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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 10:59

Dans la continuité de la dix-huitième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, c’est avec ce beau film Je suis avec toi, réalisé par David Lambert, pour sa deuxième réalisation après Hors les murs, nous emmène dans un triangle amoureux de vies blessées vers un renouveau.

Je suis à toi : Photo Jean-Michel Balthazar, Nahuel Perez BiscayartJeune argentin prostitué gay, Lucas lance un appel sur Internet pour sortir de sa situation. Henry, boulanger belge le fait venir dans son petit village wallon. S’il désire aider Lucas, Henri n’en attend pas moins qu’il travaille comme apprenti et soit son amant. Une situation qui ne plait guère au jeune homme, d’autant que Lucas est attiré par la belle vendeuse de la boulangerie, Audrey jeune veuve avec un enfant, mais qui se refuse à lui. Un jeu de séduction dans une partition à trois se joue dans des désirs de s’affirmer et de sortir d’un imbroglio difficile.

Je suis à toi : PhotoJ’ai beaucoup aimé l’ambiance qui s’installe, glauque et sordide, mais empreinte d’une grande humanité et de souffrance. Ainsi, ce triangle aussi peu glamour, évolue petit à petit vers la lumière de la sortie pour une romance difficile et pleine d’espoir. Les images sont belles, avec parfois des scènes un peu crues, mais totalement intégrées dans les rapports qui se lient entre les protagonistes. Ainsi, trois personnages aux diverses blessures, cherchent dans leurs morosités une Je suis à toi : Photoraison de faire confiance à l’autre et un soutien amoureux et de se reconstruire. Avec un regard sans concession, nous suivons les péripéties de chacun dans leurs évolutions, entre l’odieux boulanger, exploiteur et abusif, la jeune femme froide et cassée, et le jeune homme au passé cruel et difficile, tous cherchent une nouvelle raison de vivre et une espérance.

Je suis à toi : PhotoLa réalisation est soignée, avec une vision souvent plongeante de la caméra comme un vertige des sentiments et des désirs, sur des couleurs riches et joyeuses souvent à l’inverse des ressentis qui donnent une atmosphère confuse. Avec une mise en scène efficace, sur un rythme doucereux se construit un récit tout en finesse et subtilité, avec un esprit musical quasi irréel donnant souvent une impression de comédie douce amère sur de beaux portraits qui marquent longtemps. David Lambert fait parti de cette génération de réalisateurs belges qui apportent une véritable spécificité qui manquait au cinéma, avec ses décors wallons, son accent, son mode de vie et de pensée qui fait la richesse du pays et le rend unique, sincère et attachant.

Afficher l'image d'origineAvec l’excellent Nahuel Perez Biscayart (El aura) face à Jean-Michel Balthazar (Un début prometteur) très marquant, et la belle Monia Chokri (Les amours imaginaires) terriblement émouvante. Augustin Legrand (Les salauds) et Anne-Marie Loop, comme Achille Ridolfi, empreignent l’ambiance avec conviction.

Le film Je suis à toi, réalisé par David Lambert, distribué par Outplay est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 10 juin 2016. Il est proposé en avec des sous-titres pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, un long et très intéressant entretien avec le réalisateur, ainsi que la remise de prix lors du Festival d’Angoulême pour son film.

Un très grand merci à Cinetrafic, qui nous offre les plus beaux films sentimentaux dont les films sur l'homosexualité en 2016, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

3 étoiles

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 15:12

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film western réalisé en 1957 par Albert C. Gannaway, pour un récit à la base novateur sur le comportement des américains sur les mexicains de Californie nouvellement annexée.

Afficher l'image d'origineAlors que la guerre entre les Etats-Unis et le Mexique prend fin, lors d’une dernière attaque, les hommes du capitaine McKane exige du capitaine mexicain Miguel Sebastian qu’il leur cède toutes ses terres. Quelques années, l’ex officier américain, possède un immense territoire dont il continu d’extorquer la moindre parcelle. Quand le shérif Faron Young et son père le juge Ward Young viennent enquêter sur ces acquisitions frauduleuses. McKane et ses hommes vont tenter de les réduire au silence.

