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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 11:42

Jamais entre amis : Photo Alison Brie, Jason SudeikisLeslye Headland déjà coupable du mauvais Bachelorette, récidive donc une fois de plus en s'enfonçant avec cette mauvaise comédie qui cumule clichés, poncifs et morale, entre gags et répliques qui ne sonnent pas vraiment à l’humour débridé et déjanté attendu en pareil cas.

Jamais entre amis : Photo Alison Brie, Jason Sudeikis12 ans auparavant, Jake et Lainey, alors étudiants en fac, avaient perdu ensemble leur virginité. Quand ils se retrouvent à New York après tant d’années, ils constatent le point commun d’une boulimie sexuelle aux nombreux partenaires, dans une infidélité record et incapacité à une relation stable. Ils tentent alors de s’entraider avec une relation chaste, en attendant le grand amour qu’ils sont peut-être tout en cherchant ailleurs,

Jamais entre amis : Photo Alison Brie, Jason SudeikisPéniblement bavard, avec des références à Quand Harry rencontre Sally, mais avec une dose de moralisme lourdingue, et des excès de vulgarité débitée à la chaine absolument pas drôle, voir extrêmement agaçant tant il n’y a plus de dialogue. Je n’ai pas aimé cette pseudo comédie aussi peu romantique, pas plus douce amère ni particulièrement trash malgré le langage châtier. Cette histoire entres des nymphomanes, donc addict au sexe irrépressible et incontrôlable, présentés comme des 

malades dont la guérison est e grand amour, raisonne trop d’une vision étroite en dépit d’en rire, mais bien trop coincé dans l’esprit. La réalisation est souvent confuse avec des flashbacks pas toujours heureux, des successions de scènes qui se permutent sur des rythmes rapides, et souvent dans l’obscurité. Au final, il n’en ressort rien d’autre qu’un intense babillage qui n’en fini pas de nous épuiser vainement.

Jamais entre amis : Photo Alison Brie, Jason SudeikisNous avons connu un Jason Sudeikis (Comment tuer son boss 2) beaucoup plus inspiré et ça, dont sa version Billy Crystal n’est pas très convaincante, alors que la jolie Alison Brie (5 ans de réflexion) est beaucoup mieux. Adam Scott (La vie rêvée de Walter Mitty) comme Jason Mantzoukas (Stretch), Natasha Lyonne (Imogene) et Katherine Waterston (Night moves), ou encore Adam Brody (Think like a man too) et Amanda Peet (Arnaque à la carte) peinent également.

1 étoile

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8 octobre 2015 4 08 /10 /octobre /2015 11:35

Youth : Photo Harvey Keitel, Michael CaineEncore une superbe réalisation de Paolo Sorrentino un peu dans la veine de son La grande Bellezza, avec sans doute moins de grandiloquence fêtive et de paillettes étincellantes, mais avec beaucoup plus d’acuité et de profonde pertinente introspection sur la jeunesse perdue, sur la vieillesse, l’amour et l’amitié, sans jamais sombrer dans la tristesse ou la morale, mais en gardant une fraicheur lumineuse avec beaucoup de recul serein.

Youth : PhotoDeux octogénaires, amis de très longue date, Fred Ballinger et Mick Boyle, profitent de leurs vacances dans un bel hôtel somptueux à la montagne. L’un, compositeur et chef d’orchestre renommé et retiré, l’autre, réalisateur toujours en activité qui travaille d’arrache pied sur le scénario de son prochain film. Face à la vieillesse et la maladie, ils s’adonnent à la réflexion et relatent pensées et souvenirs d’antan. Pourtant, autour d’eux s’activent Lena, la fille de Fred, dont le fils de Mick demande le divorce, les scénaristes de Mick en pleine création, un jeune acteur en remise en cause existentiel, une miss monde en recherche de rôle et d’autres riches clients de tous âges.

