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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 10:18

Un grand merci à M6 vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce thriller psychologique réalisé en 2016 par Thomas Kruithof, qui pour son premier long métrage nous plonge dans une atmosphère délétère de services secrets menaçants.

Au chômage depuis deux ans et après une dépression, Duval est contacté par un certain Clément pour un poste de transcripteur de bandes d’écoutes téléphoniques. Emploi facile et très bien rémunéré, Duval accepte sans se poser de question sur son employeur des services secrets ou d’un ministère. Pourtant, sur les cassettes il est question de manipulations politiques sur la libération d’otages. Duval semble cependant plus préoccupé par ses séances aux Alcooliques Anonymes où est le parrain de Sara, mais quand il se retrouve mêler par la force de Gerfaut au cœur d’un scandale et de meurtres, la spirale infernale est emballée.

Film sombre et inquiétant, qui s’inspire de l'affaire des otages français au Liban entre 1985 et 1988 par le Hezbollah à la solde de l'Iran sur un contentieux nucléaire franco-iranien d’Eurodif, et dont leur libération fut retardée afin de coïncider avec les élections présidentielles sous Chirac. Référence aussi avec les écoutes téléphoniques sous Mitterrand afin de protéger entre autre le de sa fille cachée. Une trame intriguante, bien racontée et mise en scène, bien qu’un peu de mal à croire cependant avec le choix d’un Duval naïf d’un côté, et son immense réaction de l’autre, qui laisse perplexe de crédibilité pour être réaliste. Cependant je me suis laissé prendre par le jeu des interprètes et la qualité de la réalisation, comme de l’ambiance.

Avec les excellents François Cluzet (Médecin de campagne) et Denis Podalydès (Marie-Francine), Sami Bouajila (Pattaya) et Simon Abkarian (Une histoire de fou), Alba Rohrwacher (Taj Mahal) et Philippe Resimont (Peur de rien), ainsi que Daniel Hanssens (La religieuse), Bruno Georis (Tu veux ou tu veux pas) et Alexia Depicker (L'enquête), Olivier Bony, Bernard Eylenbosch et Nader Farman, Angelo dello Spedale, Yves Jadoul et Christian Hening.

Le film La mécanique de l’ombre de Thomas Kruithof, distribué par M6 vidéo est disponible en DVD depuis le 17 mai 2017 dans tous les meilleurs bacs. Dans les suppléments, un entretien avec Thomas Kruithof, et un court-métrage Rétention de 2013 par Thomas Kruithof.

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 09:45

Un très grand merci à Ad Vitam et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de découvrir ce film italien réalisé en 2016 par Marco Bellocchio (La belle endormie), d'après le roman autobiographique de Massimo Gramellini, pour une émouvante recherche de la vérité sur une souffrance de la perte d’un être cher.

En 1969 à Turin, la mort de la maman du petit Massimo, neuf ans le bouleversera toute sa vie. S’il réussi sa vie, devenant journaliste soprtif puis grand reporter, la disparition de sa mère le hante sans cesse et perturbe ses relations avec les autres et sa vie sentimentale. Quand il se voit confier la vente de l’appartement de ses parents, il se replonge dans son enfance en cherchant toutes les réponses aux questions qui l’obsèdent depuis sur les circonstances de la mort de sa mère e les raisons.

Sur un thème tragique et douloureux, tel que la mort d’un parent, qui plus est pour un enfant en bas âge, sur lequel plane un voile de mystère, de non-dits et de secrets de famille, le récit envoute en effet de beaucoup d’émotion. J’ai été touché par le drame vécu par le petit Massimo, tout en me perdant dans le méandre d’un récit qui se disperse entre matchs de foot et amours mal vécus, représentant le refuge et les causes du mal être de l’adulte. On a du mal à comprendre qu’il n’ai pas cherché beaucoup ni bien loin pour comprendre entre les lignes des causes du décès et les raisons du secret. Touché par le drame et le besoin de vérité pour vivre et aimer, je me suis laissé prendre par la quête du à la blessure béante depuis l’enfance.

