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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 14:58

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film historique, réalisé en 2016 par Renaud Fély (Pauline et François) et Arnaud Louvet, dans la conciliation difficile entre générosité et réalité politique.

La vie en communauté autour de François d'Assise est faite de simplicité, de joie et de pauvreté auprès des plus pauvres, qui fascine et intrigue. Convoqués par l’Eglise, François et ses amis doivent rédiger un texte aux règles strictes pour accréditer son ordre. Demande qui heurte François, dont le principe de vie est faite de paix et d’égalité entre les membres de son groupe qui ne s’accorde pas à une hiérarchie de règles. Dans son dos, son fidèle Elie de Cortone modifie le texte originel en un compromis allant à l’encontre des idées de base de François.

Dans ce dialogue contemplatif, entre François d'Assise et Élie de Cortone, se dessine une dualité entre deux personnalités aux philosophies opposées, tels deux faces d’une même foi. Ainsi, quand le fondateur de l’ordre des Franciscains, homme bon, pieu, aux idées révolutionnaires pour la pauvreté, la joie et le dialogue, son fidèle ami est plus porté sur la reconnaissance, la grandeur et l’intransigeance. J’ai beaucoup aimé suivre ce débat entre illuminés par

la foi dans un moyen-âge en plein bouleversement politique et religieux, où les contradictions d’une église des pauvres, d’amour et de partage, est en même temps une très riche puissance financière dont elle besoin pour exister. Une belle réalisation, théâtrale et champêtre, sur un ton résolument contemplatif d’illuminés frisant les sectes hippies, qui se construit sur un recit du sacro saint principe universel de douce et naïve utopie d’un monde merveilleux de bonheur dans la pauvreté.

Ainsi, Saint François d'Assise a-t-il été fondateur de l'ordre des frères mineurs (OFM, communément appelé Ordre franciscain) sur la base de la prière, la joie, la pauvreté, l'évangélisation et l'amour de la Création divine, apportant aux miséreux aide et salut, mais surtout reconnu comme le précurseur du dialogue interreligieux, alors qu’Élie de Cortone sera plus enclin au pouvoir, au luxe et à la tyrannie perdant de vue les saints principes de son ordre.

Avec Elio Germano (La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil) face à Jérémie Renier (L’amant double) et Yannick Renier (Pauline et François), Éric Caravaca (Tu honoreras ta mère et ta mère), Marcello Mazzarella (Pauline détective), Stefano Cassetti (Le crime du sommelier), le jeune Thomas Doret (La fille inconnue), Olivier Gourmet (Sage femme), Alba Rohrwacher (La mécanique de l’ombre), Mathieu Lane Maby et Philippe Laudenbach (La loi de la jungle).

Le film L'Ami - François d'Assise et ses frères, de Renaud Fély et Arnaud Louvet, distribué par Blaq out, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 22 juin 2017. Il est proposé en version sous-titré français pour sourds et malentendants, et audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, un entretien avec les réalisateurs Renaud Fély et Arnaud Louvet, ainsi qu’un entretien avec un historien spécialiste du Moyen-Age et de la religion Catholique.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 09:50

Remake plutôt décevant de la part d’Edgar Wright (Le dernier pub avant la fin du monde) qui semble avoir perdu la main depuis ses premiers long métrages, et nous concocte une insipidité sans intérêt, trainant en longueur sans une once de surprise ou d’innovation.

Baby est jeune homme surdoué dans le vol et la conduite en ville à fond les pédales, est chauffeur pour le compte de Doc, un truand braqueur de banques. Caché derrière ses lunettes et abrité sous ses écouteurs musique à fond, Baby semble quelque peu autiste, masquant en fait une blessure d’enfance. Alors qu’il termine son dernier contrat, il tombe éperdument amoureux de la jeune serveuse Debora, qui accepte de partir pour une nouvelle vie. Mais Doc ne l’entend ainsi, et oblige Baby pour un coup de trop.