Youth : Photo Rachel WeiszDans une ambiance éthérée, comme hors du monde dans une sorte de huis clos, les protagonistes s’évertuent à entretenir les mêmes rengaines qui les lient dans une complicité immémoriale entre cynisme et regard désabusé de leur vie. J’ai été captivé et envouté par ce récit, qui jamais ne sombre cependant dans un désespoir de fin de vie, bien au contraire. Faisant le bilan de leur vie longue et mouvementée, ils n’en restent pas moins lucides, drôle, émouvants et attachants. Dans un paysage pourtant magnifique, une certaine angoisse fraiche illustre les esprits troublés des personnages. Une dualité stérile presque sénile oppose les deux compères dans leur présente situation, quand l’un à renoncer à sa passion, et l’autre s’y accroche désespérément.

Youth : Photo Michael Caine, Paul DanoLa réalisation est superbe, pour une mise en scène fluide avec des originalités marquantes et un sens du dialogue remarquable. L'hôtel est véritablement un personnage à lui seul. Le final, avec toutes les actrices ayant jouées pour le réalisateur est magnifique. Sur un rythme langoureux, jamais on ne ressent de lenteur ni de longueur tant, telle une partition, chaque scène comme les dialogues sonnent juste la mélodie de la vie qui passe. Lumières et couleurs, travelings et plans rapprochés, éclairent les participants avec un regard sans concession qui nous prenne avec surprise et enchantement.

Youth : Photo Madalina GheneaMichael Caine (C'est la faute à Rio) et Harvey Keitel (The grand Budapest hotel) sont excellents, ainsi que la belle Rachel Weisz (Le monde fantastique d'Oz) terriblement marquante, de même Paul Dano (Love & Mercy) qui donne un nouvel aperçu de son talent imposant. Jane Fonda (Le majordome) est toujours aussi enthousiaste. Alex MacQueen (Cendrillon) et la jolie Luna Zimic Mijovic (Sarajevo, mon amour), ainsi que Tom Lipinski (Last days of summer) et Chloe Pirrie, Alex Beckett et Nate Dern, ou encore Mark Gessner et Paloma Faith (St Trinian's) animent avec succès avec Ed Stoppard et Sonia Gessner (La grande Bellezza), et la très belle Madalina Diana Ghenea, ainsi que la jeune Emilia Jones (Un jour).

3 étoiles

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6 octobre 2015 2 06 /10 /octobre /2015 14:38

http://www.scenario-buzz.com/wp-content/uploads/2010/01/b026.jpgUne pluie d’Oscar a récompensé lors de l'édition 2000, pour son premier long métrage d'anthologie, le chef d’œuvre de Sam Mendes (Skyfall), pour une narration au style épuré et tellement juste qu’il en hante longtemps les esprits par sa pertinence grandiloquente sur une réalisation de toute beauté qui fait toujours autant d'effet.

http://www.scenario-buzz.com/wp-content/uploads/2010/01/b025.jpgDerrière la façade d’une famille ordinaire sans histoire, dans une banlieue chic, les Burnham mènent une existence tranquille et des plus mornes. Le couple Lester et Carolyn se délite complètement, lorsque leur fille Jane leur présente sa meilleure amie Angela. Lester tombe éperdument amoureux de la belle adolescente, qui celle-ci flattée joue le jeu de la séduction. Ricky, l’étrange nouveau voisin, sans cesse à tout filmer, attire Jane, quand le père militaire à l’éducation violente le surveille de trop près. Quand à Carolyn, qui vénère Buddy, un agent immobilier concurrent, fini par succomber dans ses bras.

imageVéritable choc quand je l’avais vu la première fois, je n’en avais pourtant pas perçu toute la portée émotionnelle à ce point de le revoir à nouveau, qui plus est en blu-ray, et m’a véritablement transporté. Le récit, à priori banal pour une histoire sur la crise de la quarantaine, sur un couple en déliquescence, sur l’éveil à l’amour et à la sexualité d’adolescentes, sur des frustrations exacerbées et des ressentis étouffés, sont magnifiquement mis en exergue. Avec la voix off et la mise en scène aux effets parfois trashs mais tellement justes, c’est un aperçu qui sonne fabuleusement vrai qui emporte l’adhésion. Inutile de dire que j’ai adoré, transporter par l’ambiance fataliste où la crise est merveilleusement illustrée, et un final ahurissant.

