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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 08:42

Un grand merci à Rimini Edition pour m’avoir fait découvrir cet excellent thriller psychologique réalisé en 1947 par Delmer Daves, pour l’adaptation du roman de George Agnew Chamberlain, pour un suspens familiale dramatique aux multiples rebondissements.

Dans une ferme isolée, Pete Morgan, vit avec sa sœur Ellen, avec sa fille adoptive Meg, dont nombre de rumeurs circulent sur leur compte. La jeune fille, amoureuse de Nath Storm qui sort avec la belle Tibby, le fait engager comme aide de ferme par son père pour l’été. Rapidement, l’amour nait entre les deux jeunes gens, et décident de découvrir le mystère qui plane autour de la maison rouge introuvable dans la forêt et réputée hantée. Pete tente de les en empêcher par tous les moyens, tout en perdant le contrôle.

Un très beau suspens psychologique, certes classique dans son écriture et sa réalisation, mais qui fonctionne avec beaucoup d’efficacité et d’émotion. J’ai beaucoup aimé l’ambiance qui s’instaure rapidement inquiétant. Ainsi, le père avère très vite étrange et coupable de quelque chose dont le mystère est savamment entretenu pour brouiller un temps soit peu les pistes, entre la disparition des parents de la jeune fille, et son amour exclusif ambigu sur sa fille adoptive, dont on découvre au fur et à mesure les raisons et

conséquences. Suspens romantique également entre Meg amoureuse de Nath mais résignée quand celui-ci sort avec la belle et excentrique Tibby. Enfin, le drame, ou les drames, passé et présent, qui se rejoignent pour un final révélateur. Une belle réalisation maitrisée, dans des décors grandioses entre forêts et vallées, entre terreur et sérénité, d’un noir et blanc à l’image de la trame qui instaure une atmosphère champêtre des plus inquiétants.

Avec l’excellent Edward G. Robinson, face à Lon McCallister et Dame Judith Anderson, Rory Calhoun (Comment épouser un millionnaire), les jolies Allene Roberts et Julie London (L'homme de l'ouest), Ona Munson, Harry Shannon (Le fantôme de la momie), Arthur Space (Objectif Terre), Pat Flaherty et Walter Sande.

Le film La maison rouge de Delmer Daves, distribué par Rimini Edition, disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 11 juillet 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, présentation du film par Christophe Champclaux, historien du cinéma.

3 étoiles

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 08:00

La vingtième et unième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, continue avec ce film Go fish réalisé en 1994 par Rose Troche, pour son premier long métrage et prolifique réalisatrice de séries, pour un manifeste de la communauté lesbienne entre documentaire militant et comédie romantique, qui a tant marqué sa génération.

Chicago au début des années 70, dans la tourmente amoureuse d’un groupe de jeunes lesbiennes, Camille alias Max, cherche le grand amour en vivant mal célibat et abstinence. Elle est en colocation avec Kia qui vit depuis quelques mois avec Evy, récemment divorcée. Daria est la tombeuse de ces dames, qui prend et jette aussitôt. Ely entretien une relation de couple éloignée. Kia tente de lier Max et Ely qui commencent une romance compliquée, sous les supputations des copines sur leur liaison.

Film militant phare de la culture lesbienne, qui aura marqué de son empreinte la communauté de part son ton résolument affirmé sans complexe de l’homosexualité féminine, avec une vision politique et morale du saphisme. Ainsi, à travers ces cinq jeunes femmes drôles et attachantes, se construit tout un discours de la pensée lesbienne, de la morale communautaire qui semble sans doute de nos jours puéril tant il s’est fort heureusement banalisé et accepté grâce justement au combat des militantes acharnées à la cause, et qui doit sans cesse se poursuivre

tant l’homophobie est toujours hargneuse et dangereuse. J’ai beaucoup aimé suivre les pérégrinations de ces jeunes femmes, dont les dialogues, débats contradictoires et prise de position apportent des règles de conduites et de tolérances pour l’affirmation et les revendications des lesbiennes, savamment entretenues lors de festival comme celui du Festival International du film lesbien et féministe de Paris.

