beauté tant dans la narration que dans le récit. J’ai adoré l’histoire qui dénonce toutes les malversations des politiques, militaires et industriels toujours aussi d’actualité. Ainsi, nous autres « sans dents et illettrés, feignants et fouteurs de bordels » sommes intemporellement les dindons de la farce de toutes les tripatouillages en hauts lieux jusqu’ et surtout dans les guerres. Un récit qui prend aux tripes avec les gueules cassées, qui furent bien mis à l’écart de la société, cachés et internés, dont la trame rend un visage aux masques qui évoluent en fonction des humeurs de notre héro.

De très beaux effets spéciaux, tant dans les couleurs que les actions sur une mise en scène fabuleusement maitrisée avec toujours cette touche de poésie mélancolique doublée d'humour salvateur. J’ai retrouver la même ambiance que Un long dimanche de fiançailles et La vie et rien d’autre, aussi bien dans la démarche, l’ambiance et la dénonciation irrespectueuses pour les salopards pour un vibrant hommages aux poilus. Avec l’accord de l’auteur, Albert Dupontel a modifié la fin, quelque part sinon en beaucoup mieux, en tout cas avec plus d’élégance pour les protagonistes et pour la morale de l’histoire déjà bien sombre. Certainement l’un des plus beaux films de l’année.

Avec les excellents Nahuel Perez Biscayart (120 battements par minute) et Albert Dupontel (En équilibre), Laurent Lafitte (Elle) et la jeune et marquante Héloïse Balster, Niels Arestrup (Vue sur mer), Emilie Dequenne (Maman a tort) et Mélanie Thierry (La danseuse), Philippe Uchan (La fille de Brest), André Marcon (L'avenir) et Michel Vuillermoz (Nous trois ou rien), Kyan Khojandi (La folle histoire de Max et Léon) et Gilles Gaston-Dreyfus (Tirez la langue, mademoiselle).

4 étoiles

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 14:52

Comédie dramatique thriller de Marc Webb (The amazing spider-man 2), pour un récit à hauteur d’une enfant surdouée ballotée par les adultes.

A la suite du suicide de sa maman peu après sa naissance, la petite Mary Adler, neuf ans est élevée par son oncle Frank. Élève extrêmement brillante, son enseignante Bonnie souhaite qu’elle puisse entrer dans une école spécialisée pour surdoués, et passe outre le refus de l’oncle en contactant la grand-mère Evelyn. Celle-ci intente un procès contre son fils pour obtenir la garde exclusive de l’enfant.

Si l’ensemble de la trame se laisse voir avec beaucoup d’intérêt de d’émotion, la fin comme souvent dans ce genre de narration sombre dans le pathos. Dommage car le suspens sur la garde de l’enfant, dont les liens avec son oncle quelque peu borderline qui se trouvent séparer, donne de bons moments tendre et émouvant. Mais cette obsession du décryptage de la formule mathématique, qui finalement était d’une apparente simplicité biblique pour la mère comme la fille, n’avait pas besoin de soluce.

Quoiqu’il en soit, je me suis laissé prendre au jeu des protagonistes, même si en définitive on se doute bien de la fin assez attendue. Abordant la thématique des enfants surdoués limite autistes et leurs ressentis entre les enfants de leurs âges "normaux" et ennuyeux, et des adultes souvent cupides de leurs facultés, c'est un difficile équilibre à trouver pour leur bien-être avec efficacité et intérêt.

Avec Chris Evans (Before we go), et la petite et excellente Mckenna Grace (Frankenstein), face à Lindsay Duncan (Alice de l'autre côté du miroir) et Jenny Slate, Octavia Spencer (Les figures de l'ombre) et le jeune Michael Kendall Kaplan, John M. Jackson, Glenn Plummer et John Finn, Elizabeth Marvel, Candace B. Harris et Jon Sklaroff, Jona Xiao et Julie Ann Emery, Keir O'Donnell et Bradley Pollard.