http://www.scenario-buzz.com/wp-content/uploads/2010/01/thora_birch1.jpgEntre des dialogues maitrisés, des cadrages et travelings magnifiques, aux couleurs superbement irréelles, et la mise en scène pleine de symboliques prennent aux tripes et à l’âme. Le petit sac de plastique qui tourne sans trouver de sortie comme la vie coincée, ou les pétales de rose sang parsèment un inexorable destin funeste des plus romanesques. La réalisation est un véritable chef d’œuvre, dans tous les compartiments.

http://screeninvasion.com/wp-content/uploads/2013/02/chris-cooper-joins-amazing-spider-man2-americanbeauty1.jpgEntre l’Oscar du meilleur film,  et celui du meilleur réalisateur pour Sam Mendes, celui du meilleur acteur pour Kevin Spacey, mais aussi ceux du meilleur scénario original pour Alan Ball, et de la meilleure photographie pour Conrad Hall, c’est en effet un véritable plébiscite qui avait sacré ce magnifique chef d’œuvre en le couronnant d'autant d'éloges.

http://www.scenario-buzz.com/wp-content/uploads/2010/01/kevin_spacey71.jpgAvec ce rôle, Kevin Spacey (Comment tuer son boss ?) entrait dans la légende du septième art, tant son talent était à ce point exacerbé par son géni, qui ne s’est jamais démenti. Annette Bening (Imogene) est génialissime, face à l’excellentissime Mena Suvari (Le jour des morts) pleine de charme et de grâce qui marque durablement par son talent, et Thora Birch (Jeux de guerre) excellente. De même Wes Bentley (We are your friends), Peter Gallagher (Burlesque) et le furieux Chris Cooper (The amazing spider-man : le destin d'un héros), mais aussi Allison Janney (Spy) et l’excellent Scott Bakula (Ma vie avec Liberace), ou Sam Robards (La maison sur l’océan) qui composent un casting d’excellence.

4 étoiles6 Février: American beauty (Sam Mendes - 1999)

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3 octobre 2015 6 03 /10 /octobre /2015 09:44

Et pour clore les découvertes de la seizième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, j’ai eu plaisir de voir le film de danse avec Dance off d'Alex Di Marco pour son deuxième long métrage.

Lors du divorce de ses parents, Brandon a du déménager en catastrophe avec sa mère, laissant derrière lui Jasmine, sa partenaire de danse et son amour d’adolescent, déchiré par le chagrin. Dix ans plus tard, ils se croisent lors du concours de danse Platinum, avec 25 000,00$ d’enjeu, et le titre de meilleur danseur. A la joie indescriptible des retrouvailles, se mêlent la rancœur de la séparation avec la compétition sans merci comme exutoire aux ressentiments. Pourtant, les sentiments semblent toujours aussi forts.

Comme je ne connais rien à la danse et à son univers, j’ai appréhendé cette sympathique romance avec le regard du petit Candide. Et de fait, j’ai bien aimé l’ambiance, comme cette gentille petite comédie à l'ambiance romantique, plus prétexte aux danses et ballets. Exécutées comme il se doit par des danseurs professionnels, les mouvements et acrobaties sont superbes et agréables à suivre. J’ai apprécié que les danses en salle s’évadent avec des paysages symbolisant les thèmes dansés et les états émotifs des jeunes amoureux. Le récit se suit sans surprise, mais avec beaucoup d’humour et d’émotions, et des gags, parfois un peu trop potache. Et juste ce qu’il faut de recule pour ne pas être hermétique aux néophytes, et ce qu’il faut de belles qualités pour nous immerger dans un monde de travail et de contrainte.

