Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 10:25

Un grand merci à Pyramide Films et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique satyrique réalisée en 2018 par Sergey Loznitsa, pour relater l’occupation militaire Russe dans la province ukrainienne du Donbass, après l’annexion de la Crimèe.

Dans le Donbass, région de l’est de l’Ukraine, une guerre hybride mêle conflit armé ouvert, crimes et saccages perpétrés par des gangs séparatistes. Dans le Donbass, la guerre s’appelle la paix, la propagande est érigée en vérité et la haine prétend être l’amour. Un périple à travers le Donbass, c’est un enchainement d’aventures folles, dans lesquelles le grotesque et le tragique se mêlent comme la vie et la mort. Ce n’est pas un conte sur une région, un pays ou un système politique mais sur un monde perdu dans l’après vérité et les fausses identités. Cela concerne chacun d’entre nous.

Sous une forme particulière d’humour qui ridiculise la propagande russe pour ce qu’elle est de grotesque et de pathétique, Sergey Loznitsa relate l’occupation illégale par les forces russes et des mercenaires dans la province du Donbass avant sa prochaine annexion de facto. Sous forme de reportage satirique d’une triste comédie, on ne sait jamais trop bien à qui profite cette fanfaronnade. Bien sûr, les ex soviétiques sont ridiculisés à juste titre.

L’humour second degré est difficile, quand la réalité est bien pire qu’une farce à la Roberto Benigni. Depuis l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine et l’instauration de sa dictature sanglante, sa haine de la perte de l’URSS lui vaut de tenter de reconstituer l’empire tzariste. Le monde en général, et l’Europe en particulier, lâchement ne réagissent pas à la hauteur de la menace qui pèse sur nous tous, mais aussi sur la stabilité du monde qui risque d’exploser comme en 1939.

Poutine, après la Tchéchénie, s’est emparé de la Moldavie, de la Géorgie, de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, de la Crimée, de la Transnistrie et la Gagaouzie, maintenant c’est au tour du Dombass. Par un jeu de domino, tels les Sudètes qu’Hitler s’est emparé, et tels les honteux accords de Munich, personne ne réagit. Par peur de l’ours Russe, mais par intérêt du gaz et du pétrole russe, et ce ne sont pas les sanctions d’un blocus économique limité qui arrêteront Poutine, jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Après le Donbass, à qui le tour ? La Pologne, la Finlande ? Les pays Balte, et nous dirons amen ? Poutine agit toujours. Il a mis Trump au pouvoir, Hassad en Syrie, l’extrême droite de Salvini en Italie, le Bréxit en Angleterre, les fakes news et autres financements de partis populistes en Europe. Des provocations en tous genres comme l’arraisonnement de navires ukrainiens, comme les frontières titillées par l’aviation ou les sous marins de guerre… La Suède l’a compris qui a remis le service militaire obligatoire. Mais n’est-il pas déjà trop tard ? Le cinéaste Oleg Sentsov, prix Sakharov 2018, qui a été enlevé et arrêté par la police politique Russe en 2014 et condamné l’année suivante à 20 ans de réclusion à la suite d'un procès stalinien, croupit dans un goulag de Sibérie, en est un exemple. Nos lobbyistes nous mènent vers une catastrophe annoncée, que ce film tente de nous prévenir. Mourir, non pour Dantzig mais pour le Donbass.

Avec Valeriu Andriuta, Natalya Buzko, Evgeny Chistyakov, Georgiy Deliev, Vadim Dubovsky, Konstantin Itunin, Boris Kamorzin, Sergey Kolesov, Svetlana Kolesova, Thorsten Merten, Irina Plesnyayeva, Sergey Russkin, Oleksandr Techynskyi, Alexander Zamuraev et Olesya Zhurakovskaya.

Le film Donbass, distribué par Pyramide Films disponible dans les meilleurs bacs dès le 5 février 2019 en DVD. Il est proposé en version originale allemande sous-titrée français. Dans les suppléments, un entretien avec Sergeï Loznitsa.

