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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 09:04

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film kenyan  réalisé en 2018 par Wanuri Kahiu, d’après la nouvelle Jambula Tree, écrit par Monica Arac de Nyeko, pour un récit saphique entre deux jeunes adolescentes et les réactions de leur entourage.

Nairobi au Kenya, Kena Mwaura traine avec ses potes, dont Blacksta est amoureux d’elle, quand elle ne travaille pas pour son père dans son magasin. Elle fait la connaissance de Ziki Okemi, lycéennes comme elle, qui bien que différentes, se retrouvent dans leurs désirs de réaliser leurs rêves. En pleine campagne électorale au cours de laquelle s’affrontent leurs pères respectifs, elles sont très attirées l’une vers l’autre pour des sentiments amoureux dans une société kényane conservatrice où l’homophobie s’exprime jusque dans les homélies du pasteur local. Face aux mentalités archaïques et à la violence homophobe, les deux jeunes femmes sont contraintes de choisir entre l’amour et la sécurité.

Rafiki -amie- est un très beau film d’amour, tendre et émouvant entre deux jeunes filles confrontées dans la société kenyane aussi moderne, autant occidentalisée que traditionnelle, à une violente homophobie. À travers cette belle romance face aux intolérances, la réalisatrice apporte une belle vision de l’Afrique loin des clichés et des stéréotypes des famines et génocides, des gourous et gris-gris,  pour une société tout ce qu’il y a de plus moderne dans nos sociétés occidentales.

Nous retrouvons cette même haine insupportable envers les gays et lesbiennes, propagée par les religieux, en totale infraction avec les textes chrétiens, contrairement à ce qu’ils osent affirmer et imposer. Il est bon de rappeler que dans les Évangiles, Matthieu 19:12, les paroles du Christ accueillent les homosexuels "eunuques dans le ventre" -ainsi dénommés à l’époque- avec respect, amour et tolérance. J’ai beaucoup aimé cette narration avec ces beaux sentiments amoureux naissants dans une société agressive où la violence s’abat brutalement de manière incompréhensible, tant on se demande ce que cela peut bien faire à tous ce que ces personnes puissent aimer le même sexe.

La réalisation est tout en subtilité et sensibilité, aux couleurs chatoyantes et lumières chaleureuses, qui mettent en exergue les sentiments et personnalités dans un contexte angoissant de menaces et de répressions. L’influence néfaste des religieux dans les mentalités, trouve une raisonance dans l’intolérance et l’absurdité, qui ne rend pas honneur à leur foi. Ainsi, le film a été interdit dans les salles kényanes, censuré par les archaïsmes conservatrices, sauf le temps de la semaine du festival de Cannes qui a eu un grand succès dans les quelques salles ouvertes. Espérons que cela changera les mentalités pour un meilleur vivre ensemble. La fin est très belle tout en subtilité et émotion, à l’image de la bande musicale, et au talent des actrices très marquantes. Une vision du cinéma africain par les africains que j’aimerai voir plus souvent.

Avec les excellentes Samantha Mugatsia et Sheila Munyiva, Jimmy Gathu, Nini Wacera, Dennis Musyoka et Patricia Amira, Neville Misati, Nice Githinji, Charlie Karumi et Muthoni Gathecha, Vitalis Waweru, Mellen Aura, Leila Weema et Stephen Ruiru, Mburu Kimani, Githae Njogu et Patricia Kihoro, Jane Wachu, Priscilla Wanjiku, Mary Wanjiku et Edwin Owino, Derrick Assetto, Juliette Achieng' et Justin Mirichii.

Le film Rafiki, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 8 février 2019 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, un passionnant entretien avec la réalisatrice Wanuri Kahiu, et un court-métrage.

3 étoiles

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 16:52

Un très grand merci à Survivance pour m’avoir permis de découvrir ces deux films libanais , La vallée réalisé en 2010 et La montagne réalisé en 2014 par Ghassan Salhab, qui aborde de l’impact de l’environnement naturel et militaire de sidération.

