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11 novembre 2015 3 11 /11 /novembre /2015 13:39

Enragés : Photo Franck Gastambide, Guillaume GouixÉric Hannezo réalise son premier long métrage avec une belle efficacité qui allie le suspens psychologique de l’angoisse avec l’horreur dans un huis clos d’un road movie, d’après le film italien Rabid dogs de Mario Bava réalisé en 1974, qui était beaucoup plus noir.

Enragés : Photo François ArnaudQuatre braqueurs prennent la fuite après un casse violent qui a mal tourné, totalement dépassés par les événements, entre morts et l’enlèvement d’une jeune femme dans un centre commercial, puis lors d’un changeant de voiture, ils prennent un autre otage avec sa fillette malade qu’il emmenait d’urgence à l’hôpital pour un greffe d’organe. Poursuivis de toute part, le groupe file à toute allure vers l’inconnu, semant la mort à chaque étape. Les otages savent que leur mort est programmée et imminente, et tentent de survivre par tous les moyens en cherchant une échappatoire, face à la bestialité de leurs kidnappeurs qui n’ont plus rien à perdre.

Enragés : PhotoDe fait, dès la première image, l’angoisse est installée avec le regard lubrique des protagonistes, où la folie meurtrière va faire des ravages. Ensuite, c’est une fuite en avant dans un enchainement meurtrier, où tous se méfient les uns et des autres mal placée, avec une naïveté déconcertante qui fait craindre le pire. Car le pire est au cœur du groupe sans que l’on s’en doute bien que l’on sent bien que quelque chose ne va pas quelque part. C’est tout le suspens Enragés : Photo Lambert Wilsonet l’ironie du récit savamment entretenu par des fausses pistes, de vraies menaces et des morts à l’appui. Qui est le plus à s’effrayer ? Je me suis donc laissé berner à souhait, dans ce sombre polar horrifique des plus efficaces. Quelques détails chiffonnent un peu, comme le pompiste dont on se demande pourquoi il n’attend pas sagement leur départ des bandits pour appeler la police. La mise en scène est suffisamment maitrisée pour entretenir le suspens de ce thriller noir, pour une réalisation excellente.

Enragés : Photo Guillaume GouixLe casting est des plus équilibré entre talent et conviction, avec Guillaume Gouix (La vie en grand) pas très gentil, la jolie Virginie Ledoyen (Les adieux à la Reine) émouvante, est un Lambert Wilson (Suite française) bien mystèrieux. Franck Gastambide (Toute première fois) et François Arnaud, Laurent Lucas (Piégé) et Gabrielle Lazure, comme Pierre Lebeau.

2 étoiles

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 15:04

Afficher l'image d'origineL’étrangeté du second long métrage d’Alice Winocour (Augustine), entre thriller psychologique et film d’horreur dans un cadre documentaire fiction dans un huis clos pour une ambiance délétère, confère un caractère particulièrement tendu et angoissant.

Afficher l'image d'origineAffecté dans une société de sécurité lors de son retour de campagnes en Afghanistan, Vincent est sujet à des troubles comportementaux du aux stress. Il participe à la sécurité d’une soirée chez Imad Whalid, un riche marchand d’armes libanais. Il y constate des échanges peu amicaux entre convives. Acceptant une mission d’un week end, il doit assurer la sécurité de Jessie, la femme de ce marchand d’armes et de leur gamin dans leur propriété de Maryland. Ses crises d’angoisses limitent paranoïaques croient déceler une menace pesante.

Maryland : Photo Matthias SchoenaertsQuand même, ils ne sont pas très doués les tueurs, qui entrent dans une propriété en faisant autant de bruit, ou suivent une voiture avec autant de maladresse. Pour au temps, je me suis laissé piéger par cette angoissante ambiance bien délétère, dans laquelle règne comme une insane confusion à souhait sur le psychisme du héro. Ainsi, sur un récit bien construit, à la mise scène maitrisée et une belle réalisation, on peut juste regretter le manque de crédibilité des actions aux assassins peu doués. Sans quoi, l’ensemble est marquant grâce au dosage de folie, de complot et des liens qui se tissent entre les protagonistes.

