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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 08:17

Triste franchouillerie pathétique comme on sait si bien les rater chez nous, en tout cas Jérôme Bonnell (Le temps de l'aventure) qui nous plonge dans un vaudeville aux quiproquos éculés dans un ménage à trois entre hétéro-bi-lesbienne par des circonvolutions hasardeuses qui se prend beaucoup trop au sérieux, ou pas assez.

Charlotte trompe son compagnon Micha avec sa meilleure amie Mélodie. Micha trompe sa compagne Charlotte avec sa meilleure amie Mélodie. Mélodie trompe Charlotte avec son compagnon Micha. Pourtant Mélodie est très amoureuse de Charlotte… et par dépit amoureux, par désœuvrement se laisse entre deux coups, entre deux vies pour combler un vide sidéral dans une histoire à trois.

Les histoires de plan à trois, véritable fantasme du français moyen, ne sont évidemment pas la panacée de notre cinéma national, mais carrément une référence internationale. Il suffit de regarder les autres quand ils parlent de ce sujet… à la française, même s’ils n’en rêvent pas moins. Cette fois-ci, il est amplifié avec un amour lesbien qui se mélange avec l’amour hétéro d’un point de vue typiquement masculin hétéro. En soit, ce n’est pas nouveau, et a été traité de multiples façons en tous genres, sous tous les tons. Là, nous assistons tristement à un mauvais script qui confond sentiment et baise basic pour unir trois solitudes dans un final glaucissime ridicule de par son traitement et l’assemblage des profils et caractères.

D’autant que l’on ne comprend pas trop le positionnement de la lesbienne profondément amoureuse de son amie et qu’elle n’a rien à trouver d’aussi fort sentimentalement avec un nabot aussi insignifiant tant physique qu’intellectuelle. C’est sans doute par toute absence de virilité qu’il rassure ces dames qui ne s’assument pas, que somme toute elles pourraient très bien se passer de lui, sauf comme d’un godemiché humain, pourtant peu vivace ni excitant. Je passe sur l’aspect philosophique et sexuel qui a échappé au réalisateur.

Difficile de nous faire passer ce récit pour une romance auquel on ne croit pas, mais qui en plus n’évoque ni émotion ni humour. C’est froidement narré et jamais crédible de part les ressentis essentiellement de Mélodie qui est la seule véritable amoureuse et qui démissionne de sa passion pour Charlotte en un trio peu réaliste sauf dans le regard du réalisateur. C’est dommage, car il y avait vraiment à faire une histoire beaucoup plus forte et consistante dont je ne saurais me satisfaire de trop peu d’approximation pour de simples clichés. De la même manière que dans Toute première fois, on a le sentiment d’hétérotisation de la lesbienne qui passe quelque part en une phase lesbienne -quand la déclaration d’amour au téléphone est très émouvante- et qui se rend à nier son homosexualité comme une moralisation ambiante de l’après Mariage pour tous.

A trois on y va : Photo Anaïs Demoustier, Félix Moati, Sophie VerbeeckD’autant plus dommage qu’Anaïs Demoustier (Une nouvelle amie) que j’aime beaucoup, joue excellemment bien, avec force de conviction et d’émotion, face à un Félix Moati (Valentin Valentin) d’une terrifiante inconsistance, sans émotion ni présence, face à la jolie Sophie Verbeeck. Patrick d'Assumçao (L’inconnu du lac), de même qu’Olivier Broche (100% cachemire) et Laure Calamy (Sous les jupes des filles) sont convaincants, ainsi qu’Hannelore Cayre.

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27 mars 2015 5 27 /03 /mars /2015 10:30

Après le succès de Le monocle noir sorti en 1961, Georges Lautner récidivait deux ans plus tard avec la même verve et encore plus de culot et d’humour déjanté, en se lâchant totalement dans son délire si caractéristique, accompagné de son acteur fétiche inimitablement barge.

