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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 11:55

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir fait découvrir cet excellent biopic sur cette journaliste italienne hors du commun, réalisé en 2014 par Marco Turco, sur la première femme envoyée spéciale dans le monde du journalisme qui va révolutionner la profession de part son engagement, sa passion et sa droiture sans faille.

Afficher l'image d'origineLisa, jeune étudiante, se rend chez la journaliste mondialement célèbre, Oriana Fallaci, pour ranger et classer ses archives. Tout en travaillant de concert et en discutant, la vie commence à défiler. Dès ses 16 ans, Oriana était dans la résistance contre le fascisme, déjà sur le terrain risquant sa vie, récoltant des informations. Juste après guerre, jeune journaliste, elle envoie un article à l’un des plus grands journaux italiens qui la publie. Commence alors une carrière des plus extraordinaires, où Oriana va parcourir le monde, au plus près de tous les événements sur tous les fronts, prenant des risques insensés pour rapporter les faits, interviewant sans tabou aussi bien ces Afficher l'image d'originejeunes mariés au Pakistan, jusqu’à l’ayatollah Khomeiny, avec qui elle ne mâche pas ses mots, pose des questions toujours pertinente jusqu’à provocation, féministe jusqu’au boutiste. On la retrouve aux pires endroits de la guerre du Vietnam, dans la Grèce des Colonels, risquant la mort à tout instant comme au Mexique, jusqu’à son cri de colère après le 11 septembre 2001, dont ses avertissements se sont révélées horriblement justes aujourd’hui, de part sa connaissance du monde depuis plus de cinquante ans à le confronter et l’analyser.

Afficher l'image d'origineFemme engagée, première féministe avant l’heure, courageuse et culotée, drôle et impertinente, Oriana révolutionnera le métier du journalisme, bousculera les plus grands dirigeants et tyrans, fière et intransigeante, parfois brutale mais avec au fond une grand tendresse qui en fait une icône et un symbole du métier et de la femme. J’ai beaucoup aimé ce film tel un documentaire fiction, pour un biopic passionnant  et de qualité, sur une vie et des époques aux événements mondiaux de la guerre froide jusqu’à cette guerre de religion passée inaperçue aux yeux de tous jusqu’à ce 11 septembre et les tours de New York qui ont bouleversé le monde, comme de la journaliste. Dans un cri de colère, elle a rédigé un article clairvoyant, que la bonne vieille Europe a très mal pris, et qui pourtant avait vu juste. Les twins towers n’étaient que le début d’une guerre ouverte depuis longtemps mais ignorée, qui nous touchera dans les attentats de plus en plus meurtriers tels Londres, Madrid, Paris, sans oublier Bombay, Bamako et tant d’autres à travers le monde.

Afficher l'image d'origineLa réalisation est très belle, révélant une forte personnalité professionnelle et intellectuelle, comme dans le privé qui dévoile une femme très tendre et fidèle, avec deux grands amours, celui pour le journaliste français François Pelou sans aucun doute le plus important, et pour le grec Aléxandros Panagoúlis, passionné. Le coffret comporte deux DVD. L’un avec le film sorti en salle en 2015, et une mini série téléfilm en deux parties d’une durée totale de trois heures, qui apporte encore plus de détails d’importance d’une vie si riche et passionnante.

Afficher l'image d'origineAvec un superbe casting, dont la très belle Vittoria Puccini (Encore un baiser) est excellentissime de talent de conviction qui hante longtemps, de même Vinicio Marchioni (Miele) passionné et Stéphane Freiss (Jusqu’au dernier) émouvant. La très jolie Francesca Agostini (Contes italiens) est très marquante, ainsi qu’Adriano Chiaramida et Maurizio Lombardi, Benedetta Buccellato et Gabriele Marconi, de même la jeune Irene Casagrande qui est talentueuse, ou encore Ilir Jacellari (A.C.A.B.) et Yoon C. Joyce (Everest).

https://s3-eu-west-1.amazonaws.com/static.screenweek.it/2015/2/2/L'Oriana_Vittoria_Puccini_Vinicio_Marchioni_foto_dal_film_2_mid.jpg?1422893535Le film Oriana Fallaci de Marco Turco, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 2 février 2016. Il est proposé en version originale italien sous-titrée français. Dans les suppléments un long entretien avec la biographe d’Oriana Fallaci, Cristina De Stefano., qui apporte une belle vision supplémentaire au film.