Ainsi, à travers ce panel de lesbiennes, se construit des modes de vie et de pensée qui se chevauchent s’entrecroisent et se contredisent pour mieux affirmer une confiance en soit, qui a permis en son époque à nombre de lesbiennes de sortir du placard et de vivre pleinement et heureusement leur vie. Une réalisation en noir en blanc pour restituer une époque lointaine des années soixante dix, construite adroitement entre la narration de ces jeunes femmes en quête d’amour et de sexe, et ces débats têtes bêches sur leur copines mais aussi et surtout sur le mode de pensée lesbien et féministe. Le titre fait aussi référence à un jeu de cartes. Un beau film sur l’affirmation de soit.

Avec V.S. Brodie et Guinevere Turner (Itty bitty titty committee), T. Wendy McMillan et Migdalia Melendez, Anastasia Sharp et Mary Garvey, ainsi que Jennifer Allen, Walter Youngblood et Danielia Falcon, Art Stone, Elspeth Kydd et Tracy Kimme, Brooke Webster, ou encore Mimi Weddell et Scout, toutes aussi marquantes.

 

Le film Go fish par Rose Troche, distribué par Outplay et sa page Facebook, est disponible depuis le 24 juin 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, Génération Go fish, offre des entretiens et témoignages de lesbiennes qui ont été marquées par ce film et l’impacte sur leurs vies.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut retrouver des films histoires au féminin, ainsi que les histoires amoureuses au féminin, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et émotions.

3 étoiles

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 14:28

Sympathique petite comédie loufoque de Frédéric Forestier (Stars 80), qui aborde avec humour la rupture d’un premier amour et les tentatives toutes aussi délirantes de guérison déjantées que désespérément absurdes.

Largué par Elina, son premier grand amour, Vincent dix huit ans, est plongé dans une déprime de larmes et de cris de désespoir. Ses parents, Cléa et Harold décident de l’aider à oublier cette jeune fille, et vont pratiquer une cure de désintoxication amoureuse draconienne, laissant pantois leur fille Eloïse. Mais difficile pour Vincent de renoncer à son amour, et surtout à hauts risques pour le couple des parents par l’effet boomerang de leur thérapie particulière.

Sans prétention, je me suis bien amusé de cette petite comédie barge, quelque peu saturée de grossièretés sans grand intérêt et plus polluantes que drôles, pour un récit vif et alerte plein de gags et de répliques. C’est plutôt dans le ton bon enfant familiale pour ados prépubères que s’adresse ce délire à retournement bien évidemment cocasse contre les parents redevenus ados débiles qui trouveront la sagesse des enfants pour revenir à la réalité.

Avec Isabelle Nanty (Les Tuche 2 - Le rêve américain), Pierre-François Martin-Laval (Les profs), Thomas Solivérès (Ange & Gabrielle), les jolies Manon Valentin (Coup de chaud) et Leslie Medina (Camping 3), Jean-Michel Lahmi (Brice 3), Tom Leeb (Jour J), Linda Hardy (Duo d'escrocs), Nathalie Kanoui (Brèves de comptoir), Élisa Sergent, Laurent Saint-Gérard, Etienne de Balasy, Khalid Maadour, Estelle Meyer, Antoine Martin Sauveur.

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 08:57

Comédie satyrique de Sou Abadi, qui pour son premier long métrage, réalise dans un registre de marivaudage en vaudeville un récit qui se moque avec un peu trop de gentillesse ces monstres islamistes qui ne méritent pas autant d’égard.

Alors que Leïla, brillante étudiante à Science Po se prépare à partir avec son amoureux Arnaud pour leur stage à New-York, arrive son grand frère Mahmoud. Celui-ci, de retour du Yémen, est radicalisé et décide de remettre sa sœur au pas. Il lui brûle son passeport et l’enferme dans sa chambre avec l’intention de la marier à un « bon » musulman. Après une tentative désespérée d’Arnaud pour voir sa chérie, celui-ci s’habille d’un voile intégral pour continuer de voir Leïla, se faisant passer pour Schéhérazade. Les choses se gâtent quand Mahmoud tombe amoureux de Schéhérazade et désire l’épouser.