Maryland : Photo Diane Kruger, Matthias Schoenaerts, Paul HamyA ce titre, Matthias Schoenaerts (Loin de la foule déchaînée) est excellent, face à la très belle Diane Kruger (Spy) très convaincante. De même Paul Hamy (Suzanne) et Victor Pontecorvo (Brèves de comptoir), comme le jeune Zaïd Errougui-Demonsant et Percy Kemp, ou Mickaël Daubert (La BM du Seigneur) et Franck Torrecillas.

2 étoiles

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9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 15:21

J’ai eu la chance grâce à Wild side vidéo de découvrir cette superbe réalisation d’Akira Kurosawa inspiré de la pièce de Gohei Namiki. Bien qu’il fût tourné entre août et septembre 1945, le film sera interdit de diffusion par le gouvernement d'occupation américain, et n'obtiendra son visa d'exploitation qu'en 1952.

Afficher l'image d'origineA la suite de guerres entre shôguns locaux, le seigneur Minamoto no Yoshitsune, et six de ses fidèles compagnons, sont poursuivis par les sbires du shôgun Minamoto no Yoritomo. Déguisés en Yamabushi (moines soldats), ils tentent de traverser la frontière voisine pour se rendre chez un protecteur ami. Guidé par un porteur, qui bien que simple d’esprit, découvre leurs identités et leur révèle que les gardes sont déjà informés de leur projet de fuite. Lorsqu’ils arrivent au poste frontière, le seigneur s’est déguisé en porteur, et Benkei va jouer son rôle de moine pour duper les gardiens suspicieux.

Afficher l'image d'origineEntre pièce de théâtre et comédie musicale, entre danses et mimiques dignes des meilleurs muets, ce film est une véritable perle qui m’a enthousiasmé. Drôle et émouvant, vivant et malicieux, sensible et satyrique, le récit est une merveilleuse farce pleine de subtilité. Ainsi l’histoire de dupe est savamment mise en scène, dans une réalisation qui dès 1945 donnait le ton du grand Kurosawa avec ses travelings et ses plans Afficher l'image d'originequi mettent le spectateur tant au cœur de l’intrigue qu’en retrait dans les coulisses des actions. Tantôt déclamé façon théâtral, tantôt véhément, les dialogues sont d’une justesse pleine de fausse candeur pour une vraie subtilité, où l’ironie et la facétie face aux protagonistes méfiants et crédules, donne à cette farce ce côté des contes de Jean de la Fontaine, bien que jusqu'au bout la crainte d'un retournement dramatique n'arrive, notemment lors de la saoulerie au saké.

Afficher l'image d'origineL’origine de la censure en est sans aucun doute dans l’irrespect au maître qui permet à tous de survivre, et que les américains ont du ressentir un parallèle des japonais à leur égard, dont il est vrai que la symbolique pourrait prêter à cette interprétation sans équivoque. Une censure qui démontrait alors, un sens de la liberté d’expression et de la démocratie bien particulière. Ce film se retrouve également dans un coffret : Akira Kurosawa - Les films de jeunesse : Je ne regrette rien de ma jeunesse + Qui marche sur la queue du tigre.

Afficher l'image d'origineAvec l’excellentissime Denjirō Ōkōchi et Ken'ichi Enomoto, qui est juste extraordinaire d’humour et de talent. Susumu Fujita (La forteresse cachée), quand Masayuki Mori (Les contes de la lune vague après la pluie) et Takashi Shimura (Rashômon), Akitake Kōno (Le plus beau) et Yoshio Kosugi (Les sept samouraïs), de même Hanshiro Iwai et Dekao Yoko, comme Yasuo Hisamatsu et Shôji Kiyokawa, qui donnent tous le meilleur d’eux même.

