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18 août 2017 5 18 /08 /août /2017 08:38

Un grand merci à ESC Editions pour m’avoir fait découvrir cet excellent film romantico-propagande de guerre réalisé en 1942 par William A. Wellman (L'allée sanglante), d’après une histoire originale de Darryl F. Zanuck, qui nous plonge avec l’entrée en guerre des États-Unis dans les coulisses de la préparation de pilotes de guerre.

Alors que les États-Unis sont désormais entrés en guerre, Steve Britt, un ancien pilote de la première guerre mondiale, vient proposer ses services d’instructeur dans un centre de formation de pilotes de chasse. Il a pour élèves, des anglais dont Peter Stackhouse, avec qui il sympathise rapidement le père de Steve avait été un camarade de combat. Si Peter tient absolument à réussir sa formation, il est sujet au vertige qui risque de le recaler, mais Steve le prépare au mieux. L’amitié forte qui se lie entre l’instructeur et l’élève devient difficile lorsque Peter tombe amoureux de la belle et jeune Kay Saunders, déjà fortement courtisée par Steve.

J’ai beaucoup aimé cette belle réalisation au récit léger et aux sens détournés, pour de belles images de voltiges sur la technicolor magnifiquement restaurée qui éclaire de ses riches et vives couleurs et lumières. Étonnant film de propagande de commande dont l’excellent William A. Wellman a su contourner les règles du genre. Ainsi, sur le thème de l’engagement, enfin ! des États-Unis dans la guerre, le récit nous plonge dans le recrutement et la formation de pilotes de guerre et de son matériel et de

ses alliés, dont le chauvinisme tend à placer les States au dessus de tous, sans doute par esprit de supériorité et faire oublier sa longue hésitation coupable contre le nazisme. Genre souvent rébarbatif s’il en est, l’intrigue devient plus une histoire romantique autour d’un triangle amoureux entre un vieux baroudeur et une belle jeunette qui hésite avec un aspirant pilote anglais guère moins jeune ni plus beau mais sinon plus sympathie

moins arrogant. La partie formation de pilotage devient presque anecdotique et d’ailleurs pas des plus passionnantes. Les clichés ne manquent pas non plus, avec le mépris sur les chinois pourtant aussi honorables dans leurs combats, et l’on peut douter que les anglais aient eu besoin des américains pour des formations de pilotages quand la RAF combattait les nazis depuis plusieurs années, ayant même remportés la bataille d’Angleterre. Reste une prouesse de qualité narrative, une mise en scène maitrisée et des images de vols superbement soignées.

Avec la si belle Gene Tierney (Crépuscule) excellente, face à Preston Foster et John Sutton, Jack Holt, Dame May Whitty et George Barbier, Richard Haydn, Reginald Denny et Ted North, Janis Carter, C. Montague Shaw, de même Viola Moore, Nana Bryant, Joyce Compton et Bess Flowers, ainsi que le caméo de William A. Wellman lui-même, dans la photo du pilote, ayant réellement été dans l’escadrille du Lafayette Flying Corps, avec 3 victories officielles et 5 probables.

Le film Pilotes de chasse de William A. Wellman, dans la Collection : Hollywood Premium distribué par ESC Editions, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 8 août 2017 en DVD et Bluray nouveau master haute définition. Il est proposé en version originale sous-titrée français. Dans les suppléments, un entretien avec Mathieu Macheret, critique de cinéma pour Le Monde.

3 étoiles

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 10:21

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique biopic émouvante réalisée en 2016 par Mehdi Idir, d'après l’œuvre et le vécu du chanteur Grand Corps Malade sur son séjour hospitalier et son long combat contre la fatalité.

Dans le cirage, sans plus de sensations ni de réactions, le jeune Ben entre aux urgences hospitalières d’accidentés très grave. Lentement, il revient à lui et les conséquences terribles qui le voit cloué par une quasi tétraplégie dont il va falloir faire preuve de patience et de volonté acharnée pour réactiver jour après jour un corps sans volonté. Progressivement, Ben revient à la vie avec les premiers retours d’influx nerveux, découvrant son univers, le personnel attentionnés, la famille, les amis et surtout les autres patients, Farid, et la belle Samia.