Remake donc de The driver de Walter Hill réalisé en 1978, et Drive de Nicolas Winding Refn en 2011, la version d’Edgar Wright, ne se détache pas de ses prédécesseurs mis à part le premier quart d’heure. En effet, avec titre aussi accrocheur, on semblait parti pour une belle rigolage de comédie qui aurait repris la trame originelle en plus bouffonne et légère. Si c’est en effet le cas en temps, avec une magnifique course poursuite en ville follement passionnante que dans

les jeux vidéo, on retombe rapidement dans un thriller violent sans plus aucun intérêt que les autres versions, pire encore compte tenu du manque d’originalité et aucune surprise, on s’ennuie ferme par les longueurs excessives et une fin totalement inutile et sans aucun intérêt avec le procès et la prison sans compter la révélation du vrai prénom de Baby dont on se fiche complètement. Si la réalisation fait illusion un temps, elle tombe rapidement hélas dans un classicisme du genre pour un récit tellement pauvre que la bande musicale n’arrive à nous sortir de la torpeur. Un casting étonnement déséquilibré entre mochetés et jeu souvent inexpressif qui touche le fond.

Avec Ansel Elgort (Divergente 3) particulièrement amorphe, Kevin Spacey (Comment tuer son boss 2) toujours dans son éternel même rôle du méchant cynique, et Lily James (Orgueil et préjugés et zombies), Ansel Jon Bernthal (Mr Wolff), Jon Hamm et Eiza González, Micah Howard, Morgan Brown (The nice guys), Morse Diggs, CJ Jones, Sky Ferreira (The green inferno), Lance Palmer, le jeune Hudson Meek, Viviana Chavez (Fast & Furious 7) et Hal Whiteside.

1 étoile

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 08:00

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce film australien de science-fiction et d’horreur familial, réalisé en 2016 par Shane Abbess qui nous entraine dans une course contre la mort, entre expériences, complots et éradication des plus terribles.

Dans uns lointaine planète intergalactique colonisée par l’entreprise Exor, le lieutenant Kane Sommerville, reçoit la visite de sa fille Indi de onze ans, venue de la Terre pour passer des vacances avec son père. Cependant que les détenus d’une prison semblent être touchés par un virus mortel extraterrestre qui menace toute la population. La générale Lynex envisage d’éradiquer la menace par l’extermination de toute vie, avant de réimplanter d’autres colons. Une course contre la montre est lancée pour Kane afin de retrouver sa fille en villégiature dans la capitale Osiris, pour la sauver du virus. Avec Sy Lombrok, rescapé de la prison, il doit tenter de se mettre à l’abri dans un bunker.

Sympathique thriller horreur de science-fiction, où une entreprise ne recule devant rien pour détériorer toute sorte de vies extraterrestres afin d'importer ensuite une main d’œuvre humaine de forçats et coloniser de lointaines exoplanètes. Je me suis amusé à suivre la course éperdue d’un père pour sauver sa fille dans un compte à rebours, doublée d’une horde de monstres.

Sur un petit budget, la réalisation est maitrisée et convaincante, de même le découpage du récit. Sans doute, le scénario est un peu léger et un peu attendu aux entournures. Cependant, la vivacité de la mise en scène, et les images de toute beauté doublé d’effets numériques de qualité, donne à la narration épique tout le souffle d’une ultime aventure de sauvetage désespérée pour nous passionner jusqu’au bout. Une belle réalisation donc, grâce au talent indéniable du réalisateur, qui sait tirer partie d’une région magnifique pour impressionner avec les décors sauvages, et d’un rythme effréné. Beaux cadrages et travelings, belles cascades et combats aériens de jeux vidéo.