Sympathique comédie qui arrive à faire rire aux dépends des islamistes en montrant avec subtilité les absurdités des radicalisés et de la religion. Ainsi, il est drôle de voir ces extrémistes, aussi bêtes que méchants, imposer leur violente mode de pensée. Cependant, il est difficile malgré tout de rire, quand bien même la farce est judicieuse, quand s’avèrent des tueurs de sang froid, des

tortionnaires nazis au non d’une religion qui s’interprètent toujours dans le même sens et les mêmes effets de violence et de mort. Je salue en tout cas le courage de critique sans équivoque, avec humour et émotion, en tentant de faire prendre conscience, non aux radicalisés irrécupérables, mais aux proies en voie de succomber à la radicalisation sans retour. Il est un peu simpliste tout de même de voir dans ces salafistes des excuses quand à leur passé, Mahmoud qui trouve dans la radicalisation une solution due au décès des parents dans une psychologie de comptoir pour ces psychopathes.

réalisation est classique mais efficace, vive et alerte et sans temps mort, pour une bonne comédie sociétale que l’on voudrait aussi drôle et moins dramatique dans la réalité. Il n’y a qu’à voir le nombre exponentiel de femmes voilées dans nos rues pour comprendre que la radicalisation à besoin s’il n’est déjà trop tard d’autocritique par la comédie pour désamorcer cette terrible gangrène qui touche en premier lieu ces jeunes femmes enfermées dans l’obscurité au profit uniquement des « hommes » qu’elles élèvent elle-mêmes dans cette vision de la femme soumise et des hommes dominateurs aux droit de vie et de mort.

Avec la belle et excellente Camélia Jordana (Nous trois ou rien), face à Félix Moati (Médecin de campagne) et William Lebghil (Les combattants), Anne Alvaro (Yves Saint Laurent) et Predrag 'Miki' Manojlovic (Largo Winch II), Carl Malapa (La dream team), Oscar Copp, Laurent Delbecque et Oussama Kheddam, Walid Ben Mabrouk et Grégory Montel, Hamid Djavadan, Behi Djanati Atai et Karim Belkhadra, Sâm Mirhosseini, Hamideh Doustdar et Jean-Louis Tilburg.

 

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 09:12

Un grand merci à TF1 Vidéo et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir cet excellent thriller polar d’action réalisé en 2016 par Walter Hill (Du plomb dans la tête), d’après l’ébauche du script Tom Boy écrit par Denis Hamil dont une bande dessinée Corps et âme sera réalisée par Matz et Jef, en parallèle au film.

Quand Frank Kitchen, tueur à gag exécute un contrat, il ne se doute pas des conséquences inattendues qui vont s’abattre sur lui en retour. D’une part la victime est le frère du docteur Rachel Kay, chirurgien esthétique clandestine, qui passe contrat auprès du mafieux John le réglo, qui lui-même veut se venger d’un autre contrat qui a touché un de ses proches. Quand Franck se réveille après son enlèvement, sa vie ne sera plus jamais comme avant, et sa soif de vengeance est décuplée contre ses ennemis.

Je me suis bien bidonné avec ce film tordant au parfum de série B des années cinquante super soigné, dans le style bande dessinée sur un récit à priori des plus classiques et qui pourtant surprend avec plaisir. Si on ne peut s’empêcher de penser à La piel que habito tout en prenant autant de teinte terrifiante que comique tant la narration apporte cette légèreté hilarante avec les conséquences qui suivent de part une histoire particulièrement réussie. Ainsi, la donne change quand au réveil du tueur, la vengeance qui le frappe dans sa

chaire est des plus terribles et sans commune mesure avec ses méfaits, et le récit prend toute son ampleur. Un récit soigné, même si on doute sur la fin que Tomboy ait pu garder son flingue caché, cela reste drôle de comédie bande dessinée assez jouissif. Une réalisation avec un budget réduit dont Walter Hill en profite pour réussir un magnifique performance d’un huis clos à l’ambiance années cinquante, dans un cadre et des couleurs et lumières typiques, aux cadrages judicieux. Une suite est envisagée que j’attends avec impatience.

Avec l’excellente Michelle Rodriguez (Fast & Furious 8) qui nous surprend avec bonheur, Sigourney Weaver (S.O.S. fantômes) toujours aussi déjantée, de même Tony Shalhoub (No pain, no gain) et la jolie Caitlin Gerard (Magic Mike), Terry Chen (Godzilla) et Anthony LaPaglia (Elle et lui), Ken Kirzinger, Lia Lam (Star Trek sans limites) et Paul McGillion (A la poursuite de demain), Zak Santiago (Perfect sisters) et Paul Lazenby (Deadpool), Adrian Hough (La planète des singes : les origines),ou encore Alex Zahara (Horns), Lauro Chartrand (Délivre-nous du mal) et Caroline Chan.

