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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 15:08

Trois souvenirs de ma jeunesse : Photo Mathieu AmalricEn trois souvenirs, Arnaud Desplechin (Jimmy P. (Psychothérapie d'un indien des plaines)) relate trois étapes marquantes de sa jeunesse, avec ce triste sentiment nostalgique bien lourd et mitigé quand à la narration et la réalisation bien poussive pour un constat mitigé dans un format trop long pour finalement si peu.

Trois souvenirs de ma jeunesse - Ouverture de la Quinzaine des RéalisateursAlors que Paul Dédalus revient en France via le Tadjikistan, il est interpellé par la police pour usurpation d’identité quand en fait c’est bien la sienne. Il remémore un épisode de jeunesse à Moscou lors d’un voyage scolaire organisé. De fil en aiguille, remonte à la surface ses liens avec sa famille, sa mère et ses crises, son frère Ivan déjanté et sa sœur Delphine bien tristounette, et de son cousin Bob et ses potes Pénélope, Mehdi et Kovalki, et surtout d’Esther, l’amour de sa vie.

Je n’ai jamais été très porté sur les histoires de nostalgie pleines de regrets et d’amertume, et moins encore dans ce récit. Il y plane une sorte de lourdeur oppressante, de folie morbide et d’inconsolable manque d’   mais avec une délectation à se morfondre d’une jeunesse passée de travers. Si les trois épisodes sont tout aussi intéressants, ils sont aussi un peu gâchés par ce manque d’énergie, par cette léthargie qui n’avance à rien et perd rapidement son intérêt tant on a envie de passer à autre chose. La réalisation est heureusement soignée, avec une reconstitution d’une époque révolue qui pourtant ne donne pas envie de s’en rappeler ni de la regretter, mais seulement d’effacer et d’oublier.

Le casting est intéressant avec Quentin Dolmaire et Lou Roy Lecollinet qui, pour leur première participation, sont véritablement marquants. Mathieu Amalric (Arrête ou je continue) égal à lui-même passe bien, ainsi que Cecile Garcia Fogel et Elyot Milshtein, Pierre Andrau et Lily Taïeb (Lou ! Journal infime), Raphael Cohen et Clémence Le Gall, ainsi que Theo Fernandez (La guerre des boutons) et Olivier Rabourdin (Grace de Monaco), Anne Benoit (100% cachemire) et Yassine Douighi (Jamais de la vie), comme Dinara Droukarova (Arrêtez-moi), Françoise Lebrun (La religieuse) et Irina Vavilova, imprègnent bien l’ambiance générale.

2 étoiles

 

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 15:11

Une fois de plus, Robert Parrish (L’enfer des tropiques) nous gratifie d’un western hors des normes du genre, tout en restant dans le cadre du far west, pour mieux nous surprendre avec une forme mélancolique d’un romantisme épuré au rythme nonchalant, loin des cavalcades habituelles et des bagarres d’ivrognes de saloon. Il s’en dégage une immense poésie trouble et envoutante qui hante longtemps.

Alors qu’il se rend dans une ville américaine le temps d’une mission pour le compte de Castro, un gouverneur mexicain dont il est le garde du corps, Martin Brady se casse la jambe qui l’immobilise durablement. Il fait ainsi connaissance de l’officier Colton qui souhaite l’engager et obtenir des informations sur Castro afin de combattre avec lui contre les apaches. Il rencontre également Helen la femme du militaire, dont le coup de foudre semble réciproque. Martin se voit offrir d’effacer son casier judiciaire d’un meurtre de l’assassin de son père, en échange d’une réintégration dans la milice locale et l’aide à l’armée. Mais tout se complique quand il doit faire usage de son arme pour défendre un ami, et le contraint de nouveau à fuir au Mexique.

