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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 20:46

Docteur Frankenstein : Photo Daniel Radcliffe, James McAvoyC’est au tour de Paul McGuigan de s’atteler à une énième adaptation -plus de quatre-vingt- du célèbre roman Frankenstein ou Le Prométhée moderne de Mary Wollstonecraft Shelley, selon le point de vue de l’assistant Igor, personnage fictif du cinéma, n’existant pas dans le roman, et dans une version plus modernisée.

Afficher l'image d'origineAu sein d’un cirque, Igor Strausman est un jeune bossu difforme, exploité et maltraité par son patron. Secrètement amoureux de la belle trapéziste  Lorelei, il lui porte secour lors d’une chute en percevant les bons gestes pour la remettre, tant il est passionné de médecine en autodidacte. Son excellent diagnostique et ses James McAvoy and Daniel Radcliffe with a monsterfacultés extraordinaires, éveillent de l’intérêt pour le docteur Victor Frankenstein qui assiste à la scène. Bientôt, celui-ci l’aide à fuir la méchanceté du patron, et prend soin du bossu en lui retirant sa bosse faite de graisse et de pue. Redevenant un beau jeune homme, Igor devient l’homme à tout faire fidèle du docteur pour son projet d’égaler Dieu dans la création d’un être humain.

Afficher l'image d'origineS’il n’y a rien de bien nouveau dans cette réalisation, il y a en même plein de nouveauté qui redonne de l’intérêt passionnant au récit fantastique. Ainsi, d’aborder le point de vue d’Igor sur le docteur Frankenstein, permet une vision de l’histoire d’un autre angle donnant une acuité étonnante de la folie d’un homme qui veut jouer à Dieu. Enfin… si dieu il y a, si dieu avait vraiment créé l’Homme, et surtout, ce bon docteur au final créé de la vie à partir d’éléments créés déjà par autre -Dieu ou Dame nature- ne refait qu’un assemblage, à qui il est vrai, il redonne la Docteur Frankenstein : Photovie. Toujours est-il que je me suis beaucoup amusé avec cette version, pleine de rebondissements et surprises, de courses poursuites et d’actions, avec une part de romantisme. La folie au sein de cette thématique irrévérencieuse sur la déité de la création de la vie, qui avait scandalisé lors de la première réalisation cinématographie avec censure, trouve un écho de nos jours avec certaines idéologies religieuses archaïques qui s’accrochent à des livres de contes de fées.

Afficher l'image d'origineLe casting est très sympathique, avec James McAvoy (X Men: days of future past) convaincant, mais surtout Daniel Radcliffe (Crazy Amy) particulièrement excellent. La très jolie Jessica Brown Findlay (Un amour d’hiver) est marquante, de même que Bronson Webb (Pan) et Daniel Mays (Bysantium), Spencer Wilding (Jupiter : le destin de l'univers) et Robin Pearce, comme Andrew Scott (Pride) sont parfaits, sans oublier Guillaume Delaunay dans la peau du monstre.

3 étoiles

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27 décembre 2015 7 27 /12 /décembre /2015 08:42

Afficher l'image d'origineUn grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette superbe comédie musicale opéra rap-hip-hop-rock réalisée par Sion Sono (Guilty of romance), d’après la série manga Tokyo Tribe2, suite de Tokyo tribe de Santa Inoue, et nous plonge dans une guerre d’une nuit, entre les différentes tribus qui dominent la capitale.

Afficher l'image d'origineAprès des guerres fratricides entre différentes mafias, une paix fragile règne sur Tokyo. La ville est désormais régentée par cinq tribus qui dirigent d’une main de fer leurs secteurs sur les trafics de drogue, prostitutions et rackettes. A la faveur d’un changement de chef d’une tribu, la guerre est de nouveau ouverte pour le contrôle total de la ville. Ainsi, la nuit s’annonce chaude et sanglante, avec l’enlèvement de la belle Sunmi, fille de prêtre, va donner du fil à retordre à ses kidnappeurs et embraser les rues.

http://brutstatt.de/Wordpress/wp-content/uploads/2015/07/Tokyo-Tribe-5_-%C2%AE-2014-INOUE-SANTA-TOKYO-TRIBE-FILM-PARTNERS.jpgFilm musical détonnant, genre opéra rap et hip-hop, avec des chants vibrants aux paroles trash, de même que les dialogues souvent crus et plein d’humour, comme les danses choral et les bagarres pour le moins vives et enjouées. L’histoire relate les rivalités entre cinq clans mafieux, dans de beaux décors kitchs aux couleurs flashies lumineuses en opposition des clairs obscures habituels. Ça regorge de jolies filles, entre seins nues et Afficher l'image d'originepetites culotes, des mecs torses nus et musclés, sur des danses et combats sexys. J’ai littéralement adoré, quand pourtant le rap n’est pas ma tasse de saké. Mais l’ambiance à la Streets of fire ou West side story, beaucoup plus sexe et gore, beaucoup plus trash et mouvementé, avec un humour débridé jusque dans les massacres, dont cette roue circulaire de lames acérées qui aspire et broies les victimes, est juste jubilatoire de folie. Un grand moment de délire d’un spectacle grandiose.

