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23 octobre 2018 2 23 /10 /octobre /2018 13:50

Un grand merci à Chalet pointu pour m’avoir permis de découvrir 17 courts-métrages projetés lors du festival du court métrage des Arcs 2017, pour un riche aperçu de la création européenne (France, Suisse, Turquie, Estonie, Luxembourg, Belgique, Suède, Slovènie, Danemark, Roumanie et Croatie) des futurs grands réalisateurs et réalisatrices du cinéma européen.

Bon voyage de Marc Raymond Wilkins. Au cours d'une croisière sur la mer Méditerranée, Jonas et Silvia, des vacanciers suisses rencontrent un bateau de réfugiés en perdition.

Avec Stefan Gubser et Annelore Sarbach, Jay Abdo, Hala Abou El Ela, Suhair Omran, Amed Ali, Abdinur Yusuf Sheikhdon et Tugba Dilsat Duman.

 

Ce qui nous éloigne de Hu Wei. Après une longue séparation, Camille retrouve ses parents biologiques après abandon et adoption.

Avec Camille Debray, Isabelle Huppert, André Wilms, Xianmin Zhang, Nai An, Charlotte Kramp et Anne Tappon.

Dans le bois -Ins Holz- de Thomas Horat et Corina Schwingruber. Documentaire sur l’abattage d’une forêt, de la coupe du bois et du rafting en rondins.

 

 

 

 

 

Etage X de Francy Fabritz. Deux femmes se trouvent bloquées dans un ascenseur. L’une d’elle a une envie pressante. Sa compagne d’infortune lui offre son sac à main pour se soulager.

Avec Eva Medusa Gühne et Morgana Muses.

 

Hinterlant de Sinan Kesova. La vente d'une maison crée une tension entre Cigdem et Kerim, auquel leur fille Yasi ne semble pas indifférente.

Avec Sanem Öge, Fatih Al, Murat Kiliç et Derin Akyazici.

 

 

 

 

Ice d’Anna Hints. Harri, divorcé n’a la garde de son fils de 10 ans que durant les vacances scolaires. Il l'emmène sur une île. Ratant le dernier ferry, ils prennent une route sur la mer gelée.

Avec Mait Malmsten et Aksel Ojari.

Into the blue d’Antonieta Alamat et Kusijanovic. Julija, 13 ans, et sa mère fuient leur famille violente pour se réfugier sur une île idyllique croate. Julija renoue avec sa meilleure amie Ana dont elle est amoureuse, mais Ana est attirée par Pjero

Avec Gracija Filipovic et Vanesa Vidakovic Natrlin, Natasa Dangubic, Dominik Duzdevic, Marija Kohn et Andro Rezic.

Kapitalistis de Pablo Muno Gomez, Le père Noël est un capitaliste. Il apporte des cadeaux aux enfants riches et des chandails aux autres. Loukas, 5 ans attend le sien. Tonton Bart va faire au mieux.

Avec Georges Siatidis, Wim Willaert, Anne Paulicevich, Nikolaos Sachas, Catherine Salée et Jean-Benoît Ugeux.

Le grand plongeoir -Fight on a swedish beach!!- d’Axel Danielson et Maximilien van Aertryck. D’un plongeoir de 10 mètres de hauteur, des hommes, des femmes et ados de tous âges, tentent avec courage d’affronter leurs peurs pour se lancer dans le vide au fond de l’eau de la piscine.

Los desheredados de Laura Ferres, Prix du Meilleur court métrage. Portrait d'un père directeur détaille la fin de leur entreprise familiale, une compagnie de bus.

Avec Pere Ferrés, Ignasi Martínez, Pedro Olivares et Mari Álvarez.

 

 

 

Marlon de Jessica Palud. Marlon, 14 ans, rend visite à sa mère en prison pour la première fois depuis son emprisonnement. La jeune fille, protégée par sa famille et ses proches, croit obstinément que sa mère est toujours l'héroïne de son enfance.

Avec Flavie Delangle, Jonathan Couzinié, Anne Suarez, Brigitte Boutard, Catherine Salée et Olivia Smets.

Nighthawk de Spela Cadez. Une patrouille de police découvre le corps d'un blaireau. L'animal n'est pas mort; mais ivre mort. 