3 étoiles

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 10:39

Afficher l'image d'origineContrairement à la bande annonce qui ne m’inspirait pas des masses, c’est finalement une bien jolie surprise que Marion Vernoux (Les beaux jours) nous offre dans la reprise du film Ma meilleure amie, sa sœur et moi de Lynn Shelton, dans un huis clos plein de rebondissements pour une comédie dramatique et romantique  tout en nuance d'humour et d'émotion.

Afficher l'image d'origineDepuis le décès de son frangin un an plus tôt, Pierrick est dans une dépression qui touche le fond lors d’une soirée commémorative entre amis. Sa meilleure amie Tessa lui propose de se mettre au vert en l’invitant à faire un break dans sa maison familiale sur une ile. Quand il arrive de nuit, il y trouve Marie, la demi-sœur de Tessa. Celle-ci, fraichement larguée par sa compagne, boit pour oublier son chagrin d’amour. Dans un état alcoolisé bien avancé, ils ont une brève étreinte. Quand au petit matin, Tessa arrive à son tour, le malaise est palpable, surtout quand elle révèle à sa sœur qu’elle est amoureuse de Pierrick.

Afficher l'image d'origineJ’ai beaucoup aimé ce quasi huis-clos sinon dans la maison, au moins sur une île, avec cette ambiance charnue toute en finesse et sensibilité où les faux semblants se révèlent au fur et à mesure avec subtilité et tendresse. Entre la sœur amoureuse qui n’ose pas se déclarer, l’ami tellement dépressif qu’il n’y voit plus rien, et la sœur lesbienne en désir d’enfant, c’est toute une relation le temps d’un week-end qui chevauchent sentiments et désirs, chagrin et amour avec des révélations salutaires. Ainsi, l’on se laisse aller dans des suppositions qui changent régulièrement Afficher l'image d'originepour de nouvelles pistes, alternant ainsi un rythme dansant qui ne sombre jamais dans le pathos ou les excès. Par rapport à la version originale, j’ai trouvé que Marion Vernoux a su trouver, tout en reprenant la même histoire quasi à l’identique, à se démarquer par sa touche personnelle, notamment avec plus de subtilité dans certaines situations, allant plus à l’essentiel. Ma meilleure amie, sa sœur et moi -Your sister's sister de Lynn Shelton, avec Mark Duplass, Mike Birbiglia et Emily Blunt. Une réalisatrice de talent, qui avait déjà inspiré le remake de son film Humpday par Do not disturb.

«Et ta sœur » : un triangle amoureux avec deux actrices épatantesAvec un Grégoire Ludig (Babysitting 2) très convaincant, et une fois encore la très belle Virginie Efira (Le goût des merveilles) et touchante, de même Géraldine Nakache (Robin des bois, la véritable histoire) est marquante. Mélanie Malhère (En équilibre) comme Vincent Furic et Alexandra Sallé (Sans laisser de trace) sont de l’ambiance.

3 étoiles

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 09:46

Afficher l'image d'origineA partir d’un fait divers réel, dont la réaction avait défrayé les chroniques de par son caractère insolite et peu banal pour le moins, Ernst Gossner en avait réalisé en 2007 ce film, en décortiquant les faits, pour mieux comprendre l’impulsivité de la rage qui a pris tous les participants.