La mise en scène est maitrisée pour une réalisation soignée avec singulièrement un petit manque de souffle et d’émotion, mais dont le talent du réalisateur devient payant avec le ton qui fini par hanter. Les images ont cette magie de restituer les époques et les ambiances pour imprimer des sentiments douloureux et des besoins d’amour avec les lumières et les couleurs tamisées, comme de la musique et du talent des interprètes.

Avec les jeunes Dario dal Pero et Nicolò Cabras excellents, Valerio Mastandrea (La prima cosa bella) et Fabrizio Gifuni, Guido Caprino et Bérénice Bejo (L’économie du couple), Barbara Ronchi (Miele), Pier Giorgio Bellocchio et Roberto de Francesco, Piera Degli Esposti, Roberto Herlitzka (La grande Bellezza) et Miriam Leone (Les Médicis, maîtres de Florence), Manuela Mandracchia (Habemus papam), Linda Messerklinger et Emmanuelle Devos (Moka).

Le film Fais de beaux rêves de Marco Bellocchio, distribué par Ad Vitam, est disponible en dvd dans les meilleurs bacs depuis le 2 mai 2017. Il est proposé en version originale italienne sous-titrée français, et audio français, ainsi qu’en sous-titré pour sourds et malentendants, et audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments,  Pagliacci un court métrage exclusif de Marco Bellocchio.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 10:36

Nouvelle adaptation de la légende réalisée par Guy Ritchie (Agents très spéciaux : Code U.N.C.L.E), d’après la compilation de récits Le morte d'Arthur de Thomas Mallory, qui revisite la trame version fanstasy d’un mixage de Le Seigneur des Anneaux et Game of Thrones virant Monty Python sacré Graal pas très réussi.

Afin de prendre le trône du roi Uther, son frère Vortigern doit offrir aux sorcières de mer ce qu’il a de plus cher. Il égorge Elsa sa propre femme chérie, quand un chevalier démon tue le roi et sa femme, alors le petit prince est sauvé de justesse. Elevé par des prostitués, Arthur devient un petit voyou des rues, quand il est embarqué comme tous les hommes en âge afin de dégager l’épée magique, Excalibur récemment découverte et bloquée dans un rocher. A sa grande stupeur, Arthur libère l’épée et se retrouve pourchassé par les sbires du roi démon, et trouve des amis avec la mage Guenièvre et des amis qui soulèvent une armée pour une guerre contre l’usurpateur.

L’idée de reprendre l’histoire galloise célèbre, du roi Arthur Pendragon ayant repoussé l’invasion des saxons, devenu mythique. Le reste a été célébré maintes fois et de le moderniser pour en raconter sous une nouvelle version était séduisante au départ, mais au final la montagne accouche d’une souris sans grande originalité. S’inspirant des nombreux films et séries télé pour nous concocter ce récit qui se suit sans problème comme tant d’autres du genre mais sans grande passion, le film perd de son intérêt en l’état face à l’histoire originelle. De fait, l’élu petit prince caillera des bordels reprend son trône en perdant l’aspect chevaleresque d’origine. Non que je me sois ennuyé une seconde dans cet énième nanard du genre, mais c’est avec déception que je suis sorti de salle avec cette insatisfaction perceptible d’avoir été un peu couillonné. Car il faut bien le dire, il ne se passe pas grand-chose d’intéressant, ni en émotion ni en humour ou en scène de bataille. La qualité de la réalisation floue et confuse, là encore dans des obscurités, rendent l’ensemble assez décevant pour un rendu téléfilm.

