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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 09:33

Un grand merci à Pyramide Films pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique sociétale britanique réalisée en 2017 par Francis Lee, qui pour son premier long métrage nous plonge dans une romance homosexuelle dans le monde paysan.

Jeune paysan, Johnny Saxby travaille d’arrache pied dans la ferme de ses parents dans le Yorkshire profond, isolé de tout. Il se perd chaque soir dans l’alcool au pub du village, et exulte ses frustrations avec des amants sans lendemain. Il supplée son père devenu infirme, et sa grand-mère. Avec l’arrivée de Gheorghe Ionescu, un jeune saisonnier roumain, que Johnny perçoit mal avant d’être bouleversé par des sentiments nouveaux. Une relation amoureuse nait entre les deux jeunes hommes.

Une belle romance dans le cadre de la campagne anglaise profonde, avec l’éveil à l’amour d’un jeune paysan très pris par son métier sans répit, entre la ferme dont il a la charge seule depuis l’handicape de son père. Renfermé et esseulé, il ne trouve que l’abrutissement de l’alcool pour noyer sa solitude, jusqu’à l’arrivée de ce jeune roumain. Une romance commence qui ouvre le cœur et les sentiments inconnus qui bouleversent une vie.

Avec beaucoup de sensibilité et de tendresse, le récit nous entraine dans une histoire d'amour avec beaucoup de douceur et de subtilité. Le paysage majestueux ne semble pas au départ propice à l’amour tant cela parait sombre et isolé avant de prendre une teinte d'évidence au bonheur. Une très belle réalisation avec des cadrages rapprochés, sur des dialogues sobres qui laissent la pleine puissance des gestes et des regards. Ainsi, avec une grande force d’émotion, se métamorphose vers la lumière en message d’espoir.

Avec Josh O'Connor (Cendrillon), Gemma Jones (Bridget Jones baby), Harry Lister Smith (Le crime de l'Orient-Express), Ian Hart, Alec Secareanu, Melanie Kilburn, Liam Thomas, Patsy Ferran, Moey Hassan, Naveed Choudhry, Sarah White, John McCrea, Alexander Suvandjiev et Stefan Dermendjiev.

Le film Seule la Terre, distribué par Pyramide Films est disponible en DVD dans les meilleurs bacs dès le 20 février 2018. Il est proposé en version audiodescription pour aveugles et malvoyants, et sous-titré pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, un entretien avec le réalisateur Francis Lee, et dix scènes coupées.

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 09:25

Très mauvais film de science-fiction pour enfants qui nous plonge dans une infinie somnolence comateuse dans une fable Disney pour l’adaptation du roman de Madeleine L'Engle,

Comme la plupart des collégiens, Meg Murry manque d’assurance et tente de trouver sa place. Très intelligente (ses parents sont des scientifiques mondialement connus), elle possède - tout comme son petit frère Charles Wallace - un don rare qu’elle ne n’a pas encore exploité. La disparition inexpliquée de son père va l’amener à faire la connaissance de trois guides – Mme Quidam, Mme Qui, Mme Quiproquo– venues sur Terre pour l’aider à le retrouver. Accompagnés de Calvin, un camarade de classe,  ils trouvent au cours de leur quête un raccourci spatiotemporel les entraînant vers des mondes insoupçonnés sur lesquels règne un personnage maléfique…

Il n’y a pas grand-chose à retenir ce ce essai pour enfant qu’une insipide trame qui en rappelle tellement d’autres beaucoup plus réussie qui s’éternise en une insondable niaiserie épouvantablement soporiphique. Des belles images, le numérique y est pour beaucoup, mais qui ne comble pas un tel creux sur une aussi mauvaise mise en scène poussive et des protagoniste aussi transparents sur un jeu de mauvaise qualité. C’est juste pas bon.