J’ai beaucoup aimé ce récit plus sombre qu’il n’y parait, emprunt d’une profonde mélancolie agréablement troublant par son lyrisme poétique sur fond de western revisité. Au point qu’importerait la trame si justement elle n’était pas dans cette époque qui en deviendrait anecdotique autrement. Cette vision de l’Ouest, ou plus exactement du sud, à la frontière des convoitises américaines. Ce romantisme presque naturaliste. Pour le coup, même si la scène finale du combat contre les indiens est courtes et soignée, elle en est presque sans intérêt. Le rythme est étrangement lent, dans une ambiance doucereuse, avec des protagonistes aux profils flous à souhait pour mieux se découvrir au fil des sentiments. Nous sommes loin des super héros, avec un personnage hors norme, blessé en son fort intérieur, et tellement vulnérable.

La réalisation en deux parties, fait assez rare, est pour moi une pure merveille de maitrise de la caméra et de la narration. Les images sont superbes qui nous aspirent dans un monde romanesque envoutant. J’ai aimé ce sentiment où n’est pas montrés une civilisation supérieure à l’autre comme habituellement les clichés américains humiliant la culture mexicaine avec son mépris des hispaniques. Ce mélange entre deux cultures apporte aussi cette dimension nouvelle et son ouverture d’esprit.

Ainsi, Robert Mitchum (Le paradis des mauvais garçons) était encore une fois excellentissime de part une composition plus en profondeur tout en dégageant charme et conviction, face à la belle Julie London (L'homme de l'ouest) mystérieuse et sensuelle, quand Gary Merrill et Albert Dekker (Duel dans la boue), Jack Oakie (Tomahawk) et Charles McGraw (La chaine), comme Anthony Caruso (Le mariage est pour demain) et Mike Kellin, mais aussi Victor Manuel Mendoza, Jay Novello et Ben Sterner, sont dans la veine de l’ambiance avec talent et conviction.

3 étoiles

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22 juin 2015 1 22 /06 /juin /2015 10:08

Très beau et oppressant film dramatique de Deniz Gamze Ergüven, qui pour sa première réalisation nous plonge dans l’enfer machiste archaïque de la société turque, moderne par certain côté et arriérée jusqu’à l’insupportable avec les mariages forcés, même si ce n’est pas l’apanage exclusif de ce pays, mais des plus éloquents.

Alors que l’année scolaire se termine, Lale et ses quatre sœurs Selma et Nur, Ece et Sonay rentrent chez leur grand-mère, avec des copains de classes. Passant par la plage, tous se lancent dans l’eau et jouent en toute innocence à des batailles aquatiques, les filles sur les épaules des garçons. A peine rentrées chez elles, c’est la furie de la grand-mère qui les accueille, avertie des jeux pervers ayant sans doute souillés les cinq filles, jusqu’à l’oncle arrive en trombe. Vérifications d’usages que leur virginité est intacte, et la rumeur non fondée, les mesures radicales tombent. La belle villa se transforme en prison avec grilles et barreaux montés à la hâte, et interdiction de sortie. Bientôt, une de filles est mariée à un parfait inconnu, puis une deuxième dans la foulée, avant le sort des trois autres dont la plus jeune et intrépide n’a que onze ans. Les cinq filles doivent impérativement être mariées, contraintes et forcées, malgré leurs suppliques et refus aux conséquences dramatiques. Lale cherche tous les moyens désespérés pour fuir.

Terrible et puissant film, qui sans crier gare nous plonge au cœur d’un des plus grands malheur imposé aux femmes, surtout très jeunes. Les mariages arrangés et forcés, dont on parle peu dans les médias, sont pourtant quotidien même chez nous en France où disparaissent des centaines de filles mineures vers le pays d’origine pour souvent ne plus jamais revenir. L’intensité dramatique du récit, est d’autant plus saisissant que l’on s’y attend peu aux premières images, avec les décors de rêve d’une région magnifique, des jeunes jouant comme tous jeunes du monde, pour d’un coup nous glacer le sang par une réaction brutale. D’abord la prison, dont une faille permet un instant de liberté dans la joie d’un match de foot, puis l’horreur des mariages aux conséquences tragiques.