La vallée - Al-Wadi - الوادي Sur une route de montagne au Liban, un homme se relève d’un accident de voiture. Choqué et en sang, il erre jusqu’à un véhicule en panne et aide ses quatre occupants à le réparer. Devenu amnésique, le groupe prend soin de lui et l’emmène dans une ferme barricadée et protégée de la vallée de la Bekaa, où l’activité n’est pas uniquement agricole. Qui est cet homme sans passé ? Un espion, un mécanicien, un docteur, une menace, un présage ? Entre suspicion et attirance, ils essaieront de lui faire retrouver la mémoire.

Un excellent film où le suspens passe de la cordiale solidarité humanitaire en méfiance légitime dans le contexte de la guerre du Liban. Ainsi, de part de longs travellings, aux dialogues épurés, l’intrigue nous plonge au cœur d’un groupe d’hommes et de femmes armés aux activités illicites, qui tente de découvrir à qui ils ont affaire avec cet inconnu.

Avec Carol Abboud, Fadi Abi Samra, Mounzer Baalbaki, Carlos Chahine, Ahmad Ghossein, Aouni Kawas, Yumna Marwan, Rodrigue Sleiman.

La montagne - Al jabal – الجبل : La nuit tombe sur Beyrouth. Fadi, un homme d’une quarantaine d’années, accompagné par un ami, se rend à l’aéroport. Il est supposé s’absenter pour un mois. Mais au lieu de prendre l’avion, il loue une voiture, quitte Beyrouth, prend l’autoroute du nord et s’engage sur une route montagneuse. En chemin, il croise une voiture accidentée qui l’a doublé tantôt. Les passagers meurt brûlés vifs sans qu’il leur porte secours. Il s’enferme dans une chambre d’hôtel, reclus sans le moindre contact avec l’extérieur, en recherche d’inspiration à l’écriture.

Avec Fadi Abi SamraSarmad Louis, Nibal Arakli, Nadim Sawma, Youssef Nassar, Ghassan Salemeh, Myriam Karam, Hisham Shibbo, et Rania Rafei.

Univers claustrophobe avec ce réalisateur libanais dans deux récits au point commun culminant de la montagne ou chambre d’hôtel dernier étage, de a vallée et de la ville, et d’une certaine paranoïa crispante, réminiscence de tant d’années de guerre où les amis d’hier devinrent les pires ennemis pour aujourd'hui encore pérenniser une méfiance se sidération. Ainsi dans La vallée, comment distinguer l’ami de l’ennemi dans cet inconnu amnésique, dans une ambiance tantôt festive et sympathique, tantôt délétère et paranoïaque, symbole de ce qu’ont vécus des millions de libanais durant cette terrible guerre, et dans La montagne cet homme seul avec lui-même et ses démons, enfermé dans une chambre d’hôtel toutes fenêtres closes.

Sur un rythme lent et étiré, la quasi absence de dialogue où la musique et les chants remplace les paroles, j’ai été happé par l’ambiance à priori absurde qui s’installe tantôt avec ces protagonistes qui dégagent une sympathie dangereuse tant ont ne sait à qui on à faire, et cette homme seul tout aussi mystèrieux et antipathique. Un réalisateur particulier pour un cinéma post-traumatique d’une nouvelle vague de cinéma libanais d’auteur incontournable sur la sidération symbolisée par ces deux longs-métrages.

Les films La vallée + La montagne, distribué par Survivance et sa page Facebook, est disponible en DVD accompagné d’un livret de 20 pages, dans les meilleurs bacs depuis le 5 février 2019. Il est proposé en version originale sous-titrée français.

3 étoiles

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21 février 2019 4 21 /02 /février /2019 15:24

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette sympathique comédie dramatique, réalisée en 2018 par Paul Feig (S.O.S. fantômes), s’est inspiré du roman de Darcey Bell, pour une enquête policière d’une sorte de Nancy Drew aux révélations à rebondissements.

