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6 novembre 2019 3 06 /11 /novembre /2019 14:31

Un grand merci à Rimini Editions pour m’avoir fait découvrir cette très belle comédie dramatique réalisée en 1990 par Richard Benjamin, d’après le roman de Patty Dann, sur l’éveil aux désirs et le passage à la vie adulte d’une adolescente dans les années soixante.

1963. Rachel Flax, mère célibataire, élève seule ses deux filles, Charlotte et Kate. Libre et fantasque, refusant toute forme de routine, elle n’hésite pas à déménager régulièrement, en fonction de ses humeurs. La famille vient de s’installer dans le Massachusetts. Alors que sa jeune sœur est une passionnée de natation, Charlotte, 15 ans, se découvre une vocation religieuse, à la grande surprise de sa mère, cependant qu’elle se sent attirée par Joe, 26 ans gardien du couvent, quand sa mère jette son dévolu sur Lou Landsky, homme aussi fantasque qu’adorable.

Une très belle évocation de l’adolescence et du passage à la vie adulte et premiers émois amoureux et l’éveille sexuel. Se joue dans cette comédie dramatique les relations mère filles et entre sœurs, dans les années soixante où l’éducation sexuelle laisse à désirer dans une pudibonderie coupable à l’incurie face aux désirs et réalités, quand la mère est une mangeuse d’hommes.

Beaucoup d’humour sensible et d’émotion subtile qui évoquent des joies et drames. Ainsi l’assassinat de Kennedy nous plonge dans l’ambiance de ces années là. J’ai beaucoup aimé la justesse de ton, sans sombrer dans un excès à l’autre, pour une narration cristalline. Nous retrouvons cependant, ce malaise d'histoire entre une jeune adolescente au sortir de l'enfance et un adulte pour le moins dérangeant de détournement de mineure, que l'on nous présente comme une romance qui n'en est pas.

Une très belle distribution avec Cher (Mamma mia! here we go again), Bob Hoskins (Qui veut la peau de Roger Rabbit ? ), Winona Ryder (Homefront) et Christina Ricci (Les soldats du désert), Michael Schoeffling et Caroline McWilliams, Jan Miner, Betsy Townsend et Richard McElvain, Paula Plum, Dossy Peabody et William Paul Steele, Rex Trailer, Pete Kovner et Patricia Madden.

Le film Les deux sirènes, distribué par  Rimini Editions, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 5 novembre 2019. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, un entretien avec Olivier Cachin, journaliste et écrivain (Rock & Folk et Mouse) consacrée à la carrière cinématographique de Cher.

3 étoiles

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5 novembre 2019 2 05 /11 /novembre /2019 10:54

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique du cinéma muet réalisé en 1964 par Jean-Luc Godard, pour un triangle amoureux dans l’esprit de la nouvelle vague du cinéma français.

Charlotte, pigiste pour un magazine féminin, est mariée à Pierre, pilote d’avion. Elle entretient clandestinement une relation adultérine avec son amant Robert, acteur. Elle apprend qu’elle est enceinte, mais ne sait qui est le père. Elle est partagée entre un mari peu aimable et violent souvent absent aux comportements abusifs qu’elle n’aime plus, et un amant très amoureux, gentil et attentionné.

Une intrigue des années soixante de la nouvelle vague du cinéma français qui sans doute à sa sortie du marquer le public de part le sujet de l’intrigue sur l’adultère et la sexualité, de part la sensualité des images et les dialogues sans détour. Soixante ans plus tard, malgré le recul que l’on peut avoir sur les mentalités  et morales d’alors sexuellement coincées et profondément machiste, les images virent parfois au désuet de par une certaine pudeur. Cependant, la mise en scène nous entraîne dans l’intimité avec beaucoup de sensibilité, comme les plans caméra sur la nudité sans rien laisser paraître qui sont d’une belle sensualité plus qu’érotique avec le jeu des mains et des cheveux, en regrettant ces mains sur les seins que nous ne saurions voir quelque peu pathétiques.