Afficher l'image d'origineLa réalisation est superbement magistrale de maitrise, avec ces danses collectives parfaitement rodées, et ces chants diaboliquement entrainant au verbiage sexe trashs complètement délirant d’humour. Les combats d’arts martiaux donnent des chorégraphies superbes très envolées et orgasmiques. L’univers visuel, vestimentaires et architectural, comme les chants, danses et musiques se différencient selon chaque tribu avec une reconnaissance pour chacun avec aisance. On y retrouve nombre de références culturelles et cinématographiques avec facétie joyeuse. La bande musicale est excellente de rythmes et de scansions entrainants qui résonnent longtemps.

Afficher l'image d'origineCe film est donc tiré de l’œuvre du mangaka Santa Inoue, d’après le second volume des Tokyo tribe dont le premier fut publié en 1993, puis le second Tokyo tribe 2 en 12 volumes entre 1998 et 2006, et qui a été adaptée également en anime de 13 épisodes en 2006 par Tatsuo Sato. Une troisième série de la franchise du manga, Tokyo tribe 3 est sortie en 2008.

Afficher l'image d'origineUn casting fabuleusement riche en nombre et en talent, tel Ryôhei Suzuki (Notre petite sœur) et Akihiro Kitamura, face aux belles Hitomi Katayama et Nana Seino, autant que Tomoko Karina (Le dernier chasseur de sorcières) et Kokone Sasaki, ou encore Yui Ichikawa. Quand Shôta Sometani (Kamikaze, le dernier assaut) et Yôsuke Kubozuka (Ichi, la femme samouraï), Riki Takeuchi et Motoki Fukami (Guilty of romance), ainsi que des centaines d’autres tout aussi talentueux en danses et chants, nous impressionnent.

LAfficher l'image d'originee film Tokyo tribe de Sion Sono, distribué par Wild side vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 2 décembre 2015 en blu-ray et DVD. Il est proposé en version originale japonaise sous-titré français. Des scènes coupées en suppléments prolonge le plaisir du film.

3 étoiles

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 14:17

Strictly Criminal, film de gangsters avec Johnny Depp

Excellent et stupéfiant biopic de Scott Cooper (Les brasiers de la colère), qui s'inspire du roman Black mass écrit par Dick Lehr et Gerard O'Neill, sur la véritable histoire du mafieux irlandais Whitey Bulger et de son complice du FBI John Connolly, et dont la vie avait déjà inspirée Martin Scorsese avec Les infiltrés en 2006, qui était déjà un remake d’Infernal affairs de 2002 d’Andrew Lau et d'Alan Mak. Il faut dire qu’à l’instar d’un Al Capone, Whitey a de quoi éveiler tous les sens.

Afficher l'image d'origineDans un quartier de Boston des années soixante-dix, John Connolly, agent du FBI propose à son ami d’enfance James "Whitey" Bulger, petit mafieux irlandais du sud de la ville, de collaborer avec l’agence, pour se débarrasser de la mafia italienne qui domine la ville. Ainsi, à coup de meurtres, avec la complicité de la police, Whitey prend le contrôle total de la ville. C’est avec une violence inouïe, pour un appétit sans fin de pouvoir et de domination, qu’une paranoïa aigüe cumule les enlèvements, tortures et meurtres. Grace à John, Whitey échappe sans cesse à la justice, jusqu’à ce que l’Etat prenne des mesures et envoie des agents à la mesure de cette redoutable mafia.

Afficher l'image d'origineJ’ai été littéralement captivé par ce récit, et d’imaginer qu’un monstre puisse assassiner autant de gens durant autant d’années sans être inquiété me stupéfie. Et ce, rien que sur une ville. D’imaginer ce que ça doit représenter à l’échelle de tout le pays. Car n’en doutons pas, cela concerne le moindre petit patelin qui n’ait son caïd avec ses proxénètes, racketeurs et assassins, aussi bien au States qu’en France, alors à l’échelle mondiale ? et ce depuis la nuit des temps, concernant des millions de femmes mises en prostitution, Afficher l'image d'originedes trafics en tous genres, drogues, armes et migrants. Cela pose la question de ce qu’est l’humanité et son fonctionnement, et le combat indéfini contre l'hydre, telle une pieuvre qui sans cesse ressuscite des enfers. Bien qu’en définitive, être mafieux soit sans grand avenir, tombant sous les coups ou croupissant en taule. Cela met mal à l'aise.