En 1943, aux abords de Bonifacio en Corse, des SS après avoir cachés un trésor nazi sur ordre de leur führer sont tous massacrés. Tous sauf un, Hektor Schlumpf, seul détenteur du lieu de la cachette et de son contenu. Vingt ans plus tard, il est abattu par le commandant Dromard, et prestement enterré. Une cérémonie à laquelle ne tardent pas de venir des agents des services secrets étrangers, qui ne croient une seule seconde en sa mort, qui se vérifie en effet. Commence alors une folle équipée meurtrière, pour retrouver l’allemand et son secret, car ce n’est pas seulement pour une importante quantité d’or, mais surtout pour des courriers compromettants pour les nations alliées durant la seconde guerre mondiale. Bien sûr le belle Erika Murger n’est guère bien loin pour l’Allemagne, mais une certaine Diana pour l’Italie, des russes et des anglais qui se tirent dans les pates entre deux trahisons et séductions.

Je me suis encore énormément amusé dans ce second opus de la saga Dromard et son monocle. Sans être une suite, nous retrouvons les principaux protagonistes et un même esprit dans cette après seconde guerre mondiale et la guerre froide, où tous les amis sont des ennemis et s’assassinent allègrement. Les répliques sont cultissimes d’un humour caustique épouvantablement impertinent et joyeusement noir et irrévérencieux et d'un cynisme outrancier mais foncièrement drôle, avec un manque total de conscience comme avec les bavures mortelles. Rien n’est pris au sérieux quand ça ne l’est que trop, et chacun en prend pour son grade dans la mauvaise foi et le ridicule. La mise en scène est une fois de plus efficace. Les décors de la Corse et des iles Sanguinaires donnent une ambiance de rêve dans une atmosphère pourtant délétère. La bataille sous-marine entre plongeurs est édifiante et jouissive. Les images en blu-ray pour la version restaurée, comme dans le premier opus sont superbes, et je regrette que le troisième volet ne le soit pas encore.

Nous retrouvons avec un immense plaisir une partie de la première équipée autour de l’excellentissime Paul Meurisse et de la belle et ébouriffante Elga Andersen, auxquels se joignent Robert Dalban et le phénomène Maurice Biraud, la séduisante Gaia Germani et Charles Millot, Raymond Meunier et Bob Dugoinneau, ainsi que l’excellent Paul Mercey et Henri Cogan.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 22:34

Très mauvais remake de Will Gluck (Sexe entre amis, Easy Girl, Sea, sex and fun) qui s’est totalement perdu d’après le film de John Huston en 1982, inspiré de la bande dessinée Little orphan Annie créée en 1924 par Harold Gray, et qui nous entraine dans une comédie musicale pseudo black movie proche du pastiche à l’univers agressif qui ne correspond pas à se Gluck sait faire habituellement.

Annie : Photo Quvenzhané WallisLa petite Annie, abandonnée enfant, est avec d’autres comme elle dans le foyer d’accueil de Miss Hannigan, qui les garde avec rudesse pour les allocations. La gamine fait un jour la rencontre de Will Stacks, un homme d’affaires froid et égoïste, en pleine campagne électorale pour la mairie de New York. Sur les conseils avisés de Grace, sa belle et brillante vice-présidente, et de Guy, son directeur de campagne, Stacks accueil provisoirement chez lui Annie pour améliorer son image de marque déplorable auprès des électeurs. Le culot de la gamine lié à celui du candidat va les rapprocher et mieux se connaitre jusqu'à découvrir certains liens.

Annie : Photo Bobby Cannavale, Jamie Foxx, Rose ByrneSur un rythme et un tempo agressif, des chants gueulards et la voix de crécelles aigue avec un comportement outrancier de culot insupportable de la gamine, dans ses gestes et ses mimiques agacent au plus haut point. Véritable tête à claque, le genre de monstre que je ne voudrais pour rien au monde, imbue de sa petite personne, Annie : Photo Quvenzhané Wallistout concours dans ce récit au rejet de ce navet. L'histoire est désuète et sent la vieille naphtaline rance qui ne trouve pas sa place dans cette société hyper moderne quasi futuriste du début du vingtième siècle. Les chants sont hyper méga agaçants et les voix suraigüe de châtrée atroce, sans parler de la rythmique agressive, m’ont faire ressortir de la salle avec un énervement et une fatigue épouvantable. Les gosses dans la salle étaient tout autant surexcités. Chose incroyable quand en fait, cette histoire de fille abandonnée qui retrouve son père après courage, volonté et abnégation était à la base au  contraire une belle histoire émouvante. La réalisation ni faite ni à faire, sur une longueur intenable et des travelings à l’emporte pièce. Un sabotage, ou un mauvais pastiche à éviter ou à fuir.