Stephanie Smothers tient un vlog culinaire et annonce à son auditoire qu’elle est inquiète par la disparition d'Emily Nelson. Meilleures amies depuis peu par le biais de l’école et de leurs fistons respectifs Miles et Nicky0 Elles sont devenues très proches au point de tout connaitre l’une de l’autre… ou presque.

Stephanie est veuve, et avoue un secret d'adolescence aux graves conséquences, quand Emily, mariée avec l’écrivain Sean Townsend, se dévoile peu, à part des difficultés financières, est très portée sur le martini. Prise par son travail, Emily demande à Stephanie de garder son fils pendant que son mari est à Londres.

Mais elle ne revient pas. La vlogeuse décide de mener sa petite enquête et lance des appels à témoins auprès de ses fans en ligne. Bientôt, le corps d'Emily est retrouvé noyé. Bouleversée, Stephanie poursuit ses recherches, en même temps qu'elle devient très vite la maitresse du veuf. Elle va aller  de découvertes en surprises.

 

 

 

Je me suis beaucoup amusé dans cette comédie policière entre Nancy Drew et Veronica Mars, dans laquelle les révélations se succèdes avec beaucoup d’à propos et de surprises. Entre la veuve au passé trouble et la bisexuelle manipulatrice, se joue des sentiments et des émotions, de la folie et de l’humour sur un rythme très enlevé.

Avec les belles Anna Kendrick (Pitch perfect 3) et Blake Lively (Instinct de survie), Henry Golding, Linda Cardellini (Le fondateur), Andrew Rannells, Glenda Braganza, Rupert Friend, Jean Smart, les jeunes Ian Ho et Joshua Satine. Kelly McCormack, Aparna Nancherla, Jiah Mavji, Ava LaFramboise, Dustin Milligan, Danielle Bourgon, Zach Smadu, Andrew Moodie, Sugenja Sri, Rupert Friend,

 

Le film L’ombre d’Emily, distribué par Metropolitan Vidéo et sa page Facebook, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs depuis le 8 février 2019. Il est proposé en version originale sous titrée français, et audio en français. Dans les suppléments, Martinis sur pierre tombale, L’esthétique du film, Récit d’un réalisateur raffiné, Le triangle amoureux, Le style selon Paul, Dennis Nylon, A propos des enfants, Gros plan sur une scène coupée : le Flash Mob (présentation, la scène, son making of), 10 scènes coupées, Prises ratées, et Trois commentaires audio (VO).

3 étoiles

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 09:25

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique historique lettonne réalisée en 2018 par Aigars Grauba, inspiré librement de la légende de l’anneau de Namejs et sur le roi Namey de Zemgale.

Arriviste sans scrupule, le jeune Max von Buxhoeveden, se fait octroyer par la papauté d’une troupe de croisés pour conquérir le royaume de Sémigalie dans les lointaines terres Baltes païennes avec mission de les christianiser et de se tailler un royaume. Sur place, il réussi à empoisonner le roi et son jeune fils héritier, espérant s’imposer comme leur nouveau roi.

Une affaire rondement menée. Mais avant de mourir, le roi désigne le jeune Namay en lui remettant l’anneau royal de Namejs. Max enrage de son premier échec, et décide d’employer la manière forte en envoyant son armée. Namay doit faire face à cette attaque avec la division dans ses rangs et les trahisons. Une guerre meurtrière de résistance commence avec ce jeune roi fougueux et fin tacticien.

Un film d’action au 13ème siècle sur un épisode de la Lettonie, qui après les nombreuses invasions de tous les pays régionaux, des vickings aux russes, des suèdes, danois et norvégiens aux allemands, des catholiques aux orthodoxes et protestants qui finiront par les soumettre, Aigars Grauba, sans doute protestant mais avec une forte influence soviétique, préfère conter l’attaque de Rome qui a échouée plutôt que ceux qui les ont écrasés.