Un hommage gracieux à «Virgin Suicides», de Sofia Coppola.On en parle rarement, mais la Turquie est le pays méditerranéen où il y a le plus de meurtres et d’agressions sur les femmes. Ainsi, ce sont plus de mille d’entre elles ces cinq dernières années qui ont été assassinées (chiffres officiels en constants augmentations et certainement beaucoup plus officieusement) pour des raisons diverses telles les refus de mariage ou des demandes de divorces. Malgré des lois, les assassins ne sont guère inquiétés. C’est sans compter celles qui subissent les violences dans les autres pays d’Europe comme en Allemagne ou en France. Les mariages forcés sont monnaies courantes comme relaté dans Halam Geldi d’Erhan Kozan, Les chiffres officiels du ministère de l’intérieur turc, indiquent que 14% des mariées en Turquie ont entre 10 et 14 ans -Il va de soit, que cela va dans les deux sens, de mariages forcés pour les garçons. D’autant plus grave, que les unions sont la plupart consanguins, entre cousins et cousines germain, donnant l’un des plus fort taux de naissance d’enfants handicapés graves.

Les jeunes actrices Güneş Nezihe Şensoy et Doğa Zeynep Doğuşlu, Elit İşcan, Tuğba Sunguroğlu et İlayda Akdoğan, sont excellentes de naturel, d’émotion et de talent terriblement marquantes, dont on leur espère une belle carrière en évitant le sort des protagonistes. Nihal Koldaş est atrocement inhumaine, de même Ayberk Pekcan (Winter sleep), épouvantable avec conviction. Egalement Bahar Kerimoğlu est émouvante, ainsi que Burak Yiğit et Erol Afsin sont marquants.

3 étoiles

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21 juin 2015 7 21 /06 /juin /2015 17:29

Excellent thriller policier de Jean Negulesco (Comment épouser un millionnaire), sorti en 1944 d'après le roman d'Eric Ambler, dont l’intrigue est savamment dosé entre suspens, humour et drame, dans une ambiance délétère à souhait dans un voyage européen d’enquête de l’entre deux guerres aux relations propices à toutes les opportunités de toutes part pour les sans scrupule, mais pas sans risque.

Lors d’une soirée mondaine à Istanbul en cette fin des années trente, le Colonel Haki conte à son ami romancier hollandais Cornelius Leyden, la découverte du corps de Dimitrios Makropoulos. Eveillant la curiosité de l’écrivain, il narre avec force détails le long passé criminel du défunt, tantôt voleur, meurtrier et espion à la solde du meilleur offrant et surtout pour son propre compte… en banque. Au petit matin, Cornelius se lance sur les traces encore fumante de Demitrios, faisant des surprenantes découvertes, et surtout suivi comme son ombre par un inconnu et les dangers qui vont avec.

Un excellent film culte, dont je m’étonne que personne n’ait tenté une reprise, tant tout y est savamment dosé, abordant toutes les facettes d’une époque trouble, dans la préparation de la seconde guerre mondiale que les truands ont bien compris tant la politique des grands de ce monde étaient de leur univers. Magouilles en tous genres, crédulités exacerbées de toute part, de quoi pour un Dimitrios nager en eau trouble comme un poisson vorace pour faire ses emplettes. Un thriller avec une analyse d’une époque dans laquelle s’entremêle des personnages aussi peu clairs, mais finalement aussi attachants que le monstrueux malfrat aussi peu fréquentable.

Le récit est intelligemment réalisé dans une mise en scène extrêmement alerte, vif et passionnément amené pour nous inciter à toujours en savoir plus sur le dénouement, même si l’on s’en doutait depuis la première image. Il n’empêche que j’ai été pris par le rythme et le ton de complicité et de curiosité malsaine, vivant pleinement par l’intermédiaire de Cornelius. Le profil des protagonistes est distillé avec subtilité et un suspens sans cesse plane dans la mise en scène nous déroutant en permanence entre doute et certitude vite battu en brèche par des rebondissements pour notre plus grand plaisir. Un peu chef d’œuvre à ne pas rater dans sa filmographie. Quelques différences cependant entre le film et le livre, notamment la fin, où Peters meurt dans le roman.