Avec les jeunes Storm Reid (12 years a slave), Deric McCabe et Levi Miller (Pan), Oprah Winfrey (Selma), Reese Witherspoon (Mud) et Mindy Kaling (C’est la fin), Chris Pine (Wonder Woman), Gugu Mbatha-Raw (La Belle et la Bête) et Zach Galifianakis, Michael Peña et Helena Bonham Carter, Rowan Blanchard et Andre Holland, Daniel MacPherson, Bellamy Young et Will McCormack.

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 09:13

Comédie très moyenne de Robin Sykes, qui pour son premier long métrage aborde la sensible maladie d’Alzheimer avec un humour excessif et franchouillard d’un road movie quelque peu maladroit.

Atteint d’Alzheimer, Roland Verdi est à la charge depuis peu de sa fille Delphine et son mari Hicham. Suite à une soirée trop arrosée, Delphine et Hicham en état d’ébriété, sont en cellule de dégrisement, quand leur fils Jean-Baptiste -JB- doit se rendre à Paris pour jouer se finale de basket avec son club. JB se débarrasse de Roland auprès de son adulescente de sœur Pénélope déjà partie retrouver ses copines. Contraint d’emmener son grand-père, JB entreprend un voyage vers l’enfer pour mieux se connaitre et s’apprécier.

Film sympathique à la base, mais qui vire très vite vers l’outrance inutile entre grossièreté et vulgarité, et le profil du malade raciste et antisémito-homophobe, qui n’apporte ni humour, ni description symptomatique de la maladie ni encore de message de tolérance. Pour le reste on s’ennuie ferme avec cette passion pour le basket de l’un et de la finale du mondial de football de 98. C’est long, c’est terne, c’est pénible, et pour couronner le tout, ce n'est pas bien joué.

Avec Thierry Lhermitte (La femme de mon pote), Rayane Bensetti, Émilie Caen (24 jours), Lyès Salem (Poupoupidou), Philippe Rebbot (Aurore), Cassiopée Mayance (L'enquête), Stanislas Stanic, Théo Christine, Xiaoxing Cheng, Mark Grosy, Luna Lou et Milena Studer.

 

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 16:15

 

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir ce très beau docu-fiction réalisé en 1944 par Louis Daquin, magnifiquement restauré copie intégralement restaurée à partir d’un master 2K du film par Pathé, pour du roman de l'écrivain alpiniste écrivain Roger Frison-Roche, pour un hommage aux guides de montagnes

Face à la passion souvent dangereuse de la montagne, le guide de montagne Jean Servettaz, souhaite éloigner son fils Pierre de cette vocation ardente, et l’orientant vers l’hôtellerie. Cependant Pierre est plus qu’attiré autant que de la belle Aline Lourtier qui le soutient. Quand un mois après l’accident de son ami Georges, Pierre est sujet au vertige à la suite d’un grave accident et renonce à sa vocation. Mais quand Jean meurt dans un accident, il décide de participer à la montée pour récupérer le corps de son père, et va faire face à son mal.

Roger Frison-Roche a toujours su transmettre à travers ses livres sa passion pour la montagne et nous faire vibrer dans ses aventures épiques, qui m’ont toujours passionné. C’est le cas encore avec ce film superbe, sur l’envoutement de la montagne comme la mer peut emporter au loin les marins. A travers ce récit de ces montagnards, captivé par la féérie majestueuse des Alpes, se décident de la vie et de la mort pour l’essence même des vocations. Pierre, soutenu quoi qu’il arrive par Aline, elle-même envouté tant par l’amour de son gars que pour la montagne n’a pas de choix à faire, c’est les deux passions.