Quand les dialogues qui abordent la violence sexuelle abusive du mari, ou des libres propos sur la sexualité, l’amour et l’adultère remettant en cause la vision du mariage et de la femme dans le couple traditionnelle d'alors qui évoquent des messages féministes bien à propos. Huit ans plus tard, le joli mois de Mai allait faire exploser le carcan paternaliste. J’ai beaucoup aimé l’ambiance et le jeu des interprètes qui dégage un sentiment ouaté intrigant.

Avec la belle et excellente Macha Meril, Bernard Noël et Philippe Leroy, le jeune Christophe Bourseiller, Roger Leenhardt et Margareth Clémenti, Véronique Duval, Rita Maiden et Georges Liron.

Le film Une femme mariée, de la Collection :Gaumont Découverte DVD, distribué par Gaumont, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 16 octobre 2019. Il est proposé sous-titré pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, entretiens avec Antoine de Baecque, Agnès B. et Macha Méril.

2 étoiles

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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 17:38

Un grand merci aux Éditions Montparnasse pour m’avoir permis de découvrir ce film québécois réalisé en 2013 par Éric Morin, qui s’inspire d’une histoire vraie sur la venue du cinéaste et ses effets sur la population.

En 1968, à Rouyn-Noranda, au nord-ouest du Québec, le passage inattendu d’un cinéaste français de réputation internationale, venu pour réaliser des expériences politiques et télévisuelles, attise le côté révolutionnaire de Michel, un jeune Abitibien, et alimente le besoin d’évasion de sa copine Marie. Au contact de Paul, montréalais parmi l’équipe française accompagnant le réalisateur, ils s’engagent eux-mêmes dans une quête identitaire et sociale à travers ce nouvel outil technologique qu’est la vidéo. Des frictions personnelles découleront de leurs actions et de leurs rencontres et mèneront Marie à se poser l’ultime question entre partir ou rester.

Un très beau film qui nous ramène dans la société des années soixante au Canada comme en France d’avant Mai 68 dans des sociétés sclérosées aux médias uniques gouvernementales, aux mentalités castrées et machistes. Ainsi, avec la création de nouveaux médias ne serait-ce qu’éphémères, une petite caméra et un micro, la parole donnée aux femmes, aux ouvriers, aux peuple en général inexistant pour les hautes sphères, ne s’arrêtera plus. A travers cette émouvante Marie, à l’envie de voir le monde et de conquérir sa liberté d’être humain et de femme pour choisir son destin, qui change la donne d'alors.

Une fiction reportage témoignage emprunte de poésie entre textes et images, qui émeut et trouve des connexions avec notre société moderne déformée par le trop d’informations essentiellement de fakes news, saturé d'imbécillités qui retombent dans les travers du machisme et du mépris en ayant supprimé la parole du peuple et ses désirs d’exister. Jean-Luc Godard donc, après Mai 68 au sein de l’université Paris 7 Vincennes, s’est lancé au canada dans un projet qu’il a vite abandonné en fuyant comme à son habitude, mais que les québécois ont poursuivit avec bénéfice. Une belle vision à travers ce récit de la sclérose en phase d’exploser de la parole et des actions pour une liberté d’expression et d’humanité.

Avec Martin Dubreuil, Sophie Desmarais et Alexandre Gastongay, Jean-Philippe Goncalves, Daniel Laurendeau, Jacques Matté, Bernard Ducheneau, Jean-Paul Charlebois, Megan Cotnoir Boudreault, Arthur Gastonguay, Eléni Morin-Charlebois, Rachelle Lortie, Steve Jolin, Céline Dompierre, Dany Michaud, Normand Canac-Marquis, Manon Charlebois, Olivier Picard, Éric Morin, les voix de René-Daniel Dubois et Adrien Bletton.

