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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 19:06

Afficher l'image d'origineEtonnant film réalisé en 1948 par Crane Wilbur, qui s’était inspiré d’une véritable histoire d’évasion tragique l’année précédente dans un format semi-documentaire typique de cette époque d’après guerre, entre reportage propagandiste et film d’action passionné, suivant les protagonistes et les poursuivants avec des commentaires dignes d'un match de baseball.

Afficher l'image d'origineDans une prison du Colorado qualifiée de modèle où sont incarcérés plus de mille deux cents hommes, de tous âges pour des condamnations très lourdes, nous suivons leur quotidien. Le directeur de la prison, d’un l’humanisme paternaliste gère au mieux et sert de guide à la visite. Cependant, dans la plénitude routinière des lieux, Carl Schwartzmiller met la dernière touche à son projet d’évasion. En fin de journée du 30 décembre 1947, ils sont douze détenus, préparés depuis des mois à se lancer dans une attaque éclair des gardiens, puis à s’enfuir. Cependant, une tempête de neige complique la fuite de ces hommes dangereux, dans une région où tous les habitants sont préparés à cette menace, et tous les policiers et militaires à leur poursuite.

Image 1Film très étonnant d’entré de jeu avec la présentation des lieux et des occupants, par la forme d’un reportage ponctué d’entretiens avec des détenus pour progressivement suivre un prisonnier qui en contact un autre dans un projet ambitieux. Ensuite tout s’accélère rapidement, de documantaire nous passons au reportage de guerre, suivant les différents groupes éparpillés et leurs destins souvent tragique. Etonnant donc, de par le style de réalisation  et de la mise en scène que par la narration avec la Afficher l'image d'originevoix of. Enfin, la démonstration que toute évasion est vaine avec le comportement de la population qui devient des policier auxiliaires, avec des portraits de femmes héroïques. Du féminisme avant l’heure, de la femme au foyer et mère de famille qui supplante de plus le mari et mettant hors de combats des fugitifs dangereux. Film moraliste jusqu’au bout, avec l’un des douze évadés contraint et forcé par ses congénères dont le parcours lui vaut une sympathie générale. Un vrai ovni dans le cinéma à découvrir pour ses très nombreuses qualités, retraçant quasi à la lettre la véritable histoire.

Un beau casting, avec des interprètes époustouflants, tel que Scott Brady (Gremlins) et Jeff Corey (L'attaque de la malle-poste), Whit Bissell (Lost continent) et Charles Russell, DeForest Kelley et Ralph Byrd (La péniche de l’amour), Henry Brandon (Beau Geste) et Robert Bice, Mabel Paige et Bill Walker, Paul Kruger et Elysabeth Goetten ainsi que la jeune Margaret Kerry, qui marquera longtemps son travail chez Walt Disney, l‘excellent John Doucette et Richard Irving, quand Roy Best le vrai directeur de la prison.

3 étoiles

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 17:03

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir fait découvrir ce film gothique réalisé en 1963 par Antonio Boccaci, pour son unique long métrage sur un récit qui mèle différentes influences et divers genres afin de donner une ambiance fantastico-thriller horifique qui marque les esprits.

Deux jeunes filles se rendent en douce dans le château du village réputé maudit, afin d’admirer une peinture qui représente la jeune comtesse Irène disparue mystérieusement la veille de ses noces vingt ans auparavant. Elles sont surprises par un monstre qui les tues dans la salle des tortures. Au petit jour leurs corps sont retrouvés Afficher l'image d'originedans les environs, quand le docteur Darnell est de retour avec sa fille Anna. Portrait craché de la comtesse disparue, elle est sujette à des rêves sur la mort d’Irène. Le prince indou Raman, le fiancé malheureux de la disparue, croit qu’Anna est la réincarnation d’Irène. Georg Dickson, journaliste venu enquêter sur l’affaire décide à son tour de voir de plus près.