Un magnifique casting composé de Peter Lorre (Arsenic et vieilles dentelles) qui était une fois de plus sublimissime, face aux excellents Sydney Greenstreet et Zachary Scott (Amour et fleur sauvage), et la belle Faye Emerson comme Victor Francen et Steven Geray, ou la fabuleuse Florence Bates et Edward Ciannelli, ainsi que Kurt Katch, la belle Marjorie Hoshelle, Georges Metaxa et John Abbott, pour une ambiance des plus facinantes.

3 étoiles

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 09:23

Loin de la foule déchaînée : Photo Matthias SchoenaertsUne sixième nouvelle adaptation du roman -de trop ?- de Thomas Hardy, dont on ne sait trop si Thomas Vinterberg (La chasse) s’est profondément ennuyé à en restituer l’indicible, considéré parait-il comme l'un des plus grands classiques de la littérature anglaise, et l'un de ses plus célèbres romans à l’eau de rose.

Loin de la foule déchaînée : Photo Carey Mulligan, Matthias SchoenaertsDans les verts pâturages dans l’Angleterre profonde, Bathsheba Everdeene, jeune femme séduisante doublée d’un fort caractère indépendant, vit avec sa tante dans une petite ferme. Le beau berger voisin, Gabriel Oake, ne la laisse pas indifférente mais elle refuse sa demande en mariage, n’ayant rien d’autre à lui offrir que son éducation. Un retour de situation les éloigne quand il perd ses biens, et qu’elle hérite d’une riche et importante ferme. Le hasard le mène chez elle devenant son ouvrier. Elle est alors courtisée par un vieux noble de ses voisins, mister Boldwood qu’elle fini par refuser pour épouser le sergent Troy. Beau parleur, joueur, ivrogne et violent.

Loin de la foule déchaînée : Photo Carey MulliganL’histoire est déjà insipide en soit, sur une idiote qui se la pète plus haut qu’il n’est séant, et telle une pauvre fille qui fonce tête baissée… baisée ? se fait avoir par le premier, puis deux et trois zéro de crétinerie qui ne respire pas plus de romantisme que de mise en garde. Fillette, n’écoute pas le bruit de la mer… Que disais-je ? La morale de cette morale misogyne c’est les filles sont trop idiote pour les histoires de cœur et d’argent. Mais aussi que les hommes le sont tout autant qu’elles au final. Beaucoup d’ennui dans ce roman photo à l’eau de rose Loin de la foule déchaînée : Photo Carey Mulligan, Tom Sturridgepour midinettes qui sent la naphtaline périmée du dix-huitième siècle. Les portraits sont on ne peut plus sommaires, taillés à la serpe sans profondeur. Rien n’est développé, dans une ambiance pathétique. La réalisation est des plus bâclées, certainement produite en quelques jours montre en main. Même les paysages ne respirent pas l’esprit champêtre du romantisme noir. Tant qu'à faire de réadapter une sempiterllième fois ce roman de gare, pourqui ne pas avoir innové complétement, histoire de relancer un intérêt, certes peu évident ?

Loin de la foule déchaînée : Photo Michael SheenDommage car Carey Mulligan (Inside Llewyn Davis) arrive à dégager du charme sans être vraiment non plus convaincante. il en est de même d’ailleurs des Matthias Schoenaerts (Suite française), Michael Sheen (Twilight) et Tom Sturridge (Sur la route) frisants souvent le ridicule. Seule peut-être Juno Temple (Maléfique) arriverait à émouvoir, et la jolie Jessica Barden (Hanna) qui s’en tire le mieux. Hilton McRae (Mansfield park) et Bradley Hall complète le triste tableau général.

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 08:32

Alors que se joue la coupe du monde de football féminin au Canada, agréable de revoir ce sympathique film de Gurinder Chadha (Coup de foudre à Bollywood) qui obtînt un succès public phénoménal à sa sortie et financiers, notamment aux States, ainsi que des répercutions politiques inattendues, aussi bien entre l’Angleterre et l’Inde, mais aussi lors d’une visite au sommet avec la Corée du Nord. En l’occurrence, la traduction du titre serait plutôt Brosse-la comme Beckham dans le sens footballistique sur la manière de tirer les coups francs dont le joueur avait le talent, et en un jeu de mot sur les sentiments amoureux.