Afficher l'image d'origineSur un récit qui débute assez bien, avec des militaires américains qui s’emparent de terres mexicaines, comme les Etats-Unis ont annexés la Californie, de même que le Texas et le Nouveau Mexique, rapidement hélas, l’histoire s’étiole un peu. En laissant de côté les décors carton pâte tel le fort, et les approximations historiques, l’intrigue avait de quoi tenir des promesses plus passionnantes. Ainsi, le récit nous narre des courses poursuites et Afficher l'image d'origineattaques suivies de révélations dans un style classique. Je me suis tout même bien amusé à suivre les péripéties des bons et des méchants, qui a le mérite quand même, faits rarissime dans le western américain, de dénoncer le comportement des militaires et colons américains sur les terres mexicaines. Ainsi, remis à leur juste place, non les héros de Fort Alamo, mais les sanguinaires tueurs d’indiens comme Davy Crockett qui massacrèrent le général Santana et ses hommes. Reste un sympathique divertissement.

Afficher l'image d'origineAvec Jim Davis, le célèbre Jock Ewing dans la série Dallas, Lee Van Cleef (Nom de code : oies sauvages) encore bien méchant à souhaitet Faron Young, la jolie Arleen Whelan et Marty Robbins, excellents, ainsi que Louis Jean Heydt et Harry Lauter, Douglas Fowley et Lawrence Dobkin, de même Bill Coontz et Don Diamond, Rick Vallin et le scénariste Tom Hubbard,

Le film L'ultime chevauchée d’Albert C. Gannaway issu de la Collection Les grands classiques du Western, distribué par Artus Films, disponible dans les meilleurs bacs dès le 6 septembre 2016 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, Les chasseurs de la Californie, dans lequel Georges Ramaïoli relate la carrière du réalisateur et celle des principaux interprètes du film.

2 étoiles

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 11:22

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique d’Antoine Cuypers, qui pour son premier long métrage nous entraine dans une ambiance délétère à souhait autour d’un repas familiale où tout est réuni pour passer un bon moment avec une belle annonce en vue.

Afficher l'image d'origineDans la maison des parents, chacun s’active pour préparer repas et table dans la joie et la bonne humeur. Cependant, Cédric, le fils de trente deux ans qui vit toujours chez les parents laisse planer de par son comportement et les réactions des autres, une certaine méfiance. C’est alors qu’à table, sa sœur Caroline annonce qu’elle est enceinte, au plus grand plaisir de l’assemblée, sauf manifestement pour Cédric qui se lance dans des diatribes blessantes auxquels chacun tente de ne pas répondre comme si de rien n’était, jusqu’à ce que la lourde tension éclate.

Afficher l'image d'origineFilm cyniquement maitrisé pour nous plonger dans une ambiance oppressante où l’on ne sait jamais trop qui est la véritable victime de l’agressée, bien que des indices permettent justement sans savoir ce qui se trame réellement. Entre ce trentenaire, visiblement autiste sans l’être vraiment, qui nous met terriblement mal à l’aise avec ses regards et ses gestes glauques, tout en déclenchant une compassion vis-à-vis des réactions à son égard, et Afficher l'image d'originel’attitude de la famille à cran de se retenir de faire semblant à se comporter avec un frère qui semble tout à fait normal sans l’être de toute évidence. Ainsi, dans ce huis clos étouffant, règne une atmosphère particulièrement tendue dans laquelle baigne la plus totale confusion, et ce jusqu’à la fin. L’incompréhension de l’attitude des uns et des autres, faisant des efforts inouïs d’intégration difficile et vain, est assez symbolique d’une société Afficher l'image d'originetelle que nous la vivons actuellement. J’ai beaucoup aimé être dérangé par ce récit, qui tantôt me plaçait à la place et chacun à tour de rôle afin de comprendre les motivations, sans jamais condamner ni finalement plaindre aucun. Une très belle réalisation, dans une mise en scène théâtrale de qualité, avec des dialogues maitrisés pour mieux maintenir un suspens épouvantable. Naviguant d’une pièce à l’autre de la maison, ou d’un endroit précis du jardin et de la forêt avec les jeux d’ombres, la caméra nous guide dans le labyrinthe psychologique et des circonvolutions des protagonistes, pour un récit qui hante longtemps.