Afficher l'image d'origineLa réalisation est excellente, de par sa narration claire et limpide, de sa mise en scène sobre et efficace, sans sombrer dans la violence et le gore outre mesure, mais suffisamment explicite et effrayant. La grande force est son émotion qui ressort de l’angoissante montée en puissance de la folie meurtrière et de l’ambition sans frein. La reconstitution de l’époque nous plonge avec efficacité dans l’atmosphère bien délétère.

Afficher l'image d'origineEt de fait, s’il n’existait pas, James J. Bulger serait presqu’à inventer. Né en 1929, cet irlando-américain de 88 ans et toujours en vie, aura passé sa vie à tous les actes criminels jusqu’à l’inimaginable pour le lambda que je suis. Finalement arrêté le 22 juin 2011. à 81 ans, et condamné à vie qu’il aura bien profité longuement de ses méfaits. Déserteur de l’armée condamner à la prison pour vols, il réussit comme le résume le film à prendre la tête de Boston et régner en maître. Son complice, John Connolly ne prendra que dix ans.

Afficher l'image d'origineUn très beau casting choral, avec un Johnny Depp (Charlie Mortdecai) extraordinaire et méconnaissable, quitte enfin son costume de Jack Sparrow, face à Joel Edgerton (Life) excellent, ainsi que Benedict Cumberbatch (Imitation game) et la belle Dakota Johnson (Chloé & Théo). Il en est de même de Kevin Bacon (R.I.P.D.) et Jesse Plemons (The homesman), Peter Sarsgaard (Le prodige) et Corey Stoll (Ant-Man), comme de David Harbour (Parkland) et Rory Cochrane (Oculus), Julianne Nicholson (Les ex de mon mec) et Adam Scott (Jamais entre amis), ainsi que W. Earl Brown (Mary à tout prix) et Juno Temple (Loin de la foule déchaînée) émouvante, que de Jamie Donnelly (Cyrus) et Erica McDermott (American bluff).

3 étoiles

 

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 18:18

Afficher l'image d'origineFilm qui, de comédie en dramatique d’Allison Burnett, adaptant pour son second long métrage son propre roman Undiscovered gyrl, dans un univers insane, sur une adolescente confuse et perdue, à la vie dissolue, tenant un blog comme un journal intime ouvert à tous, un peu trop à tous.

Afficher l'image d'origineAvant d’entrer en fac, la jeune Katie Kampenfelt, belle et drôle, se sent un peu confuse face à son avenir en université. Elle décide de prendre une année blanche avant de faire son choix. C’est du moins ce qu’elle raconte, car en réalité, la gamine entretien une relation avec un enseignant plus vieux qu’elle et fiancé avec une autre. Sur l’idée de sa conseillère, elle tient un blog dans lequel elle raconte sa vie, ses espoirs et ses désirs, en donnant des détails de son quotidien. Même en changeant les lieux et les noms, chacun se reconnait d’autant que le nombre de visiteurs est très élevé.

Afficher l'image d'origineAlors que le récit part sur un ton léger et un peu loufoque, sur cette jeune fille délurée en manque d’amour et de repère, qui narre dans les plus infimes détails sa vie intime, où chacun se reconnait d’une manière ou d’une autre, la trame prend une tournure plus sombre au fur et à mesure. Ainsi, la confusion des sentiments, des peurs et des déceptions dévoilées sur le blog, ne semble pas alerté de son mal être et de sa mise en Afficher l'image d'originedanger à en dire trop. Ainsi, je n’avais pas vu venir cette fin, pourtant évidente au regard des relations et révélations même anonymes. J’ai été un peu déboussolé par le récit sur les troubles de la personnalité sans que personne ne sente l’appel au secours de cette adolescente. Le message porte bien sûr, sur la prudence à l’attention des blogs intimistes et aux des propos tenus qui peuvent en effet impacter au-delà de soit. En l’occurrence dans ce récit, Afficher l'image d'origineavec les descriptions trop précises sur les amants, réels ou supposés, sur les secrets dévoilés des uns et des autres, qui à priori ne porteraient aucune conséquence en soit mais peuvent créer des haines. La réalisation est ainsi trouble à bon escient, entre une tonalité qui prêterait à rire si de nombreux événements n’étaient pas des signaux d’alertes, comme le petit ami violent, comme la copine barge ou bien d’autres susceptibles de rancœur, vengeance et probablement responsable d’une triste finalité. La mise en scène joue donc avec des décalages pour monter en puissance la spirale déboussolante d’une gamine qui part en vrille à son corps défendant.

