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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 09:06

Un très grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce film catastrophe réalisé en 1978 par David Greene, dans une adaptation du roman de David Lavallee, qui nous entraine dans la course contre la montre pour remonter l’équipage d’un sous-marin bloqué au fond de la mer.

Au retour de sa dernière mission en tant que commandant du sous-marin le Neptune, le capitaine Blanchard fait naviguer son navire en surface. Mais de nuit avec la brume, le Neptune est percuté par un navire et coule dans les profondeurs de l’Atlantique sur une dangereuse faille. Blanchard et ses 41 marins n’ont plus que 48 heures d’oxygène. La marine envoie en dernier espoir, deux inventeurs d’un mini sous-marin expérimental pour tenter de les sauver.

Sympathique film de catastrophe pour un huis clos étouffant où les heures semblent interminables pour les marins que nous accompagnons dans leur calvaire. Ainsi, j’ai bien aimé cette aventure humaine dans des circonstances dramatiques où la solidarité est mise en exergue et les opérations de sauvetages mises en place. De manière assez théâtrale, le récit nous mène dans une opération de sauvetage avec les moyens de l’époque d’il y a quarante ans semblent du Jules Verne.

Ainsi, c’est avec amusement que j’ai suivi cette épique trame, profitant au passage des décors et des couleurs lumineuses diamétralement opposées aux sombres bleutés souvent illisible de nos films d’aujourd’hui, mais également d’un casting riche et de qualité. Une belle réalisation à la mise en scène soignée pour un récit classique et efficace, superbement restauré.

Avec le grand Charlton Heston (La soif du mal), David Carradine (Le privé) et Stacy Keach (Truth : Le prix de la vérité), Ned Beatty (Superman IV), Stephen McHattie (Born to be blue) et Ronny Cox (Les flics de Beverly Hills), Dorian Harewood, Rosemary Forsyth, Hilly Hicks et Charles Cioffi, William Jordan, Jack Rader et Antony Ponzini, Michael O'Keefe et Charles Robinson.

Le film Sauvez le Neptune de David Greene, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 septembre 2017 en DVD et Bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, La dame en gris, documentaire de Julien Comelli, journaliste en culture pop.

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 16:48

Un grand merci à ESC Editions pour m’avoir fait découvrir ce film film exotiquement fièvreux, réalisé en 1955 par Jean Negulesco (Le masque de Dimitrios), d’après le roman The rains came de Louis Bromfield, pour une illustration de la passion amoureux en corolaire d’une météo violente et imprévisible.

L’arrivée de Lord et Lady Albert et Edwina Esketh, à Ranchipur dans l’Inde des années trente, vient troubler la quiétude de la petite colonie européenne. Si Albert est riche et grossier, Edwina est noble à la réputation sulfureuse. Lors d’une réception organisée par la Maharani, Edwina jette son dévolu sur le Rama Safti, médecin hindou qui malgré les interdits éprouve des sentiments amoureux. Quand survient la mousson, qui met la ville en danger avec le barrage qui se fragilise, les amours deviennent fiévreux au-delà des convenances.

Déjà adapté en 1939, The rains came par Clarence Brown, avec Tyrone Power, Myrna Loy et George Brent, ce remake tentait d’apporter une touche d’exotisme avec les superbes couleurs de la Technicolor. Une dramatique sympathique, quelque peu désuet de par la narration, avec un manque d'audace par le choix d’excellents interprètes mais pas franchement couleur locale.

Je me suis laissé prendre à l’ambiance et au jeu du récit avec les destins croisés, avec les protagonistes pris par la fièvre moiteur d’une atmosphère électrique qui éveille bien des passions avec cette noble désargentée vendue à un riche amoureux sans retour, de cette jeune femme qui s’entiche d’un vieil ingénieur alcoolique désabusé, et le héro de l’histoire, et enfin de cette rocambolesque histoire entre la Lady et l’intouchable. Quand on sait la place de cette basse caste en Inde, même avec le soutien d’une

Maharani aussi généreuse. Une histoire d’amour interraciale entre une blanche noble et riche, et un indien de basse extraction, certes docteur, semble impossible. Sans aller jusqu’à prendre un acteur du cru, l’idée est généreuse, avec la montée en puissance aux États-Unis des droits civiques des afro-américaines. Le film misait en tout cas, avec réussite, sur la couleur, la lumière et les décors de rêve, avec un beau choix d’acteurs. Une belle mise en scène pour une réalisation soignée avec une montée en puissance des sentiments fiévreux en parallèle de la météo qui illustre les passions.