Du premier jour de son entrée aux urgences à sa sortie de l’hôpital, le récit nous entraine dans l’introspection médical d’après l’expérience de Fabien Marsaud -Grand Corps Malade- basketteur prometteur dont les espoirs s’envolent avec un grave accident en plongeant dans une piscine au niveau d’eau trop bas. Il retrouvera une grande partie de sa motricité après deux ans de rééducation. À travers son expérience, il nous livre son concession les épreuves, doutes et espoirs d’un combat qu’il ne mène pas seul, mais avec tout le dévouement du personnel hospitalier qui l’assiste, l’aide, le soigne, le motive tout du long de sa reconquête d’un corps blessé, et de ses amis handicapés, et de sa passion pour le sport.

J’ai été très sensibilisé par cette narration, bien que parfois elle traine quelque peu en longueur pour nous montrer à quel point le jeune homme souffre et que le temps n’en fini pas de passer si difficilement. Une belle première réalisation qui décrit avec subtilité toutes les étapes d’une longue reconstructions, tous les sentiments souvent conflictuels et les douleurs, et l’espoir à chaque évolution positive.

Avec Pablo Pauly (La fille de Brest), Soufiane Guerrab (Nous trois ou rien) et Moussa Mansaly (Les rayures du zèbre), Dominique Blanc (Peur de rien) et la belle Nailia Harzoune (Made in France), Yannick Renier (A perdre la raison), Franck Falise (Dheepan) et Alban Ivanov (Les tribulations d'une caissière), Anne Benoît (Je vous souhaite d'être follement aimée), Rabah Nait Oufella (Papa was not a Rolling Stone) et Jason Divengele (Un prince (presque) charmant).

Le film Patients, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir, distribué par Gaumont, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 5 juillet 2017. Il est proposé en version originale sous titrée……..,. Dans les suppléments, le making of du clip Espoir Adapté.

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 10:33

Premier long métrage de Frédéric Quiring, qui nous entraine sur un thème récurent des vacances colos et rapports intergénérationnel.

Inscrit à son corps défendant en qualité de moniteur de colo, Alex se voit affecté non avec des enfants mais avec des personnes âgées. Relations difficiles avec son sale caractère et des vacanciers tout aussi facétieux que les gamins. Une coéxistence qui débute par le mépris, les révoltes et coups bas avant de se connaitre et s’apprécier au gré des aléas pour une comédie douce amère.

Je me suis bien amusé avec cette énième version de contact frontal générationnel, que se soit dans les colos, scouts ou avec les personnes âgées. Pourtant, difficile de rire face aux vacheries d’un petit con méprisant et méprisable, face à une mission qui requière un minimum de respect. Aussi j’ai eu du mal à entrer dans cette ambiance détestable qui dure une première moitié pour le moins désagréable, avant bien sûr de devenir un peu plus léger et de se terminer comme les gaulois d’Astérix

autour d’une table conviviale. Du coup, j’en retiens une impression mitigée de ce récit et des dialogues parfois exagérés donnant au final une ambiance douce amère où le rire ne se départ pas d’une teinte de tristesse désolante. La thématique est sur l’enfance indécrottable qui reste en nous bien que les ans passent, comme le chantait Brassens sur les petits cons de la première averse et les vieux cons des neiges d'antan… nous ne changeons pas.

Avec Thomas Solivérès (L'étudiante et monsieur Henri) et Tanya Lopert, Albert Delpy (Lolo) et Carmen Maura (Les chaises musicales), Michèle Moretti (Five), Jacques Boudet (Loue-moi !) et Claude Aufaure (Les émotifs anonymes), Liliane Rovère (Dix pour cent) et Issa Doumbia (Le crocodile du Botswanga), Barbara Bolotner (Mes trésors) et la belle Frédérique Bel (La liste de mes envies).

