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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 16:20

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir ce film réalisé en 1940 par Henri Decoin (Premier rendez-vous), pour une sympathique comédie parfois grinçante quand aux mœurs au plus offrant.

Dans une école professionnelle très particulière, Aristide enseigne « l’art de la fauche ». Il élève de jeunes malheureux en de futurs pickpockets redoutables. La toute jeune Arlette, échappée d’une maison de correction, à la rue et sans famille, postule en même temps que le jeune Yves. Mais s’ils présentent de réelles aptitudes, Arlette éprouve les plus grandes difficultés à dépasser son honnêteté. Arlette préférerait un mariage blanc qu’accepte Aristide sous condition d’une mission. Elle doit à la faveur d’un bal à l’ambassade, voler la montre de Pierre de Rougemont qui est l’amant de la femme de l’ambassadeur. Un dévolu qui ferait l’affaire de la jeune fille.

Une bien sympathique comédie qui nous entraine dans une école de voleur à la tire qui vire en une comédie « romantique » toujours limite. Une toute jeune fille tente de s’en sortir de sa condition précaire, pas vraiment prête à une carrière de voleuse, mais prête à se vendre en mariage « blanc » à un homme beaucoup plus vieux. Ainsi, comme souvent dans l’œuvre d’Henri Decoin, les relations petites jeunettes innocentes vs hommes mûrs moins innocents.

Ce qui a été le cas du réalisateur avec la toute jeune actrice Danielle Darrieux, dont il est tombé « amoureux » -dixit son fils- sans prononcer le mot pédophilie, alors qu’elle avait 16 ans et lui 54. Un mariage aussitôt suivi pour satisfaire un prédateur, et accélérer la carrière de l’actrice. Reste que la narration, la mise en scène et l’excellence des interprètes, donnent à ce récit toute sa saveur d’humour. Quelques années plus tard, bien que divorcés, Decoin offre un rôle sur une histoire similaire avec Premier rendez-vous.

Avec les excellents Danielle Darrieux, Claude Dauphin et André Luguet, Junie Astor, Charles Dechamps et Roger Blin, Sylvain Itkine, Pierre Feuillère et Jean Hébey, Julien Carette, Jean Tissier, Saturnin Fabre et Roland Armontel, Marguerite de Morlaye, Sophie Desmarets et Dora Doll.

 

Le film Battements de cœur, issu de la Collection : Gaumont découverte en Blu-ray, distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 15 mai 2019. Il est proposé en audiodescription pour aveugles et malvoyants, et sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, La dernière danse, un documentaire inédit de Roland-Jean Charna, avec la participation de Christine Leteux (Continental films : cinéma français sous contrôle allemand) et Clara Laurent (Danielle Darrieux, une femme moderne).

3 étoiles

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31 juillet 2019 3 31 /07 /juillet /2019 15:39

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir dans le cadre de La Cinémathèque Pathé, le nouveau rendez-vous mensuel de Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, en collaboration avec Revus et Corrigés, à la projection du film La fête à Henriette de Julien Duvivier de 1952, en version restaurée 4K.

Leur film censuré, deux scénaristes se lancent dans l’écriture d’une nouvelle histoire pour un nouveau film. Après hésitation ils décident d’un comédie romantique entre Henriette amoureuse de Robert, un jeune photographe, dont ils vont au fil de leurs inspirations contradictoires faire vivre des situations rocambolesques. Ainsi, en ce 14 juillet jour de la fête nationale, mais aussi la fête de Sainte Henriette et l’anniversaire de ma jeune femme qui attend la demande en mariage, Maurice lui propose un programme magnifique qui va au gréé des scénaristes se transformer avec la rencontre de Marcel, un beau voyou pour une journée mouvementée.