Afficher l'image d'origineLa belle Britt Robertson (A la poursuite de demain) est excellente d’émotion qui hante longtemps, face à un Justin Long (Veronica Mars) efficace, de même Martin Sheen (Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare) et Christian Slater (Nymphomaniac 2), ainsi que Robert Patrick (Lovelace) et Kimberly Williams-Paisley, Max Carver et Andy Buckley (Jurassic World), Molly Hagan (We are your friends) et la très belle Gia Mantegna (Suspect), ou encore Max Hoffman et les belles Zuleikha Robinson et Beatrice Rosen (Les Schtroumpfs 2), ainsi que Lorraine Toussaint (Selma) et Cathryn De Prume.

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24 décembre 2015 4 24 /12 /décembre /2015 10:22

Afficher l'image d'origineIntéressant point de vu en huis clos de Nicolas Saada, sur une attaque terroriste d’un hôtel, hélas récurent en ces temps troublés, avec le point de vue d’une otage enfermée dans sa chambre, inspirée d’une histoire vraie, mais malheureusement raté dans sa réalisation et direction de jeu.

Afficher l'image d'origineParce que son père est envoyé en poste à Bombay pour son travail, Louise aâgée de dix-huit ans, et sa mère partent avec lui. En attendant d’emménager dans une maison, ils sont logés dans une suite du Taj Mahal Palace. Passés les premiers jours de découvertes de la ville et ses habitants en un choc culturel, Louise commence à s’ennuyer. Aussi, quand un soir ses parents partent diner en ville, elle préfère rester tranquillement seule à l’hôtel. Mais d’étranges bruits se font entendre dans Afficher l'image d'originele hall, puis les couloirs, des coups de feu et des cris commencent à l’inquiéter malgré la réponse rassurante de l’accueil. Louise comprend que l’hôtel est la proie d’une attaque terroriste. Enfermée et cachée autant que possible, la jeune femme n’a d’autre lien que son téléphone avec ses parents, entendant l’horreur se rapprocher de sa chambre.

Afficher l'image d'origineAinsi conté, l’angoissant calvaire de cette jeune fille déjà perdue dans un pays lointain, qui se retrouve au cœur d’une attaque terroriste meurtrière, coincée dans un placard sans jamais rien voir, a du en effet être une expérience traumatisante. Et pourtant, dans ce huis clos claustrophobe, on n’y croit jamais. La faute à une réalisation maladroite et à un mauvais jeu des interprètes. Aussi dramatique et horrible que soit la situation vécue, j’ai eu le sentiment que les acteurs et l’actrice principale n’y croyaient pas. Alors Afficher l'image d'originequ’il devrait y avoir une tension brûlante d’angoisse et de peur, de panique et de pleurs, quand bien même passées les premières minutes d’incertitude et d’incompréhension, même avec un sang froid ou une inconscience de la réalité, aucun sentiment n’apparait. D’autant plus étonnant, qu’une simple fiction d’horreur est beaucoup plus marquant, quand l’idée de ce témoignage sans rien voir ni montrer était excellente. Grosse déception du coup, sur un sujet aussi sensible quand le film est sorti entre le carnage du 13 novembre, et l’attaque de l’hôtel au Mali, en plein cœur d’une actualité effroyable.

Afficher l'image d'origineLe film est tiré du réel témoignage d’une française, lors des attaques du 26 au 29 novembre 2008 à Bombay. Il s’est agit, comme à Paris, d’une série de dix attaques terroristes islamistes, les Moudjahidines du Deccan, 188 personnes, dont au moins 26 ressortissants étrangers ont été tuées et 312 blessées. Sur les 10 terroristes islamistes, 9 ont été tués et un fait prisonnier. Le seul rescapé, jugé en Inde, a été condamné à mort et exécuté, sept autres pakistanais soupçonnés d'être liés à l'attentat sont en cours de jugement au Pakistan. Plus proche de nous, le 20 novembre dernier, l’attaque de l'Hôtel Radisson Blu à Bamako au Mali, avait fait 21 morts entre des touristes étrangers et des personnels maliens.