Le film Chasse au godard d'Abbittibbi, distribué par les Éditions Montparnasse et sa page Facebook, est disponible en DVD depuis le 2 octobre 2019. Dans les suppléments, Opasatica, un court-métrage d’Éric Morin, De mai à décembre de Julie Perron, le documentaire sur la véritable histoire qui a inspiré le film. La Nuit américaine d’Angélique de Pierre-Emmanuel Lyet et Joris Clerté, court métrage sur une idée originale d’Olivia Rosenthal.

3 étoiles

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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 09:54

Un grand merci à Coin de Mire Cinéma pour m’avoir fait découvrir cette dramatique romantique réalisée en 1968 par Jacques Poitrenaud, d’après le le roman Je m'appelle Jericho de Catherine Paysan, tout en nuance et tendresse, sur les aléas de vie de couple.

Jacques, photographe de mode, a quitté sa femme et cousine germaine Marie depuis quelques semaines pour sa maitresse Agathe, une jeune mannequin, lorsqu’arrive une lettre de grand-père Jéricho. C’est sur le ton d’un ultimatum que cet homme âgé invite ses petits-enfants à venir passer les vacances d’été auprès de lui, à Lourmarin en Provence. Par amour pour le vieil homme, Jacques et Marie acceptent et décident de lui donner la comédie d’un couple toujours uni. Sentant que le couple bât de l’aile, Jéricho veut leur redonner une nouvelle chance, et ourdit avec son ami Rémy, musicien alcoolique, un ultime projet.

Un très beau film qui a le mérite qui nous replonge dans l’ambiance et la mentalité des années soixante, un brin moraliste, un chouia désuet mais au charme émouvant tant dans la réalisation que dans le jeu des interprètes. Avec subtilité et sensibilité, ce couple en déliquescence, au bord de la rupture, ne tient qu’à un fil des sentiments d’un battement de cœur qui tente de s’accrocher encore d’amour que le sacré grand-père va tenter de renouer. Il est un fait que la monogamie est impossible malgré les plus puissants et purs sentiments amoureux. Ainsi, ce brave Jéricho aura la satisfaction de rallumer la flamme de ses petits enfants cousins germains, sans l’assurance de rechute.

Ainsi, on voudrait croire en cette réconciliation fleur bleue, tant les efforts du grand-père et de la jeune femme sont émouvants, face à un Jacques peu convaincu et peu convaincant. J’ai beaucoup aimé la mise en scène et l’ambiance champêtre qui nous baigne dans une sorte de ouate nostalgique d’un été du tout possible. Avec musiques et paroles de seges Gainsbourg qui collent parfaitement à l’ambiance suave.

Avec les excellents Michel Simon (Le train) et Marie Dubois (Les fêtes galantes), Yves Lefebvre et Serge Gainsbourg, Mary Marquet (La vie de château) et la bien jolie Thalie Fruges partie bien jeune, Jenny Helia et Max Montavon.

 

 

 

Ce film est issu d’une nouvelle série de six superbes éditions en Digibook Édition collector limitée à 3 000 exemplaires et numérotée - Blu-ray + DVD + Un livret de 24 pages reproduisant des documents d’époque + 10 reproductions de photos d’exploitations (14,5 x 11,5 cm) + La reproduction de l’affiche d’époque (29 x 23 cm), par un éditeur passionné de qualité, Coin de Mire Cinéma, qui nous offre l’amour du septième Art avec les images et le son de très haute qualité, agrémenté des actualités Pathé d’époque, des réclames publicitaires, et des bandes-annonces d’alors.

Après une première tournée de six films avec Archimède le clochard, Porte des Lilas, Des gens sans importance, Les amants du Tage, Si tous les gars du monde… et Les grandes familles, la deuxième salve avait tenue toutes ses promesses avec La grosse caisse, L’affaire Dominici, Le cas du docteur Laurent, Le train, Non coupable et Rue des prairies,qui se poursuit avec Ce sacré grand-père, Le bateau d'Émile, Le tueur, Le baron de l’écluse, La horse et Les bonnes causes pour nous en mettre plein les papilles oculaires de plaisir.