Le film Revenger de Walter Hill, distribué par TF1 Vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 juin 2017 au prix conseillé de 14,99€ le DVD, 17,99€ le Bluray et 4,99€ le VOD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, un entretien avec Walter Hill et Michelle Rodriguez.

3 étoiles

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 09:47

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce film yakuza-eiga, réalisé en 1966 par Seijun Suzuki, d'après le roman de Yasunori Kawauchi, pour une œuvre atypique déroutante et passionnante, dans une version restaurée en Haute Définition d’après une copie neuve .

Dès lors que son clan a cessé ses activités mafieuses, le yakuza Tetsuya Hondo « Phoenix Tetsu » se voit proposer par le clan rival de Otsuka de se joindre à eux. Par fidélité à son ancien chef Kurata, Tetsuya refuse malgré les pressions violentes à son encontre, et se voit obligé de quitter Tokyo en devenant vagabond. Mais les deux chefs yakuza envoient à ses trousses Tatsuzo « Viper » un tueur pour l’éliminer. Quand Chiharu, la petite amie de Tetsu, s’accroche malgré les dangers.

A partir d’un récit presque classique dans le monde très codifié des yakuzas, Seijun Suzuki relevait un défi des plus innovants en concoctant un savant mélange d’humour et dramatique, de comédie musicale entre chants et danses et un zeste d’érotisme, le tout dans une forme absurdité absolue et de surréalisme déroutant. Sur une qualité d’image superbe et léchée, de décors kitsch et pop-art, aux couleurs flashies, entre jaune citron et mauves, et des lumières vives, la trame nous surprend d’abord

de nous envouter dans cet univers parfois théâtral kabuki entre modernité et archaïsme. J’ai beaucoup aimé cette étrange atmosphère, précurseur en bien des points des comédies du genre. Sur un rythme résolument speed, le mise en scène peut semblait confuse et décousue pour finalement déboucher sur une œuvre atypique, pleine d’élégance et de charme envoutante. les contraintes budgétaires et pressions de la production, ont créé les conditions idéales pour un film nerveux, et d’une richesse de styles et d’influences pour aboutir à une œuvre superbe.

Avec Tetsuya Watari, Chieko Matsubara, Ryuji Kita, Hideaki Nitani, Tsuyoshi Yoshida, Hideaki Esumi,

Le film Le vagabond de Tokyo de Seijun Suzuki, issu de la très belle Collection Cinéma MasterClass : La collection des Maîtres, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 juin 2017. Il est proposé en version originale japonaise sous-titrée français, et en version française. Le boitier nous offre le combo DVD et Bluray, accompagné d’un livret collector de 20 pages rédigé par Bastian Meiresonne, Jaquette réversible avec l’affiche japonaise originale au verso. Dans les suppléments, le film vu par Stephen Sarrazin, et un entretien du réalisateur par Yves Montmayeur, et Seijun Suzuki dans Le surréalisme doux par Roland Lethem.

3 étoiles

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 09:16

Excellent film zombiesque de Colm McCarthy, pour son second long-métrage, étant essentiellement réalisateur de séries télé, adapte l'œuvre de Mike Carey, en apportant au genre un air certes fétide avec beaucoup de poésie mortelle pour une fin d’un monde.

Dans un des derniers centres d’humains encerclé par les zombies, un groupe d’enfants infectés d’un genre différent sont prisonniers et étudiés. Ces jeunes zombies mortels ont la capacité de penser et de ressentir les émotions humaines. Le docteur Caroline Caldwell mène sur eux des expériences afin de trouver un vaccin qui permettrait de sauver les rares survivants. La jeune Melanie est la plus évoluée est très attachée à son enseignante Helen

Justineau qui lui rend bien. Quand une ultime attaque dévaste la base, Melanie, Helen, Caroline et deux soldats réussissent à s’enfuir. Parcourant le pays dévasté pour arriver dans Londres vide d’humanité. Découvrant d’autres enfants zombies différents, Melanie va se trouver pour exister.