Un très beau film d’une extrême modernité pour 1952 tant dans sa narration, sa mise en scène que les thématiques abordées, véritablement précurseur de la nouvelle vague du cinéma français. Comique, émouvant et dramatique, Duvivier aborde sans complexe dans un tourbillon amoureux autant l’amour que l’adultère, la sexualité et l’homosexualité, la politique et la censure et un message féministe engagé, telle Rita Solar qui collectionne les amants et les notes, le tout sur un rythme vif et alerte, de pastiche et références. Une visite de Paris des années cinquante loin du carte postale. J’ai juste adoré. Ces cadrages, plans et séquences, sa mise en scène et ses nouveaux et excellentissimes interprètes aux très jolies filles. Un film méconnu qui mérite de trouver sa place au panthéon du cinéma français.

Avec les excellents Dany Robin (Le silence est d'or), Michel Auclair (Les guichets du Louvre) et Michel Roux (), Henri rémieux (125 rue Montparnasse) et Louis Seigner (Premier de cordée), Hildegard Knef (Fedora), Micheline Francey et Daniel Ivernel, Odette Laure, Jeannette Batti, Paulette Dubost et Alexandre Rignault, Claire Gérard, Jacques Eyser et Jean-Louis Le Goff.

3 étoiles

 

 

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

73 avenue des Gobelins

75013 Paris

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 08:46

Un grand merci à Coin de Mire Cinéma pour m’avoir fait découvrir ce thriller réalisé en 1947 par Henri Decoin, qui nous entraine dans les tréfonds déroutant d'un médecin  embrumé d'alcool.  

Michel Ancelin est un médecin qui a plongé dans l'alcoolisme. Dans sa déchéance, plus il subit le regard moqueur des gens, plus il se hait... jusqu'à cette nuit où conduisant en état d'ivresse, il renverse et tue un motocycliste, devant les yeux effarés de Madeleine Bodin, sa jeune maîtresse, il maquille le méfait en déplaçant le cadavre et la motos en enlevant l'ampoule du phare, pour faire croire à un banal et malheureux accident de la route, et efface les traces de freinage de la voiture.

Tout fonctionne à merveille, et la police classe l'affaire sans suite. Un détail anodin, la perte d'une bague en or que portait Madeleine, va venir tout bousculer dans ce couple apparemment sans histoires, et une série de drames vont s'ensuivre. L'inspecteur Chambon est chargé d’enquêter sous l’impulsion d’Aubignac, journaliste et ami de Michel.

Une excellente intrigue de tueur en série enivré dans la folie du meurtre parfait et sans limite. L’ambiance nous plonge rapidement d’un simple et terrible accident de la route en de monstrueux meurtres vengeurs contre tous ceux qui l’ont plus ou moins méprisés. Se double la relation avec sa jeune et belle petite amie pris dans une terrible rage de jalousie qui détonne et nous angoisse. Par-dessus le marché des enquêteurs de police pas très futés, un journaliste avide de sensation, et des cafetiers patibulaires.

Une très belle réalisation angoissante qui laisse parfois perplexe surtout avec cette fin étonnante. Et de fait, dans les suppléments, nous avons droit à une fin alternative inédite plutôt inattendue et salvatrice. Je ne sais pas ce qui était prévu des deux fins, et laquelle était prévue au final par le réalisateur, ni pourquoi elle a été réalisée, mais il est vrai que d’un côté nous avons un film sombre et dramatique, et de l’autre beaucoup plus léger.

J’avoue que cette fin non retenue a ma préférence de par le début de l’intrigue d’un raté alcoolique vieux et laid accoquiné à une belle jeune femme et que le délire de l’ivrogne suit une logique évidente que cette fin couronne avec humour, beaucoup plus logique avec tous les événements qui s’y déroule et le ton décalé tant des personnages que des dialogues. Une très belle réalisation qui s’emballe dans une folie délirante d’une succession de meurtres à l’exécution sans faille de main de maître que seul un esprit malade peut réussir ou un délire fantasmé d’ivrogne. Un remake fût un temps envisagé par Christophe Gans avec Albert Dupontel mais avorté.

Ce film est issu d’une superbe édition en Digibook Édition collector limitée à 3 000 exemplaires et numérotée - Blu-ray + DVD + Un livret de 24 pages reproduisant des documents d’époque + 10 reproductions de photos d’exploitations (14,5 x 11,5 cm) + La reproduction de l’affiche d’époque (29 x 23 cm), par un éditeur passionné de qualité, Coin de Mire Cinéma, qui nous offre l’amour du septième Art avec les images et le son de très haute qualité, agrémenté des actualités Pathé d’époque, des réclames publicitaires, et des bandes-annonces d’alors.

