Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 17:29

Un grand merci à Pyramide Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 2019 par Oliver Laxe, sur le regard et la culpabilité qui marque les esprits après un acte répréhensible .

Amador Coro a été condamné pour avoir provoqué un incendie. Lorsqu’il sort de prison, personne ne l’attend. Il retourne dans son village niché dans les montagnes de la Galice où vivent sa mère, Benedicta, et leurs trois vaches. Leurs vies s’écoulent lentement, au rythme apaisé de la nature. Jusqu’au jour où un feu vient à dévaster la région. Il n’y a pas de fumée sans feu.

Sur une ambiance lourde, où après un acte criminel et au sortir de prison, le passé se rattrape à son mauvais souvenir dans la haine et la vengeance d’un pardon manqué qui réveil les vieux démons. Avec cet incendiaire qui bien qu’ayant été puni par la justice, laisse dans les esprits et les cœurs de chaun une douleur lancinante qui se révèle à la sute d’un nouvel incendie et bien que pour rien réveille les frustrations, les peurs et la vengeance populaire. On pourrait se dire que revenir vivre sur les lieux du crime était un peu inconscient, même si l’exil aurait été une double peine et le pardon faussé.

Sur des dialogue minimalistes, sur un rythme languissant, la trame se déroule tel un thriller inquiétant et angoissant avec la musique, les images et les regards où pointe la haine indicible autant pour le fils que pour la mère dans une réaction incontrôlable. Une belle évocation de malaise.

Avec Amador Arias et Benedicta Sánchez, Inazio Brao, Nuria Sotelo et Rubén Gómez Coelho, Iván Yáñez et Luis Manuel Guerrero Sánchez, Elena Mar Fernández et David de Poso, Alvaro de Bazal et Nando Vázquez.

Le film Viendra le feu, distribué par Pyramide Films est disponible en DVD, dans les meilleurs bacs depuis le 4 février 2020. Il est proposé en version originale espagnole sous-titrée français. Dans les suppléments, Un entretien avec le réalisateur Oliver Laxe.

2 étoiles

Partager cet article
Repost0
2 mars 2020 1 02 /03 /mars /2020 09:48

Une très belle réalisation de Géraldine Nakache (Nous York), pour une comédie dramatique sensible et subtile entre humour et émotion.

Léon Gasmi est un veuf et père aimant de deux filles Vali et Mina que tout oppose, éloignées par les épreuves de la vie. L’une est chanteuse, rêveuse et émotive. L’autre est thérapeute, distante et rationnelle. Alors qu’il doit passer une chimiothérapie, il trouve en cette occasion réunir les deux sœurs le temps d’un week-end et tenter de les réconcilier. Vali a décroché une audition à Paris et c’est Mina qui va devoir l’y emmener malgré son mépris pour la passion de sa sœur. Deux jours et une nuit mouvementés, qui doit crever l’abcès entre les jeunes femmes, entre douleurs et secrets efouis, pou mieux se retrouver.

Une belle histoire que la mort du mère mal vécue, que l’amour d’un père tente de palier, que la souffrance gardée en soit entraine dans les affres du désespoir trouve à s’exprimer par deux actrices amies et complices avec beaucoup d’émotion et de justesse. J’ai beaucoup aimé le jeu et l’ambiance dans un savant mélage d’humour et d’émotion, sans jamais en faire trop dans l’un ou l’autre extrême, sans pathos ni pesanteur. Un ton juste autant dans le jeu, dans les dialogues que dans la réalisation maîtrisée.

