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8 août 2015 6 08 /08 /août /2015 10:48

Film terriblement long et ennuyeux de Gaspar Noé, dans ce qui est plus qu’un érotique et moins qu’un porno, tout en étalant quelques scènes trashs tristes et aussi peu excitantes, où l'amour à peu de place et où  le sexe a aussi peu de plaisir et de joie, et la drogue une très grande place.

A la suite d’un appel téléphonique de la mère d’une ancienne maitresse, inquiète d’être sans nouvelle de sa fille, Murphy se remémore entre un rail de coke et une prise d’opium, cette Electra qu’il avait perdu en mettant enceinte la jeune voisine Omi, devenue depuis sa femme. Ainsi, il retient de cette époque, les parties de jambes en l’air à tout va, les nombreuses tromperies de part et d’autre, les parties à trois avec Omi, des partouzes échangistes, d’expérience avec un travesti…

Et donc on en avait tellement parlé à tort et à travers, pour finalement pas grand-chose. Plus que le récit particulièrement pauvre, mélangeant drogue et sexe, en oubliant l’essentiel des sentiments amoureux, pour nous a t on dit une histoire d’amour crue et que l’on ne voit pas, c’est la réalisation qui pêche par sa nullité. Mal filmé, mal raconté, mal découpé et mal écrit. Les textes sont risibles de bêtises creuses, et typiquement franchouillards. Je ne connais aucun américain aussi nazebroque que ce Murphy pour connaitre la raclette. L’histoire, si histoire il y a, d’un abruti congénital, qui décidément pète ses capotes à tous les coups qu’il tire, junky au dernier degré, pleure plus sur lui que sur les autres, con comme sa bite qui se remémore une folle maitresse aussi débile cramée. On a un peu de mal à comprendre qu’elle ait abandonné son crétin pour avoir mis enceinte la petite voisine, quand elle… Pour la psychologie de comptoir, il faudra aller voir ailleurs. De fait, il y a de la nudité érotique, pour des scènes crues comme les nombreuses branlettes en tous genres, sans sombrer pour au temps dans le porno trash. Les limites sont donc balisées, comme la caméra des plus statiques. Pas vraiment vulgaire mais grossier, sans plus, ni les images ni les mots ne choquent, pas plus qu'ils évoquent le moindre ressenti. L'empire des sens avait su le mieux conciler porno et amour avec qualité. Question romantisme et amour, il faudra revenir un autre jour. J’en ai déjà vu plus dans certains pornos avec parfois de l’humour.

D’autant avec un casting aussi affligeant, dans lequel Karl Glusman s’avère être extrêmement mauvais, de même qu’Aomi Muyock, reine de la branlette, pour le moins très spéciale et aussi peu bandante, quand la jolie Klara Kristin, serait plus excitante mais aussi nulle actrice, sauf de la langue du palot. Il eut été peut-être préférable de prendre de vrais professionnels du hard.

1 étoile

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 14:17

Il semble loin le Michel Gondry (L’écume des jours), qui eut un trait de génie avec Eternel sunshine of the spotless mind qui restera à tout jamais son chef d’œuvre et lui collera éternellement à ses basques, tant depuis il n’a jamais réussi à vraiment confirmer aussi bien. La preuve avec ce gentillet petit film pour préadolescents des années cinquante, sympathique mais qui manque cruellement de souffle.

Deux adolescents moyens de quatorze ans, mal dans leur peau se lient d’amitié. Daniel Guéret est baptisé Microbe pour sa petite taille, son apparence efféminée, et Théo Leloir est surnommé Gasoil, pour avoir toujours les mains sales d’huile avec sa passion des moteurs. A l’approche des vacances d’été, ils se lancent dans la construction d’un véhicule en forme de maisonnette avec un moteur à tondeuse à gazon. Une nuit, ils partent pour l’aventure par les petites routes de campagne.

Si à priori le récit se passe semble t-il de nos jours, tout respire avec un énorme décalage des années glorieuses d’après guerre, tellement l’état d’esprit est totalement hors du temps présent. Pour au temps, ce n’est pas désagréable, et même plutôt rigolo de suivre ces deux compères dont ne sais jamais réellement le degré d’amitié qui les lie. Les blagues potaches, et les péripéties s’accumulent avec amusement et facétie. Quelques longueurs, une ambiance un brin désuet limite naïf plane dans ce récit. Je regrette le final avec le coup de poing et le nez ensanglanté qui ne cadre tellement pas avec l’esprit du récit, ni avec la gentille subtilité du gamin.