Si incontestablement on sent dès le début un film de petit budget, il s’en dégage cependant de nombreuses qualités. J’ai été un peu troublé par la tonalité des trois parties du récit comme dans l’image. Dans la première partie, le sort des deux jeunes filles est terrible et sombre, annonçant un film d’horreur effrayant, avant de passer à une rigolote romance entre Anna et Georg, journaliste à la Rouletabille, avec cette scène érotique suggérée près du lac, puis le dernier tiers plus dramatique. Mais l’essentiel est dans le style général du récit avec un savant mélange d’horreur et de fantastique entre tortures et fantôme, et l’humour et érotisme sans rien montrer, pour aboutir aux révélations digne d’un thriller. Ainsi, sans être un grand film, j’ai beaucoup aimé cette histoire qui laisse un bon ressenti et hante de part son ambiance, avec la musique d'Armando Sciascia très particulière dans un tel cadre, pour une réalisation vive et alerte, dans un noir et blanc vieillissant qui donne une teinte patinée gothique prononcée d’un château moyenâgeux bien inspiré.

http://3.bp.blogspot.com/-VKFfEGdjZ6I/UGnA1w-Eb0I/AAAAAAAADyM/I7x3BaddMAE/s1600/Tomb+of+Torture+(1963)_041.JPGCe film fait partie de la très belle collection Les chefs-d’œuvre du gothique qui offre une large palette de films du genre, dont l’excellent Le manoir de la terreur, une période riche du cinéma européen digne d’être découverte et revistée pour des délices de frissons et aux réalisateurs souvent culotés qui ont souvent lancer genres, styles et interprètes à ressortir de l’ombre.

Avec un casting composé de l’excellente et bien jolie Annie Alberti face à Adriano Micantoni, Marco Mariani et George Dickson, Flora Carosello et Antonio Boccaci, ainsi que Bernard Blay et Emy Eco, ou encore de Terry Thompson et Fred Pizzot.

Afficher l'image d'origineLe film Le manoir maudit d’Antonio Boccaci, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs à partir du 3 mai 2016 en DVD. Il est proposé en version française. Dans les suppléments, La tombe des tortures est un long et passionnant entretien avec Alain Petit, qui nous apporte comme toujours des informations sur le film et le du gothisme en général avec beaucoup d’intérêt.

3 étoileshttps://45.media.tumblr.com/92e77bd05d610b15821693c8f8795be7/tumblr_nlry2bozWV1r1pstjo1_400.gif

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 10:21

Brooklyn : Photo Saoirse RonanUn très beau film touchant de John Crowley et Paul Tsan d’après le roman de Colm Tóibín, relatant les difficultés de l’immigration et d’intégration et du mal du pays d’une jeune irlandaise dans l’Amérique des années cinquante, conté avec beaucoup de tact et de sensibilité avec une romance qui cristalise tous les espoirs et les déchirements.

Brooklyn : Photo Saoirse RonanSur les recommandations de sa sœur ainée Rose, la jeune Eilis Lacey quitte son Irlande natale des années cinquante pour New York, où l’attende une pension de jeune filles irlandaises et emploi grâce au père Flood, en plus d’une formation professionnelle. Entièrement consacrée à ses activités, elle ne pense qu’à sa sœur et sa mère au pays, quand elle fait la rencontre du jeune Anthony "Tony" Fiorello issu de la communauté italo-américaine. Une romance amoureuse qui lui redonne du sens de sa vie, et oublier le mal du pays. Mais un drame familiale la ramène en Irlande, avec le bonheur de retrouver son pays et Jim Farrell, un jeune irlandais qui pourrait combler ses rêves de rester au pays. Partagée entre deux pays et deux amours, Eilis se sent déchirée entre deux bonheurs possibles.

Brooklyn : Photo Emory Cohen, Saoirse RonanJe craignais une romance à l’eau de rose un peu trop gnangnan, pour découvrir avec plaisir un touchant portrait tout en finesse et sensibilisé. Il en est des différents messages soulevés avec subtilité, tant sur l’immigration que sur le mal du pays autant que de l’insertion que de l’amour bien que le parti pris final laisse quelque peu à réflexion sur les réelles motivations, même si on l’approuve de fait. Pour une fois, on ne nous présente pas les immigrés –migrants- avec le regard de la wasp américaine avec sa xénophobie habituelle ou sa condescendance méprisante, Brooklyn : Photo Emily Bett Rickards, Eve Macklin, Saoirse Ronanavec le cadre des mafias irlando-italienne. Mais c’est celui de millions de gens venus des quatre coins du monde, venus tenter une nouvelle vie avec étude et travail dans le respect du pays qui l’accueil, et leurs ressentis. La narration est joliment contée, sur des images superbes à la mise en scène doucereuse pour une ambiance colorée et lumineuse qui restitue bien une époque. Avec une belle interprétation, il n’eut été cependant pas plus mal de prendre un vrai italo-américain pour le rôle principal.

