Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 09:27

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir ce superbe film magnifiquement restauré, réalisé en 1934 par Raymond Bernard, sur un scénario de Marcel Pagnol d'après l'œuvre célèbre d’Alphonse Daudet pleine d’humour et de dérision autant que d’émotion.

http://www.notrecinema.com/images/filmsi/tartarin-de-tarascon_102255_36613.jpgDans la bonne ville de Tarascon, la réputation de conteur de Tartarin sur ses récits de voyages et de chasses fabuleuses, repose sur une imagination fertile et des lectures de romans et récits, qui enchantent toute la ville. Quand à force de racontars, spécialité dans la ville, une rumeur partie d’un mensonge de l’un rehaussé par un autre, la rumeur prend une telle ampleur que le brave homme se voit obliger de quitter la ville pour l’Algérie afin de chasser le lion. Tartarin part donc pour une aventure pleine de surprises et d’aventures.

Afficher l'image d'origineJ’ai beaucoup aimé retrouver ce personnage haut en couleur atypique de la littérature que j’avais adoré lire. Ainsi, dans cette réalisation, le récit se suit avec beaucoup de plaisir et de rire comme d’émotion, face à ce gentil menteur qui se fait prendre à son propre jeu et part contraint et forcé vivre ses aventures imaginaires. Quittant sa ville, il va nous faire découvrir une époque et des régions comme de ses aventures pittoresques pleines de facéties et de rebondissements.

Afficher l'image d'origineLa réalisation de Raymond Bernard, joyeuse comédie est empreinte de la marque de Marcel Pagnol, aussi bien dans le texte pourtant d’Alphonse Daudet que dans la mise en scène et le casting de fidèles. Cependant, le réalisateur impose sa marque par plus de subtilité dans l’image et le jeu et le mouvement de caméra, nous plongeant au cœur de la narration et dans l’aventure épique de Tartarin.

Afficher l'image d'origineA partir d’une nouvelle écrite en 1863, c’est véritablement en 1872 qu’apparait le célèbre Tartarin de Tarascon, qui deviendra la fierté de la ville, et eut un succès retentissant. Deux autres suites ont suivies avec Tartarin sur les Alpes, nouveaux exploits du héros tarasconnais, et le funeste Port-Tarascon, dernières aventures de l'illustre Tartarin. Le cinéma s’est très tôt emparé de l’œuvre, dès 1908 avec ce court-métrage de Georges Méliès, puis ce film de Raymond Bernard en 1934 avec Raimu, avant celui de Francis Blanche et Raoul André en 1962 avec Alfred Adam, Jacqueline Maillan et Bourvil, mais aussi un Tartarino di Tarascona en 1960 par Vittorio Brignole avec Michele Malaspina, Vittoria Di Silverio et Loris Gafforio, comme dans un épisode d’une telenovela, ou encore représenté au théâtre.

Avec un Raimu fabuleusement Image du Blog jacqueszann.centerblog.nettartarinesque de génie, face à Fernand Charpin (Pépé le Moko) et Sinoël (L’assassinat du père Noël), Charles Camus et Jean d'Yd, Henriette Leblond et Milly Mathis, Jenny Hélia et Marcel Maupi (Les mystères de Paris), Maximilienne (L’assassin habite au 21) et Auguste Mouriès, Paul Ollivier et Blanche Poupon et son mari Henri Poupon, Odette Roger et Saint-Granier, ou encore Henri Vilbert.

http://www.notrecinema.com/images/filmsi/tartarin-de-tarascon_102258_9159.jpgLe film Tartarin de Tarascon de Raymond Bernard, distribué par Pathé, sera disponible dans les meilleurs bacs dès le 1er juin 2016. Dans les suppléments, une rétrospective sur Raimu, avec de nombreux témoignages de ses proches.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 15:53

Si la nouvelle réalisation de Jodie Foster (Week-end en famille) a le mérite d’aborder le thème central de la société économique et culturelle des Etats-Unis et mondiale de fait, telle que la bourse et Walt Street au travers du prisme de la télévision, son analyse parait relativement simpliste.

