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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 12:00

Film pastiche d’espionnage complètement déjanté de David Leitch (John Wick), d’après le roman graphique The coldest city d’Antony Johnston, dans le Berlin Est proche de la chute du mur et du monde de la guerre froide.

A peine arrivée à Berlin proche de la chute du mur, pour une mission d’importance dans la recherche d’un important dossier convoité par toutes les agences d’espionnage, l’agent de sa majesté Lorraine Broughton est déjà la cible de nombreuses agences amies et ennemies. Sa rencontre avec son homologue  David Percival, n’inspire rien de bon, entre les velléités inamicale des communistes allemands et soviétiques, et de la belle et novice agent française Delphine Lasalle. Lorraine doit se méfier de tous, comme tous doivent se méfier d’elle.

Un joyeux délire dans lequel les espions de tous acabits, comme de cette guerre froide où le communisme imposa un régime fasciste de terreur meurtrier épouvantable, sont la cible de ce pastiche entre humour et horreur. Ainsi, ce jeu de massacre jouissif, sur un rythme tambour battant, vif et alerte, est ponctué de meurtres et d’un humour macabre particulièrement efficace. Je me suis bidonné par ce récit bande dessiné, d’où jaillit autant de larmes tranchantes que d’éclairs mortels

autant que de gags et de répliques marquantes. Un petit monde que ne donne pas envie d’aller voir de trop prêt, hier comme aujourd’hui, toujours aussi feutré et meurtrier. Un regard pathétique aussi pour ces sanglants régimes totalitaires.

Une réalisation terriblement efficace, tant dans les actions que la maitrise des effets spéciaux et les combats, dans dans la mise en scène et les dialogues. Beaucoup de bonnes surprises, laissant en questionnement le véritables tenants et aboutissants jusqu’à la fin.

Avec la belle et excellente Charlize Theron (Fast & Furious 8), face au terrible James McAvoy (Love bite), la belle et émouvante Sofia Boutella (La momie) et Toby Jones (Morgane), Bill Skarsgård (Ça) et John Goodman (Kong: Skull island), Eddie Marsan (Une belle fin), James Faulkner, Roland Møller et Jóhannes Haukur Jóhannesson, Attila Árpa, Til Schweiger et Sam Hargrave, Daniel Hargrave, Declan Hannigan et Lili Gesler.

3 étoiles

 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 10:39

Un grand merci à M6 vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce très bon thriller polar réalisé en 2016 par Fabrice du Welz, nous entraine dans une enquête sur fond sombre des bas fonds de la société aux remontés hollywoodiennes sordides.

 

Suite à un appel désespéré de sa sœur Bianca, Jacob King débarque du Cap à Los Angeles pour la retrouver en moins de sept jours sur ses congés. Il la retrouve rapidement à la morgue, ayant été salement assassiné. Jacob décide de remonter le fil d’un sordide parcours qui a couté la vie à la jeune femme, en commençant par un dealer avant de se déchainer contre tous ceux qui de près ou de loin sont cause du destin tragique avec la surprise de ce frère qui n’en impose pas de prime abord.

 

On l’a compris dès les premières secondes, la trame s’engage dans une enquête en rouleau compresseur qui avance et écrase tout sur son passage pour arriver à la vérité. L’ambiance nous plonge dans les films des années soixante-dix tel un hommage aux polars d’alors, avec un anti héro à la Charles Bronson, que rien ne laisse soupçonner de ses capacités redoutables. Je me suis amusé à suivre cette enquête que rien n’arrive à entraver, laissant nombre de cadavres sur la route, pour une vengeance sans pitié avec bien de surprises et découvertes dans le petit monde d’Hollywood. Redoutablement efficace sans temps mort sur un rythme endiablé, pour une réalisation sans faille.

Avec Chadwick Boseman (Captain America: civil war), Luke Evans (Fast & Furious 8) et Teresa Palmer (Tu ne tueras point), Alfred Molina (Whiskey Tango Foxtrot), Natalie Martinez (Renaissances) et Tom Felton (La planète des singes : les origines), Dale Dickey (Comancheria) et Jake Weary (Zombeavers), de même Drew Powell, Chris Mulkey (Truth : Le prix de la vérité) et Anna Diop, Sibongile Mlambo (Teen wolf), Tom Wright et Kirsty Hill (Very bad games), ainsi que les jeunes Ava Kolker (Miss Meadows), Madeleine Wade (Knight of cups) et Diego Josef.