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 10:50

Très bof moyen film de James Wan (Conjuring 2 : le cas Enfield) qui nous entraine dans un délire de guerre des sirènes ondins, pour l’adaptation du comic books de super héros créé par Paul Norris et Mort Weisinger,

Lors d’une tempête la princesse sirène atlante Atlanna en fuite trouve refuge chez le gardien de phare maori Tom Curry, et c’est le coup de foudre. Jeune maman d’un métis ondin humain, le petit Arthur voit sa mère repartir par la force dans son royaume sous marin. À 20 ans, mi-homme mi-poisson Arthur Aquaman sauve l’équipage d’un sous-marin des pirates Manta et son père Jesse.

Cependant que dans le royaune d’Atlantis, la guerre de succession fait rage. Le demi-frère d’Arthur, Orn fiancé à la belle Mera, veut le pouvoir absolu sur les 7 mers et se lancer dans une guerre contre les humains qui polluent, pillent et détruisent la mer. Arthur et Mera vont s’allier et s’aimer, et tenter de venger Atlanna disparue depuis 20 ans dans la fosse du sacrifice.

Les relations sexuelles entre humains et animaux, c’est de la zoophilie. Entre humains et poissons, c’est de l’Aquaphilie ? Passons cette blague. Quoique… Donc cette histoire de guerre sur la base en principe d’écologie, plonge dans la trame habituelle des bons et des méchants, de la conquête du pouvoir et de la destruction du plus classique.

On nous remet de nouveau l’Atlantide dans l’Atlantique quand c’est dans la mer d’Égée sur l’île de Santorin. Pour le reste, que dire ? C’est de l’acabit mythologie grecque à la sauce Star war dans laquelle il y a 10% de trame hyper calibrée et 90% de courses poursuites, de combats rapides et floues et d’en ennui mortel.

Une fin guimauve, où des milliers de morts plus tard, tout le monde s’embrasse et se pardonne, les deux frères, l’ex fiancée de l’un va avec le plus fort comme quoi la morale du plus fort est toujours la meilleur, sans oublier la maman qui... Bref ! J’ose espérer qu’on ne part pas vers une trilogie interminable.

Un super héros qui apparait rapidement à la télévision dans des séries et animations, au cinéma plus tardivement en 2016 avec Batman v Superman : L'Aube de la justice en caméo, et en 2017 avec Justice League réalisés par Zack Snyder, dans lesquels nous retrouvons les principaux interprètes.

Avec dans ce casting choral Jason Momoa (Du plomb dans la tête), les très belles Amber Heard (The danish girl) et Nicole Kidman (Lion), Willem Dafoe, Patrick Wilson, Dolph Lundgren, Yahya Abdul-Mateen, Temuera Morrison, Ludi Lin, Michael Beach, Randall Park, Graham McTavish, Leigh Whannell, Andrew Crawford, Sophia Forrest, Natalia Safran et les jeunes Tainui Kirkwood et Tamor Kirkwood. Denzel Quirke et Kaan Guldur, Otis Dhanji et Kekoa Kekumano.

Partager cet article
Repost0
5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 08:59

Un grand merci à Spectrum Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique hongkongaise réalisé en 1981 par Ann Hui, pour une plongée dans le cauchemar des migrants boat people.

Après la défaite américaine au Viet-Nam, le régime communiste s’abat sur le pays et impose un régime de dictature impitoyable, notamment sur la minorité chinoise. Wu Yuet, quitte Saigon sur un bateau de fortune en direction de Hong-Kong, en espérant entrée ensuite aux États-Unis. À son arrivé il est parqué dans un camp de réfugiés avec la menace d’agents communistes qui assassinent les dissidents.

Grâce à une amie d’enfance, Li Lap-Quan, il achète un faux passeport. À Manille aux Philippines, alors qu’il s’apprête à s’envoler avec Shum Ching, une jeune femme dont il est tombé amoureux, elle est kidnappée par un proxénète philippin. Woo Viet décide de rester au service de ce mafieux comme tueur à gag pour la sauver. Son rêve d’une nouvelle vie plonge dans l’horreur de la pègre.

Un très beau film poignant qui fait parti d’une trilogie de la réalisatrice -Boy from Vietnam (téléfilm -1978) Story of Woo Viet (1981) et Boat people (Passeport pour l’enfer - 1982) qui nous décrit à partir de témoignages d’immigrés vietnamiens, le terrible sort des migrants dont la fuite de l’horreur ne se transforme pas en paradis tant les pires profiteurs de la misère s’abattent sur eux. Viols, meurtres et proxénétismes deviennent une vie d’enfer pour les jeunes femmes dans l’esclavage sexuelle ou de mains d’œuvre dans les quartiers sombres au vu et au su de tous les politiciens locaux véreux où la corruption va bon train. J’ai été saisie par l’ambiance qui tourne véridique.