Avec les excellentes Leïla Bekhti (Chanson douce) et Géraldine Nakache (Les aventures de Spirou et Fantasio), Patrick Timsit (Santa & Cie), Pascale Arbillot et Célia Pilastre, Romain Francisco, Johanne Toledano et Vincent Darmuzey, Jean-Gabriel Nordmann et Serge Avedikian, Bryan Marciano, Thomas Lilti et François Favrat, Eric Pucheu, Candice Bouchet et Jenny Bellay, Lorrah Cortesi, Constance Carrelet, Eva Hoolodor, Laura Malvarosa et Ariane Carmin.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 10:34

Une belle évocation des combattants d’une guerre beaucoup évoquée contre les effroyables islamistes de Daesh par nos alliés kurdes, dont Caroline Fourest, pour son premier long métrage s’inspire avec émotion à de faits réels rend hommage, notamment à ces combattantes venues du monde entier en brigades internationales auprès des femmes kurdes et yézédies.

Cependant que les musulmans de Daesh sèment la mort et le malheur sur les populations civiles en Syrie, Irak et Kurdistan, ainsi que des attentats meurtriers à Paris contre Charlie hebdo, Kenza et Yaël, deux jeunes françaises, parties se battre en Syrie aux côtés des forces kurdes du YPG. Sur place, elles rencontrent Zara, une rescapée Yézidie dont les femmes sont enlevées et vendues aux marchés d’esclaves sexuelle, qui a été mariée à un djihadiste français et violée dont elle s’est échappée. Les trois jeunes femmes vont s'unir et devenir de vraies sœurs d'armes, et découvrir après un entrainement militaire la dureté des combats.

Nous avons vu des milliers de reportages sur la guerre qui s’est jouée, et se tient encore plus que jamais à cette heure, dans l’ancien califat salafiste, entre différents belligérants des pays voisins de la Syrie, impliquant l’Irak et à fortiori la Turquie, l’Iran, la Russie, les États-Unis et l’Europe. Une petite guerre mondiale qui ne dit pas son nom qui à bien des égards en rappel en 1936 en Espagne. Le danger en étant la paix et la démocratie, la liberté et la tolérance, sont menacés par des nazis sous couvert de religions. Des brigades internationales ont participés à cette guerre épouvantable, dont les femmes ont donnés de leur sang et de leur vie.

Un combat d’autant plus justifié et louable que ces femmes sont les premières victimes en toute circonstance, qui hélas ne datent pas d’hier, les grecs de l’antiquité ne faisaient pas mieux, sauf que nous sommes au vingt et unième siècle. Un très beau film à l’instar Des filles au soleil d’Eva Husson, sur des portraits de combattantes émouvantes, dans un cadre magnifique du Kurdistan bien ensanglanté par quatre pays occupants et d'autres plus lointains mais tout aussi meurtriers. Caroline Fourest nous restitue avec émotion et de belles scènes de combats, le courage et l'abnégation de ces héroïnes sur un vibrant message féministe certes un peu idéalisé mais émouvant. Dans cette partie du monde, les combattantes du CCFR (Collectif des combattantes et combattants francophones du Rojava -Fédération démocratique du nord de la Syrie), mènent la guerre contre Daesh et tous les nationalismes qui occupent le Kurdistan par toutes les violences sur les populations civiles kurdes, yézédies et arabes.

Nos alliés contre les terroristes des attentats contre Charlie hebdo, au Bataclan, à Nice et tous les meurtres en France et dans le monde, contre nos démocraties, nos libertés de pensées et de vivre, que nous avons lâchées et trahies. Or, Daesh n’est pas mort, le combat n’est pas terminé, et c’est la mort du peuple kurde que nous endossons en laissant mais libres aux turcs et tous les suppôts de Satan de la région. Ainsi, sont-ils sans cesse trahis par les américains, l’Europe et en particulier la France si proche des kurdes. Si le film n’a pas la prétention de restituer l’historique des factions, il rend hommage à toutes ces femmes courageuses et héroïques qui se sont engagées dans la lutte contre les islamistes et pour la cause kurde, avec un message féministe. Elles combattent encore et plus que jamais à l’heure qu’il est où les turcs et les russo-syriens ont chassés des centaines de milliers de populations civiles sur les routes et les bombardements. Et dire que chez nous, des voix veulent rapatrier tous les prisonniers djihadistes.