 

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24 octobre 2017 2 24 /10 /octobre /2017 10:08

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film d’horreur de vaudou zombiesque britannique, réalisé en 1988 par Wes Craven, à la filmographie horrifique effrayante, d'après le roman de Wade Davis, pour une plongée dans l’angoisse et l’horreur démoniaque.

Jeune scientifique de l’université de Harvard, Dennis Alan arrive sur l’île d’Haïti avec pour mission de trouver une étrange poudre au pouvoir de ressusciter les morts. Il trouve comme contact le docteur Marielle Duchamp, qui tient à prouver l’existence du vaudou en lui montrant Christopher, mort et ressuscité. Refusant de croire à cette légende, entre la police et des tontons macoutes qui font régner la terreur, Dennis découvre l’enfer des ténèbres et des mystères des morts-vivants, des rituels sanglants et des malédictions ancestrales, qui vont le toucher de près.

Film sorti vingt ans après La nuit des morts-vivants, le premier film de la sixologie de George A. Romero qui allait donner une nouvelle dimension pandémique et carnivore virale, Wes Craven respectait le vaudou originel afro-antillais comme le fût Victor Halperin en 1932 avec Les morts-vivants, avec un point commun cependant dans la portée politique et sociale. De fait, je me suis régalé avec cette trame, sur l’île d’Haïti du sanguinaire dictateur François Duvalier et ses tontons macoutes, où un jeune scientifique vient chercher l’ingrédient principal du vaudou qui exploite les victimes, à des fins plus esclavagiste. Cependant, notre héro va vite découvrir l’horreur entre le charlatanisme et le fantastique de la magie noire, et nous avec.

S’il n’y a pas de pandémie cannibale des zombies modernes souvent gores, le zombisme vaudouesque prend ici une place plus importante dans la manipulation de la mort avec l’envoutement démoniaque des drogues en s’emparant des âmes avec une terrible efficacité. J’ai eu droit à ma petite dose d’angoisse qui m’a bien amusé. Une très belle réalisation, savamment maitrisée sur une mise en scène sobre et réussie, dans des décors folklo à souhait qui nous plonge dans une atmosphère particulièrement judicieuse pour des effets pertinents.

Avec Bill Pullman (Lola versus) et la belle Cathy Tyson, Zakes Mokae, Paul Winfield (Terminator) et Brent Jennings, Conrad Roberts, Badja Djola et Theresa Merritt, Michael Gough, Paul Guilfoyle et Dey Young, Aleta Mitchell, ainsi que William Newman, Jaime Pina Gautier et Evencio Mosquera Slaco.

Le film L'Emprise des ténèbres de Wes Craven, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 septembre 2017 en DVD, Blu-ray, et Édition Collector Blu-ray + DVD accompagné d’un livret exclusif de 60 pages écrit par Frédérique Albert Levy. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, Gentleman Wes par Alexandre Aja.

3 étoiles

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22 octobre 2017 7 22 /10 /octobre /2017 08:00

Un grand merci à BQHL éditions pour m’avoir fait découvrir ce polar potache déjanté, réalisé en 1963 par John Huston (A nous la victoire), d'après le roman du même nom de Philip MacDonald, pour une enquête comique et farfelue.

 

Ancien des services secret du Mi-5 en retraite, Anthony Gethryn se fait remettre par son ami écrivain Adrian Messenger, une liste de onze noms dont nombre sont morts un peu trop accidentellement, avant sa disparition à son tour dans un accident d’avion. Gethryn mène son enquête et constate qu’ils sont presque tous morts en cinq ans dans des circonstances troublantes. Avec l’aide de Raoul Le Borg, l’unique survivant du crash, et de Lady Jocelyn Bruttenholm, la cousine du défunt, l’enquête progresse autour d’un camp de prisonniers pendant la seconde guerre mondiale.

J’avoue que j’ai été emballé par le rythme et l’humour, comme d’une trame policière comique et barge en sorte de pastiche. Malgré les morts en cascade, sa dose d’humour est bien jouissive dans une intrigue tout aussi sympa, entre complot et serial killer au mobile savamment maintenu, dont l’objectif initial du film se trouve dans un effet de grimages de masque à la Darkman. En effet, John Huston avait été intéressé de grimer quelques célébrités dans un jeu de cache-cache. Des masques précisément malhabile et laid, pour plus d’humour et permettre de reconnaitre les caméo qui sont révélés dans un au final théâtral.