Le film Message from the king, réalisé par Fabrice du Welz, distribué par M6 vidéo est disponible en DVD depuis le 18 janvier 2017 dans tous les meilleurs bacs. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français, et en version française, et en version sous-titré pour sourd et malentendants et en audiodescription pour aveugles et mal voyants. Dans les suppléments, le commentaire audio de Fabrice du Welz et Manuel Chiche, ainsi que les coulisses du film.

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 10:30

Un grand merci à Optimale pour m’avoir permis de découvrir cette excellente dramatique réalisée en 2004 par Céline Sciamma (Bande de filles), avec son premier long-métrage, pour une immersion dans l’adolescence féminine cruelle, entre éveil à la sexualité et découverte de sa féminité n 20

 

 

Adolescentes de quinze ans, Anne et Marie sont amies aux physiques opposés. L’une grosse et immature, face à la maigrichonne mais déjà plus adulte, avec leurs désirs à fleur de peau. Anne cherche son premier amant, quand Marie est attirée par la belle Floriane à la réputation qui n’est plus à faire. Marie délaisse Anne, pour se rapprocher de Floriane dans un flirt maladroit, et découvre la personnalité de son amoureuse.

Dans une ambiance de huis clos froide et humide d’une piscine, trois adolescentes se cherchent, se découvrent et se dévoilent avec cruauté dans leurs désirs de féminité et de sexualité. Entre la bonne en chair complexée et qui court après son premier garçon, la plus frêle sait déjà son homosexualité et ses désirs pour la belle nageuse noyée dans une réputation qui ne correspond pas à la réalité,

se croisent trois jeunes filles au sortir de l’enfance dans le traditionnel passage à la vie adulte en dehors des codes conventionnels. Atmosphère délétère, dans laquelle la réalisatrice, avant d'explorer l'homosexualité d'une enfant dans Tomboy, abordait auparavant celui de l'adolescente, entre trouble et irréel, glauque et acide, dérangeant autant que captivant. Cette narration est pour le moins originale dans la perception de l’adolescence féminine, et certainement plus réaliste que nombre de films du genre.

Ainsi, j’ai été envouté par le regard presque voyeur de la caméra qui ausculte avec frénésie les trois jeunes filles aux comportements différents comme leurs rêves et objectifs et les désirs qui se jouent les unes des autres avec une infinie cruauté autant des autres que d’elles-mêmes. Une très belle réalisation, tout en crudité de lumière et de couleur, dans des plans et cadrages qui ne laissent place au doute et à déjouer les pensées de chacune, sur une rythmique envoutante et sur bande musicale ensorcelante.

La jeune et jolie Pauline Acquart (Jamais contente) joue avec beaucoup de naturel et d’émotion, face à Adèle Haenel (120 battements par minute) belle et troublante, Louise Blachère (Éperdument) assure son rôle avec beaucoup de sincérité, Warren Jacquin et Alice de Lencquesaing (Noces) excellente, Christel Baras (Darling), Marie Gili-Pierre (Sage femme), et Claire Pierrat, Barbara Renard, Esther Sironneau et Jérémie Steib.

Le film Naissance des pieuvres, de Céline Sciamma, distribué par Optimale et sa page Facebook est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 27 septembre 2017. Dans les suppléments, des scènes coupées et le casting des actrices.

3 étoiles

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 18:58

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film fantastique et horreur britannique, réalisé en 2016 par André Øvredal, pour une plongée dans l’angoisse et l’horreur d’une nuit démoniaque.

Dans une maison, la police découvre les corps des occupants assassinés, ainsi que celui d’une jeune femme inconnue, désignée sous Jane Doe. Elle est transportée chez Tommy Tilden et son fils Austin, médecins légistes, pour une autopsie. Austin annule sa soirée avec sa fiancée Emma, afin d’aider son père. Au fur et à mesure qu’ils mènent l’enquête et font d’impressionnantes découvertes, des événements surnaturels surgissent, avec la mort de leur chat viennent troubler quand une force démoniaque apparait du crématorium.

