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2 juin 2019 7 02 /06 /juin /2019 10:02

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce film dramatique fantastique angoisse réalisé en 2018 par Ali Abbasi, d'après la nouvelle de John Ajvide Lindqvist, qui nous entraine à la frontière du réél et du mythe pour une belle parabole.

Tina, est une douanière à l’efficacité redoutable, qui est connue pour son odorat extraordinaire. De physique ingrat, limite animal, elle réussit avec son flaire à percevoir la culpabilité d’un individu, qui s’avère toujours juste. Quand elle interpelle un individu tout aussi énigmatique, Vore, d’apparence suspecte. Ses capacités sont mises à l’épreuve pour la première fois avec une réelle difficulté. Il n’y a rien sur lui de répréhensible, mais Tina sait que Vore cache quelque chose, qu’elle n’arrive pas à identifier. Pire encore, elle ressent une étrange attirance pour lui. Elle le loge dans une cabane chez elle. Cependant qu’elle continué son travail avec en parallèle une enquête de pédophile, d’enlèvements d’enfants, et qu’elle cherche ses origines auprès de son père adoptif.

Film étrange, d’angoisse plus que d’horreur, qui nous entraine à la frontière du réel, entre humains et monstres, entre mythes et légendes, dans un monde moderne et aseptisé où Fox Mulder aurait excellé. Si l’on retrouve une ambiance déconcertante à la Morse et donc le remake Laisse-moi entrer déjà de l’auteur John Ajvide Lindqvist, Ali Abbasi trouve sa vision iranienne pour imprégner cette terrible histoire toute en angoisse et émotion à la façon de Jordskott. J’ai beaucoup aimé l’oppression mystérieuse qui émane de ce récit emprunt d’intense émotion qui se dégage de ce physique monstrueux auquel la belle et excellente Eva Melander est grimée avec un charme époustouflant.

Une réalisation planante et évanescente d’où l’on pressant l’horreur dans l’angoisse, tant pour les enfants que pour les trolls, du moins Tina face à Vore dont on comprend les ressentis mais pas les motivations. Une belle réflexion et parabole sur les agissements humains vis-à-vis de ses congénères comme de la nature à l’heure de la sixième extinction massive sur Terre.

Avec Eva Melander (Jordskott), Eero Milonoff, Jörgen Thorsson, Ann Petrén, Viktor Åkerblom, Sten Ljunggren, Andreas Kundler, Kjell Wilhelmsen, Rakel Wärmländer, Matti Boustedt, Tomas Åhnstrand, Josefin Neldén, Henrik Johansson, Ibrahim Faal, Åsa Janson et Donald Högberg.

Le film Border, distribué par Metropolitan Vidéo et sa page Facebook, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 9 mai 2019. Il est proposé en version originale sous titrée français, et audio en français. Dans les suppléments, un entretien avec le réalisateur Ali Abbasi.

3 étoiles

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1 juin 2019 6 01 /06 /juin /2019 08:52

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film réalisé en 2017 par Peter Mackie Burns, pour son premier long-métrage nous entraine dans un choc psychologique révélateur de bien des ressentis enfouis.

Daphné Vitale, 31 ans, mène une vie débridée et tourbillonnante. Entre son travaille trépidant dans un restaurant londonien et ses nuits alcoolisées qui se terminent avec des amants inconnus. Drôle, intelligente et spirituelle, Daphné aime faire la fête mais derrière son l’humour acerbe et misanthrope, elle cache son mal être. Quand un soir elle assiste à un braquage violent et sanglant, sa carapace commence à se fissurer et virer dans un borderline qui ne sait plus à quoi ni à qui se raccrocher.

Une très belle réalisation sur la vie d’une jeune femme qu’un événement aussi marquant va plonger dans un état de sidération et révéler un profond mal être qui va changer le cours de sa vie et de son caractère. J’ai beaucoup aimé cette jeune femme attendrissante qui se refuse au bonheur, entre soulerie fêtarde et amant sans lendemain qu’un choc aussi violent va remettre en question cette vie faite de peur de s’engager et d’aimer à commencer par elle-même restée éternellement adolescente qui refuse de grandir.