Afficher l'image d'origineAvec un Thomas Blanchard (Caprice) époustouflant, face à Nathalie Baye (L'avenir) excellente une fois de plus, de même Ariane Labed (The lobster) qui crève l’écran. Il en est de même d’Eric Caravaca (24 jours) et Julien Baumgartner (L’art de la fugue), Cathy Min Jung (Moi, Michel G, Milliardaire, Maître du Monde), le jeune Arthur Bols et Arno Hintjens.

Le film Préjudice d’Antoine Cuypers, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 26 juillet 2016 en DVD. Il est proposé avec sous-titres français pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, un entretien du réalisateur avec Philippe Piazzo, qui nous fait part des conditions de réalisation. Deux courts-métrages d’Antoine Cuypers, Autonomie de la volonté de 2009, et A new old story réalisé en 2012.

3 étoiles

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5 septembre 2016 1 05 /09 /septembre /2016 10:04

Suicide Squad : Photo Jared Leto, Margot RobbieAlors que le ras le bol prend une ampleur inégalée des supers héros Marvel qui deviennent supers chiants de super gavant au possible, la Warner nous gratifie de supers conneries encore plus nulles avec ce super navet de David Ayer (Fury) qui sombre au niveau des nullités des Deadpool et Batman vs Superman dont on n’en voit plus le fond.

Suicide Squad : Photo Joel Kinnaman, Will SmithAlors que Batman et Superman sont out, Gotham city est la proie d’un extraterrestre qui s’allie à une super sorcière pour détruire le monde. Le gouvernement constitue une équipe de choc composée de super assassins dégénérés croupissants à vie dans des prisons fédérales. Leur mission est d’attaquer et de détruire l’entité et la sorcière dans un voyage sans retour, ou s’ils en reviennent gagneront une réduction de leurs peines de dix ans.

Suicide Squad : Photo Adewale Akinnuoye-Agbaje, Jai Courtney, Jay Hernandez, Joel Kinnaman, Karen FukuharaPassé une pénible première longue demi-heure de présentation des protagonistes sans grand intérêt, nous avons droit ensuite à une heure et demi d’actions ponctuées de flashbacks au rythme et musiques rock and roll en pâle imitation de Snyder -producteur ici- dans une obscurité totale sur toute la durée de cet épouvantable navet. Rarement ces derniers temps il m’a été donné l’horreur de m’emmerder autant. En fait, il Suicide Squad : Photo Jared Leton’y a rien à sauver. La trame est bancale et confuse, la réalisation est mauvaise, les dialogues tout pouraves aux répliques jamais drôles quand ça se veut dans un esprit faussement irrévérencieux au genre. C’est ce qui s’appelle un ratage total. Et dire que des suites sont dans les cartons… Au secours !

Suicide Squad : Photo Karen FukuharaAvec dans un casting choral, un bien pathétique Will Smith (Men in black III) dans un second rôle, pas mieux pour les Jared Leto (Dallas buyers club) et Margot Robbie (The big short), comme pour Joel Kinnaman (Robocop) et Viola Davis (La stratégie Ender), Jai Courtney (Terminator Genisys) et Ike Barinholtz (Nos pires voisins 2), mais aussi de Jay Hernandez (LOL USA) et Karen Fukuhara, Scott Eastwood (Fury), Adewale Akinnuoye-Agbaje (Dalton Trumbo) et la belle Cara Delevingne (Pan), ou encore Adam Beach et Ray Olubowale (Resident evil: retribution), et bien d’autres encore…

1 étoile

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 18:12

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique de Mia Hansen-Løve, pour un récit tout en finesse et subtilité d’une nouvelle vie de liberté retrouvée aussi brutale qu’inattendue.