Afficher l'image d'origineTout commence par un terrible et mortel accident de la route, avant de revenir dans le temps, sur le déroulé de plusieurs protagonistes qui se retrouveront sur les lieux, et tenter de donner une explication de leur comportement. Ainsi, nous suivons la rupture d’un jeune homme qui souhaitait épouser sa petite amie qui le quitte après qu’il l’ait trompé avec sa meilleure amie, puis avec un jeune mariée sur le chemin vers l'église. Celui de ce médecin désespéré par les parents qui refusent de ramener chez eux leur enfant en phase terminal d’un cancer. Afficher l'image d'origineCe jeune ouvrier épuisé par un trop lourd labeur et abus d’alcool. De cet adolescent qui vient d’être agresser alors qu’il est déjà dépité parce que qu’amoureux d’une camarade de classe qui sort avec un autre, et enfin de cette jeune femme serveuse draguée par un client qu’une collègue tente de forcer la main…

Afficher l'image d'origineA l’origine, est donc cette véritable histoire absurde, arrivée à Chicago 2003; ainsi qu’en une autre circonstance en 2007 à Austin, où à la suite d’un accident, les principaux témoins ont eut une réaction d’une rare violence inattendue. Cependant, la réalisation, même sur une durée d’une heure vingt-cinq, étire en extrême longueur pour en arriver à une scène cruciale qui en est hélas ridiculement réduite en presqu’anecdotique. Un procédé déjà vu mainte fois, entre les témoins d’un accident ou d’un meurtre, ou les destins croisés exprimes peurs, colères et violences. De fait, chaque histoire sans aucun lien les unes aux autres, souvent sans aucun intérêt en soit, perdent le seul sens de la scène finale. Il eut sans doute été plus judicieux de la mettre d’entrée de jeu, nous prenant ainsi au dépourvu, afin ensuite d’explicité ce qui les ont rendus soudainement violent, juste après un tel drame aussi incontrôlables et choquant.

Afficher l'image d'origineUn casting forcément choral dans ce cas, avec Kip Pardue (But i'm a cheerleader) et Henry Simmons, Gina Torres et le jeune Soren Fulton (American party), la belle Christina Hendricks (Dark places) et Jimmy Bennett (Esther), ainsi que Giovanni Lopes et Paul Hipp (4h44 dernier jour sur terre), l’émouvante petite Car'ynn Sims et Ken Davitian (Blackout total), mais aussi Alejandro Furth, Ralf Mosig et Almut Maria Mölk, Paul Rae (Teach me love), Desmond Askew, et la belle Gabrielle Christian (Girltrash all night long).

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 23:15

Afficher l'image d'origineA l'origine était Victor Halperin, qui est le premier de l’histoire du cinéma dès 1932, à réaliser un film sur les zombies. Nous sommes loin de la définition moderne selon George A. Romero, mais plus proche de la description des mort-vivants selon les croyances africano-antillaises, thème dont s’est emparé le cinéma notamment avec le livre L'île magique écrit par le journaliste explorateur et cannibale William Seabrook.

Afficher l'image d'origineUne nuit sur une route d’Haïti, le jeune couple Neil Parker et Madeleine Short, assistent à une étrange cérémonie, avec l’enterrement d’un autochtone sous la route afin d’empêcher de sortir en zombie, selon une légende dont ils n’ont jamais entendu parler. Ils se rendent chez une récente connaissance, le riche planteur Charles Beaumont, afin d’y célébrer leur mariage. Mais l’invitation est un piège, car Charles est amoureux de Madeleine, et espère la convaincre de l’épouser plutôt que Neil, mais elle refuse catégoriquement. Par dépit, Charles fait appel à Legendre, un maître vaudou blanc, pour qu’il la transforme en zombie temporairement, afin de l’avoir à sa merci, sans se douter que le sorcier à des projets plus ambitieux. Neil devra trouver aide et conseil auprès du docteur Bruner.

Afficher l'image d'origineJe me suis beaucoup amusé avec ce récit, qui ressemble plus à un conte de Tristan et Iseult, drogués à leurs insu pour s’aimer. Sauf que l’amour véritable et sincère de Madeleine et Neil, donne du fil à retordre au terrible et maléfique pouvoir du vaudou. L’action se situe sur l’île d’Haïti, alors sous occupation militaire américaine de 1915 à 1934, au cœur du pays vaudou. Ainsi, les bases sont rapidement posées dans cette trame, qui amène le drame progressivement, pour ensuite s’enflammer dans une lutte acharnée, entre les remords et les révoltes, les morts et une fin aussi belle qu’un opéra romantique. La mise en scène comme le jeu de interprètes se trouve à la frontière du cinéma muet théâtral et du parlant, jouant sur la gestuelle et l’expressivité, avec une émotion touchante.