La réalisation est propre et sans grand reproche, comme la mise en scène classique et maitrisée, avec des dialogues souvent vieille France inattendues qui donne un résultat sympathique sans pour autant marquer les esprits. La voiture maisonnette camping-car est rigolote et est un personnage à elle seule. Quelques petites longueurs trainent par moment le trajet.

Le duo Ange Dargent et Théophile Baquet (La nouvelle guerre des boutons) fonctionne à merveille, entre humour et émotion, de même de Diane Besnier, comme Audrey Tautou (Casse tête chinois) toujours aussi marquante. Les Vincent Lamoureux et Agathe Peigney, ou Douglas Brosset et Charles Raymond, comme des autres, le courant passe bien en règle générale.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 10:29

Excellente comédie de Preston Sturges, réalisée en 1941 qui ironise et se moque gentiment des réalisateurs et des comédiens qui se prenaient beaucoup trop au sérieux, directement lié à son long conflit avec la Paramount, et face au décalage entre le Hollywood et les quidams, qui reste encore d’une extrême actualité.

Le réalisateur de comédies à succès John L. Sullivan, souhaite faire un film sérieux, montrant la réalité de la vie quotidienne d’un homme ordinaire, qui aurait pour titre O brother where art thou. Son patron lui fait remarquer que John n’a aucune connaissance de la misère. Piqué à vif, le jeune homme se déguise en clochard avec peu d’argent en poche, et part à l’aventure de la vie de miséreux. Chemin faisant, il fait la rencontre d’une belle jeune femme qui l’accompagne dans son odyssée pleine d’aventures et de rebondissements, et des révélations à la clé.

Excellemment bien écrit, avec des dialogues affutés, drôles et percutants, le récit est juste fabuleusement magnifique. Avec beaucoup de subtilité, sont révélés les écarts de vie et de mentalités entre les nantis et les moins bien lotis. Le récit nous embarque avec une causticité mordante, dans des univers aux antipodes d’une dualité extrême qui remet certains à leur place. Les protagonistes sont attachants, dans cette romance à étincelles joyeusement comique et tendre. Les surprises sont toujours inattendues et le final bien vu.

La réalisation est percutante, avec un rythme endiablé, qui jamais ne cède à la facilité ou baisse de régime. D’entrée de jeu, nous sommes balancés dans la rue et à la campagne, pour un voyage extraordinaire des gens ordinaires. Bien sûr, ça ne changera pas les mentalités, tant les frontières sont hermétiques, mais la description est mordante, l’humour ravageur, et la mise en scène parfaitement maitrisée. Un film que devrait regarder certain publicitaire à montre de luxe avant cinquante ans…

Les frères Joel et Ethan Coen ont rendus un vibrant hommage appuyé à Struges, en reprenant le titre du film de John L. Sullivan, avec Oh brother where art thou? pour leur adaptation très personnelle de L'Odyssée d’Homère, avec pour interprètes, George Clooney et John Goodman. Le personnage principal est en partie inspiré de l’acteur John Garfield, célèbre pour son caractère affirmé, qui fut sur liste noire pour refus de délation lors du maccarthysme.

Joel McCrea (La femme sans loi) avait également participé au script, en plus de ses talents d’acteur. La belle Veronica Lake (Tueur à gages), qui voulu tellement jouer dans ce film, avait dissimulé sa grossesse, mettant Sturges dans une terrible colère, est excellente et marquante. Robert Warwick (Le gentilhomme de la Louisiane) et William Demarest, ainsi que Franklin Pangborn, Porter Hall et Byron Foulger, ou encore Margaret Hayes (Les inconnus dans la ville) donnent le ton juste.

3 étoiles

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 10:50

Zeresenay Berhane Mehari nous relate à partir d'une terrible et émouvante histoire véridique inspirée de la jeune Aberash Bekele, du combat de l'avocate Meaza Ashenafi, et de son association au travers d'une pratique odieuse d’enlèvements, de viols et de mariages forcés de jeunes filles, selon des pratiques traditionnelles dans certaines régions d’Afrique, pour le respect du droit des femmes éthiopiennes.