Cependant, s’il s’inspire librement à sa façon de la légende lettonne, le réalisateur ne respecte pas la véritable Histoire du pays au profit d’un film hollywoodien fantaisiste inspiré de la série Viking aussi peu réaliste, ce qui lui sera reproché dans son propre pays. Film d’action partisan sur l’histoire de la résistance locale, inspirée en partie de la légende de l’anneau, avec cette teinte de guerre de religion obsolète. Nous retrouvons un schéma classique aux petits moyens financiers et techniques, sur un script minimaliste et simpliste. Cependant, la réalisation trouve ses atous dans ses interprètes de qualité qui se donnent avec conviction. Un honnête petit film de série B, et ses scènes d’actions maitrisées.

Avec Edvin Endre, James Bloor, Dainis Grube, Gints Andzans, les belles Ieva Aleksandrova-Eklone et Maya Arwen, Toms Aunins, Anele Beke, Agris Danilevics et Aiste Dirziute, Egons Dombrovskis, Lauris Dzelzitis, Marija Grauba et Henrijs Grinblats, Oskars Holsteins, Kaspars Karklins, Andris Keiss, Zane Leimane et Victoria Alexandria Lele, Ziedonis Lochmelis et Ivo Martinsons, Igors Selegovskis, Arturs Skrastins, Elina Vane, Juris Zagars et Kaspars Zale.

Le film The Pagan king, distribué par Condor Entertainment et sa page Facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 20 février 2019 en DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français et en audio français.

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15 février 2019 5 15 /02 /février /2019 13:34

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette épique historique italienne réalisée en 1963 par Luchino Visconti (Violence et passion), adapté du roman de Giuseppe Tomasi di Lampedusa, sur une période cruciale de l’Italie avec la réunification du pays vue de Sicile par un vieux aristocrate dépassé.

Dans le cadre de la très belle exposition Images mythiques 60's, organisée par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, en partenariat avec Paris Photo, projeté dans la très belle salle en version restaurée 4K de toute beauté, en version originale italienne sous-titrée français.

1860, alors que la Sicile est submergée par les bouleversements politiques de Garibaldi et de ses Chemises rouges pour l’unification de toutes les provinces italiennes, le Prince don Fabrizio Salina se rend avec toute sa famille dans sa résidence de Donnafugata. Son neveu Tancredi Falconeri qui s’est engagé dans les forces garibaldiennes, arrive tout auréolé de victoires. Concetta est aux anges pour un prochain mariage vite contrarié.

Prévoyant le déclin de l'aristocratie, don Salina accepte une mésalliance et marie la fille du maire de la ville, représentant la classe montante, la très belle Angelica Sedara. Trancredi présente son ami le comte Cavriaghi à Concetta, cependant que ces deux officiers chemises rouges ont tourner casaques contre les garibaldiens pour un nouveau pouvoir, et que le prince se voit proposer un poste de sénateur.

Un très beau film, d’une extrême actualité politique avec ces nouveaux parvenus qui arrivent au pouvoir qui, pour le roi hier, chemises rouges aujourd'hui les trahissent ensuite pour une sorte de changement sans bouleversements et rester au pouvoir. L’art de rester en place et de rebondir d’un déclin qui se renouvelle avec au final toujours les mêmes sur le dos des petites gens écrasés à chaque fois.

Une œuvre magistrale dans des décors fabuleux qui relate la réunification de l’Italie entre deux camps, ceux de Savoie et les républicains jusqu’à la conquête de Rome aux mains du Vatican. Une entreprise de très longue haleine après des siècles d’occupations étrangères, de régionalisme où chacun a cultivé son patois, son histoire et sa culture loin de la Rome antique, toujours prégnant de nos jours avec les ligues et nationalistes d’extrême droite.

Le récit, vu par ce vieil aristocrate de la vieille école que le changement bouleverse et effraie, tente de garder son rang en sentant bien que la société et les mœurs change sans lui mais que le révèle avec son neveu reprend le flambeau avec sa hargne et son arrivisme, avec un mariage de la noblesse à la grosse bourgeoise, pour une révolution de palais et mieux garder et contrôler ses avantages ancestraux. Une mise en scène maitrisée dans une magnifique reconstitution qui nous enchante de la plus belle des manières. Le film a reçu la Palme

d'or au Festival de Cannes 1963.