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 18:00

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir fait découvrir ce film fantastique de supers héros russes, réalisé en 2017 par Sarik Andreasyan pour une aventure à la sauce comic books.

Durant la Guerre Froide, l’organisation secrète soviétique Patriot, réalisait des expériences génétiques sur des cobayes humains, afin créer une armée de super-héros. Trente ans plus tard, un ennemi surpuissant aux pouvoirs mystérieux surgit avec pour l’intention de contrôler le monde avec son armée de clones. Cependant que les surhumains avaient du vivre caché en solitaire, jusqu’à ce qu’ils soient réunis par le major Elena Larina pour combattre leur terrible créateur et sauver le monde de la destruction.

Sur un récit copie conforme des blockbusters américains et les supers héros des célèbres comic books -Les quatre fantastiques et X-Mens- qui inondent chaque année jusqu’à satiété nos écran, Sarik Andreasyan tente à son tour en une version russe. S’il n’y a pas ou peu d’originalité ni de surprise, on peut lui reconnaitre de reprendre à son compte cet univers fantastique à la sauce slave d’honnête facture. Ainsi, ce divertissement se laisse suivre sans déplaisir de part la qualité de la réalisation et des effets spéciaux et numériques, que de ses interprètes et d’une narration certes conventionnelle mais sympathique à suivre.

De fait, ces mutants vs clones donnent des scènes d’actions et de combats, avec une dose d’humanité qui apportent pour le coup une marque spécifique avec les états d’âme des superhéros contre leur gré, victimes d’expériences génétiques qui se retournent contre leurs monstrueux créateurs. La réalisation est soignée pour une mise en scène maitrisée mettant en exergue un univers slave d’une société militarisée et une démocratie particulière d’ersatz de dictature post communisme qui détonne pour le coup totalement de nos sociétés occidentales, à voir par curiosité.

Avec Anton Pampushnyy et Sanzhar Madiyev, Sebastien Sisak et Stanislav Shirin, les belles Alina Lanina et Valeriya Shkirando, Vyacheslav Razbegaev, Nikolay Shestak et Aleksandr Komissarov, Elizaveta Polyakova et Polina Polyakova, ainsi que Svetlana Tulskaya et Mila Maksimova, Igor Maslov et Sergey Kulik.

Le film Guardians de Sarik Andreasyan, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 26 juillet 2017 en Combo Blu-ray + DVD. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, des modules de making of.

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 09:44

Excellent polar sociétal de Tarik Saleh, qui nous plonge au cœur de la gangrène de la société égyptienne, comme dans de nombreux pays, des bakchichs et rackets en tous genres à tous les niveaux, en tous milieu et toute circonstance.

Quelques jours avant le début de la révolution égyptienne en 2011, dans la mouvance du printemps arabe, une jeune chanteuse est retrouvée assassinée dans une chambre d’hôtel. L’inspecteur Noureddine se charge de l’enquête qui remonte rapidement par le truchement d’un agent artistique de la victime et d’une autre chanteuse en vogue, vers un puissant homme d’affaire proche du président Moubarak.

D’entrée de jeu, j’ai été saisie d’effroi quand l’inspecteur de police vole dans le portefeuille de la victime avant que ses collègues prennent ce qui reste. Ce n’est que le début d’une longue dénonciation de rackets et bakchichs à tous les étages de la société corrompue du chef de l’Etat jusqu’au plus miséreux, tout le monde y va de la truanderie, se rendant tous coupable de vol, d’extorsion ou de graissage de pâte. Système épouvantable d’une mafia à l’échelle des nations, où la probité n’existe pas sous peine de mort…

Un très beau récit à la polar de films américains des années cinquante, qui résonne de références. Il y a de quoi être désespérer de vivre dans ces pays forcément appauvris et incapable de s’en sortir tant politiquement qu’économiquement tellement gangrénés par ce système pervertie. La France, au niveau de nos politiques n’en est pas très loin au point de tenter timidement en esbroufe de se moraliser qui n’aura pas de mal à contourner ses propres lois, bien que nos institutions soient plus propre. Il faudrait à ces pays des hommes comme en Italie pour nettoyer, éduquer et remoraliser… mais est-ce seulement encore possible ?