Une vocation plus qu’un métier, une passion plus qu’un jeu, guide de montagne est un tout qui implique des responsabilités innombrables, pour soit et ses équipiers que pour les clients. Une notion que le chiffre d’affaire fait oublier ces dernières années avec certaines dérives qui emportent dans la mort tragique des guides avides et irresponsables et leurs clients adeptes du hors pistes. Que la montagne est belle dit la chanson, et qu’elle est capricieuse d’une minute à l’autre et terriblement dangereuse pour ceux qui ne veulent pas l’écouter. Louis Daquin nous le démontre magistralement avec cette très belle réalisation. Le danger est imprévisible, même les plus prudents et chevronnés. Sur dses images sublimes au format carré dans des noir et blanc somptueux, la trame nous entraine dans des montées superbes aux payages magnifiques pour de grandes émotions.

Avec les excellents et marquants André Le Gal et Irène Corday, Marcel Delaître, Jean Davy, Maurice Baquet, Yves Furet, Geymond Vital, Louis Seigner, Mona Dol, Andrée Clément, Tosca de Lac, Lucien Blondeau, Roger Blin, Guy Decomble, Jacques Dufilho, Albert Duvaleix, Fernand René, Jérôme Goulven, Eugène Chevalier, Marius David, Madhyanah Foy, Richard Francoeur, Claude Péran et Jean-Marc Thibault dans un premier rôle.

Le film Premier de cordée, distribué par Pathé, disponible dans les meilleurs bacs dès le 13 juin 2018 en combo collector DVD + Bluray nouvelle. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, L'Ascension du Mont Blanc, court-métrage de 1907, Autour d'un film de montagne reportage d'Alain Pol sur Premier de Cordée, un reportage Derrière l'écran, et Essais des comédiens.

3 étoiles

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16 mai 2018 3 16 /05 /mai /2018 10:23

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique roumaine réalisée en 2017 par Cãlin Peter Netzer, pour  l’adaptation du roman de Cezar Paul Badescu, sur la dissection d’une histoire d’amour.

Lors de séances chez son psychanalyste, Toma tente de dénouer les raisons de l’échec de son histoire d’amour avec Ana.

S’étant rencontrés à la fac, intellectuellement assortis, ils se lient rapidement et font face à toutes les difficultés entre deux personnalités, entre leurs passés et leurs désirs, entre passions et angoisses, et leurs propres intransigeances. De la passion amoureuse au délitement de sept ans d'une relation conflictuelle.

Une histoire d’amour passionnelle, du moins vue par le regard de Toma, nombriliste égocentrique et possessif qui met sur le dos d’Ana, torts et travers, fantasmes et excès, entre rêve et réalité.

Un récit malaisé, pas seulement par les nus trashs voyeurs et la scène pornographique, mais par une ambiance psychorigide oppressante. Sans jamais vraiment dénouer le vrai du faux, le fantasme de la réalité, la trame nous entraine dans des séances de Toma avec son psychanalyste pour dénouer une histoire compliquée. Entre la rencontre à la fac et la rupture, le film nous décortique les raisons qui nouent ces jeunes et ce qui les a séparés après plusieurs années de vie de couple.

Entre crises d’angoisses, passés douloureux, difficulté à accepter les caractères et leurs ressentis, on en déduit que de l’histoire d’Amour vue par Toma se limite au sexe et à une domination sur Ana de part sa fragilité qui se termine quand elle prend confiance en elle. Une superbe réalisation qui cloisonne avec maitrise tant dans les cadrages que dans les lieux en un huis clos étouffant à l’image psychologique de Toma.

Avec les excellents Diana Cavallioti et Mircea Postelnicu, Carmen Tanase, Vasile Muraru et Adrian Titieni, Tania Popa, Claudiu Istodor et Ionut Caras, Ioana Flora, Igor Caras-Romanov, Iulia Lumânare et Vlad Ivanov, Elvira Deatcu, Ioana Abur et Răzvan Vasilescu, Elena Voineag, Meda Andreea Victor, Irina Noapteș, Catalina Moga, Claudiu Istodor et Andrei Huțuleac.

Le film Ana mon amour, distribué par Blaq out, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 27 avril 2018 en DVD. Il est proposé en version roumaine sous-titrée français. Dans les suppléments, un entretien avec un entretien avec Calin Peter Netzer.