Avec les excellents Burt Lancaster (L’homme du Kentucky), la très belle Claudia Cardinale (Un homme amoureux), Alain Delon, Paolo Stoppa, Rina Morelli, Romolo Valli et Terence Hill, Pierre Clémenti, Lucilla Morlacchi, Giuliano Gemma et Evelyn Stewart, Ottavia Piccolo, Carlo Valenzano, Brook Fuller et Anna Maria Bottini, Lola Braccini, Marino Masé, Howard Nelson Rubien, Tina Lattanzi et Marcella Rovena, Rina de Liguoro, Valerio Ruggeri, Giovanni Melisenda et Giancarlo Lolli, Franco Gulà, Vittorio Duse, Vanni Materassi, Giuseppe Stagnitti, Carmelo Artale, Olimpia Cavalli et Anna Maria Surdo, Halina Zalewska, Winni Riva, Stelvio Rosi, Carlo Palmucci, Dante Posani et Rosolino Bua, Ivo Garrani, Leslie French, Serge Reggiani et Marie Bell, Omero Capanna, Lou Castel, Sandra Christolini, Maurizio Merli, Augusto Pescarini, Paola Piscini et Amalia Troiani.

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

73 avenue des Gobelins

75013 Paris.

 

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14 février 2019 4 14 /02 /février /2019 17:05

Un très grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de redécouvrir ce péplum britannique réalisé en 1963 par Don Chaffey (Charley le borgne), tiré de la mythologie grecque d’aventures épiques.

Pour reconquérir le royaume de Thessalie dont son demi-frère a usurpé le trône en tuant toute sa famille, Jason seul survivant, doit relever un défit surhumain et se lance dans la quête de la Toison d’Or. A bord de l’Argos dans lequel embarquent les meilleurs marins et guerriers, il met le cap sur une terre lointaine et dangereuse d’accès.

S’il bénéficie de l’aide de certains dieux de l’Olympe, d’autres, par contre, dressent devant lui des créatures et des monstres qui défient l’imagination : des squelettes encore très vivants, un titan de bronze, des harpies, l'hydre a sept têtes et des mers et montagnes dangereuses que les dieux s'amusent à compliquer la tâche.

Un très beau film d’aventure superbement restauré qui m’a replongé dans ma passion du genre de mon  enfance avec un égal plaisir. Ainsi, la mythologie grècque qui a la particularité du constant combat des humains contre leurs dieux qu’il battent souvent tant la division des dieux entre eux servent souvent autant d’ennemis que d’alliés.

En l’occurrence, Jason, qui n’est pas très sympathique malgré ce qu’il a vécu en volant la toison à autrui, pas moins Medea qui trahie son peuple pour un coup de foudre d’un ennemi. Nous sommes plongé dans les aventures extraordinaires et fabuleuses dans des travaux d’Hercule et d’Ulysse. Les monstres, bien peu réalistes en soit impressionnent malgré tout par une belle animation, surtout ces terribles squelettes.

J’ai donc retrouvé le plaisir d’un univers péplum, dans des paysages de rêve et des protagonistes pas si sympas mais héroïques et courageux sur une quête pleine de danger, de mort et de mystère dont les dieux s’amusent aux dépends des humains. Un grand moment de bonheur. De nombreuses reprises ont été réalisées, en mini série télé, en téléfilms et film en prévision.

Avec Todd Armstrong, Nancy Kovack, et Gary Raymond, Laurence Naismith, Niall MacGinnis, et Michael Gwynn, Douglas Wilmer, Jack Gwillim, Honor Blackman, John Cairney, Patrick Troughton, Andrew Faulds, et Nigel Green, Ennio Antonelli, Harold Bradley, John Crawford, Aldo Cristiani, Bill Gudgeon, et Ferdinando Poggi, Doug Robinson, Skeleton, Davina Taylor, et les voix de Tim Turner et Eva Haddon.