Le casting composé de la belle Stacy Martin (Nymphomaniac) aussi peu convaincante, de même Louis-Do de Lencquesaing (Valentin Valentin) catastrophique, et Gina McKee (Jimmy P) pas mieux lotie, face à Alba Rohrwacher (Vierge sous serment) qu’on a connu mieux, et Frédéric Epaud (De toutes nos forces) ont joué de malchance par une mauvaise indication du réalisateur aussi peu inspiré.

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 09:27

Afficher l'image d'origineUn grand merci à Condor Entertainment, pour m’avoir fait découvrir cette superbe fresque historico-romanesque réalisée en 2013 par Philipp Stölzl (The expatriate), d’après le roman Le médecin d’Ispahan de Noah Gordon, nous plongeant dans l’aventure fantastique de la soif de connaissance du savoir de la médecine au moyen-âge.

L'Oracle : PhotoDans l’Angleterre du XIème siècle, alors que le jeune Rob Cole assiste impuissant à l’agonie de sa mère, il découvre en la touchant la faculté de prédire la mort. Devenu orphelin, il réussit à se joindre auprès de Bader, un barbier itinérant faisant office de dentiste et rebouteux en une sorte de médecin autodidacte. Avec cet homme, le gamin apprend les rudiments du métier avec l’ambition de devenir médecin à tout prix. Ayant entendu parler de l’immense savant L'Oracle : PhotoAvicenne, vivant très loin en Perse, il se décide de s’y rendre pour étudier. Les chrétiens étant mal vus en ces lointaines contrées, il se fait passer pour juif, mieux tolérés des musulmans, pour atteindre Ispahan et la célèbre université du Maître, en bravant tous les dangers. Si le savoir y est dispensé, la menace des mollahs et l’invasion imminente par les seldjoukides turcs, rend difficile l’enseignement, et l’amour est au rendez-vous.

L'Oracle : Photo Ben Kingsley, Olivier Martinez, Tom Payne (II)J’ai beaucoup aimé cette très belle fresque épique sur le savoir, entre les obscurantistes fanatiques, les invasions barbares et les interdits religieux à l’étude des maladies et des corps. Ainsi, au travers de ce jeune homme avide de savoir pour guérir autrui, j’ai été passionné de suivre dans une époque pleine de fureur, de haine et de guerre, mais aussi de solidarité, de partage et d’amour. Après l’effondrement de l’empire romain, l’Europe est plongée dans une médecine aux mains des religieux qui dispensent les soins dans leurs hôpitaux et l’enseignement dans leurs universités, mais L'Oracle : Photopratiquement plus de médecins dans les villes et les campagnes. Après avoir traduits les traités des philosophes, mathématiciens et médecins grecs, les arabes relancent l’étude et la formation, mais eux aussi soumis aux dictats meurtriers des religieux. Le récit nous plonge donc dans une ambiance riche et foisonnante de cultures, de pensées, de couleurs et de lumière. Pleine de rebondissements, d’angoisse mais aussi d’humour, la narration est pleine de bonnes surprises.

L'Oracle : PhotoLa réalisation est superbe, sur une mise en scène maitrisée et passionnante, avec des décors et des costumes qui restituent une époque extraordinaire, entre les architectures et les vêtements, ustensiles et moyens de locomotion, et entre les guerres et épidémies. Rien n’est laissé au hasard, qui nous plonge dans l’ambiance entre les différentes cultures et modes de pensées. Afficher l'image d'origineAinsi, passant de couleurs ternes au début, plongé dans la misère et le manque de connaissance, les couleurs vives et éclantes brillent ensuite avec l'acquisition du savoir et des relations de confiance et d'amour, illustre visuellement les ressentis. Un beau portrait d'un géni, Avicenne (Ibn Sīnā), le Cheikh el-Raïs -prince des savants- pour les uns, kafir -non croyant- pour les autres, a été un savant précoce de génie, dont ce film lui donne un très beau portrait. Une très belle fresque épique d’aventure historique originale véritablement réussie, dont on peut regretter que le film ne soit pas sorti en salle sur grand écran.

L'Oracle : PhotoAvec un ébouriffant Ben Kingsley (Life) excellentissime, face au non moins talentueux Tom Payne, très convaincant, et un Stellan Skarsgård (Cendrillon) émouvant, de même Olivier Martinez puissant, et la bien jolie Emma Rigby (Cartel). Mais également Elyas M'Barek (The mortal instruments) et Fahri Yardim, Makram Khoury (Miral) et Michael Marcus (Une merveilleuse histoire du temps), Stanley Townsend (The voices), Emil Marwa, Martin Hancock, le jeune Adam Thomas Wright ou encore Jodie McNee, parmi tant d’autres.