Afficher l'image d'origineAlors que Lee Gates, présentateur d’une émission boursière, commence son spectacle en direct sous la direction de Patty Fenn, un homme armé fait brutalement irruption. Kyle Budwell ayant perdu toutes ses économies lors de l’effondrement d’actions en bourse, menace Lee de mort avec une bombe. Tout en tentant de gagner du temps pour l’arrivée des forces de l’ordre, Patty lance une enquête sur le preneur d’otage et sur les raisons du crack qui a ruiné des milliers d’actionnaires. La difficulté de contacter le président directeur général et de comprendre l’explication d’un bug informatique qui aurait causé la faillite, sème le doute dans les esprits.

Afficher l'image d'origineEn fait, je ne comprends pas trop où Jodie veut en venir avec cette histoire. S’il s’agit à n’en pas douter d’une critique du système boursier comme on en voit tant ces derniers temps, et d’une critique des médias souvent complices, c’est évidemment salutaire de mettre le doigt là où ça fait mal. Tout le monde le sait, jouer à la bourse, c’est comme aller au casino. C’est le propre du concept des loosers, qui savent pourtant que les dés sont pipés à l’avance, Afficher l'image d'origineet qui pourtant s’obstinent quand même à mettre leurs espoirs de gagner du fric facilement, quand cela revient à mettre leurs économies dans la poche des escrocs. Alors pourquoi pleurer ? La bourse est justement basée sur l’idée de gagner de l’argent sur le dos d’abrutis qui se croient plus malins que les autres. Du coup, qui veut-on plaindre ? Qui veut-on blâmer ? Nous avons un gros connard de clown pathétique de présentateur télé, comme sur toutes nos chaines françaises, chargé de vendre à des Afficher l'image d'originegugusses, des produits financiers qui les ruineront plus sûrement grâce à la complicité des médias et des politiques. Et ça marche à tous les coups. Crack après crack, des milliards de milliards sont engloutis dans les bourses, remplissant les comptes offshores des paradis fiscaux qui reblanchissent ensuite dans des palais fastueux, aux trains de vie fabuleusement tape à l’œil, que les cons ruinés bavent d’envie et d’admiration… Rien de ce qui passe en bourse ne créé d’emplois et moins encore de bonheur, bien au contraire. Et pourtant tous s’acharnent…

Afficher l'image d'origineAlors cette réalisation, entre pathos et ridicule, nous plonge dans une ambiance de prise d’otage, où tout le monde joue la victime quand ils en sont tous responsables, en tentant de nous faire pleurer avec à la clé un bouc émissaire bien trop facile. Comme la majorité qui refuse de mettre un kopeck pour « sauver » la vie du présentateur, ce récit me laisse froid. Et quand en plus, syndrome de Stockholm oblige, la fin est pathétique et de trop, sans oublier le mélo entre le présentateur et la réalisatrice de l’émission. Heureusement, le film a pour lui la qualité de la réalisation et de la mise en scène et de l’interprétation, mais c’est peu.

Afficher l'image d'origineDonc avec un George Clooney (A la poursuite de demain) véritablement envouté par son personnage, face à Julia Roberts (Blanche Neige) convaincante, comme Jack O'Connell ('71) et la belle Caitriona Balfe (Evasion), ainsi que Dominic West (Mémoires de jeunesse) et Lenny Venito (Men in black III), Giancarlo Esposito (Le labyrinthe) et Emily Meade (Effraction), Dennis Boutsikaris (Free love) et Condola Rashad.

2 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 08:08

Un grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce film de 1955 réalisée par Jack Arnold qui faisait suite dans la trilogie de la Créature après La créature du lac noir et avant La créature est parmi nous.

Afficher l'image d'origineAprès la découverte un an plus tôt d’une créature amphibie qui semblerait être un homme-poisson, qui avait fini par échapper à ses découvreurs, une expédition est envoyée en Amazonie. Rapidement attrapée, ils l’amènent en Floride au centre aquatique d'Ocean port, où les scientifiques Clete Ferguson et Helen Dobson veulent étudier l’homme branchie, tout en entamant une histoire d’amour. Enchainé au fond d’un bassin, et maltraité par ses geôliers, le mi-homme mi-poisson commence à trouver de la compassion chez Helen. Bientôt, la créature se détache, tue son gardien Joe et s’enfuit, avant d’enlever une nuit la pauvre Helen.