Même si l’on se doute de se qui va se produire, surtout avec la découverte des corps dans la maison, l’ambiance nous prend aux tripes rapidement. Déjà le lieu fait froid dans le dos avec la salle mortuaire et le corps brûlé. Ensuite, au fur et à mesure que autopsie avance, qui sans trop en montrer, la caméra prend un malin plaisir à nous faire tourner de l’œil avec la vivisection du corps de la belle jeune femme. Enfin, l’ambiance monte crescendo avec les découvertes étonnantes, les bruitages et les effets spéciaux.

Pourtant, la trame est classique dans l’ensemble, avec un petit air d’After.life, mais l’angoisse arrive à faire illusion. Aussi, je me suis bien amusé, sachant ce qui allait advenir, et nullement surpris par la fin sans surprise, mais l’intérêt n’est pas tant dans le récit que dans la monté en puissance des événements. Ainsi, la réalisation est parfaitement soignée et maitrisée pour réussir à maintenir notre

attention dans ce huis clos entre les liens entre le père et le fils, et la fascination de ce corps loin des schémas de cadavres habituels, où le diable est tapi dans cette sorcière de Salem à son corps défendant. Un récit retord à souhait, pour une ambiance démoniaque saisissante durant une très longue partie de la trame.

Avec Brian Cox (Les Médicis, maîtres de Florence) et Emile Hirsch (10 000 Saints), Ophelia Lovibond (Man up) et Michael McElhatton (Le roi Arthur : la légende d'Excalibur), la belle Olwen Catherine Kelly, Jane Perry (Les animaux fantastiques) et Parker Sawyers (La momie), Mary Duddy, Mark Phoenix et Yves O'Hara (Docteur Frankenstein), et le chat Sydney.

Le film The Jane Doe identity d’André Øvredal, distribué par Wild side vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 4 octobre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, le documentaire du film.

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 10:15

La vingtième deuxième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, commence sur les chapeaux de roue avec Butterfly kiss, excellent thriller dramatique et comédie noire britannique, réalisé en 1995 par Michael Winterbottom (Trishna), écrit par Frank Cottrell Boyce, sur un road movie lesbien meurtrier.

Entrant dans une station-service d’autoroute, Eunice, jeune femme particulièrement agressive et déjantée, est à la recherche du titre d’une chanson et d’une certaine Edith qui lui a envoyé des lettres d’amour. Continuant ses recherches vaines et aux lourdes conséquences, Eunice fait la rencontre de Miriam, douce et timide. Envoutée, Miriam décide de la suivre, et se rencontre rapidement qu’Eunice est une meurtrière en série, mais décide de rester avec elle malgré tout.

Un excellent film ou le destin croisé de ces deux femmes aux caractères totalement opposés mais avec un point commun de déséquilibre mental les rapproches au-delà des sentiments amoureux par un juste équilibre des énergies contraires de la folie meurtrière. J’ai adoré cette fascination pour cette tueuse en série complétement barge qu’exerce autant l’amour que l’admiration de l’une sur l’autre. Laquelle est la plus dingue des deux est

indissociable au final tant leur fascinations et leur folies s’agglomèrent en une passion destructrice. Entre de Thelma et Louise et Monster, on se laisse subjuguer par cette rencontre improbable aux meurtres insanes, plongé dans une ambiance délétère s’attendant au pire qui arrive immanquablement entre horreur et stupéfaction marquant.

Sur une mise en scène entrecoupée par l’interrogatoire qui relate le road movie meurtrier, le récit onirique de l’horreur est ainsi mis en exergue par chaque acte meurtrier par le témoignage de Miriam toute innocente bien que consentante pour un final plein de surprises. Sans quitter l’autoroute, de station en station, les rencontres aux fins funestes abordent sans conteste, dans lesquels la

musique apporte aux images sublimes et aux dialogues magnifiques, une atmosphère d’irréalité de folie pour une histoire d’amour sublimée par la mort qui hante longtemps avec l’interprétation excellente des deux actrices hors pair.

Avec les excellentes Saskia Reeves (Un traître idéal) et Amanda Plummer (Hunger games - l'embrasement) terriblement marquantes, Kathy Jamieson et Des McAleer, Lisa Riley, Freda Dowie et Paula Tilbrook, Fine Time Fontayne, Elizabeth McGrath et Joanne Cook, Shirley Vaughan, Paul Bown et Emily Aston, Ricky Tomlinson et Katy Murphy.