George C. Scott est excellent, de même que la jolie Dana Wynter, ainsi qu’Herbert Marshall (The letter), et bien sûr Kirk Douglas (La rivière de nos amours), ainsi que Gladys Cooper et Clive Brook, Marcel Dalio (Les hommes préfèrent les blondes), John Merivale et Bernard Archard, de même Jacques Roux et le gamin Tony Huston, fils du réalisateur dans son unique rôle de sa carrière. Enfin, les caméo de Tony Curtis et Burt Lancaster, Frank Sinatra et Robert Mitchum.

Le film Le dernier de la liste de John Huston, distribué par BQHL éditions, et sa page Facebook est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 27 septembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments,.

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21 octobre 2017 6 21 /10 /octobre /2017 15:40

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce biopic réalisé par Jacques Doillon, pour une tranche de vie passionnée d’un artiste scupteur de renom.

Paris 1880, Auguste Rodin reçoit enfin à 40 ans sa première commande de l’Etat pour La porte de l’enfer. Composée de nombreuses figurines, dont le Baiser et le Penseur. Bien que vivant avec sa compagne Rose, il se partage avec son élève et assistante la jeune Camille Claudel, dans une relation passionnée. Le talent et la vision de la jeune femme éperdument amoureuse apporte à Rodin ce qui lui manquait à son génie. Les commandes afflues pour des œuvres qui vont marquer l’art que leur rupture va conforter dans l’acharnement de son travail vers la consécration, oubliant Camille pour d’autres maitresses.

Pour ce biopic, Jacques Doillon s’est concentré sur 27 ans de la carrière de l’artiste, entre la commande de la Porte des enfers de Dante jusqu’à sa livraison, et ses autres œuvres majeures annexes de cette période, entremêlé de sa relation avec la jeune Camille Claudel. Une description de l'homme peu sympathique de part son arrivisme, de son mépris des autres, dont son histoire avec la toute jeune Camille, sera d’autant plus violente que passionnée, le temps de s’inspirer de son talent qui lui manquait pour convaincre, et de ses conquêtes avant de les rejeter, telles les jeunes sœurs Ana et Adele Abruzzesi.

Un artiste de renom et de génie indéniable, avec l’apport de la jeune femme, dont le film lui rend en parti hommage, qui a été effacé parce que femme, et de faire de l’ombre au maître. J’ai beaucoup aimé cette description d’une époque et d’un milieu artistique rude, dans une mentalité machiste allant alors de soit, internée par son frère et abandonnée par son amant.

Une très belle réalisation, dans une mise en scène théâtrale, entre des œuvres magnifiques face aux modèles, ponctués d’éléments de travail et d’explications sur ses créations. Pourtant, bien que j’aime beaucoup Vincent Lindon, je regrette ce choix tant il n’est guère convaincant dans la peau de Rodin, manquant de ce charisme et de cette puissance de l’artiste, nous jouant ses rôles habituels sans arriver à se transfigurer. Un beau film envoutant pour des portraits fabuleux dans une époque artistique très riche.

Avec Vincent Lindon (La loi du marché) et Izïa Higelin (Saint Amour), Séverine Caneele, Edward Akrout et Zina Esepciuc, Olivia Baes, Bernard Verley (Les fausses confidences) et Anders Danielsen Lie (Personal shopper), Arthur Nauzyciel, Laurent Poitrenaux (Victoria), Olivier Cadiot et Alexandre Haulet, Louise le Pape, Morgane de Vargas, Nia Acosta, Pauline Cousty, Cendrine Gourbin et Guylène Péan.

Le film Rodin de Jacques Doillon, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 11 octobre 2017 en DVD et Blu-ray. Dans les suppléments, Sculpter Rodin, un entretien croisé avec Jacques Doillon et Véronique Pattiussi, responsable du fond historique du musée Rodin.