Le savant mélange d’action et violence, suspens et romance, nous offre une poignante vérité qui nous émeut, notamment avec la scène finale, très belle et triste. Ainsi, à travers ces trois films, Ann Hui abordait non seulement le virage de la nouvelle vague hongkongaise mais aussi l’intérêt sur le sort de ces milliers de migrants aux destins tragiques.

Avec Yun-Fat Chow, les jolies Cora Miao et Cherie Chung, Lieh Lo, Dave Brodett, Tao-chieh Chen et Homer Cheung, Chun-Ying Chung, Ramon D'Salva et Yun-Chuen Fung, Biu Gam, Rasauro Gotaco, Ying-Fat Lam, Greg Lozano et la voix de Warwick Paul Evans.

Le film The story of Woo Viet, distribué par Spectrum Films, est disponible en Combo édition collector DVD et Blu-ray limitée à 1000 exemplaires dans les meilleurs bacs depuis le 15 décembre 2018. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, un entretien exclusif avec la réalisatrice Ann Hui, un entretien avec le producteur Teddy Robin Kwan, Le film Boat People -Tau ban no hoi- pour la première fois en HD (1982), la présentation des films par Arnaud Lanuque, et la critique par The Film Talker.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
3 janvier 2019 4 03 /01 /janvier /2019 10:43

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette comédie d’action, réalisée en 2018 par Susanna Fogel, qui nous entraine dans une courses poursuite mortelle à travers l’Europe entre des méchants et des moins méchants déjantés.

Drew, après avoir largué par texto sa petite amie Audrey réapparait violemment chez elle à Los Angeles avant de se faire tuer. Il a juste le temps de parlé de trophée et de Vienne en Autriche. Arrêtée par les agents Sebastian et Duffer du FBI, elle apprend que son ex était un espion. Intriguée, Audrey et sa meilleure amie Morgan, poursuivies par des assassins, décide de se rendre en Europe vers des aventures d’espionnes qui vont les amnener à rencontrer toutes sortes d’assassins et d’espions, et beaucoup de morts.

Une comédie d’action version féminine, comme dans Proud Mary, qui entraine ces deux jeunes femmes extrêmement proches pour une aventure où elles vont exceller mieux que des professionnelles. C’est vif et alerte à l’humour débridé et bien sage, qui tourne pastiche les films du genre des James Bond girls. Le tandem Kunis McKinnon fonctionne à merveille. Beaucoup d’actions, beaucoup de morts -trop ?- pour un final improbable mais logique de délire.

Avec Mila Kunis (Bad mom), Kate McKinnon (Joyeux bordel), Justin Theroux (Star wars - les derniers Jedi), Gillian Anderson (Shadow dancer), Sam Heughan, Hasan Minhaj, Ivanna Sakhno, Paul Reiser, Jane Curtin et Kev Adams.

Le film L'espion qui m'a largué, distribué par Metropolitan Vidéo et sa page Facebook, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs depuis le 15 décembre 2018. Il est proposé en version originale sous titrée français, et audio en français. Dans les suppléments, le documentaire du film, Faites connaissance avec Hasan Minhaj, Gary Powell, le roi de l’action, Scènes coupées, Prises ratées, et des improvisations.

Partager cet article
Repost0
2 janvier 2019 3 02 /01 /janvier /2019 09:52

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir cette comédie pastiche réalisée en 2014 par Frédéric Grousset, qui nous embarque dans une aventure délirante pour une ambiance en 3 dimensions visuellement réussie de la 3D.

Armé de son caméscope 3D, Johann se prépare à filmer la soirée d’enterrement de vie de garçon de Julien, organisée par ses vieux amis Philippe et Gilles. C’est une surprise totale et l’homme de la soirée se fait quelque peu prier avant d’accepter. La fête commence. Les ennuis ne vont pas tarder à pointer le bout de leur nez.

Si le récit est volontairement barge qui pastiche les films du genre Very bad trip vers un Le projet Blair witch très franchouillard chtarbé à souhait, c’est surtout le prétexte à l’utilisation optimale de la 3D franchement réussie. Habituellement, je ne suis pas fan de ce procédé au cinéma qui a tendance à assombrir l’image par des lunettes lourdes et foncées qui tourne rapidement au cœur et aveugle de lassitude.