Le film Butterfly kiss de Michael Winterbottom, distribué par Outplay et sa page Facebook est disponible depuis le 5 septembre 2017 en combo Bluray + DVD nouveau master HD restauré, avec un livret de 16 pages, et un entretien entre le réalisateur Michael Winterbottom, Michel Ciment et Yann Tobin. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, You & me : amour et marginalité, par Yann Tobin.

3 étoiles

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 15:05

Un grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce thriller horreur réalisé en 1976 par Larry Peerce, d'après le roman de George La Fountaine Sr., qui hasard de l’actualité, s’inscrit dans l’horreur de Las Vegas, entre fiction et réalité.

Alors que le stade du Memorial Coliseum à Los Angeles, se rempli de plus de 90 000 spectateurs, de même le Président des Etats-Unis pour assister à une finale de football américain historique, un tireur d’élite prend place à un poste stratégique. Pourtant repéré, les forces de l’ordre engagent une course contre la mort, Le capitaine de police Peter Holly et le sergent Chris Button, sont chargés de l’opération pour tenter d’empêcher un carnage.

L’actualité ne pouvait hélas pas mieux tomber avec la tuerie de Las Vegas pour rejoindre la fiction de ce récit meurtrier. De fait, je me suis senti mal à l’aise en visionnant cette histoire terriblement marquante, bien que souffrant de quelques longueurs, mais dont l’intensité de l’ambiance face à l’imminente du carnage porte l’angoisse au plus haut point. De fait, la crainte monte crescendo, avec la mise en place du cordon policier et les bévues et maladresses qui augmentent la folie entre le tueur qui risque le massacre, et la panique qui ne manquerait pas d’être désastreuse. Un réalisation parfaitement maitrisée avec un casting royal.

Avec Charlton Heston (La symphonie des héros) et John Cassavetes (Libre comme le vent), Martin Balsam (Little big man), Beau Bridges (Susie et les Baker boys) et Marilyn Hassett, David Janssen, Gena Rowlands (Ainsi va la vie) et Walter Pidgeon, Susan Strasberg (Picnic) et Brock Peters, David Groh, Mitchell Ryan et Joe Kapp, Pamela Bellwood et Jon Korkes.

Le film Un tueur dans la foule de Larry Peerce, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 05 septembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray en version intégrale restaurée, accompagné d’une jaquette réversible avec l’affiche originale. Dans les suppléments, Un tueur dans la foule, dans une version télé totalement remaniée dans un montage alternatif avec 45 minutes inédite, ainsi qu’un documentaire de Julien Comelli (journaliste à RTS - la Gazette).

3 étoiles

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 11:51

Troisième et dernier opus du remake de la saga de Matt Reeves, qui avait commencé très fort par Rupert Wyatt avec La planète des singes : les origines, dont Matt reprenait ensuite les commandes avec efficacité du deuxième volet La planète des singes : l'affrontement, pour s’essouffler sur cette fin bien décevante.

Deux ans après la guerre contre les humains et Koba, César et les singes vivent dans la forêt loin de tout. Lors d’une attaque par les hommes du colonel McCullough, le fils de César Yeux-Bleus et sa femme Cornélia, sot tués, quand nouveau-né Cornélius a survécu. Avant de partir pour une terre promise, César se lance à la poursuite du colonel, aveuglé de vengeance. L’orang-outan Maurice, le singe Rocket et le gorille Luca,

se joignent à la chasse. Sur leur route, ils recueillent une petite fille humaine muette, appelée Nova, et rencontre un singe qui sait parler. Une étrange maladie contagieuse rendant muet frappe les humains, victimes à leur tour des autres humains.

Ainsi se conclue cette saga, partie super fort pour s’essouffler en une fin classique d’une confrontation frontale et de camps nazis, dans une ambiance fortement inspirée d’Apocalypse now, Le pont de la rivière Kwaï et La grande évasion, loin de la trame originale qui bénéficie aussi à de très nombreux clins d’œils à la première saga qui lui rend un bel hommage.

Cependant, le récit se laisse voir ou entrevoir tant une fois de plus nous sommes plongé dans l’obscurité, sur la thématique de survie et de vengeance, et de suprématie raciale auquel sur rajoute l’étrange pandémie. Une réalisation classique, solide et sans reproche, si ce n'est quelques longueurs et manque de surprise.