Avec les excellents Lana Turner (Mirage de la vie) et Richard Burton (L'exorciste), Fred MacMurray et la jolie Joan Caulfield, Michael Rennie, et Eugenie Leontovich, Gladys Hurlbut et Madge Kennedy, Carlo Rizzo et Beatrice Kraft.

Le film La mousson de Jean Negulesco, dans la Collection : Hollywood Premium distribué par ESC Editions, disponible dans les meilleurs bacs dès le 8 août 2017 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Des suppléments inédits.

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 09:28

Un très grand merci à AB Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette comédie de science-fiction et d’action italienne, réalisée en 2016 par Gabriele Mainetti, qui redonne une belle dimension au genre avec beaucoup d’humour et d’émotion.

Petit délinquant poursuivi par la police, Enzo n’a pas d’autre solution que de se jeter dans les eaux du Tibre où il trempe dans un liquide qui fuit d’un container radioactif. Il ne tarde pas à découvrir des changements surnaturels, en se relevant indemne d’une balle dans le corps suivi d’une chute de neuf étages. Il tente avec ses nouveaux pouvoirs de braquer un distributeur de billets, avant de rencontrer la jeune Alessia, quelque peu simple d’esprit, qui le convainc d’œuvrer pour le bien. Mais les mafieux et tueurs ne sont pas loin.

J’ai adoré ce récit qui innove totalement le genre avec une hardiesse pleine de la violence classique des films de mafia, d’humour et d’émotion à la touche italienne, et du fantastique des mangas japonais, rendant d’ailleurs hommage au manga Kotetsu Jeeg créé en 1975 – 1976 par Go Nagai et Yasuda Tatsuya, en une série de 46 épisodes de 25 minutes, dont une suite, Kotetsushin Jeeg, est sortie en 2007 et réalisé par par Jun Kawagoe.

J’ai d’autant plus beaucoup aimé ce film que le genre surexploité par Marvel dépassant la nausée du n’importe quoi sans fin qui nous submerge depuis quelque temps avec ses super-héros super-destructeurs et super-assassins finissent pas détruire l’univers du genre en un galimatias indigeste, dont Gabriele Mainetti arrive à redonner sous forme de satyre une nouvelle dimension humaine.

D’autant plus une belle surprise que la réalisation est particulièrement soignée avec un récit tout en émotion et violence, intégrant différentes thématiques sociales et politiques. La mise en scène est excellemment judicieuse pour une ambiance douce amère tout en rebondissant régulièrement pour mieux nous surprendre entre rire et désolation. Le jeu de caméra maitrisé apporte également des vues et des angles à la hauteur de chaque étape pour mieux nous imprégner des situations et des lieux. Une très très belle surprise.

Avec les excellents Claudio Santamaria (Encore un baiser) et Luca Marinelli (Mauvaise graine), et la belle Ilenia Pastorelli impressionne pour son premier rôle, Stefano Ambrogi, Maurizio Tesei (Pauline détective), Francesco Formichetti et Daniele Trombetti, Joel Sy, Gianluca Di Gennaro (Miele) et Salvatore Esposito, Antonia Truppo et Juana Jimenez, Tommaso Di Carlo et Efeso Giampaolo Crescenzio.

Le film On l'appelle Jeeg Robot de Gabriele Mainetti, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 8 septembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale italienne sous-titrée français et en version audio française. Dans les suppléments, le tournage du film, les répétitions, des scènes coupées, et le bêtisier.

3 étoiles

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 08:30

Un très grand merci à Universal Pictures et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de m’embarquer dans l’extraordinaire délire de la célèbre saga réalisée cette fois-ci par F.Gary Gray, qui réussi à relancer l’aventure après le triste départ de Paul Walker, pour ressouder la famille de Dom dans une somptueuse folie de courses entre bolides toujours plus incroyables dans une course contre la montre remplie de dangers et de morts .