La petite Quvenzhané Wallis (12 years a slave) est juste une teigne atrocement insupportable, comme dans ses précédent rôle d’où émanait cependant un peu d’émotion totalement disparue dans ce personnage, quans Jamie Foxx (Comment tuer son boss 2) est atrocement ridicule dans un rôle qu’il maitrise cependant, mais laisse une désagréable impression. Qu’allait faire ma belle Rose Byrne (Nos pires voisins) dans cette galère, qui tente désespérément de trouver sa place, que dire de plus de Cameron Diaz (Sex tape) dans un pastiche d’elle-même ? je n’en jette pas plus sur Bobby Cannavale (#Chef) et Tracie Thoms (Looper), ou les jeunes Zoe Margaret Colletti, Eden Duncan-Smith, Nicolette Pierini, Amanda Troya, qui font ce qu’ils peuvent dans ce naufrage.

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 14:31

Petite déception avec ce film d’anthologie de William Friedkin (Les garçons de la bande) d’après le roman de William Peter Blatty qui s'était basé sur des faits erronés lus dans un article de 1949 sur un cas d'exorcisme sur un garçon de 14 ans, mais qui aura pourtant marqué le cinéma du genre, jusqu’à terroriser une génération.

En Irak, lors de fouilles archéologiques, le père Merrin découvre une petite tête de statuette du démon Pazuzu, avec un médaillon chrétien antinomique de l’époque antique. Un peu plus tard à Washington. L’actrice Chris MacNeil qui mène une vie heureuse avec sa fille Regan, commence à s’inquiéter du comportement de la gamine. Depuis peu, la préado de douze ans est prise de spasmes violents et d'étranges phénomènes inquiétants. Les traitements médicaux dont les médecins ne voient que de simples troubles nerveux n’y font rien. Les crises s’aggravent, s'intensifient, et Regan se met à parle avec une voix grave au langage vulgaire, scato et agressif. Il semble évident qu’elle est possédée. Le père Karras et le père Lankester Merrin, s’engage à l’exorcisme.

J’avoue que je suis très souvent dubitatif face aux films du genre, où j’éprouve toujours du mal à comprendre comment une puissance démoniaque aussi virulente de force et de haine soit bloquée dans un corps frêle et chétif, le plus souvent de jeunes filles, et se fasse chasser à coups d'incantations et d’eau bénite. Seul sans doute dans La malédiction le diable parvient à ses fins. Pour au temps, le film de Friedkin réussi à nous impressionner, plus par les effets spéciaux, les bruitages et les performances de la jeune actrice, en plus des excès verbaux vulgaires, des pratiques sexuels et scatos. Quand à la trame, je l’ai trouve particulièrement confuse, au-delà des symboles et paraboles. Ainsi des éléments anachroniques retrouvés dans une tombe assyrienne, telle la médaille avec la statuette, et que l’on retrouve ensuite sans explication à Washington. Indéniablement marquant, le film a sans doute depuis un peu vieilli, même s’il reste encore formidablement impressionnant, surtout dans sa version blu-ray remastérisé de toute beauté, avec des suppléments de scènes et rajouts de détails et quelques modifications à la version initiale.