Afficher l'image d'origineLe film Qui marche sur la queue du tigre… d’Akira Kurosawa, distribué par Wild side vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 28 octobre 2015 en blu-ray et DVD. Il est proposé en version originale japonaise sous-titré français. Les bonus nous offrent la restauration du film, avec deux extraits avant et après qui montre la qualité du travail rendu.

4 étoiles

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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 10:05

http://cinecorner.fr/wp-content/uploads/2015/10/bladerunner.jpgCélèbrissime film de science-fiction que l’on ne présente plus, réalisé par Ridley Scott (Seul sur Mars) en 1982, s’était librement inspiré du roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? écrit par Philip K. Dick, et qui marque encore les esprits par son récit et son ambiance et surtout son  thème universel.

Afficher l'image d'origineLos Angeles, novembre 2019, sur une Terre dévastée par les pollutions, où la pluie ne cesse de tomber et la faune a disparue, l’émigration vers des planètes lointaines est l’unique issue. Pour les pires activités, de guerres, de travails pénibles ou de prostitution, la Tyrell Corporation dirigée par Eldon Tyrell, a créé des androïdes. Les réplicants, esclaves modernes créés à partir d’ADN humain. Pour éviter d’autres révoltes, ils sont dotés d’une espérance de vie limitée à quatre ans, et interdit de séjour sur Terre. Une police spéciale, les Blade runners, est chargée de les éliminer « retrait » en cas d’infraction. Rick Deckard, reprend du service pour traquer un groupe de réplicants, menés par Roy Batty., et fera la connaissance de Rachael susceptible de faire vaciller ses convictions.

Afficher l'image d'origineBien que l’ayant en dvd, vu et revu maintes fois, j’ai saisie l’occasion de le voir en salle, et ce avec toujours le même plaisir coupable. J’éprouve pour ce récit une grande émotion sur la sempiternelle question du sens de la vie, qui est ici non des êtres humains, mais de bioroïds vilipendés pourtant créés par les hommes. Ces réplicants, nos doubles à l’extrême brièveté d’espérance de vie, sont d’autant plus attachants qu’ils sont méprisés et traités comme le pire de notre côté sombres. Malgré leur froideur et insensibilité à la douleur et la peine selon leur programmation, leur révolte à la propre fin imminente reflète nos questionnements profonds et quoiqu’on en dise permanente. Les blades runners ne sont pas plus humains ni plus chaleureux, tuant avec autant de sang froid.

Afficher l'image d'origineAinsi, la réalisation dans cette sombre obscur bleutée, sous une pluie battante constante, dans une mégalopole cité blafarde aux néons criards, s’instaure malgré tout une ambiance brûlante de désir de vérité aux vaines réponses. L’ambiance étant posée, les décors installés, la trame nous plonge au cœur de notre existence absurde. La mise en scène est magnifiquement maitrisée, pour décortiquer aux travers des souvenirs implantés, aux ADN manipulés, sur le sens de la vie, sur ce qui nous différencie des uns des autres, et la recherche de la survie, ne serait-ce qu’au travers de l’amour comme ultime espoir pour se rAfficher l'image d'origineaccrocher à l’espérance de vivre sans peur. Le récit et l’ambiance pour la thématique cruciale, trouvent dans les protagonistes ce caractère d’émotion qui prend aux tripes, aux nombreux symboles qui illustrent le propos comme les manequins et les poupées, et avec la fin de Roy d’une profonde tristesse, quand la fuite éphémère de Rachael ne console pas.

https://media0.giphy.com/media/6tRwm6wfEETw4/200_s.gifUne réalisation qui a vécu bien des péripéties orageuses. Ainsi, les producteurs ont modifiés le film et notamment la fin. Alors véritable échec commercial aux States, cassé par la critique, le film va rencontrer un succès interplanétaire. Une version Director's cut en 1992 sera apprécié par Ridley Scott, avant qu’une version restaurée Final cut ne sorte en 2007.