Le film de la collection , distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, est disponible en Nouveau master restauré Haute Définition Blu-ray Édition Collector Blu-ray (103’55”) + DVD (99’40”) +un livre de 152 pages Ray Harryhausen, l’enchanteur des effets spéciaux écrit par Marc Toullec, dans les meilleurs bacs depuis le 18 février 2019. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments du Blu-ray Jason et les Argonautes - De la mythologie au cinéma, entretien avec Michel Eloy, spécialise du péplum, 2 bandes-annonces d’époque du film, 8 spots TV, Ray Harryhausen, le titan des effets spéciaux, documentaire de Gilles Penso de 2011. Dans le DVD : Jason et les Argonautes - De la mythologie au cinéma, entretien avec Michel Eloy, spécialise du péplum, 2 bandes-annonces d’époque du film  et 8 spots TV.

3 étoiles

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 18:45

Un très beau et passionnant biopic de la vie de Freddie Mercury par Bryan Singer (X-Men: apocalypse) qui nous fait partager avec émotion la vie et l’œuvre du mythique du chanteur des Queen.

Pour le jeune Farrokh Bulsara, tout commence avec sa fascination pour Smile, un groupe rock qu’il avec assiduité quand le chanteur se retire, et qu’il se propose à remplacer au pied levé. Sa voix, son culot et jeu de scène emporte rapidement son adhésion. Mais quand il change les textes et propose les siens, c’est l’envolée. Son histoire d’amour avec la belle Mary Austin est de courte durée de part son orientation.

Le groupe change de nom et devient Queen, et Farrokh devient Freddie Mercury avec le succès interplanétaire aux titres prestigieux. Le succès et la drogue, et s’impose son orientation homosexuelle qui le révèle en amour et désolation pour celle qu’il aime platoniquement. Dualité qui se retrouve dans son œuvre. Séparation de sa femme et de son groupe fétiche, Freddie se lance en solo au risque de se perdre avant de revenir auprès de ses potes pour le concert géant du concert Live Aid, alors qu’il se meurt de la maladie.

Ainsi, sur le rythme musical endiablé d’un chanteur talentueux, se combine sa vie d’artiste aux sucés mondial qui raisonnent toujours, et sa vie privée pris entre son amour absolu pour Mary Austin -à qui il léguera plus de la moitié de ses biens et des droits- avant d’accepter son homosexualité en une époque ou le sida faisait des ravages et l’emportera à son tour. Une très belle évocation tout en subtilité et sensibilité, dans la passion de l’homme que de l’artiste. Je me suis régalé à réécouter les chansons, et à partager le concert du siècle. Un super moment d’enthousiasme.

Avec Rami Malek (La nuit au musée), Gwilym Lee (The tourist) et la belle Lucy Boynton (Le crime de l'Orient-Express), Ben Hardy (Mary Shelley), Joseph Mazzello (G.I. Joe : conspiration) et Aidan Gillen (Le labyrinthe: le remède mortel), Allen Leech, Tom Hollander, Mike Myers et Aaron McCusker, Meneka Das, Ace Bhatti, la belle Priya Blackburn et Dermot Murphy, Dickie Beau et Kenny Everett.

3 étoiles

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 10:40

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir cette comédie romantique réalisée en 2017 par Susan Walter, pour son premier long-métrage aborde l'amour dans une tranche d'âge un peu trop souvent "oubliée".

Styliste de mode, Senna Berges court toujours après le succès dans son métier. Côté cœur, elle enchaîne les rencontres d’un soir avec des hommes plus jeunes malgré les foudres de sa meilleure amie Darla. A chaque anniversaire, elle se retrouve seule avec Celia sa mère autoritaire  et aimante pour souffler ses bougies. Le jour de son 46ème anniversaire, Senna perd son emploi par a patronne et amie Vanessa, mais rencontre dans un bar Adam, un élégant avocat de son âge.