Avec Daniel MacPherson et la jeune Teagan Croft, Kellan Lutz (La légende d’Hercule), Luke Ford (Animal kingdom), la très belle Isabel Lucas (Knight of cups), Temuera Morrison (Green lantern) et Rachel Griffiths (Tu ne tueras point), Bren Foster, Grace Huang et Firass Dirani (Killer elite), Harry Pavlidis, ou encore Paul Winchester, Zoe Ventoura, Brendan Clearkin et Vincent Andriano, Andy Rodoreda, Ian Roberts et Zoe Carides, Stephen Leeder, Dean Kyrwood, Louise Dodge et Bianca Bradey, Aileen Beale, Caleb Alloway, Kristy Best et Louisa Mignone.

Le film Osiris, la 9ème planète de Shane Abbess, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs dès le 8 août 2017 en Combo Blu-ray + DVD - Édition Limitée boîtier SteelBook. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, le making of du film.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 14:06

Et donc, Luc Besson (Lucy) s’est inspiré de l’œuvre bandes dessinées de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, plus précisément de l’abum L’ambassadeur des ombres, pour nous retsituer l’ambiance et les aventure des célèbres agents spatio temporel pour une mission de la plus haute importance aux multiples dangers et découvertes de mondes multi cultures extraterrestres.

Chargés d’une mission de la plus haute importance, les agents spatio temporel du 28ème siècle, Valérian et Laureline doivent récupérer un transmuteur grognon de Bluxte, avant de se rendre dans la cité intergalactique Alpha pour une importante réunion. Quand lors d’une attaque soudaine, oblige le duo à s’élancer dans une aventure à haut risque afin de sauver l’univers, en rencontrant des mondes extraordinaires et des peuples des quatre coins des galaxies. Laureline doit suppléer son Valérian adoré bien maladroit.

Amoureux de Laureline dès mon adolescence, j’ai lu et relu les albums un nombre incalculables de fois, tellement elle était une héroïne drôle et pétillante, adorable et charmante avec caractère affirmé, face au non moins courageux Valérian, maladroit et prétentieux, pour un couple solidaire et amoureux que rien n’arrête ni ne

sépare, pour des aventures interstellaires, dans des univers de cultures diverses et variées aux messages de tolérance et de respect. Plus proche de Le 5ème élément que de la bande dessinée originale, on retrouve cependant l’ambiance et la trame général à quelques détails près. Mise à part que Laureline est rousse, et que le couple Valérian-Laureline est ensemble et solide depuis le premier album, soit 7 aventures spatio-temporel plus tôt. Pour le reste, entre l’adorable

transmuteur grognon de Bluxte et les Shingouz, l’album est des 12 travaux de Laureline qui parcourt bien des mondes et des cultures n’hésitant devant rien avec courage et obstination pour retrouver et sauver son amoureux, cependant que Valérian retrouve l’odieux ambassadeur des terriens et la planète sans nom, pour réussir sa mission et sauver la paix et l’humanité. Je me suis donc beaucoup amusé dans cette restitution, pleine de facéties, de gags et

d’actions, avec beaucoup d’émotion une belle réussite et hommage à l’œuvre. En effet, s’attaquer à l’adaptation d’une œuvre telle que cette célèbre bande dessinée, est toujours une prise de risque de décevoir. Lui-même amoureux de l’héroïne, Luc Besson a eu à cœur de réussir son projet au plus près de l’œuvre en y mettant des moyens important dans la réalisation, la mise en scène vive et alerte, et les effets spéciaux comme de la musique et du jeu des interprètes.

Si la belle Cara Delevingne (Kids in love) est très convaincante, quand Dane DeHaan (Life) semble bien trop frêle et inexpressif, quand Clive Owen (Killer elite) est plus percutant, ainsi que Rihanna (C’est la fin) plus marquante, de même Ethan Hawke (Les 7 mercenaires) et Kris Wu, Sam Spruell (Taken 3), Alain Chabat (L’écume des jours) et Herbie Hancock, Aymeline Valade (Dix pour cent) et Pauline Hoarau.

3 étoiles

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 08:30

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce film d’horreur et d’angoisse réalisé en 2016 par Caradog W. James, qui pour son troisième long-métrage, nous emporte dans une course contre le diable, avec une ambiance d’épouvante et d’émotion.