Une très belle réalisation qui prend à la gorge dès la première scène sans plus nous lâcher jusqu’à la fin, avec un récit excellemment maitrisé dans une mise en scène implacable sur des protagonistes englués dans une atmosphère délétère au point que même cet inspecteur se fait avoir quand c’était tellement évident qu’une aussi belle et jeune chanteuse n’allait pas coucher avec lui sans qu’un piège soit tendu.

Avec Fares Fares (Rogue one: a star wars story), les belles Mari Malek (The good lie) et Hania Amar (Mohamed Dubois), Yasser Ali Maher (L’immeuble Yacoubian), Slimane Dazi (Débarquement immédiat), Ahmed Selim, Mohamed Yousry,Tareq Abdalla, Nael Ali, Ger Duany (Fighter), Emad Ghoniem, Ahmed Abdelhamid Hefny, Ahmed Khairy, Hichem Yacoubi.

3 étoiles

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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 14:58

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film historique, réalisé en 2016 par Renaud Fély (Pauline et François) et Arnaud Louvet, dans la conciliation difficile entre générosité et réalité politique.

La vie en communauté autour de François d'Assise est faite de simplicité, de joie et de pauvreté auprès des plus pauvres, qui fascine et intrigue. Convoqués par l’Eglise, François et ses amis doivent rédiger un texte aux règles strictes pour accréditer son ordre. Demande qui heurte François, dont le principe de vie est faite de paix et d’égalité entre les membres de son groupe qui ne s’accorde pas à une hiérarchie de règles. Dans son dos, son fidèle Elie de Cortone modifie le texte originel en un compromis allant à l’encontre des idées de base de François.

Dans ce dialogue contemplatif, entre François d'Assise et Élie de Cortone, se dessine une dualité entre deux personnalités aux philosophies opposées, tels deux faces d’une même foi. Ainsi, quand le fondateur de l’ordre des Franciscains, homme bon, pieu, aux idées révolutionnaires pour la pauvreté, la joie et le dialogue, son fidèle ami est plus porté sur la reconnaissance, la grandeur et l’intransigeance. J’ai beaucoup aimé suivre ce débat entre illuminés par

la foi dans un moyen-âge en plein bouleversement politique et religieux, où les contradictions d’une église des pauvres, d’amour et de partage, est en même temps une très riche puissance financière dont elle besoin pour exister. Une belle réalisation, théâtrale et champêtre, sur un ton résolument contemplatif d’illuminés frisant les sectes hippies, qui se construit sur un recit du sacro saint principe universel de douce et naïve utopie d’un monde merveilleux de bonheur dans la pauvreté.

Ainsi, Saint François d'Assise a-t-il été fondateur de l'ordre des frères mineurs (OFM, communément appelé Ordre franciscain) sur la base de la prière, la joie, la pauvreté, l'évangélisation et l'amour de la Création divine, apportant aux miséreux aide et salut, mais surtout reconnu comme le précurseur du dialogue interreligieux, alors qu’Élie de Cortone sera plus enclin au pouvoir, au luxe et à la tyrannie perdant de vue les saints principes de son ordre.

Avec Elio Germano (La dame dans l'auto avec des lunettes et un fusil) face à Jérémie Renier (L’amant double) et Yannick Renier (Pauline et François), Éric Caravaca (Tu honoreras ta mère et ta mère), Marcello Mazzarella (Pauline détective), Stefano Cassetti (Le crime du sommelier), le jeune Thomas Doret (La fille inconnue), Olivier Gourmet (Sage femme), Alba Rohrwacher (La mécanique de l’ombre), Mathieu Lane Maby et Philippe Laudenbach (La loi de la jungle).