Après une première tournée de six films avec Archimède le clochard, Porte des Lilas, Des gens sans importance, Les amants du Tage, Si tous les gars du monde… et Les grandes familles, une nouvelle et alléchante fournée nous arrive avec La grosse caisse, L’affaire Dominici, Le cas du docteur Laurent, Le train, Non coupable et Rue des prairies pour nous régaler et nous enthousiasmer les sens de plaisir.

Avec les excellents Michel Simon (La fin du jour) et Jany Holt (La fiancée des ténèbres), Georges Bréhat, Jean Debucourt, Ariane Muratore et Christiane Delacroix, Jean Wall, François Joux et Charles Vissières, Pierre Juvenet, Robert Dalban, Henri Charrett et Émile Chopitel, Max Tréjean, Jean Brunel, André Darnay et Jean Sylvère.

Le film Non coupable, distribué par Coin de Mire Cinéma, est disponible en Digibook - Blu-ray + DVD + Livret Film restauré en 4K à partir du négatif original par TF1 Studio avec la participation du CNC et de Coin de Mire dans les meilleurs bacs depuis le 22 mai 2019. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants.

3 étoiles

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 12:03

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette sympathique comédie dramatique, réalisée en 2019 par Timo Vuorensola, pour une suite des aventures burlesques des survivants terriens sur un base lunaire.

Suite à une guerre nucléaire totale, l’ancienne base lunaire est devenue le dernier refuge de la race humaine. Pour sauver les derniers survivants, la belle et jeune Obianaju 'Obi' Washington et ses amis aventuriers embarquent pour une expédition au centre de la Terre et s’apprêtent à révéler le plus grand secret de l’Humanité.

Une excellente comédie satyrique qui reprend nombre de références du genre pour un grand délire aux messages politiques et religieux des plus désopilants avec une critique affutée. Je me suis beaucoup amusé dans cette aventure humaine de la dernière chance et les confrontations des dieux nazis de tous poils, des religions manipulatrices et asservissantes par des aliens débiles au possible.

Un passionnant délire qui fait du bien en ces temps de populisme réactionnaires et ces religions archaïques jusqu’aux ultra-libéraux qui nous emmènent vers un avenir sombre. En attendant avec impatience la suite et fin de la trilogie avec The ark: an iron sky story.

Avec Lara Rossi (Agatha Raisin) et Vladimir Burlakov, Kit Dale, Julia Dietze et Stephanie Paul, Tom Green, Udo Kier et Edward Judge, Martin Swabey, Emily Atack, John Flanders et James Quinn, Pierce Nathan-Calvin Baechler, Christoph Drobig, Edward Judge et Kari Berg.

Le film Iron sky 2, distribué par Metropolitan Vidéo et sa page Facebook, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs depuis le 9 mai 2019. Il est proposé en version originale sous titrée français, et audio en français. Dans les suppléments, le documentaire du film, VFX Breakdown, et Pixomondo.

3 étoiles

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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 14:48

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette comédie romantique réalisée en 1943 par Max de Vaucorbeil, qui réalisa la même année le premier film français en couleurs, Le Mariage de Ramuntcho, pour une comédie vive et alerte.

Le jeune Christian Bergas termine ses études de droit avec succès à Paris, et doit comme convenu quitter sa petite amie Jeanette afin de rentrer dans sa famille de province où son notaire de père veut le marier à Virginie de Malenpré, une riche héritière. Mais l’amour est trop fort et il décide de rester avec la femme qu’il aime.

Son père et sa tante Béatrice arrivent peu après l’ami Hubert de Sainte-Croix qui lui conseille de présenter Jeanette comme une jeune pensionnaire sérieuse, susceptible d’être la secrétaire de son père. De son côté, Hubert essaie de séduire tante Béatrice pour qu’elle plaide la cause de Christian auprès de monsieur Bergas. Jeanette se fait rapidement indispensable et aimée de tous, découvre des confidences sur la tante qui pourrait bien arranger les affaires de tout le monde.