Une très belle vision de l’apocalypse zombiesque, dont on croit avoir tout vu et traité sur le genre. Ainsi, si la trame générale n’a rien de particulièrement original au premier abord, une sourde poésie pleine d’émotion macabre s’en dégage, s’insinue en nous avec un sombre présage lancinant inéluctable qui nous emprisonne et nous contamine insidieusement. On retrouve en partie le récit de Je suis une légende, avec le regard d’une jeune zombie, en lieu et place du dernier survivant de l’espèce humaine. J’avoue que j’ai

été touché par ce récit douloureux pris entre la jeune fille sur lequel repose tous les espoirs et toutes les craintes, et cette enseignante attachante et la proie de tous les sentiments humains et du savoir, de même cette scientifique de toutes les extrémités pour tenter de sauver l’impossible. En ces temps de réchauffement planétaire, de surpopulations et de pollutions, les nombreuses pandémies évitées aux mutations plus difficiles à traitées, annoncent des lendemains sinon zombiesques, du moins d’un changement sombre et radicale de l’avenir de l’humanité avec les flux migratoires.

La réalisation est magnifiquement soignée, sur une mise en scène maitrisée, certes classique en trois actes précis, sur un rythme tristement langoureux sans lenteur ni temps mort. Des images aux travelings et prises de vues implacables dont les effets spéciaux apportent un réalisme puissant. Une profonde désolation qui s’empare de nous dès les premières images, et ne nous quitte jamais, hantant longtemps.

Avec Gemma Arterton (L’histoire de l’amour), Glenn Close (Warcraft : le commencement), Paddy Considine (Pride), la jeune Sennia Nanua est excellente et marquante, Fisayo Akinade, Dominique Tipper (Vampire academy), Anamaria Marinca (Fury), Anthony Welsh, Daniel Eghan (Jason Bourne), Lobna Futers (Les animaux fantastiques), Stacey Lynn Crowe, et les jeunes Tessa Morris, Elise Reed, Matthew et Joshua Smallwood, Amy Newey, Macey Ward.

3 étoiles

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 09:57

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce polar fantastique iranien réalisé en 2016 par Mani Haghighi, qui nous plonge dans un étrange univers particulier en cassant les codes de la fiction pour mieux nous surprendre.

Agent des services secrets iraniens, Babak Hafizi est envoyé sur l’île de Qeshm, pour des investigations à la suite du suicide d’un dissident en exil. Cette affaire précède l’assassinat du Premier Ministre iranien le 23 janvier 1965. Après avoir traversé la vallée des étoiles, avec un géologue et un ingénieur du son, Babak conclu rapidement à un meurtre, et découvre que la région est pleine de mythes, légendes et superstitions qui se confondent entre réalité et fantasmagories.

Etonnante fiction, qui commence comme un film classique pour se poursuivre par une sorte de making of qui reprend en documentaire d’enquête sur l’enquête policière avec des entretiens tout en reprenant le film du récit, parti sur un dissident assassiné, un dragon et une petite fille tout en remontant le fil de l’histoire du pays, de l’île et des personnages, réels ou fictifs. Ainsi, se croisent et se chevauchent des

destins sur fond de légendes de dragon, ou celui des protagonistes avec en filigrane des références politiques, religieuses et culturelles. Passé le moment confus et désorientant, on se remet dans la trame générale avec curiosité. Une belle réalisation, entre document fictionnel et film policier fantastiques, qui nous offre des paysages magnifiques de l’île pour un voyage au bout d’un conte étonnant.

Avec Amir Jadidi et Ehsan Goodarzi, Homayoun Ghanizadeh et Nader Fallah, Ali Bagheri et Kiana Tajammol, Manouchehr Anvar et Laila Arjumand et dans leur propre rôle, Touraj Daryaee, Lili Golestan, Mani Haghighi et Saeed Hajjarian, Ali Mosaffa et Sadeq Zibakalam.

Le film Valley of stars, de Mani Haghighi, distribué par Blaq out, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 27 juin 2017. Il est proposé en version originale farsi sous-titrée français. Dans les suppléments, un entretien avec le réalisateur.

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 09:44

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique réalisée en 2016 par Michel Boujenah, qui adapte pour son troisième long-métrage le roman de Pascal Ruter, pour nous plonger dans une solidarité romantique pré-ado face à la maladie.

Victor, élève médiocre est attiré par Marie, la meilleure de sa classe, et violoncelliste virtuose. Il ignore qu’elle est atteinte d’une maladie qui la rend progressivement et rapidement aveugle. Attirée également par l’adolescent en son contraire comme des aimants, elle lui propose de l’aider dans ses études, et après lui avoir révélé son secret, Victor va l’aider jusqu’à ce qu’elle passe le concours au conservatoire. Pas aussi simple quand les parents ne sont pas très réceptifs.