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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 10:15

Un grand merci à Gaumont pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique faustienne réalisée en 1956 par Claude Autant-Lara (Le mariage de Chiffon), d’après le célèbre conte populaire de Faust.   

À la sortie de l'Opéra de Paris, le vieux docteur Georges Faust est abordé par monsieur Léon, homme étrange et mystérieux qui lui offre une cigarette qui brûle sans se consumer. Stupéfait, Faust le suit jusqu’au cabaret Pigall's, où il est envouté par Marguerite, une chanteuse désabusée dont Faust donnerait cher pour retrouver ses vingt ans.

Léon tombe le masque en Méphisto et lui offre un pacte que signe Faust de son sang en échange de son âme. Au matin, , le docteur Faust est un jeune homme. Il court au Pigall's pour revoir Marguerite, et commence une histoire d’amour. Mais l'ancien petit ami de Marguerite ne l’entend pas de cette oreille et meurt dans la bagarre. Quand Marguerite découvre le pacte de Faust, elle tente de le racheter auprès de Méphisto qui conditionne une âme contre une autre, la sienne contre celle de Faust.

Une belle évocation du célèbre conte dans un version moderne du Paris des années folles, dans laquelle la morale est respectée avec l’âme pure sauvée et l’âme sombre condamnée selon le manichéisme habituel. Ainsi, à l’inverse de Goethe qui a été jusqu’au bout de la morale démonique  emportant dans la mort et la damnation éternelle, Claude Autant-Lara nous entraine dans une histoire d’amour, de retour à la jeunesse, de temps qui passe trop vite sans en profiter assez avec un prix élevé pour celui qui signe un pacte avec le diable.

J’ai aimé la mise en scène théâtrale avec ces décors et lumières pastelles irréelles qui suggèrent une atmosphère ouatée de purgatoire avant l’entrée en enfer ou au paradis selon sa pureté des choix et des sentiments. Sur un rythme volontairement lent, la tyrame dessine des portraits touchants et sensibles, jusqu’à carrément sardonique et sans pitié du démon.

A partir de la légende populaire allemande du XVIème siècle, de nombreuses adaptions ont variées le récit et la morale. Ainsi, Goethe en a reprit la trame en beaucoup plus sombre. De nombreux opéras, musiques classiques mais aussi hard rock ont joués ce thème. La littérature n’y a pas échappé, et enfin le 7ème Art naturellement. Bien évidemment, Georges Méliès l’a adapté dès 1898, et en 3 films. Un superbe jeu vidéo a aussi vue le jour avec Faust, les 7 jeux de l’âme par Cryo,

Avec Michèle Morgan (Les orgueilleux), Yves Montand (Les sorcières de Salem) et Jean-François Calvé, Pierre Palau, Jean Debucourt, Louis Seigner et Massimo Girotti, Jacques Clancy, Paul Demange, Jacques Erwin, Camille Guérini, Suzet Maïs, Max Mégy, Geneviève Morel, Fernand Sardou, Hélène Tossy.

Le film Marguerite de la nuit, distribué par Gaumont, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 11 avril 2018. Il est proposé en audiodescription pour aveugles et malvoyants, et sous-titrée pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, Mephisto à Paris, un entretien de Jean-Pierre Bleys, spécialiste de Claude Autant-Lara. Mathieu Marais, Marguerite de la nuit restauré.

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14 mai 2018 1 14 /05 /mai /2018 18:28

Une très belle surprise des superhéros Marvel réalisé par les frères Joe et Anthony Russo, alors tous les autres éléments de la saga étaient jusqu’à présent plus ou moins des navets indescriptibles tant on en finissait par les confondre tous.