D’ailleurs, on n’en parle plus. Par contre, sur un téléviseur grand écran et lecteur 3D, que le Père vient de m’apporter, c’est carrément un vrai régale que j’ai hâte de renouveler. De fait, Frédéric Grousset et ses assistants, ont soignés les cadrages et prises de vues sur une mise en scène maitrisée en des variations de lieux et de cadres –voiture, bar, forêt- pour nous en mettre plein la vue.

Avec Julien Masdoua, Philippe Hassler et Gilles Serna, Marion Trintignant, Christophe Pernoud, Frédérique Bruel et Marine Monteiro, Omelia Cortine, Marine Monteiro et Carine Jaussaint, Laure Landucci, Jean-Pierre Palomar, Thierry Bellone, Marine Bohin et Elodée Cathary.

Le film Bad trip 3D, issu de la collection Frenchies, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs en Master HD 3D, depuis le 2 octobre 2018. Dans les suppléments, le documentaire du film, un court métrage, Kangootomik, et un film, de Frédéric Grousset (pour la 1ère fois en HD), Relief hexagonal, et la bande-annonce originale Version 2D de Bad trip 3D.

 

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 13:21

Remake féminisé de Transformers par Travis Knight (Kubo et l'armure magique), sympathique mais qui n’apporte pas grand-chose à la saga, d’autant plus que narration maladroite ne suit pas vraiment les effets spéciaux.

1987. Alors qu'il est en fuite, l'Autobot Bumblebee trouve refuge dans la décharge d'une petite ville balnéaire de Californie. Il est découvert, brisé et couvert de blessures de guerre, par Charlie, une ado qui approche de ses 18 ans et cherche sa place dans le monde. Et quand elle le met en marche, elle se rend vite compte qu'il ne s'agit pas d'une voiture jaune ordinaire.

On remplace Shia LaBeouf par Hailee Steinfeld, on remplace par Bumblebee Camaro II jaune par Bumblebee Volkswagen Coccinelle jaune, par contre on ne remplace pas Megan Fox par Jorge Lendeborg jr. tant je ne sais pas à quoi il sert tellement inutile est sa présence et dépourvu de talent. Pour le reste la trame est quasie identique en plus ou moins ci ou ça, pour un public plus jeune sans doute, moins trash moins érotisé, plus pré-ado. Pas très convaincant et plutôt moyen.

Avec la très jolie Hailee Steinfeld (Pitch perfect 3), John Cena (Crazy Amy), Jorge Lendeborg Jr., Jason Drucker et Pamela Adlon, Stephen Schneider, Ricardo Hoyos et John Ortiz, Glynn Turman, Len Cariou et Kollin Holtz, Gracie Dzienny, Fred Dryer, Isabelle Ellingson et Mika Kubo.

Partager cet article
Repost0
1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 10:25

Une excellente et sympathique comédie de François Desagnat (Adopte un veuf), pour un récit conviviale, drôle et tendre.

Stéphane, marié avec Suzanne, est père de trois filles, Alexia, Raphaëlle et Gabrielle. Elles ne veulent plus lui présenter leur petit ami, tant Stéphane qui rêve de la complicité d’un garçon qu’il n’a pas eu, les fait tous fuir. C’est encore le cas avec le nouveau d’Alexia, Thomas, joueur de rugby, dont elle se lasse vite à la plus grande désolation de son père.

D’autant qu’elle tombe amoureuse de Bertrand, un jeune médecin et collègue de son père qui ne le supporte pas, et va tout faire capoter cette belle histoire d’amour pour la remettre dans les bras de Thomas. Dans le même temps, Raphaëlle n’ose pas présenter son fiancé.

Une bien sympathique comédie qui joue avec beaucoup de subtilité et d’humour sur les liens d’un père et ses trois filles en frustration de garçon, non cette fois-ci dans un patriarcat de transmission de nom mais de complicité entre « homme », avant de se rendre compte qu’il les a aussi avec ses filles, juste qu’il avait besoin de sortir de certains schémas machiste. J’ai beaucoup aimé le récit qui sait faire rire sans vulgarité et émouvoir sans pathos, dans un bel équilibre de tendresse et d’outrance juste ce qu’il faut. Une belle réussite d’écriture et de mise en scène, la meilleure de l’année 2018, d’autant avec un casting bien trouvé.