Brooklyn : Photo Domhnall Gleeson, Saoirse RonanAvec une Saoirse Ronan (Lost river) véritablement transcendante et toujours aussi terriblement émouvante, face à Domhnall Gleeson (Star wars - le réveil de la force), quand Emory Cohen manque de conviction. Jim Broadbent (Un week-end à Paris) ainsi que Julie Walters (Paddington), comme Emily Bett Rickards et Eve Macklin, Bríd Brennan (Shadow dancer) et Fiona Glascott, Jessica Paré (La machine à démonter le temps) et Eileen O'Higgins, sont excellents.

3 étoiles

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 10:55

Grimsby - Agent trop spécial : Photo Sacha Baron CohenLouis Leterrier (Insaisissables) nous gratifie d’une très vive daube extrêmement longue à supporter malgré la courte durée de son dernier navet très dans la tendance de comédie satirique du genre des James Bond dont nous avons droit régulièrement à des tentatives plus ou moins ratées, mais celle-ci bât les records du mauvais goût.

Grimsby - Agent trop spécial : Photo Rebel Wilson, Sacha Baron CohenTrente ans ce sont passées depuis qu’enfant Nobby Butcher a perdu de vue son frère Sebastian. Quand un jour, ses recherches portent ses fruits. En le rejoignant, il ignore qu’il est un tueur du MI-6 et avec sa maladresse légendaire, l’emporte dans une spirale infernale d’une course contre la montre à la recherche d’un complot d’attentat au virus mortel contre l’humanité.

Grimsby - Agent trop spécial : Photo Mark Strong, Sacha Baron CohenTrès « pipi caca popo pépète qui pue suce ma bite » qui n’en finissent pas de plus de plus crade et cru au possible, sans aucune subtilité ni d’humour, se cumulent les poncifs et clichés qui décidément ne savent où fouiller dans les poubelles les plus sordides par manque d’inventivité. En la matière fécale, il est vrai qu’il n’y a plus rien à en presser. Le tout dans un esprit de violence excessive, de morts par centaines et d’humiliations en tous genres, il ne reste plus grand-chose à dire de cette catastrophique pseudo-comédie qui frise le plus souvent l’ennui complet dans un manque total d’inventivité.

Grimsby - Agent trop spécial : Photo Mark Strong, Sacha Baron CohenAvec un casting choral où l’on retrouve Sacha Baron Cohen (Légendes vivantes) qui ne sait rien faire d’autre que du Borat, face à Mark Strong (Kingsman: services secrets), quand les Rebel Wilson (Pitch perfect 2) et Gabourey Sidibe (White bird) sont reléguées aux rôles très limités de grosses sales. Penélope Cruz (Zoolander 2), Isla Fisher (Insaisissables) assez insignifiante, la belle Annabelle Wallis (Annabelle) et Ian McShane (John Wick), David Harewood (MI-5 infiltration) et Johnny Vegas, Scott Adkins (La légende d’Hercule) et Tamsin Egerton (Love, Rosie), ou encore Nick Boraine, Sam Hazeldine ('71) et Rory Keenan (L’irlandais), Eileen Davies (Une merveilleuse histoire du temps) et Joanna Bobin (3 fois 20 ans)…

1 étoile

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 17:51

Movie Review – ‘Addicted to Fresno’Comédie bien barge et déjantée de Jamie Babbit (Itty bitty titty committee), sur les relations très étroites entre sœurs qui se retrouvent embarquées dans une fuite en avant de successions d’événements incontrôlables sans fin et de complications avec  toujours avec très grande solidarité sans faille.