L'Avenir : Photo André Marcon, Sarah Le PicardFemme passionnée par son travail d’enseignante en philosophie et par l’écriture, Nathalie, la soixantaine partage sa vie avec autant d’engouement pour son mari et ses deux enfants, comme avec ses anciens élèves. Quand son mari lui apprend qu’il a une autre femme dans sa vie, et la quitte. Dans le choc inattendu et insoupçonné, Nathalie doit se réinventer un avenir dans une liberté nouvelle qu’elle n’a pas connu depuis des années.

L'Avenir : Photo Isabelle HuppertPresque imperturbable aux événements brutaux qui lui tombent dessus sans crier gare, le récit nous mêle intimement aux changements radicaux qu’une telle fracture arrive à un certain âge où le confort d’une longue habitude de vie familiale est brutalement bouleversé. J’ai aimé cette sorte de torpeur qui s’empare subtilement de l’héroïne confrontée sans y être préparée et accuse le coup avec classe. Ainsi dépossédée, se retrouvant seule face à une liberté nouvelle, la réalisatrice nous décrit une réaction L'Avenir : Photo Isabelle Huppertétonnante de quasi traumatique sans cris ni heurts, quasi imperceptible. alors que l’air de rien, il se passe beaucoup de remous en filigrane avec passion et émotion mais aussi beaucoup d’amusement. Une belle réalisation qui avec sensibilité et beaucoup de subtilité, nous entraine dans un tsunami émotionnel que la mise en scène aux images cadrées avec la douceur d’un traveling soigné met en valeur.

L'Avenir : Photo Sarah Le Picard, Solal ForteAvec une remarquable Isabelle Huppert (Elle) face à André Marcon (Marguerite) et Roman Kolinka (Après mai), Edith Scob (Une famille à louer) et la jolie Sarah Le Picard (Les anarchistes), de même que Solal Forte (Fonzy) et la belle Elise Lhomeau (Les salauds).

Le film L'avenir de Mia Hansen-Løve, distribué par Blaq out, disponible dans les meilleurs bacs dès le 6 septembre 2016 en DVD. Il est proposé avec des sous-titres français pour sourds et malentendants et en audiodescription.. Dans les suppléments, un entretien avec la réalisatrice par Olivier père dont lequel elle explicite son travail. Un court métrage qu’elle a réalisé en 2004, Un pur esprit, et une compilation d’entretiens radiophoniques sur France culturede entre Mia Hansen-Løve et Laure Adler.

3 étoiles

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 11:02

Excellent western réalisé en 1950 par Alan Le May pour son unique long métrage, découvert avec plaisir grâce à par Artus Films , qui nous entraine dans un far west où le polar et la romance est saupoudré avec malice de thriller et de mystère qui nous tiens en haleine jusqu’au bout.

Afficher l'image d'origineUne nuit, un jeune vagabond surnommé Cooncat, est surpris et arrêté par le cuisinier Boatwhistle, dans le ranch des Davis pour avoir volé de la nourriture. Visiblement paniqué, il veut fuir au plus vite car deux tueurs sont à ses trousses. Quand il donne la description de ces hommes, il est prit pour un fou ou un menteur, car ils sont mort depuis longtemps, lors de la guerre des clôtures entre fermiers. Si l’on ne le croit pas, il est affectueusement pris en charge par les Davis, dont la jeune Meagan n’est pas insensible à son charme. En attendant le mariage de l’ainée Abby avec Pat Farrell, ses parents sont retrouvés assassinés et Pat accuse sans preuve Cooncat d’en être l’auteur, déclenchant une nouvelle guerre entre fermiers.