Alors en lune de miel à Cuba, Dom et Letty plus heureux que jamais, profitent du soleil et des courses de bolides. L’esprit tranquille en sachant Brian et Mia au vert, et le reste de la fratrie dans un quotidien loin des fracas, ils se mettent à rêver d’enfants. Quand Cipher, une criminelle embrigade Dom par de lourdes menaces dans une équipée des plus dangereuses pour la survie de l’humanité. La famille se réunie de nouveau et s’allie avec leur pire ennemi de toujours pour tenter de contrecarrer les projets maléfiques et récupérer Dom.

Un épisode de plus pour la saga, avec toujours autant d’énergie surhumaine, de bolides toujours plus puissants et plus dingues, pour un récit qui sans innover dans le classique combat du bien contre le mal, pour sauver la planète de sa destruction par une folle, nous offre un super spectacle de qualité maxi avec notre équipe de rêve. Il manque bien sûr d’entrée des personnages aimés, et nous en perdons en cours de route. La famille perd d’un côté pour en retrouver un adorable petit. Une fois de plus, le style qui caractérise la série par ses effets, ses bolides et son humour déjanté avec les liens qui unissent nos barjos, se retrouve toujours aussi puissant. Je me suis donc une fois de plus régalé, et le plaisir jouissif de retrouver nos héros dans un univers qui nous suit depuis quinze ans, en attendant avec impatience le neuvième opus dans deux ans, et le dixième programmé.

Nous retrouvons donc la dream team de la famille de Dom avec Vin Diesel (Le dernier chasseur de sorcières), Dwayne Johnson (San Andreas), Jason Statham (Spy), Michelle Rodriguez (Machete kills), Tyrese Gibson (Mise à l'épreuve 2), Charlize Theron (Mad Max: fury road), Ludacris (Happy New Year), Nathalie Emmanuel (Le labyrinthe), Scott Eastwood (Suicide squad), Kurt Russell (Deepwater), Helen Mirren (Dalton Trumbo), Luke Evans (La Belle et la Bête), Elsa Pataky (Fast & Furious 7), kristofer hivju et Patrick St. Esprit (War dog).

Le film Fast & Furious 8 de F.Gary Gray, distribué par Universal Pictures, est disponible en dvd, Bluray et Steelbook dans les meilleurs bacs depuis le 16 août 2017. Il est proposé en version française, anglaise, avec les sous-titres français. Dans les suppléments, tout sur les cascades, avec La course sur le Malecon, Journal des cascades en Islande, Les rues de New-York. Version longue des scènes de combat, avec Combat dans la prison, Combat dans l’avion, et les commentaires du film par le réalisateur F.Gary Gray.

3 étoiles

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 14:35

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis découvrir ce thriller canadien réalisé en 2017 par Jonathan Baker, pour son premier long-métrage qui nous entraine dans une ambiance menaçante.

Alors qu’Angela et Brian mènent une existence tranquille avec leur fillette Cora, leur amie Linda leur présente une amie très proche, Katie maman d’une petite Maddie. Katie s’incruste dans la vie du couple en prenant une place de mère de Cora. Avec la mort de Maddie qui était la petite amie de Katie, la paranoïa s’installe chez Angela qui sent une menace dangereuse chez Katie, dont une enquête donne l’alarme.

Sympathique thriller oppressant avec l’intrusion de cette jeune femme qui ne s’arrête devant rien pour parvenir à ses fins afin de s’emparer des fillettes. Une ambiance délictueuse s’installe rapidement, avec le premier meurtre qui annonce la couleur, puis la folie qui présage bien des inquiétudes. Je me suis bien amusé à suivre les circonvolutions insanes tant la narration bien que dramatique n’en reste pas moins un thriller sans être véritablement sombre ou gore.

 

L’aspect est en effet plus porter sur l’ambiance que sur la violence, tel un téléfilm du dimanche soir. Une honnête réalisation sobre, pour une première main qui ne traumatisera pas, tant cela n’est pas impérissable, mais qui reste un sympathique divertissement familiale.

Avec Gina Gershon (The scribbler), Nicky Whelan (Knight of cups), Nicolas Cage (Snowden), Faye Dunaway (Little big man), les jeunes Sienna Soho Baker et Harlow Bottarini, Natalie Eva Marie, Leanna Huebner, Jonathan Baker, James Van Patten, Elle Bardha, Hunter Bodine et Corrie Danieley.