Addicted To FresnoParce que Shannon, est une accro au sexe qui lui a couté son emploi et l’obligation de suivre une thérapie de groupe, elle vient vivre chez sa sœur Martha. Celle-ci, lui trouve un poste de femme de ménage avec elle dans un hôtel de Fresno. Alors que Martha est amoureuse de sa prof de gym Kelly sans oser l’entreprendre, Shannon continue d’assouvir son addiction avec les premiers venus. Jusqu’à ce qu’elle tue accidentellement un d’eux. Elles vont tenter de se débarrasser du corps avec tellement de maladresse que les catastrophes vont s’accumuler.

http://movies.mxdwn.com/wp-content/uploads/2015/09/fresno6-e1443644746756.jpgScénario écrit par Karey Dornetto, l’épouse de la réalisatrice, qui était parti sur l’idée de relater ses relations avec sa propre sœur avant d’élaborer la trame dans un grand délire. De fait, on ressent cette complicité dans l’ambiance et dans le ton, avec beaucoup de plaisir et d’amusement. En effet, les relations compliquées que les protagonistes entretiennent sont d’un ordre de fusion toxique et pourtant indispensable à leur survit. La succession des catastrophes qui suit l’addiction est juste un régal de délire tant par les actions que les dialogues Afficher l'image d'originejusqu’aux mimiques de nos héroïnes déjantées, auxquelles se joint l’amoureuse devenant complice. La réalisation est telle que Jamie Babbit nous habitue depuis toijours, avec un rythme effréné et une tonalité comique tout en soulevant des problèmes de société graves et importants dont les messages passent mieux en comédie, d'autant plus débridée.

Afficher l'image d'origineAvec dans ce casting, une Judy Greer (Ant-Man) aussi drôle qu’émouvante, et une Natasha Lyonne (G.B.F.) une fois de plus excellente, et Aubrey Plaza (Comment séduire une amie) efficace, face à Malcolm Barret (Il n'est jamais trop tard) et Jessica St. Clair (The dictator), Edward Barbanell (Bon à tirer (B.A.T.)) et Ron Livingston (Vive les vacances), ainsi que John Roohinian et Kumail Nanjiani (Chair de poule le film), Davenia McFadden (Effets secondaires) et Jon Daly (Zoolander 2), ou encore Paul Bates, Molly Shannon (Un amour à New York) et Barbara Drotow, qui sont tous dans l’ambiance.

3 étoiles

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14 avril 2016 4 14 /04 /avril /2016 10:17

Afficher l'image d'originePremier film réalisé par Branden Kramer qui s’est basé sur son court métrage Webcam trois ans plus tôt, pour nous conter une histoire d’angoisse horreur avec beaucoup de persuasion dans le voyeurisme informatique poussé à l’extrême… trop peut-être, pour une fin déroutante.

Fraichement emménagée dans un magnifique appartement à New York pour ses études universitaires, la jeune Emma Taylor est aussitôt la proie d’un cyber-hacker qui surveille tous ses faits et gestes les plus intimes, de nuit comme de jour au travers de l’ordinateur portable, du téléphone mobile et de tout autre connectique. Bien qu’elle comprenne assez vite être victime de piratage et Afficher l'image d'originetente de s’en prémunir, le harceleur prend possession des mots de passes pour se mêler des relations privées et professionnelles de la jeune fille. Bientôt, il entre dans l’appartement à sa guise, avec une emprise de plus en plus grande. La peur la tétanise sans que la police ne fasse rien, ni aucune autre aide possible.

Afficher l'image d'origineAlors que l’ambiance du récit garde une tenue angoissante crescendo tout du long avec une menace qui plane avec efficacité, les cinq dernières minutes m’ont laissé perplexe par autant de peu de finesse. C’est juste que c’était tellement téléphoné et d’un classicisme puéril que l’on n’ose croire à une telle facilité et manque d’audace et de créativité tellement c’est bêtement et terriblement décevant. Dommage, car tout du long, sans croire crédible d’autant de facilité d’espionner on y crAfficher l'image d'origineoirait presque. Il m’a paru impossible que la webcam du micro portable fermé puisse laisser passer les images, de même pour le téléphone et autres petits détails qui poussent un peu trop loin l’efficacité du voyeurisme, jusqu’au petit pipi matinal. Reste que la mise en scène est efficace, sur un scénario un peu trop léger tant au final nous n’avons pas de quoi nous enthousiasmer pour si peu.