Afficher l'image d'origineJ’ai beaucoup aimé ce récit dont l’écriture est vive et alerte, et le suspens angoissant nous scotche jusqu’au bout. Est-ce que le jeune homme est un menteur et tueur psychopathe, ou est-ce des fantômes qui rôdes, sont des questions qui sans cesse évoluent au fils des événements pour des rebondissements et révélations qui donnent d’autres pistes et nouvelles interrogations. Intelligemment écrit et découpé, la trame mêle romantisme et chevauchés, batailles meurtrières et intrigue quasi policière, avec drames, humour et émotion. De nombreuses thématiques sont abordées avec beaucoup de subtilité, donnant la part belle dans le rôle et la place de femmes. Un bon western comme on les aime.

Avec l’excellent John Drew Barrymore, père de Drew, face à Chill Wills et John Archer, les jolies Lois Butler et Kristine Miller, Basil Ruysdael (La fille du désert) et le terrible Jack Elam (L'attaque de la malle-poste), ainsi que Dave Kashner et Frank Cordell, ou encore Clem Fuller, Hugh Aiken et Howard Joslin.

Afficher l'image d'origineLe film La vallée du solitaire d’Alan Le May issu de la Collection Les grands classiques du Western, distribué par Artus Films, disponible dans les meilleurs bacs dès le 6 septembre 2016 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, La grande solitude, Georges Ramaïoli relate l’œuvre et du réalisateur et celle des principaux interprètes du film.

3 étoiles

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 14:54

Très beau docu-fiction colombien d’Oscar Ruiz Navia, que j’ai pu découvrir grâce à Blaq out pour une plongée dans les arcanes du street art dans la ville de Cali au travers de deux jeunes graffeurs dans un récit tout en émotion, entre graphisme et chansons et violences urbaines et politiques locale, dans une ambiance éthérée.

Afficher l'image d'origineRas est un jeune qui n’a d’autres passions que le skate et le graphisme, qui se fait virer de son boulot pour avoir volé de la peinture pour sa fresque murale. Il retrouve son meilleur ami Calvin graffeur lui aussi, qui s’occupe avec dévotion de sa grand-mère malade. Etudiant en Art, il gamberge avec sa petite amie Maria étudiante aussi. Ils participent avec d’autres de la fac, à une œuvre monumentale la nuit sous un pont de la ville.

Déambulant le plus souvent dans les nuits chaudes de la ville, nous parcourons ainsi les différentes strates de l’art de Cali, entre les tags du street art, la musique et les danses, d’une jeunesse assoiffée de vie, d’amour et de sexe, d’alcool et de drogue, d’expression politique et de poésie, politique et religion. J’ai beaucoup aimé ce docu-fiction underground d’une ville plus connue pour ses cartels de la drogue et sa violence meurtrière. Afficher l'image d'origineNous sont offert de beaux portraits d’une face cachée de la société colombienne, qui ressemble tellement à nos autres villes, avec en plus des débats sur des politiques corrompues gangrénées par la mafia et la violence policière, qui n’arrête cependant pas tous les arts de s’exprimer. Une belle réalisation, qui sur une fiction format documentaire souvent intrusif qui nous balade de nuit comme de jour dans les arcanes d’une vie pleine d’énergie et de diversité, de couleur et de lumière, de son et d’image dans une atmosphère éthérée quasi irréelle.

Afficher l'image d'origineAvec des interprètes amateurs de talent, acteurs ou chanteurs, tel Jovan Alexis Marquinez et Calvin Buenaventura très marquants, de même qu'Atala Estrada et Gustavo Ruiz Montoya, la jolie María Elvira Solis et la très belle Dominique Tonnelier, ou encore Ángela García, ainsi que Zalama Crew, La llegada del Dios Rata et Sebastián Escofet, pour la partie musicale, et un vrai graffeur Mario Wize.

Le film Los hongos d’Oscar Ruiz Navia, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 26 juillet 2016 en DVD. Il est proposé en version originale espagnole sous titrée français. Dans les suppléments, Calidoscope suit Oscar Ruiz Navia après la réalisation en renvennant sur tous les lieux du tournage et les principaux interprètes.