Une très sympathique comédie vaudevillesque et molièresque qui nous amène dans des histoires d’amour contrariées, pour bien entendu nous régaler de bons gags et de répliques savoureuses vers une fin heureuse comme on s’en doute par la tonalité enjouée et le profil des protagonistes. Un film qui avait pour but comme beaucoup de réalisations d’alors sous occupation allemande en pleine guerre mondiale, de divertir les français dans l’envie de se changer les idées d’un quotidien entre privation de liberté et de pain, cependant que des trains partaient vers des camps sans retour, que la guerre faisaient rage. Nonobstant, l’intrigue est joliment menée avec un parterre d’interprètes de qualité sur des dialogues drôles dans une mise en scène efficace. Je me suis beaucoup amusé avec cette satyre d’une époque avec un petit air de modernité dans la femme qui décide de son propre sort.

Avec l’impétueuse Gaby Morlay, André Luguet, Louise Carletti, Jacques Baumer, Pierre Bertin et Jimmy Gaillard, Germaine Charley, Marguerite Deval, Louis Salou et Jean Perier, Jean Bobillot, Gabrielle Fontan et Genia Vaury, Noëlle Norman et Sinoël, Pierre Bertin, Christian Duvaleix, Max Megy et Marguerite de Morlaye.

Le film Mademoiselle Béatrice, distribué par Gaumont, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 12 juin 2019. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants.

3 étoiles

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1 juillet 2019 1 01 /07 /juillet /2019 08:11

Un grand merci à Diaphana et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir ce thriller fantastique réalisé en 2018 par Vincent Mariette (Tristesse Club), qui nous plonge dans un éveil à l’amour et à la première fois, entre enquête policière pleine de mystère et d’étrangeté.

L’été dans un camping en Dordogne, Laura, 17 ans, passe ses vacances avec sa sœur Anne et leur mère Christine dans l’insouciance de la jeunesse en quête de sa première fois. Une rumeur court sur une panthère qui rôderait dans les environs et enlèverait ses proies. Plane un délicieux sentiment de danger permanent. Quand un soir, Laura rejette un jeune prétendant qui disparait sans laisser de trace, l’inquiétude grandit.

La jeune fille fait la rencontre de Paul, un écrivain aussi attirant qu’inquiétant, qui passe son temps à chasser à l’arc en quête de la panthère et de la folie. Laura est très attirée et bouleversée par l’homme qu’elle pense être un assassin en série. Une relation ambigüe se noue, quand entre en scène une étrange policière, Inspectrice Camus, qui mène l’enquête sur la disparition du jeune homme et de son mari.

Un excellent thriller tout en ambiance singulière entre contes et légendes d’une panthère mystérieuse parabole de l’intrigue policière et amoureuse dans une atmosphère délétère. Sur une musique  prégnante de Sacha Galperine et Evgueni, la trame se pose avec beaucoup d’efficacité pour nous plonger dans un drame qui frise le fantastique. J’ai beaucoup aimé le récit au dialogue épuré, aux personnages tranchés dans des contours flous et ambigus. Une très belle réalisation sur l’éveil à la sexualité d’une jeune fille

Avec les excellents Lily-Rose Depp (La danseuse) et Laurent Lafitte (L’heure de la sortie), Aloïse Sauvage (120 battements par minute) et Camille Cottin (Le mystère Henri Pick), Jonas Bloquet, Yoann Zimmer et Baya Kasmi, Eugène Marcuse, Lucas Moreau et Arthur Rémi, Gaëlle Battut, Günther Galbert, Renaud Marchal et Cédric Laroche, Alexandra Hökenschnieder et Anna Jean, Laure Weisdorf et Swanny Elzingre.

Le film Les fauves, distribué par Diaphana, disponible dans les meilleurs bacs dès le 2 juillet 2019 en DVD et bluray ainsi qu’en VOD. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, les commentaire audio de Vincent Mariette, Deux courts métrages du réalisateur, Double mixte (2012) et Les Lézards (2012).