Afficher l'image d'origineAvec la méga trop top magnifique Ashley Benson (Pixels) qui laisse tomber le blond platine, affirme tout son talent tant tout repose sur ses belles épaules et ses adorables fossettes, avec beaucoup de conviction et d’émotion. Matt McGorry (Orange is the new black) est convaincant également, de meme Rebecca Naomi Jones et Kalli Vernoff, Michael William Freeman (Time out) et Alex Cranmer (My movie project), John Anderson et Karl Glusman (Love), ou encore Jermey Fiorentino, sont dans l’ambiance.

Afficher l'image d'origine

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13 avril 2016 3 13 /04 /avril /2016 10:15

Truth : Le Prix de la Vérité : Photo Bruce Greenwood, Cate Blanchett, Robert RedfordPour son premier long-métrage, James Vanderbilt s’est inspiré du livre autobiographique Truth and duty de Mary Mapes, pourtant réticente au départ, pour relater son histoire vraie au cinéma sur son plantage journalistique aux conséquences désastreuses dans ce qui est considérée comme l'une des plus grandes « bavures » de la télévision.

Truth : Le Prix de la Vérité : Photo Dennis QuaidEn pleine campagne électorale des présidentielles de 2004, la célèbre journaliste Mary Mapes reçoit une information concernant le passé du candidat George W. Bush. D’après les documents, il semblerait qu’en 1968, il aurait bénéficié d’aide pour éviter d’aller sur le front durant la guerre du Viêt-Nam en intégrant la garde nationale, et par la suite, aurait déserté. Elle constitue une équipe de choc pour proposer un reportage à la chaine CBS avec son ami Dan Rather, l'une des références les plus sûres du journalisme, et présentateur célèbre de la télévision. Dans la précipitation, pour passer avant le vote des élections, elle ne fouille pas plus avant ses sources, et se retrouve sur la sellette pour fausses informations, et passe bientôt devant une commission d’enquête.

Truth : Le Prix de la Vérité : Photo Cate BlanchettLe prix de quelle vérité ? Celle de journalistes qui se sont plantés comme des débutants, en sortant trop vite mal fait une information sans aucune vérification d’usage, sans aucune source sûre et fiable, sans la moindre preuve irréfutable ? Pourtant, dès le début tout semble bidon dans ce dossier qui ne repose que sur des photocopies de très mauvaises qualités. J’ignore, au regard de ce récit, ce que le réalisateur à voulu nous montrer. Sur un ton pleurnichard et d'un lourd pathos, il tente de nous émouvoir avec la pauvre petite journaliste battue par son papa dans son enfance, sur le pauvre collègue au chômage -on devine du coup pourquoi- sur la star du journalisme vieillissant qui se fourvoie dans une affaire mal ficelée, et je Truth : Le Prix de la Vérité : Photo Cate Blanchett, David Lyons, Dennis Quaid, Elisabeth Moss, Topher Gracepasse sur les autres... pour justifier quoi ? En effet, dans un esprit de dégommer un candidat aussi pourri que Bush, et de sortir un scoop, ils se sont tous précipités comme des cons. Le prix de la vérité est d’apporter des preuves à toute information sans laisser le moindre doute. Alors les excuses de manipulations ou complots visant à démolir une journaliste pas si irréprochable au regard de sa carrière, ne m’ont pas fait frémir de désolation pour elle, mais de colère face à son manque de discernement qui salit la profession et les auditeurs que nous sommes. La fin est épouvantablement pathos d’un pénible à supporter, avec la réaction de ces abrutis, dont celui qui sort en pointant vulgairement son doigt en l’air, quand c’est lui qui l’a eu dans le…

Truth : Le Prix de la Vérité : Photo David LyonsRéalisation longue et pénible, dans une démonstration ambigüe, sur une tonalité désagréable, et une mise en scène poussive aux cadrages malhabiles. Les films sur le journalisme sont en vogue ces temps-ci, comme avec Spotlight guère plus convaincant. Pourtant, à partir de cette histoire vraie, il y avait matière à en tirer des leçons sur les erreurs à ne pas faire, et des recherches plus poussées sur ce qui s'est réellement passé et qui a tiré les ficelles et quelle a été la réalité de la jeunesse de GWB. De fait, la controverse des documents Killian (appelé aussi Memogate ou Rathergate) dans laquelle Mary Mapes s’est lancée, était basé sur des faux.