Après avoir abandonné sa fille Chloé, suite à des problèmes d’addictions, l’artiste désormais sevrée Jess, décide de récupérer sa fille de dix sept ans. Cependant, la jeune fille est apeurée depuis qu’avec son ami Danny, elle a frappé deux fois à la porte d’un manoir considéré comme maudit depuis le suicide de l’occupante, accusée de meurtres d’enfants. Danny disparait sous les yeux horrifiés de Chloé, emporté par une entité vengeresse. Pour sauver sa fille, Jess se lance dans une enquête policière contre le démon Baba Yaga.

Il est difficile désormais de se démarquer dans le genre tant il en a été déjà réalisé autant. Et pourtant, certains réalisateurs arrivent à trouver ce petit truc qui sort du lot. C’est le cas avec ce récit, qui trouve sa spécificité, en l’occurrence l’émotion dans la relation entre la mère et la fille, et cette enquête qui au fur et à mesure croit résoudre l'énigme

s'enfonce dans la terreur. Certes, l’ambiance est solidement posée, le suspens soigneusement entretenu, mais ce sont surtout les aspects humains qui l’emportent sur la trame, le monstre et l’ambiance, pour imposer un ressenti face à tout ce qui arrive aux jeunes femmes dans ce contexte sombre. Une réalisation classique et efficace, bien écrit pour une mise en scène crédible, sur des images soignées.

La légende russe de Baba -la femme du peuple- Yaga -brune, vieille- ou serpent en sanskrit, désigne la femme serpent d’où la jambe unique, est un seul ou plusieurs personnages ou dédoublée selon les contes. Baba Yaga à déjà inspiré nombre de multimédias, films, films animés, téléfilms, jeux vidéo et jeux de rôle ou encore bande dessinée.

Avec Katee Sackhoff (Oculus), et la très jolie Lucy Boynton, face à  Jordan Bolger, Pooneh Hajimohammadi, Nick Moran (Harry Potter et les reliques de la mort), Javier Botet (Conjuring 2), Richard Mylan (Les bienfaits de la colère), Ania Marson (Howl) et le jeune Callum Griffiths.

Le film Baba yaga, de Caradog W. James, distribué par Metropolitan Vidéo, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs dès le 8 août 2017. Il est proposé en version originale sous titrée français, et audio en français. Dans les suppléments, le making of du film et des entretiens avec le réalisateur, producteur et les principaux interprètes.

3 étoiles

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 10:14

Très beau film chilien de Sebastián Lelio (Gloria), qui aborde à son tour avec beaucoup d’émotion le transgenre face aux préjugés et à la mesquinerie, avec violence et humour.

A la suite d’un malaise brutal d’Orlando, sa compagne de vingt ans de moins, Marina Vidal l’emmène aux urgences, mais il succombe d’un anévrisme. La famille d'Orlando rejette Marina pour ce qu’elle est, une transgenre qui exaspère toutes les haines à son encontre. Face à ces réactions violentes, Marina décide de se battre, contre la famille, contre la police et contre la société, afin de faire accepter la femme qu’elle est, avec détermination et opiniatreté.

J’ai beaucoup aimé le déterminisme de ce récit, qui à travers la violence verbale, physique et psychologique arrive malgré tout à marier dramatique et comédie par une sorte de pied de nez. Ainsi, en s’obstinant à vouloir participer à l’inhumation de son amant, cette jeune femme transgenre qui s’assume totalement, suscite admiration face à la famille de son compagnon haineuse plus par intérêt que par homophobie, pour s’imposer aux yeux de tous.

Une réalisation qui a la marque habituelle du réalisateur pour aborder des thématiques sociétales avec toujours ce regard pertinent avec sa caméra qui s’invite au cœur de la trame. Les contrastes, travelings et plans fixes plantent ainsi le décor et l’ambiance pour nous entrainer dans un drame avec cette lucidité subtile avec émotion et cet humour décalé qui fait mouche pour rendre les personnages humains et attachants.