Parce que la surpopulation menace la totalité de la vie, Thanos qui a vécu pareille drame sur sa planète, cherche les six pierres de l'infini afin d’éliminer la moité de la vie dans l’univers. Il attaque le vaisseau transportant les derniers survivants asgardiens qui les assassine tous jusqu’à Loki qui meurt sous les yeux -ou l’œil restant- de Thor, et obtient une pierre. Il continue sa route vers la Terre où se trouvent deux autres.

Thor fini par se retrouver dans le croiseur de Star-Lorr, Rocket, Gamora et Groot, et les prévient du danger. Cependant l’attaque violente et meurtrière a déjà lieu, et malgré la coalition d’Iron Man, Dr Strange, Hulk et Spider-man, Thanos l’emporte. L’alliance des superhéros est à l’ordre du jour avec Captain America, Scarlet Witch, Black Widow, War Machin, Falcon, Nebula et Vision blessé. Ils vont tous dans le royaume de Black Panther où aura lieu le combat final. Il en va de la vie de tous.

Pour une fois depuis que tous les super héros des sagas indépendantes ont été progressivement réunies dans une franchise confuse et répétitive à un point de ne plus rien comprendre dans quelle galère ont nous a embarqué, je me suis enfin bien marré. Pour le coup, la trame est vive et passionnante, drôle et émouvante, avec non plus un chef qui s’impose mais humblement chacun qui œuvre comme il peut avec son pouvoir pour l’entraide et la solidarité, et surtout de la survie de tous.

De fait, je n’ai pas vu passer les 2h35, entre les courses poursuites, les combats de titans, les voltiges, les cascades nombreuses de pertes humaines et de demi-dieux dans une élimination finale aléatoire éprouvante. J’ai terriblement hâte de voir la suite, sans crainte de la résurrection générale par la pierre de retour dans le temps.

Le thème central est la solution finale de la moitié de la vie dans tout l’univers pour éviter la disparation totale de la vie. Si le procéder de Thanos est pour le moins eugénique et carrément nazie, il n’en reste pas moins vrai que nous sommes directement concerné par la surpopulation sur notre bonne petite planète. À sept milliards d’humains, nous ne pouvons déjà plus nourrir tout le monde avec la surexploitation des terres, mers et airs, et de la pollution, nous ne pourrons jamais nourrir et abreuver décemment 10, 15 ou 50 milliards d’humains.

Et comme la sagesse des hommes n’est pas sa panacée principale, qui à copuler sans fin et se reproduire pire que des lapins… même la Chine a renoncé à l’enfant unique, nous sommes en danger de mort imminente. Certes, le massacre des femmes et les avortements massifs des filles, amènent déjà un manque criant de femmes dans nombres de pays, qui peuvent ralentir, mais pas stopper tant d’autres continents sur-reproduisent à l’infini. A défaut d’un horrible Thanos, Dame nature saura nous rappeler à l’ordre et nous éradiquer, bien plus douloureusement que dans le film.

Avec un casting choral impressionnant, dont Robert Downey Jr., Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Chris Evans, Scarlett Johansson, Don Cheadle, Benedict Cumberbatch, Tom Holland, Chadwick Boseman, Zoe Saldana, Karen Gillan, Tom Hiddleston, Paul Bettany, Elizabeth Olsen, Anthony Mackie, Sebastian Stan, Idris Elba, Danai Gurira, Peter Dinklage, Benedict Wong, Pom Klementieff, Dave Bautista, Gwyneth Paltrow, Benicio Del Toro, Josh Brolin, Chris Pratt, Sean Gunn, William Hurt, Letitia Wright, Terry Notary, Tom Vaughan-Lawlor, Carrie Coon , Michael James Shaw, Winston Duke, Florence Kasumba, la jeune Ariana Greenblatt, parmi tant d’autres encore.

3 étoiles

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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 15:34

Un grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir ce western réalisé en 1955 par Burt Lancaster, son deuxième long-métrage sur les trois réalisation, pour une adaptation du roman The Gabriel horn de Felix Holt, qui nous entraine dans une description de la société américaine profonde.