Afficher l'image d'origineAvec un superbe Harrison Ford (Jeux de guerre), face à l’excellentissime Rutger Hauer (Buffy, tueuse de vampires), et Sean Young (Dune) très émouvante, quand Edward James Olmos (2 guns) et M. Emmet Walsh (Calvary), la belle Daryl Hannah (Les grincheux 2) et William Sanderson (Promised land) sont excellents, de même Joe Turkel et Brion James disparu trop tôt, Joanna Cassidy (The grudge 2) et Morgan Paull, ainsi que Hy Pyke et James Hong.

4 étoiles

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7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 18:06

Afficher l'image d'origineM. Night Shyamalan (After Earth) nous plonge au cœur d’un thriller savamment maitrisé, pour nous embarquer dans un récit où le found footage à bon escient sert à l’angoisse pour une ambiance qui pourtant n'en a pas l’air et qui s’avère plein de surprises pas forcément des plus heureuses.

Afficher l'image d'origineBecca et son frère Tyler, des ados de 15 et 13 ans, issus de parents divorcés, ont  la chance de faire enfin connaissance avec leurs grands parents maternels, fâchés avec leur mère depuis sa fuite avec leur père. Afin de commémorer ces instants tant attendus, les jeunes décident de tenir un journal reportage filmé. Reçus dans la ferme familiale, pour une semaine, ils espèrent en secret les rabibocher avec leur mère. S’ils sont bien accueillis, des phénomènes et comportements les inquiètent rapidement. Tout en enquêtant auprès des hôtes et dans la maison, ils sentent que leurs vies sont en dangers, et s’ils ont hâtent que la semaine se termine, ils ne sont pas sûr de s’en sortir.

Afficher l'image d'origineAinsi, le sort des ces jeunes ados facétieux et complices, drôles et agaçants, nous inquiète très vite dans ce thriller bien angoissant, avec un zeste de Stephen King, qui m’a bien plu. En fait je ne m’attendais pas du tout à ce qui allait suivre. Avec ce début sympathique, un peu cruche dans les relations entre la mère et ses ados, et les grands parents séniles qui deviennent inquiétants tant ils semblent bien zarbis. Et puis, on ne sait plus trop à quelle sauce on va être dévoré, dans ce que l’on pense s’orienter Afficher l'image d'originedans un récit de possédés, d’aliens, de démons ou dans la folie, et des manipulations dont ne sait plus qui croire. Je me suis fait berner jusqu’au bout avec plaisir pour une fois, de ne pas avoir eu le temps de voir venir les choses. De quoi inquiéter désormais les chers petits enfants lors des prochaines visites chez papy et mamie, qui seront surpris de l'attitude réservée et méfiante de leurs ados.

Afficher l'image d'origineDe fait, la réalisation est soignée, amenant habillement les éléments venir sans crier gare, nous menant dans de fausses pistes pourtant bien inquiétantes en soit pour nous amené à pire. La mise ens scène est facétieuse à souhait, naviguant entre humour et angoisse, complicité et rivalités enter frères et sœur qui les mettent en danger comme sur leurs gardes dans une belle solidarité. Depuis Le projet Blair Witch, on n’en décolle plus du found footage, bien que ce soit Peter Watkins avec La bombe et Punishment park qui ait lancé le genre, et Shyamalan l’utilise à peu près proprement.

the visit1finalLes jeunes Olivia DeJonge et Ed Oxenbould sont excellents, émouvants et marquants, de même que Deanna Dunagan et Peter McRobbie (Casse tête chinois) très inquiétants, et Kathryn Hahn (A la poursuite de demain), très émouvante au possible. Celia Keenan-Bolger et Samuel Stricklen sont de la partie.