Le film L’oracle de Philipp Stölzl, distribué par Condor Entertainment, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 4 janvier 2016 au prix conseillé de 14,99€ pour les en DVD, et 16,99€ pour les blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français, et version française. En suppléants, un superbe making-of avec des interviews du réalisateur et les principaux interprètes, comme de l'équipe de réalisation.

3 étoiles

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 10:16

Afficher l'image d'originePour sa troisième réalisation, Angelina Jolie Pitt nous concocte une étrange histoire intimiste en un huis clos amusant, dans le réveil d’un couple en crise, qu’un œil indiscret offre de se retrouver dans leur historie d’amour après un choc émotionnel, mais qui se gâche maladroitement.

Afficher l'image d'origineS’arrêtant dans une suite en bord de mer sur la côte d’azur, un couple d’américains, Roland, écrivain en panne d’inspiration, et sa femme Vanessa en pleine dépression, tentent de se retrouver. Alors que Roland se noie dans l’alcool du bistro restaurant de Michel, Vanessa découvre un petit trou dans le mur qui donne sur la chambre voisine, occupée par un couple de jeunes mariés, Léa et François. Son voyeurisme accidentel sur les relations sexuelles des voisins, amuse et émoustille Vanessa, puis de Roland qui matent ensemble, ravive leur libido en panne depuis qu’une terrible nouvelle les a touchés.

Vue sur mer : Photo Angelina Jolie PittS’il n’y avait cette stupide scène finale qui dévoile la raison du trouble dans le couple que l’on avait compris dès la cinquième minute avec le regard de la femme sur la fillette, le récit aurait pu être plus fun. En effet, je me suis gentiment amusé avec ce voyeurisme bon enfant qui réveille les désirs et sentiments. Comme quoi, il n’y a rien de meilleur que le sexe Afficher l'image d'originecomme thérapie. Sans quoi, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent dans cette trame beaucoup trop longue où il ne se passe rien, et dont les relations entre les deux couples n’apportent pas grand-chose, pas plus avec le vieux serveur veuf. Je pense qu’il y avait matière à extrapoler beaucoup plus à partir de l’œil du Juda dans le mur, pour rendre cette intrigue plus intrigante. D’autant que la réalisation, sage, soignée et maitrisée, possède une certaine poésie érotique sympa.

Vue sur mer : Photo Angelina Jolie Pitt, Brad PittAvec Angelina Jolie Pitt (Maléfique), derrière et devant la caméra, comme à la production et à l’écriture du script, qui arrive à dégager émotion et humour, tout en agaçant. Brad Pitt (Fury) s’en sort bien, de même Mélanie Laurent (Boomerang) et Melvil Poupaud (Laurence anyways), ainsi que Niels Arestrup (Diplomatie), quand je n’avais pas reconnu Richard Bohringer (Une histoire d’amour), ni de visu ni de voix.

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21 décembre 2015 1 21 /12 /décembre /2015 07:11

Un grand merci à TF1 Vidéo, pour m’avoir permis de découvrir ce passionnant film d’espionnage et d’action, réalisé par Bharat Nalluri, nous plongeant dans une course contre la montre entre un dangereux groupe de terroristes et un complot contre l'Agence, qui prolonge la célèbre série britannique Spooks.

Alors que les services secrets britanniques du MI-5, se rendent à l’aéroport pour livrer le dangereux terroriste Adem Qasim aux mains de la CIA, celui-ci est libéré lors d’une attaque rapide. Le scandale qui suit l’enquête laisse planer des complicités en haut lieu au sein même de l’agence. Harry Pearce, chef de l’unité antiterroriste est accusé, et disparait dans un faux suicide. Il prend contact avec un espion déchu, Will Holloway, afin d’enquêter sur un ennemi interne qui tente de saboter l’agence, et traquer Qasim qui prépare une série d’attentats meurtriers dans Londres.

Un très bon film d’espionnage, sur un scénario solide et une réalisation sans faille, dans une ambiance lourde et suspicieuse, avec un rythme soutenu et enlevé. Je me suis laissé prendre avec cette chasse aux monstres, celui au sein du MI-5 et celui qui court avec des bombes, surtout avec le traumatisme qui nous a frappé le vendredi 13 novembre et les horreurs des carnages. Passionnante description, dont on retrouve une récurrence thématique ces derniers temps avec les complots et trahisons au sein des agences de renseignements. Le script aborde un thème principal, celui du difficile moins MI-5 Infiltration : Photomauvais choix du pire à prendre, entre sacrifier ses partenaires, ou une attaque meurtrière d’attentats plus violentes encore. Choix cornéliens qui donne un sens dramatique à la psychologie élémentaire et terrible dans ce contexte. Je ne pense cependant pas que dans la réalité, le transport d’un tel terroriste, soit trimballé sur une route non sécurisée au préalable, même avec un traitre. Quand au facteur émotionnel des terroristes, ils n’en ont aucun, ni pour leurs victimes ni pour eux-mêmes, et moins encore pour leurs femmes, étant intrinsèquement acquis à leur fanatisme religieux.