Touché moi-même par la maladie, la rétinite pigmentaire, j’étais d’autant plus intéressé par ce récit, qu’il puisse permettre d’en parler et d’en informer le plus grand nombre. Maladie oculaire dégénérative du syndrome d’Usher, qui selon chaque cas, s’attaque plus en moins vite ou jeune, pour une cécité totale par la destruction du champ visuel, perte de lumière, des couleurs, avec déficience auditive. Si le film aborde de fait les effets de la maladie, il s’attache surtout à l’amitié indéfectible

entre les jeunes gens. L’émotion est donc palpable dans cette trame, principalement sur la jeune fille face à sa maladie, à son père débile et une mère démissionnaire et sa passion pour la musique. Cependant, l’ambiance est déséquilibrée avec le gamin au demeurant peu sympathique, et le camarade religieux -pourquoi n’en avoir pas fait un laïque. J’ai apprécié la relation qui se noue entre les pré-adolescents, se trouvant une solidarité réciproque plus émouvante

que les adultes, tel ce médecin un peu trop prévenant. Une sympathique approche de la maladie dans un conte romantique pour une parabole de la cécité dues adultes. On pourra regretter un déséquilibre dans la qualité du jeu et des dialogues, quand la réalisation est maitrisée, sur une mise en scène soignée.

Avec la jeune Alix Vaillot pour son premier rôle et véritable musicienne, est excellente, face à Jean-Stan du Pac (Boomerang) beaucoup moins convaincant, Charles Berling (Elle) et Pascal Elbé (Sous les jupes des filles), Aude Ruyter et Vincent Taloche (Astérix et Obélix), Laurent Capelluto (Je suis à vous tout de suite) et Raphaëlle Lubansu, et les jeunes Antoine Khorsand (Robin des bois, la véritable histoire), Illan et Noah Levi, Max Garang-Boulègue et Jeanne Suttor.

Le film Le cœur en braille, de Michel Boujenah, distribué par Gaumont, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 3 mai 2017. Il est proposé en version sous-titrée français pour les sourds et malentendants, ainsi qu’en audiodescription pour les aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, les essais des comédiens Alix Vaillot, Jean-Stan du Pac et Antoine Korsand, ainsi que le making of de la musique.

 

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16 juillet 2017 7 16 /07 /juillet /2017 18:16

Gentillette comédie romantique de Coline Assous et Virginie Schwartz, pour leur premier long métrage, abordent un métier en plein essor, avec l’éternel conflit du mensonge et des sentiments.

Avec sa meilleure amie Bertille et coloc, Léa mène une carrière non conventionnelle. Elles ont créées une agence de location particulière. Tour à tour ramasseuse de balles, fille aimante, ou conseillère conjugale. Quand Raphaël qui a découvert récemment son homosexualité la présente comme sa petite amie à ses parents qui souhaitent le marier à un bon parti, Léa retrouve Arnaud, le frère de son faux fiancé, son amour de jeunesse. Une partie de jonglerie commence entre les différents rôles qu’elle mène pour son agence, et le désire de se remettre avec son faux beau-frère.

Le docteur House le dit bien, tout le monde ment. Ainsi, sur la base d’un Alibi.com en beaucoup moins trash, plus sage et gentilet, les deux réalisatrices nous conte le même milieu avec les mêmes conflits entre le métier de composition et le mensonge inconciliable pour une histoire d’amour, en instant cependant sur le fait qu’il ne s’agit pas de prostitution. Ainsi, cette profession qui consiste à se louer pour se faire passer pour la petite amie, la fille, ou autres personnages afin de palier temporairement un besoin public donne lieu à cette trame, certes classique mais au demeurant distrayant. On pourra regretter le caractère un peu trop sage des liens qui se tissent et du verbiage chaste vieille France un tantinet fin fond de province, et pourquoi pas un peu plus osé.

Avec Déborah François (Fleur de tonnerre) délicieuse d’humour et d’émotion, Alison Wheeler (Going to Brazil) et Marc Ruchmann (Le Skylab), Benjamin Bellecour (Vicky) et Charlotte de Turckheim (Qui c'est les plus forts ?), Bernard Ménez (L'amour dure trois ans), Lionel Abelanski (Ouvert la nuit) et Jacques Boudet (Les souvenirs), Arié Elmaleh (Plan de table), Brigitte Barilley et Yves Jacques (Le talent de mes amis) et Coraly Zahonero.

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