Le casting est sympa, composé d’acteurs et danseurs de talents, tel Shane Harper et Kathryn McCormick, sont de non seulement de bons acteurs, mais surtout des véritables professionnels de la danse, qui donnent une belle image de leur art. les accompagne avec autant de mérite, Carolyn Hennesy et Finola Hughes, Chelsea Tavares et la très belle Tyne Stecklein (Dans la tête de Charles Swan III), ai si qu’Erin Cardillo et David Burtka, Erica Beck et Amie Farrell (American sniper), comme de Jennifer Woods et David Goryl (Mary à tout prix), Marlowe Peyton et les jeunes Payton Hogan et Ryan Maw.

Le film Dance off d'Alex Di Marco, distribué par Zylo, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 16 juin 2015. Il est proposé en version française.

Un très grand merci à Cinetrafic, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

2 étoiles

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 13:40

Excellentissime film de James Clavell, pour son dernier film réalisé en 1970 d'après le roman de J.B. Pick, et qui prend une résonance très actuelle de part les guerres de religions qui nous touchent de très près, avec toujours les mêmes obscurantismes et archaïsmes primaires et violents, intransigeants et abominablement meurtriers.

Fuyant les massacres qui ravages villes et villages jusqu’au moindre bourg perdu, par les armées de mercenaires impitoyables catholiques et protestants, Vogel trouve refuge au fond d’une vallée protégée. Là, à l’abri des regards, totalement inconnu, c’est un havre de paix qu’il croit avoir trouvé. Hélas de court répit, la soldatesque à sa poursuite pénètre à son tour. Un village tranquille, abondance de vivre et une petite population sous la coupe d'un maire tyrannique, prêt à tout pour sauver sa vie et son pouvoir. Menacé d’exécution, Vogel réussi à convaincre le capitaine de l’épargner, ainsi que la population et son village, afin de passer l’hiver.

Je n’ai pas souvenance de film, dans lequel des discours aussi bien étayés contre la religion, face à ses incohérences, ses hypocrisies et abjects ignominies aient été aussi intelligemment poussés que dans celui-ci. Rejetant dos à dos les belligérants, tous coupables des mêmes horreurs génocidaires, des même coupables intolérances, pour le même objectif d’asservir les peuples, les conditionner à servir intérêts richesses et pouvoir des élites, religieux et politiques, affairistes et brigands, au Nom Sacré d’un Dieu, en oubliant les préceptes même de la dite religion basée sur la tolérance, le partage, et l’amour de son prochain.

Nous retrouvons hélas, le même point commun dans toutes les autres religions et sectes, tel le judaïsme, l’islamisme, le bouddhisme, l’indouisme et j’en passe tant les hommes ont trouvé là matière à exploiter les peuples depuis la nuit des temps. Population pardonnables dans leurs incuries quand incultes, ils n’avaient aucun moyen de réfléchir, ils ne le sont plus de nos jours avec l’étendue de possibilités de s’affranchir par l’éducation et la recherche personnelle.

Relatant la terrible guerre de trente ans, qui eut lieu entre 1618 à 1648, parti d’une révolte de protestants tchèques, les empires et royaumes européens s’empressèrent de se lancer dans la surenchère de guerres, massacres, ravages à tout propos, sous tous les mauvais prétextes hégémoniques, nationalistes où la religion était une fallacieuse excuse, trouvant les pires ennemis à s’allier contre les meilleurs amis. La paix de Westphalie qui conclut ces trente années d’horreur au nom du bien, pour une Europe aux Etats modernes avec des pouvoirs absolutistes, et des frontières souveraines, au prix de 5 à 7 millions de morts, principalement des civils.

Le film est à ce titre remarquable de maitrise, tant dans la partie réalisation et mise en scène, qu’aux images fabuleuses jusqu’aux profils des protagonistes, quand dans les dialogues et démonstrations, la conclusion est des plus terribles constats et prête à la réflexion logique. D’autant qu’il n’y a pas de parti pris pour les uns ou les autres, pas plus de justifications ou d’excuses à l’encontre de qui que ce soit. Je me souvenais lorsque je l’avais vu la première fois à quel point il m’avait marqué. De l’avoir revu, avec d’autant plus d’acuité, il en hante longuement par sa perspicacité.