Ainsi ses relations avec les hommes, amis, collègues ou amants, de sa meilleure amie ou de sa mère si proches et conflictuelles, qu’un drame remet en balance et en question. Peter Mackie Burns développe son court-métrage Happy birthday to me réalisé en 2014 avec la même et talentueuse actrice totalement investie déjà par son personnage. Sur une mise en scène maitrisée, un cadrage judicieux et un rythme vif et alerte, l’intrigue joue avec sensibilité sur toutes les subtilités des regards, des mots et des gestuelles qui dénotent et trahissent tous les signes de conflits intérieurs de la jeune femme qui s’enfonce dans le n’importe quoi avant de subir ce choc comme un électrochoc douloureux mais salutaire dont les prémices à peine perceptibles ouvre un horizon optimiste pour un renouveau et une acceptation de la vie et de soit.

Avec l’excellente et bien jolie Emily Beecham (Ave César), Tom Vaughan-Lawlor (Avengers: infinity war), Nathaniel Martello-White et Geraldine James (Rogue one: a star wars story), Osy Ikhile (Tarzan), Sinead Matthews, Ryan McParland, Ritu Arya et Richard Banks, Ruth Bradley, Corinna Brown et Gary John Clarke, Maurisa Selene Coleman, Karina Fernandez et  Eben Figueiredo.

Le film Daphné, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 28 mars 2019 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, Featurette du film avec L’équipe du tournage, Le personnage de Daphné, Daphné et David, Le look de Daphné, Qu’est-ce qu’ils mijotent ?, Qui est Daphné ? et L’écriture du scénario. 2 courts-métrages de Peter Mackie Burns, Milk (2005), et Happy birthday to me, à l’origine du film (2014).

3 étoiles

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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 11:12

Un grand merci à Coin de Mire Cinéma pour m’avoir fait découvrir cette très drôle comédie policière réalisée en 1965 par Alex Joffé,  qui nous entraine dans un casse des plus originales et hilarants..

Agent de la RATP poinçonneur à la station de métro Quai de la Râpée, Louis Bourdin est un lecteur assidu de polars. Il est aussi amoureux de sa toute jeune collègue Angélique, poinçonneuse sur le quai d’en face. Il lui écrit un roman policier, Rapt à la RATP, qui la passionne, mais peu intéressée par l’auteur. Il espère la conquérir par la gloire et la fortune en présentant son manuscrit à des maisons d’éditions.

Mais son intrigue qui relate l’attaque de la « grosse caisse », la recette journalière de plus de 600 millions de francs qui transite par la rame à finances de la RATP est trouvée « trop invraisemblable ». Louis décide de prouver tout le contraire, et fait appel au célèbre gangster Paul Filippi. Mais il est rapidement dépassé par la réalité, et ne veut pas trahir la société ni les camarades. Contraint et forcé, il tente comme il peut d’éviter le pire, en vain.

Une très sympathique comédie hilarante avec un Bourvil toujours aussi drôle et tendre, face à un Meurisse désopilant comme à son habitude, et la bien jolie Deldick toute de charme et de subtilité, dans cette superbe distribution de stars. Je me suis ainsi beaucoup amusé avec cette comédie polar dans un cadre extraordinaire du métro des années soixante des poinçonneurs, et cette station fantôme Arsenal. Des clins d’œil amusant comme la chanson de Gainsbourg, l’origine normande de Bourvil dans le pseudonyme, ou le nom de la maison d’édition.

Le récit, qui s’empare de la réel navette quotidienne de transfert de la recette journalière par métro blindé est digne d’un western traité ici avec beaucoup d’humour et d’originalité. Une réalisation vive et alerte, des gags et répliques savoureuses, nous plonge dans une époque récente et pourtant si lointaine dans le mode de vie à des années lumières de nos jours. Une trame drôle et innovante, pleine de facétie et de surprises.