3 étoiles

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23 juin 2019 7 23 /06 /juin /2019 09:09

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette belle comédie réalisée en 1941 par Henri Decoin (Au grand balcon), pour une romance à la Cyrano de Bergerac dans un vaudeville léger.

Pensionnaire dans un orphelinat, la jeune collégienne Micheline Chevassu, rêve d’amour et de réconfort. Elle entretient une correspondance avec un inconnu trouvé dans une petite annonce. Grace à ses amies, elle parvient à envoyer poste restante son courrier et une photomaton. Éperdument amoureuse par le style des lettres, elle s’échappe de son orphelinat pour se rendre dans un café à son premier rendez-vous. Elle y rencontre un homme d’âge mûr et physiquement ingrat.

Timide et conscient de la déception de Micheline, Nicolas Rougemont, enseignant dans un lycée de riches, ne s’attendant pas à une aussi jeune fille, se dérobe au profit de son neveu, Pierre. Logée chez Nicolas dans la chambre du neveu, Micheline découvre le lycée, et bientôt Pierre apparait sans rien connaitre du forfait de son oncle.

 

 

Une très sympathique comédie, tournée sous l’occupation allemande relatant une intrigue d’avant guerre et du bon temps de la liberté et de l’insouciance. Avec un zeste de Nicolas Rougement en Cyrano de Bergerac se faisant passer pour le beau Christian en un Pierre séducteur, l’amour s’en trouve déboussolé par les quiproquos, gags et répliques. Si l’honneur est sauf en évitant une relation pédophile avec le vieil oncle, l’écart avec le neveu n’en reste pas moindre, entre une collégienne et un étudiant des grandes écoles navales.

J’ai beaucoup aimé la candeur faussement naïve qui ressort de cette ambiance légère, des profils de personnage souvent haut en couleur comiques. Une évolution de la jeune fille qui prend de l’assurance en prenant fait et cause pour l’enseignant face aux lycéens auquel elle assène une leçon de morale et de respect à ces fils à papa. Pas si timide et même plutôt culotée et inconsciente pour se rendre seule en un lieu inconnu rencontrer un homme tout aussi inconnu, à l’instar d’Internet de nos jours aux conséquences qui eut pu être bien plus dramatique. La chanson qui a eu autant de succès que le film, est une mélodie qui hante longtemps. Une belle et vive réalisation dans une époque trouble que le récit tente d’alléger avec réussite.

Avec les excellents Danielle Darrieux (La vérité sur Bébé Donge), Fernand Ledoux (L’assassinat du père Noël) et Jean Tissier (L’assassin habite au 21), Sophie Desmarets (Le Capitan), Suzanne Dehelly (Au grand balcon), Gabrielle Dorziat (La fin du jour) et Louis Jourdan (Une nuit seulement), Jean Parédès, Rosine Luguet, Daniel Gélin, Georges Marchal, Elisa Ruis, Simone Valère, Hélène Bellanger et Serge Berry, Georges Bever, Jeanne de Carol et Jacques Charon, Annette Poivre, Françoise Christophe, Jacques Courtin et Jacques Dacqmine, Olivier Darrieux, Henri de Livry, Jacques Denoël, Jacques-Henry Duval et Luce Fabiole,

Le film Premier rendez-vous distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 15 mai 2019. Il est proposé en audiodescription pour aveugles et malvoyants, et sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, La trublionne magnifique avec Clara Laurent (journaliste, auteure de Danielle Darrieux, une femme moderne) et Christine Leteux (historienne du cinéma, auteure de Continental films - Cinéma français sous contrôle allemand), et Premier rendez-vous restauré.

3 étoiles

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21 juin 2019 5 21 /06 /juin /2019 09:55

Un grand merci à Arte Éditions pour m’avoir permis de découvrir la seconde saison de cette excellente série télévisée allemande de 6 épisodes de 60 minutes réalisée en 2018 par Sven Bohse, sur une création d’Annette Hess qui nous plonge au cœur de Berlin avec les trois sœurs Schöllack, pour une fresque féministe dans le Berlin d’après sous occupation alliées.