Par la suite, une saga a été réalisée par différents cinéastes. Ainsi, dès 1977 L'exorciste 2 : l'hérétique sera réalisé par John Boorman pour un véritable échec tant commercial, public que critique, et regretté telle Linda Blair d'y avoir participé, ainsi que Richard Burton et Louise Fletcher, tellement le film fut mauvais. William Peter Blatty réalise en 1990 à son tour L'exorciste, la suite en adaptant son propre roman Legion, avec George C. Scott, Ed Flanders, Brad Dourif et Jason Miller. Enfin, en 2004, une préquelle avec L'exorciste : au commencement a été réalisé par Renny Harlin, avec Stellan Skarsgård, Izabella Scorupco et James D'Arcy, tout aussi mauvais en version horreur gore que je n’avais pas aimé. La grande influence se retrouve dans les nombreux autres films du genre, mais surtout les pastiches avec le plus célèbre Y a-t-il un exorciste pour sauver le monde ? avec Leslie Nielsen et Linda Blair qui reprenait son rôle, ou des reprises de scène du film comme dans Scary Movie 2.

La jeune Linda Blair est absolument fabuleuse, bourrée de talent et marquante à en hanter longtemps tellement est véritablement habitée par son démon intérieur de génie. Elle devint internationalement célèbre, et une carrière prodigieuse s’ouvrait à elle, qu’une malheureuse affaire de drogue de jeunesse vint bouleverser, oserai-je dire injustement, quand on sait les pires excès d’Hollywood de l’époque. Ellen Burstyn (Interstellar) est tout aussi excellente, de même Jason Miller et Max von Sydow (New York ne répond plus), ainsi que Lee J. Cobb (L'homme de l'ouest) et William O'Malley qui était un vrai prêtre Jésuite. La jolie Kitty Winn et Rudolf Schündler, comme Peter Masterson, Vasiliki Maliaros et Jack MacGowran pour son dernier film mort jeune d’une stupide grippe.

2 étoiles

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 11:26

Bonne surprise avec ce film d’action polar sentimental et d’aventure sportive de Daniel Benmayor, qui nous entraine dans une fiction rocambolesque à nous en donner le vertige en même temps que l’envie d’en faire autant au dessus de la ville avec risques et périls pour des émotions fortes.

Lors d’une livraison en vélo à tout berzingue dans les rues de New York, Cam est percuté violement par Nikki, une belle jeune femme en pleine course d’apparent jogging avant de disparaître après excuse dans les airs en acrobaties. Coup de foudre instantané, Cam tente de la retrouver et découvre que la jeune fille fait partie avec son frère Dylan d’un gang qui pratiquant le parkour. Un sport qui demande forme physique et d’équilibriste qui séduit le jeune homme qui se met à s’entrainer pour rejoindre le groupe. Mais les sportifs d’excellence ont d’autres activités, beaucoup moins légales celles-là, que Cam va intégrer par appât du gain et par amour pour Nikki. Sauf qu’elle est liée bizarrement avec le chef du gang, Miller, pour le moins énigmatique et dangereux.

Si l’histoire par elle-même n’apporte pas une grande innovation narrative particulière, et moins encore en suspens, c’est surtout avec le parkour, ou art du déplacement, que les choses se corsent et deviennent alléchantes. En effet, l’intérêt du récit est cette activité qui donne le vertige mais aussi une envie terrible d’en faire autant, avec certainement ses terribles dangers mais aussi ce sentiment de liberté et des transgressions des lois de l’équilibre et du bon sens. La réalisation est vive et alerte, avec des vues de la ville inexplorée dans des quartiers peu touristiques qui ne demandent qu’à découvrir, surtout vu des toits et non d’avions ou de drones tels des oiseaux ou des super héros. J’ai donc beaucoup aimé cette vision des courses poursuites dangereuses et palpitantes, au détriment de fait, d’une histoire convenue, tant d’amour que de gangsters sans grande passion ou intérêt. La scène du massacre génocidaire n’était pas utile n’entrant pas dans le style de la trame, et entache le film.

Ce sport n’est pas né récemment, puisque Douglas Fairbank l’utilise dans son film Le signe de Zorro en 1920. Mais c’est David Belle qui en est l’inventeur dans sa version moderne dans les années quatre-vingt dix, avec Sébastien Foucan et les Yamakasi. Lorsqu’ils se séparent David créé les Traceurs qui popularise le mouvement grâce au film. Quand Sébastien lors du documentaire Jump London, le fait découvrir aux anglo-saxons. De plus en plus d’adeptes à travers le monde se passionnent par cet art qui évolue jusqu’au free-running, avec des écoles. Et n’est pas ce que pratique Tris et les audacieux dans Divergente, qui m’avait déjà terriblement séduit.