Avec les voix de Karin Komljanec, Andrej Nahtiga et Gregor Zorc.

 

 

 

Odd job man de Marianne Blicher. Un vieil homme aux prises avec la vie a la chance de poursuivre un vieux rêve.

Avec Peder Holm Johansen, Morten Holst, Asbjørn Krogh Nissen, Marijana Jankovic, Joen Højerslev, Adam Brix, Charlotte Munksgaard, Anthony Holm, Anders Hagerup Larsen, Niels Vagn Broda et Nikolaj Lyck Bech.

Private party -Petrecere privata- d’Octav Chelaru. Ovi est réveillé au milieu de la nuit par sa mère. Ils partent en voyage nocturne avec des fins inattendues.

Avec Luca, Ioana Flora, Daniel Popa, Aida Economu, Claudiu Dumitru, Diana Cavallioti, Andrei Ciopec, Mihai Ripan et David Zory.

Sleepaway de Christina Ruloff. Comment la société changerait-elle s'il existait Sleepaway, une pilule de substitution du sommeil ?

Avec Theresa Cole, David King et Kate Gilbert.

 

 

 

 

 

The cleaning lady de Matija Vuksic. L'amour d’une mère ne connaît

de frontières.

Avec Matija Vuksic.

 

Vilaine fille -Kötü Kiz- d’Ayce Kartal. S., une petite fille de 8 ans se souvient dans la chambre d’hôpital du village de ses grands-parents, des souvenirs sombres et terrifiants émergent prennent leurs sens.

Avec la voix de Zeynep Naz Daldal.

Un beau panel de créations tant visuelles que narratives qui donne une tendance des préoccupations des jeunes créateurs européens du moment. Globalement, l’ambiance est à la sinistrose sur des thématiques actuelles.

 

 

Pas très joyeux avec les morts de migrants, d’enfants, d’amour rejeté ou de spoliations. Peu de comédies comiques ou de romances heureuses. J’en ai retenu avec plaisir Le grand plongeoir, Marlon, ou Into the blue. Un bel aperçu de talents que j’espère retrouver d’ici peu dans des longs métrages.

Les arcs film festival Courts métrages volumes 2, distribué par Chalet pointu, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 2 octobre 2018 en DVD. Il est proposé dans les versions originales sous-titrées français. Dans les suppléments, des entretiens avec les membres du jury courts métrages, Alysson Paradis, Frédérique Bel, Laurent Guerrier, Morgan Simon, Nicolas Bary, Rémi Bezançon (président du jury), Swann Arlaud.

3 étoiles

 

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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 09:47

Décidément le cinéma théâtreux vaudevillesque est en panne d’imagination et de création, comme avec cette pathétique comédie dramatique de Fred Cavayé (Radin !), dans l’adaptation du roman de Paolo Genovese, d’une platitude inouïe.

Pour fêter l’éclipse de lune totale, Marie et Vincent organisent un diner avec leurs amis Charlotte et Marco, Thomas et Léa, quand Ben arrive le dernier sans sa nouvelle petite amie à la déception générale. L’ambiance est joyeuse quand le débat porte sur la confidentialité des téléphones portables. Intriguée que Marco soit le seul à mettre un code d’accès qui cache forcément un secret, Marie propose un jeu.

Chacun doit déposer son téléphone sur la table et lire le contenu, de l'appel, du message, des textos ou des photos auprès de tous. Mais chacun a un secret non avouable qu’il ne souhaite pas faire partager. Commence le jeu des suspicions et des révélations pour une soirée pleine de drames.

Au départ, une idée amusante avec nos vies privées étalées sur tous les réseaux sociaux qui semblent nous exempter du moindre secret. Mais réduire ce prétexte uniquement en dessous de la ceinture, limite l’imagination pour nous plonger dans un ennuie sidérale d’adultères pathétiques. Seule la scène sur la révélation de Ben avec la réaction des convives est intéressante, bien qu'après les réactions violentes, les insultes soient un peu trop vite oubliées. Alors que la scène avec l’adolescente est pitoyable de niaiserie désolante. Bien mauvaise mise en scène, et jeu d’acteurs à l’emporte pièce.