Le film Ce sacré grand-père, est distribué par Coin de Mire Cinéma, est disponible en Digibook - Blu-ray + DVD + Livret dans les meilleurs bacs depuis le 14 actobre 2019. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Les journaux  des actualités de la 23ème semaine de 1968, et Les réclames de 1968.

3 étoiles

 

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 10:50

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique du cinéma muet réalisé en 1928 par Jean Durand, dans une adaptation du roman de José Perez de Rozas, préfacé par Vicente Blasco Ibañez, pour une vision rêvée de la femme dans le Paris aristocratique des années folles.

À Paris, Angel Call, riche homme d’affaire entretient une liaison avec Suzanne Fleury, une mondaine qu’il délaisse pour se rendre aux férias de Séville en Espagne. Suite à un accident de voiture, il est recueilli par Doña Caridad et soigné par sa nièce Mercedes, fille de noble naissance vouée au couvent. Celle-ci le sauve de la cécité. Sa reconnaissance n’a d’égal que ses sentiments et Angel enlève Mercedes pour l’épouser à Paris, et la présente à sa maîtresse pour qu’elle façonne son épouse à la vie parisienne s'emploie alors à dépraver la jeune fille afin de retrouver l'amour d'Angel, en la jetant dans les bras du célèbre danseur Harry qui s’éprend de Mercedes, troublée.

Il est grand temps de redonner toutes ses lettres de noblesse au cinéma muet, français qui plus est avec l’invention du cinéma par les frères Lumière. Il serait temps aussi de rendre sa place à Alice Guy, la première à passer au cinéma de fiction, qui jusqu’alors n’était que des reportages de la vie quotidienne. Avec ce film de Jean Durand, c’est une immersion dans le Paris des années vingt, comme un voyage dans le temps de l’entre-deux-guerres, des années folles et de Charleston de la vie parisienne. Éblouissante cette mode et ces véhicules, l’architecture et ses mentalités.

Ainsi, ce récit quelque peu machiste avec une vision de la femme vénale, faible et perverse face à ces messieurs si propres pour un final échec et mat. La maitresse et la femme reprennent leur place, pardonnées. Excellemment réalisé, entre plans, travellings et séquences, l’intrigue nous entraine dans une romance à quatre entre haine et amour, vengeance et désirs. Cinéma muet donc, que les textes surprennent de part le réalisateur qui au lieu de se contenter des dialogues, intervient dans ses prises de positions sur les protagonistes. J’ai beaucoup aimé me plongé dans cette ambiance, dans ces soirées dansantes entre piscine et sauna, du Lido et des belles danseuses déjà, du Parisianisme riche et dévergondé d’une vie nocturne déjantée. J’ai aimé également les techniques et jeux des interprètes du muet alors que le parlant va très vite s’imposer.

Avec Charles Vanel (L’équipage), la jolie Arlette Marchal et Alice Roberts, Harry Pilcer, Tony d'Algy, Thérèse Kolb et Jeanne Grumbach.

Le film La femme rêvée, de la Collection :Gaumont Classiques, distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Blu-raydans les meilleurs bacs depuis le 16 octobre 2019, en Master Haute Définition -Considéré comme perdu, le film a été restauré in extremis grâce à la découverte de deux négatifs nitrates d’origine. Il est proposé sous-titré pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Jean Durand (1882-1946) : une courte biographie réalisée par les historiens du cinéma Pierre Philippe et Agnès Bertola.

3 étoiles

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 13:39

Un grand merci à Rimini Editions pour m’avoir fait découvrir cet excellent film historique réalisé en 1966 par Basil Dearden (Au cœur de la nuit), pour une reconstitution du siège de la ville par les maadistes et ses conséquences politiques et humains de valses d’hésitations.

Soudan, 1883. Un régiment de dix mille hommes sous les ordres du britannique Hicks est massacré par l’armée du chef musulman El Mahdi. À Londres, le premier ministre envoie le général Charles Gordon à Khartoum pour assurer la protection des ressortissants britanniques et égyptiens encore sur place. El Mahdi rassemble près de cent mille hommes autour de la ville. Face au danger, Londres refuse d'envoyer de l’aide pour évacuer ses ressortissants avant finalement d’y être contrainte. Le général Kitchener est chargé de monter une armée de secours, tandis que Gordon renforce les défenses de la ville en espérant les secours anglo-égyptiennes à temps.