Le casting est sympathique avec la bien jolie Marie Avgeropoulos (50/50), ex compagne de Taylor Lautner (Twilight) qui ne joue pas qu’avec ses muscles mais arrive à exprimer avec ses ressentis. Rafi Gavron (Sans issue) et Adam Rayner, comme Sam Medina (Machete kills) et Luciano Acuna Jr. ou Josh Yadon, véritables adeptes du parkour, nous laisse pantois d’admiration. Amirah Vann et Johnny M. Wu (Limitless) animent autrement avec conviction et amusement.

2 étoiles

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23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 14:38

A partir du roman de Rémy qui à la base était d’une sombritude glauque qui ne plaisait pas du tout à Georges Lautner, celui-ci le refit à sa sauce, avec le total accord de l'écrivain, dans ce qui allait devenir un genre nouveau du cinéma pastiche comédie polar comique complètement loufoque qui fonctionne encore très bien de nos jour finalement par une modernité dans l'âme.

Une réunion secrète se tient au château de Villemaur entre des nostalgiques du nazisme, afin de rencontrer un ancien dignitaire du Troisième Reich. Cependant, de nombreux agents de services secrets étrangers, dont le commandant Dromard avec son monocle noir, tentent de percer le secret au prix de leur vie, et celle des autres. S’ils se font concurrence, des alliances se créées par obligation ou amour.

Je me suis bidonné comme un petit fou avec ce récit, dont je ne m’attendais pas du tout à rencontrer un tel déferlement d’humour, noir le plus souvent limite sordide forcément, mais tellement sarcastique pour le plus grand plaisir. Le comique est intimement lié avec le tragique qui donne aux gags une force délirante insoupçonnée. Il faut dire que les répliques conjuguées aux mimiques et aux gestuelles des protagonistes sont toujours en décalage comme l’eau et le feu et en total opposition qui font mouche. Rien n’est sérieux quand tout l’est, tant les morts qui se succèdent que les sentiments qui se découvrent, que dans les thématiques évoquées.

Il est indéniable que Michel Hazanavicius s’est inspiré de ce film pour OSS117 tant on y retrouve le style et l’ambiance d’une époque, avec la guerre froide, le proche passé nazi et la seconde mondiale, les guerres entre agences de contre-espionnage, donnent sous ce regard tout le ridicule que cela peut avoir de nos jours. De fait, avec son style déroutant, ses personnages hauts en couleurs, et la mise en scène Georges Lautner innovait totalement dans le cinéma français qui allait déboucher sur les films de comédie satyriques tels Les tontons flingueurs et consorts. Grace au succès rencontré, il en fera une trilogie l’année suivante en 1962 avec L'Œil du monocle, puis en 1964 avec Le Monocle rit jaune.

L’excellentissime Paul Meurisse (Les diaboliques) est fabuleusement génial, instaurant un style ridicule à son rôle avec un panache déjanté, face à la belle et adorable Elga Andersen. L’inégalable Bernard Blier, est une fois de plus magnifique, ainsi que Pierre Blanchar, et l’excellent Jacques Marin (Les vieux de la vieille) qui nous en paie une tranche de bonne rigolade. Ne pas négligé un Jacques Dufilho superbe. Mais également Albert Rémy et Nico Pepe, Raymond Meunier et Raoul Saint-Yves, ainsi que les belles Catherine Sola et Marie Dubois, comme Gérard Buhr, Lutz Gabor et Marcel Dalio.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 15:30

Une bien mauvaise surprise que ce film de Matthew Vaughn (X-Men : le commencement), qui réalise l'adaptation d'un comics book en six volumes de Dave Gibbons et Mark Millar -auteur de Kick-Ass - dont on ne retrouve pas du tout l’esprit ni l’ambiance de la bande dessinée transformée en un galimatias indigeste d’agent privés secrets privés rétrogrades.