Avec Bérénice Bejo (Fais de beaux rêves), Suzanne Clément (Numéro une), Stéphane de Groodt (L'un dans l'autre), Vincent Elbaz (Il a déjà tes yeux), Grégory Gadebois (Cessez-le-feu), Doria Tillier, Roschdy Zem (Just like a woman), et Fleur Fitoussi.

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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 16:49

Un grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir ce très beau western réalisé en 1953 par Budd Boetticher, pour un des premiers films pro-amèrindiens qui restitut la réalité historique dans la conquête de l’ouest dont celles des Séminoles, inspiré de faits réels.

Affecté au Fort King dans les Everglades en Floride, le jeune lieutenant de cavalerie Lance Caldwell est attaqué par de guerriers séminoles. Dès son arrivé auprès de son supérieur, le major Dade, il montre son désaccord quand au projet de déplacer les séminoles dans une réserve, avec l’intention de les éliminer tous. Lance retrouve la belle Revere Muldoon, petite amie d'Osceola, chef des séminoles et ami d'enfance du lieutenant, qu’elle va prévenir des intentions de l’armée. Cependant, dans sa folie de haine des indiens, Dade part à l’attaque dans les marais malgré les injonctions à la prudence de Lance.

Un très beau western, qui fait parti des premières réalisations à prendre la défense des amérindiens. La trame s’attache à montrer ouvertement la politique expansionniste à outrance de toutes les terres indiennes par tous les moyens à partir de faits historiques. L’extermination programmée par le gouvernement américain dont l’armée à la tâche de mener à bien les opérations de nettoyage ethnique jusqu’aux réserves indiens dans les déserts mortels.

Une histoire entre des amis d’enfance qui oppose deux cultures en tentant de préserver la paix. Se complique d’un triangle amoureux dans une rivalité de cœur mais avec une amitié profonde. Une belle mise en scène, notamment cette superbe bataille dans les marais et forêts. Pour une fois, le sauvage peau rouge n’est pas ridiculisé, pas plus le civilisé blanc n’est pas caricaturé. Loin de cet autre film sur les séminoles, La révolte des Séminoles d’Earl Bellamy en 1955.

Avec Rock Hudson (La révolte des cipayes) et Barbara Hale, la seule femme du film, Anthony Quinn (La rancune) et Richard Carlson (L’étrange créature du lac noir), Hugh O'Brian (Victime du destin), Russell Johnson et Lee Marvin (L’empereur du nord), Ralph Moody, Fay Roope, James Best et John Daheim, Robert Bray, Frank Chase et Peter Cranwell, Charles Vernon David Cypert et William Monroe Cypert, ou encore Robert Dane.

Le film L'expédition du fort King, de la collection Westerns de légende, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, est disponible en Édition Spéciale Combo Blu-ray + DVD dans les meilleurs bacs depuis le 2 août 2018. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, la présentation du film par Patrick Brion, et un passionnant documentaire sur Anthony Quinn.

3 étoiles

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 18:02

Un grand merci à Le Pacte et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir fait découvrir cette dramatique réalisée en 2017 par Hirokazu Kore-Eda (Nobody knows), pour une réflexion sur la justice et la peine de mort, encore en pratique au Japon.

Le grand avocat Shigemori est chargé de défendre Misumi, accusé de vol et d’assassinat. Ce dernier a déjà purgé une peine de prison pour meurtre 30 ans auparavant. Les chances pour Shigemori de gagner ce procès semblent minces, d’autant que Misumi a avoué son crime, malgré la peine de mort qui l’attend s’il est condamné. Pourtant, au fil de l’enquête et des témoignages, Shigemori commence à douter de la culpabilité de son client.

Une dramatique maitrisée à souhait dans cette sorte d’enquête d’un avocat qui sème le doute aux accusations policières et les aveux spontanés d’un coupable récidiviste. La confusion de la trame permet de remettre en cause les certitudes du dossier sur un meurtre qui trouve un éclairage dans le brouillard des révélations  contre la peine de mort d’une injustice dont le doute devrait profiter à l’accusé. Ainsi, à travers une affaire à priori simple et sans doute, se révèle une injustice dans la procédure et les mentalités du barreau, et l’absurdité de la peine de mort. Une très subtile démonstration qui enlève les arguments et certitudes des partisans du meurtre légale, au profit des abolitionnistes. Un huis clos oppressant dans un parloir bien symbolique.