3 étoiles

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6 novembre 2015 5 06 /11 /novembre /2015 11:01

Wild side vidéo nous offre la chance de découvrir cette très intéressante réalisation de 1944 d’Akira Kurosawa, pour un film de propagande patriotique, sorte de docu-fiction, avec un certain regard qui laisse entrevoir une certaine ironie d’une mentalité d’alors.

http://www.festival-lumiere.org/media/festival-lumiere-2015/programmation/akira-kurosawa/le-plus-dignement.jpgAlors que la seconde guerre mondiale fait rage dans le pacifique, les industries japonaises tournent à plein régime. Dans une usine de fabrication d’optiques de visée, des lycéennes travaillent avec ardeur. A l’annonce du patron d’augmenter la cadence et la production, un débat s’ouvre avec les jeunes filles. Celles-ci veulent, sinon en faire autant que les hommes, du moins plus que ce que l’on assigne. Ainsi, entre cours de musique et parades militaires, s’activent-elles dans la production avec acharnement, dépassant les limites du possible qui les épuisent physiques comme moralement.

J’ai été très intrigué par ce film, qui apporte une vision très réaliste d’une époque, du côté japonais, faisant alors partie de l’axe démoniaque avec les nazis. L’approche de Kurosawa, nous donne donc un aperçu édifiant dans l'utilisation de la jeunesse avec ces lycéennes, du conditionnement moral et sens du devoir et du sacrifice, des séances d'autocritique et du paternalisme fascisant du régime. Je n’ai pas ressenti ce film comme partisan du régime d’alors, mais comme une édifiante illustration de la bêtise coupable d’un gouvernement militaire, coupable des pires atrocités nazis. Akira Kurosawa-Ichiban utsukushiku ('The Most Beautiful') (1944)Les descriptions des conditions d’exploitation de ces gamines poussées à l’extrémité de leurs forces, n’ayant plus la force du raisonnement personnel au profit du groupe jusqu’à épuisement totale qui se rapproche de l’esclavage, n’est pas vraiment mis en valeur patriotique. Ainsi, les défilés aux pas cadencés au son des tambours montrent l’enrégimentement du pays.

Afficher l'image d'origineDe fait, on ressent déjà la pate du maître, avec la mise en scène et le regard de la caméra, dans ses travelings comme dans ses plans rapprochés, qui feront son succès incontesté dans sa carrière. Un film troublant de part cette manière de nous plonger au cœur de ce groupe et de l’ambiance générale, qu’un reportage n’aurait pas mieux fait. Ce qui coince aux entournures, avec justement ce petit décalage presqu’imperceptible entre l’image et le discours, qui dénote un recul sur l’adhésion aux valeurs du régime, comme une pointe de dénonciation d’une réalité condamnable, qui prend encore plus de valeur de témoignage, soixante dix ans plus tard. Ce film se retrouve également dans un coffret Akira Kurosawa - Les films de jeunesse : Un merveilleux dimanche + Le plus dignement.

Afficher l'image d'origineAvec Takashi Shimura (Rashômon) et Sôji Kiyokawa, Ichirô Sugai (Un merveilleux dimanche) et Takako Irie (Sanjuro), ainsi que toutes les jeunes actrices, aussi marquantes qu’émouvantes, avec Yôko Yaguchi et Sayuri Tanima, Sachiko Ozaki et Shizuko Nishigaki, ainsi qu’Asako Suzuki et Haruko Toyama (L’ange ivre), Aiko Masu et Kazuko Hitomi, ou encore Shizuko Yamada et Itoko Kôno, parmi tant d’autres.

https://max256.files.wordpress.com/2009/12/ichiban-utsukushiku-the-most-beautiful-1944.jpgLe film Le plus dignement d’Akira Kurosawa, distribué par Wild side vidéo, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 28 octobre 2015 en blu-ray et DVD. Il est proposé en version originale japonaise sous-titré français. Les bonus nous offrent la restauration du film, avec deux extraits avant et après qui montre la qualité du travail rendu.

3 étoiles

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 15:39

Afficher l'image d'origineLe blockbuster tant attendu de Ridley Scott (Exodus) d’après le roman d’Andy Weir, pour une grande aventure qui nous fait tant rêver de voir un jour l’Homme marcher sur Mars, en lui souhaitant de ne pas vivre pareille mésaventure rocambolesque, et un tantinet tintinesque.