La film Usurpation de Jonathan Baker, distribué par Condor Entertainment, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 septembre 2017 en DVD et bluray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français, et en version française.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 18:29

Un grand merci à AB Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cet excellente dramatique réalisée en 2016 par Robin Swicord, pour son deuxième long-métrage nous entraine dans une introspection analytique de la crise de la cinquantaine d’une grande intensité.

Rentrant chez lui un soir après une journée de travail, Howard Wakefield arrive en retard suite à un problème de train. N’ayant pu avertir, il lui vient l’idée de passer la soirée dans la maison à l’abandon en face de la sienne, et de surveiller les réactions de sa femme Diana et ses filles. D’une blague potache qui dure la nuit, puis des jours, des semaines et des mois, Howard, désormais porté disparu, s’enfonce dans une schizophrénie paranoïaque, se remémorant sa vie et son amour pour Diana.

Voyage sombre dans une dépression que l’amour pour sa jeune femme engoncé dans la routine a trouvé des jeux dangereux pour exciter le couple avec des jalousies sans fondement, des méfiances et des rancœurs, plonge Howard dans une réflexion analytique poussée. J’ai été d’abord amusé par le côté cocasse de l’aventure intérieur, puis effrayé par la descente aux enfers sans limite, pour être sinon déçu par la fin du moins circonspect tant elle est inattendue au regard de toute l’analyse psychologique pour le moins extrême.

Un récit surprenant sur la crise de la cinquantaine d’un homme pour qui tout va bien. une belle femme amoureuse avec qui s’explore les relations sexuelles, deux jolies filles bien élevées, une belle raison dans une banlieue huppée et un métier dans lequel il d’épanouie, et pourtant le ronge l’incertitude et la routine quotidienne qui révèle des peurs et incompréhensions qui explosent brutalement. Une belle narration, étrange, dérangeante, entre humour e émotion, agacement et effroi, dans une description extrême qui mène au bout de la folie destructrice. On peut s’étonner que dans son attaché case il ait des jumelles et qu’une maison délabrée reste dans ce quartier middle class et une enquête de police aussi peu poussée, mais l’ensemble de délire fonctionne à merveille.

Avec Bryan Cranston (Dalton Trumbo) et la jolie Jennifer Garner (Joyeuses fête des mères), Beverly D'Angelo (Vive les vacances) et Jason O'Mara (Recherche bad boys désespérément), Ian Anthony Dale, Pippa Bennett-Warner et Isaac Leyva (Any day now), Victoria Bruno et Ellery Sprayberry, Monica Lawson, et la petite Carinna Rossignoli.

Le film Wakefield de Robin Swicord, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 6 septembre 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

3 étoiles

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 10:46

Film témoignage très intéressant de Robin Campillo, pour son troisième long-métrage, qui aborde les activités d’Act Up-Paris et ses combats pour faire entendre la voix de malades face au silence de la société civile.

Nouveau militant au sein d’Act Up-Paris, Nathan découvre les débats et actions souvent violentes de l’association pour lutter contre le silence coupable des politiques, des médits et des laboratoires de recherches contre le Sida. Rapidement, Nathan est attiré par Sean dont il est bouleversé par le radicalisme de ses actions et une histoire d’amour noue les jeunes hommes.

Un très beau film extrêmement intéressant même s’il souffre d’un découpage en deux parties distinctes qui casse la dynamique du récit. En effet, autant la première partie est passionnante avec les débats et les actions de l’association pour se faire entendre face au coupable silence des politiques et des médias, autant la seconde partie sur les amours de Sean et Nahan et la description de la maladie virant parfois un peu trop pathos, tire le film en longueur et perd l’intérêt général. Il me semble que

soit il fallait faire deux films relatant d’un côté l’histoire d’Act Up-Paris, et l’histoire d’amour Sean / Nathan, soit intégrer les deux histoires intimement liées. En effet, il m’aurait semblé plus pertinent de développer les histoires de Sophie, Eva ou d’Hélène et son fils, sur leur parcours personnel au sein de l’association. Une réalisation donc mitigée dans sa construction, avec ses longueurs interludes dans les boites de nuit, et sa vision souvent éthérée d’irréalité.