En effet, la peine de mort est encore une réalité au Japon. En 1955, la loi s’est prononcée sur la mise à mort par pendaison. Pourtant, depuis l’après seconde guerre mondiale, elle a été souvent été empêchée par les ministres de la justice. Mais depuis les années 90, entre débats pour l’abolition de la peine de mort, les exécutions ont repris, notamment lors de l’attentat au gaz sarin. à raison d’une dizaine d’exécutions par an.

Avec Masaharu Fukuyama (Tel père, tel fils), Kôji Yakusho (Tampopo), Suzu Hirose (Notre petite sœur), Isao Hashizume (Après la tempête), Mikako Ichikawa, Izumi Matsuoka, Shinnosuke Mitsushima, Yuki Saito, Hajime Inoue, Aju Makita, Ichirô Ogura, Yuki Saitô et Kôtarô Yoshida.

Le film The third murder, distribué par Le Pacte, est disponible depuis le 5 septembre 2018 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version audiodescription pour aveugles et malvoyants, et en sous-titrée poursourds et malentendants. Dans les suppléments, un entretien avec le réalisateur Kore-eda Hirokazu.

3 étoiles

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17 octobre 2018 3 17 /10 /octobre /2018 11:07

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de retrouver la superbe réalisation film réalisée en 1976 par Claude Berri (La débandade), pour évoquer le passage à la vie adulte et la première expéricence sexuelle, entre émotion et humour, angoisse et sensibilité.

En cette fin d’année scolaire, Claude, adolescent de seize ans, et ses meilleurs potes René, Sammy, Bernard et Claude pensent plus à perdre leur pucelage qu’aux examens. Pour Claude, l’heure magique est en passe de devenir réalité avec la jolie Irène, avant que son père ne gâche la fête de son fiston. L’expérience avec une prostituée d’avère décevante et triste. Heureusement les vacances arrivent à point nommé pour rencontrer des filles tout aussi avides de découvertes sexuelles. Mais les sentiments s’en mêlent avec cette jolie petite québécoise, le devient plus agréable.

La fameuse première fois qui hante avant, déçoit souvent mais marque à tout jamais le passage à la vie adulte pour toujours et prend au fil des ans le souvenir d’une intense émotion. Celui de Claude Berry prend une teinte tendre et pathétique avec beaucoup de sincérité. Entre humour gêné de l’adolescent qu’il était, les hormones désirs et curiosité, autant que ses copains que les copines en pleine découverte de la sexualité primaire vers une morale du sexe et de l’amour.

Je me suis beaucoup amusé tout en étant touché par la sensibilité qui se dégage de ses personnages dans lesquels ont se retrouve face à l’inconnue, la timidité et maladresse. Cet instant magique tant attendu, désiré et fantasmé qui aurait pu être pour le réalisateur beaucoup plus sympathique avec Irène sans un père qui a oublié qu’il a eu lui aussi seize ans. Le chapitre prostitué est d’une tristesse quand le cousin gay incestueux est des plus glauques.

Un film qui montre aussi un décalage de société par rapport à nos jours avec Internet et l’accès plus facile aux informations et vidéos, mais aussi à la communication. Ainsi, après cette première fois, Claude fera face dans La débandade à la baisse de libido pour boucler le cercle du désir.

Le film est issu du coffret Claude Berri : Intégrale 21 Films, en Blu-ray édition collector version restaurée, qui contient : Le vieil homme et l’enfant (1967), Mazel tov ou le mariage (1969), Le pistonné (1970), Le cinéma de papa (1971), Sex shop (1972), Le mâle du siècle (1974), La première fois (1976), Un moment d’égarement (1977), Je vous aime (1980), Le maître d’école (1981), Tchao Pantin (1983), Jean de Florette (1986), Manon des sources (1986), Uranus (1990), Germinal (1993), Lucie Aubrac (1996), La débandade (1999), Une femme de ménage (2001), L’un reste, l’autre part (2004), Ensemble, c’est tout (2007), Trésor (2009), et 2 Blu-ray de bonus.