Daesh n’est pas le premier aux guerres et massacres djihadistes. Dès la création de l’islam par Mahomet pour unir les tribus arabes en une nation, le djihad était à l’ordre du jour. Celle du mahdiste soudanais Muhammad Ahmad ibn Abd Allah Al-Mahdi, commence avec l’invasion égyptienne du Soudan et des impositions très lourdes qui déclenchent un soulèvement vers un djihad pour un califat dans toute la région au prix de massacres effroyables.

C’est à l’assaut de la ville de Khartoum que fait référence ce superbe film d’un massacre annoncé de toute la ville et plus de trente mille morts. Une narration en deux parties, le siège et l’assaut, montre les tergiversations du gouvernement à Londres malgré les pressions et les succès des maadistes, la défense de la ville assiégée et l’assaut brutal. Une mise en scène superbe, qui privilégie les coulisses tel un jeu d’échec entre les tractations de part et d’autres, à Londres et Khartoum dans des décors grandioses et des couleurs et lumières fabuleuses. Une très belle reconstitution, des scènes de batailles époustouflantes et des scènes intimistes émouvantes.

Avec Charlton Heston (Un tueur dans la foule) et Laurence Olivier, Richard Johnson, Ralph Richardson, Alexander Knox, Johnny Sekka et Michael Hordern, Zia Mohyeddin, Marne Maitland et Nigel Green, Hugh Williams, Ralph Michael, Douglas Wilmer, Edward Underdown, Peter Arne et Alan Tilvern. 

Le film Khartoum, distribué par Rimini Editions, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 1er octobre 2019, en édition Mediabook collector, Blu-ray et DVD accompagné d’un livre de 100 pages Khartoum, le dernier rempart de Jean-François Baillon, Stéphane Chevalier et Christophe Chavdia. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments du Blu-ray : Khartoum, un duel shakespearien : un entretien avec Jean-François Rauger et Jean-François Baillon, Le goût de l’Histoire : un entretien avec Fraser Heston, réalisateur et fils de Charton Heston. Dans les suppléments du DVD : un entretien avec Sheldon Hall, historien du cinéma.

3 étoiles

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 10:19

Un grand merci à Pyramide Films et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir très beau film passionné réalisé en 2019 par Chanya Button, pour son second long métrage qui nous relate l’histoire d’amour entre deux grandes écrivaines aux idéaux amoureux opposés et pourtant sincères et sans concession autant que dans la passion de l’écriture.

Après une histoire d’amour mouvementée depuis leur plus jeune âge entre Violet Trefusis, Keppel et Vita Sackville-West qui prend fin, Vita écrivaine aux nombreux best sellers désir ardemment conquérir Virginia Woolf qui en 1922 se libère dans un amour passionnel. Femmes de lettres, femmes amoureuses, elles se donnent dans un amour interdit, mariées à des hommes remarquables eux-mêmes portés sur leur même sexe dans un libéralisme sans limite. Un amour qui offre à Virginia l’œuvre qui va enfin la populariser du grand public avec son autobiographie romanesque Orlando.

Une excellente galerie de portraits de femmes remarquables, belles et intelligentes, prises dans la tourmente amoureuse dans une société britannique des plus hypocrites et empesées. Une histoire d’amour passionnelle entre Virginia Woolf et Vita Sackville-West écrivaines de renom dans l’ombre de l’amour absolu de Violet Trefusis Keppel pour Vita relaté dans Orlando, œuvre magistrale de Virginia. Si ces amours lesbiens apportent un beau message de romantisme absolu et de passion dévorante, il bénéficie cependant de positions enviables de l’aristocratie riche qui pouvait se permettre en ménageant les convenances par des mariages hypocrites ces relations passionnelles au vu et au su de tous. Mais qu’en était-il des jeunes femmes de conditions beaucoup plus modestes pour vivre leur homosexualité ? Quel engagement de ces riches amoureuses libertines pour la communauté menacée par la prison, l’hôpital psychiatrique, le bagne et la déportation jusqu’à la peine de mort ? Cependant, j’ai beaucoup aimé cette narration aux dialogues effilés, aux femmes émouvantes dans un jeu et une mise en scène superbe.