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20 octobre 2017 5 20 /10 /octobre /2017 09:55

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis découvrir ce film catastrophe suspens sud-coréen, réalisé de 2016 par Kim Seong-hun, pour une course contre la mort afin de sauver la vie d’un hommeface aux éléments et l’envergure des moyens considérable mis en œuvre.

Rentrant chez lui pour retrouver sa femme Se-hyun et sa gamine Su-Jin pour son anniversaire, Jung-soo passe sous un tunnel nouvellement ouvert à la circulation. Quand une secousse sismique ébranle l’œuvre d’art qui se fissure et s’écroule sur son véhicule. Jung-soo se retrouve coincé sous les tonnes de gravas, béton et montagne. Indemne mais seul avec peu d’eau et de nourriture, avec son téléphone portable il capte les secours, mais avec une baterie limitée. Une course contre la montre s’engage alors au niveau du pays pour tenter de sauver le malheureux.

Claustrophobes se préparer à vivre des moments difficiles. Pourtant, en sachant de quoi retourne le récit, confortablement installer mon notre canapé, je me suis laissé prendre par l’intrigue et le drame qui se joue. De fait, l’exiguïté de l’espace, les éboulements qui menacent, la nuit et le froid, se rajoute une désespérante solitude qui prend à la gorge. Le passage de la jeune fille renforce encore plus l’horreur et l’angoisse avec émotion, pendant que des centaines de secouristes s’acharnent comme des diables contre l’enfer et la mort. Un récit terrible avec une dose d’humour pour détendre de ce huis clos angoissant.

Une très belle réalisation, efficace et rondement menée, sans temps mort ni longueur, aux effets réalistes impressionnants. La mise en scène est en effet maitrisée et de qualité pour faire monter la tension et la désamorcer à temps, apportant sans cesse des actions qui relancent la tragédie, avec notamment le manque de conscience des promoteurs et constructeurs pourtant fautifs et qui ne pensent qu’à l’argent. L’adorable chien est quand à lui tout une histoire fabuleuse dans ce cauchemard bien marquant.

Avec Ha Jung-woo (Mademoiselle), l’excellente Doona Bae (Jupiter : le destin de l'univers) que j’adore, Oh Dal-su (The Host) et Sang-hee Lee, Shin Jung-Keun, la très jolie Nam Ji-Hyun, Cho Hyun-Chul et Kim Hae-Sook, Yoo Seung-Mok et Park Hyuk-Kwon, Park Jin-Woo et Lee Dong-Jin.

Le film Tunnel de Kim Seong-hun, distribué par Condor Entertainment, disponible dans les meilleurs bacs dès le 7 novembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale coréenne sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, le documentaire du film, Dans les coulisses de Tunnel, les personnages de Tunnel, et Tapis rouge : avant-première mondiale en présence de l’équipe du film.

3 étoiles

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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 17:04

Très bonne surprise avec cette adaptation de Nicolas Bary (Au bonheur des ogres), de l’œuvre bandes dessinées de Tome et Janry, sur les aventures célèbres du petit garçon en costume de chasseur hôtelier, issu de la série Spirou et Fantasio.

Bien que petit, le petit Spirou doit déjà déterminer son futur professionnel. Pour maman Spirou, son fils sera comme tous les membres de la famille, et devra intégrer à la prochaine rentrée à l’école des grooms. Pour l’heure, le petit Spirou veut profiter des derniers jours de classe pour déclarer son amour à la jolie et un peu peste Suzette, elle-même amoureuse de lui. Heureusement, Grand Papy est là, bien que maladroit.

Je ne m’attendais pas à une aussi bonne surprise pour cette adaptation en réel qui puisse conserver la sympathique ambiance d’origine sur une histoire ainsi maitrisée, aussi bien pour les petits que les grands petits, sans sombrer dans le niais, et garder la réelle poésie de l’œuvre.