Michael Caine (C'est la faute à Rio) est fabuleusement génial de force et de talent. Il est étonnant de la part d’Omar Sharif (Un château en Italie), excellentissime, dénonce dans son rôle la manipulation des religions avec l’exemple du rêve comme de révélation, n'avait donc rien retenu lors de sa conversion. Michael Gothard est aussi puissant que convaincant, et décédé trop tôt. La belle Florinda Bolkan est émouvante  ainsi que la magnifique Madeleine Hinde, quand Per Oscarsson (Millénium) et Nigel Davenport (Elementaire, mon cher...), Christian Roberts et Brian Blessed, comme Ian Hogg, Arthur O'Connell (L'Aventure du Poséidon) ou Yorgo Voyagis sont terribles.

4 étoiles

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 08:04

Ricki and the Flash : Photo Meryl Streep, Rick SpringfieldEncore une histoire de famille dont Jonathan Demme s'est inspiré de celle de la belle-mère de la scénariste Diablo Cody, qui se trouve être la chanteuse du groupe de rock Silk and steel, et dans lequel on retrouve tous les poncifs et clichés habituels à ce genre qui revient régulièrement en salle, évitant quand même les excessifs conflits et hurlements pénibles, pour plus de musique.

Avec son groupe de rock de soixantenaires bien tassés, Ricki Rendazzo assouvie chaque soir sa passion dans un café concert, et travaille de jour comme caissière dans une superette pour survivre chichement. Quand son ex mari la presse de venir voir sa fille qui vient de faire une tentative de suicide après son récent divorce. Elle se retrouve confrontée à un trou gigantesque dans une vie familiale où elle a été d’une absence totale. Le repas familial avec ses deux garçons adultes et une fiancée, est l’occasion de retrouvailles et règlement de compte de toutes les souffrances, avant le mariage dont elle n’était pas invitée.

Ricki and the Flash : Photo Kevin Kline, Mamie Gummer, Meryl StreepIl me semble qu’aimer le rock et soutenir George W. Bush soit totalement incompatible, sauf n’avoir rien compris à l’esprit du rock… et être vraiment très con. Ce qui est le cas, de cette femme, et de la morale de ce récit. Si je me suis laissé aller à suivre cette digression, sur la passion dévorante d’une femme, au point de quitter mari et enfants sans plus jamais s’en préoccuper, il faut bien avouer que le récit n’est guère bien passionnant. Mis à part la galerie Ricki and the Flash : Photo Mamie Gummer, Meryl Streep, Rick Springfielddes horreurs, tant tous les interprètes sont d’une laideur repoussante à une ou deux exceptions près, et le final sympatoche. Sauf la qualité de jeu, il n’en sort pas grand-chose de l’ambiance générale. Terriblement cliché, même si quelques portraits sont savamment brossés, quand les dialogues sur scènes sont lourds et pénibles, alors que les liens vite passés entre la mère et la fille sont plus émouvants. Profondément moraliste avec le sempiternel refrain sur la famille, il s’en fallu de peu pour que le récit fût plus consistant.

Ricki and the Flash : Photo Kevin Kline, Mamie GummerSi Meryl Streep (Into the woods) est toujours aussi convaincante, elle en fait cependant parfois un peu trop, quand sa vraie fille dans la vie, Mamie Gummer (Cake) est excellente, et que Kevin Kline (Créatures féroces) reste assez sobre. De même Sebastian Stan (Captain America) est assez émouvant, un zeste pathétique. Les Rick Springfield et Audra McDonald (Rampart), comme Ben Platt (Pitch perfect 2) et Charlotte Rae, ou encore Nick Westrate et Hailey Gates, sont bien dans l’esprit de la dramatique, terne le plus souvent.