Afficher l'image d'origineSi le récit semble classique désormais de prime abord, sur un bâti qui rappel les King Kong et autres monstres, le film trouve son originalité dans le regard porté aux humains. En effet, à la différence des monstres sanguinaires d’Alien ou de Jurassic park, nous éprouvons de l’amitié et de l’empathie pour la créature qui s’avère beaucoup plus sensible que les humains qui n’hésitent pas à employer tous les instruments de torture, comme l’électricité pour mater le captif. Quand bien même de malheureuses victimes sont à déplorer comme les deux jeunes sur la plage, nous compatissons au sort de l’animal humanoïde. Les "Oh, you can hurt me anytime you like, Lori."monstres sont plus les humains que l’animal, qui donne déjà une vision de la maltraitance animale dans la chaine alimentaire industrielle ou dans les laboratoires pharmacologiques. En aparté, on peut s’étonner qu’il n’y ait pas de femelle créature, ne serait-ce que pour pérenniser l’espèce, ni de sexe visible puisque plus homme que poisson, à moins que la créature ne soit féminine et son attirance pour la jeune scientifique dénote un aspect intéressant à développer. A noter que le monstre ne tue pas les femmes, et le courage de la jeune mère protègeant sa fillette. De part la focale humaine, j’ai adoré ce film qui mêle astucieusement avec une certaine poésie, aventure fantastique et horreur angoisse, découverte scientifique et romance, avec une fin là aussi plus originale qu’habituellement où les monstres sont tués.

Afficher l'image d'origineLa réalisation est belle et efficace, entre film et documentaire, au rythme vif et alerte, qui sans temps mort nous entraine dans une aventure fantastique dans aux plans sous-marins superbes, et sur une mise en scène particulièrement maitrisée et délicate. La qualité de restauration et splendide, rendant des images magnifiques tant sous-marines que des paysages terrestres. Il faut saluer la création artistique de la créature par la géniale Millicent Patrick, de vrai nom Mildred Elizabeth Fulvia di Rossi, dont en passant pour information à Jean-Pierre Dionnet, est née le 11 novembre 1915 à El Paso au Texas, et est décédée le 24 février 1998 à Los Angeles à 82 ans, ayant jouée dans plus de 20 films et 12 séries télévisées. La créatrice du monstre et de beaucoup d’autres, a durablement marqué tant le costume amphibien est superbe.

Afficher l'image d'origineAvec le talentueux John Agar et la très belle et sensible Lori Nelson, ainsi que les excellents John Bromfield et Nestor Paiva, comme Grandon Rhodes et Dave Willock, ou Loretta Agar alors l’épouse de John. A noter le tout jeune Clint Eastwood, sans oublier bien sûr les deux acteurs de la créature, Ricou Browning et Tom Hennesy, qui donnent toute la dimenssion réaliste à l'animal.

Afficher l'image d'origineLe film La revanche de la créature de Jack Arnold, issu de la très belle Collection Cinema Monster Club, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 27 avril 2016. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray, accompagné d’un livret de 12 pages par Damien Aubel, rédacteur en chef cinéma de Transfuge. Dans L’étrange créature du lac noir, Jean-Pierre Dionnet revient sur les moments clés du film, du réalisateur aux comédiens, comme des techniciens et surtout sur Millicent Patrick, la géniale créatrice du monstre.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 10:37

Afficher l'image d'origineAmusante comédie fantastique loupgaresque de Rod Daniel récemment décédé, qu’il réalisait en 1985 sur un récit à la vision originale du genre pour une illustration du passage à la vie adulte, autant dans le comportement physique qu’intellectuel et la vision de soit aux autres, pour une belle leçon de tolérance des différences de chacun dans la communauté, surtout lycéenne.

Afficher l'image d'origineLycéen sans histoire, mauvais joueur de basket dans une équipe épouvantablement nulle, Scott, n’a qu’un désir, sortir avec la belle Pamela, quand sa meilleure amie d’enfance Lisa est amoureuse de lui. Seulement depuis quelques jours, il constate des changements en lui plutôt perturbants. Un long poil sur le bras, des canines, puis des modifications de voix, du regard, du corps… Il semblerait qu’il soit en pleine lycanthropie. Le jeune homme découvre qu’il devient un loup garou comme son père, lui donnant des capacités inouïes en sport comme auprès des filles.