1957, enceinte de Freddy Donath, son partenaire de danse de rock and roll et ex petit ami, Monika Schöllack, désespérée et sans logement, retourne chez sa mère Caterina qui la rejette. Monika accouche d’une petite Dorli, qui est finalement acceptée, mais confiée à sa sœur Helga et son mari avocat Wolfgang von Boost, qui veulent lui ravir l’enfant ne pouvant devenir mère avec son mari homosexuel. Cependant Eva et son mari le vieux docteur Jürgen Fassbender jaloux et machiste, tente de s’affirmer.

Cependant, en cette année 1959, Caterina devient l’agent artistique de Freddy et Monika pour relancer son école de danse, avec Kurt Moser, un metteur en scène nostalgique nazi comme elle. Le retour de Joachim Franck ravive l’amour chaotique avec Monika. Mais la secrétaire de Franck la belle et arriviste Ninette Rabe, lui annonce être enceinte de lui. Le passé rattrape Freddy et des terribles révélations, quand Wolfgang tombe amoureux de son confrère de l’est, Hans Liebknecht. Entre un tournage et séances de danse, Monika tente de garder sa fille et l’amour de Joachim, Helga son mari, et Eva de divorcer, et Caterina de garder ses filles auprès d’elle dans la probité morale de son époque révolue ?

Une nouvelle saison, deux ans avant le mur de Berlin, dans une reconstruction du pays aux mentalités toujours aussi antisémite, homophobe et machiste, les jeunes femmes partagées  entre éducation rigide d’épouses soumises et mères de familles, tentent avec difficulté de sortir du carcan dans une société de rock and roll apportée par les occupants. L’héritage nazi et la nostalgie est encore pesante dans certaines sphères de la  société, avec cependant une chasse aux nazis en filigrane.

Ainsi, à travers trois sœurs diamétralement opposées de caractère, se construit une trame passionnante. Trois sœurs qui s’aiment et se déchirent, entre la terrible Helga qui vole sa nièce à sa sœur Monika, Eva qui tente de divorcer mal vu à l’époque et ne trouve de travail que dans le plus vieux métier du monde, Monika continue de se débattre avec tendre maladresse. Passionnant et crispant, cette belle série nous montre avec acuité le difficile combat des femmes dans une société paternaliste qui leur dénie tous droits, des mentalités matriarcales archaïques et éducation effroyable. J’ai encore beaucoup aimé cette description subtile et émouvante, d’une pesanteur étriquée d’alors. En espérant une suite trois ans plus tard avec la brutalité du mur de Berlin et ses conséquences.

Nous retrouvons avec plaisir les excellentes Sonja Gerhardt, Maria Ehrich (Vert émeraude) et Emilia Schüle (Smaragdgrün), Claudia Michelsen, Trystan Pütter, August Wittgenstein, Sabin Tambrea, Ulrich Noethen, Laura de Boer, Heino Ferch, Andreas Pietschmann, les petites Alma et Smilla Löhr, Peter Weiss, Max Hopp, Andreas Schröders, Yann Grouhel, Markus Boysen, Roman Schomburg, Julius Robin Weigel.

La série Berlin 59, distribué par Arte Éditions, est disponible depuis le 5 juin 2019 en DVD et VOD. Il est proposé en version allemande sous titré français, et version française, ainsi que sous-titré pour sourds et malentendants.

3 étoiles

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20 juin 2019 4 20 /06 /juin /2019 18:46

Petit thriller sans grand suspens ni effroi de Neil Jordan qui nous a habitué à mieux avec Bysantium et Ondine.

En rentrant de son travail chez son amie et colocataire Erica Penn, Frances McCullen trouve un sac à main égaré dans le métro de New York. Elle trouve naturel de le rapporter à sa propriétaire qui a laissé ses coordonnées à l’intérieur. C’est ainsi qu’elle rencontre Greta Hideg, veuve esseulée aussi excentrique que mystérieuse. L’une ne demandant qu’à se faire une amie et l’autre fragilisée par la mort récente de sa mère, les deux femmes vont vite se lier d’amitié comblant ainsi les manques de leurs existences. Mais Frances découvre d’autres mêmes sacs dans un placard qui indiquent qu’elle est tombée dans un piège. Frances rompt immédiatement, blessée d’avoir été bernée sans savoir pourquoi. Mais Greta ne lâche pas sa proie.