Truth : Le Prix de la Vérité : Photo Cate Blanchett, John Benjamin HickeyAvec un beau casting composé de la belle Cate Blanchett (Carol) très efficace, et de Robert Redford (La kermesse des aigles) toujours aussi puissant, de même Dennis Quaid (Dreamscape) et Topher Grace (Comment séduire une amie), convaincants comme Elisabeth Moss (Sur la route) et Stacy Keach (Si je reste), Bruce Greenwood (Star Trek into darkness) et Dermot Mulroney (Insidious : Chapitre 3), mais aussi John Benjamin Hickey (The hit girls) et David Lyons, Rachael Blake (Sleeping beauty) et Andrew McFarlane, Natalie Saleeba, Noni Hazlehurst ou encore Connor Burke.

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 20:11

Five : Photo François Civil, Idrissa Hanrot, Igor Gotesman, Margot BancilhonPetite comédie burlesque réalisée par Igor Gotesman pour son premier film derrière et devant la caméra, qui s’est inspiré de son précédent court métrage du même nom, sur le thème de l’amitié sans limite quelques soient les risques et les conséquences, dans un délire de drogues en tous genres.

Afficher l'image d'origineAmis depuis leur plus tendre enfance, Julia et Vadim, Nestor, Timothée et Samuel rêvent de vivre en colocation. Quand Samuel, fils de parents aisés leur propose un superbe appartement  en prenant la moitié du l’énorme loyer, c’est la joie pour les cinq lascars et le début d’une vie de délire. Mais quand papa coupe les vivres, plutôt que décevoir ses amis, Samuel se lance dans le trafic de drogue, embarquant bientôt la troupe pour des ennuis qui ne tardent pas tomber sur ces novices.

Five : Photo François Civil, Idrissa Hanrot, Igor Gotesman, Margot Bancilhon, Pierre NineyJ’ai eu beaucoup de mal à passer un bon moment dans les excès en tous genres, entre excentricités de camés et vulgarités sans limites. Il est vrai que les gags avec des étrons me rebutent plus qu’ils ne m’amusent. De fait, la trame devait sans doute trouver sa pleine mesure en court métrage qu’en film, dont on a vite fait le tour des fumettes. Là aussi, sans aller jusqu’à la morale contre la drogue, le moins que l’on puisse en dire c’est qu’on se rapproche plus de l’apologie en oubliant les conséquences. Même avec mes meilleurs amis, la coloc ne me Afficher l'image d'originefait pas rêver. Le côté Kiboutz soixante-huitard du pauvre communautariste qui se raccroche aux autres dans la peur de la vie, c'est pas pour moi. Mis à part quelques répliques et blagounettes d’adolescents moyens complètement stones, on s’ennuie assez vite tant il n’y a pas grand-chose à dire à force de tourner en rond de fumée.

Avec dans cette fine équipe, Pierre Niney (Un homme idéal) et François Civil (Made in France), Igor Gotesman (Un week-end à Paris), Margot Bancilhon (Nous trois ou rien) et Idrissa Hanrot, ainsi que Pascal Demolon (Discount) et Michèle Moretti (Elle l’adore), Philippe Duclos (En équilibre) ou encore Emilie Parvillers (24 jours, la vérité sur l'affaire Ilan Halimi).

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 09:30

Afficher l'image d'origineComédie loufoque de Franck Gastambide (Les kaïra) qui ose affronter bien des tabous pour des gags souvent limites et souvent trop étirés en longueur mais dans laquelle quelques bonnes répliques et situations font mouche dans un délire profond, entouré d'une équipe qui se lâche totalement.

Afficher l'image d'origineAfin de quitter la morosité de leur banlieue, Franky et Krimo sautent sur l’occasion d’une annonce particulière. dans la station balnéaire de Pattaya en Thaïlande, sont organisés des combats de nains, dont l’organisateur paie intégralement le voyage. Les deux potes décident d’embarquer un nain de leur quartier, sans lui dire qu’au bout l’attend le championnat du monde de boxe thaï des nains. Mais à leur arrivée, les choses vont prendre une tournure qui va leur échapper entre l’organisateur fou, et leur pote bien décidé à fuir ces combats meurtriers.