Avec Charlie Hunnam (Pacific Rim) et Jude Law (Spy), Astrid Bergès-Frisbey (Pirates des Caraïbes : la fontaine de jouvence) et Djimon Hounsou (Tarzan), Eric Bana (Délivre-nous du mal) et Aidan Gillen (Le labyrinthe : la terre brûlée), ainsi que Katie McGrath (Jurassic World), Freddie Fox (Docteur Frankenstein) et Craig McGinlay, Tom Wu (Kick-Ass 2), Kingsley Ben-Adir, Neil Maskell et Geoff Bell, Poppy Delevingne (Broadway therapy) sœur de Cara, Millie Brady (Orgueil et préjugés et zombies), Annabelle Wallis (Grimsby) et Jacqui Ainsley.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 08:00

Un grand merci à Diaphana et à l’agence Dark Star presse pour m’avoir permis de découvrir ce roadtrip britannico-américain dont le titre est tiré de la chanson de Lady Antebellum, a été réalisé en 2016 par Andrea Arnold, sur le parcours d’une ado dans un passage à la vie adulte.

Jeune fille de dix-sept ans, Star galère avec sa famille dans la misère, quand elle croise Jake et son équipe sous les ordres de Krystal. Vendeurs de porte à porte d’abonnements de magazines, ils parcourent le pays en tout sens. Star embarque dans leur van pour l’aventure, des fêtes et d’arnaques, de de liberté plein de pièges et de dangers, et d’amour avec un Jake aussi enjoleur que menaçant.

Intriguant road movie qui a été primé au Festival de Cannes 2016 pour le Prix du Jury, qui nous entraine dans les différentes strates de la société américaine par le biais d’une bande de jeunes exploités dans un microcosme de concurrence et rivalités violentes et de fêtes, sur fond de romance entre une jeune femme qui se cherche et une sorte de psychopathe dont leurs rêves tendent à se rejoindre. Je me suis laissé prendre à cette ambiance de gang sauvage et m’étonne que l’on puisse encore vendre des abonnements papier de magazines quelques soient les arguments des bonimenteurs menteurs, mais le sujet est ailleurs bien sûr avec le décorticage de la société et les liens qui se tissent. Une réalisation efficace et soignée, sur un rythme vif et alerte, et aux très belles images pertinentes sur des travelings marquants. Il en ressort une ambiance particulière et des jeux de rôles parfois superficiels mais qui s’impriment avec efficacité.

Avec un premier rôle très remarqué pour Sasha Lane en effet excellente, face à Shia LaBeouf (Fury) et Riley Keough (Mad Max: fury road), Shawna Rae Moseley, Arielle Holmes et Crystal Ice, McCaul Lombardi, Veronica Ezell, Chad Cox et Garry Howell, ainsi que Kenneth Kory Tucker, Raymond Coalson et Isaiah Stone (Winter's bone), Dakota Powers et Christopher David Wright, de même Kaylin Mally, Laura Kirk et Will Patton (La dernière piste).

Le film American honey d’Andrea Arnold, distribué par Diaphana, disponible dans les meilleurs bacs dès le 13 juin 2017 en DVD et bluray au prix conseillé de 19,99€, ainsi qu’en VOD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français.

3 étoiles

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 10:34

Un grand merci à M6 vidéo pour m’avoir permis de découvrir cette sympathique comédie réalisée en 2016 par Pascal Bourdiaux (Fiston), qui dans son troisième long métrage nous offre des retrouvailles familales dans un casse improbable plein de fantaisies.

A la suite du vol spectaculaire d’un Stradivarius par le célèbre voleur Patrick, rapidement trahit par son complice Romain qui le laisse pour mort. Quand Carole, informaticienne géniale coincée, et Caroline, pickpocket exubérante, se rencontrent chez le notaire, elles apprennent qu’elles sont sœurs et que leur père inconnu qui s’est barré avant leurs naissances est mort. Elles finissent par le retrouver bien vivant et désireux de se rattraper auprès de ses filles, ses trésors, et leur propose un casse de 15 millions d’euros, la valeur de la transaction du violon qu’entreprend Romain avec une femme riche pour l’offrir à son fils virtuose.

Sympathique petite comédie fantaisiste, qui sans époustoufler arrive à amuser avec les profils de ses protagonistes drôles et attachants plus que par le récit. La trame est plus un prétexte à une histoire familiale et à la rédemption d’un père couard qui tente de se rattraper auprès de ses filles qu’il n’a jamais élevé, après être passé si près de la mort. L’émotion est plus au rendez-vous que l’humour et les gags, même si l’on s’amuse de part les gaffes et les piques entre sœurs maladroites. Un divertissement familiale sympathique donc, qui reste soft et bon enfant, dans une réalisation vive, alerte et sans temps mort pour imposer un rythme et une tonalité tonique pour tous publics.