Daniela Vega (La visita) qui est une fois de plus excellente, face à Francisco Reyes (Neruda), Luis Gnecco (No), Aline Küppenheim, Nestor Cantillana, Amparo Noguera, Nicolás Saavedra, Trinidad Gonzalez, Alejandro Goic, Antonia Zegers et Sergio Hernandez.

3 étoiles

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 19:14

Terrible film historique de Christopher Nolan (Interstellar), qui revient sur un événement clé de la seconde guerre mondiale avec les armées alliées bloquées sur la plage de Dunkerque après une défaite éclair dont le sauvetage donnera lieue entre horreur et courage, lâchetés et héroïsmes à un coup d’éclat inespéré.

Débacle des armées alliées face à l’avancée inexorables de l’armée allemande, près de quatre cents mille soldats se retrouvent bloqués sur les plages de Dunkerque. Pendant que les forces françaises se battent vaillamment pour retarder l’inéluctable, les navires de guerres britanniques tentent de rappatrier leurs hommes, pris sous le feu des canons, de l’aviation et des sous-marins allemands. La RAF mène la chasse contre la Lutwafe, et que des milliers de navire civile, pêcheurs, yatchs en tous genres sont appelés à l’aide pour rapatrier l’armée défaite.

Une superbe représentation de ces jours cruciaux, dont les britanniques devront leur salut grâce à l’absurde décision du général von Rundstedt de stopper l’avancée allemande, du formidable sacrifice de l’armée française, et de l’incroyable courage de ces navigateurs du dimanche pour braver tous les dangers. Ainsi, sans dialogue ou presque, se déroule sous nos yeux l’effroyable spectacle, dont nous avons encore imprimés dans nos gènes le fabuleux Un week-end à

Zuydcoote d’Henri Verneuil. A hauteur de mer avec ces désespérés qui tentent de fuir la mort, du haut des avions qui mènent un combat féroce, ou à bord de la flotille qui force admiration, et des rues de la ville où les français se sacrifie pour la sauvegarde de tous, nous sommes convié à partager avec tous les acteurs de ces terrible bataille, vue du côté des alliés. J’ai beaucoup aimé cette vision docu-fiction dans une reconstitution jeu vidéo pour mieux nous insérer dans l’ambiance tragique.

Cependant, on oublie qu’au départ de cette débandade catastrophique qui aurait pu être pire, il y a la désertion du général anglais John Gort. Alors que les alliés s’apprêtent à une grande contre offensive. Face à sa trahison, le gouvernement britinique feint de soutenir son général, dont la lâcheté aura pour conséquence l’abdication immédiate de la Belgique et la défaite des alliés, sans compter la mesquinerie anglaise qui choquera le monde, avec le favoritisme des soldats.

Avec Fionn Whitehead, Damien Bonnard (Voir du pays), Tom Hardy (Mad Max: fury road), Mark Rylance (Le pont des espions), Kenneth Branagh (Jack Ryan initiative), Cillian Murphy (Au cœur de l'océan), James d'Arcy (Jupiter : le destin de l'univers), Tom Glynn-Carney, Harry Styles, Aneurin Barnard (Le sang des templiers), Jack Lowden, Barry Keoghan, Elliott Tittensor, ou encore Adam Long, Johnny Otto, Will Attenborough, Charley Palmer Rothwell et Jack Riddiford.

3 étoiles

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 07:38

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce thriller horreur réalisé en 2016 par Julia Ducournau, qui pour son premier long métrage, nous entraine dans une ambiance délétère sur un sujet tabou de l’extrême entre suspens psychologique, l'absurdité des bizutages et l'horreur cannibale.