3 étoilesAfficher l'image d'origine

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1 septembre 2016 4 01 /09 /septembre /2016 10:58

Un grand merci à Ad Vitam pour m’avoir permis de découvrir ce drame social argentin de Santiago Mitre, inspiré de La patota réalisé en 1960 par Daniel Tinayre et écrit par Eduardo Borrás, à la très belle narration, bien que déroutante quand à sa démonstration sur un sujet aussi dramatique, et une conception d’un idéal politico-social.

Paulina : Photo Dolores FonziRenonçant à une magnifique carrière d’avocate, Paulina, jeune et brillante jeune femme de vingt-huit ans à l’idéal politique enthousiaste, se lance dans l’enseignement au fin fond du pays. Rapidement, elle fait face à des élèves loin à ce qu’elle s’attendait, et aux grandes difficultés d’intégration. Un soir, rentrant de chez une amie, elle est sauvagement violée par un groupe de ses élèves. Après une enquête vaine de la police, Paulina mène ses propres recherches, à la suite de quoi, elle prend des décisions surprenantes.

Afficher l'image d'origineSur une thématique aussi douloureuse et rarement évoquée depuis longtemps au cinéma, comme si cela n’existait plus ou dans un désintérêt encore plus dramatique d’une banalisation coupable, le viol est ici abordé avec une vision troublante qui rend malaisée la conclusion. Outre les scènes doublées à la Elephant de Gus Van Sant qui n’apportent pas grand chose, on se demande l’utilité paulina 5de la confrontation des agresseurs quand la jeune femme avait le visage masqué. La réalisation est cependant excellente, avec un jeu talentueux de l’actrice qui porte tout le poids du film sur ses épaules, avec force de conviction et d’émotion. Un très beau film, qui nous laisse dans l’expectative troublante dans le message qui donne aux décisions de la jeune femme de l’absolutisme d’un idéal social par delà le crime, qui bien que louable s’avère difficilement défendable et une porte ouverte à tous les ignobles excès au nom de principes politiques aussi généreux qu’ils soient. Un film qui donne donc à réflexions et débats.

Avec l’excellente Dolores Fonzi (El campo), belle et remarquablement marquante, face à Oscar Martínez (Les nouveaux sauvages) et Esteban Lamothe, Cristian Salguero et Laura Lopez Moyano.

Afficher l'image d'origineLe film Paulina de Santiago Mitre, distribué par Ad Vitam, disponible dans les meilleurs bacs dès le 4 octobre 2016, est proposé en version originale sous-titrée français.

2 étoiles

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 17:37

Polar entre comédie et horreur, Shane Black (Iron man 3) nous entraine dans une époque des années soixante-dix et le milieu du cinéma porno, entre politique et écologie, entre naïveté désuète et une noirceur malaisée pour une version patstichée des polars des années cinquante.

The Nice Guys : Photo Angourie Rice, Russell Crowe, Ryan GoslingA Los Angeles, une enquête sur la mort mystérieuse d’une starlette de porno, prend des allures de rivalité entre deux détectives, avant qu’ils ne s’unissent face à une affaire qui les dépasse. Rapidement, ils constatent avoir mis les pieds dans de hautes sphères politiques, et les morts et mortes ne se comptent plus, pour que se mettent à jours des révélations toujours plus surprenantes quand aux motivations.

The Nice Guys : Photo Margaret Qualley, Russell CroweJ’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à entrer dans une histoire qui de sordide se conjuguent avec un humour déplacé, me mettant mal à l’aise sans savoir quand réellement rire de choses trop sérieuses et m’émouvoir au bon moment. Question de ressenti personnel sans doute, mais aussi de timing dans la narration, comme avec les vulgarités repoussantes devant la gamine. En fait, il n’y a rien de véritablement horrifique ni dans le texte ni dans les images, mais juste un assemblage et une tonalité qui donne une impression bancale dans la réalisation. Film qui serait sympatoche en réalité, et qui pourtant tout en évitant le navet manque d’être une réussite.