S’il n’y avait eu ces longueurs excessives avec les matchs de basket, le plus souvent inintéressants, la comédie aurait été un vrai petit bijou original sur le passage à la vie adulte. Car de fait, l’histoire prend une teinte teenager inattendue, avec des gags et surtout des répliques fabuleusement cultissimes. De fait, je me suis beaucoup amusé à suivre les péripéties et transformations d’un jeune timide maladroit dans le cadre de la Afficher l'image d'origineclassique préparation au bal de promo sur le thème fabuleux du loup garou. Prenant donc la célèbre légende à rebrousse poil de loup, le récit ne va pas jouer sur le terrain horrifique gore ni pastiche déjanté ou la romance classique de la belle et la bête, trouvant un créneau original dans un contexte totalement classique. Un vrai petit ovni dans le genre.

Afficher l'image d'origineLe succès du film aidant, une série animée avec Les p'tits loups garous - Teen Wolf, a été réalisé en 1986 en 21 épisodes de 30 minutes, avant qu’une suite au film ne sorte en 1987, Teen Wolf 2 - Teen wolf too, réalisé par Christopher Leitch avec Jason Bateman, Kim Darby et John Astin.. Enfin, la célèbre série télé Teen wolf depuis 2011 et 102 épisodes plus loin avec Holland Roden, Tyler Posey et Dylan O'Brien.

Afficher l'image d'origineUn casting vraiment sympa, avec Michael J. Fox (Retour vers le futur) absolument fabuleux, face à James Hampton et la jolie Susan Ursitti, Jerry Levine et Matt Adler (Chronicle), la très belle Lorie Griffin et James MacKrell (Gremlins), ainsi que Mark Arnold et Jay Tarses, Mark Holton et Scott Paulin, Elizabeth Gorcey et Melanie Manos, ou encore Doug Savant et Charles Zucker, pour un délire générale.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
27 mai 2016 5 27 /05 /mai /2016 10:06

Un grand merci à Orange Studio pour m’avoir fait découvrir ce très émouvant témoignage biopic de Peter Sollett, d’après une histoire vraie qui fut déterminante dans les avancées pour l’égalité des droits de la communauté LGBTQ, dont le mariage pour tous en 2015, à partir d’une demande d’égalité de traitement dans la reversion de pensions de retraite aux conjoints.

Afficher l'image d'origineAu début des années 2000, Laurel Hester est une brillante inspectrice de police de l’Etat du New Jersey, qui doit cacher son homosexualité pour ne pas compromettre sa carrière. Quand elle rencontre Stacie Andree, c’est le début d’une grande histoire d’amour. Elles finissent par acheter une belle maison pour vivre en couple, officialisé à la mairie, quand un cancer en phase terminale est découvert chez l’inspectrice. Afin que Stacie puisse garder leur maison après sa mort, Laurel souhaite comme tout couple, faire Free Love : Photo Michael Shannonbénéficier de sa pension à l’amour de sa vie. Mais elles font rapidement face au refus de l’administration locale. Un long combat juridique va s’engager, en plus du lourd traitement médical, prenant une ampleur de plus en plus grande à l’échelon national avec un soutien important qui va au-delà de la communauté gay et lesbienne, et au-delà de l’égalité de traitement pour élargir le combat pour l’égalité du mariage pour tous.

Free Love : Photo Steve CarellJe me souviens que j’avais été ému dans le thème du premier segment de If these walls could talk 2, où au décès de sa compagne après une longue vie commune, la survivante n’ayant pas droit au titre de veuve ni à héritage, devait quitter les lieux, par manque de droits égaux. Et de fait, avec cette histoire véritable, l’équité s’est enfin imposée aux States, après de longs et durs combats contre l’homophobie. J’ai donc beaucoup aimé ce biopic qui allie autant l’émotion que l’humour et Afficher l'image d'originela dérision pour une cause juste et qui va de soit dans l’égalité des droits de tout à chacun quelque soit son orientation sexuelle. J’ai beaucoup aimé aussi l’intervention du pasteur à propos de ce que Jésus a dit sur les gays, et qui remet clairement les homophobes chrétiens face à leurs contradictions et mauvaise foi(e). Ainsi, la narration nous conte une histoire d’amour dont la maladie va révéler une insupportable situation d’inégalité des droits et que la raison va Afficher l'image d'origineemporter sur toute considération injustifiable. La réalisation est ainsi tout en nuance et subtilité qui donne encore plus de force aux injustices criantes et douleurs infligées, pour mieux faire éclater le bon sens et l’imposer au-delà de cette affaire locale jusqu’à la totale parité des droits dans toutes les Etats du pays. En 2007, Cynthia Wade avait réalisé Freeheld, un documentaire relatant déjà la véritable histoire et le combat héroïque de Stacie Andree et Laurel Hester.

