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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 10:30

Boy

L’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, redémarre pour sa 9ème édition avec ce film néo-zélandais, Boy de Taika Waititi.

Voilà une très belle surprise que j’ai beaucoup aimé. L’histoire est tout en charme et poésie et humour déjanté. Cette comédie dramatique, avec un ton résolument comique pour mieux masquer l’émotion qui affleure pourtant sans cesse, est pleine de fraîcheur dans une ambiance un peu surréaliste. Ce drame familial qui est vécu par des enfants maoris, comme dans n’importe quel endroit du monde, est source de rêves et d’espoirs d’un avenir plus heureux. Le cadre idyllique de la Nouvelle Zélande, n’en reste pas moins aussi celui de la souffrance pour des enfants attendant le retour de leur père, aux travers de fantasmes enjolivés. Boy et son petit frère, profondément marqués par l’absence de leur mère morte en couche, et d’un père très loin, s’inventent des vies pour survire à leur manque affectif. Ceux de la grand-mère et d’une flopée de cousins et cousines ne comblent pas entièrement leurs attentes. L’arrivée du père prodigue sera un choc tant il est immature, inconscient, égoïste et complètement à la ramasse, et ne correspond pas du tout à ce qu’ils avaient imaginé au regard de leur besoin. J’ai beaucoup aimé le ton du film qui raconte douleurs et déceptions avec beaucoup de tendresse et de subtilité. Boy est un adorable gamin, fan de Mickael Jackson, nous sommes en 1984, amoureux d’une jolie gamine, et dont le passage de l’adolescence vers la vie adulte s’avère bien compliqué. La réalisation est superbe, flamboyante de couleurs et de lumière, qui ne masquent pas une dure réalité pour ces enfants en manquent de soutien et d’amour. Les jeunes acteurs sont absolument excellents de naturel et de talent. James Rolleston dégage une grande sensibilité et une maitrise tant en humour qu’en émotion. Le petit Te Aho Eketone-Whitu est tout aussi stupéfiant par sa fraicheur de jeu. La chipounette Cherilee Martin est adorable. RickyLee Waipuka-Russell et Moerangi Tihore apportent elles aussi leurs talents et leurs convictions. Taika Waititi (Green Lantern) réalisateur et acteur est excellent, n’en faisant jamais trop, ayant puisé dans ses souvenirs d’enfance pour aboutir à ce très beau film.

Le film Boy de Taika Waititi, distribué par Arte, est disponible à partir du 5 février 2013 en DVD. Il est proposé en version originale anglais sous titrée français. Il est également composé de bonus très intéressants. Ainsi, le réalisateur nous présente son film avec son humour décapant. Le making of est super sympa, dans lequel Taika Waititi décrit les conditions de tournage tout en nous informant entre deux trucages maison, de sa vision du film avec dérision et beaucoup de tendresse, tant pour son histoire et ses acteurs. Il nous dévoile aussi les fins alternatives et ce qui l’a motivé à retenir la moins sombre. Un de ses courts métrages super sympas, Two cars, one night, complète le dvd, qui avait été nommé aux "oscars" de 2005.

Découvrez aussi d’autres œuvres sur Cinetrafic dans la catégorie film  ainsi que la catégorie nouveau film.

Un grand merci à Cinetrafic et ses partenaires pour me faire partager leurs découvertes.

3 étoiles

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 14:00

Gentillet petit film qui m’a beaucoup amusé. L’histoire est complètement loufoque sur une parodie des Paranormal activity. Dès le début, on ne sait pas trop bien s’il s’agit d’un film d’angoisse/horreur avant que les phrases délirantes, qui vont vite devenir cultes, fusent à n’en plus finir et nous plonge dans une comédie hilarante. C’est très drôle, dans une mise en scène avec du found footage qui fonctionne très bien. Je regrette quand même quelques longueurs sur la fin qui semble tourner en rond en manque d’inspiration pour enrichir un peu plus. J’ai eu aussi le sentiment d’une énorme page de publicité pour des biscuits et une pate chocolat célèbre, même s’ils sont amusants dans les gags. Des quatre protagonistes, c’est le hélas le réalisateur acteur Maurice Barthélémy (Un bonheur n'arrive jamais seul), qui est le maillon faible, et m’a un peu agacé. A l’inverse, Norman Thavaud est super marrant et efficace, face à est très belle, drôle et convaincante Stefi Celma (Case départ). Ne pas rater Rufus, complètement dingo, qui est excellentissime.