Avec Alain Cohen, Charles Denner et Zorica Lozic, Danielle Schneider, Roland Blanche, Danielle Minazzoli, et la jeune Delphine Lévy, Jérôme Loeb, Claude Lubicki, Philippe Tenoul et Marie Pillet, Carole Laurenti, Carine Rivière, Joël Moskowitz et Pierre Lévy, Gilles Bregaini, Herman Weber, Hubert Watrnet et Patrick Salomon, Bruno Rozenker, Maryse Raymond et Léa Gray, Laurent Boksenbaum, Colette Bigey, Yvon Crenn et Henri Delmas, Pierre Depouly, Yves Desautard et Philippe Gourion, Jean-Charles Grunstein, Claudine Lang et Clothilde Rich.

Le film La première fois, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 3 octobre 2018 en combo collector DVD + Blu-ray. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants.

3 étoiles

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 19:00

Grâce à Artus Films, j’ai eu le plaisir de découvrir ce film réalisé en 1988 par Beverly Sebastian et Ferd Sebastian (Les marais de la haine), pour le second opus d’angoisse et d’horreur du Rape and revenge au cœur des bayous.

Lors du mariage de la belle Angélique, fille de la ville, et Big T. Thibaudeau, fille de Desiree, une bande de rednecks cajuns vient perturber la fête. Le jeune couple profite de leur amour dans les marais, quand les cinq dégénérés décident d’enlever Angelique. Ils laissent Big T. pour mort dévorer par les crocodiles. La jeune femme est sauvagement violée par quatre des cinq hommes, et de s’échapper dans la nuit avant que le cinquième ne s’occupe d’elle à son tour et ne l’assassine. La vengeance a sonner, et Angelique va donner du fil à retordre aux monstres dans les marais.

Après le succès public de Les marais de la haine en 1974, le couple Sebastian s’est lancé dans une sorte de suite. Avec le décès de l’actrice vedette Claudia Jennings en 1979, ils se sont tourner vers leur belle-fille jan sebastian (Jan MacKenzie)  L’action se situe 10 ans plus tard, avec le frère -muet qui ne l'est plus et même bien bavard- de Desiree, pour un nouvel horrible drame. Après le meurtre de sa sœur Julie, puis apprend t-on celui de sa grande sœur Desiree, c’est au tour de sa femme de subir les outrages de rednecks.

La trame est de manière globale la même que précédente, mais en pire. Si dans Les marais de la haine il y avait une jeune fille assassinée mais pas violée suivi de la vengeance implacable, cette fois-ci nous avons droit à une sorte de remake plus sombre mais avec un sympathique zeste d'érotisme. Cependant, le récit parait quelque peu déséquilibré entre le côté champêtre d’un mariage bagarre westernien à la sauce cajun. La scène de viol est longue et des plus malaisée  est violente à laquelle suit une surprenante joyeuse vengeance aux cris de youpis loin du traumatisme après pareilles tortures sexuelles.

Bien que les films de viols me mettent toujours très mal à l’aise quand elles sont « simplement » évoquées, encore plus lorsqu’elles sont plus réalistes. Pour autant, je me suis laissé m'amuser par l’ensemble de l’histoire plus humoristique jusque dans la vengeance, excepté bien sûr la scène de viol collectif. On retrouve des références notamment à I spit on your grave. Les décors sont mis en exergue avec beaucoup d’efficacité, et des courses poursuites meurtrières endiablées captivantes.

Avec la belle Jan Sebastian, femme de Ben Sebastian fils des réalisateurs, Tray Loren et Paul Muzzcat, Brad Koepenick et Jerry Armstrong, Reyn Hubbard et Levita Gros.

Le film La vengeance de la femme au serpent, issu de la collection Rednecks, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs en DVD, dès le 2 octobre 2018. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et audio français. Dans les suppléments, le documentaire du film, un entretien avec Ferd et Beverly Sebastian, le documentaire du film, et Rednecks et Rape and Revenge, par Maxime Lachaud, auteur du livre Redneck movies.