Avec les excellents Kad Merad (Brillantissime) et l’adorable Pauline Etienne (Sage femme), Julie Gayet (Sans laisser de trace), François Deblock (Fonzy) et Zabou Breitman (Il a déjà tes yeux), Guillaume Labbé (La French), Chloé Jouannet et Louise Coldefy (Sales gosses), Jérémy Lopez, Zoé Marchal, Julianne Binard, Emmy Stevenin, Lise Audricourt et Andrée Damant.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 10:04

Un grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir cet excellent film de propagande d’espionnage de guerre réalisé en 1942 par Fred Zinnemann, d'après le roman Odor of violets de Baynard Kendrick, alors que les états-Unis sont enfin entré dans la guerre contre le nazisme.

Norma Lowry sollicite l’aide de son ami le détective aveugle Duncan Maclain car elle vient d’apprendre que Paul Gerente, l’un de ses ex prétendants, courtise sa belle fille Barbara âgée de 17 ans. Lorsque ce dernier est retrouvé assassiné, Norma devient la principale suspecte de ce crime dont le corps disparait. Mais le détective découvre bien vite des liens avec la maison de Norma et son mari Stephen, par le biais de Gabriel Hoffman le mari de Vera, servante de Norma. Ducan entre chez Norma en se faisant passer pour son oncle afin de mener à bien son enquête.

Je me suis beaucoup amusé avec cet excellent film d’espionnage qui au départ nous entraine dans une simple histoire de relation inappropriée entre un vieux acteur et une jeune adolescente, qui vire dans un meurtre puis d’étranges voleurs prêt à tout pour ouvrir un coffre fort, avant que l’on comprenne ce qui se trame réellement.

Beaucoup d’humour et d’émotion, d’actions et de surprises en rebondissements, tout y est pour nous régaler d’un divertissement au but de prévenir que la guerre vient jusque dans une demeure américaine avec des espions nazis. L’intrigue est maitrisée comme la mise en scène d’une pièce de théâtre au huis clos menaçant mais qui trouve toujours une astuce ou un gag pour ridiculiser l’ennemi en fieffé bandits pas très doués et maladroits.

Avec Edward Arnold (Vous ne l’emporterez pas avec vous), Ann Harding et Donna Reed (La vie est belle), Stephen McNally (Les inconnus dans la ville), Katherine Emery, Allen Jenkins et Stanley Ridges, Reginald Denny, John Emery et Rosemary DeCamp, Erik Rolf, Barry Nelson, Reginald Sheffield, Steven Geray, et Mantan Moreland, John Butler, Edward Kilroy, Ivan Miller et G. Raymond Nye, Milburn Stone, Frank M. Thomas, Marie Windsor et le chien Friday.

Le film Les yeux dans les ténèbres, issu de la collection Classiques américains, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs en depuis le 4 décembre 2018. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 10:02

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique aquatique réalisée en 2012 par John Stockwell (Blue crush), dans une lutte contre un traumatisme et la passion de la mer et des requins.

Plongeuse passionnée des requins avec lesquels elle nage en toute confiance, Kate Mathieson est traumatisée après la mort de son ami Themba, tué par un requin. Depuis, elle n’ose plus plonger et survit en tant que guide touristique en Afrique du Sud. Quand Jeff son ex mari revient afin de tenter de la remettre des ses émotions et retrouver le plaisir de sa passion. Il apporte avec lui Brady et son fils Luke, deux clients richissimes qui veulent voir les requins de près.

Un beau film pour un drame qui prend au coeur et aux tripes d’un traumatisme sans remède que le temps. Ainsi, dans ces eaux magnifiques, nageant en toute confiance entre les requins, où l’accident mortel peut arriver, se dessine un récit pour une fois qui n’est anti requin. Le risque est aussi grand entouré de tigres ou autres fauves sans que cela remette en cause la vie animale dans son environnement sauvage.