Ce film est issu d’une superbe édition en Digibook Édition collector limitée à 3 000 exemplaires et numérotée - Blu-ray + DVD + Un livret de 24 pages reproduisant des documents d’époque + 10 reproductions de photos d’exploitations (14,5 x 11,5 cm) + La reproduction de l’affiche d’époque (29 x 23 cm), par un éditeur passionné de qualité, Coin de Mire Cinéma, qui nous offre l’amour du septième Art avec les images et le son de très haute qualité, agrémenté des actualités Pathé d’époque, des réclames publicitaires, et des bandes-annonces d’alors.

Après une première tournée de six films avec Archimède le clochard, Porte des Lilas, Des gens sans importance, Les amants du Tage, Si tous les gars du monde… et Les grandes familles, une nouvelle et alléchante fournée nous arrive avec La grosse caisse, L’affaire Dominici, Le cas du docteur Laurent, Le train, Non coupable et Rue des prairies pour nous régaler et nous enthousiasmer les sens de plaisir.

Avec Bourvil (Miquette et sa mère), Paul Meurisse (Le monocle rit jaune) et la bien jolie Françoise Deldick (Le Capitan), Roger Carel (Les 3 Mousquetaires), Daniel Ceccaldi (Le complot) et Tsilla Chelton (Alexandre le bienheureux), Françoise Le Bail, Juliette Mills, Katia Christina et Ménahem Choura, Aimé de March, Bernard Fresson et Georges Audoubert, Alex Joffé, Paul Temps et Albert Michel, Henri Piégay, Dominique Zardi, Jacques Legras et Jacques Plée, Pierre Richard, Paul Bisciglia, Gérard Hoffmann et Yves Arcanel, Gilbert Servien, Charles Tordjman et François Valorbe, Paul Pavel, Jacqueline Johel, Isis Lully et Pierre Vernier.

Le film La grosse caisse, distribué par Coin de Mire Cinéma, est disponible en Digibook - Blu-ray + DVD + Livret Film restauré en HD à partir du négatif original par TF1 avec la participation du CNC dans les meilleurs bacs depuis le 22 mai 2019. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants.

3 étoiles

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30 mai 2019 4 30 /05 /mai /2019 10:40

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette comédie dramatique réalisée en 2018 par Peter Segal (Match retour), sur fond sociétale de deuxième chance dans la vie professionnelle et privée.

Pourtant super vendeuse, Maya Vargas, la quarantaine, se fait coiffer la promotion qu’elle mérite par un jeune candidat diplômé d’une grande école. Profondément déçue, Maya songe à quitter son emploi pour trouver mieux ailleurs. Le fils de sa meilleure amie Joan trafique son CV à son insu, créé une page Facebook fictif et élogieux. Elle est contactée par un grand groupe de cosmétiques de Manhattan.

Face aux mensonges de faux diplômes, avec sa force de persuasion et son professionnalisme, elle décroche le poste de rêve. Dans le même temps, Maya est larguée par son petit ami Trey qui souhaite des enfants qu’elle refuse, rongée par un lourd secret. Dans l’entreprise, elle fait la rencontre du grand patron et de sa fille adoptive Zoe. S’offre à Maya une seconde chance avec une compétition pleine de risques sans connaître les us et coutumes mais avec sa franchise et son honnêteté.

Une bien sympathique comédie dramatique sur la légende américaine. Longtemps terre de rêve de réussite par la volonté et le culot, la réalité est comme partout ailleurs sinon plus pour les élites des très grandes écoles pour les meilleures places, surtout de la wasp. Plein de bons sentiments, avec cette belle jeune femme hispanique brillante mais sans diplôme qui va en démontrer à plus d’un qu’elle est tout aussi capable que le jeune diplômés. Sauf qu’il lui a fallu quinze ans pour y parvenir par son expérience de base, quand les autres ont eu les formations adéquates et les stages pointus.

Une seconde chance heureuse et méritée, aussi parce que le lourd secret s’avère payant de part la révélation et les liens qui se tissent avec les nouvelles relations fortunées. Il n’empêche que je me suis laissé prendre au jeu du récit, de la tendresse qui s’en dégage, des gags subtiles, et de l’évolution sociale professionnelle avec un message féministe plutôt bienvenue.