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10 octobre 2018 3 10 /10 /octobre /2018 17:12

Grâce à Pathé j’ai eu le plaisir de revoir la superbe réalisation réalisée en 1995 par Jean-Paul Rappeneau (Tout feu tout flamme), dans une adaptation du roman de Jean Giono, pour une symbolique des sentiments, d’amour et de haine, de peur et d’égoïsme, dans une période bouleversante.

En 1832, Angelo Pardi, jeune colonel hussard et aristocrate italien est poursuivi par la police autrichienne pour ses activités indépendantistes. Il se retrouve à Manosque, en Provence, pour retrouver Guiseppe et ses compagnons de lutte. Mais la région est ravagée par l’épidémie du choléra. Il fait la rencontre de Pauline de Théus qui l’héberge et lui sauve la vie de la paranoïa des habitants. En retour, il va l’aider à fuir la ville pour retrouver son mari en dehors du blocus sanitaire. L’un est l’autre éprouvent des sentiments amoureux.

Un récit écrit après la seconde guerre mondiale, où l’auteur fût meurtri par l’injustice dont il a été victime par la vindicte populaire durant cette période de haine générale. Le choléra, au même titre que La peste de Camus, est un symbole. En meurent ceux le craigne, les égoïstes et les violents.

Le courageux et amoureux platonique Angelo Pardi se retrouve dans deux autres romans de Giono. La réalisation s’affirme sur un rythme vif et alerte, tant dans la nervosité de la caméra que du héros à en donner le tournis. De longues chevauchées nous entraine dans les superbes paysages de Provence parfois à l’excès. S'inscrit cette belle histoire d’amour platonique par respect des convenant aristocratiques qui donne encore plus de force aux sentiments.

Avec l’excellente Juliette Binoche (Telle mère, telle fille) et Olivier Martinez (L’oracle), Pierre Arditi (Comme un avion), François Cluzet (La mécanique de l’ombre) et Jean Yanne (Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ), Claudio Amendola, Isabelle Carré et Yolande Moreau, Carlo Cecchi, Christiane Cohendy et Jacques Sereys, Nathalie Krebs, Laura Marinoni, Elisabeth Margoni et Christophe Odent,

Le film Le hussard sur le toit, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 3 octobre 2018 en combo collector DVD + Bluray. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Le Hussard sur le toit ou cet insatiable besoin de hauteur, avec les témoignages de Jean-Paul Rapeneau, Juliette Binoche, Fabien Lacaf, Frédéric Auburtin, Sylvie Vignes, Marina Girard et Franck Brahmi.

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 18:57

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de retrouver la superbe réalisation théâtrale film réalisée en 1999 par Claude Berri (Uranus), qui aborde alors un sujet éminemment tabou .

En pleine coupe du monde de football de 1998, Claude Langman, marié depuis quinze ans avec Marie, est toujours amoureux et la désir avec autant d’ardeur sexuelle. Mais une petite panne d’érection commence à inquiéter sa libido. Claude consulte un spécialiste qui lui propose des alternatives toutes effrayantes et peu naturelles. Les retrouvailles avec son ami Paul-Édouard dans la même situation avec ses maitresse recourt à une méthode de piqure dans le sexe qui ne le rassure pas.

La parution d’un article sur la pilule verte miraculeuse des États-Unis leur redonne espoir. Mais c’est seulement en vente en Suisse avant des mois d’attente en France. D’autant plus urgent pour Claude dont Marie se passe bien de toute relation sexuelle, et qu’il commence une relation avec se toute jeune employée Agnès. Un petit voyage d’affaire se prête volontiers.

Une sympathique comédie qui aborde une thématique des plus tabous chez les hommes concernant les pannes d’érection, ho combien traumatisantes, inquiétantes et honteuses. Ainsi, Claude Berry décrit le parcours du combattant de la perte de virilité masculine avec beaucoup d’humour et de subtilité emprunt de gentillesse faussement naïve pour mieux abordé ce sujet sensible.

Je me suis autant amusé qu’inquiété qu'une telle mésaventure puisse m’arriver un jour, et j’ai ri sous cape tel un adolescent moyen. La réalisation est d’autant plus savoureuse que jamais de vulgarité grasse ni de lourdeur pesante ne vient plomber la démonstration, gardant toujours cette naturelle bonhommie. Même la petite maitresse en devenir passe avec autant de sympathie que d’émotion. Le parallèle du sport qui plus est le football machiste et pleine de virilité avec la sexualité trouve un écho des plus amusants.