Avec le trio Jean Reno (L’aigle et l’enfant), Reem Kherici (Jour J) et Camille Chamoux (Maman a tort) qui fonctionne à merveille, Bruno Sanches (Qui c'est les plus forts ?), Pascal Demolon (Baby phone) et Alexis Michalik (24 jours), Jean Reynès, Natalia Verbeke et le jeune Amory Cazal, Barbara Bolotner, Raphaëline Goupilleau et Jérôme Dreyfuss, Halim Oulebsir et Laurent Bateau.

Le film Mes trésors de Pascal Bourdiaux, distribué par M6 vidéo est disponible en DVD depuis le 24 mai 2017 dans tous les meilleurs bacs. Dans les suppléments, un entretien avec l’équipe du film.

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 15:16

Un très grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique japonaise réalisée en 2016 par Kôji Fukada, qui pour son cinquième long métrage qui a été primé à Cannes, marque de part l’ambiance délétère qu’il imprime dans son rythme et sa vision,

Toshio Suzuoka mène une vie paisible dans une tranquille banlieue, avec sa femme Akié à la rude éducation protestante, et leur fillette Hotaru. Quand se présente Kusataro Yasaka, un ancien ami de Toshio qui lui offre aussitôt le gite et le couvert et l’embauché dans son atelier. Aimable et affable, Kusataro s’impose dans la famille, troublant et séduisant Akié, et aidant la petite Hotaru à l’harmonium, quand Toshio s’efface. Mais derrière la façade amicale de l’intrus, la violence va se déchainer.

Auréolé du Prix du jury de la section Un certain regard au Festival de Cannes 2016, ce récit ne nous lâche pas dès les premières images d’une pesante ambiance délétère et menaçante sans que jamais rien ne semble justifier nos craintes. Ainsi se construit une nasse angoissante autour d’une famille unie dont le malaise palpable ne se dévoile jamais ni ne se desserre pourtant tant la gentillesse troublante de l’intrus cache tellement bien son aspect derrière une façade d’immuable et paisible sympathie qui fini par survenir au moment où l’on s’y attend le moins. J’ai ainsi été saisi par la fièvre qui prend les protagonistes qui hante longtemps. Avec la brutalité soudaine qui en un instant nous prend aux tripes, nous sommes ensuite sur le choc qui perdure avec l’arrivée du fils sympathique qui ne sait pas où il met les pieds dans le désarroi et la désolation. Une belle et lente réalisation, qui parfois peut-être traine un peu trop en longueur ou se fige dans le temps, mais impose un souffle et un rythme. De très belles images et travelings parfaitement maitrisés qui laisse le temps d’apprécier à sa juste valeur le drame qui se déroule.

Une excellente réalisation de par son récit, ses dialogues minimalistes et la mise en scène terriblement soignée tel le métronome de musique qui scande le rythme d’un cœur qui s’affole. J’ai pensé aux films de Kiyoshi Kurosawa, avec notamment Shokuzai, tant dans le style que le ton. Des images auxquelles le pantomime des interprètes amplifie.

Avec l’excellente Mariko Tsutsui très marquante, face à Tadanobu Asano (Le labyrinthe des rêves) et Kanji Furutachi (Après la tempête) impressionnants, et la jeune Kana Mahiro, ainsi que Taiga (Les délices de Tokyo), Momone Shinokawa marquante, et Takahiro Miura (Kamikaze, le dernier assaut).

Le film Harmonium, de Kôji Fukada, distribué par Condor Entertainment, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 23 mai 2017. Il est proposé en version originale japonaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments, le making of Dans les coulisses du film (4min), et un entretien avec le réalisateur (17min).