Dans un quartier indien de la banlieue de Londres, Jesminder "Jess" Bhamra, est une jeune fille de 18 ans, super douée au football, jouant très souvent avec ses amis. Elle attire l’attention d’une jeune anglaise, Juliette "Jules" Paxton, qui perçoit un immense talent, et l’invite à rejoindre l’équipe féminine régionale d’Hounslow. Jess s’y intègre très vite et n’est pas indifférente à l’entraineur Joe, dont Jules est aussi secrètement amoureuse, ce qui pourrait mettre leur amitié en danger, quand une certaine attirence entre elles se dessine. Consciente que sa famille, vis-à-vis de la communauté indienne est hostile à sa passion, Jess leur cache ses activités sportives qui prennent une grande importance tant son talent est incontestable, et remarqué par des recruteurs américains. Jules et Jess ont la possibilité de rejoindre une université américaine prenant en charge leurs frais pour une carrière professionnelle. Reste à convaincre la famille machiste traditionnelle indienne, comme une crainte homophobe de la famille anglaise.

Je me suis beaucoup amusé avec ce film, qui sous ses allures de gentille comédie à la sauce bollywoodienne, est faussement naïve pour aborder le statut des femmes en général, dans la société indienne en particulier, mais dans le monde du sport également avec nombre de clichés gentiment écornés. La dénonciation de l’homophobie et du racisme sont aussi de la partie dans les messages abordés. En effet, c'est avec beaucoup de subtilité, presque un peu trop, que les liens amoureux entre les deux joueuses sont effleurés, quand nombre de détails sont bien suggestifs. Le récit se suit avec beaucoup de plaisir, tant le rythme est vif et alerte, les protagonistes attachants, entre deux mondes antinomiques qui finissent par se confondre dans un sport comme un support à l’intégration et au respect.

La place du sport féminin a du mal à se hisser dans les médias malgré leurs résultats et leurs talents. Ainsi, si les sportives de certaines disciplines arrivent enfin depuis peu à voir leur matchs sur les chaines télé et relayées dans la presse, d’autres ont encore des difficultés à franchir les barrières du machisme, surtout dans des sports « d’homme ». C’est le cas du football et du rugby féminin, et de bien d’autres encore, hélas. La parité n’est pas encore de mise dans le milieu sportif et surtout médiatique. Pourtant à les voir sur le terrain, elles affirment leur juste place. Celles du rugby nous ont récemment offert de magnifiques spectacles de qualité, ainsi que les footballeuses ces jours-ci.

La réalisation était donc tout à fait d’actualité, avec une ambiance indo-british où le dramatique est allégé par l’humour irrévérencieux à souhait. Les clichés sont battus en brèches avec beaucoup de souplesse en moquerie des archaïsmes et des homophonies racistes. Il est à regretter que les scènes coupées dans les bonus du dvd, n’aient pas été rajoutées en un director’s cut, car utiles au récit. Une adaptation du film en comédie musicale est prévue pour cette année 2015 au Phoenix Theatre dans le West End de Londres.

Le casting est très sympathique, avec la jolie Parminder Nagra, tout en nuance d’émotion marquante, face à Keira Knightley (Girls only) drôle et incisive, et Jonathan Rhys Meyers (Vanity fair, la foire aux vanités) charmeur. Archie Panjabi (San Andreas) et Juliet Stevenson (Diana), comme Shaheen Khan (Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu) et Anupam Kher (Happiness therapy) sont excellents. De meme les jolies Gill Penny, Preeya Kalidas (We are four lions) et Pooja Shah, quand Trey Farley et Saraj Chaudhry sont parfaits. David et Victoria Beckham auraient souhaité apparaitre en caméo, mais leurs emplois du temps trop chargés ont rendu hélas impossible. Ce sont donc des sosies qui les remplacent.