2 étoiles

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 20:40

Film pour ados de David M. Evans, sorte de sous American pie, qui n’a d’intérêt que de s’amuser par quelques gags potaches. Rien de bien révolutionnaire, beaucoup de déjà vu ou de clins d’œil qui évitent le trop trash bien gras qui plombent souvent le genre de films ado débridé de quadra immature. Trois copains puceaux décident de perdre leur virginité par la réalisation de films pornos. On pense immanquablement à Zack & Miri font un porno, entre autre. Pour le coup, l’histoire devient drôle parce que la grossière vulgarité n’est pas de mise, et gags et quiproquos s’avèrent légers et drôles. Les garçons tirent leur épingle du jeu à égalité pour une fois avec les filles qui ne sont pas réduites aux potiches dénudées. Les nibards, il y en à pour tous les gouts, mais toujours avec l’humour gentillet. Bien entendu, l’amour est au rendez-vous dans la plus pure tradition. Ainsi, les Erik von Detten, Tony Denman et Daniel Farber ne révolutionnent-ils pas leurs personnages mais ils l’ont fait avec le sérieux débridé qui convient, même si vite oubliés. Côté bimbos, les jolies Sarah-Jane Potts, (Sugar rush), Amy Smart (L’effet papillon), Cameron Richardson (Rise) ou Nicole McKay (The long weekend) sont souvent drôles et irrésistibles. De même que Dey Young et Tom Arnold (Hit and run) contribuent à l’ambiance déjantée.

2 étoiles 

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 15:55

Beurk ! Trois heures quarante qui m’ont été extrêmement pénible à vivre, tant c’est lent, et pour raconter aussi peu. Le début est déjà consternant avec ce ballet à l’université qui n’en fini pas de s’éterniser. Il en est de même avec le bal au son du crin-crin des violons d’Europe de l’Est, sans oublier le débat de plus d’une heure en toutes les langues non traduites des immigrants menacés de mort. La seule scène passionnante, est la dernière, lors de la bataille épique, même si du plus ridicule effet, tant il est comme le reste en forme de ballet. Enfin, le thème de l’invasion des européens en Amérique, est une sorte de plaidoyer à l’adresse des descendants, ignorant volontairement et totalement le génocide perpétré sur les amérindiens. C’est assez pathétique. Je laisse de côté cette histoire « d’amour » à trois, entre un pauvre, un riche et une prostituée, bien entendu française. La réalisation est ringarde et lente aux couleurs pisseuses. Inutile donc de préciser que je n’ai pas aimé et que je me suis fait chier comme un rat mort. Niveau casting, il est à l’image même de la réalisation : triste et terne. Ainsi Kris Kristofferson (Blackbird) est sans saveur, sans couleur et sans aucune épaisseur. Christopher Walken par contre, tire son épingle du jeu avec sa force habituelle et son charisme dans un rôle fort. John Hurt (Melancholia) et Sam Waterston sont parfait, tout comme Jeff Bridges (True grit). Hélas, Isabelle Huppert (Mon pire cauchemar) à poil en permanence, joue aussi mal en anglais qu’en français.

1 étoile

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 11:17

Je me suis bien bidonné avec cette histoire pétaradante. Sur un rythme d’enfer, sans temps mort ni lourdeurs, le film est bourré d’actions, de vitesses et bien sûr de morts mais avec un tel degré d’humour que rien ne parait très sérieux. C’est le genre de comédie rapide, drôle et efficace, qui certes n’est pas un chef d’œuvre, mais au même titre que Jack Reacher les protagonistes s’avèrent peu aussi méchants qu’ils le devraient, d’autant que finalement, le tout est assez bon enfant. Comme imaginer une éjection de voiture à tout berzingue et n’avoir que quelques contusions ? Bref ! sans doute pas un très grand cru, mais une bonne comédie que je préfère largement à Django unchained. Kim Jee-woon dont j’avais adoré 2 sœurs, imprime sa patte avec le sens des contrastes et des couleurs, de la lumière et d’un cadrage tantôt au plus près, tantôt aux champs élargies, donnant une impression de nous mettre au cœur des actions. Les courses poursuites entre bolides surpuissants sont super sympas. De plus, retrouver Arnold Schwarzenegger (Expendables) dans un vrai rôle principale est un réel plaisir, d’autant qu’il n’en fait pas trop et s’impose de nouveau. Forest Whitaker (The air i breathe) comme ses petits camarades Johnny Knoxville (Men in black III) ou Rodrigo Santoro (Ce qui vous attend si…) semblent s’être bien amusé. De même que de retrouver Jaimie Alexander que j’avais bien aimé dans Kyle XY apporte sa fraicheur. J’aime beaucoup aussi Luis Guzman (Voyage au centre de la terre) qui est drôle, quant Eduardo Noriega (Blackthorn) est excellent et s’affirme avec beaucoup de justesse. La trop belle Genesis Rodriguez (Casa de mi padre) est craquante et envoutante, tout comme d’ailleurs Christiana Leucas, pas mal non plus en passant. Bref ! bonne partie de rigolade.