2 étoiles

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 10:26

No Escape : PhotoBonne surprise avec ce film d’action dramatique de John Erick Dowdle (Catacombes) même s’il n’apporte pas de grandes innovations, nous plonge cependant dans l’angoisse et l’horreur de massacres et courses poursuites avec la mort aux trousses, et souvent assez caricatural comme il sied dans ces films frisant parfois le pathétique franchement drôle.

No Escape : PhotoIngénieur des eaux, Jack Dwyer, après une période de chômage difficile, est muté par son nouvel employeur dans un pays d’Asie du sud-est, avec sa femme Annie et leurs deux gamines Lucy et Beeze. A peine arrivés, un coup d’Etat renverse le régime, suivi d’émeutes violentes d’une foule haineuse qui extermine tous les étrangers. Très vite, l’hôtel où réside Jack est mis à sac et massacre systématique. Jack tente de sauver sa famille par tous les moyens, notamment avec Hammond, mercenaire britannique qui les aide autant que possible.

No Escape : Photo Owen WilsonAvec mon esprit aussi peu aventurier, jamais je n’aurai embringué ma famille dans un périple pareille, et moins encore un pays politiquement instable, et ou à la culture aussi antinomique. S’il n’est pas le meilleur film de genre, avec un tel récit manichéen au possible, il se laisse suivre avec   horreur face aux exactions pour le moins violentes. Je laisse de côté mes éternels critiques sur les hasards heureux des rencontres fortuites, des coups de bol d’échapper à la mort et surtout pour la famille de rentrer tous vivants, et somme toute quasiment sans gros No Escape : Photobobos. Pas crédible donc pour un rond, mais le récit garde un rythme constant dans une ambiance oppressante jusqu’au bout. Et heureusement que les méchants viêts d’hier sont les gentils d’aujourd’hui. De fait, la réalisation est vive et sans temps mort, dans un récit sans nuance et d’une narration linéaire des plus classiques, fonçant droit vers la sortie de secours.

No Escape : Photo Pierce BrosnanOwen Wilson (Broadway therapy) est la bonne surprise dans un rôle qui lui change des comédies, Lake Bell (Le fantôme de mon ex fiancé), les petites Sterling Jerins (Dark places) et Claire Geare (Dream house) sont excellentes. Pierce Brosnan (Duo d'escrocs) est toujours entre charme et talent, avec Sahajak Boonthanakit (Largo Winch II), Spencer Garrett (Iron man 3) et Russell Geoffrey Banks.

2 étoiles

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 19:09

Etonnante comédie dramatique réalisée en 1941 par Raoul Walsh (Le voleur de Bagdad), qu’il réadaptera en 1948 dans une comédie musicale. Inspirée d’une pièce de théâtre One sunday afternoon de James Hagan, dont l’action se situe vers la fin du 19ème siècle, dans une ambiance déjà vieillie et au discours dépassé, qui raisonnait déjà mal à sa sortie, et plus encore de nous jours.

Alors que cinq ans plus tôt, Biff Grimes avait été condamné à la prison pour malversation financière organisée par son meilleur ami Hugo Barnstead, le même qui lui avait déjà soufflé la belle Virginia Brush qu'il courtisait, a enfin l’occasion de se venger. Pourtant marié depuis avec la douce Amy Lind, plus par dépit que par amour, le dentiste se remémore les moments cruciaux de ces dernières années, qui l’ont malmenées en attendant l’arrivée d’Hugo pour une rage de dent.