Une vision de la maladie qui touchait alors les gays et les drogués qui dans l’homophobie générale sonnait comme un salut avec la non assistance de personnes en dangers. Il faudra attendre les bévues coupables et responsables de nos politiques avec le scandale du sang contaminé qui toucheront des hétéros dont des centaines d’enfants pour qu’enfin la mobilisation commence réellement. Coupable aussi avec le refus d’une politique de protection avec les préservatifs, les gouvernements préférant cent cinquante mille avortements par an, et de milliers de malades et de morts du sida, au profit d’une surnatalité insane.

Avec Nahuel Perez Biscayart (Je suis à toi) et Arnaud Valois, Adèle Haenel (La fille inconnue) et Antoine Reinartz, Félix Maritaud, Médhi Touré, Aloïse Sauvage (Mal de pierres), Simon Bourgade, Catherine Vinatier (La vie domestique) et Saadia Bentaïeb, Ariel Borenstein, Théophile Ray et Simon Guélat, Jean-François Auguste, Coralie Russier ou encore Muriel Samuel Churin, Michel Bernin et Sabrina Aliane.

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 16:52

Un grand merci à AB Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 2015 par Gabriele Muccino, (Encore un baiser) sur les séquels d’une enfance marquée par le deuil, les luttes d’adultes et culpabilité qu’un manque d’amour traumatisent douloureusement.

la suite d’un accident de voiture, le célèbre écrivain Jake Davis se retrouve veuf avec Katie, sa petite fille de cinq ans. Il doit jongler pour éduquer sa gamine, entre son métier, sa maladie et sa belle sœur Elisabeth et son mari Cameron, qui tentent de lui arracher la fillette pour l’adopter. Vingt cinq ans plus tard, Katie fait face aux traumatismes de l’enfance, entre son métier et ses amants de passage, pour se retrouver enfin.

Une dramatique particulièrement prenante et crispante quant au conflit pour la garde de la gamine, qui prend aux tripes dans une mise en scène et une ambiance lourde. Ainsi, la trame passe judicieusement par flachbacks pour maintenir le suspens d’une situation difficile tant pour le père que pour la fillette.

Si j’ai pu regretter un côté pathos et la dramatisation parfois moins subtile qui aurait du imprégner la narration, j’ai été touché

par la détresse autodestructrice de cette jeune femme, même si l’on a un peu de mal à comprendre son comportement tant en définitive elle a été aimé par un père quelque peu borderline compte tenu de sa situation de veuf et sa culpabilité, de son travail créatif pour faire face aux dépenses, et la partie judiciaire de la belle-famille. Un beau film qui aurait mérité sans aucun doute meilleur traitement. La réalisation est soignée, sur une mise en scène maitrisée, qui offre de beaux portraits douloureux avec un jeu des interprètes à la hauteur.

Avec Russell Crowe (La momie) et Amanda Seyfried (Ted 2), Aaron Paul (Jeu trouble) et Diane Kruger (Maryland), Jane Fonda (Youth) et Octavia Spencer (Les figures de l'ombre), les jeunes Kylie Rogers et Quvenzhané Wallis (Annie), Bruce Greenwood (Truth), Janet McTeer (Avant toi) et Jenny Vos, Brendan Griffin et Ryan Eggold, Chris Douglass et Jake Scheib.

Le film Père & fille de Gabriele Mainetti, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 23 août 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française.

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 18:10

Un grand merci à Carlotta pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique réalisée en 1955 par Joshua Logan, d’après la pièce de théâtre de William Inge, qui nous entraine dans une ambiance particulière entre un érotisme gay et une vision étonnante d’un récit oppressant.

Quand Hal Carter arrive dans une petite ville du Kansas, il espère retrouver Alan Benson, un ancien camarade d’université, afin que celui-ci lui trouve un emploi dans l’entreprise céréalière de son riche père. Cependant, c’est le jour du grand pique-nique annuel de la ville de la fête du Travail. Vagabond sans un sous, Hal est convié avec bienveillance à la fête par Alan qui invite la toute jeune Millie, sœur de sa petite amie Madge. Mais Hal ne voit que par cette dernière, au risque de tout compromettre.