Avec les excellentes Dilan Gwyn (Dracula untold), Amira Casar (Saint Laurent) et Camélia Jordana (Le brio), Maya Sansa (Les femmes de l'ombre), Esther Garre (L’astragale) et Nanna Blondell, Korkmaz Arslan, Noush Skaugen et Mark Ryder, Youssef Douazou, Greig Abbraham et Darina Al Joundi, Zakaria Atifi, Abdelaziz Boujaada et Roda Canioglu, Filippo Crine, Mohamed El Habib Ahamdane et Pascal Greggory, Abdelmoula Hadif et Roj Hajo, Shaniaz Hama Ali, Aya Ibrahim Krdi et Laetitia Loreni, Oussama Oussous, Mouafaq Rushdie et Youssef Soummer.

3 étoiles

 

Partager cet article
Repost0
29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 13:40

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette comédie romantique réalisée en 1988 par Claude Pinoteau, pour une projection générationnelle de la jeunesse entamée ave La boum et l’adolescente Vic.

Valentine, étudiante, prépare l’agrégation de Lettres et n’a guère le temps de songer à l’amour. Le temps d’un soir, elle rencontre Edouard, musicien nocturne, qui s’accroche à elle. Les emplois du temps difficilement conciliables finissent par séparer le couple. Mais Valentine est maintenant très amoureuse et le jour de l’agreg, sous le couvert d’un exposé sur Molière, elle lui adresse un message d’amour.

Une intrigue qui se situe quelques années après la Boum et l’éveil à l’amour et à la sexualité sans reprendre vraiment le personnage de Vic, pour relater avec cette Valentine une vision d’une sexualité libre et d’un amour plus adulte dans l’espérance du grand amour.

Dans un style entre Claude Lelouch, et Claude Autant-Lara, la réalisation s’attarde, après un coup d’un soir, aux sentiments amoureux de deux univers inconciliables, pour se terminer par une déclaration d’amour épique et idéalisé de la jeune femme qui convaincra difficilement de la pérennité de cette relation, mais trouve dans la déclaration un accent d’idéalisme de l’amour sincère. Chaque génération à son icône de beauté telles les Brigitte Bardot et Isabelle Adjani, Sophie Marceau en a été le relay de charme et de superbe qui est mise en exergue pour illuminer cette réalisation quelque peu désuet fleur bleue. Un film d’époque, en plein dans les années sida, qui nous replonge dans un quotidien absent des Internet aux réseaux sociaux et des téléphones portables 4G, au point d’être surpris par les cabines téléphoniques à pièces de nos grands-parents… pourtant d’hier.

Avec Sophie Marceau (Mme Mills, une voisine si parfaite), Vincent Lindon (L'apparition) et Élisabeth Vitali (La belle époque), Jean-Claude Leguay, Elena Pompei, Roberto Attias, Brigitte Chamarande et Christian Pereira, Beppe Chierici, Nathalie Mann, Anne Macina et Janine Souchon, Virginie Demians, Hugues Leforestier  et Jacqueline Noëlle, Marc-André Brunet et Isabelle Caubère.

Le film L’étudiante, issu de la Collection : Gaumont découverte Blu-ray distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 26 février 2020. Dans les suppléments, un entretien avec la scénariste Danielle Thompson, et un entretien avec Vincent Lindon.

2 étoiles

Partager cet article
Repost0
29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 09:53

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir ce film issu du coffret sur le merveilleux ciénaste japonais Yasujirō Ozu, pour ce film  réalisé en 1956, sur un panel de 20 films retraçant son œuvre de  1931 et 1962, du muet au parlant, du noir et blanc à la couleur dont 10 restauré en 2K et 4K.