3 étoiles

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 08:02

La Tête haute : Photo Rod ParadotEmmanuelle Bercot nous entraine dans une crispante histoire au regard bobo et à la psychologie de comptoir regrettable, pour une trame difficile et intéressante sur un sujet de plus en plus récurent dans l’actualité, tout en éveillant une saine curiosité sur une profession difficile d'aide aux jeunes en difficulté qui mérite cet éclairage et plus de moyens financiers et matériels.

La Tête haute : Photo Catherine DeneuveMalony est un enfant de six ans totalement caractériel et d’une rare violence qui l’entraine dans des ennuis de plus en plus graves, pour se retrouver dans le bureau d’un juge des enfants. Celle-ci lui offre l’aide d’un éducateur jusqu’à ses dix huit ans. Malgré tout, son comportement insane en arrive à la limite de l’extrême, la prison pour mineur, ou le placement dans un camp de redressement entre rééducation et formation de la dernière chance avant sa majorité. Une occasion trop difficile à saisir pour un esprit pathologique.

La Tête haute : PhotoSi le récit a le mérite de nous montrer l’immense patience et la générosité des institutions pour venir en aide aux jeunes en difficulté, le ton est malheureusement avec trop de clichés et de poncifs en tous genres pour toujours excuser et dédouaner ce qui ne saurait l’être. A force de toujours mettre tout sur le dos de la société et des parents, on noie les réels problèmes de ce qu’il faut appeler comme il se doit, des monstres. Non seulement à ne pas vouloir voir la réalité en face, on commet l’irréparable. Rappelons-nous de Mathieu Moulinas en 2011 qui avait violé, assassiné et brulé sa camarade de lycée Agnès Marin. De fait, l’histoire qui nous est comptée, m’a paru malhonnête La Tête haute : Photo Rod Paradot, Sara Forestierà ce niveau, mettant tous les inadaptés sociaux dans le même sac, au détriment de tous, et en danger les autres. A généraliser et noyer sous de faux bons sentiments, on dilue l’immense majorité des jeunes en réel difficulté et souffrance qui peuvent, et s’en sortent heureusement. Il y a un petit de Mommy dans ce portrait désagréable et sans empathie pour le gamin. Cependant, je me suis laisser aller à suivre avec stupéfaction sur tous les efforts pour tenter de remettre d’aplomb ces jeunes marginaux violents, et toutes les infrastructures pour les aider, qui parfois relèvent plus de l’internement psychiatrique.

L’excellente Catherine Deneuve (La vie de château) est terriblement marquante, face au jeune Rod Paradot, en tout point parfait de crédibilité et de conviction. Benoît Magimel (La French) est poignant, de même Sara Forestier (L’amour est un crime parfait) odieusement convaincante. la jolie Diane Rouxel est très marquante. Il en est de même d’Elizabeth Mazev (Après mai) et d’Anne Suarez (Les seigneurs), mais aussi de Christophe Meynet (Situation amoureuse : c'est compliqué), Martin Loizillon (Populaire) et Lucie Parchemal, comme de Catherine Salée (Deux jours, une nuit), le jeune Enzo Trouillet, et Ludovic Berthillot (Un homme idéal) dans le ton juste de l’ambiance.

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 11:52

Alors que Jean-François Richet va sortir prochainement sa reprise du film de Claude Berri, Un moment d'égarement, en 1984 Stanley Donen s’y était déjà attelé. Quand on sait que sa dernière épouse était une jeune femme de trente six ans de moins que lui, on n’est pas étonné que le sujet de ce film l’ai fortement inspiré.

Deux vieux amis, Matthew Hollins et Victor Lyons, en froid avec leurs épouses respective partent en vacances à Rio avec leurs jeunes filles adolescentes, Nicole et Jennifer. Très vite attiré par la plastique et les seins nus sur la plage de Jennifer, Matthew se laisse emporter par ses désirs, et très vite fini pour coucher avec l’adolescente lors d’un mariage brésilien sur la plage. Plus par la peur que son ami découvre qu’il a couché avec sa fille, que par culpabilité, Matthew repousse par la suite les avances de la gamine. Quand à Victor, il craint que son ami découvre qu’il a couché avec sa femme Karen.