Afficher l'image d'origineAvec les excellentes Julianne Moore (Hunger games) et Ellen Page (X Men: days of future past) particulièrement émouvantes, et un Steve Carell (Foxcatcher) absolument déjanté et efficace, quand Michael Shannon (Broadway therapy) est très marquant. De même Luke Grimes (American sniper) et Josh Charles (Bird people), Skipp Sudduth et Mary Birdsong (Percy Jackson : la mer des monstres), comme Kevin O'Rourke, Tom McGowan et William Sadler (The hot spot), Dennis Boutsikaris (Jason Bourne : l'héritage) et Gabriel Luna, ainsi que Jeannine Kaspar (Players) et Anthony DeSando, Sahr Ngaujah et Kelly Deadmon, et la jeune Mina Sundwall (Maggie a un plan), sont dans la veine de l’ambiance passionnée. A noter que les vrais Stacie Andree et Dave Wells, l'ancien coéquipier de Laurel Hester, et Steven Goldstein font une apparition dans le film.

Le film Free love réalisé par Peter Sollett, distribué par Orange Studio, est disponible dans les meilleurs bacs le 14 juin 2016 au prix conseillé de 19,99€ en DVD. Il est proposé en version anglaise sous-titrée français, et en version française.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
26 mai 2016 4 26 /05 /mai /2016 15:35

Adopte un veuf : Photo André Dussollier, Bérengère KriefUne bien mauvaise surprise avec cette comédie de François Desagnat (Le jeu de la vérité) qui nous plonge dans un huis clos vaudevillesque théâtreux insipide, criard et geignard horripilant de bout en bout, sans une succession de gags au flops retentissants.

Afficher l'image d'origineDepuis qu’il est veuf, Hubert se laisse aller à une vie insipide et morose dans son gigantesque appartement parisien, malgré le soutien de son ami Samuel. Suite à un quiproquo, alors qu’il attendait une femme de ménage, Manuela, une jeune femme à la recherche d’un logement, finit par s’imposer chez lui. Après des débuts houleux, ils finissent par sympathiser. Bientôt, ils décident de louer deux autres locataires. Ainsi, Paul-Gérard fraichement divorcé, et Marion, jeune infirmière coincée, le quotidien d’Hubert vire en animation de toutes sortes.

Afficher l'image d'origineSe voulant une comédie, faisant d’abord penser à L'étudiante et monsieur Henri, se transforme comme la vie d’Hubert, le rythme de ce récit vire en cauchemar de mauvais goût sur une galerie de portraits de loosers insupportables où jamais les excès n’arrivent à nous dérider. Manquant d’humour et de finesse, l’absence totale de subtilité fini par devenir un galimatias de surenchère dont on se demande jusqu’où l’horreur de l’indigeste va nous mener encore si loin. S’il y avait un

Adopte un veuf : Photo André Dussollier, Arnaud Ducret, Bérengère Krief, Julia PiatonLa réalisation est à l’image de la mise en scène et du script, donnant le tournis d’une pièce à l’autre, de porte qui s’ouvrent et se claquent en travelings fuyants. Sans doute le mauvais exemple à ne pas reproduire pour les apprentis réalisateurs. Une épreuve difficile à supporter, tant côté cours que côté jardin, avec des interprétations épouvantables. Un bien beau ratage.

Afficher l'image d'origineAvec André Dussollier (Le grand jeu) peu inspiré face à l’épouvantable Bérengère Krief (Joséphine) en en faisant tellement des tonnes nous laisse douter de qualité, quand Arnaud Ducret (Les profs) et la jolie Julia Piaton (La vache) ne font pas mieux. Peut-être Nicolas Marié (9 mois ferme) arrive à sortir du lot et nous décoincer un temps, de même Vincent Desagnat (Babysitting 2) et Blanche Gardin (Les souvenirs), quand les Nathalie Roussel et Mathieu Madenian, Panayotis Pascot et Juliette Tresanini, Candice Ford (Five), Lola S. Frey et Audrey Looten, font se qu’ils peuvent.

1 étoile

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 15:27

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cet admirable et poignant film réalisé en 1938 par Julien Duvivier (Voici le temps des assassins) sur une plongée sombre et pleine de tendresse dans une maison de retraite d’anciens acteurs.