A Tokyo, l'employé de bureau Shoji Sugiyama se prépare à partir travailler avec l'aide de sa femme, Masako. Leur seul enfant est mort quelques années auparavant. Au cours d'une sortie avec ses amis et collègues, Shoji passe du temps avec une secrétaire, Kaneko, surnommée "Poisson rouge" pour ses grands yeux. Peu de temps après, ils ont une relation éphémère. Mais Masako soupçonne cette liaison et décide de quitter le domicile conjugal. Shoji, accepte l'offre d'un poste de son entreprise située dans les montagnes, et part pour trois ans. Bientôt sa femme le rejoint.

Encore une belle intrigue sur la difficulté du couple et l’adultère, faute douloureuse qui trouve une réflexion et le pardon, ou du moins une excuse. J’ai beaucoup aimé ce regard émouvant, cette contrition sur un accident qui revêtait déjà le caractère difficile de la monogamie et de la fidélité sur toute une vie quand bien même l’amour est l’union moteur du couple. Ainsi, Ozu développe son récit sur un sujet sensible que toute union est confronté un jour et sur les ressentiments, la remise en cause et les réflexions pour sortir d’un tel dilemme. Toujours cette même lanscinante réalisation avec ses cadrages, ses expressions et cette mise en scène fabuleuse qui a la marque d’Ozu en plus de son regard doux amer, sans jugement ni parti pris sur la vie amoureuse, sur la relation de couple dans une société japonaise toujours entre traduition séculaire et modernité et la place et les sentiments de la femme.

Avec les excellents Ryō Ikebe, Chikage Awashima et Keiko Kishi, Daisuke Katō, Kuniko Miyake et Chishu Ryu, Haruko Sugimura, Takako Fujino et Teiji Takahashi, Sō Yamamura, Kumeko Urabe et Eijirō Tōno, Masami Taura et Kuniko Miyake, Kōji Mitsui, Fujio Suga, Haruo Tanaka et Chieko Nakakita.

Kagamijishi - La danse du lion - Kikugorō no kagamijishi - 菊五郎の鏡獅子, est un documentaire réalisé en 1936, sur le Shunkyo Koshishishishi, une des dix huit nouvelles danses de Kabuki de Fukuchi Sakura Chisaku du théâtre Kabuki. Ozu s’intéressait au renouveau du genre japonais. Produit en tant que film de promotion internationale de la culture japonaise. Ozu filmait la scène au théâtre de Tokyo

Ce film est issu du très beau coffret Ozu en 20 films – Pack qui comprend notamment Le fils unique, Printemps tardif, Été précoce, Crépuscule à Tokyo, Le goût du riz au thé vert, Voyage à Tokyo, Printemps précoce, Fleurs d'équinoxe, Boujour, Fin d'automne et Le goût du saké.

Le film Printemps précoce du pack Ozu en 20 films, distribué par Carlotta, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 novembre 2019 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, Conversations sur Ozu, 90 ans après sa naissance, rétrospective.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 09:49

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique allemande réalisée en 2015 par Marco Pultke, pour un thriller fantastique aux confins du réel dans une ambiance insane d’angoisse et de suspens.

À chaque date de l’anniversaire de la mort de sa femme Anna, Tom Wieland accomplit le même rituel avec leur fille Romina. Ils accrochent des photos à un cerf-volant qui s’élève alors dans le ciel pour la disparue. Ce jour-là, la corde cède et le cerf-volant s’envole au-dessus de la forêt. Romina s’élance à sa poursuite et disparait. Anéanti, Tom va demander de l’aide à un groupe de médiums qui se rendent dans la forêt où ils sentent la présence de l’enfant. Une légende indique que ce que prend la forêt, elle en rend autant. Quand il rentre chez lui, il trouve sa femme, ignorante du drame qui se joue. Tom ne comprend pas ce qui se passe. il soupçonne la forêt de cacher un lourd secret. Il se lie avec une de ses étudiante Marion Dunkel, dont un quelque chose chez elle le trouble.