Avec Jennifer Lopez (Un voisin trop parfait), Vanessa Hudgens (Suspect) et Leah Remini (Retour à la fac), Treat Williams, Milo Ventimiglia, Freddie Stroma et Dave Foley, Charlyne Yi, Annaleigh Ashford et Alan Aisenberg, Dave Foley, Larry Miller et Dierdre Friel, Lacretta, Dan Bucatinsky et Dalton Harrod.

Le film Seconde chance, distribué par Metropolitan Vidéo et sa page Facebook, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs depuis le 9 mai 2019. Il est proposé en version originale sous titrée français, et audio en français. Dans les suppléments, le documentaire du film.

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 10:09

Une très drôle et sympathique comédie de Jonathan Levine (Warm bodies), pour un récit corrosif à souhait plus subtil qu’il n’y parait dans la dénonciation de la société trumpiste.

Fred Flarsky, journaliste au chômage, a été embauché pour écrire les discours de campagne de Charlotte Field, en course pour devenir la prochaine présidente des États-Unis et qui n’est autre que son ancienne baby-sitter. Avec son allure débraillée, son humour et son franc-parler, Fred fait tâche dans l’entourage ultra codifié de Charlotte. Tout les sépare et pourtant leur complicité est évidente. Mais une femme promise à un si grand avenir peut-elle se laisser séduire par un homme maladroit et touchant ?

La belle et la bête, ou l’inverse, pour une trame qui va à l’encontre des valeurs archaïques qui s’emparent des États-Unis sous la coupe d’un ultra réactionnaire Trump et les sectes évangélistes machistes anti-avortement homophobes fascisants. Avec ce couple improbable, ce rebelle anticonformiste et cette jeune femme ambitieuse au caractère de feu, se joue de la politique rétrograde américaine et des valeurs menaçantes avec un humour déjanté très trash mais aussi un message subtil.

Je me suis beaucoup amusé aux gags et répliques pour un récit corrosif qu’on aimerait voir se réaliser dans deux ans. Malgré quelques petites longueurs, l’intrigue se suit avec plaisir tant par les gags que par le talent de Seth Rogen dans son habituel registre qu’il maityrise avec volupté, et de Charlize Theron en décalage heureux de ce qu’elle nous a habitué.

Avec la très belle Charlize Theron (Atomic blonde), et Seth Rogen (Nos pires voisins 2), O'Shea Jackson Jr., June Diane Raphael, Ravi Patel et Bob Odenkirk, Andy Serkis, Randall Park, Tristan D. Lalla, Alexander Skarsgård et Aladeen Tawfeek, Nathan Morris, Wanya Morris et Shawn Stockman, Isla Dowling et Anton Koval, Marcel Jeannin, Lisa Kudrow, Kurt Braunohler, Paul Scheer et Claudia O'Doherty.

3 étoiles

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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 09:30

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film d’aventure historique réalisé en 1961 par Michel Dickoff et Karl Hartl, librement inspiré de l’œuvre de Friedrich von Schiller. pour relater une figure historique de la légende suisse.

À la fin du XIIIème siècle, le bailli Hermann Gessler, aux ordres des Habsbourg et du Saint Empire Romain Germanique, impose sa tyrannie aux habitants des cantons de Schwyz et Uri. Les paysans doivent payer de plus en plus d’impôts et subir les humiliations des gardes. Le bailli exige que la population se courbe devant son chapeau fixé en haut d’un mat. Guillaume Tell refuse et est condamné à tirer avec son arbalète sur une pomme posée sur la tête de son fils. Il prend ensuite la tête de la révolte et libérer le peuple du joug des oppresseurs vers la création de la Suisse.

Film d’aventure historique inspiré de la légende, l’intrigue nous entraine dans la révolte face à la tyrannie d’un bailli vers la création de la Suisse, avec tout ce qui caractérise du récit de la légende qui façonne une unité d’un peuple. Je me suis bien amusé à suivre les péripéties des protagonistes dans une mise en scène simple mais efficace dans des paysages magnifiques. Le déroulé est conforme à la légende, avec de petits moyens budgétaires qio s’en ressent sur les combats, mais s’en sort par l’ambiance et la narration.