Eggsy est un adolescent dont le papa est mort lors d’une mission d’agent secret. Il est bientôt intégré au sein du  Kingsman, une agence de contre espionnage privée, structurée comme les chevaliers de la table ronde. Avec d’autres candidats, il est soumit à une redoutable sélection. Bientôt, avec une menace d’extermination qui pèse sur le monde par le terrible Richmond Valentine, Eggsy est engagé pour une mission de la dernière chance.

En soit, le récit est une sorte de pastiche des James Bond, qui aurait pu être amusant si… si ce n’était aussi long et lourd, à l’improbable « humour » qui se veut so british. Sauf que ce n’est pas drôle pour un rond, et qu’en plus d’une longueur exaspérante, la violence indispose plus qu’elle ne peut rire. La scène où Galahad massacre 200 personnes durant 20 minutes, hommes, femmes et enfants, de toutes les manières possibles, sur une musique rock entrainante, met terriblement mal à l’aise par son côté glauque qui banalise la violence des horreurs perpétrées dans les universités, les grandes surfaces ou les salles de rédaction journalistique dont les JT nous abreuvent chaque jour d’une consistance bien réelle. Il n’y a rien de drôle dans cette action, ni la trame ni les personnages, ni aucun message particulier que de nous rendre salement complice de la barbarie qui nous sali chaque jour. J’ai juste un ras le bol d’être retenu en spectateur passif et complice. J’en ai ras le cul de ces trous du cul de « réalisateurs artistiques » qui nous rabaisse par plaisir pernicieux.

Alors du coup, sur une réalisation péniblement lente et poussive, le regard impassible de la caméra, voir jouissive du réalisateur, je n’ai pas aimé ni les protagonistes, ni la morale de privés qui font leurs lois, avec leurs méthodes de miliciens au profit d’on ne sait trop quelle philosophie ni idéaux politique qui me semble nauséabond. La mise en scène est confuse tant on se perd en détails souvent sans intérêt au détriment d’autres qui méritaient plus d’éclaircissement. Il est vrai qu’il ne s’agit pas de penser mais de nous montrer un maximum de meurtres, et d’ailleurs les viandards seront gâtés car les massacres sont conséquents. Certes, ça se veut du second degré… à quel point ? Il est a remarquer de grandes différences entre les livres et le film.

Colin Firth (Avant d'aller dormir) me tape définitivement sur les nerfs avec son seul et unique face de con en toute circonstance qui se voulait comique à froid second degré à ses débuts et qui s’avère son seul rictus. Samuel L. Jackson (Captain America, le soldat de l'hiver) pérennise lui aussi ses rôles de vieux réac. Taron Egerton, arrive malgré tout à intéresser, de même Mark Strong (Imitation game), ainsi que Michael Caine (Interstellar). De bien jolies filles toujours à profusion, avec Sofia Boutella et Sophie Cookson, Fiona Hampton et Samantha Womack, Johanna Taylor et Hanna Alström, Jack Davenport, Lily Travers et des caméo comme Mark Hamill (Corvette Summer).

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 09:37

Après avoir vu le désolant Un village presque parfait de Stéphane Meunier, j’ai eu le grand désir de me replonger avec plaisir dans la version original de Jean-François Pouliot, qui signait là sa première réalisation, histoire de comparer surtout avec mes souvenirs et mon bon ressenti lord de sa sortie, et je n'ai pas été déçu.

Sainte-Marie-la-Mauderne est un petit village sur une petite ile isolée. L'activité de la pêche est arrêtée, plongeant les cent vingt villageois au chômage et à la morosité ou à l’exil. La possible implantation d'une usine permettrait de leur redonner vie et fierté. Cependant, c’est conditionné avec la présence d’un médecin permanent. Le maire du village, Germain Lesage, avec ses amis Yvon Brunet et Henri Giroux, ainsi que de la complicité de leurs femmes et tous les habitants du village, va tenter de convaincre le docteur Christopher Lewis de Montréal, qu’ils ont réussi à faire venir contraint et forcé, à rester pour au moins cinq ans. Le sachant fan de cricket et de jazz fusion, ils sont prêt à tous les moyens pour le séduire.