Issue d’une famille végétarienne, Justine rejoint sa sœur ainée Alexia à l’université de vétérinaire. Étudiante surdouée de seize ans, vierge et timide, elle se retrouve dans la folie du bizutage sans limite, violent et dégradant, avec pour épreuve de manger de la viande crue. Malgré ses protestations, Alexia le lui impose comme l’ayant déjà subit. S’ensuit d’étranges mutations qui révèlent la véritable personnalité de la jeune fille, qui prend plus confiance en elle et en sa faim de la vie, et des autres.

Dans une atmosphère quasi d’irréalité fantasmagorique d’une ambiance troublante avec un zeste d’érotisme à fleur de peau, le récit aborde entre le bizutage archaïque des plus débiles d’humiliation détestable pour soumettre les esprits et les corps à une hiérarchie malsaine, la révélation d’une jeune adolescente sur sa véritable personnalité nous plonge dans l’horreur et un combat pour garder son humanité. Joliment contée, la trame est intrigante de part une écriture particulière d’un récit

qui confusément nous place dans une intimité troublante et parfois dérangeante. Je me suis bien amusé à suivre le combat de cette fille qui découvre sans y avoir été préparée à un état de fait d’elle-même, et son combat pour le maitriser et résister autant que possible à l’extrémité de ce que l’humanité puisse tolérer. La dualité avec sa sœur ainée entre complicité et rivalité, développe des sentiments ambigus entre haine et amour dans deux approches différentes de leur maladie. Je regrette le côté accent rebeu banlieue qui détonne dans cet environnement que le cliché qu’il entretient. De très belles scènes entre humour et émotion, horreur et tendresse, qui bien que sale évite le côté gore dégueu pour une approche psychologique plus marquante.

Une très belle réalisation, tant dans les visuels, travelings et cadrages, que dans les lumières et images, dont ont perçois le regard amoureux de la réalisatrice pour sa muse. Une mise en scène soignée, comme pour le choix de la bande musicale. Sur un sujet aussi tabou que le cannibalisme, étant la dernière extrémité de la perte d’humanité, le récit nous plonge dans l’indicible mais aussi dans la découverte de la jeune fille vers la femme, de sa sexualité, et de la maitrise de sa personnalité anthropophage.

Avec l’excellente Garance Marillier, très jolie et pleine d’une richesse de facettes dans son jeu, face à Ella Rumpf (Dehors c’est l’été), Rabah Naït Oufella (Bande de filles) et Joana Preiss (Mauvaise fille), Laurent Lucas (L'odyssée) et Bouli Lanners (L'effet aquatique), et Marion Vernoux, Thomas Mustin (Un petit boulot), Marouan Iddoub ou encore Jean-Louis Sbille.

Le film Grave de Julia Ducournau, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs dès le 26 juillet 2017 en combo Blu-ray + DVD. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, 2 scènes coupées, et des entretiens longs et passionnants avec Julia Ducournau et Garance Marillier.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 08:51

Un grand merci à Universal Pictures pour m’avoir permis de découvrir le quatrième volet de la saga des Dragonheart dans l’univers fantastique, réalisé en 2016 par Patrik Syversen, sur une histoire préquelle de Matthew Feitshans d’après l’œuvre originelle de Patrick Read Johnson, sorti directement en DVD et Blu-ray.

Nés de la reine Rhonu, morte lors de l’accouchement, Edric et sa sœur jumelle Meghan, ont la marque d’écailles du dragon et des pouvoirs. Le garçon a une force herculéenne, quand le fille maitrise le feu. A la suite de la mort accidentelle de leur père, Meghan disparait dans la nature. Quand leur grand-père le roi Gareth meurt à son tour, le trône revient à Edric. C’est à ce moment que Meghan fait son grand retour à la tête d’une armée de vikings, et réclame le pouvoir étant née une minute plus tôt. Une rivalité s’engage entre frère et sœur sous les yeux ébahis du dragon Drago Cœur de feu, dont Meghan s’empare de sa source de pouvoir mettant en danger la paix et leurs vies.