Afficher l'image d'origineAlors que la carrière d’acteur de Saint-Clair touche à sa fin, il intègre la maison de retraite des comédiens sans ressource à l'abbaye de Saint-Jean-la-Rivière. Grand séducteur, il y retrouve d’anciennes conquêtes féminines, et le talentueux mais peu reconnu Marny, auquel il avait pris sa femme. Sans perdre de temps, Saint-Clair entreprend de séduire la jeune serveuse Jeannette. Parmi les occupants, Cabrissade, continu de vivre une carrière qu’il n’a jamais eu. La situation de l’institut va être troublée par la menace de fermeture et l’éparpillement des pensionnaires aux quatre coins de France dans des maisons de retraite civiles.

Afficher l'image d'origineUn superbe film émouvant, pour une plongée dans l’univers des artistes à l’égo surdimensionné, tiraillés encore par leurs vieilles rancunes et rivalités. J’ai été très ému par le récit terrible qui concentre autant de vies déchues par la vieillesse et des carrières rêvées, réussies ou non, dont la vocation de comédien au service de l’art et de la culture a souvent été mal récompensée. Il y règne dans la noirceur une immense tendresse pour ces artistes, et en même temps une forme de remerciement pour ce qu’ils nous apportent de rêves, de joie et de peine, au service de l’art et de la culture, sur les planche ou sur la toile, comme sur les ondes.

Sur une superbe mise en scène aux dialogues affutés, Julien Duvivier et Charles Spaak avaient écrit cette dramatique après la visite d’une maison de retraite pour comédiens, qui était beaucoup plus sombre et effrayant. Une belle réflexion aussi sur la vieillesse, l’amour et l’éternel besoin de paraître. Les prises de vues, d’un huis clos étouffant que ce soit en intérieur ou en pleine campagne, La restauration est sublime de beauté, rendant tout son éclat à l’image et au son. Fraicheur. Un film terriblement marquant.

Avec un Louis Jouvet (Quai des orfèvres) fabuleux, mais surtout une Michel Simon excellentissime d’humour et d’émotion, quand Victor Francen est fabuleux. Il en est de même de la très jolie Madeleine Ozeray et Gabrielle Dorziat, Geneviève Sorya et Alexandre Arquillière, Gaston Modot et François Périer tout jeune alors, mais aussi Gaby Andreu et Gabrielle Fontan (Maigret et l'affaire Saint-Fiacre), Odette Talazac et Marie-Hélène Dasté, ou encore Zélie Yzelle et Blanche Denège.

Le blu-ray La fin du jour, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 1er juin 2016. Il est proposé avec audiodescription. Dans les suppléments, Hubert Niogret et Eric Bonnefille, auteurs de livres sur Julien Duvivier, relatent avec passion les conditions de tournage, avec des témoignages de Charles Spaak et Michel Simon.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
25 mai 2016 3 25 /05 /mai /2016 07:36

A partir de Violetta, la célèbre telenovela fleuve de 185 épisodes depuis 2012 de Jorge Nisco, sur la vie d’une adolescente et sa passion pour le chant et la danse, Juan Pablo Buscarini, passe au grand écran dans un film sorte de prolongement de la série.

Martina Tini StoesselAlors que son petit ami Leon est en pleine promo, Violetta apprend par la presse à sensation qu’il file le parfait amour avec Melanie. Effondrée et n’arrivant pas à joindre le jeune homme, la pauvre Violetta annonce l’arrêt de sa carrière. Conseillée par sa tante Isabella, la jeune fille la rejoint sur une ile italienne, loin de tous ses proches, afin de se ressourcer. Avec un groupe de jeunes artistes, elle retrouve la joie de vivre avec ses nouveaux amis, dont le beau et troublant Caio, et le désir de rechanter. Violetta fait ainsi des découvertes sur elle-même, dont son véritable prénom Tini, et sur sa mère disparue. Cependant que sa meilleure amie Ludmila prévient Leon et se mettent à sa recherche.

Afficher l'image d'origineUne sympathique comédie pour adolescents, fans de la série, entre chants et danses et romance et amitié. N’ayant pas vu la célèbre série, je n’ai donc aucun repère ni culture violetienne pour comparer, ni influence. Je me suis laissé porter par ce récit quelque peu fleur bleue, prude et politiquement correct, qui nous offre de belles images de la Sicile et de la magnifique ville de Taormina, de jeunes artistes bourrés de talent, pour un moment agréable qui change des vulgarités et brutalités. Afficher l'image d'origineUne sorte de pause émotionnelle qui fait du bien de croire qu’il y a une certaine gentille naïveté dans la vie des ados. La réalisation est tout ce qu’il y a de soignée et maitrisée, avec des couleurs et lumières douces et joyeuses, sur une mise en scène sans grande surprise, pour une ambiance kitch à souhait entre feux d’artifice et paillettes, pour des scènes souvent surréalistes de clips vidéo. Dans l’ensemble, je me suis bien amusé, au son des chansons et des danses. Petit regret de ne l’avoir trouvé qu’en version française en salle.