Afficher l'image d'origineAlors que l’expédition sur Mars travail sur le prélèvement d’échantillons du sol, l’équipe est alertée par l’imminence arrivée d’une puissante tempête martienne. La rapidité des éléments et la force des vents violents oblige l’équipage à embarquer dans la précipitation, quand l’un d’eux est grièvement blessé est emporté. La navette quitte la planète, laissant le corps de l’astronaute Mark Watney. Quelques heures plus tard, le Afficher l'image d'originecalme revenu, Mark, blessé mais bien vivant, est désormais seul sur Mars. Cependant, la réserve d’eau et nourriture est limitée, sans compter la communication cassée. Considéré comme mort, et ses coéquipiers étant sur le chemin du retour vers la Terre, et sans aucun moyen de rentrer, il va devoirs faire appel à toutes ses connaissances scientifiques et de bricolages, quand sur Terre toutes les bonnes idées sont les bienvenues.

Afficher l'image d'origineEntre Ronbinson Crusoe version futuriste, et un Il faut sauver le soldatWatney, ce film d’aventure réunit toutes les ficelles du genre pour nous faire vivre une aventure rocambolesque. Je me suis bien amusé avec ce qui s’apparente à une démonstration d’ingéniosité tout azimut. Car il sait en faire des choses ce p’tit gars là. Entre la médecine qui lui permet de suturer sa plaie, l’agriculture, l’informatique, le bricolage et Seul sur Mars : Photo Matt Damonj’en passe, notre super héro excelle en tous les arts de survit. Heureusement car il serait mort en quelques secondes, mais bien sûr, il est très malin car il est américain. Du coup, avec tous les rebondissements ingénieux, l’histoire se laisse vivre avec amusement, sans longueur ni excès, et une belle dose d’humour. J’ai trouvé par contre la scène finale un peu inutile.

Afficher l'image d'origineLes images donnent très envie d’aller fouler le sol martien, et de parcourir cette planète magnifique, qui est beaucoup plus hostile dans la réalité avec ses températures glaciales, que ce que le film nous montre. En tout cas, la reconstitution numérique est magique, et la

Afficher l'image d'origineUn casting choral, avec Matt Damon (Interstellar) excellent qui tient out sur ses larges épaules, et la belle Jessica Chastain (A most violent year), ainsi que la toute aussi séduisante Kristen Wiig (Légendes vivantes). Jeff Daniels (Dumb & Dumber) et Michael Peña (Les dossiers secrets du Vatican), comme Sean Bean (Pixels) et Kate Mara (Les 4 Fantastiques), Sebastian Stan (Ricki and the Flash) et Aksel Hennie (Hercule), ou encore Chiwetel Ejiofor (12 years a slave) et Benedict Wong (Kick-Ass 2), également la bien jolie Mackenzie Davis (Et (beaucoup) plus si affinités), Donald Glover (Magic Mike XXL) et Chen Shu (La bataille de la montagne du tigre), s’inscrivent dans l’ambiance générale.

2 étoiles

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5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 11:33

Afficher l'image d'origineRéalisé en 1978 par Walter Hill (Du plomb dans la tête), ce thriller n’en reste pas moins toujours d’une puissance narrative et émotionnelle très forte, que Drive qui s’en était inspiré, n’a pas dépassé, dont les courses poursuites et cascades ne lassent jamais.

Afficher l'image d'origineAfin de réussir à semer la police après des braquages, des gangsters font appel au meilleur pilote sur le marché. Celui-ci, calme et déterminé, conduite avec une sureté qui sème toujours la police qui n’arrive jamais à le coincer. Cependant, lors d’un braquage qui tourne mal, une joueuse de casino voit son visage, mais ne le dénonce pas. La police sur les dents, tente de se servir d’elle et de braqueurs à sa solde pour faire tomber le chauffeur.