D’honnête facture, la trame se suit avec plaisir, tant le rythme est vif et alerte, et les personnages sympathiques, parfois avec une naïveté charmante.

Le célèbre Guillaume Tell, est un héros légendaire mythique de la création de la Suisse qui tire son aura de la légende, qui relate que le bailli impérial au service des Habsbourg, Hermann Gessler, aurait exigeait que les habitants saluent son chapeau fixé en haut d’un mat. Guillaume Tell l’aurait ignoré, et fût condamné à tirer avec son arbalète surs une pomme posée sur la tête de son fils Walter. Tell aurait tué Gessler. Après des controverses historiques, l’on s’accorde désormais à la  légende inspiré de celle de Palnatoki, un héros danois (Palnatoke) qui dut tirer sur une pomme se trouvant sur la tête de son fils en train de skier. Cette histoire apparaît dans d'autres nations germaniques, en Suisse, en Angleterre et au Holstein. La littérature s’est emparée à de multiple reprises pour relater la légende du héros fondateur suisse, ainsi que des opéras, de nombreuses bande dessinée, que dans le cinéma dès 1898 avec Guillaume Tell et le clown par Georges Méliès, et en 1900 Guillaume Tell d'Alice Guy. et une dizaine d’autres films et téléfilms.

Avec Robert Freitag et Alfred Schlageter, Heinz Woester, Hannes Schmidhauser et Leopold Biberti, Maria Becker, Georges Weiss, Zarli Carigiet, Birke Bruck et Richard Alexander, Raimund Bucher, Paul Bühlmann et Christian Dickoff, Urs Dickoff, Verena Furrer, Inigo Gallo, Fred Haltiner, Ulrich Herrlitz et Helen Hesse.

Le film Guillaume Tell, issu de la collection Collection : Histoire & Légendes d'Europe, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs en copie tirée d’un master 2K restauré Edition limitée en Mediabook, comprenant : le Blu-ray du film le DVD du film un livret de 80 pages intégré à l’étui : Guillaume Tell, de l’Histoire à la légende par David L’Epée, depuis le 23 avril 2019. Il est proposé en version originale allemande sous-titrée français et en audio français. Dans les suppléments, Sur le tournage.

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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 17:39

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir dans le cadre de La Cinémathèque Pathé, le nouveau rendez-vous mensuel de Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, en collaboration avec Revus et Corrigés, à la projection du film Le Silence est d'or de René Clair de 1947, en version restaurée 4K.

Paris, 1906. Émile Clément dirige un petit studio de cinéma où l'on tourne des bandes de tous genres pour les baraques foraines. C'est un fringant quinquagénaire qui collectionne les succès féminins. Il ne manque jamais l'occasion de faire part de son expérience et de ses conseils à son jeune assistant et fils adoptif, le sentimental Jacques Francet, qui part pour un mois à l’armée et promet de mettre à profit les bons conseils de flirts.

Un soir, la jeune Madeleine Célestin se présent auprès d’Émile qui fût jadis le fiancé de sa mère, et dont le père est en tournée. Sans domicile, Émile l’héberge gracieusement et lui offre de travailler comme comédienne. Malgré la grande différence d’âge, il commence à tomber amoureux et lui propose bientôt le mariage. À son retour, Jacques rencontre par hasard Madeleine, et l’amour éclot entre les jeunes gens.

Un très sympathique film, résolument moderne au message féministe, et pour une fois une morale anti vieux beaux limite pédophile que le cinéma a trop tendance à banaliser. L’intrigue est savante, subtile, drôle et émouvante tout en évitant les pièges de la mièvrerie. Les coulisses du tournage du meut sont pleines de rebondissements et des gags, les répliques et dialogues savoureux, et la mise en scène impeccable de maitrise de vivacité alerte. Je me suis beaucoup amusé à cette comédie légère, et applaudit au message de femmes libres que les années soixante n’ont pas suivi à la lettre.