La thématique est bien centrée sur le trauma et le temps qu’il faut lui laisser pour le surmonter. En l’occurrence, ne jamais forcer comme c’est le cas dans ce récit un ex qui tente maladroitement de guérir plus vite et brutalement, avec un client abrutis dans une météo dangereuse. Je me suis laissé emporter par cette ambiance même si parfois excessive et mélo, mais dont les images soignées qui marquent sur une mise en scène maitrisée. Des films sur les requins abondent avec bien sûr la célèbre saga Les dents de la mer, mais aussi l’excellent 47 meters down, Instinct de survie, ou le délirant Jersey shore shark attack, et tant d’autres, offrent un beau panels de sensations diverses.

Avec la très belle Halle Berry (X Men: days of future past), Olivier Martinez (L’oracle), Luke Tyler (Chronicle), Ralph Brown (Jackie), Mark Elderkin, Sizwe Msutu, Thoko Ntshinga, Henrik Vos, Judith Kronenberg-Sarembock, Wayne Harrison, Josef du Plessis et Jessica Taylor.

Le film Dark tide, distribué par Metropolitan Vidéo et sa page Facebook, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs depuis le 15 décembre 2018. il comprend le film en deux versions : version cinéma de 89 minutes, en version originale sous titrée français, et audio en français, et version longue de 113 minutes en version originale sous titrée français, et audio en français.

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2018 5 28 /12 /décembre /2018 10:18

Un très grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de découvrir ce très beau biopic dramatique réalisé en 2016 par Charles de Meaux (Stretch), sur l’œuvre de l’artiste prêtre jésuite, et son portrait de l’impératrice à la cour de l’empereur de Chine, Ulanara.

À la mort en 1748 de Dame Fuca, première épouse de l’enpereur de Chine QianLong de la dynastie Qing, une de ses concubines, Dame Ulanara, devient sa seconde épouse et la nouvelle impératrice du pays. à la suite de la présentation d’un portrait flatteur de la défunte impératrice, Ulanara se voit accordée un portrait à l’occidentale. C’est le peintre portraitiste officiel de l’empereur, le prêtre jésuite Jean-Denis Attiret qui est chargé de la commande. Durant une semaine, devant un parterre de gardes et de suivantes, le peintre exécute son magnifique tableau dont un lien intangible restera marqué entre peintre et poseuse. 

Un très beau film, tout en subtilité et sensibilité, dans des décors de la cité interdite somptueuse à l’ambiance doucereuse et dangereuse aux codes indiscernables aux néophytes. Sur une mise en scène suave, dans des couleurs et lumières chaleureuses, se cache la froideur du protocole que les séances de pose apportent vie et liberté. à traves l’exécution de ce superbe portrait, se dessine en filigrane la vie cruelle machiste de la cour, aux harems remplis d’esclaves de jeunes concubines aux guerres sourdes pour parvenir aux meilleurs places auprès de l’empereur au nom des clans dont elles sont originaires.

Ainsi, Ulanara, issue des clans Ula et Nara, se voit tomber dans une brutale disgrâce, sans que la véritable raison se soit connue. Sous cet empereur, les jésuites ont eu une position privilégié grâce au prêtre missionnaire italien Matteo Ricci, alors même que les chrétiens chinois sont martyrisés dans tout le pays. Le prêtre jésuite et peintre Jean-Denis Attiret, a vécu 31 ans dans la cité interdite, auteur de plus de 200 peintures, la plupart disparues.

Avec la très belle Fan Bingbing (I am not Madame Bovary) et Melvil Poupaud (Victoria), Shi-Jye Jin, la bien jolie Yue Wu et Huang Jue, Thibault de Montalembert, Féodor Atkine et FeiFei Yao.

Le film Le portrait interdit, distribué par Condor Entertainment et sa page Facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 27 novembre 2018. Le coffret prestige contient le Blu-ray et le DVD du film, un livret exclusif de 76 pages : entretien avec Charles de Meaux photos coulisses du film extrait du livre Voyage à Film City de Melvil Poupaud, croquis et aquarelles originaux du film, extraits des lettres de Jean-Denis Attiret, biographie du peintre rédigée par Catherine Scheck (ingénieur d’études au Musée du Louvre), la reproduction de l’œuvre de l’artiste prêtre de Le portrait de la concubine. Il est proposé en version originale mandarin et français sous-titrée français. Dans les suppléments, Les Mystères de la Joconde asiatique, Scène coupée.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0

Présentation

Compteur

Notations

Notation

Catégories

Liens