Afficher l'image d'origineSur une trame des plus simples, la force du récit vient évidemment de la réalisation sur une mise en scènes dont les courses poursuites en ville sont non seulement passionnantes mais surtout impressionnantes. Ne serait-ce que la scène dans le parking, où il déglingue pièce par pièce la voiture avant de rejeter le contrat, est fabuleuse. J’ai été pour le coup subjugué et envieux de cette conduite extrême, et hilare des échecs catastrophiques des poursuivants. L’histoire est d’autant plus forte Afficher l'image d'origineque les dialogues minimalistes trouvent leur fore dans les regards et les gestes. Pour l’avoir déjà vu il y a longtemps déjà, j’ai retrouvé le même plaisir jouissif à le revoir en dvd. De fait, sur un rythme d’enfer, le récit nous entraine dans un canevas puissant de thriller et d’une romance, où doivent se déjouer les pièges et mains tendus, les pièges et bêtises des uns et des autres, avec à la clé un désintérêt de l’argent pour une passion de la conduite qui fait rêver.

Afficher l'image d'origineLe beau Ryan O'Neal est excellent, avec Isabelle Adjani (Sous les jupes des filles), belle et énigmatique, faisait son premier film aux States avec conviction. Bruce Dern (Nebraska) est absolument fabuleux, face à la belle Ronee Blakley et Matt Clark (Albert à l’ouest), quand Felice Orlandi et Joseph Walsh, comme Rudy Ramos sont marquants.

3 étoiles

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 14:28

Irrational ManWoody Allen (Magic in the moonlight) continue d’extrapoler le genre humain dans un thriller tout aussi comique que sordide, sur un canevas classique dans un triangle amoureux, de l’absurdité et dans la recherche du crime parfait qui ne manque pas de rebondissements et quiproquos meurtriers avec à la base un bon sentiment de service rendu bien que parfaitement illégal et immoral pour une bonne comédie.

Afficher l'image d'origineAbe Lucas, professeur de philosophie en pleine et lourde dépression, arrive dans une nouvelle université, avec une réputation de coureur d’étudiantes. Mais la perte de son meilleur ami et son divorce, l’on plongé dans une apathie profonde. Plus le goût à la fantaisie sexuelle, malgré qu’il soit courtisé par sa collègue Rita Richards, et la belle étudiante Jill Pollard. Plus il les repousse, plus elles s’accrochent. Lorsqu’un jour avec Jill, il entend une Afficher l'image d'origineconversation qui va le réveiller de sa longue torpeur. Une inconnue raconte ses déboires avec le juge Spangler, ami de son ex-mari, prêt à lui retirer la garde de ses enfants. Abe envisage alors dans une frénésie jubilatoire, de réaliser le crime parfait qui aiderait cette femme, et lui par la même occasion. Ragaillardi par son insane projet, il entame alors une liaison avec les deux femmes, tout en peaufinant son entreprise.

Afficher l'image d'origineIl n’y a pas de doute, nous retrouvons le style qui avait fait son succès avec Match point, avec quelques modifications finales. Je me suis tout de même bien amusé, parce le ton, le rythme et les protagonistes sont tels, plus que la trame donnent une touche comique quand il n’y a rien de véritablement drôle, comme toujours avec Woody et son humour pince sans rire, toujours limite désespérant et qui fait son charme et son talent. d’autant que si l’on voit venir les événements sans les vouloir se réaliser tant c’est téléphoné d’avance, on tombe tout même dans le panneau, riant de bon cœur.

Afficher l'image d'origineLe récit est ainsi agencé que la mise en scène classique et bien rodé depuis le temps, et fonctionne parfaitement avec une régularité de métronome. D’autant que le rythme est particulièrement vif, ne trainant pas en chemin, histoire de ne pas faire trainer les choses et avancer aux gags, répliques ou quiproquos qui arrivent encore à nous surprendre béatement. Belles images sur de beaux travelings échevelés qui nous essoufflent avec amusement.