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 17:59

Désolante comédie de Valérie Lemercier (100% cachemire), en décalage de l’air du temps, sur un thème souvent abordé ces derniers temps, sans pour autant apporter de cette fantaisie qui aurait donné un peu d’âme et un peu plus d’intérêt à ce récit d’un constat sociétal de plus en plus répandu en temps de crise.

Cinquante ans, mariée à Emmanuel Doublet, et mère de deux adolescentes, Marie-Francine se fait virer de chez elle par son mari qui se met en ménage avec une lycéenne. Dans le même elle perd son emploi et ne peut trouver de logement. Elle trouve hébergement dans le canapé de salon de ses parents. Ne trouvant d’emploi dans sa branche, ses parents et sa sœur jumelle lui trouvent un bail d’une petite boutique de vente de cigarettes électroniques. C’est ainsi qu’elle rencontre un client, Miguel Maraõ, chef cuisinier dans le quartier. Si le courant passe entre eux, Marie-Francine ne lui dit pas qu’elle vit chez ses parents, de même Miguel qui vit chez sa mère depuis que sa femme l’a quitter pour une autre femme. Se complique ainsi leur relation.

Décidément, j’ai beaucoup de mal avec le cinéma de Lemercier qui s’enfonce de plus en plus dans un style provincial vieille France encaustique désuet qui sonne faux tant c’est à côté de la plaque, sans compter les nombreux clichés. Certes cela se veut sans doute prendre à contre pied quelques références en tous genres, mais ça ne fonctionne pas des masses. Je n’ai pas éprouvé de véritable ennui, mais non plus d’émotion ou de rire tant le récit est lénifiant pépère ronflant. Les répliques ne sont pas spécialement drôles, la situation de Marie-Francine n’est pas non plus particulièrement émouvante. Je relève le seul élément qui m’a amusé, de voir la salle au début du film tourné au Lycée Pierre-Gilles de Gennes où j’ai travaillé un temps. Pour la réalisation, il n’y a pas grand-chose à en dire tant c’est d’un absolu classique linéaire, sur une mise en scène sans vague au rythme pantouflard pour un récit sans aucune surprise tellement tout est téléphoné jusque dans les dialogues.

Avec un casting guère passionnant dans lequel Valérie Lemercier (Main dans la main) et Patrick Timsit (La dream team), Hélène Vincent (Le petit locataire) et Philippe Laudenbach (La loi de la jungle), Denis Podalydès (Comme un avion) et Nadège Beausson-Diagne (Rien à déclarer), Marie Petiot, Anna Lemarchand (Qui c'est les plus forts ?) et Simon Perlmutter, Danièle Lebrun et Patrick Préjean, Pierre Vernier et Loïc Legendre, Géraldine Martineau et Stéphane Bissot, nous gratifie de peu d’enthousiasme.

1 étoile

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 14:23

Un grand merci à Le Pacte pour m’avoir fait découvrir cette dramatique danoise réalisée en 2016 par Thomas Vinterberg (Loin de la foule déchaînée), pour la description dans un huis clos oppressant d’une communauté qui montre rapidement ses limites.

En visitant la propriété de son père sont il vient d'hériter, Erik, professeur d’architecture quinquagénaire, se rend compte de la magnificence des lieux, et de l’impossibilité financière d’y vivre. Sa femme Anna, journaliste à la télévision, propose une colocation afin de partager les frais. Leur fille de 14 ans, Freja, voit débarquer ainsi des amis et des inconnus pour une vie en communauté aux règles et décisions imposées en collectivités dans un système de votes. Un partage général en commun qui interfère dans tous les aspects d’intimité de tous. Quand Erik entame une liaison avec Emma, une de ses jeunes étudiantes, le fragile équilibre du groupe s’en trouve fragiliser.