Film déjà vieux en son temps, aussi bien par la réalisation que par le récit, au discours franchement machiste, dont la résonnance aujourd’hui prend encore plus de ride. Pourtant, le film semble charmant et comique au premier abord, mais il est trompeur. Le personnage principal est un bel abruti de première, aux idées étroites avec un comportement de brute méchamment naïf. Se mariant par dépit avec une femme adorable qu’il finira par aimé sur le tard, il se comporte comme un fieffé macho phallocrate, la rabrouant sans cesse sur ses idées modernes et son féminisme. Elle-même est d’une stupidité crasse, acceptant de perdre sa personnalité pour se confiner dans le rôle de la petite femme au foyer, telle que les obscurantistes veulent qu’elles soient, et qu'elle combattait. L’imbécile notoire toujours prêt à la castagne plutôt qu’à la réflexion, donne aussi une morale désagréable avec l’idée que l’ouvrier ne pourra jamais s’élever. Malgré ses études de dentiste, il est sans cesse un mauvais praticien, se trompant régulièrement de dent à arracher, dont il n’a visiblement qu’une option avec l’arrachage systématique. Enfin, la petite morale sur la femme frivole et vénale dont l’image est à rapproché avec la prostituée, est désagréable. Dommage, car ça commençait bien, avec les deux filles, l’une frivole et rigolote, et son amie féministe qui sait ce qu’elle veut, qui rencontrent deux garçons qui en pince pour la même. Triangle amoureux qui dévie hélas rapidement en un plaidoyer contre les femmes un peu trop indépendantes. Cela aurait pu être une boutade de second degré pour se moquer de ces pensées archaïques. La réalisation est assez confuse avec les flash-back qui jonglent continuellement, aussi bien dans le temps et le lieu qu’avec les personnages, comme le père qui souvent n’apportent rien de bon.

Du coup, j’ai quelques doutes quand aux idées de Raoul Walsh, ou sur son sens de l'humour, car il aima tellement ce récit, qu’il réadapta son film de nouveau en 1948, mais en une comédie musicale avec Dennis Morgan, Janis Paige et Dorothy Malone. Déjà son premier film était un remake du film One sunday afternoon réalisé en 1933 par Stephen Roberts, avec Gary Cooper et Fay Wray.

Le casting est magnifiquement interprété par James Cagney (Permission jusqu’à l’aube) bien agaçant, face à la belle Olivia de Havilland des plus émouvantes, et la jeune et jolie Rita Hayworth (L’enfer des tropiques). Les Alan Hale, Jack Carson et George Tobias (L'attaque de la malle-poste), comme Una O'Connor (La fiancée de Frankenstein), et George Reeves, le célèbre Superman au décès suspect.

1 étoile

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26 septembre 2015 6 26 /09 /septembre /2015 10:37

Encore un très beau film de Nabil Ayouch (Whatever Lola wants), qui frise entre le documentaire et la fiction, avec toujours son regard tendre pour les femmes et leur place dans la société musulmane et ses hypocrisies, pour une autocritique sensible quand à leur vie.

A la nuit tombée sur Marrakech, quatre jeunes femmes, Noha et Randa, Soukaina et Hlima, se prostituent auprès de riches clients locaux ou saoudiens. Dans la folie ambiante de sexe, drogue et alcool, elles déversent tous leurs désirs d’une vie meilleure, s’émancipent des carcans rigides de la société et de la religion lourdement pesante, tout en affrontant le regard méprisant dont elles sont victimes d’une société haineuse et violente à leur égard, tout en profitant de la manne financière.

Cachez ces femmes que je ne saurais voir ! telle a été la réactions des prudes hypocrites qui sont les premiers à consommer. Ce très beau film, sombre et sensible, à été censuré au Maroc, et des menaces de mort ont été proférées contre le réalisateur et les jeunes et excellentes actrices. Pourtant, il n’y a rien de répréhensible dans ce récit, que le regard porté sur une réalité, ses raisons et ses causes.

La place de la femme dans la société, le manque d’amour dans le sexe comme dans les sentiments est palpable dans l’ambiance et les relations déshumanisées. Ayouch montre du doigt une réalité sociale mais aussi économique. Le cas de cette mère parfaitement au courant de l’activité de sa fille, dont elle profite des largesses tant que cela reste dans l’ombre, mais qui dès que le quartier sait, la chasse comme une pestiférée. La réalisation est soignée et maitrisée, aux images belles et lumineuses, à la mise en scène judicieuse pour ambiance toujours oppressante quel qu’en soient les apparences festives aux demandes des clients à toujours plus sans voir pour au temps le bout du tunnel. La prostitution n'est pas l'apanage du Maroc, mais touche bien sûr tout le monde, la France entre autre.