Et de fait, j’ai retrouvé dans cette trame toute l’émotion et l’humour qui manque dans le remake français, en attendant de découvrir la version anglophone. Je laisse donc de côté toute comparaison stérile dans ce cas. Il y règne une ambiance douce amère, sur des gens désespérés par la crise économique qui les plonge dans une morosité d’assistés et de perte de fierté et de confiance en soit, et qui se réveillent avec l’espoir de renaissance avec l’humour que la solidarité rend humble et digne sans jamais tomber dans le pathos. Il y a une poésie et une belle âme dans ce récit, où l’arnaque de départ devient une véritable histoire d’amitié et d’amour entre un village et une proie raconté avec intelligence et subtilité. Chaque profil des protagonistes, même en un regard, est complexe et plein de vie et de profondeur.

C'est dans le village réel de Harrington Harbour, qui a vu depuis la réalisation un tourisme important se presser pour voir les lieux du tournage, que s’est déroulé la grande aventure. Sur la base d’un récit simple, la réalisation est belle et maitrisée, la tonalité toujours tendre et l’humour ne tourne jamais dans la comédie facile, ou dans la morosité ou le misérabilisme. C’est ainsi que les protagonistes nous plongent, il y a déjà plus de dix ans, dans la crise économique mondiale et la désertification qui touchent nos pays aux conséquences désastreuses.

Raymond Bouchard (Les profs) est absolument parfait, entre tendresse et humour, pour nous faire partager avec ses petits camarades cette belle aventure humaine. Ainsi de Pierre Collin et Benoît Brière (Voyez comme ils dansent), comme David Boutin et Guy-Daniel Tremblay. Nadia Drouin et Rita Lafontaine sont drôles, comme Roc LaFortune (Sortilège) et Réal Bossé, Guy Vaillancourt et la belle et envoutante Lucie Laurier. Mais aussi Ken Scott qui a écit le script, Jean-Pierre Gonthier et Marc Legault, Caroline Girard et le jeune Dominik Michon-Dagenais, la bien jolie Caroline Bouchard, fille de Raymond, et Jean-Pierre Gonthier.

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 11:00

Pour avoir vu récemment les  Dumb & Dumber et Dumb & Dumber De des frères Bobby et Peter Farrelly, j’ai eu l’envie irresistible de découvrir la préquelle de Troy Miller, auquel les frangins n'ont pas participé de près ni de loin, ni les acteurs d'origine, sans aucun doute avec raison de leur part, au regard plus de l'intrigue que de la réalisation.

Le jour de la rentrée au collège, Harry Dunne fait la connaissance d’un nouveau, Lloyd Christmas, qui jusqu’à présent à suivi les cours à domicile avec sa mère. Quelque peu différents des autres élèves, le proviseur Collins, escroc de première, décide de créer une fausse classe spéciale pour cas particuliers afin de percevoir une prime. Ainsi, les deux débilos sont chargés de trouver d’autres élèves plus ou moins contraints, plus ou moins aussi tarés qu’eux. Pendant ce temps, la belle Jessica rédactrice du journal de l’école mène une enquête sur les détournements de fonds publics et s’adjoint les deux loufoques.

Sans hurler de rire, sans chercher de corrélation au premier film, dont on retrouve nombre de clin d’œil ou reprises, le résultat est assez décevant même s’il est parfois amusant. La faute à un script peu inventif et à trop de reprises du premier opus, et à des gags poussifs. C’est plus un pastiche à la Les sous doués qu’une réelle préquelle. Le titre fait naturellement référence à Quand Harry rencontre Sally. Je me suis déridé de temps à autres plus par complaisance et besoin de sourire que par conviction. Heureusement ça ne dure pas bien longtemps, que le rythme est soutenu. On peut regretter les excès de grimaces et gesticulations effréné. Pour apprécier le récit à sa juste valeur, il ne faut pas chercher de comparaisons et repères, mais prendre cette comédie comme une autre.