Indéniablement, plus que le récit d’un cinquantenaire couchant avec une adolescente, aussi immoral que ce soit mais sans originalité particulière, c’est la réalisation et le regard de la caméra qui met mal à l’aise dans ce film, sans oublier l’âge réel de l’actrice. Les pénibles interventions de Matthew dans cette sorte d’interview sont en soit atrocement désagréables cassant le rythme de la trame, pour tenter à chaque fois avec un semblant d’humour de se déculpabiliser, qui irrite certainement le plus. Viennent évidement les scènes de nu, rien de bien répréhensible si ce n’est l’âge de l’interprète. Après, sur la thématique, je ne sais pas quel degré de responsabilité il faut créditer. Est-ce le scénariste qui fantasme sur des relations sexuelles entre une adolescente avec un cinquantenaire, ou les producteurs rentabilisant leurs placements sur une immoralité condamnable par la loi, ou le réalisateur qui bave devant la nudité des gamines. Toujours est-il que je n’ai pas aimé ce film, dont l’original mettait déjà mal à l’aise, mais qu’ici, un je ne sais quoi se veut alerte et détaché nous rend complice comme entre potes d’une histoire potache. Habituellement, les actrices pour ces rôles d’ados ont la vingtaine passée, ce qui n’enlève pas le côté glauque. Pour ce film, le réalisateur choisi une jeune actrice de réellement 17 ans, et obtint d’un juge dans l’Amérique si « puritaine » 'autorisation de scènes de nue intégral d’une mineure. N’en doutons pas, ce fut contre bakchich sonnants et trébuchants. Certes, Claude Berri avait fait mieux avec Agnès Soral, âgée seulement de seize ans.

Michael Caine (La nuit du défi) réussi à être particulièrement patibulaire avec son air niais malsain satisfait de lui, tout joyeux de nous conter son écart de conduite, face à Michelle Johnson, qui obtint le prix de la plus mauvaise actrice de l’année, si en effet semble excessive est dans le ton juste de son personnage. Demi Moore (À propos d'hier soir...), toute jeune également, joue avec plus de subtilité. De même Joseph Bologna et Valerie Harper sont plus dans la nuance.

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16 juin 2015 2 16 /06 /juin /2015 10:28

Sympathique petite comédie romantique de Christian Ditter, habitué du genre, qui nous gratifie avec dextérité à de l'humour et de l'émotion, dans une adaptation du roman Where rainbows end de l’écrivaine irlandaise Cecelia Ahern, dans une trame pleine de rebondissements et de retournements de situations amoureuses.

Depuis tout gosse Rosie et Alex, sont les deux meilleurs amis du monde, et amoureux timides. Lors des dix-huit ans de Rosie, ils s’embrassent enfin amoureusement, mais ayant trop bu, elle ne s’en souvient plus. Pensant qu’il n’éprouve pas les mêmes sentiments, de dépit elle sort avec un autre camarade pour le bal de promo. Une première fois vite fait mal fait, elle tombe enceinte, laissant Alex partir en université quand elle reste à Londres. Une séparation qui ne va pas faire les affaires de leur véritable amour, se croisant pour se reperdre durant des années. Sauront-ils malgré tout se trouver enfin ?

Je me suis beaucoup amusé avec cette histoire assez loufoque, sans crier gare et qui portant aborde avec subtilité des sujets difficiles. De bons gags, comme celui la capote coincée, limite trash mais très drôle tant c’est inattendu, et dirais-je original. Le ton du récit flirte entre gravité, comme de devenir mère à 18 ans et voir sa vie toute tracée en être bouleversée, mais dont l’optimisme constant laisse la place à l’humour et l’espérance. Un chassé croisé amoureux finalement plein de fraicheur, sans jamais sombrer dans le glauque ou le moralisme réac que l’on pourrait craindre. Sans jamais non plus s’éclater dans le vulgaire ou l’irrévérence. Un ton doucereux qui chasse d’un revers de main le pathos ou l’amertume en laissant de côté la naïveté. La réalisation est assez classique mais efficace, avec les flashbacks toujours judicieux, donnant un rythme léger et alerte, sans alourdir ou freiner la narration.