Afficher l'image d'origineUn casting encore bien efficace, avec Joaquin Phoenix (Her) pertinent et sadiquement drôle, la belle et émouvante Emma Stone (Birdman), nouvelle muse du réal, et Parker Posey (Grace de Monaco) absolument magique. Il en est de même de Jamie Blackley (Si je reste) et Meredith Hagner (Trop loin pour toi), comme de Susan Pourfar et Tom Kemp (Blue Jasmine).

2 étoiles

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4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 10:57

Le Dernier chasseur de sorcières : Photo Joseph Gilgun, Rose LeslieThématique récurrente dans le cinéma, sur la chasse aux sorcières dans laquelle Breck Eisner (The crazies) s’est lancé à son tour, pour une facture tranquille sans forcer, avec efficacité sur un rythme rondement mené, même si la finalité symbolique n’est pas aussi innocente qu’elle n’y parait.

The Last Witch Hunter: Visually Beautiful But Exactly as Advertised [Review]Huit cents plus tôt, à la suite d’un dur combat contre les sorcières, qui ont diffusées la terrible peste noire sur l’humanité, leur reine a été vaincue par Kaulder, mais dans son dernier souffle, elle lui offrait l’immortalité. Depuis, un pacte autorise les sorcières à vivre secrètement avec les humains dans une paix fragile à la condition de ne pas utiliser la magie noire. Kaulder, membre de la confrérie de la hache et de la croix, est le gardien du pacte, et chasse les sorcières récalcitrantes. Quand son secrétaire et ami est violemment attaqué, la guerre est déclarée. Kaulder va devoir s’allier avec la belle petite sorcière Chloe pour ce dernier combat.

Le Dernier chasseur de sorcières : Photo Rose Leslie, Vin DieselJe reconnais que je me suis bien amusé avec ce petit nanar de derrière les fagots qui a le mérite d’aucune prétention que de divertir. Sur un rythme soutenu, avec humour souvent basic, le récit qui ne vole pas très haut se laisse suivre avec amusement ut indulgence. D’autant que les éléments se mettent en place rapidement avec une logique qui se rejoint qui nous éclaire sur les raisons du pourquoi et du comment. La simplicité fait la force de ce conte de sorcière moderne.

Là où j’ai toujours été ennuyé avec les chasseurs de sorcières, c’est la symbolique de chasse aux femmes en générale, et celles trop émancipées en particulier, telles les suffragettes, indépendantes, féministes, que l’on ne remet pas simplement à leur place entre mômes et fourneaux, mais aux buchers comme d’autres les lapides. Le message subliminal depuis Lilith est bien là, et non le vrai combat entre le bien et le mal, puisqu’il ne s’agit toujours que des femmes. D’ailleurs, Chloe ne fait rien d’autre dans le film, que de se soumettre à l’autorité patriarcale. Pour le reste, rien à reprocher de fondamental. La réalisation est donc vive et alerte, sans temps mort ni longueurs excessives. Je regrette encore fois les nuits obscures dans des noir et blanc inconfortables. Une suite est évidemment déjà annoncée.

Un casting plutôt sympa, avec Vin Diesel (Fast & Furious 7) toujours aussi musclé et aussi peu de neurone mais qui passe avec efficacité. La belle Rose Leslie (Honeymoon) est émouvante et marquante, quand Elijah Wood (Le hobbit : un voyage inattendu) un peu transpartent, alors qu’Ólafur Darri Ólafsson (Survivre) est imposant, comme Rena Owen (Veronika décide de mourir) et Julie Engelbrecht (Barbecue), et que Michael Caine (Youth) est toujours aussi présent. De même Joseph Gilgun (Pride) et Isaach de Bankolé (Calvary), Michael Halsey, et que la jeune Sloane Coombs est très convaincante. et les belles Lotte Verbeek (Nos étoiles contraires) et Dawn Olivieri (American bluff), ou Inbar Lavi et Aimee Carrero, ne finissent pas toujours très bien. Le jeune Armani Jackson est tout aussi efficace.

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