Thriller intrigant qui joue avec nos sens qui cogitent dans toutes les directions pour saisir le vrai du faux, de la folie à la possession, du traumatisme à la manipulation, du réel et du fantastique dans un délire d’une ambiance délétère. Une belle intrigue qui laisse planer doute et angoisse, avec tous les ingrédients du polar avec la disparition de la petite, de la découverte d’un corps, de notion d’espace et de temps, de tension et d’angoisse qui délite ainsi notre entendement pour une révélation savamment distiller. J’ai beaucoup aimé être balloter par les multiples pistes judicieusement brouillées avec maîtrise et pertinence. Une belle mise en scène et image sur une bande musicale inquiétante, servie par des interprètes marquants.

Avec Benno Lehmann, Juliane Hundt et Anne Lohs, Thomas Petruo (Incantations), Annika Strauss et Max Claus, Luise Lunow, Sebastian Gutsche, la jeune Aurora Nedzipi et Robert Hummel, Johann Fohl, Gustav et Thomas Kahler, Jan Kittmann et Marco Pultke.

Le film Veloren, dans la collection FilmRiss, est distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 7 avril 2020 en DVD. Il est proposé en version originale allemande sous-titrée français. Dans les suppléments, le documentaire du film, et Roulette russe et cinéma par André Quintaine.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 08:56

Un grand merci à Studiocanal pour m’avoir permis de découvrir ce film de guerre et d’action réalisé en 1978 par Michael Cimino, qui nous plongeait dans la guerre du Viêt-Nam au travers de soldats envoyés au cœur de l’enfer aux confins de la folie et des traumas.

Mike Vronsky, Steven Pushkov et Nick Chevotarevich, sont trois amis qui mènent une existence paisible entre leur emploi dans une aciérie et la chasse, et se préparent à partir pour le service militaire au Vietnam. Steve se marié avec Angela, quand Mike et Nick aiment tous les deux Linda qui choisi Nick. Mais les choses tournent mal quand les trois amis sont capturés par les Viêt-Congs qui les forcent à jouer à la roulette russe dont les cruels geôliers parient sur leur survie. L’expérience de la captivité les marque physiquement et mentalement, et lorsque Michael retourne à Saigon pour honorer la vieille promesse faite à un de ses amis, il fait une découverte aussi terrible qu’inattendue.

Un film sombre et violent qui révèle la folie dans laquelle cette guerre a plongé et marqué les vétérans dont le jeu de la roulette russe est symbolique et symptomatique de l’horreur. Encore que l’intrigue se focalise sur les soldats américains, les « gentils » et les viêts, les « méchants ». Encore qu’il ne parle pas des exactions commises par les américains comme par les viêts sur la population civile dont les femmes ont payées le prix fort.

Un film marquant sur la folie à l’instar d’Apocalypse now, Michael Cimino nous présente trois jeunes hommes à la vie de campagne que l’expérience de la guerre, la peur et la mort, traumatisent dans la folie et la perte de repère sur eux-mêmes. Une réalisation lancinante qui nous prend aux tripes dès les premières images avec ce père odieux contre sa fille, ces jeunes gens au passe temps de tuer ces magnifiques cerfs sans scrupule avant que devenir les proies de Viêts et de leur pulsions mortifères. Une analyse sociétale de l’Amérique d’alors, qui visiblement n’en a pas encore tiré les conclusions.

Une superbe distribution avec les excellents Robert de Niro (Happiness therapy), John Savage et Christopher Walken (Nos funérailles), Meryl Streep (Mamma mia! here we go again), George Dzundza et John Cazale, Chuck Aspegren, Shirley Stoler et Rutanya Alda, Pierre Segui, Mady Kaplan, Amy Wright et Mary Ann Haenel, Richard Kuss et Joe Grifasi.

Le film Voyage au bout de l’enfer, distribué par Studiocanal, est disponible depuis le 1er janvier 2020 en DVD et Blu-ray en version restaurée 4K, dont la piste 5.1 est issue des bandes 6 pistes de la projection 70mm. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, Commentaire audio de Michael Cimino animé par le critique de cinéma FX Feeney (VOST), Commentaire audio de Vilmos Zsigmond animé par le journaliste Bob Fisher (VOST).