Lily Collins (The mortal instruments) est jolie et attendrissante, drôle et émouvante, de même Sam Claflin (Les âmes silencieuses) et Christian Cooke (Cemetery Junction). Jaime Winstone (We want sex equality) n’est pas en reste, ainsi que les très belles Tamsin Egerton (Queen and country) et Suki Waterhouse (Divergente 2). Jamie Beamish (Anna Karenine) et Art Parkinson (Dracula Untold), ainsi que Lorcan Cranitch et Ger Ryan déjà tous les deux dans The food guide to love, et les jeunes Lily Laight (Les misérables) et Matthew Dillon, Rosa Molloy et Aaron Kinsella, Lara McDonnell et Beau Rose Garratt, Tom John Kelly et Tighe Wardell, jouent avec talent.

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15 juin 2015 1 15 /06 /juin /2015 15:10

À la poursuite de demain : Photo Raffey Cassidy, Thomas RobinsonUne fois n’est pas coutume, la bande annonce ne me donnait pas envie d’aller voir le film de Brad Bird (Mission impossible : protocole fantôme), quand en définitive, c’est une bonne surprise. Film de science-fiction pour ados avec des messages sur notre présent que l’on maltraite pour un futur qui s’annonce des plus sombres. Suffirait t-il de rêveurs pour y remédier, ou accepter les pires prévisions logiques ?

À la poursuite de demain : Photo Britt RobertsonCasey Newton est une jeune fille impétueuse, qui chaque nuit se rend sur la base de la NASA en cour de démolition, afin de le contrecarrer selon ses petits moyens. Arrêtée par la police et mise au poste, elle trouve dans ses affaires qu’on lui rend au petit matin, un pin’s bien étrange. En appuyant dessus, elle est projetée dans un autre monde. Effrayée, puis curieuse d’en savoir plus, elle fait d’extraordinaires voyages dans un monde parallèle. Mais bientôt, mise en danger par À la poursuite de demain : Photosa trouvaille, elle est rejointe par Athena, une jeune fille aux sympathique autant qu’étrange, qui l’accompagne chez Frank, un homme qui sera le seul à l’aider à comprendre ce qui se passe et aider un monde en perdition. Ils doivent se rendre à Tomorrowland, dans un lieu entre le temps et l’espace.

À la poursuite de demain : Photo George Clooney, Hugh LaurieTout comme avec Pirates des Caraïbes et La tour de la terreur, Disney réalise un film à partir d’une animation de ses des parcs attractions et de ses univers. De fait, l’intrigue un peu confuse au départ, mais s’éclairci rapidement pour nous entrainer dans une folle course poursuite entre le temps et ceux qui se mettent en travers de leur mission. Les décors numériques, comme les À la poursuite de demain : Photo Britt Robertsonmouvements sont agréables à voir. Et la trame sympathique à suivre. Les thématiques relèvent de l’écologie sur notre futur proche, et de la science dans tous ses états. Les protagonistes sont attachants, drôles et émouvants. Quelques petites longueurs trainent voir freine un peu parfois, mais dans l’ensemble, j’ai été agréablement baladé.

À la poursuite de demain : Photo Britt Robertson, Tim McGrawLa jeune Britt Robertson (Cake) est excellent, de même que la jolie Raffey Cassidy (Blanche neige et le chasseur) sont drôles et émouvantes, marquent leur personnages avec conviction, de même George Clooney (Monuments Men) est sympathique. Hugh Laurie, docteur House sort de son hosto pour nous épater avec plaisir. C’est également le cas avec Tim McGraw et Chris Bauer, des jeunes Thomas Robinson (Comment tuer son boss 2), Pierce Gagnon (Le rôle de ma vie), et Shiloh Nelson (Annabelle), quand Kathryn Hahn (Broadway therapy) et Keegan-Michael Key (Peace, love et plus si affinités), ainsi que Judy Greer (La planète des singes : l'affrontement) sont de l’ambiance générale sont très convaincants.

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