Alors qu’Hirut, jeune collégienne de 14 ans quitte l’école, elle est pourchassée par des cavaliers qui l’enlève, et l’emmène dans leur village où elle y est violée et enfermée, avant d’être prochainement mariée de force. Cependant, profitant d’un moment d’inattention de ses ravisseurs, elle s’échappe en emportant le fusil du violeur. Poursuivie par la meute, elle abat son ravisseur. Elle ne doit son salut qu’à l’arrivée inopiné de policier qui lui évite l’égorgement assuré. Pourtant, son sort semble réglé aux yeux d’une justice patriarcale, et sa condamnation à mort certaine, quand son dossier est pris en charge par l’avocate Meaza Ashenafi, avec son association de femmes avocates combattant pour le droit des femmes en Ethiopie, qui tente tout pour la sauver, et éveiller les consciences du pays contre ces pratiques archaïques.

Sur une tragique tradition monstrueuse, le récit donne un rendu d’une affaire qui permit une grande avancée dans les consciences et la lutte contre une pratique scandaleuse. Pourtant, bien que la narration soit émouvante en soit, la réalisation m’a paru un peu rêche et froide dans sa retranscription un peu trop circonstancier dans l’énumération des faits. Il faut attendre véritablement le dernier tiers pour trouver l’émotion à fleur de peau. Cependant, le combat héroïque d’une poignée de femmes déterminées, face à tantôt l’indifférence, ou tantôt la complicité générale des hommes, est excellemment bien rendu, et la victoire d’autant plus admirablement heureuse. Surtout quand tant de femmes à travers le monde en général, et en Afrique en particulier, subissent à chaque instant tellement d’horreur dans des justifications inacceptables selon des traditions ou religions machistes, qu’une petite lueur d’espoir qui surgit ici fait du bien au moral. Ce film à le mérite de montrer que rien n’est impossible à faire évoluer les mœurs, et que le combat mérite d’être soutenu contre toutes les barbaries… et il y a encore tant à faire.

Meaza Ashenafi, est la fondatrice et directrice exécutif de l'organisation d'aide juridique éthiopien Association des femmes juristes, dont l’inlassable combat contribue à l’évolution des femmes éthiopiennes et l’adoption de lois. Le film a eu un grand succès, malgré des tentatives pour son interdiction de diffusion dans le pays. Il montre que quand les femmes s’organisent, elles peuvent devenir puissantes et faire changer leur destin.

La très belle Meron Getnet, joue avec beaucoup de conviction et d’émotion, autant que la jeune Tizita Hagere pleine de sensibilité à fleur de peau et terriblement marquante. Il en est ainsi d’Haregewine Assefa et de Brook Sheferaw, Mekonen Laeake et Meaza Tekle, Shetaye Abreha et Moges Yohannes ou encore Mickey Tesfaye, Teferi Alemu, Kiya Kenneha et Girma Teshome.

3 étoiles

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 10:37

Premier long métrage de Bill Pohlad, qui s’est lancé à cœur perdu dans une description de la vie du chanteur de The Beach boys, célèbre groupe de rock formé en 1961 et à l'immense succès dans les années soixante et quatre-vingts, pour un biopic centré plus sur la maladie mentale de son mentor que de sa création finale.

Melinda Ledbette, fait un jour la rencontre d’un certain Brian Wilson, avec qui le courant passe très bien, d’abords amical puis amoureux. Elle ne se doute pas alors, qu’il est celui qui a fait le gigantesque succès du célèbre groupe des Beach Boys. Génie talentueux, il est depuis toujours coincé dans une schizophrénie, sous la direction dictatoriale d’Eugene Landy, un thérapeute radicale aux méthodes et comportements des plus violents. Une liaison qui ne plait guère au toubib, maintenant son protégé à un salaire fabuleux, sous sa coupe intransigeante, quand l’amour semble une thérapie plus efficace.

Autant je trouvais intéressant de nous conter la vie et l’œuvre, au travers de la maladie de Brian Wilson, autant la réalisation particulièrement confuse me l'a rendu perplexe. J’ai trouvé terriblement pénible toutes les répétitions musicales à n’en plus finir sans jamais en voir la finalité aboutie, qui aurait été mérité de profiter des airs célèbres. Les flashs back tout azimut, mélangeant différentes périodes de créations ou des crises de folie, entre l’histoire d’amour qui se tisse et le traitement radical d’un fou furieux bon à enfermé plus qu’à soigner, rendent le tout indigeste.