Afficher l'image d'origineSi je regrette beaucoup trop de longueur et des gags souvent limite, un langage banlieue beur que je ne comprends pas toujours et un déséquilibre de qualité dans le jeu des interprètes, je me suis cependant bien amusé dans l’ensemble même si ce n’est pas impérissable. Un certain mérite a été de faire tourner un maximum d'acteurs de petites tailles et de les mettre en avant à défaut de rôle enviables, Certaines répliques sont cultissimes comme le particularisme de certaines femmes, les paysages souvent magnifiques même s’ils ne me font pas rêver d’aller dans ce pays. Reste une réalisation en dents de scie avec des baisses de régime, mais dont le culot et l’humour arrive à sauver.

Pattaya : Photo Anouar Toubali, Franck Gastambide, Malik BentalhaAvec Franck Gastambide (Enragés), Malik Bentalha (La vache) et Anouar Toubali (Les kaïra) pour un trio qui fonctionne à merveille, face à Ramzy Bedia (Lolo) très drôle, quand Gad Elmaleh (L’écume des jours) est décidément mauvais. La trop belle Sabrina Ouazani (Antigang) est excellente, Fred Testot (Arrête ton cinéma !) et Said Bogota, ou encore Cyril Hanouna (La vérité si je mens ! 3) et Sami Bouajila (Divin enfant), ainsi que Sissi Duparc (Malavita), Donia Eden (24 jours, la vérité sur l'affaire Ilan Halimi) et Maythavee Weiss sont de l’ambiance.

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8 avril 2016 5 08 /04 /avril /2016 14:54

Afficher l'image d'origineEnième adaptation du célèbre roman pour son deuxième long métrage Sophie Barthes, nous plonge dans l’œuvre de Gustave Flaubert et son Madame Bovary : mœurs de province écrit en 1856, avec un point de vue personnel qui se détache des autres versions.

Afficher l'image d'origineA peine sortie du couvent, la jeune Emma Rouault, est mariée à Charles Bovary, petit médecin de campagne sans envergure. Rapidement, la vie de la jeune fille s’enlise dans une morne existence. Déménageant à Yonville, Emma espère y trouver plus de vie passionnante, bien que ses journées sont consacrées à la lecture, peinture et piano. Lors d’une soirée chez le Marquis d’Andervilliers, elle fait la rencontre du jeune clerc de notaire Léon Dupuis, dont elle tombe amoureuse. Sous les tentations malhonnêtes de M. Lheureux, sa dette ne cesse d’augmenter.

Afficher l'image d'origineUne version particulièrement étrange. Alors que visuellement la réalisation est magnifique et une très belle interprétation émouvante, le récit s’égare par rapport au livre pour se focaliser sur la partie financière désastreuse qui mène les Bovary à la ruine et aux destins tragiques. Ce n’est pas la première fois que l’œuvre de Flaubert n’est pas respectée, car en fait aucune Madame Bovary : Photo Mia Wasikowska	, Rhys Ifansadaptation n’en a été capable. Chaque version se focalise sur des traits de caractère ou sur un contexte de la trame. C’est le cas ici, avec cependant un beau et triste point de vue et une exergue de portraits emblématiques du récit, mais aussi au détriment de parties essentielles qui expliquent pourtant les personnalités. Ainsi, quand Emma Bovary arrive à Yonville, elle est enceinte. Or, ce n’est non seulement pas le cas dans ce récit Afficher l'image d'originecinématographique qui non seulement zappe l’enfant, mais en plus dont on ne parle jamais de la fille Berthe Bovary. De même, littérairement, c’est parce que M. Lheureux veut en échange de remboursement de la dette qu’Emma couche avec lui qu’elle se suicide par refus qui plonge son désarrois et la ruine, et non pas elle qui est prête à se prostituer et qu’il la rejette, ce qui va à l’encontre de l’esprit Bovary. C’est réduire la personnalité de la jeune femme à une vénalité qu’elle n’a pas, mais montre une incompréhension de l’œuvre de Flaubert et de la femme. Il n’en reste pas moins une très belle version qui marque longtemps.

Afficher l'image d'origineAvec la jolie Mia Wasikowska (Tracks) particulièrement émouvante, face à Ezra Miller (Crazy Amy) et Henry Lloyd-Hughes (Man up), Paul Giamatti (San Andreas) et le terrible Rhys Ifans (Serena), ainsi que Logan Marshall-Green (Prometheus), Laura Carmichael (La taupe) et Olivier Gourmet (L'odeur de la mandarine), sont excellents.

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