3 étoiles

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 08:59

Incursion sympathique dans le petit monde militant radical féministe. Une jeune femme larguée récemment par sa petite amie, découvre des activistes qui tentent par tous les moyens de faire connaître leurs idées par des slogans chocs. Tags, contre-manifs et vandalismes ou expression artistique sont autant d’actions de revendications. Les amours hétéros ou lesbiens finissent par se retrouver sans amoindrir les ardeurs de ces belles « terroristes ». Elles combattent toutes formes d’aliénation de la femme, que ce soit la chirurgie esthétique ou le mariage, hétéro ou gay, considérés comme des symboles du machisme et du sexisme. Petite note discordante, face aux revendications pour le mariage pour tous. La réalisation est alerte, vive en couleurs et en travelings, et où l’humour et l’émotion vont toujours de pair. Jamie Babbit à qui l’on doit déjà le superbe But i'm a cheerleader, réalise une fois de plus un film de qualité, bourré de références, intelligemment raconté et superbement interprété. Melonie Diaz sait se faire charmeuse et émouvante, quant Nicole Vicius (Descent) en plus d’être belle et avenante, est très convaincante. Plaisir de retrouver Daniela Sea (The L word) toujours aussi pleine d’énergie. Il en est de même pour la troupe sympathique, entre Deak Evgenikos et Lauren Mollica, ou Carly Pope et Melanie Lynskey (But i'm a cheerleader) drôle et convaincabtes.

2 étoiles

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 10:16

Sebastian Gutierrez (Rise) dans sa deuxième réalisation avait su alterner l’humour qu’on lui connait et l’horreur parfaitement maîtrisée, sans que jamais ça ne vire au gore pour le gore. C’est surtout une question d’ambiance et de style de narration poétique, qui donne un ton résolument subjuguant. De fait, je me suis beaucoup amusé avec cette histoire de sirène, envoutante et terriblement dangereuse, qui n’est pas sans rappeler celles dans le dernier Pirates des Caraïbes. Il y a aussi le charme déroutant de La mutante. Naviguant toujours en eau trouble, avec notamment cet amour saphique qui n’est pas bien loin, aux personnages hauts en couleurs, et toujours un dialogue riche et piquant, Sebastian nous embarque pour une aventure chaude et dévorante. La réalisation est toujours riche en couleur, en suspens et rebondissement. J’ai encore été amusé par le fil conducteur qui jamais ne se dévoile trop tôt, grâce à la mise en scène et au texte. Un casting excellent une fois de plus, avec Rufus Sewell (The tourist) parfait, la trop belle Carla Gugino (Rise) superbe une fois de plus, face à la terrible Rya Kihlstedt (Women in trouble). Reno Wilson et Jim Piddock (5 ans de réflexion) sont très marquants.