Nous le savons tous en France, tous sac ou colis suspects doit être déclaré à la police sous risque d’attentat. à la base, l’idée de départ est amusante et le suspens fonctionne un temps avec des emprunts ou références à d’autres films du genre. Ainsi quand Frances est chez Greta la première fois et entend des coups et des cris nous rappel Millenium. Mais comme trop souvent dans les thrillers et horreurs, arrive le moment qui dérape dans l’excès et vire dans le ridicule auquel on ne croit plus, dont la fin est des plus comiques. D’autant plus qu’hélas, le talent amorphe et inexpressif du à son manque cruel de talent de comédie d’Isabelle Huppert dessert l’intrigue quand le personnage demandait un jeu beaucoup plus subtil, surtout face à l’excellente Chloë Grace Moretz. Une mise en scène qui se barre rapidement en sucette dans une intrigue maladroite et pas le moindre crédible.

Avec Isabelle Huppert (La femme de mon pote), Chloë Grace Moretz (Come as you are), Maika Monroe (La 5ème vague), Jane Perry, Jeff Hiller, Parker Sawyers, Brandon Lee Sears, Arthur Lee, Rosa Escoda, Jessica Preddy, Thaddeus Daniels, Raven Dauda, Colm Feore, Zawe Ashton et Nagisa Morimoto.

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17 juin 2019 1 17 /06 /juin /2019 10:22

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir cet étrange thriller psychologique fantastique réalisé en 2018 par Sébastien Marnier, pour son second long-métrage dans l’adaptation du roman de Christophe Dufossé

Dans le prestigieux collège de Saint-Joseph, un enseignant se jette par la fenêtre en plein cours sous les yeux de ses élèves. Pierre Hoffman, professeur vacataire remplaçant, découvre une classe de surdoués. Rapidement, il décèle chez ses 3ème 1, une hostilité diffuse et une violence sourde à son égard. Six d’entre eux forment un groupe compact et solidaire qui lui mène une vie pénible. Pierre décide de les épier, et découvre des jeunes terrifiés par la menace écologique et avoir perdu tout espoir en l’avenir. Fasciné et oppressé, Pierre craint le pire chez ses jeunes déterminés, sans savoir à quoi s’attendre.

Un thriller passionnant dans une ambiance délétère aux confins de la science-fiction apocalyptique et du drame psychologique sur la sidération d’un avenir qui s’ouvre à notre jeunesse généré par le dérèglement climatique d’une catastrophe planétaire tant annoncée par nos modes de vie de surconsommation et de pollution à outrance. Ainsi ces adolescents surdoués à l’avenir radieux de grandes études sont en proie à l’horreur dans un traumatisme et une violence coincé dans une sorte de secte suicidaire que la dernière image semble donner raison.

J’ai été rapidement intrigué par l’ambiance et les protagonistes tout autant attachants qu’effrayants, sur une mise en scène efficace et envoutante. Une thématique qui donne des frissons quand au regard de l’actualité qui donne raison aux plus alarmistes d’une catastrophe annoncée sans réelle réaction de nos politiques, voir pire dans leur accentuation d’une situation dangereusement suicidaire. Je ne suis pas sûr que beaucoup d’écoles américaines préparent leurs élèves de cours de chant sur des chansons françaises. Un film qui hante longtemps.

Avec le toujours excellent Laurent Lafitte (Paul Sanchez est revenu !), les jeunes et talentueux Luàna Bajrami, Victor Bonnel et Adèle Castillon, et Matteo Perez, Thomas Guy et Léopold Buchsbaum, Thelma Doval et Capucine Valmary, Emmanuelle Bercot, Pascal Greggory, Gringe, Véronique Ruggia-Saura, Thomas Scimeca et Grégory Montel.

Le film L’heure de la sortie, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 23 mai 2019 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, des cènes coupées, et effets spéciaux.

3 étoiles

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