The Nice Guys : Photo Russell Crowe, Ryan GoslingUn beau casting pourtant, avec Ryan Gosling (The big short) et Russell Crowe (La promesse d'une vie) dans un duo qui fonctionne plutôt bien, et la jeune Angourie Rice parafitement excellente, et la magnifique Margaret Qualley (Palo Alto), de même Kim Basinger (Match retour) parfaite. Matt Bomer (Magic Mike XXL) et la belle Rachele Brooke Smith (Burlesque), comme Jack Kilmer (Palo Alto) et Yaya DaCosta (Le majordome), Beau Knapp (Super 8) et Lois Smith (Minority report), ainsi que la très belle Murielle Telio, comme les jeunes Daisy Tahan (Mon beau-père et nous) et Ty Simpkins (Jurassic World), Cayla Brady (L'Incroyable histoire de Winter le dauphin 2) et Lance Valentine Butler, sont de la partie avec conviction.

2 étoiles

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 11:58

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film d’horreur slasher réalisé en 1979 par David Paulsen dans un récit déroutant avec son écriture soignée, et son ambiance entre érotisme et horreur qui marque par son style qui se détache intelligemment des films du genre.

Afficher l'image d'origineRécemment divorcé d’avec son mari Greg dépressif suite à un scandale politique, Marie, part avec son nouveau petit ami Robert pour un week-end au calme, ainsi que sa sœur Shirley et des amis. Entre ébats sexuelles au soleil et baignades dans le lac, le premier jour s’annonce sous les meilleurs auspices. Tous s'amusent d'une sombre histoire d'un certain Otis. Cependant le soir, un homme masqué entre dans la maison, pour un carnage assuré.

Afficher l'image d'origineConsidéré comme l’un des premiers slasher, le récit trouve une écriture qui se distingue des autres nombreuses productions du genre sorties depuis. Ainsi, sur des airs musicaux enjoués en total décalage de se qui se trame, avec des images résolument érotiques champêtres souvent drôles comme avec la pi de vache, et enfin les scènes d’horreurs qui se succèdent sans discontinuer, un véritable travail scénaristique solide est construit. Pas fan du genre, l’histoire bien que les premières images et la tronçonneuse donne déjà de quoi frissonner d’horreur, j’ai été plus effrayé qu’écœuré par des détails sanglants et scabreux auxquels nous avons souvent droit. Si le gore est bien dans l’esprit du film, il n’en est pour autant pas l’intérêt principal, de même que les scènes de sexes sont juste ce qu’il faut pour émoustiller avec subtilité. Intelligemment bien écrit pour laisser le suspens planer jusqu’au bout sur les motifs et coupables possibles du carnage, l’angoisse et l’horreur n’en sont que plus marquant.

http://splatterday.com/wp-content/uploads/2013/11/Savage-Weekend9.pngLa réalisation, sans temps mort, est donc alerte, nous mettant dans une situation malaisée tant on sait qu’il va y avoir du grabuge, sans jamais s’y attendre, ainsi du triste sort de Shirley. Typique film des années soixante dix avec cependant une belle marque personnelle du réalisateur. Les Vendredi 13 en 1980 et Massacre à la tronçonneuse en 1974 et autres slasher terriblement gores et absurdes sont beaucoup plus sale et aussi moins subtiles.

Afficher l'image d'origineAvec les belles Marilyn Hamlin et Caitlin O'Heaney, Christopher Allport et David Gale, Jim Doerr et Devin Goldenberg, Jeff Pomerantz et William Sanderson (Blade runner), Yancy Butler (Kick-Ass 2), ainsi qu’Adam Hirsch et Don Plumley, Ben Simon et Geraldine Chapin.

Le film Savage weekend de David Paulsen issu de la Collection horreurs US, distribué par Artus Films, disponible dans les meilleurs bacs dès le 6 septembre 2016 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, Le tueur derrière le masque, dans lequel Eric Peretti relate la carrière du réalisateur et celle des principaux interprètes du film et les conditions du tournage, quand Alain Petit en fait autant dans Le sacre de la trançonneuse avec autant de passion et d'intérêt

2 étoiles

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