Film terriblement intriguant qui nous prend très vite à la gorge avec cette mise en place d’une collocation détestable pour une vie en commun où rapidement s’instaure un système d’autocratie sous couvert de démocratie et de vote pour imposer une pensée unique qui a été si chaleureusement vanté après soixante-huit pour dégénérer en sectes. Ainsi, pour des raisons vénales, les protagonistes de ce récit s'organisent en une micro-société où les dérivent prennent s'accentuent rapidement. Une très belle illustration subtile du sens de la dictature et de l’hypocrisie du système sectaire des sociétés vivants en vase clos et aux règles sectaires. Ce genre de vie en commun est tout ce qui est inhumainement détestable avec les séances d’autocritiques et autoflagellations, de condamnations, et d’exclusions dans le meilleur des cas. Un récit qui prend très vite à la gorge avec cette idée au départ de colocaliser une vaste demeure trop cher pour un couple petit bourgeois, et qui se transforme en vase clos. Ainsi, se révèlent toutes les limites d’une telle vie claustrophobe, dont au final aucun des protagonistes n’est sympathique, entre le tyran immonde jusqu’à sa maitresse répugnante, autant que les membres jusqu'à la fille que la femme elle-même. Mon esprit d’indépendance et amour de la liberté et à l’individualisme, est effrayé par ces organismes baba pas si cool. La réalisation est magistralement maitrisée, laissant monter la pression crescendo depuis le couple déjà visiblement sclérosé, jusqu’à l’apothéose final en regrettant le pathos larmoyant avec l'enfant. Une belle mise en scène qui intègre des images souvent plus parlantes que les mots, les regards de chacun avec leurs fourberies et lâchetés comme ceux désespérés et désemparés des victimes tout en étant bourreaux.

Avec les excellents Trine Dyrholm (Love is all you need) et Ulrich Thomsen (Charlie Mortdecai), Helene Reingaard Neumann et Martha Sofie Wallstrøm Hansen, Lars Ranthe (La chasse), Fares Fares (Zero dark thirty) et Julie Agnete Vang, Magnus Millang, Lise Koefoed et Ole Dupont, Mads Reuther, Adam Fischer et Anne Gry Henningsen, Rasmus Lind Rubin et  Oliver Methling Søndergaard.

Le film La communauté de Thomas Vinterberg, distribué par Le Pacte, est disponible depuis le 24 mai 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale danoise sous-titrée français. Dans les suppléments, Le making of et un entretien avec Thomas Vinterberg.

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 08:00

Un grand merci à AB Vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film d’action, d’aventure et d’arts martiaux indonésien, réalisé en 2016 par Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto les The Mo Brothers, pour un déferlement de testostérone et d’adrénaline entre des gangsters que seul la mort arrêtent, même si mémoire est défaillante.

Retrouvé totalement amnésique sur le bord d’une plage, un jeune homme est aidé par Ailin, une belle jeune médecin de l’hôpital. Surnommé Ishmael, il tente de retrouver sa mémoire qui revient par flashs flous mais cauchemardesques. Entre eux, les sentiments se découvrent réciproquement. Quand un membre de la mafia tente de le retrouver, la jeune femme est sauvagement enlevée. Ishmael part à sa recherche, avec une mémoire qui revient en force, et sur sa route une hécatombe de morts.

Film d’actions et de combats d’arts martiaux terriblement violent et sanglant où le réalisme est poussé à son paroxysme de l’horreur et de la douleur qui trouvera sans conteste son public ravi dans les aficionados du genre. Sur un récit sans doute classique mais maitrisé, aux effets soignés et à la chorégraphie parfaite des combats, j’ai quand même été saisie par l’ambiance et les images, peu fan de ces exercices de style par le réalisme et les scènes de l’actualité brûlante. Heureusement, une forme « d’humour » dans ces hécatombes, avec un extrême qui vire parfois au comique, avec cette résistance aux balles par centaines qui mettent du temps à terrasser les victimes, de même que la romance allège l’atmosphère mortifère.

Une réalisation maitrisée et soignée sur une mise en scène vive et alerte, dont les pauses romantiques nous laissent respirer avant une  nouvelle débauche d’énergie, de combats et de morts. Les prises de vues sont toutes aussi efficace pour nous faire participer aux combats parmi tous ces fous. Un divertissement particulier mais redoutablement efficace.