Afficher l'image d'origineUn casting dans lequel on retrouve les principaux interprètes de la série, ainsi de la bien jolie Martina Stoessel, dont on lui souhaite de sortir un jour de son personnage, Jorge Blanco et Mercedes Lambre, Adrián Salzedo et Clara Alonso, Diego Ramos et Ángela Molina (Blancanieves), Georgina Amorós et Beatrice Arnera, ainsi que Leonardo Cecchi et Ridder Van Kooten, Pasquale Di Nuzzo, Francisco Viciana et Sofia Carson.

2 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 06:05

Un grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce superbe film réalisée 1935 par Stuart Walker dans une intrigante aventure fantastique horrifique de l’homme loup avec beaucoup d’angoisse et d’émotion.

Afficher l'image d'origineLors d’une expédition au Tibet, à la recherche d’une fleur rare, la Marifasa Lupina Lumina qui ne fleuri que sous la lumière de la Lune, le botaniste Wilfred Glendon est attaqué et mordu par une sorte de loup étrange. A son retour à Londres, il tente de cultiver la fleur avec un système de lumière lunaire. Quand ses mains sont le projecteur, elles se transforment en poil et griffes inquiétantes. Ses premières recherches lui indiquent qu’il est sans doute victime de la malédiction de lycanthropie. Quand la première pleine lune du mois commence, Wilfried se werewolf-of-london-1935-transformationtransforme en loup garou et tue une jeune femme. Pour tenter de mettre fin à sa transformation, il a besoin de trouver le remède par la fleur, mais elle lui est volée par le docteur Yogami. Dès lors, Wilfred tente tous ses efforts pour ne s’en prendre à sa femme Lisa, ainsi que son ami Paul. Les agents de Scotland Yard sont sur la piste.

Afficher l'image d'origineUn superbe film, tant dans sa réalisation que dans son récit, que par sa qualité visuelle et narrative. Ainsi, le cinéma s’est emparé très tôt du thème du Loup garou, issu de tous les contes et légendes de nos lointaines sociétés depuis la nuit des temps. Dès 1913, Henry MacRae réalise le plus ancien film sur le thème avec The Werewolf d'après le roman The Werewolves d'Henri Beaugrand s’imprégnant de la légende amérindienne, avec Clarence Burton, Marie Walcamp et Phyllis Gordon. De très nombreuses œuvres verront le jour tant le Werewolf of London—Figure 6sujet passionne autant que Dracula et les vampires. Ainsi, sur tous les tons, je retrouve toujours avec le même plaisir les films louvesques comme avec Le loup-garou - The wolf man, avec des rencontres entre monstres sacrés Frankenstein rencontre le loup-garou - Frankenstein meets the wolf man ou avec humour dans Deux nigauds contre Frankenstein - Bud Abbott Lou Costello meet Frankenstein en plein délire.

Afficher l'image d'origineAvec son film, Stuart Walker non seulement nous compte une magnifique et terrible histoire, mais il apporte dès 1935 nombre d’innovations comme le vidéophone dans le laboratoire, et la reconstitution de lumière lunaire avec l'arc électrique. Les effets et le maquillage de transformation au rendu saisissant, réalisé par le talentueux Jack Pierce, est superbe sur Henry Hull. Tout en étant horrifique, le récit est également humoristique comme avec les deux pochardes, mais aussi avec une intense émotion sur le sort du malheureux botaniste dont sa déclaration finale est très touchante sans jamais être pathos. On peut se demander, si le film La petite boutique des horreurs ne s’est pas inspiré de la plante carnivore.

Afficher l'image d'origineAvec l’excellent Henry Hull (La fille du désert) qui est terriblement marquant, face à Warner Oland, l’image de Charlie Chan par excellence, et la superbe Valerie Hobson (La fiancée de Frankenstein) talentueuse. Mais aussi Lester Matthews (Le chevalier de la vengeance) et Lawrence Grant, Spring Byington (Le ciel peut attendre) et Clark Williams, J.M. Kerrigan et Charlotte Granville, Ethel Griffies, Zeffie Tilbury et Jeanne Bartlett.