Afficher l'image d'originePremier film donc de l’histoire du cinéma qui aborde la thématique zombiesque, et ce, dans le véritable sens originel du vaudou. En effet, avant que George Andrew Romero avec La nuit des morts-vivants ne les transforme en 1968 en mangeurs de chair humaine infectés par un virus, les zombies étaient alors des morts qui obéissaient telles des marionnettes aux sorciers vaudou. Ainsi, ils travaillaient sans relâche ni plainte dans les champs de cannes à sucre par exemple, tels des Afficher l'image d'origineesclaves serviles ad-vitam. Victor Halperin, en l’occurrence, drogue la jeune femme dans le genre d’abus de GHB avec la puissance de l'hypnose, plus qu’une morte qui obéit à son maître qui lui aurait redonné la vie. Il faudra attendre l’évolution du genre en 1943 avec le film Vaudou de Jacques Tourneur. Depuis, nombre de variété de zombies en tous genres et en tous styles ont éclos aux quatre coins de nos galaxies.

Afficher l'image d'origineAvec le grand Bela Lugosi (Glen or Glenda) face à la jolie Madge Bellamy et Joseph Cawthorn, ainsi que Robert Frazer. John Harron et Brandon Hurst, George Burr Macannan et Frederick Peters, comme Annette Stone et John Printz, mais aussi Dan Crimmins et Claude Morgan, ou encore John Fergusson et Velma Gresham, sont de l’ambiance générale avec conviction.

3 étoiles

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6 février 2016 6 06 /02 /février /2016 09:16

Afficher l'image d'origineUn film sans grande surprise pour un Steven Spielberg (Lincoln) qui ne déroge pas à la règle de son style habituel de lenteur et d’effet miroir et sa dualité manichéenne, mais aussi des longueurs interminables pour au final peu de choses à nous mettre sous la dent dans une ambiance soporifique, pourtant sur une intrigue passionnante.

Le Pont des Espions : Photo Amy Ryan, Tom HanksA la suite de l’arrestation de Rudolf Abel, un espion russe, un célèbre avocat plus spécialisé en dossiers d’assurance, James Donovan, est appelé à le défendre. Contre toute attente, il lui évite la peine de mort, avec une stratégie simple, si le camp adverse, en cette pleine guerre froide, un espion américain venait à être à son tour capturé, Rudolf pourrait servir d’échange. Et l’Histoire va lui donner raison. Un pilote espion américain est capturé. Donovan est chargé de mener avec les soviétiques les tractations pour l’échange d’espions dans Berlin, d’où émerge le mur de la honte. C’est à ce moment que les allemands de l’Est, pays fantoche reconnu par aucun pays démocratique, sauf l’occupant communiste russe, arrêtent un étudiant américain. Ils exigent à leur tour contre sa libération, celle d’Abel et sa reconnaissance internationale. Une partie d’échec à trois des plus impossibles à mener.

Le Pont des Espions : Photo Tom HanksTiré de faits historiques, ce récit bien qu’intéressant est tout de même pénible à suivre, tant finalement la longueur excessive étire à n’en plus finir le peu d’élément à narrer. Bien ficelé, maitrisé comme une partition de déjà vue, telle une partie d’échec et de poker. Une mise en scène classique, avec des effets miroirs comme ces berlinois qui tente de passer le mur, et ses enfants newyorkais qui passent une grille, les uns fuyant le totalitarisme passible de mort, les autres jouant en pleine liberté… L'ambaiance est particulièrement bien rendue dans cette atomsphère délétère, d'angoisse et d'horreur du régime communiste. Reste que cet Afficher l'image d'origineespion américain, le capitaine Francis Gary Powers, ne méritait pas tant d’égard. Ayant juré de s’empoisonner plutôt que d’être pris vivant entre les mains de l’ennemi, il trahira sa parole et son honneur, mettant en péril son pays. Pour la petite histoire, dans la réalité, Rudolf Ivanovitch Abel était le nom usurpé d’un agent du KGB décédé en 1955. La véritable identité d’Abel était le colonel William Guenrikhowitsch Fischer, né en Grande Bretagne, arrêté en 1957 et échangé en 1961 au pont de Glienicke.