Le film L'Ami - François d'Assise et ses frères, de Renaud Fély et Arnaud Louvet, distribué par Blaq out, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 22 juin 2017. Il est proposé en version sous-titré français pour sourds et malentendants, et audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, un entretien avec les réalisateurs Renaud Fély et Arnaud Louvet, ainsi qu’un entretien avec un historien spécialiste du Moyen-Age et de la religion Catholique.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 09:50

Remake plutôt décevant de la part d’Edgar Wright (Le dernier pub avant la fin du monde) qui semble avoir perdu la main depuis ses premiers long métrages, et nous concocte une insipidité sans intérêt, trainant en longueur sans une once de surprise ou d’innovation.

Baby est jeune homme surdoué dans le vol et la conduite en ville à fond les pédales, est chauffeur pour le compte de Doc, un truand braqueur de banques. Caché derrière ses lunettes et abrité sous ses écouteurs musique à fond, Baby semble quelque peu autiste, masquant en fait une blessure d’enfance. Alors qu’il termine son dernier contrat, il tombe éperdument amoureux de la jeune serveuse Debora, qui accepte de partir pour une nouvelle vie. Mais Doc ne l’entend ainsi, et oblige Baby pour un coup de trop.

Remake donc de The driver de Walter Hill réalisé en 1978, et Drive de Nicolas Winding Refn en 2011, la version d’Edgar Wright, ne se détache pas de ses prédécesseurs mis à part le premier quart d’heure. En effet, avec titre aussi accrocheur, on semblait parti pour une belle rigolage de comédie qui aurait repris la trame originelle en plus bouffonne et légère. Si c’est en effet le cas en temps, avec une magnifique course poursuite en ville follement passionnante que dans

les jeux vidéo, on retombe rapidement dans un thriller violent sans plus aucun intérêt que les autres versions, pire encore compte tenu du manque d’originalité et aucune surprise, on s’ennuie ferme par les longueurs excessives et une fin totalement inutile et sans aucun intérêt avec le procès et la prison sans compter la révélation du vrai prénom de Baby dont on se fiche complètement. Si la réalisation fait illusion un temps, elle tombe rapidement hélas dans un classicisme du genre pour un récit tellement pauvre que la bande musicale n’arrive à nous sortir de la torpeur. Un casting étonnement déséquilibré entre mochetés et jeu souvent inexpressif qui touche le fond.

Avec Ansel Elgort (Divergente 3) particulièrement amorphe, Kevin Spacey (Comment tuer son boss 2) toujours dans son éternel même rôle du méchant cynique, et Lily James (Orgueil et préjugés et zombies), Ansel Jon Bernthal (Mr Wolff), Jon Hamm et Eiza González, Micah Howard, Morgan Brown (The nice guys), Morse Diggs, CJ Jones, Sky Ferreira (The green inferno), Lance Palmer, le jeune Hudson Meek, Viviana Chavez (Fast & Furious 7) et Hal Whiteside.

1 étoile

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 08:00

Un grand merci à Wild side vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce film australien de science-fiction et d’horreur familial, réalisé en 2016 par Shane Abbess qui nous entraine dans une course contre la mort, entre expériences, complots et éradication des plus terribles.

Dans uns lointaine planète intergalactique colonisée par l’entreprise Exor, le lieutenant Kane Sommerville, reçoit la visite de sa fille Indi de onze ans, venue de la Terre pour passer des vacances avec son père. Cependant que les détenus d’une prison semblent être touchés par un virus mortel extraterrestre qui menace toute la population. La générale Lynex envisage d’éradiquer la menace par l’extermination de toute vie, avant de réimplanter d’autres colons. Une course contre la montre est lancée pour Kane afin de retrouver sa fille en villégiature dans la capitale Osiris, pour la sauver du virus. Avec Sy Lombrok, rescapé de la prison, il doit tenter de se mettre à l’abri dans un bunker.