Avec les excellents Maurice Chevalier (Avec le sourire), François Perier (La fin du jour) et Marcelle Derrien, Dany Robin (Les amoureux sont seuls au monde), Raymond Cordy, Bernard La Jarrige et Paul Ollivier, Georges Bever, Paul Faivre, Marcel Charvey et Jean Sylvain, Christiane Sertilange, Roland Armontel, Paul Demange et Max Dalban, Jean Daurand, Albert Michel et Gaston Modot, Robert Pizani, Maud Lamy, Zélie Yzelle, Yvonne Yma, Danielle Godet et Cécile Didier.

3 étoiles

 

 

 

 

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

73 avenue des Gobelins

75013 Paris

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22 mai 2019 3 22 /05 /mai /2019 10:24

Un grand merci à Memento Films Distribution pour m’avoir fait découvrir cette cellente comédie dramatique policière réalisée par Hiner Saleem (My sweet pepper land), pour une enquête sociétale du racisme et de la suprématie turque, doublé d’un deuxième film tout aussi passionnante.

Sur une petite île turque, Lady Winsley, une célèbre romancière américaine, est retrouvée assassinée. Le célèbre inspecteur Fergün arrive d’Istanbul pour mener l’enquête. Très vite, il doit faire face à des secrets bien gardés dans ce petit coin de pays où les tabous sont nombreux, les liens familiaux étroits, les traditions ancestrales et la diversité ethnique plus large que les esprits. Il est secondé par la jolie Azra pour les recherches ADN des habitants qui de près ou de loin sont tous cousins, afin de retrouver l’auteur du meurtre. Mais l’enquête se complique avec un lien possible entre le travail de l’écrivaine et un meurtre sans suite quinze ans plus tôt.

Un beau polar sociétal sur le racisme ordinaire turc à l’égard des kurdes de Turquie à travers le meurtre d’une écrivaine américaine qui mène une enquête sur un meurtre perpétré quinze ans plus tôt pour le sujet de son prochain roman policier. Sorte d’Agatha Christie, l’auteure oublie à ses dépend ce qu’est la Turquie profonde et ses clivages ethniques et la violence hégémonique. Sur le ton de la comédie satyrique, l’aspect dramatique est renforcé avec la haine de l’étranger dans des mentalité archaïques xénophobe sur une petite île à l’image d’une importante partie de la Turquie dans la consanguinité où tous les habitants sont plus ou moins cousins.

L’humour au second degré aborde la drame de tout un peuple, les kurdes, qui après les grècs chassés de chez eux, les arméniens exterminés et les survivants chassés, comme les arabes, c’est le tour des kurdes depuis des décennies mais plus coriaces de par le sort des précédents. J’ai beaucoup aimé cette narration presque drôle et légère sur une enquête aux nombreuses surprises tant sur les meurtres que sur le passé familial du policier qui apporte son lot d’émotion. Un récit excellent plein de rythme et de verve, plein de révélations et de découvertes. 

Une très belle distribution avec Mehmet Kurtulus et la belle Ezgi Mola, Ahmet Uz, Mesut Akusta, Ergun Kuyucu et Senay Gürler, Turgay Aydin, Korkmaz Aslan et Lila Gürmen, Arin Kusaksizoglu, Haydar Sisman et Ertugrul Aytaç Usun, Ozgur Emre Yildrim, Ahmet Varli et Atilla Bey.

Vodka lemon

Dans un village kurde perdu en Arménie, post URSS, Hamo, veuf de soixante ans, survit avec une retraite mensuelle de 10 dollars, avec un de ses fils et sa petite fille. Sa vie se résume quotidiennement à se recueillir sur la tombe de sa femme. Il y rencontre régulièrement la belle veuve Nina toute aussi démunie proche de la misère. Tandis que le café Vodka lemon où Nina travaille va fermer, Hamo dont tout le village pensait qu’il allait toucher de l’argent de son deuxième fils, exilé en France, quand il n’en est rien mais annonce son mariage avec une française. Hamo en est réduit à vendre ses pauvres biens, une armoire, un vieux téléviseur soviétique et un costume militaire.