MI-5 Infiltration : Photo Elyes GabelJ’ai trouvé troublant de faire passer le MI-5 et la CIA comme les méchants, et les terroristes comme les héros en combattants d’une juste cause. Surtout avec les propos et prises de positions du réalisateur et de certains interprètes, d'autant plus avec avec les attentats de Londres du 7 juillet 2005 et les 56 morts, et qui plus est, ceux du vendredi 13 novembre 2015 et les 130 personnes assassinées. Cela reste néamoins un bon film de divertissement, solide et rythmé, plein de surprises et de rebondissements, d’actions et courses poursuites, et chargé d’émotion.

Afficher l'image d'origineLa série Spooks, plus connue sous MI-5, qui a été diffusée de 2002 à 2011 sur 10 saisons de six épisodes chaque, relate les activités de l’Agence dans ses missions contre le crime organisé, pour démanteler les trafics d'armes et autres réseaux terroristes, dans laquelle Peter Firth était déjà l’interprète principal, avec Hugh Simon et Nicola Walker.

MI-5 Infiltration : PhotoAvec un très beau casting, tel Peter Firth qui est terriblement efficace et convaincant, face à Kit Harington (Mémoires de jeunesse) tout aussi impeccable et impressionnant, et Jennifer Ehle (Cinquante nuances de Grey) redoutable. Il en est de même d’Elyes Gabel (A most violent year) traumatisant de talent, et la trop jolie Tuppence Middleton (Imitation game) déjà excellente dans Sense8, très marquante, comme Lara Pulver (Edge of tomorrow) et Tim McInnerny (Johnny English, le retour), ainsi que David Harewood (Puzzle) et Eleanor Matsuura (Duo d'escrocs), ou encore Ronan Summers (Absolutely anything) et Amra Mallassi (007 Spectre).

Afficher l'image d'origineLe film MI-5 infiltration de Bharat Nalluri, distribué par TF1 Vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 6 janvier 2016 au prix conseillé de 14,99€ pour le DVD, et 16,99€ pour le blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français, en version française, et pour sourds et malentendants. En suppléants, des interviews avec le réalisateur et les principaux interprètes aux propos parfois contestables.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 22:28

Comment c’est loin : Photo Gringe, OrelsanSi je n’avais jusque là, jamais été vraiment convaincu par le rap, je n’en n’étais pas pour au temps fermé à toute compréhension de cette univers culturel de la banlieue ghetto dont il est originaire, mais Orelsan et Christophe Offenstein, qui relatent leurs jeunesses, m’en ont définitivement dégouté à tout jamais.

Comment c’est loin : Photo Gringe, OrelsanOrel et Gringe, deux trentenaire immatures, tentent vainement depuis dix ans à réaliser un premier album rap. Engoncés dans leur quotidien entre petits boulots et petits amies, ils se voient menacés par leurs mécènes de rompre leur contrat s’ils ne produisent pas une chanson en vingt-quatre heures. Un défi à relever en même temps qu’une plongée dans un délire pour se réveiller de leur torpeur congénitale.

Mercredi 18 novembre 2015, Orelsan et Gringe ont présenté le film Comment c'est loin au cinéma Pathé de Caen (Calvados). (Photo : Nolita Cinéma)Avant de voir ce film, j’avoue donc honnêtement que je n’aimais pas le rap qui m’était hermétique et résonnait mal dans mes oreilles et mon âme. Aussi, j’espérais comme avec We are your friends qui m’avait ouvert les chakras sur la musique électro, avec son univers et sa réalisation, au point d’en aimer depuis. Avec ce film, sur deux geeks loosers, trentenaires immatures, machistes primaires, j’ai eu confirmation de se que j’appréhendai. Pas étonnant qu’il y ait autant mépris de la femme et de tournantes, de violence et de haine dans les banlieues. Le rap véhicule un ferment d’appel à tous les bas instincts, contre les femmes et contre la Afficher l'image d'originesociété, pour la violence et la drogue. Nous sommes à des années lumière de Clerks. Merci à Orel & Gringe d’avoir ouvert mes yeux et mes oreilles sur cet univers. Et si seulement c’était parodique ou satyrique, mais hélas non, les deux lascars sont vulgaires et grossiers, égocentriques et prétentieux, jamais drôles ni émouvants, et pire que tout, ne réussissent jamais à convaincre du rap… sauf si c’était l’effet voulu, dans ce cas c’est réussi. Ils m’ont gavé avec les « mon frère » à tout bout de chant et l’accent banlieue