John Cusack and Elizabeth Banks in Love and Mercy Love & Mercy: John Cusack & Elizabeth Banks On Playing Real Life PeopleLe casting est riche et de qualité, avec Paul Dano (12 years a slave) très convaincant, tout comme John Cusack (Le majordome) et Elizabeth Banks (Hunger games - La révolte), ainsi que Paul Giamatti (San Andreas) effrayant. Il en est de même avec Jake Abel (Percy Jackson : la mer des monstres) et Graham Rogers, Brett Davern (My movie project) et Kenny Wormald (Clerks 2), ou encore Joanna Going et Erin Darke (Still Alice), tous dans l’esprit général.

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 11:30

Comédie bien rigolote réalisée en 1980 par Howard Zieff, qui nous entraine dans les arcanes militaires de bidasses en robe et rouge à lèvre avec beaucoup d’humour déjanté et une vision toute féminine de l’armée et de ses arguties légérement écornées avec une certaine subtilité condescendente dans un grand délire général.

Parce que son premier mariage avait rapidement tourné court, et qu’au second le mari est mort d’une crise cardiaque au moment du coït nuptial, Judy Benjamin, jeune bourgeoise de 28 ans, plonge dans le désespoir. C’est à la suite du piège d’un officier recruteur habille, que la jeune veuve s’engage dans l’armée, et se retrouve embringuée dans une caserne au lieu du club de vacances promis. Passé la surprise et les premiers moments difficiles avec l’environnement et les nouvelles recrues, Judy s’acclimate autant que faire se peut dans son camp d'entrainement. La fifille super trop choyée par ses parents, se découvre une force de caractère insoupçonnée, et peut-être un amour avec un beau français.

J’avoue que je me suis beaucoup amusé dans cette comédie loufoque, bien qu’un peu trop moraliste sur les bords, mais que nombre de gags et répliques laissent de côté certains clichés. Si quelques longueurs sur la fin avec la romance traînent un peu, l’ensemble reste une bonne comédie bien barge. De fait, la nunuche de service, bringuebalé par les aléas de la vie, et l’éducation étouffante l’ayant totalement vidé de la moindre personnalité et sens de décision, trouve un passage originale vers la vie adulte. Certes, l’armée sert ici de déclencheur que l’on pourrait trouver mieux tant était risqué le message « engagez-vous, rengagez-vous ». il n’en est rien tant la caserne et ses  sont gentiment mis au pilori. Reste que le récit est drôle de part la personnalité godiche d’une Judy qui trouve la clé pour laisser exprimer sa véritable identité.

La réalisation est des plus classiques pour une comédie des années quatre-vingts, surfant sur le trash sans jamais dépassé les limites. Mise en scène cependant vive et bon enfant qui alterne ainsi les moments d’actions rocambolesques aux phases plus romantiques. Une série télévisée en trois saisons, de 1981 à 1983 avait suivi la vague du succès du film, avec Lorna Patterson, Eileen Brennan et Hal Williams. En Mars 2010, il avait été annoncé un remake avec Anna Faris, mais finalement, en mai 2014 il a été confirmé que ce serait Rebel Wilson qui incarnera Judy Benjamin.

En attendant cette sortie, c’est l’excellentissimement drôle et charmante Goldie Hawn (Swing shift) qui marque pour l’éternité son personnage, avec son mélange de candeur et de crédulité, face à Eileen Brennan (La cité des dangers) et Armand Assante, comme Robert Webber et Sam Wanamaker (Baby boom), mais aussi les Barbara Barrie et Mary Kay Place (Miss Meadows), ou encore Harry Dean Stanton (Adieu ma jolie) et Hal Williams, Toni Kalem et Damita Jo Freeman, ou encore Craig T. Nelson et Albert Brooks (A most violent year) qui participent avec autant de conviction à la réussite générale.