Une sympathique comédie dramatique romantique, qui aborde l’amour sur la cinquantaine. Frontière entre la folle jeunesse où tout passe sans compromis, et l’après en cougar où il est plus difficile de se mettre en couple de par les habitudes, les craintes de chagrin d’amour et peur de ne plus être sur le marché casable et désirable.

Il y a un peu de La vie, l’amour... avec Mitch Robbins et ses anniversaires nocturnes de sa mère. J’ai bien aimé cette répétition annuelle qui marque les changements de vie de cette femme qui dévore les hommes sans attache, prise au piège de l’amour sans mode d’emploi et la peur de s’engager et de l’échec.

Aborder aussi un sujet sensible sur une tranche d’âge que le cinéma à tendance à éviter sur les femmes de quarante à soixante ans, considérées avec mépris peu bankable. La petite morale bien ténue que de ne pas se marier et se caser serait rater sa vie, est typique des valeurs américaines, quand il n’y a pas de quoi. La réalisation est maitrisée et bénéficie d’un panel d’interprètes de choix bien sympa.

Avec l’irrésistible Sharon Stone (Life of the line), Tony Goldwyn (Divergente 2) et la belle Famke Janssen (Taken 3), Ellen Burstyn (Adaline) et Liza Lapira (Crazy stupid love), Caitlin FitzGerald, Jason Gibson et Gilles Marini, Erica Ash, Leonor Varela, Ryan Lochte, Matthew Broussard, Yvonne Jung, D.G. Guyer, Ryan Lochte, Matthew Broussard, Jose Navarro, Parvesh Cheena, David Atkinson, Selah Victor, Zach Lutsky, Tom Paolino, Cami Pyne, Claire Adams, Annie Hsu, Theo Hutchcraft, Alana Noland, Elizabeth Posey, Story Slaughter, Harry Zinn et la voix de Phil Crowley.

Le film Happy Birthday, distribué par Koba Films, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 20 février 2019 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français et en audio français. Dans les suppléments, des entretiens avec Sharon Stone, Tony Goldwyn et Susan Walter.

 

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6 février 2019 3 06 /02 /février /2019 16:22

Un grand merci à France Télévisions Distribution pour m’avoir permis voir cette comédie réalisée en 2018 par Cédric Anger (La prochaine fois je viserai le cœur), pour une délirante plongée dans le cinéma pornographique.

Paris, 1982. Patrons d’un peep show, Le Mirodrome, criblés de dettes, Franck et Serge ont l’idée de produire des petits films pornographiques avec leurs danseuses pour relancer leur établissement. Le succès est au rendez-vous et ne tarde pas à attirer l’attention de leurs concurrents. Un soir, des hommes cagoulés détruisent le Mirodrome.

Ruinés, Franck et Serge sont contraints de faire affaire avec leurs rivaux. Mais ce que ces derniers ignorent, c’est que nos deux « entrepreneurs » sont des enquêteurs chargés de procéder à un coup de filet dans le business du « X » parisien. C’est le début d’une aventure dans le cinéma pornographique du début des années 80 qui va les entraîner loin. Très loin…

J’aime beaucoup les hypocrites comme Jack Lang, consommateurs comme tout le monde de vidéos pornographiques et qui crache dessus autant que que sur les actrices. Un film qui nous plonge dans le milieu de la production et de la réalisation de films à caractère pornographiques des années 80, avec un humour sarcastique décapé.

Je me suis beaucoup amusé à suivre la tournure que prennent ces policiers pris dans l’ambiance du milieu strip tease qui s’y intègrent en perte totale de repère sur leur mission. Ainsi, entouré de belles jeunes filles inhibées, nous sommes à notre tour envouté par un certaine désinvolture du corps et du sexe face à une caméra et des demandes de luxures impensables et imaginatives avec une facilité déconcertante de mise en boite. Une ambiance famille particulière de la pornographie, à l’heure où arrivait le sida qui emportera dans ces decennies nombres d’entre eux, dans la joie et la bonne humeur du sexe sans limite ni tabou. Une réalisation pétillante, drôle, triste aussi avec subtilité et sensibilité.