Afficher l'image d'origineAvec un Tom Hanks (Capitaine Phillips) toujours aussi percutant même s’il nous rejoue plus ou moins le même rôle, face à Mark Rylance (Blitz) excellent, et Scott Shepherd (Effets secondaires), ainsi que la belle Amy Ryan (Birdman). Sebastian Koch (Sans identité) et Alan Alda (Peace, love et plus si affinités), comme Austin Stowell (L'Incroyable histoire de Winter le dauphin 2) et Peter McRobbie (The visit), et les jeunes Jillian Lebling et Noah Schnapp, parmi tant, jouent avec conviction.

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 19:37

Afficher l'image d'origineDeuxième film zombiesque de la trilogie des Nihonbi après Zombie self-defense force de Naoyuki Tomomatsu, que réalisait un an plus tard en 2007 Kôji Kawano, avec plus de moyens financiers et techniques, et terriblement plus gore et d’érotisme, pour du réalisme poussé et une d’efficacité accrue, mais pour un délire au final assez loufoque.

Afficher l'image d'origineAu sein d’un lycée de jeunes filles en pleine préparation pour une compétition de natation interscolaire, arrive la jeune Aki. Solitaire et peu liante, elle suscite questionnements et intérêt. Les élèves sont soumises à un nouveau vaccin contre un mystérieux virus, qui les transforment brutalement toutes en zombies qui se mettent à s’entre-tuer et se dévorer dans une folie sanglante générale. Seules les nageuses sont immunisées. Aki lie une histoire d’amour avec la belle Sayaka, et malgré l’horreur qui les entoure, les nageuses ne pensent qu’à la compétition proche. Mais elles doivent se débarrasser des zombies.

Afficher l'image d'origineOn peut dire que nous touchons avec ce récit, aux tréfonds du gore et du dlires qui frise souvent le ridicule des plus naïfs et finalement rigolo. Entre machettes, tronçonneuses, battes de base-ball et autres armes blanches et le laser vaginal, référence au film Fudoh: the new generation de Takashi Miike en 1996, la variété pour les massacre fait des clins d'oeil à nombres de films d'horreurs. Pour le reste, l’histoire se tient dans le genre classique, entre mutilations et éviscérages en tous genres, dans un cannibalisme que les amatePhoto : THE GIRLS REBEL FORCE OF COMPETITIVE SWIMMERSurs apprécieront sans aucun doute. Les scènes de sexes lesbiennes sont plus tendre que celles subbies par Aki. Après, nous nageons, c’est le cas de la dire, dans une folie générale somme toute assez rigolote dans l’esprit plus que dans la forme, avec ces superbes jeunes nageuses qui se rebellent contre les zombies. L’explication d’une telle pandémie trouve son explication avec des rebondissements et des surprises savamment distillées. Si j’ai fini par m’amuser quelque peu au final, je trouve toujourAfficher l'image d'origines profondément triste et symptomatique ces déchainements de violences et de haines sur des filles, jeunes et belles de préférence, où recèlent un machisme qui ne dit pas son nom, comme dans tous films d’horreur, qui me preturbe à chaque fois sur les intentions plus ou moins inconscientes mais forcément révélatrices des réalisateurs et scénaristes, même si l'on dénote une part humoristique et même ironique.

Afficher l'image d'origineAvec un casting des belles interprètes, telles Sasa Handa et Yuria Hidaka, Ayumu Tokitô et Mizuka AraiSakae Yamazaki et Tôshi Yanagi, Kiyo Yoshizawa, mais les fous Hidetomo Nishida et Hiromitsu Kiba ne sont pas en reste de folie meutrières, dans une troupe de jolies actrices.

2 étoiles

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4 février 2016 4 04 /02 /février /2016 12:02

Second long métrage dOunie Lecomte, dans une narration lancinante de quête de mère et enfant abandonné sous X, et de la recherche de soit et des autres, dans des révélations et surprises étonnantes, sur une tonalité frisant la platitude soporifique sur un thème douloureux pourtant émouvant.