3 étoiles

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3 août 2015 1 03 /08 /août /2015 08:48

Wang Chao, nous plonge au cœur d’une dramatique sociale à la Emile Zola dans le monde ouvrier chinois du vingt et une siècle, qui visiblement ne bénéficie toujours pas des « bienfaits » du communisme triomphant du grand Timonier petit père des peuple œuvrant pour le « bonheur » de tous…

Gravement malade, les frais d’hospitalisation et de soins d’un ouvrier, prennent une dimension dramatique pour sa famille. L’entreprise, prise dans la tourmente de la crise économique, ne peut plus payer son traitement. La famille tente alors par tous les moyens de suppléer comme elle peut. Ainsi, sa femme multiplie les petits boulots, quand sa belle fille trouve un emploi dans un bar qui la mène vers la prostitution, et que son fils adolescent se perd dans une folie rêveuse hors de la réalité.

Petite descente aux enfers pour une famille recomposée qui avait tout pour une petite vie harmonieuse, soudain touchée par la maladie à laquelle se rajoute la crise économique face à la cherté des soins médicaux. S’il est vrai que ce thème récurent dans le cinéma chinois de ces dernières années, n’est pas ici le meilleur traitement que j’en ai vu, il ne laisse cependant pas indifférent. Plus que la trame, plus que l’ambiance, ce sont surtout les images un peu nouvel vague chinoise qui m’ont le plus marqué. L’atmosphère ouatée, perdue dans la brume de la folie de l’adolescent, principal ingrédient de l’ambiance, berce un temps dans la confusion sans réellement apporter d’intérêt au récit, d’autant que l’adolescent n’est pas spécialement touchant ni véritablement intéressant. Le sort de la mère et de la fille aurait mérité meilleur traitement. L’acharnement faussement médical de l’hôpital pour un maximum de profits financiers est bien rendu, sachant d’avance que le malade est condamné à très courte échéance et dont l’objectif de lui soutirer le plus possible est assez symbolique du capitalisme triomphant qui s’impose dans ce pays « anti capitaliste ». sans m’ennuyer, ni vraiment être déçu par ce film, je n’en suis pas non plus ressorti convaincu, tant la confusion tout azimut entre images et dialogues, mise en scène et montage, ne m’ont pas toujours paru pertinent.

Les interprètes ne sont pas tous de qualité, tel le jeune Ruijie Hu un peu trop évasif, comme Xu Zhang, face à l’excellente Su Su et la belle Renzi Jian, émouvante et très convaincante. Ou Li ainsi que la jolie Xiaomo Wang sont tout aussi percutant.

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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 16:03

Excellent western tout à fait inattendu d’Edwin L. Marin, réalisé en 1944 d’après l’histoire écrite par Gordon Ray Young, avec une vision franchement féministe et avant-gardiste avant l’heure dans une critique en règle du machisme, avec une belle dose d’humour en total décalage tant de l’époque far west au cinéma et des années quarante, bien salutaire en ces épriodes troubles tels qu'en ces temps de retour des archaïsmes et intolérences en tous genres.

Parce qu’il n’aime pas la présence et les conversations de femmes, dont la jeune et jolie Clara Cardell, Rocklin préfère monter à côté du conducteur phallocrate de la diligence. A son arrivée dans une petite ville de l’Ouest, il a une altercation avec un tricheur au poker qui manque de mal finir. Arleta 'Arly' Harolday, la sœur du perdant, jeune, belle et fougueuse qui manie le pistolet comme le verbe, le fait engager comme cow-boy pour lui donner une leçon humiliante. Cependant, Rocklin cherche le propriétaire Cardell, quand il apprend qu’il a été assassiné. Misogyne et bougon, il mène son enquête et découvre des liens de cause à effet, de manipulations et de meurtres. Avec la belle Arly, passionnément amoureuse et jalouse d’une concurrente possible en Clara, qui n’a pas l’intention de laisser Rocklin lui échapper.

Le discours des deux cowboys dès le début du film laisse craindre le pire, avant de se rendre compte que leur outrance ne peut pas être aussi sérieuse qu’elle en a l’air. Et de fait, le ridicule de leur propos, comme de leur comportement, dans une démonstration lumineuse nous pousse aux éclats de rire après un moment de stupéfaction. Le récit mêle astucieusement le genre western habituel, entre cowboys et propriétaires terriens corrompus, bandits de grands chemins, p’tit vieux râleur alccolique et tout le décors et ambiance westernien classique. Mais très vite, se grippe dans ce schéma, les rouages qui se prennent dans les plis des robes de femmes, ou de leur pistolet, de leurs charmes et beauté, et surtout d’une force de caractère et de volonté, loin de la bigote soumise en bobonne de lessive et cuisine, ou de la prostituée de saloon en esclave sexuelle. La femme a ici sa place qui supplante le macho avec un humour déconcertant souvent, ravageur toujours, quand les hommes sont des caricatures pastiches hilarants du machisme porté au ridicule avec une gentille condescendance pleine de malice subtile.