Dans les suppléments du coffret, ce film réalisé en 2003 par Hiner Saleem, abordait dans une belle histoire émouvante d’un village kurde en Arménie profonde d’après l’ère soviétique, deux populations victimes des exactions turques, une situation de vie dans une pauvreté difficile mais où les liens sont fort face à l’adversité et riche en amour avec un optimisme désolant mais chaleureux. Une belle histoire sur un fond glaciale de neige et de froid, mais où la chaleur des relations humaines donne chaud au cœur.

Avec Romen Avinian et Lala Sarkissian, Ivan Franek, Ruzan Mesropyan, Zahal Karielachvili et Armen Marutyan, Astrik Avaguian, Armen Sarkissian, Hasmik Alexanian et Roudik Revondyan, Hasmik Ter-Karapetian, Svetlana Babelyan et Levon Meloyan, Vahagn-Poncho Simonian et Gaguik Sarkissian, Aramo Guervorguian et Lilit Karaétian, Témour Mhoyan, Edouard Bagdassarov et Gourguen Basmadjian, Hayk Avaguian et Hiner Saleem lui-même.

Le film Qui a tué lady Winsley ?, distribué par Memento Films Distribution, disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 7 mai 2019. Il est proposé en version originale turque sous-titrée français, en audio fra,çais, ainsi que sous-titré pour sourds et malentendants, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, Vodka lemon, un autre film d'Hiner Saleem, en version originale sous-titrée français.

3 étoiles

 

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20 mai 2019 1 20 /05 /mai /2019 10:05

Un grand merci à Rimini Editions pour m’avoir permis de découvrir ce film exotique britannique réalisé en 1966 par James Hill, d'après le roman de Joy Adamson, inspiré d’une histoire vraie.

Au Kenya, dans les années soixante, George Adamson et sa femme Joy s’occupent d’une réserve d’animaux sauvages. Après la mort d’une indigène par un lion, George se charge d’abattre un lion, et dans la foulée tue une lionne qui protégeait ses 3 petits. S’il hésite à les abandonner à leur triste sort, il les ramène et les offre à sa femme. Les petits lionceaux sont destinés à un zoo, mais Joy décide de garder la petite lionne, Elsa. Devenue adulte, il faut la transférer dans un zoo, ou la rendre à la liberté, mais l’attachement à la lionne suppose qu’elle soit incapable de se débrouiller seule. Ils vont progressivement l’habituer à vivre par elle-même.

Dans des paysages de rêves, où il y a cinquante ans la faune était encore luxuriance de variété et de quantité d’animaux sauvages, se dessine les prémices du terrible génocide animal qui nous amène de nos jours à la sixième extinction massive sur Terre, dont le lion est une espèce vulnérable en voie de disparition. Ainsi, considéré comme animal nuisible, en l’occurrence parce qu’un lion a dévoré une humaine, lui ou un autre est abattu selon un code inepte à la nature. Comment peut on en effet considérer un animal carnivore, qui n’a fait de manger un animal humain comme une autre proie, et le considérer comme coupable de meurtre ?

Ce film tombe donc à pic dans le contexte actuel, avec la mentalité d’alors qui nous a amené à cette catastrophe sur la biodiversité. Nous trouvons aussi une parabole à la décolonisation de l’Afrique, considérant que les habitants ne seraient pas capables de vivre tout de suite libres sans accompagnement, mais bordés et contrôlés. Une vision de l’utilité des réserves avec ses limites, comme celles des amérindiens, où les animaux faussement en liberté ne sont pas plus protégés et ont servis à des safaris de chasses massifs, avant de devenir des sanctuaires de survivance et vivier idéales des braconniers.

Petite hypocrisie de la famille Adamson avec leurs bébés après avoir assassiné les parents, qui placent deux lionceaux en n’en gardent qu’un par favoritisme, par un manque évidement d’enfant reporté sur l’animal qui devient encombrant à l’âge adulte. Une belle réalisation maitrisée, de beaux moments d'émotion, et ces adorables félins. De belles envolées lyriques servie par la musique de John Barry sur des paysages superbes et des animaux magnifiques. Une suite, Nés pour être libre -Living free-, a été réalisée en 1972 par Jack Couffer, avec Nigel Davenport, Susan Hampshire et Geoffrey Keen. De même, une série télévisée en 13 épisodes à vue le jour en 1974 pour un récit de la lionne Elsa.