En 1820, Elias Wakefield dit Big Eli, et jeune son fils Little Eli, quitte leur Kentucky natal pour se rendre au Texas afin de recommencer une nouvelle vie. Dans une petite ville, ils sont arrêtés par le shérif, poursuivis par deux frères Fromes à propos d’une vieille querelle familiale. Le père et le fils s’échappent, grâce à l’aide de la belle Hannah, en contrat dans un saloon, dont Elias rachète sa liberté.

Faute d’argent, ils se rendent chez Zack, le frère d’Elias. Pour payer le bateau à vapeur et poursuivre leur route, Elias récolte des coquillages et Hannah travaille dans une taverne. Malgré l’extrême naïveté d’Elias, Zack tente d’intégrer son frère à la banque, afin qu’il reprenne son affaire, et le rapproche de Susie, la maîtresse d’école, au détriment d’Hannah, et de Little Eli qui voit leur rêve s’évanouir.

Un western qui détonne dans le genre, loin des sauvages, rouges ou blancs, dans une tentative de « civiliser » un père et son fils en écartant une jeune femme « mal famée », pour une morale anti conformiste vers un appel à la liberté. Étrange en effet, surtout avec un Burt Lancaster dans un rôle à l’opposé de ce qu’on lui connait, d’un personnage d’une naïveté déconcertante, dont le physique impressionnant est à l’opposé de son caractère profondément gentil et influençable, qui trouve enfin à réagir et reprendre son destin en main.

Je me suis laissé séduire par ce récit qui nous dépeint une société d’après conquête, loin du génocide amérindien, des cowboys aux colts meurtriers, dans laquelle la civilisation s’impose avec autant de violence contre les faibles, pour une morale de liberté et de fraternité.

Une réalisation cinéma d’auteur indé qui joue la carte de l’exotisme intérieur dans cette quête vers un mieux vivant, dans une excellente mise en scène sur des images de qualité pour une ambiance oppressante. Burt utilise le célèbre bateau à roue à aubes, le Gordon C. Greene, et n’a pas hésité à prendre des coups, comme dans le combat au fouet, où la doublure de Walter Matthau, Whip Wilson, expert en fouet, a blessé Lancaster à l'épaule.

Avec les excellents Burt Lancaster (Bronco apache), la belle Dianne Foster (Les frères Rico), Walter Matthau (House calls) et Diana Lynn (Track of the cat), le jeune Donald MacDonald, John McIntire (Victime du destin), Una Merkel et John Carradine (La vengeance de l'homme invisible), Douglas Spencer et Paul Wexler, John Litel, Edward Norris, Rhys Williams, ainsi que James Seay, Lisa Ferraday, Milicent Patrick et Lee Erikson, Mitchell Kowal, Will Wright et James Griffith.

Le film L’homme du Kentucky de la collection Westerns de légende, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 6 mars 2018. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, la présentation du film par Patrick Brion et par François Guerif.

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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 15:01

Pas très bonne comédie comique de John Francis Daley et Jonathan Goldstein, après leur excellent Vive les vacances qui nous déçoivent avec un récit aussi faible en intrigue qu’en gags ou répliques, à l’image des comédies ces derniers temps.

Une nuit par semaine, Max et Annie, se donnent à fond avec des amis à des jeux de société. Autant Annie joue pour jouer, Max joue pour gagner qui lui vient de son frère ainé Brooks qui l’a toujours humilié et rabaissé. Ce soir là, le grand frère est de la partie, pour une soirée à thème autour du polar. La partie commence avec l’enlèvement brutal de Brooks par des gangsters. En équipe de deux, les participants doivent retrouver des indices pour libérer le captif. Mais le jeu semble hors contrôle avec de vrais faux bandits et des  faux vrais méchants, à ne plus s’y retrouver.