Avec les excellentes Gemma Aterton (The last girl) et Elizabeth Debicki (Valérian et la cité des mille planètes), Isabella Rossellini (Joy), Rupert Penry-Jones, Peter Ferdinando et Emerald Fennell, Gethin Anthony, Rory Fleck Byrne, Karla Crome et Adam Gillen, Brenock O'Connor, Amelie Metcalfe et Darren Dixon, Sam Hardy, Jane McGrath, Nathan Stewart-Jarrett et Thalia Heffernan, Bryan Murray et Evelyn Lockley.

Le film Vita & Virginia, distribué par Pyramide Films, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 5 novembre 2019. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, entretiens avec Chanya Button et les comédiennes.

3 étoiles

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30 octobre 2019 3 30 /10 /octobre /2019 08:50

Un grand merci à Orange Studio et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir cette jouissive comédie réalisée en 2019 par Héctor Cabello Reyes (7 jours pas plus), entre vaudeville et quiproquo et vision de la famille et de l’amour.

Coline et André Rossi sont en parfaite harmonie avec leur fille Garance et leur gendre Harold Becker. Quand lors d’une fête professionnelle, Chloé, la femme de son patron Hervé Fleury et meilleur ami, mari volage, se retrouve dans le lit de la chambre d’hôtel d’Harold, Garance imagine le pire et le quitte. Allant plus loin, Garance ordonne à ses parents de ne plus jamais revoir leur ex gendre. Les beaux-parents ne peuvent s’y résoudre. Si leur fille l’a largué, pas eux. Ils mènent alors une double vie pour continuer à voir leur gendre en cachette de leur fille, qui ne va pas les lâcher pour prouver son innocence et son amour.

Une joyeuse comédie tout en humour et tendresse, qui n’est pas sans rappeler Le gendre de ma vie, et l’attachement à la belle famille, qui nous change des classiques rivalités entre familles et « pièces rajoutés ». Ainsi, entre portes qui claques et quiproquos, sur un air de vaudeville sans le triangle femme mari et maitresse, se joue avec une infinie tendresse un burlesque savoureux doté d’une belle distribution. Je me suis beaucoup amusé avec cette famille adorable qui tente l’impossible jusqu’à accepter l’impensable et se mettre en danger par amour de tous.

Avec les excellents Josiane Balasko (Le maître d’école), Didier Bourdon (Nicky Larson et le parfum de Cupidon), Bruno Bénabar (Le secret d’Elise) et Charlie Bruneau (Dépression et des potes), Bruno Salomone (Brice 3) et Gwendolyn Gourvenec (Le petit Spirou), Frederic Bouraly, Ruggero Raimondi et Bruno Raffaelli, le jeune Oscar Pauleau, Marine Dusehu et Sandra Piquemal, Oceane Dailly, Sébastien Bidault et Sedo Tossou.

Le film Beaux-parents, distribué par Orange Studio, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 23 octobre 2019 en DVD, Blu-ray et VOD. Il est proposé en version en version française pour sourds et malentendants.

3 étoiles

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 08:07

Un grand merci à BQHL éditions pour m’avoir fait découvrir cette comédie burlesque réalisée en 1976 par Mel Brooks, pour un exercice de style comique et culloté d’un film muet délirant.

Mel Funn, un cinéaste hollywoodien sorti d'une cure de désintoxication suite à son irrésistible penchant pour l’alcool, décide de tenter un ultime retour à Hollywood en tentant de convaincre les responsables d'un studio de cinéma de produire le premier film muet réalisé depuis quarante ans. Pour ce faire, Funn et ses fidèles amis Marty et Dom, vont approcher plusieurs acteurs connus du moment afin que ceux-ci jouent dans leur film.