Afficher l'image d'originePour ceux qui comme moi ne connaissent pas ce duo, Orel & Gringe Guillaume Tranchant (Gringe) et Aurélien Cotentin (Orelsan) sont donc les rapeurs normands du groupe Les casseurs flowters, découverts par le biais d’Internet la chanson Saint-Valentin. Un scandale éclatera avec la chanson Sale pute, considéré comme un appel à la violence sur les femmes. Ils en sont à leur quatrième album à la faveur de ce film.

Mauvais acteurs et mauvais chanteurs, Orelsan et Gringe donnent le maximum du mauvais gout. Pas mieux pour Seydou Doucouré et Claude Urbiztondo Llarch, ainsi qu’Ablay et Skread, moins pire pour Paul Minthe, quand Sophie de Fürst et Chloé Astor sauvent les meubles.

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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 09:25

Poursuivant la dix-septième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, c’est avec le film d’horreur, étrange et captivant, L'enfant miroir, qui était la première réalisation en 1990 de Philip Ridley, que la découverte continue.

Perdu dans la campagne américaine d’un été des années cinquante, le petit Seth Dove de huit ans joue avec ses camarades Kim et Eben et de se raconter des histoires. Maltraité par ses parents, Seth s'imagine que sa voisine, la belle Dolphin Blue pourrait être un vampire. Avec le passage dans une voiture noire et de ses occupants inquiétants, une série de meurtre, celui de Kim, puis d'Eben, apporte le malheur dans le patelin, sans inquiéter Seth, plus préoccupé par le retour de son grand frère Cameron qui tombe amoureux de Dolphin.

Film étrange et malaisé, de fantastique horreur dans une ambiance délétère surréaliste, centré sur un gamin aussi peu sympathique à tendance psychopathe, nous sommes plongés dans une sorte de folie générale. J’ai été troublé d’entrée de jeu avec la mise à mort de la grosse grenouille par ces enfants monstrueux, qui présage en effet une série d’événements glauques et sordides. Sous une lumière magnifique, dans un décor champêtre d’un superbe été, les horreurs qui se trament s’opposent crument à la différence habituelle des films du genre, se passant généralement dans l’obscurité. Ainsi, àn la narration hybride d’un conte d’horreur se mêle une sorte d’humour noir avec un tel détachement du regard tant du réalisateur que des protagonistes que s’en est perturbant. Il faut attendre les dernières images pour qu’enfin toute l’étendue de l’horreur qui s’est déroulée sous les yeux indifférents et la complicité de l’enfant prenne son sens de la réalité, et de la description narrative.

Excellemment mise en scène, avec des images superbes dignes de tableaux de maître, ce récit glauque et troublant, mais terriblement marquant, donne à ce film une véritable révolution dans le genre horrifique, avec ce gamin coincé dans sa souffrance qui le rend aussi indifférents aux autres et n’en porte pour autant aucun scrupule ni culpabilité, remue en nous des fortes émotions. Tout la finesse est dans les dialogies minimaistes, dans les expressions et regards, et cette sorte de fatalité comtemplative qui pose plus de questionnement que de réponse, hante longtemps.

Avec dans ce casting, le jeune Jeremy Cooper terriblement marquant, ainsi que la belle Lindsay Duncan (Birdman) et Viggo Mortensen (The two faces of january) excellents, de même Sheila Moore et Duncan Fraser, David Longworth et Robert Koons, et les jeunes Evan Hall et Codie Lucas Wilbee, tout aussi excellents.

Le film L’enfant miroir, réalisé par de Philip Ridley, distribué par Blaq out et sa page Facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 17 novembre 2015. Il est proposé en version anglaise sous titrée français et version française. Des bonus sont proposés, dont un long et passionnant entretien avec Philip Ridley, et deux courts-métrages, Visiting Mr. Beak de 1987, et The universe of Dermot Finn de 1989.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut trouver aussi tous les films fantastiques à retrouver sur Cinetrafic, dont le top film fantastique de Cinetrafic à voir par ici, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

3 étoiles

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