Une sympathique narration, qui revient beaucoup plus tôt que le premier opus, et dont les aficionados de la saga retrouveront avec plaisir les protagonistes. Je me suis bien amusé à suivre les péripéties de ces jeunes gens, dont les souvenirs d’enfance et d’adolescence se réveillent avec émotion au fil des combats fratricides. Le récit fantastique met en lumière les liens qui ont conduit la trame déroulée dans les trois précédents opus. Récit pour la jeunesse, qui aborde des thématiques de respect et de partage, d’amour et de solidarité avec une subtile touche de féminisme.

Une belle réalisation, entre réel et numérique de qualité, qui nous transporte dans le monde médiéval avec des moments tendres et des bagarres, entre humour et émotion, pour un jeune public familial. Ce film est le quatrième opus de la saga et la deuxième préquelle, qui a commencé en 1996 avec Cœur de dragon (Dragonheart) réalisé par Rob Cohen, suivi par Cœur de dragon : Un nouveau départ (Dragonheart: a new beginning), réalisée par Doug Lefler en 2000. Puis le préquelle de cinquante ans avant le premier opus Cœur de dragon 3 : La malédiction du sorcier (Dragonheart 3: the sorcerer's curse), par Colin Teague en 2015 qui revenait cinquante ans plus tôt que le premier opus.

Avec les excellents Tom Rhys Harries et Jessamine-Bliss Bell, la belle Tamzin Merchant (La danseuse) et André Eriksen, Richard Cordery (Madame Bovary), ainsi que Martin Hutson, Delroy Brown, Turlough Convery, Lewis Mackinnon, Marte Germaine Christensen, Ørjan Gamst, Daniel Berge Halvorsen et Stig Frode Henriksen, Elijah Ungvary, et les jeunes Oliver Buck, Rafe Williams et Willa Williams, ainsi que et la voix de Patrick Stewart.

Le film Dragonheart, la bataille du cœur de feu, distribué par Universal Pictures, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 25 juillet 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, le making of du film, La bataille du cœur de feu, La magie derrière Drago, et Dans le château.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 09:51

Terriblement navrant de la part de Cédric Klapisch (Casse tête chinois), qui s’embourgeoise de plus en plus dans cette réalisation de sous téléfilm de France3 Régions sur une énième complainte nostalgique des plus lénifiantes au possible.

Après dix ans d’absence et sans donner de ses nouvelles, Jean revient au domaine viticole familial en Bourgogne auprès de son père mourant. Il y retrouve son frère Jérémie et sa sœur Juliette. Au décès du père, ils héritent à parts égales de la maison et des vignes. Comme c’est le début des vendanges, ils ne songent à la vente totale ou partielle tant les souvenirs afflues et le travaille les occupent et ressert les liens perdus ces dernières années.

D’un ennuie mortel, d’un cousu de film blanc et de déjà vu tellement de fois sans aucune originalité, ni humour ni émotion et sans louper les mégas clichés que s’en devient très vite pénible. Film foncièrement mauvais en tout point, tant dans la réalisation que dans l’écriture, sur la thématique que dans son traitement et pire encore son interprétation, ou de la direction de des interprètes, en l’occurrence, les deux rôles principaux sont particulièrement à pointer du doigt tellement la nullité ne s’encombre d’aucun effort de jeu. Pio et François offre le pire de la suffisante nullité.

Autant Ana Girardot (Saint Amour) joue avec beaucoup de naturel et de conviction, autant c’est carrément l’horreur de l’indicible avec Pio Marmai (Nos futurs) et François Civil (Dix pour cent) qui devraient prendre des cours d’acteurs tellement ils sont mauvais. Jean-Marc Roulot (Diplomatie), María Valverde (Exodus: gods and kings), Karidja Touré, Florence Pernel (La conquête), Jean-Marie Winling (Je fais le mort), Yamée Couture, fille de Charlélie, Eric Caravaca (Préjudice), Tewfik Jallab, et Cédric Klapisch dans un caméo.

1 étoile

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