Avec la petite Amiah Miller (Dans le noir), Woody Harrelson (Hunger games), et les doublures Andy Serkis et Steve Zahn.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 09:30

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis découvrir ce film dramatique de guerre historique danois réalisé de 2015 par Roni Ezra, pour son deuxième long-métrage, relate avec un grand sens du réalisme le jour de l’invasion du Danemark par l’Allemagne nazie.

A la veille du 9 avril 1940, les réservistes danois sont rappelés à leurs casernes. Une fois de plus, des mouvements de troupes armées allemandes se font sentir à la frontière. Quand à 4 heures 15 du matin, l’armée nazie franchie la frontière du Jutland, le Danemark est désormais en guerre à son tour. Le lieutenant Sand et les hommes de son peloton, se dirigent au devant des envahisseurs en vélo. Face aux Panzers, blindés et fantassins nombreux et organisés, après une belle résistance, ils doivent décrocher avec la première perte d’un camarade, et se barricader dans la ville de Haderslev, rapidement encerclée par les allemands. Une ultime bataille de rue, brève et violente commence.

Très belle surprise avec ce film de guerre historique, tout en sensibilité et émotion, qui relate des faits réels à partir du témoignage des anciens combattants. Il est vrai que nous avons plus souvent l’occasion de voir la seconde guerre mondiale par le prisme des vainqueurs américains, anglais français et russes, mais également avec l’horreur vécue par les polonais, et la terrible Shoah. Avec cette guerre éclaire d’une journée, entre la puissance de feu allemande face à la petite armée danoise, la partie était vouée à l’échec à l’avance. Cependant, le courage de ces hommes de bonne volonté, a eu à cœur de tenir la dragée haute et de combattre avec courage et héroïsme. Ainsi, au nombre de morts au combat, si 16 danois perdirent la vie, les nazis eurent 208 tués.

J’ai beaucoup aimé cette description historique, entre une armée en vélos et motos, comme les polonais à cheval, face à la puissance de feu des blindés et de l’aviation nazie, dont on peut se demander comment même à pu germer d’idées aussi saugrenues de matériels enfantins. Pourtant prévenue de l’attaque allemande par le résistant amiral Wilhelm Canaris, le Danemark ne prit pas les mesures de défense nécessaires de peur de provoquer les nazis, et ne déploya que tardivement de petites unités. Quelques civils perdirent également la vie. Considéré comme peuple aryen, le pays n’eut pas d’attaques meurtrières de masses, ni de déportation de soldats, et vécurent une occupation plus calme que bien d’autres pays d’européens.

La réalisation est toute de retenue, s’attachant avec intimité aux relations entre soldats et officiers plus amicales que hiérarchiques, tel un docu-fiction dans une ambiance irréelle, tels les habitants qui ne semble croire à ce qui se passe et dont leur silence de soutient accompagne l’émotion générale. En terminant avec les témoignages des anciens combattants, la tension émouvante est encore plus palpable par cette pudeur et modestie qui s’en dégage.

Avec Pilou Asbaek (Ghost in the shell) et Lars Mikkelsen, Gustav Dyekjaer Giese et Elliott Crosset Hove, Martin Greis, Morten Hauch-Fausbøll et Sebastian Bull, Joachim Fjelstrup, Michael Brostrup, Jannik Lorenzen et Mikkel Trøst Bentzen, Ari Alexander, Mathias Lundkvist et Jesper Hagelskær Paasch, Jan Jürgensen, Simon Sears et Jan Dose, Jesper Hagelskær Paasch, Pelle Emil Hebsgaard et Jan Dose.

La film Invasion day de Roni Ezra, distribué par Condor Entertainment, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 24 octobre 2017 en DVD et bluray. Il est proposé en version originale danoise sous-titré français, et audio français. Dans les suppléments, un documentaire du film et témoignages complémentaires d’anciens combattants.

3 étoiles

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 11:04

Un grand merci à RDMV et à Arcadès pour m’avoir fait découvrir cette comédie réalisée en 1946 par Frank Capra (Arsenic et vieilles dentelles), d’après la nouvelle The greatest gift de Philip van Doren Stern pour un joli conte de Noël religeux.