Avec Iko Uwais (Star wars - le réveil de la force) excellent, et la très belle Chelsea Islan marquante, face à Sunny Pang et Very Tri Yulisman (The raid), la superbe Julie Estelle et Ario Bayu, Yayu A.W. Unru, Ganindra Bimo et Egy Fedly, Hirooki Goto, Gusti Achmad Habibi et David Hendrawan, Epy Kusnandar, ou encore Zack Lee et Bront Palarae.

Le film Headshot de Kimo Stamboel et Timo Tjahjanto, distribué par AB Vidéo, est disponible depuis le 7 juin 2017 en DVD et Blu-ray. Il est proposé en version originale anglaise et indonésienne sous-titrée français, et en version française.

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 08:30

Un grand merci à Damned Films pour m’avoir fait découvrir ce film brésilien réalisé en 2015 par le documentariste Gabriel Mascaro, pour un road movie docu-fiction westernien à travers le Nordeste dans les Etats de Paraiba et Pernambuco, sur une profession d’itinérant de spectacles de rodéo.

Iremar bourelingue sur les routes du nord du Brésil, avec sa famille professionnelle, Galega au volant du camion, sa gamine Cacá et ses partenaires, pour des rodéos traditionnels de taureaux, les vaquejadas. Un monde clos où la promiscuité est telle que l’intimité n’existe plus beaucoup. Pourtant, le rêve d’Iremar est de devenir styliste, en créant et réalisant des modèles originaux. A chaque étape, Galega porte ses tenues dans des représentations sexys, quand Iremar fait la connaissance d’une jeune femme gardienne de nuit d’une entreprise textile.

J’ai été envouté par l’atmosphère qui règne dans ce récit qui navigue entre documentaire et fiction, sur une activité surprenante partagée par un petit groupe aussi intimiste. Le vaquejada, est une activité culturelle particulière qui tombe en désuétude, entre toréro espagnol et vachette des Landes en rodéo américain, dans laquelle deux cowboys à cheval doivent faire tomber un bœuf, le tirant violemment par la queue, limite en maltraitance animale. Une ambiance sinon dérangeante qui s’en dégage de part la promiscuité et les relations du groupe, où les limites ne semblent plus définies entre la mère et la fille, les amants de passages et les discutions graveleuses devant la gamine, sans pourtant jamais franchir de ligne jaune, telle une famille recomposée en autarcie. Une atmosphère chaleureuse cependant, avec ses amitiés et ses familiarités, ses rivalités et vexations, qui restent toujours bon enfant.

La réalisation est prenante, surréaliste souvent, poétique parfois, chaude par ses couleurs et ses lumières, et d’aride glaciale par ses paysages désertiques et ses cadrages. Ainsi, la caméra fixe à hauteur d’enfant le quotidien, jour après jour comme un journal intime, qui n’est pas sans rappeler le genre et style brésilien tel Viajo porque preciso, volto porque te amo de Marcelo Gomes et Karim Aïnouz, ne nous montrant que les à côtés du spectacle comme de la vie de chacun. Les coulisses sans les révéler vraiment, jouant avec nos sens comme avec notre imagination, titillant notre curiosité sans jamais la satisfaire ni la frustrer, en nous tenant en haleine avec subtilité et agacement, pour mieux nous surprendre en nous invitant dans la farandole sans nous retenir plus longtemps ni nous intégrer au groupe. Une impression délibérément acidulée qui marque longtemps.

Avec Juliano Cazarré (360) excellent, Maeve Jinkings et la jeune Alyne Santana marquantes, Carlos Pessoa et Vinícius de Oliveira, Josinaldo Alves et Roberto Berindelli, ainsi que Marcelo Caetano, Samya de Lavor et Abigail Pereira.

Le film Rodéo de Gabriel Mascaro, distribué par Damned Films, est disponible dans les meilleurs bacs à partir du 6 juin 2017 en DVD. Il est proposé en version originale portugaise sous-titrée français. Dans les suppléments, un making of, Por tràs da cena -derrière le rideau- qui revient sur les coulisses du film avec le réalisateur, les interprètes et l’équipe du tournage.

3 étoiles

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