Sympathique thriller horreur de science-fiction, où une entreprise ne recule devant rien pour détériorer toute sorte de vies extraterrestres afin d'importer ensuite une main d’œuvre humaine de forçats et coloniser de lointaines exoplanètes. Je me suis amusé à suivre la course éperdue d’un père pour sauver sa fille dans un compte à rebours, doublée d’une horde de monstres.

Sur un petit budget, la réalisation est maitrisée et convaincante, de même le découpage du récit. Sans doute, le scénario est un peu léger et un peu attendu aux entournures. Cependant, la vivacité de la mise en scène, et les images de toute beauté doublé d’effets numériques de qualité, donne à la narration épique tout le souffle d’une ultime aventure de sauvetage désespérée pour nous passionner jusqu’au bout. Une belle réalisation donc, grâce au talent indéniable du réalisateur, qui sait tirer partie d’une région magnifique pour impressionner avec les décors sauvages, et d’un rythme effréné. Beaux cadrages et travelings, belles cascades et combats aériens de jeux vidéo.

Avec Daniel MacPherson et la jeune Teagan Croft, Kellan Lutz (La légende d’Hercule), Luke Ford (Animal kingdom), la très belle Isabel Lucas (Knight of cups), Temuera Morrison (Green lantern) et Rachel Griffiths (Tu ne tueras point), Bren Foster, Grace Huang et Firass Dirani (Killer elite), Harry Pavlidis, ou encore Paul Winchester, Zoe Ventoura, Brendan Clearkin et Vincent Andriano, Andy Rodoreda, Ian Roberts et Zoe Carides, Stephen Leeder, Dean Kyrwood, Louise Dodge et Bianca Bradey, Aileen Beale, Caleb Alloway, Kristy Best et Louisa Mignone.

Le film Osiris, la 9ème planète de Shane Abbess, distribué par Wild side vidéo, disponible dans les meilleurs bacs dès le 8 août 2017 en Combo Blu-ray + DVD - Édition Limitée boîtier SteelBook. Il est proposé en version originale sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, le making of du film.

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 14:06

Et donc, Luc Besson (Lucy) s’est inspiré de l’œuvre bandes dessinées de Pierre Christin et Jean-Claude Mézières, plus précisément de l’abum L’ambassadeur des ombres, pour nous retsituer l’ambiance et les aventure des célèbres agents spatio temporel pour une mission de la plus haute importance aux multiples dangers et découvertes de mondes multi cultures extraterrestres.

Chargés d’une mission de la plus haute importance, les agents spatio temporel du 28ème siècle, Valérian et Laureline doivent récupérer un transmuteur grognon de Bluxte, avant de se rendre dans la cité intergalactique Alpha pour une importante réunion. Quand lors d’une attaque soudaine, oblige le duo à s’élancer dans une aventure à haut risque afin de sauver l’univers, en rencontrant des mondes extraordinaires et des peuples des quatre coins des galaxies. Laureline doit suppléer son Valérian adoré bien maladroit.

Amoureux de Laureline dès mon adolescence, j’ai lu et relu les albums un nombre incalculables de fois, tellement elle était une héroïne drôle et pétillante, adorable et charmante avec caractère affirmé, face au non moins courageux Valérian, maladroit et prétentieux, pour un couple solidaire et amoureux que rien n’arrête ni ne

sépare, pour des aventures interstellaires, dans des univers de cultures diverses et variées aux messages de tolérance et de respect. Plus proche de Le 5ème élément que de la bande dessinée originale, on retrouve cependant l’ambiance et la trame général à quelques détails près. Mise à part que Laureline est rousse, et que le couple Valérian-Laureline est ensemble et solide depuis le premier album, soit 7 aventures spatio-temporel plus tôt. Pour le reste, entre l’adorable

transmuteur grognon de Bluxte et les Shingouz, l’album est des 12 travaux de Laureline qui parcourt bien des mondes et des cultures n’hésitant devant rien avec courage et obstination pour retrouver et sauver son amoureux, cependant que Valérian retrouve l’odieux ambassadeur des terriens et la planète sans nom, pour réussir sa mission et sauver la paix et l’humanité. Je me suis donc beaucoup amusé dans cette restitution, pleine de facéties, de gags et