Afficher l'image d'origineAvec son jeune fils Noé, tout juste arrivée dans la ville de Dunkerque, Elisa travail à l’hôpital en tant que kinésithérapeute. Née sous X, elle mène des recherches depuis plusieurs mois pour retrouver sa mère biologique. Connaitre cette femme, et peut-être le père dont des origines qui ressortent chez son fils donnent une piste, Elisa mène son enquête jusqu’à ce que le hasard lui apporte des réponses inattendues.

Afficher l'image d'origineUn film qui a d’indéniables qualités narratives et une mise en scène soignée, mais dont le hasard est en l’occurrence tellement énorme que plus encore inimaginable de manque de crédibilité. Raisonnement cartésien de ma part, qui occulte le centre d’intérêt principal du récit, mais qui me gène aux entournures. Rien que la ville intramuros, c’est plus de 90 000 habitants, autant dire que toutes les combinaisons pour un tel scénario tient du miracle. Il n’empêche, la force du film est bien évidemment ailleurs, avec une ambiance glaciale, des protagonistes aussi peu sympathiques et troublés que pAfficher l'image d'origineossible par leurs souffrances. Je regrette l’excessivité de la lenteur du rythme et de la quasi inexpressivité des protagonistes, sauf du gamin, véritable tête à claque qui énerve à souhait. Sans m’ennuyer vraiment, j’ai plutôt trépigné d’impatience du manque d’accélération, d’autant que très vite nous avons compris les tenants et aboutissants d’une telle histoire et la fin terriblement prévisible. En fait, ce film manque de souffle mais gagne en humanité.

Afficher l'image d'origineThème éminemment douloureux pour de nombreuses personnes nées sous X, on devine toutes les incertitudes et questions angoissantes qui peuvent traumatiser une vie à retourner sans cette toutes les raisons de leur abandon, de leurs origines, des refus de les rencontrer. Un système d’abandon légalisé par le régime de Pétain pour protéger, à l’époque les femmes ayant eu des enfants pendant que les maris étaient camps de prisonniers. Nous n’en sommes plus là depuis 70 ans… et pourtant, ce sont encore entre 500 et 600 enfants qui sont abandonnés chaque année en France, et confiés à l'Aide sociale à l'enfance (ASE). Ainsi, ils sont environ 500.000 enfants qui sont nés sous X depuis 1941.

Afficher l'image d'origineAvec un casting sympathique, dans lequel Céline Sallette (La French) tire son épingle du jeu, face à Anne Benoit (Je suis un soldat) convaincante, si le jeune Elyes Aguis (Asghar Farhadi) ne joue pas vraiment juste, il agace comme il faut. Françoise Lebrun (Trois souvenirs de ma jeunesse) et Louis-Do de Lencquesaing (Taj Mahal) aussurent, de même Pascal Elso, Micha Lescot, ou Catherine Mouchet (Je compte sur vous), convaincants.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 07:28

Afficher l'image d'origineTout d’abords pressenti pour réaliser un film sur la transsexualité d’après un livre de Christine Jorgensen, finalement abandonné par la maison de production, Edward D. Wood Jr. se voit proposer en 1953 d’en réaliser un autre à partir d’un texte original. Passant devant et derrière la caméra, il se décide de s’inspirer de son propre vécu, mélangeant confusément les genres, mais abordant néanmoins le débat.

Afficher l'image d'origineAprès être intervenu sur les lieux du suicide d’un travesti Patrick en Patricia, suite à un ras le bol d’être arrêté parce qu’homme habillé en femme, l’inspecteur Warren touché par la lettre posthume, tente de trouver une réponse auprès du docteur Alton. Celui-ci, va lui expliquer à travers deux destins, celui d’un travesti Glen et son double Glenda, et d’un transsexuel Alan et sa part féminine en Anne, avec des exemples sur les origines et les raisons de leurs désirs de changement d’apparence ou de sexe, hétérosexuel ou homosexuel.