Avec les excellents Guillaume Canet (Jappeloup), Gilles Lellouche (Plonger), Michel Fau (Ouvert la nuit), Xavier Beauvois (Le secret des banquises), les belles Camille Razat (Rock and roll), Elisa Bachir Bey (Babysitting 2), Josephine de la Baume (Madame), Inge van Bruystegem, Valeria Nicov, la hardeuse Jade Laroche et l’ex hardeuse des années 70 et 80 Marilyn Jess, Kimberly Zakine, Mégane Lemiel, Clémentine Baert, Jeannick Gravelines ou encore Charlotte Gérald, Jean-Louis Barcelona et Xavier Alcan, Matthieu Dessertine et Christian Gregori, Jesuthasan Antonythasan et Marc Brunet, Christian Mazucchini, Guillaume Verdier et Quentin Dolmaire.

Le film L’amour est une fête, distribué par France Télévisions Distribution, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 23 janvier 2019. Il est proposé en version avec des sous-titrée français pour sourds et malentendants, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, Un cinéaste au travail, le documentaire du film.

3 étoiles

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4 février 2019 1 04 /02 /février /2019 15:31

Craig William Macneill, s’empare à son tout de ce fait divers de la fin du dix neuvième siècle, qui de part les conclusions de l’enquête et du procès, qui a marqué la société américaine d’un crime parfait.

Au matin du 4 août 1892 à Fall River, les corps de Andrew J. Borden et sa femme Abby sont retrouvés morts assassinés à la hache, par la jeune servante Bridget Sullivan. La fille d’Andrew, Lizzie Borden est arrêtée pour le meurtre de son père et sa belle-mère, tant tous les soupçons pèsent sur elle. Cependant, que sa sœur Emma Broden et leur oncle John V. Morse, pouvaient être soupçonnés mais à priori non présents au moment du meurtre. S’ensuit un testament en défaveur de Lizzie qui a disparu, que des liens amoureux entre Lizzie et Bridget les rendraient coupables ou complices. Pourtant, par manque de preuves, de témoignages ou d’aveux, le procès tourne court. Pas les soupçons.

Une adaptation qui n’hésite pas à interpréter sans aucune preuve les liens et événements qui se sont produits. Si tout tend en effet à cette interprétation probable, Rien permet d'affirmer la liaison amoureuse lesbienne, ni désigner le/la/les coupables, et moins encore les circonstances du drame. Cependant, la réalisation est suffisamment subtile pour laisser penser que ce double meurtre semble avoir été perpétré ainsi, et que les liens entre les deux jeunes femmes aient pu être saphiques, à tout le moins très proche.

La mise en scène est intelligemment sensible pour nous entrainer dans le récit passionnant, tout en semblant de calme et de sérénité quand bout des colères meurtrières, entre la spoliation de l'héritages des sœurs Borden, et les violes sur Bridget.

Il est vrai que dans la réalité, bien des éléments compromettants suscitent des questionnements qui accuseraient Lizzie et ou Bridget. La tentative d’achat de cyanure, la robe tâchée incinérée, l’héritage par la suit d’une partie de la fortune de Lizzie et la maison à Bridget qui a tenue à emporter le secret dans sa tombe quand elle savait tout. Une affaire qui a donné lieu à bien des livres et bande dessinées, des ballets et pièces de théâtre, des films, téléfilms et séries, jusque des contines et chansons.

Avec Chloë Sevigny (Love & friendship) et Kristen Stewart (Personal shopper), Kim Dickens (Miss Peregrine et les enfants particuliers) et Fiona Shaw (Pixels), Jamey Sheridan (Battle of the sexes), Denis O'Hare (Pyramide), Jeff Perry et Tara Ochs, Jay Huguley, Darin Cooper, Tom Thon et Don Henderson Baker, Daniel Wachs, Laura Whyte et Katharine Harrington.

3 étoiles

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