Derek Richardson (American girls 2) et Eric Christian Olsen (Beerfest) font ce qu’ils peuvent pour ressembler en faits gestes aux Daniels et Carrey, avec conviction et maladresse, face à Eugene Levy (Un amour à New York) égal à lui-même sans forcer. Les belles Rachel Nichols (Conan) et Michelle Krusiec (Saving face) s’en tirent mieux, de même Elden Henson (Hunger games - La révolte) et Shia LaBeouf (Fury), la jolie Teal Redmann, Josh Braaten et William Lee Scott (L'effet papillon). Mimi Rogers (La maison des otages) et Luis Guzmán (Boogie Nights), comme Lin Shaye (Insidious 2) et les jeunes Lucas Gregory et Colin Ford (Nouveau départ) s’en donnent à cœur joie.

2 étoiles

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21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 09:55

Bis

Bis : Photo Franck Dubosc, Kad MeradRetour vers le futur pour Dominique Farrugia (Le marquis) qui nous replonge dans les années quatre-vingt pour une rétrospective d’une époque aux travers de cinquantaine qui retrouvent leur dix-sept ans et la chance de revivre un moment cruciale de leur existence et peut-être changer leur destin.

Bis : Photo Alexandra Lamy, Franck DuboscDeux meilleurs amis depuis le lycée, Éric et Patrice ont chacun une vie différente. L’un marié à l’amour de jeunesse et père d’une ado, est en plein marasme affectif. L’autre, dragueur invétéré passe d’une conquête à une autre. Un soir bien arrosé, les deux compères lors d’une chute dans la cave se réveillent au matin dans leur adolescence en 1986, alors 17 ans. L’occasion sans doute de modifier leurs vies, et les relations de l’époque ayant laissés des regrets.

Bis : Photo Franck Dubosc, Kad MeradCe n’est pas nouveau les voyages dans le temps tel Retour vers le futur, dont en l’occurrence ont retrouve plutôt le genre La machine à démonter le temps ou Camille redouble avec les protagonistes qui reviennent dans leur passé sous leur forme actuelle, avec un zeste de Code Quantum, quand l'un va dans le corps de l'autre. Cette fois-ci ne déroge pas à la règle de l’humour et de l’émotion. C’est sympathique et utopique aussi, mais on adhère par l’aspect gentil sans se Bis : Photo Franck Dubosc, Gérard Darmonprendre trop au sérieux. Bien sûr un peu moraliste sur les bords avec le coureur de jupon qui revient plus plan-plan fidèle et monogame, laissant les coups d’un soir et le gamines au profit quand même d’une jeune femme, mais bon. Reste que je me suis bien amusé, le duo fonctionne très bien dans la franche déconnade qu’ils maitrisent sans problème.

La réalisation nous offre donc un petit rafraichissement des années disco, et de tous ce qui n’existaient pas encore dans les technologies. Je me souviens à peine plus vieux que les protagonistes d’une époque que pourtant je ne souhaiterai pas revivre pour au temps, ni plus loin en arrière, tant je suis sûr que je ne changerai rien à ma vie et la raterai tout autant même en sachant ce qui serait à venir. La mise en scène est classique, les gags tout autant pour une histoire basique, mais c’est l’implication des interprètes qui donne ce petit plus de joie et d’émotion, notamment à travers du regard des parents.

Franck Dubosc (SMS) et Kad Merad (On a marché sur Bangkok) s’en donnent à cœur joie avec conviction, face à la très jolie Eden Ducourant, très marquante. Alexandra Lamy (Jamais le premier soir) est moins pire que d’habitude, quand Gérard Darmon (100% cachemire) et Julien Boisselier (Fastlife) sont émouvants, de même Anne Girouard (La liste de mes envies) et Eléonore Bernheim (Elle l’adore). Elodie Hesme (David et Madame Hansen) et la très belle Ariane Brodier (Superstar) également. et les jeunes Emeline Sannier et Fabian Wolfrom (3 days to kill), Antonin Chalon (Le grand méchant loup) et Lou Gala (16 ans ou presque) sont très bien et convaincants.

2 étoiles

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