Afficher l'image d'origineLe film Le monstre de Londres de Stuart Walker, issu de la très belle Collection Cinema Monster Club, distribué par Elephant Films, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 27 avril 2016. Il est proposé en version anglaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray accompagné d’un livret de 12 pages par Damien Aubel, rédacteur en chef cinéma de Transfuge. Dans Le loup-garou, Jean-Pierre Dionnet relate avec son style inimitable sa chronique du film pleine d’informations passionnantes.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article
23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 06:12

Un grand merci à TF1 Vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce très beau western d’après une réalisation de Gavin O'Connor, qui nous entraine avec beaucoup d’originalité dans un far-west violent et un romantisme passionné.

Jane Got a Gun : Photo Natalie Portman, Noah EmmerichPendant que Jane Hammond vaque dans sa ferme avec sa petite fille Kate, son mari Bill arrive à grand galop avant de s’effondrer, blessé par balles. Elle apprend que le terrible chef de gang John Bishop les ont retrouvés et ne vont pas tarder à arriver. Le temps de mettre la petite à l’abri, et Jane va solliciter l’aide de son ancien fiancé Dan Frost. Ainsi, la jeune femme au foyer se transforme en une guerrière, et avec son amour de jeunesse, décide d’affronter la bande d’assassins aguerris. Cependant que le combat inégal se prépare, les souvenirs affluent et les explications et révélations de part en d’autres sur les sept ans qui ont bouleversées leurs vies.

Jane Got a Gun : Photo Natalie PortmanUn beau portrait de femme dans un western avec toute la sauvagerie des mentalités et comportements machistes. Un beau film efficace qui apporte son lot d’émotion et de brutalité, de tendresse et de batailles épiques, pour un récit romantique qui mêle aussi bien le far west et les proxènes dans un univers sombre et glauque aux immense paysages de l’Ouest. J’ai beaucoup aimé par les flashbacks, la reconstitution des tranches de vie emportées par les tourbillons de la guerre civile, des trafiquants de femmes, et des règlements de compte. Privilégiant plus les relations humaines, l’histoire nous évite des combats fastidieux même s’ils sont bien présent et redoutables. Petite leçon, il ne sert à rien de parler sous la menace ou la torture, on est quoiqu'il arrive abbatu. Une belle histoire d’amour dans un monde sauvage ou le maître mot est la survit.

Jane Got a Gun : Photo Joel Edgerton, Natalie PortmanUn film qui a vécut nombre de péripéties douloureuses dans les préliminaires de la réalisation. Ainsi, au première la réalisatrice désignée à jeté l’éponge, Gavin O'Connor prenant la réalisation au pied levé. Sans compter les changements dans l’équipe technique et dans le casting. Petit retard à l’allumage qui fort heureusement n’impact pas la qualité générale. De fait, sur une mise en scène maitrisée sur un découpage, toujours exercice de style difficile dans les narrations, revenant régulièrement dans les années précédentes pour nous offrir de belles surprises. Joli référence avec le titre du film qui s’inspire de Johnny s'en va-t-en guerre - Johnny got his gun, de Dalton Trumbo.

Jane Got a Gun : Photo Natalie PortmanUn beau casting avec Natalie Portman (Knight of cups) particulièrement émouvante et déterminée, face à Joel Edgerton (Strictly criminal) et Ewan McGregor (Charlie Mortdecai) très convaincants, de même les Noah Emmerich (Copland) et Boyd Holbrook (Les brasiers de la colère), Rodrigo Santoro (300 : la naissance d'un empire) et Todd Stashwick, comme James Burnett (Le labyrinthe : la terre brûlée) et Sam Quinn, Boots Southerland (Sicario) et Alex Manette (Le majordome), ainsi que les jeunes actrices Victoria DeMersseman et Piper Sheets, Maisie McMaster et Mia Wagenman.

Afficher l'image d'origineLe film Jane got a gun, réalisé par Gavin O'Connor, distribué par TF1 Vidéo est disponible en DVD dans les meilleurs bacs dès le 7 juin 2016. Il est proposé en version anglaise sous-titrés français, et version française, et audiodescription.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Films
commenter cet article