3 étoiles

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 22:16

Je dois dire que j’ai détesté ce film. Pas tant par l’histoire, qui est absolument stupéfiante de connerie crasse de la part des victimes et bourreaux, mais plus par le ton de la narration. La réalisation par elle-même est bien construite, pas de temps mort dans un espace aussi restreint et des dialogues quasi uniquement par téléphone, exercice souvent difficile. Non, c’est justement qu’en nous racontant une aussi terrible histoire de manipulation, le réalisateur semble prendre un immense plaisir coupable à reproduire de manière aussi violement sadique cette tragédie. Il y a comme un parfum d’admiration plus que de dénonciation. Je n’ai pas perçu la moindre condamnation ni de compassion jusqu’à la dernière seconde. J’ai rarement eu autant de malaise devant un film, comme j’en ai encore des frissons de colère, d’émotion et de dégout. En tout cas, tiré d’affaires réelles, on perçoit bien ceux qui du jour au lendemain deviennent ces tortionnaires, ces massacreurs génocidaires, qui sous prétexte d’ordres venus d’une hiérarchie quelconque sont prêt à les exécuter sans la moindre réflexion ni résistance et encore moins de compassion ou d’humanité. Pire encore, les victimes qui se donnent à leur bourreaux sans révolte... A quoi servent nos institutions ? nos médias ? nos écoles ? En tout cas, ce n’est pas avec le regard glauque de ce réalisateur, que les choses risquent de changer. Quant aux interprètes, Ann Dowd (Bachelorette) est excellente d’antipathie totale. La mignonne Dreama Walker (Baby-sitter malgré lui) possède beaucoup de talent pour faire face à un tel rôle destructeur. Pat Healy (Des hommes sans loi) est comme Bill Camp, très convaincant en ignoble personnage.

1 étoile

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 16:33

Que retenir de ce film ? Encore un de ces exercices d’une rare violence pour de la violence inouïe et d’une cruauté sadique, qui jamais ne m’a donner raison d’en jouir. Aucun des protagonistes n’est sympathique, tous étant des bêtes malfaisantes, assoiffés de sang, de mort et de douleur. Décidément, ces temps-ci les films sont à la gloire du meurtre et de l’humiliation montrée sous toutes ses formes, avec force détail dans d’une complicité meurtrière. Rien que Killer joe, Paperboy, ou Maniac, en sont des exemples divers et vairés mais toujours avec le même regard pernicieux. Mais plus que tout, c’est d’une extrême longueur à n’en plus finir, dont il y a une grosse heure entière en trop. L’histoire et naze, se voulant dans le style de Robert Rodriguez , l’humour et l’efficacité en moins, le glauque en plus. En aparté, le KKK n’a été créé qu’après la fin de la guerre. Pour ma part je me très suis vite et trop longuement ennuyé et les massacres ne m’ont pas fait rire, les violences m’ont donné la gerbe, et je n’avais qu’une hâte, c’est de voir apparaitre The end. Encore donc un de ces films qui m’a profondément gavé. Je reconnais cependant la qualité de la réalisation, les références et clins d’œil, et surtout le talent des interprètes. Ainsi, Jamie Foxx (Comment tuer son boss ?) est une fois de plus excellentissime, à l’image de Christoph Waltz (The green hornet) extraordinaire, face à un Leonardo DiCaprio (J. Edgar) juste époustouflant. La très belle Kerry Washington (Mille mots) a un rôle trop court pour imposer son jeu, et Samuel L. Jackson (The spirit) est absolument divin.

1 étoile

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 15:24

Oups ! Il y a comme ça des fois où l’appât du gain est tellement trop fort de la part des producteurs qu’ils en sont prêt à tout et surtout n’importe quoi pour vite faire fructifier un succès en sortant des ersatz de pseudos clones qui ne ressemblent à rien. Après L’effet papillon, où les fins alternatives ne laissaient aucun doute sur la fin de fin de cette malédiction unique, il a fallu trouver une astuce pour la répliquer. Et bien non, après tout, maladie génétique n’est pas exceptionnelle et donc… et bien un jeune homme va à son tour, dans une histoire du plus ridicule et bas de gamme se trouver confronter à changer son passé pour celle qu’il aimé et patati et patata. La mise en scène est bâclée, l’histoire sans saveur ni surprise ni intelligemment écrite. C’est juste un bon gros nanard commerciale qui ne vaut rien. Le choix des interprètes n’est pas toujours très judicieux, et sans doute dommageable pour leurs carrières. Ainsi, Eric Lively (The L word) est du plus pâle effet qui soit, sans envergure ni personnalité. La jolie Erica Durance, la Loïs Lane de Smallville, est gentillette, quant Dustin Milligan et la toute aussi jolie Gina Holden sont quasi inexistants. Je n’ose imaginer ce que peut donner le troisième opus, si si, ils l’ont fait ! et j’ai hâte de le découvrir J histoire de cuver la lie jusqu’à la dernière goute et vous faire part de mon impression. A suivre…

screem

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