d’actions, avec beaucoup d’émotion une belle réussite et hommage à l’œuvre. En effet, s’attaquer à l’adaptation d’une œuvre telle que cette célèbre bande dessinée, est toujours une prise de risque de décevoir. Lui-même amoureux de l’héroïne, Luc Besson a eu à cœur de réussir son projet au plus près de l’œuvre en y mettant des moyens important dans la réalisation, la mise en scène vive et alerte, et les effets spéciaux comme de la musique et du jeu des interprètes.

Si la belle Cara Delevingne (Kids in love) est très convaincante, quand Dane DeHaan (Life) semble bien trop frêle et inexpressif, quand Clive Owen (Killer elite) est plus percutant, ainsi que Rihanna (C’est la fin) plus marquante, de même Ethan Hawke (Les 7 mercenaires) et Kris Wu, Sam Spruell (Taken 3), Alain Chabat (L’écume des jours) et Herbie Hancock, Aymeline Valade (Dix pour cent) et Pauline Hoarau.

3 étoiles

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 08:30

Un grand merci à Metropolitan Vidéo pour m’avoir permis de découvrir ce film d’horreur et d’angoisse réalisé en 2016 par Caradog W. James, qui pour son troisième long-métrage, nous emporte dans une course contre le diable, avec une ambiance d’épouvante et d’émotion.

Après avoir abandonné sa fille Chloé, suite à des problèmes d’addictions, l’artiste désormais sevrée Jess, décide de récupérer sa fille de dix sept ans. Cependant, la jeune fille est apeurée depuis qu’avec son ami Danny, elle a frappé deux fois à la porte d’un manoir considéré comme maudit depuis le suicide de l’occupante, accusée de meurtres d’enfants. Danny disparait sous les yeux horrifiés de Chloé, emporté par une entité vengeresse. Pour sauver sa fille, Jess se lance dans une enquête policière contre le démon Baba Yaga.

Il est difficile désormais de se démarquer dans le genre tant il en a été déjà réalisé autant. Et pourtant, certains réalisateurs arrivent à trouver ce petit truc qui sort du lot. C’est le cas avec ce récit, qui trouve sa spécificité, en l’occurrence l’émotion dans la relation entre la mère et la fille, et cette enquête qui au fur et à mesure croit résoudre l'énigme

s'enfonce dans la terreur. Certes, l’ambiance est solidement posée, le suspens soigneusement entretenu, mais ce sont surtout les aspects humains qui l’emportent sur la trame, le monstre et l’ambiance, pour imposer un ressenti face à tout ce qui arrive aux jeunes femmes dans ce contexte sombre. Une réalisation classique et efficace, bien écrit pour une mise en scène crédible, sur des images soignées.

La légende russe de Baba -la femme du peuple- Yaga -brune, vieille- ou serpent en sanskrit, désigne la femme serpent d’où la jambe unique, est un seul ou plusieurs personnages ou dédoublée selon les contes. Baba Yaga à déjà inspiré nombre de multimédias, films, films animés, téléfilms, jeux vidéo et jeux de rôle ou encore bande dessinée.

Avec Katee Sackhoff (Oculus), et la très jolie Lucy Boynton, face à  Jordan Bolger, Pooneh Hajimohammadi, Nick Moran (Harry Potter et les reliques de la mort), Javier Botet (Conjuring 2), Richard Mylan (Les bienfaits de la colère), Ania Marson (Howl) et le jeune Callum Griffiths.

Le film Baba yaga, de Caradog W. James, distribué par Metropolitan Vidéo, est disponible en DVD et Bluray dans les meilleurs bacs dès le 8 août 2017. Il est proposé en version originale sous titrée français, et audio en français. Dans les suppléments, le making of du film et des entretiens avec le réalisateur, producteur et les principaux interprètes.

3 étoiles

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