Joyeuse facétie culottée de Mel Brooks, en réalisant cette comédie version film muet, bien avant The artist de Michel Hazanavicius en 2011, avec en contre pied le mime Marcel Marceau muet de nature est le seul parlant. Une comédie bien rodée comme sa le faire Mel Brooks avec son humour gentil et caustique dans ses délires qui vont plus loin que l’apparence. Ainsi, avec ce retour au cinéma muet c’est un bel hommage au début du septième art et une mise en exergue peu flatteuse du Hollywood des producteurs de l’ère industriel de l’Art. Un film qui réuni un casting choral de caméo de grands noms de l’époque avec beaucoup d’humour sans se prendre très au sérieux pour un divertissement réussi.

Avec Mel Brooks, Marty Feldman, Dom DeLuise, Sid Caesar, Harold Gould, Ron Carey, Bernadette Peters, Carol DeLuise, Liam Dunn, Fritz Feld, Chuck McCann, Valerie Curtin, et les caméo Burt Reynolds, James Caan, Liza Minnelli, Anne Bancroft, Marcel Marceau et Paul Newman.

Le film La dernière folie de Mel Brooks, distribué par BQHL éditions est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 25 septembre 2019 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale sous-titrée français.

3 étoiles

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28 octobre 2019 1 28 /10 /octobre /2019 10:27

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir cette superbe dramatique réalisée en 1969 parToshio Matsumoto, pour une immersion dans l’univers queer des drag-queens de Tokyo.

Tokyo, fin des années 1960. Eddie, jeune drag-queen, est la favorite de Gonda, propriétaire du bar Genet où elle travaille. Cette relation provoque la jalousie de la maîtresse de Gonda, Leda, drag-queen plus âgée et matrone du bar. Eddie et Gonda se demandent alors comment se débarrasser de cette dernière, quand Leda tente de se débarrasser aussi d’Eddie, chanteuse vedette du cabaret.

Cinéma de la nouvelle vague japonaise, cet ovni expérimentale est fabuleux d’effets en tous genre, comique et gore, burlesque et émouvant, entrecoupé d’entretiens avec des interprètes, de passants et d'habitués des lieux queers (les roses, qualificatifs de la communauté et felurs préférés de d'Eddie), sur le sexe, l’homosexualité et la drogue, dans une plongée dans l’univers gay du Japon des années soixante de la communauté travestie et transgenres. Une atmosphère plus qu’une intrigue dans la mise en scène nous malmène avec plaisir d’une époque soixante huitarde du pays sous occupation militaire américaine et de révolution politique et culturelle.

En suivant ce triangle amoureux, aux scène d’amour évanescentes, se suivent les protagonistes dans leurs trips, dans leurs univers, et leurs ressentis d’une extrême modernité très actuelle. J’ai beaucoup aimé découvrir ce regard sur une communauté aux codes et repères de pensée et de vie peu abordés encore de nos jours.

Avec les excellentes Pîtâ (Ran), Yoshio Tsuchiya (Barberousseet Osamu Ogasawara, Emiko Azuma, Toyosaburo Uchiyama, Don Madrid, Koichi Nakamura, Chieko Kobayashi et Yoshimi Jô, Flamenco Umeji, Saako Oota, Tarô Manji et Mikio Shibayama, Wataru Hikonagi, Fuchisumi Gomi et Yô Satô, Keiichi Takenaga ou encore Mamoru Hirata.

Le film Les funérailles des roses, distribué par Carlotta, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 16 octobre 2019 en DVD et Blu-ray Nouveau master restauré HD 4K. Il est proposé en version originale japonaise sous-titrée français. Dans les suppléments, Préface de Bertrand Mandico, auteur et réalisateur, Eddie roi : décryptage du film par Pascal-Alex Vincent et Stéphane du Mesnildot.

3 étoiles

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