Avec Virginia McKenna et Bill Travers, Geoffrey Keen, Peter Lukoye et Omar Chambati, Bill Godden, Bryan Epsom, Robert Cheetham et Robert S. Young, Geoffrey Best, Surya Patel et Pati Pati.

 

 

Le film Vivre libre, distribué par Rimini Editions, est disponible en DVD et Blu-ray accompagné d’un livret de 28 pages sur Joy et George Adamson et la Born Free Foundation, dans les meilleurs bacs depuis le 23 avril 2019 . Dans les suppléments, un entretien avec Olivier Desbrosses à propos du musicien John Barry.

 

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18 mai 2019 6 18 /05 /mai /2019 18:04

Un grand merci à Rimini Editions pour m’avoir permis de découvrir ce émouvant biopic réalisé en 1962 par Arthur Penn (Little big man), inspiré de l'histoire d'Helen Keller relatée dans son autobiographie The story of my life de1903, et de son éducatrice et compagne Anne Sullivan.

Le capitaine Keller et sa femme Kate, sont les parents d’Helen, 12 ans. devenue sourde et aveugle à l’âge de sept mois, et semble atteinte de déficience mentale sévère. Face à cette sauvageonne débilitante, sa famille a renoncé de lui donner une quelconque éducation, perdue entre amour, pitié et sentiment de culpabilité. À la demande de sa femme, le capitaine accepte de faire venir Anne Sullivan, une jeune éducatrice de vingt ans, aux méthodes révolutionnaires, elle-même malvoyante. Commence alors par les sens du toucher, du goût et de l’odorat, à l'éveille de la jeune fille. La lutte est violente et acharnée entre la surprotection des parents qui bloque le travail d’Anne, et la résistance d’Helen pourtant très demandeuse de savoir. Un long combat pour apprendre l’alphabet par les signes des mains pour entrouvrir un espoir de communication.

Un très beau film, inspiré de la véritable expérience d’Helen Keller sortie de l’obscurité grâce au talent et la patiente d’Anne Sullivan. Suite à une congestion cérébrale, elle devient sourde et aveugle à l’âge d'un an et demi, et perd donc toute communication possible avec ses proches. L’adolescence va alors devenir une écrivaine de renom, douze livres, mais aussi une militante socialiste, féministe et lesbienne, et pour le droit des femmes, du droit de vote et des droits des ouvriers, ainsi antimilitariste convaincue. Dans sa soif d’apprendre, Helen va devenir la première personne handicapée à obtenir un diplôme universitaire et ouvrir la voix à de nombreux autres. Helen et Anne ne se quitteront plus de toute leur vie partageant amour et combats.

Contrairement au titre français du livre autobiographique d’Helen, elle n’était pas muette, quand c’était en effet le cas de Marie Heurtin, relaté par Jean-Pierre Améris. Il s'agit de la troisième adaptation du texte de William Gibson avec ce film, après une production télévisuelle et une pièce de théâtre. Mais c’est aussi la troisième réalisation relatant la vie d’Helen Keller, avec en 1919 Deliverance, film muet de George Foster Platt, et Black de Sanjay Leela Bhansali  en 2005.

Avec les excellentes Anne Bancroft (Week-end en famille) et la jeune Patty Duke, Victor Jory, Inga Swenson, Andrew Prine et Maribel Ayuso, les jeunes Dale Ellen Bethea, Michael Darden, Michele Farr et Alan Howard, John Bliss, Grant Code et William F. Haddock, Jack Hollander et Judith Lowry, Helen Ludlam, Beah Richards et Madge West.

Le film Miracle en Alabama, distribué par Rimini Editions, est disponible en DVD et Bllu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 16 avril 2019. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français.

3 étoiles

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