Afficher l'image d'origineVéritable plaidoyer en faveur des travesti(e)s et transsexuel(le)s, Edward D. Wood Jr, parlait pour lui-même et pour la communauté transgenre, en essayant d’éclairer le public de son époque pour leur respect et une meilleure tolérance, explicitant parfois maladroitement, la variété des transgenres, de leurs vies face à eux-mêmes et aux regards des autres, de la loi et de la médecine. Malgré quelques longueurs dans des scènes aux symboliques fortes mais confuses, et des explications maladroites, j’ai aimé l’ambiance et le dialogue volontairement pédagogique. Même si le film n’est pas tiré directement du livre de Christine Jorgensen, que l’on retrouve plus explicitement dans Adam est... Ève, il en est évidemment fortement inspiré, mais aussi de celle du réalisateur lui-même. Afficher l'image d'origineEn effet, dès sa plus tendre enfance, Edward D. Wood subit les caprices d’une mère possessive qui l'habilla en fille, et dont il en a gardé toute sa vie ce confort maternelle en s’habillant avec des vêtements de femme, notamment durant la seconde guerre mondiale, portant des dessous féminins. Le fameux gilet angora en est un parfait exemple. Si sa compagne Dolores Fuller surprise n’en fût pas plus bouleversée que cela, sa première femme Norma McCarty en divorça pour cette raison. Ce ne fût pas le cas avec sa seconde épouse Kathy O'Hara qui resta avec lui jusqu’à sa mort.

Avec dans ce casting, l’excellent Bela Lugosi (Frankenstein rencontre le loup-garou), et Lyle Talbot (Le loup-garou) véritablement émouvant, face à Timothy Farrell et Dolores Fuller (The raid) convaincante, 'Tommy' Haynes, et surtout Edward D. Wood Jr. qui est marquant, ainsi que Charles Crafts et Conrad Brooks, jouent avec beaucoup de conviction.

2 étoiles

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 10:46

Film sociétal de Myeong-nam Jo (A bold family) décédé trop tôt à 46 ans, signait son second et dernier film en 2010, sur un thème prégnant dans la société sud coréenne. Entre l’armée toujours en état d’alerte maximale de guerre contre sa moitié du Nord, et le droit des femmes garantie dans la constitution, mais dont un débat d’égalitarisme face à la conscription apporte une haine à leur encontre.

La belle et jeune Lee Yu-mi, sortie Sergent-major de sa formation militaire volontaire, souhaite poursuivre sa carrière, avec l’entrée dans les forces spéciales des marines. Mais elle se heurte au refus catégorique de ses supérieurs pour la seule raison qu’elle est une femme. Obstinée, mue par une volonté inébranlable, elle fini par être la première femme y entrer. Il faut dire que les statistiques donnent un taux de zéro pour cent de femme dans ce corps prestigieux. Dès son affectation, elle va rencontrer toutes les pires crasses pour l’en dégouter, dont le sergent Wang Jong-pal. Mais elle peut compter sur son courage et sa volonté et l’admiration de certains de ses équipiers, et surtout du vieux sergent Kang Cheol-in.

Si nous avons souvent vu des films sur les camps d’entrainements militaires, américains notamment, où l’on nous montre les difficultés des femmes à trouver leur place dans ce monde particulier, celui-ci à sa place, de part la nature du pays et de la campagne machiste qui s’y développe. Kim Ki Duk avec The coast guard avait raconté son service militaire, qu’il avait honni. Le réalisateur, Myeong-nam Jo prenait à contre courrant les arguties d’imbéciles notoires. A partir de cette fiction, il montre ce que nous savons déjà de part le monde sous toutes les latitudes du machisme ordinaire, qu’il est toujours bon de dénoncer à tout propos.