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 09:45

Un grand merci à Pyramide Films pour m’avoir permis de découvrir ce très beau biopic réalisé en 2019 par Boris Lojkine (Hope), qui nous relate les derniers mois de la talentueuse photoreporter Camille Lepage, assassinée dans l’execice de son métier de lanceur d’alerte par ses photographie sur le conflit en République de Centrafrique.

Jeune photojournaliste éprise d’idéal, Camille Lepage part en Centrafrique couvrir la guerre civile qui se prépare. Très vite, elle se passionne pour ce pays et sa jeunesse emportée par la tourmente. Photoreporter, elle découvre une guerre meurtrière entre les factions musulmanes, les Séléka qui veulent renverser le Président en place, à coup de violences et d’assassinats. Ses photos alertent d’autres reporters et le monde, et les politiques, dont l’intervention de la France. Cependant que la jeune femme continue ses enquêtes auprès des anti-balaka.

Une belle et triste évocation des derniers mois de la photojournaliste Camille Lepage, talentueuse photographe reporter qui par son engagement en long terme sur la terrain et la qualité exceptionnelle de ses photo reportage à permis de sensibiliser la politique internationale sur la situation de guerre en Centrafrique et le sort des populations sur les massacres et viols de masse par les milices. Malheureusement assassinée le 12 mars 2014 à 26 ans dans l’exercice de son métier, pour sa passion de la photographie et son amour des gens. Un beau film biopic qui nous plonge au cœur d’un métier, de la passion de la jeune femme dans un pays qui n’en fini pas, aujourd’hui encore, de se déchirer et entre-tuer.

De belles images et une actrice envoûtante qui émeut et sensibilise sur les populations, et sur l’importance de ces photoreporters sur le terrain, et des risques qu’ils prennent pour alerter et informer l’opinion mondiale. Situation précaire, dont les médias tirent bénéfices à rémunération faibles et leur font prendre des risques plus importants. On pourra regretter le manque d’information sur le conflit et les forces en présence pour situer l’histoire du pays dans son contexte. 

Guerre larvée ou le Tchad souhaitait faire main basse sur pétrole et gaz de son voisin. Surprenant de faire passer la talentueuse jeune femme en demande de conseils auprès d’un photographe de renom, ou ceux de confrères sur le choix des photos à envoyer à la presse, quand Camille était déjà une chevronnée du terrain et de la photographie avec une longue expérience en Égypte et au Soudan, et déjà des prix pour ses œuvres. Une belle évocation du métier de journalistes photographes de presse qui sont trop souvent victimes d’arrestations, d’enlèvements, d’emprisonnements et de meurtres. Chaque année, ce sont des dizaines de journalistes, de reporters et de photographes à travers le monde qui meurent pour nous informer et nous alerter.

Avec l’excellente Nina Meurisse (Place publique), Fiacre Bindala, Bruno Todeschini (Jalouse), Grégoire Colin (Barbara) et Augustin Legrand, Michel Zumstein et Ousnabée ZounouaAbdouraouf Diallo, Rafiki Fariala et Mireille PerrierAntoine Gouy, Aurélie Mazzeo et Sammy Bangafaye, Kevin Pascal Mette et Antonin Schopfer.

Le film Camille, distribué par Pyramide Films est disponible en DVD, dans les meilleurs bacs depuis le 18 février 2020. Il est proposé en version originale sous-titrée français pour sourds et malentendants, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, Rencontre avec Boris Lojkine et Nina Meurisse.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 11:08

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette comédie policière réalisée en 1964 par Pierre Kast, pour un triple projet qui s'entrecroise et se contrecarre mortellement.

Un magnat du monde des affaires meurt dans un accident d’avion. Suspectés, Georg, son principal associé, Alain, jeune turc de la finance, et Anna Maria, fondée de pouvoir du groupe, briguent tous trois sa succession.