Ainsi, humour et émotion sont de la partie, en nous faisant retrouver avec beaucoup de justesse tous les personnages que nous aimons tant. Et de fait, le pari est réussi pour nous restituer l’univers, les caractères et les décors et costumes qui font le succès de la saga. De fait, ce serait avec plaisir de retrouver nos chers petits amis dans de prochaines aventures de cette qualité.

C'est à  partir des aventures de Spirou et Fantasio, que le petit Siprou est apparu en 1987, dont les histoires sont inspirées à partir des deux gamines de Janry et ses propres souvenirs d’enfance. Près d’une vingtaine de tomes sont déjà sortis, ainsi qu’une adaptation en série animée de 78 épisodes, réalisée par Virginie Jallot.

Avec le jeune Sacha Pinault pour une belle première prestation, face à Pierre Richard (Alexandre le bienheureux), François Damiens (La danseuse), Natacha Régnier (La vie domestique), la belle Gwendolyn Gourvenec, Philippe Katerine (Je suis un no man's land), Armelle (Un village presque parfait), Tom Grimplet, Virginie Hocq et Juliette Aver, ainsi que les jeunes Lila Poulet-Berenfeld, Mahé Laridan et Timothée Moffen, Gwendal Malguid-Salvatore et Aaron Denis, Mahogany-Elfie Elis et Pierre Gommé.

3 étoiles

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18 octobre 2017 3 18 /10 /octobre /2017 10:37

Pour son premier long-métrage, Eric Gravel nous emmène dans une quête au cours d’un road movie pour un passage à la vie adulte sur l’évocation d’une brutale délocalisation.

Suite à la délocalisation de son entreprise, Aglaé, dont sa vie monotone est exclusivement axée sur son travail, accepte un poste en Inde, à la surprise générale, aussi bien des collègues que de la direction. Deux de ses collègues, Liette et Marcelle décident de la suivre. Elles partent avec une voiture déglinguée, pour une aventure dont seule Aglaé ira jusqu’au bout de l’absurde.

La malhonnêteté des dirigeants ultralibéraux qui consiste depuis quelques décennies à toujours plus de profit dans une mondialisation de l’exploitation à outrance, trouve en effet à délocaliser les entreprises. Ainsi l’actualité revient régulièrement sur l’exploitation à moindre coût de personnels low coast, tels femmes et enfants…

et pourtant, ce récit ne prend que ce prétexte pour une aventure personnelle d’une jeune femme psychorigide, pour se découvrir et grandir enfin. Adieu la thématique de base, dont le réalisateur ne garde de positif de la mondialisation que de tomber enceinte par le premier troufion venu. Réalisation un peu longuette et peu productive en termes d’engagement social et politique, pour privilégier un road movie plein de couleurs et de lumière, dans des paysages magnifiques avec beaucoup d'humour et une certaine poésie.

Avec India Hair (Petit paysan) toujours aussi adorable, Julie Depardieu (Les femmes de l'ombre) et Yolande Moreau (Une vie) excellentes, de même Anne Charrier (Je compte sur vous) et Frédérique Bel (Sales gosses), Tristán Ulloa (Lucia et le sexe), Adil Hussain (Déesses indiennes en colère) et Hanns Zichler (Sils Maria), Eric Berger, Franck Mercadal et Irina Wanka, Daria Panchenko et Ustina Oksana.

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 18:22

Très sympathique comédie comique du duo Eric Toledano et Olivier Nakache (Intouchables), sur une thématique largement usitée mais traitée avec beaucoup d’humour malgré de grosses longueurs.

Max est organisateur de mariages avec pour principe de s’adapter en toute circonstance. Avec sa brigade de serveurs, cuisiniers, plongeurs, photographe, et un orchestre, il est chargé de Pierre et Héléna dans le cadre prestigieux d’un château du 17ème siècle. Entre sa maitresse Josiane qui n’attend plus qu’il officialise leur union, son bras droit Adèle déjantée, son ami photographe Guy ringard ou le chanteur James et tous les bras cassés, la soirée va se révéler des plus compliquée.