Ainsi cette jeune femme qui souhaite aller au-delà dans sa carrière et pousser plus avant les portes qui lui sont fermées pour la seule raison de son sexe, est intéressant à suivre. Mais plus avant, le film sortait dans une polémique crée par une campagne haineuse depuis plusieurs années, menée en particulier par l’Union des jeunes étudiants coréens, en lutte contre la conscription, dont son président Kim Dong-geun, mort stupidement, souhaite l’imposer aux femmes, et rogner au-delà aux lois qui protèges les coréennes. En effet, si les femmes coréennes peuvent prétendre à faire carrière dans l’armée de leur pays, c’est en tant que volontaires, elles sont consignées dans des tâches le plus souvent administratives. En revanche, elles échappent à la conscription de deux ans uniquement pour les hommes. Le film se regarde avec beaucoup d’amusement et de second degré, tant la réalisation, un brin comédie moqueuse et irrespectueuse, est assez légère à suivre. J’ai toujours beaucoup de mal avec les hasards de la vie, qui font retrouver au sein de cette unité deux personnes dans une histoire commune avec le père de la jeune fille.

Avec la très belle et talentueuse Ah-Lee Lee et toute une flopée de talents masculines, tel que Won-hie Lim et Byung-ho Son, Kim Min-Ki et Ki Se-Hyung, Lim Chae-Mu et Jung Jae-Sik et Kim Ki-Hwan et Jo Chang-Geun, ainsi que que Lee Sin-Seong et Ha Soo-Ho, Lee Seung-Hak et Dong Hyun-Bae, Kim Jae-Hong et Park Choong-Sun, ou encore Kim Won-Suk et Hyun Won.

2 étoiles

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 09:05

Carol : Photo Cate Blanchett, Rooney MaraAdapté du roman de Patricia Highsmith, la réalisation de Todd Haynes nous livre sur un sujet pourtant intéressant et en principe passionnant, une insipide romance trainarde à l'eau de rose qui n’en fini pas de nous lessiver par une inexpressive et soporifique mise en scène, en loupant le coche du plus important pour cette époque charnière.

Carol : Photo Cate Blanchett, Kennedy K. Heim, Kyle ChandlerEn cette veille de Noël 1952, dans un grand magasin de New York, Carol Aird riche cliente tombe sous le charme de la jeune vendeuse Therese Belivet. Alors que tout les sépare, entre leur différence d’âge et leur statut social, les sentiments vont faire face à une société coincée. Carol, en instance de divorce tente d’avoir la garde partagée de sa fille, quand Therese ne donne ni espoir ni refus aux avances de son ami. L’amour qui attire les deux femmes les pousse à une escapade sous la menace d’un mari prêt à tout pout garder sa femme et la garde exclusive de sa fille, grâce aux lois homophobes.

Carol : Photo Jake Lacy, Rooney MaraJe me suis profondément ennuyé dans cette romance sans passion ni saveur. Je regrette que le véritable intérêt ne soit pas évoqué plus implicitement sur les lois homophobes d’alors. Si la romance qui attire les deux femmes est savamment mise en scène, les sentiments, entre hésitations et désirs s’affirment petit à petit avec les risques qu’ils comportent dans cette société d’alors, malgré une très belle reconstitution d’époque, il ne se passe rien. Ainsi, à l’eau de rose, si l’on devine le maccarthisme en arrière plaAfficher l'image d'originen, sans rapport avec les amours saphiques, les lois homophobes qui sanctionnaient sont abordées avec autant de finesse que de transparence, plus que dénoncées. La fin sanctifie la passion et l’affirmation sans véritablement émouvoir. Une réalisation terne, sur un rythme particulièrement lent, aux images sépia de vieilles cartes postales du dix-neuvième siècle qui détonnent.

Afficher l'image d'origineCate Blanchett (Knight of cups) et Rooney Mara (Pan) ont visiblement eu du mal à trouver inspiration amoureuse et passions dévorantes, pour une platitude amorphe. Kyle Chandler (Le loup de Wall street) et Sarah Paulson (12 years a slave) ne sont guère mieux, quand la belle Carrie Brownstein, de la série Transparent, sans doute plus concernée dans sa vie, est beaucoup plus passionnée et émouvante que les deux carpes principales. Les Jake Lacy (Obvious child) et Cory Michael Smith (Camp X-Ray), comme John Magaro (Capitaine Phillips), et pour la petite, les sœurs Sadie Heim et Kennedy K. Heim, sont plus ou moins dans l’ambiance terne générale.

2 étoiles

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Published by bobmorane75 - dans Films
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