Une vraie découverte à ne pas manquer, tant le sujet aura à la sortie de la pilule miracle fait jaser et reste d’actualité et une solution pour nombre d’hommes dans cette problématique et la joie de leur partenaire… ou pas. Autant la bandaison ne se commande pas dirait Georges Brassens, pas plus la débandade ne se contrôle hélas, alors un petit coup de pouce ou de pilule verte...

Le film est issu du coffret Claude Berri : Intégrale 21 Films, en Blu-ray édition collector version restaurée, qui contient : Le vieil homme et l’enfant (1967), Mazel tov ou le mariage (1969), Le pistonné (1970), Le cinéma de papa (1971), Sex shop (1972), Le mâle du siècle (1974), La première fois (1976), Un moment d’égarement (1977), Je vous aime (1980), Le maître d’école (1981), Tchao Pantin (1983), Jean de Florette (1986), Manon des sources (1986), Uranus (1990), Germinal (1993), Lucie Aubrac (1996), La débandade (1999), Une femme de ménage (2001), L’un reste, l’autre part (2004), Ensemble, c’est tout (2007), Trésor (2009), et 2 Blu-ray de bonus.

Avec Claude Berri et Fanny Ardant (Les beaux jours), Claude Brasseur (Une histoire simple), Alain Chabat (Santa & Cie), Danièle Lebrun (Uranus) et la bien jolie Brigitte Bémol, Olga Grumberg, Nadia Barentin, Véronique Vella, François Berléand, Myriam Mézières, Pierre Semmler, Nicole Barentin, Christian Boutonnet, Rafael Ortiz et Jérôme Hardelay.

Le film La débandade, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 3 octobre 2018 en combo collector DVD + Blu-ray. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants.

3 étoiles

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7 octobre 2018 7 07 /10 /octobre /2018 10:23

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir cette petite comédie dramatique réalisée par Bethany Ashton Wolf, d’après le roman d’Heidi McLaughlin, sur le sens de la responsabilité dans une certaine rédemption.

A quelques secondes de se marier, Josie apprend par le meilleur ami de son fiancé Liam, qu’il renonce et s’est enfuit. Huit ans plus tard, Liam, devenu un chanteur de variété country de stature Internationale doit donner un concert proche de sa ville de Sainte Augustine, en Louisiane. Il apprend le décès de son ami d’enfance, et décide de se rendre à l’enterrement. Il croise Josie et la petite Billie, sept ans. Il comprend qu’il s’agit de sa fille et décide de s’impliquer pour elle. Une responsabilité qui trouve très vite ces limites.

Comèdie en principe romantique qui vire très vite en dramatique par le choc de la lâcheté du fiancé. Conté sur le ton d’une ambiance déroutante entre drame et légèreté sur un sujet traumatisant sur un happy end étonnant. Ainsi, cette jeune femme qui assiste à la terrible épreuve de l’amour dans ce qui devait être le plus beau jour de sa vie se trouve larguée sans explication durant huit ans, et accepte avec facilité le retour de l’indigne pour l’aimer autant passe difficilement.

Surtout après la deuxième fuite contre sa fille. Nous sommes assuré qu’il s’enfuira de nouveau. Un drame pour la jeune femme, comme pour le père. Mais heureusement, l’achat d’un expresso rachète l’amour de son papa, l’achat d’une petite guitare achète l’amour de sa fifille, et sa célébrité et son compte en banque rachète le cœur de son ex. Qu’est-ce que cela aurait été s’il avait été pauvre. Il était jeune et stupide dit-il, n’excuse rien de sa lâcheté et n’empêche pas le sens des responsabilités et des sentiments.

Un récit donc qui aborde un drame amoureux sous un angle particulier avec un dénouement inattendue et stupéfiant. J’en connais qui sont passés pas cette traumatisante épreuve, et n’ont jamais revu ni gardé amour pour le lâcheur. Il n’est point besoin de garder son vieux téléphone pour écouter un message vocal qui n’est pas dans le portable dans le serveur  du fournisseur, qui peut se télécharger sur son ordinateur. Une réalisation vive et alerte, pleine de lumière et de couleurs joyeuses qui contrastent avec le drame, dans une mise en scène efficace.