A la veille de Noël, la ferveur des prières en faveur de George Bailey suicidaire, contraint dans les Cieux à envoyer l’ange gardien Clarence Odbody sur Terre afin de lui apporter aide et secours. Défile alors la vie simple et pleine de grâce de George qui a passé sa vie à aider les autres. Un véritable Saint homme, qui commence dès gamin en sauvant la vie de son frère Harry de la noyade, puis celle d’un enfant à la suite à une erreur de médicament du pharmacien. Souhaitant plus que tout au monde faire des études en université, il le retarde pour sauver l’entreprise de prêts à la construction de son père décédé, face à la voracité du monstrueux Henry F. Potter, puis à reporter son mariage avec son amour d’enfance, la belle Mary Hatch.

Un très joli conte humaniste et sociétale dans la société américaine des années 20 et 30, par le prisme d’un brave homme qui se consacre en toutes circonstances pour les autres avec une abnégation de Saint. Fortement teinté de religiosité, il s’engage néanmoins avec beaucoup de finesse, d’humour et d’émotion, où est évoquée la voracité des riches capitalistes, et l’appât du gain face à la solidarité des petits et leur difficulté d’existence accrue en tant de crise. Véritable catéchèse sur le bien et le mal, l’amour et le

partage, la solidarité, la tolérance et le pardon, tous les ingrédients du christianisme. Au-delà du message christique, c’est aussi et surtout toute une ambiance et la description d’une époque au sortir de la seconde guerre mondiale faisant un petit rappel succinct des causes et effets de la crise mondiale par les boursiers. Une manière aussi de remoraliser la société, avec nombre de facéties dans l’esprit de la famille et de l’entraide.

Avec l’excellent James Stewart (Vous ne l’emporterez pas avec vous), face à Henry Travers (L’homme invisible), la jolie Donna Reed et Lionel Barrymore, Thomas Mitchell, Beulah Bondi et Frank Faylen, Ward Bond, Gloria Grahame et Virginia Patton, Mary Treen, Sarah Edwards, et les jeunes Bobby Anderson, Ronnie Ralph, Jean Gale, Jeanine Ann Roose, George Nokes et Danny Mummert.

Le film La vie est belle de Frank Capra, distribué par Arcadès, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 16 août 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

3 étoiles

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 17:20

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce thriller de guerre réalisé en 1967 par Ralph Nelson (Soldier blue), d'après le roman d’Alan Sillitoe, sur une confrontation entre deux orgueilleux aux lourdes conséquences.

Alors que le célèbre chef d’orchestre américain Lionel Evans, s’apprête à diriger son spectacle à l’attention des militaires américains, en la Belgique de 1944, la contre-offensive allemande oblige à la débandade générale. Lionel et son orchestre sont rapidement fait prisonniers et emmenés dans un château auprès du général Schiller. Celui-ci, grand admirateur d’Evans, exige un concert pour les nazis. Suite au refus catégorique du maître, le général menace d’exécuter les otages. Commence alors une confrontations entre deux égos surdimensionnés aux conséquences des plus dangereuses.

Un excellent récit qui rappel la confrontation entre les chefs d’états américain et nord-coréen, dont ils ne peuvent perdre la face avec les obstinations d’orgueils mal placés. Ainsi, entre le chef d’orchestre qui met en danger la vie de ses musiciens, et le chef de guerre qui met à mal la bataille en cours, se construit une trame sur deux fortes têtes sans plus aucune saine raison. Sans regarder aux détails, connaissant les nazis qui recomptaient plutôt deux fois qu’une leurs prisonniers et auraient du de suite trouver qu’il y avait deux membres de trop dans les musiciens.

Cependant, la narration se suit avec beaucoup de plaisir jubilatoire, dans ce huis clos étouffant avec cette confrontation obstinée de part et d'autre aux conséquences meurtrières. Une réalisation presque théâtrale, dans un cadre austère pour une ambiance délétère où la musique joue un rôle extrêmement important tant dans l’atmosphère que dans la rythmique du récit.

Avec l’excellent duo Charlton Heston (Sauvez le Neptune) et Maximilian Schell Kathryn Hays et Leslie Nielsen (L'Aventure du Poséidon), Anton Diffring, Linden Chiles, Peter Masterson, Kurt Lowens et Neva Patterson, Cyril Delevanti et Gregory Morton, Parley Baer, Dan Frazer et Ed Peck.

Le film La symphonie des héros de Ralph Nelson, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 septembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray en version intégrale restaurée, accompagné d’une jaquette réversible avec l’affiche originale. Dans les suppléments, Contrepoint : Héros Malgré Lui, un documentaire de Julien Comelli, journaliste en culture pop.

3 étoiles

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