Film troublant à plus d’un titre, avec une vision très gay à la Tennessie William, tant dans les dénuements de William Holden, que de la vision des femmes et notamment cette propension particulière à mettre les très jeunes femmes, 16 et 19 ans dans les bras de quadra, qui déroute pas mal. Ainsi, sur une journée, entre l’arrivée du vagabond et sa fuite le lendemain avec la jeune fille, se

déroule une journée champêtre d’un pique-nique familiale, et ce drame qui se joue sans que rien ne semble arrêter. J’avoue que pris par la narration, j’ai été malaisé avec cette ambiance trouble et déroutant voir parfois choquant avec les relations et situations souvent absurdes. Une belle description des États-Unis des années cinquante dans le terroir du sud, avec ces protagonistes un jour de fêtes où se révèlent des caractères étonnants.

Ainsi ce looser rebutant face à son ancien camarade guère mieux placé sauf la fortune de papa, cette vieille fille désespérée qui presse à se faire épouser par ce pauvre vieux garçon, cette gamine butch en pleine crise d’adolescence, et cette jeune fille qui prend une décision catastrophique, auxquels se rajoute la mère, la grand-père et pléiade de personnages dans une désespérance générale que cet inconnu apporte

telle une tempête d’envies. Un schéma assez sombre, sous jacent bien des crises internes et des interdits cachés de l’auteur. Une réalisation magnifique, tant dans la mise en scène notamment du pique-nique avec toute cette foule, que dans le choix des cadrages avec la technicolor aux riches lumières et couleurs éclatantes.

Avec William Holden (Comment l'esprit vient aux femmes) et la belle Kim Novak (Le triangle du diable), Betty Field et Susan Strasberg, Cliff Robertson (La brigade du diable) et Arthur O'Connell (L'Aventure du Poséidon), ainsi que Verna Felton (La fille des boucaniers), Reta Shaw, Nick Adams et Raymond Bailey, Elizabeth Wilson et Rosalind Russell.

Le film Picnic de Joshua Logan, distribué par Carlotta, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 23 août 2017 en DVD et Bluray restauré 2K. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, ainsi qu’en sous-titre pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Picnic, de la scène à l’écran, un entretien avec Marguerite Chabrol, professeur à l’Université Paris 8.

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 11:49

Bonne petite surprise avec cette comédie rigolote de Tristan Séguéla (16 ans ou presque), qui nous emmène dans un délire de potes post rattrapage de bac dont une fête prend le dessus pour le fameux passage à l’âge adulte si tant est qu’on le devienne un jour pour certains.

Dylan et Ali, les meilleurs potes de Guillaume sont reçus au baccalauréat, et sont prêts pour aller le fêter au plus grand festival de musiques électroniques du monde…. Sauf Guillaume qui est bon pour rattapper ses points manquants. Et sauf encore qu’il est le seul à avoir le permis de conduire pour emmener ses potes. Qu’à cela ne tienne, ils embarquent Brandon, le petit génie de frère de Dylan, en échange d’une préparation au rattrapage. Un week-end de folie se dessine, avec sur place la belle Mélanie.

Dans le genre de thématique, pas facile de se renouveler tellement le sujet à été largement abordé sous tous les angles, sous toutes les coutures, en long en large et en travers, avec souvent des ratages complet. Mais pour le coup, Tristan Séguéla arrive franchement à sortir du lot avec plutôt une belle réussite d’humour de gags et répliques, de situations loufoque et même tendre. Une belle petite bouffée de fraicheur, dans une réalisation à cent à l’heure, sans sombrer dans le trop trash et vulgaire, ni dans le niais ou désuet. De bonnes idées sont mise en place avec des protagonistes déjantés sur un récit qui pourrait être bien plus vrai que bien des films tout en gardant cette bonne dose d’humour et d’émotion. La vraie bonne surprise de l’année.

Avec Anthony Sonigo (L’idéal) et Jimmy Labeeu (Discount), Tanguy Onakoy (Le jour attendra) et Max Baissette de Malglaive (L'œil de l'astronome), les belles Daphne Patakia et Gaëlle Garcia Diaz, Vincent Desagnat (Alibi.com) et Ramzy Bedia (Dix pour cent), Albert Delpy (Sales gosses) et Baptiste Lorber, Gaël Mectoob, Nell Van Houtte (Je me tue à le dire) et Damien Marchal, Jean-Michel Lahmi (Mon poussin) et Carine Frisque, Verona Verbakel et Laura Jane Henry (Populaire).

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