Je me suis donc beaucoup amusé avec bonne surprise à la découverte de ce film, dont la réalisation vive et alerte nous entraine à cent à l’heure entre enquête rondement menée, et histoire d’amour tout aussi nettement menée par la main ferme, même si douce, des femmes. La mise en scène est tout ce qu’il y a de plus efficace, sans longueur au point même de regretter que ça n’en dure pas plus longtemps pour une fois. Travelings comme plans rapprochés clairs et directs, aspect parfois théâtrale et quasi absence de violence ou morts aux duels. Tout y est aux antipodes du western classique à total contre pied, pour notre plus grand plaisir, ou du moins le mien.

Le Duke John Wayne (Le conquérant) est excellent, face à la très belle Ella Raines, resplandissante de charme et de talent. Ward Bond, George Hayes, la bien jolie Audrey Long était tout aussi charmante que talentueuse, quand Elisabeth Risdon était marquante. Il en est de même de Donald Douglas et Paul Fix, comme de Russell Wade et Emory Parnell, ou encore de Raymond Hatton et Harry Woods, tous dans la veine générale.

4 étoiles

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 09:23

Film troublant de Simon Curtis dont l’insipidité My week with Marilyn mettait déjà en garde, sur une histoire réelle racontée avec un certain esprit et une tonalité dérangeante qui laisse perplexe plus que rêveur et malaisée tant sur la forme que sur le fond, entre réparation historique et avidité pécuniaire.

La femme au tableau : Photo Helen Mirren, Ryan ReynoldsUn jeune avocat de Los Angeles dans le besoin, est recommandé auprès de Maria Altmann, pour une histoire d’héritage. Cette mercière septuagénaire souhaite récupérer un tableau de Gustav Klimt, pour lequel sa tante Adele Bloch-Bauer avait posée. Durant la guerre, les nazis les avaient spoliés avant de les déporter en camp de la mort. Ce célèbre tableau, officiellement propriété de l’Etat autrichien par un don testamentaire, était exposé au musée du Belvédère. Refusant de s’en occuper dans un premier temps, l’avocat change d’avis quand il prend conscience de la valeur marchande d’une telle toile. Il intente un procès contre le gouvernement autrichien.

La femme au tableau : Photo Helen Mirren, Ryan ReynoldsSi le récit d’une aussi terrible histoire est émouvant sur la folie meurtrière antisémite des nazis, et le pillage systématique de leurs biens, la narration interpelle à plus d’un titre qui met mal à l’aise. J’avoue que la tonalité m’a quelque peu interloqué avec cet espèce d’humour beaucoup trop british pour une austro-américaine israélite, donnant une impression de pastiche limite antisémite assez dérangeant. De même, plus que dans le désir de réparation historique et de condamnation de l’horreur nazie, la vénalité de l’avocat avec autant d'exergue, alors lui-même enfant survivant de la solution finale, donne une impression déplaisante, quand bien même cela réfléterait la réalité. Le tableau sera revendu à Ester Lauder pour 138 millions de dollars…

La femme au tableau : Photo Helen Mirren, Ryan ReynoldsDans ce contexte, j’ai peu gouté la réalisation, à la mise en scène confuse et terne, axant ses effets de blaguounettes et bons mots qui tombent le plus souvent à côté de la plaque, tant par rapport aux situations dramatiques, que par la tonalité tellement britannique. Dommage, car il y avait là, au-delà de ce récit, celui des millions d’autres victimes des spoliations et du génocide, de quoi révéler la machinerie bien huilée de certains nazis pour s’approprié les arts « décadents » et s’enrichir à bon compte. Certes, les alliés se sont largement servis ensuite pour des collections privées ou des grands musées. Le tableau en question, avait été peint en 1912 à Vienne par le célèbre Gustav Klimt, suite à une commande de cinq tableaux par Ferdinand Bloch-Bauer, riche industriel devenu un mécène d’artistes. Adele Bloch-Bauer, décédée comme la quasi totalité en camp, est le seul modèle que le peintre avait peint à deux reprises. Un  documentaire, L’affaire Klimt   -Stealing Klimt- de Jane Chablani et Martin Smith retrace les cinquante ans de combat pour sa restitution.