Avec Alex Roe (La 5ème vague), et la jolie Jessica Rothe (La la land), la jeune et excellente Abby Ryder Fortson (Ant-Man), Travis Tritt, Peter Cambor et Gillian Vigman, Judith Hoag, Tyler Riggs et John Benjamin Hickey, Morgan Alexandria et Lauren Gros, Terayle Hill, James Rackley, Divina Cook et Jason Davis.

Le film Forever my girl, distribué par Koba Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 26 septembre 2018 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français et en audio français.

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5 octobre 2018 5 05 /10 /octobre /2018 12:57

Un grand merci à Elephant Films pour m’avoir permis de découvrir ce western réalisé en 1947 par Cecil B. DeMille, d’après l’œuvre The Judas tree de Neil H. Swanson, qui aborde un sujet occulté encore de nos jours sur l’esclavage massif des blancs d’Europe, et la trahison d'un ambitieux.

Condamnée pour meurtre par pendaison en 1760, la jeune Abby Hale, se voit proposer soit la mort par pendaison, soit vendue comme esclave pour 14 ans dans les colonies anglaises d’Amérique du Nord. Elle est achetée et affranchie à bord du navire par le capitaine Chris Holden. Mais le trafiquant d’armes Martin Garth la capture pour la revendre. Cependant qu’il entreprend avec les indigènes de se débarrasser des colons et militaires pour contrôler le pays en maître absolu. Le Fort Pitt est sous la menace d’e massacre qu’Holden est chargé de sauver, ainsi qu’Abby des griffes des indiens et de Garth.

Un western qui abordait en 1947 un sujet très sensible et encore ignoré ou étouffé aujourd'hui, pourtant primordiale dans l’histoire américaine et de la conquête de l’Ouest avec l'esclavage massif d'européens dans les pires conditions. Un film à la Fenimore Cooper, dans lequel l’avidité de certains anglais sont prêt à faire tuer les leurs pour leurs profits.

Ainsi, le récit terriblement manichéen, se suit comme un bon film d’aventure, néanmoins entre les bons blancs civilisés chrétiens -malgré l’esclavage des leurs- contre les méchants sauvages cruels et stupides peaux-rouges, dans le genre propagande très en vogue alors. Une intrigue captivante même si l’on devine la fin, et cette romance entre drames et humours, sur un rythme endiablé sans temps mort. Compte tenu du sort des déportés d’alors et des conditions des esclaves, notre héroïne a beaucoup de chance de bien tomber et de s’en sortir avec une belle histoire d’amour.

L’originalité de ce western repose donc sur une thématique peu évoquée tant elle est horrible et honteuse dans l’histoire de l’Angleterre, et contrevient à la pensée unique bien pensante. Pourtant, bien avant les esclaves noirs, il y eu celle des blancs d’Europe, notamment anglais et irlandais. Durant 200 ans, jusqu’en 1839, plusieurs centaines de milliers d'hommes, femmes et enfants furent déportés et vendus comme esclaves, officiellement sous "contrat" -servitude temporaire (indenture)- en fait à vie jusqu’à ce que mort s’ensuive, et jusqu’aux descendants. Ce sont les rois James II et Jacques 1er d’Angleterre et les protestants qui ont imposés l’esclavage pour se débarrasser de toute opposition, de toute pauvreté et supprimer le peuple irlandais.

Avec Gary Cooper (Beau Geste), la belle Paulette Goddard, Howard da Silva (Le dahlia bleu), Boris Karloff (La momie), Cecil Kellaway, Ward Bond, Virginia Campbell, la belle Katherine DeMille, Henry Wilcoxon, C. Aubrey Smith, Lord Chief Justice, Victor Varconi, Virginia Grey, Mike Mazurki, Porter Hall et Richard Gaines.

Le film Les conquérants du nouveau monde, distribué par Elephant Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 26 septembre 2018 en Combo Blu-ray + DVD et la jaquette réversible avec affiche originale. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, Les conquérants d’un nouveau monde par Eddy Moine.

3 étoiles

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