Un polar facétieux dans un combat à la succession où tous les coups sont permis pour tuer dans un crime parfait. Mais quand le grain de sable s’y met, il y a de quoi en perdre son latin et ne pas voir le danger venir là où l’on ne s’y attend pas. Je me suis bien amusé à suivre les circonvolutions de ce tueur parfait pour éliminer physiquement son rival et faisant accuser du meurtre son autre concurrente. Ainsi, le crime parfait est une fois de plus mis à mal mais pas par là où pouvait légitimement s’attendre. Sur un rythme emballé, l’intrigue se met en place avec beaucoup d’humour second degré pour une application à la lettre du funeste projet contrecarré avec subtilité et déjoué par un enquêteur chanceux à la Rouletabille. Une mise en scène légère doté d’une belle distribution efficace et sympathique, qui sans convaincre amuse cependant.

Avec Lilli Palmer (Cape et poignard), Pierre Brasseur (Le bateau d'Émile) et Laurent Terzieff (Les garcons), Paul Hubschmid, Guido Alberti, Sylva Koscina et Antoine Duhamel, Rogério Paulo, Clara d'Ovar, José d'Oreg, José Fonseca et Slivia Araujo, René Arrieu, Gérard Castello Lopes, Miguel Franco et Serge Nadaud.

Le film Le grain de sable, issu de la Collection Gaumont découvertes DVD distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 22 janvier 2020. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants.

2 étoiles

Partager cet article
Repost0
24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 10:16

Passionnant film de John Lee Hancock (Le fondateur) qui relate à travers deux enquêteurs des Texas rangers la traque comme deux célèbres psychopathes dangereux sadiques tueurs en séries.

Dans les années trente, devant l'impuissance des techniques d'enquête de l'époque et du FBI, les deux enquêteurs Texas rangers Frank Hamer et Maney Gault sortent de leur retraite pour traquer Bonnie Parker et Clyde Barrow qui continuent d’égrener des meurtres tout azimut avec sang froid et sadisme, jusqu’à ce que l’étau se ressert grâce à une patiente traque qui va prendre fin le 23 mai 1934.

Une excellente réalisation, qui au contraire des autres films qui ont abordés ce récit, s’emploi à nous montrer la traque de tueurs sanguinaires de sang froid sans empathie pour les assassins. Pour on ne sait quelle raison, la foule, les médias et Hollywood ont pris fait et cause dans un romantisme échevelé de dégénérés dont les meurtres ont été source de plaisir. On gardera en mémoire ce jeune policier assassiné le jour de son mariage et à sa jeune veuve toute mariée vêtue pour son enterrement terriblement émouvant. Comme souvent, trop, ces sanguinaires tueurs en séries sont passés pour des héros, quand de vulgaires malades auront parsemés leurs routes de morts et de malheurs.

Une belle réalisation, qui ne fait pas la part belle à ces tueurs en série que l'on ne voit qu'à l'extrême et ultime fin, sans concessions autant sur le couple maudit que sur ces policiers aux méthodes pour le moins intempestifs, mais pouvait-il en être autrement face à ces monstres ? J’ai beaucoup aimé suivre sous un autre angle ce récit, envoûtant d'autant plus par l'excellence des deux talents marquants pour l'interprétation des deux enquêteurs acharnés à mettre fin à ces meurtres.

Avec Kevin Costner (Les figures de l'ombre), Woody Harrelson (Retour à Zombieland) et Kathy Bates (Ma vie avec John F. Donovan), John Carroll, Thomas Mann, Dean Denton et Kim Dickens, William Sadler, W. Earl Brown et David Furr, Jason Davis, Josh Caras et David Born, Brian F. Durkin, Kaley Wheless et Alex Elder, Emily Brobst, Edward Bossert et Jake Dashnaw, Jane McNeill. Karson Kern et Jesse C. Boyd.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0