J’avoue que je me suis beaucoup amusé dans ce grand délire où forcément tout ce qui ne doit pas advenir arrive au plus mauvais moment dans les pires conditions. Plus que la mise en scène qui souffre de trop de baisses de régimes et de quelques longueurs, c’est surtout les dialogues et les interprètes qui font mouche. De fait, les protagonistes sont super bien calibrés et clichés au possible pour mieux percuter leurs grands délires. Un divertissement sans prétention qui fait

du bien sans trop se poser de question. Encore le sacré mariage qui en prend un coup avec ces festivités démentielles dont le récit écorne à travers les coulisses de l’organisation où toutes les pires maladresses catastrophiques sont réunies pour compliquer la tâche d’un patron à bout. Beaucoup d’humour et de gags, de grimages et mimiques impayables percutants pour déclencher le rire salvateur d’un divertissement réussi.

Avec les excellents Jean-Pierre Bacri (Grand froid) et Jean-Paul Rouve (Les Tuche 2), Gilles Lellouche (Rock and roll) et Vincent Macaigne (La loi de la jungle), Eye Haidara (Jimmy Rivière) et Suzanne Clément (Mommy), Alban Ivanov (Patients), Hélène Vincent (Marie-Francine), Benjamin Lavernhe (L'odyssée) et Judith Chemla (Une vie), William Lebghil, Kévin Azaïs, Antoine Chappey et Manmathan Basky, Khereddine Ennasri et Gabriel Naccache, Nicky Marbot et Manickam Sritharan.

3 étoiles

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 17:00

Un très grand merci à ARP Sélection pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique sociétale réalisée en 2004 par Hirokazu Kore-Eda, d'après une histoire vraie.

Arrivant dans son nouveau logement, Keiko Fukushima emménage officiellement avec son fil Akira, passant auprès des locataires pour une mère à enfant unique. Mais des valises en sortent trois autres plus jeunes Kyoko, Shigeru et Yuki, tous de pères différents. Quand leur mère les abandonne pour un nouvel amant, les enfants doivent faire face à une vie seule et démunie, livrés à eux-mêmes.

Récit terriblement éprouvant qui soulève le cœur par l’immense solitude qui frappe les enfants et le malheur qui s’ensuit. Émotion pour les enfants, ainsi que de colère contre cette femme et la société japonaise d’alors, dans l’indifférence générale. J’ai été touché par cette sordide histoire, inspiré de la réalité celle de l'affaire Nishi-Sugamo avec l'abandon de 5 enfants par leur mère à Toshima Ward à Tokyo, où la mère ne leur avait laissé qu’une modique somme d’argent. A la suite d’une agression par

d’autres enfants, la plus jeune a été assassinée par un ami de l’ainé. Un deuxième enfant a été retrouvé mort de malnutrition auprès des autres très mal en point lorsqu’ils furent découvert dans l’appartement. Si la mère a été condamné, de même le fils pour avoir enterré sa petite sœur, elle a retrouvé les deux fillettes restantes, une affaire qui fit grand bruit au Japon choqué et des mesures ont été prises. Une belle et lente agonie dans le rythme de la réalisation, peut-être un peu trop étirée en longueur, mais qui marque par une vision cauchemardesque du drame vécu par les enfants.

Avec Yûya Yagira, le plus jeune comédien à 14 ans lauréat du Festival de Cannes pour l’interprétation masculine, Ayu Kitaura et Hiei Kimura, Momoko Shimizu et Hanae Kan, You (R100), Kazuyoshi Kushida, Yukiko Okamoto et Sei Hiraizumi, Ryo Kase (Hill of freedom), Takako Tate et Yûichi Kimura, Ken'ichi Endô et Susumu Terajima.

Le film Nobody knows d’Hirokazu Kore-Eda, distribué par ARP Sélection et sa page Facebook, est disponible en DVD et combo DVD + bluray dans les meilleurs bacs depuis le 12 septembre 2017. Il est proposé en version originale japonaise sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, le documentaire du film (sur le Blu-ray uniquement).

3 étoiles

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