Les actrices, non professionnelles, sont belles et talentueuses, en leur espérant une brillante carrière en dépit des menaces de morts proférées à leur encontre. Ainsi, les belles Loubna Abidar et Sara Elhamdi Elalaoui, Halima Karaouane et Asmaa Lazrak sont terriblement marquantes, et hantent longtemps. De même Danny Boushebel et Abdellah Didane ou Carlo Brandt parmi la gente masculine convaincante.

3 étoiles

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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 11:36

Poursuivons les découvertes de la seizième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, avec le thriller La sentinelle, de Paul Schrader (Auto focus) dans la veine de l’actualité  des terroristes.

Dying Of The LightVingt deux ans plus tôt, Evan Lake agent de la CIA avait été libéré des griffes de Muhammad Banir, qui l’avait torturé sans jamais rien lui extorquer. Le terroriste islamique n’a jamais été retrouvé, étant passé pour mort lors d’un bombardement. Thèse que n’a jamais cru Evan, qui le recherche sans relâche, confiné dans son bureau mis au placard. Incidemment, son collègue et ami Milton Schultz, obtient une information venue de Roumanie sur un kényan de type arabe qui a préféré les suicider plutôt que de se rendre. Une clé USB sur lui semblerait indiquer que Banir est encore en vie, habitant reclus au Kenya et malade. La dernière chance pour Evan, lui-même en phase terminale d’une maladie rare, de se venger.

http://www.mafab.hu/static/2014t/323/21/256022_1416514450.4545.jpgSans crier au chef d’œuvre, je me suis laissé entrainer dans cette quête de vengeance tout en dénonçant les rouages d’une aussi puissante agence de renseignement telle que la CIA, et des actions menées contre les terroristes. J’ai trouvé surtout attachant et quelque peu pathétique les deux vieux, le tortionnaire et victime, atteints de maladie qui vont les emporter et qui pourtant n’en demeurent pas moins toujours aussi haineux. Le passage du témoin entre générations d’agent donne également une pérennité dans les missions et le combat permanent contre toutes les menaces. C'est souvent un peu trop excessif dans les traits des protagonistes, limite pastiche. La confrontation finale est assez jouissive.

http://www.candidmagazine.com/wp-content/uploads/2015/03/DOTL_D25_6475.jpgLa réalisation est vive et alerte, ne laissant pas le temps de souffler pour nous entrainer dans une traque sans pitié où le temps est compté entre la maladie et les supérieurs hiérarchiques de la CIA. Ainsi, la mise en scène manie savamment les flashbacks pour expliciter la haine et le désir de mettre fin à un terroriste coupable de nombreux attentats et la vengeance. Les relations amicales entre le vieux briscard que rien n’a pu écraser, et le jeune agent qui apporte toute son aide possible, sont attachantes.

dying-of-the-lightNicolas Cage (Joe) est terriblement convaincant, quand Anton Yelchin (Burying the Ex) est presque attendrissant, alors qu’Alexander Karim est excellent, de même la belle Irène Jacob (L’art de la fugue). Il en est également de Silas Carson, d’Adetomiwa Edun (Cendrillon) et Aymen Hamdouchi, ainsi que Robert G. Slade et Geff Francis dans l’ambiance générale.

En scen från Paul Schrader-filmen...Le film La sentinelle de Paul Schrader, distribué par Metropolitan Filmexport, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 15 juillet 2015. Il est proposé en version anglaise sous titrée française, et version française. Des bonus sont proposés avec un making of qui offre des interviews du réalisateur et des principaux interprètes, des scènes coupées, et de la bande annonce.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut trouver aussi les meilleurs films de l'année à voir, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

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