Mené tambour battant, le récit part très vite en vrille dans un embroglio confus qui vire vers l’absurde et épouvantable ennuie sans intérêt. Nul intérêt de trouver le vrai du faux pour masquer le faux du vrai pour au final nous avoir abandonné en route dans une somnolence profonde. Totalement filmé de nuit, même dans les intérieurs sombres, le sommeil prend vite. Pas ou peu de gags ou répliques qui soient un tantinet amusant, seul la course poursuite contre l’avion prend sa saveur, mais trop tard, trop faiblement pour nous réveiller.

Avec Jason Bateman (Comment tuer son boss 2) et Rachel McAdams (Doctor Strange), Kyle Chandler (Manchester by the sea) et Sharon Horgan (Man up), Billy Magnussen, Lamorne Morris, Kylie Bunbury, Jesse Plemons, Michael C. Hall et Danny Huston, Chelsea Peretti, Camille Chen, Zerrick Williams, Joshua Mikel et R.F. Daley.

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 10:50

Un grand merci à Spectrum Films pour m’avoir permis de découvrir cette  très belle comédie romantique taïwanaise réalisée en 2012 par Chi-jan Hou, pour un joli conte romantique tout en humour et émotion, pleine de fantaisie poétique.

Depuis qu’un matin au réveil, largué par sa petite amie Tsai Yi-ying par un simple post-it « Je suis en route pour la prépa », Tung est dévasté. Il déménage à Nanyang Street, un quartier de Taipei réputé pour ses écoles préparatoires. Employé dans un magasin de photocopies, il est intrigué par des dessins de moutons sur de copies d’examens d’une enseignante, Hsiao Yang, lunatique et fantasque. Tung complète les dessins avec un loup. Par copies interposées, sous la passion des élèves, Tung et Yang commencent à se lier à travers leurs univers et traumatismes respectifs.

Un très joli conte romantique fantaisie, tout en couleur et lumière éclatante, dans une ambiance pleine de poésie touchante, légère et émouvante avec sa dose d’humour toute de subtilité et de sensibilité. J’ai adoré me laisser balader par ces protagonistes attachants, qui l’un comme l’autre ont des blessures et des chagrins semble t-il insurmontables, et vont se dévoiler, s’entraider et se découvrir des sentiments. La grande leçon qui s'en dégage est de tourner la page pour avancer, tel cette notion de compter jusqu'à 100

Agrémenté d’une animation particulièrement soignée, tant du loup et du mouton, que des avions de papier, pour une belle démonstration subtile qui se développe dans le récit à plusieurs tiroirs sur les blessures dont chacun fait face comme il peut avec ses blocages qui minent leurs vies avant de trouver de nouveaux espoirs d’amour. Un beau message d’optimisme.

La réalisation est juste superbe, avec une mise en scène maitrisée et soignée, variée et vivante pour une narration pleine d’émotion et de fraicheur tant dans les mots que les regards, que par les cadrages et travellings parcourues d'animations et d'effets spéciaux qui nous entrainent dans un univers féérique fantastique plein d’attente et d’incertitude, d’angoisse et de bonheur. La bande sonore d’Owen Wang participe grandement à cette ambiance jouissive.

Avec les excellents et attachants Kai Ko et la jolie Man-shu Jian, Bryan Chang, Shu-yao Kuo et Chen-nan Tsai, Nikki Hsieh, Ting-Wei Lu et Peggy Tseng, Ching-Tai Lin, Nolay Piho et Dennis Nieh, Hsiao-Fan Fan, Iling Kao ainsi que Ching Shen Chuang, Maggie Pei-Ying Lai et Min-Fu Chou.

Le film When a wolf falls in love with a sheep, distribué par Spectrum Films, est disponible en  Combo DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 24 avril 2018. Il est proposé en version originale chinoise sous-titrée français. Dans les suppléments, la présentation du film par Wafa Ghermani, L'analyse du film par Les cousins font leur cinéma Tom et David. Deux courts-métrages, Green island serenade, Love and dishes.

3 étoiles

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