La femme au tableau : PhotoAvec un choix d’interprètes détonants, quand bien même ils seraient de qualité, avec Helen Mirren (Les recettes du bonheur) qui nous la fait trop reine d’Angleterre est assez agaçante, et un Ryan Reynolds (Captives) particulièrement peu inspiré. Daniel Brühl (Un homme très recherché) et Katie Holmes (Wonder boys) s’en sortiraient au mieux, de même qu’un Max Irons (Les âmes vagabondes). Les Charles Dance (Dracula untold) et les belles Tatiana Maslany (Je te promets - The vow), comme Antje Traue (Man of steel) et Elizabeth McGovern (Le choc des titans), femme du réalisateur, ou encore Jonathan Pryce (G.I. Joe : conspiration), Tom Schilling (Suite française) et Moritz Bleibtreu (Le cinquième pouvoir), sont dans l’ambiance.

1 étoile

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31 juillet 2015 5 31 /07 /juillet /2015 11:06

Découvrons dans le cadre de la seizième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, ce film danois Someone you love, de Pernille Fischer Christensen.

Thomas Jacob, célèbre chanteur danois vivant à Los Angeles, revient au pays pour enregistrer son nouvel album. Il ne tarde pas à voir débarquer sa fille Julie qu’il n’a pas revue depuis des années, dont il ne s’est jamais occupé. Elle en profite pour lui présenter son petit-fils Noah. Thomas, peu intéressé par ses proches, accepte de mauvaise grâce de garder son petit fils le temps d’une cure de désintoxication de Julie, junkie au dernier degré. Quand elle est retrouvée morte d’une overdose, Thomas cherche à se débarrasser de l’encombrant fardeau que lui pèse ce gamin, tout en luttant contre ses propres mauvais démons.

Si le récit est construit avec justesse dans les relations conflictuelles entre les protagonistes, la narration est quelque peu ardue. Le profil du personnage principal, déjà peu sympathique à la base, a bien du mal nous le faire plaindre. De le voir sans cesse pleurer sur son sort et trouver excuses et prétextes à sa déchéance, son égoïsme et son mal être, passe difficilement, comme c’est le cas avec la jeune femme. La trame est écrite de telle manière que la complainte des blessures de chacun qui s’exposent ne nous les rendent ni tendre ni émouvant, sauf bien sûr l’enfant, le plus exposé. Parti pris cependant judicieux, qui nous offre ainsi des portraits qui vont à l’encontre des schémas habituels. De fait, sombre et froide, l'ambiance éveille notre intérêt et curiosité sur ce huis clos étouffant, triste et désolant, sans apitoiement. Une description au scalpel original, dans un décor, tant extérieur qu’intérieur d’un grisâtre, de froidure qui retranscrit le manque d’humanité et de tendresse entre les protagonistes. Même le final n’apporte pas la lumière chaleureuse du changement salutaire. La musique en anglais d’un chanteur danois est tout aussi troublante dans le déracinement, tout en étant envoutant dans ses mélodies.

Une réalisation qui ne laisse pas indifférent, malgré la difficile ambiance et la violence des rapports froids et des mots en manque d’amour et d’amitié, le plus souvent masqué. Dialogue sobre et minimaliste, dans une mise en scène tout aussi dénuée d’artifice pour un cinéma vérité qui a le mérite de montrer une réalité d’un milieu gangréné par la drogue, plus de douleur que de plaisir, de solitude et de mort. Film à laisser digérer tant il hante longtemps.

Avec l’excellent Mikael Persbrandt (Le hobbit : la bataille des cinq armées) qui exprime le mal être avec un grand sens de réalisme, face à Trine Dyr (Royal affair) tout aussi convaincante, de même qu’Eve Best (Le discours d'un roi). La belle Birgitte Hjort Sørensen (Pitch perfect 2) est très émouvante, comme le jeune Sofus Rønnov, ainsi que Lourdes Faberes.

Le film Someone you love de Pernille Fischer Christensen, distribué par Blaq out avec sa page Facebook, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 9 juillet 2015. Il est proposé en version originale sous-titrée français.

Un très grand merci à Cinetrafic, dont on peut trouver aussi des films sortis dernièrement avec un top des films parlant d'amour, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

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