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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 15:42

Après avoir découvert avec un immense plaisir les aventures de Jumanji : bienvenue dans la jungle, je me aussitôt plongé dans la version originelle réalisée en 1995 par Joe Johnston (Captain america : first avenger), qui adaptait le livre pour enfants de Chris van Allsburg, qu’honte à moi je n’avais pas encore vu, et que ce petit rattrapage m’a comblé de joie.

En 1869, deux enfants enterrent dans la peur, une malle mystérieuse. Cent ans plus tard en 1969, lors de travaux de voirie à Brantford, le jeune Alan Parrish découvre dans la boite un jeu Jumanji. Avec son amie Sarah Whittle, il commence une partie, mais il est rapidement aspiré. En 1995, les jeunes orphelins Judy et Peter Shepherd emménagent avec leur tante Nora dans l’ancien manoir d’Alan laissé à abandon.

Intrigués par un son étrange de roulements de tambour venant du grenier, découvre le Jumanji, et commencent la partie, déjà commencée 26 ans plus tôt par Alan qui revient à l’âge adulte. Reste à finir la partie avec Sarah adulte en découvrant ce qui s’est passé depuis toutes ces années, et de nombreux dangers sortis du jeu bouleversant la ville.

Si tu ne vas dans la jungle, la jungle viendra à toi. Un vrai beau film d’aventure fantastique et un vrai régal d’une histoire riche et rythmée, avec une belle dose d’humour et d’émotion, de péripéties et de gags à volontés qui nous entrainent dans une folie pure de boite de pandore d’un jeu diabolique. Ainsi, touchant plusieurs générations de victimes, ce jeu maléfique donne une passionnante dramatique à la R. L. Stine et Stephen King, qui combine tous ce que les films d’horreurs pour adultes à la sauce ado avec autant d’efficacité. Ayant vu les deux versions, force est de constater que sans être une suite ni une reprise, le point commun étant bien sûr le jeu et le piège d’une partie à finir et à gagner, font qu’ils se valent dans leur qualité.

J’éprouve une sympathie pour cette version originelle avec une angoisse et une émotion plus forte, tant pour les protagonistes que pour les parents et amis eux aussi victimes de Jumanji, mais aussi avec l’histoire d’amour entre les enfants devenus adultes, et enfin cette partie joué entre générations différentes. Une très belle réalisation, sur une excellente mise en scène et des rebondissements à profusion, des effets qui quelque peu désuet n’en sont que plus puissants encore, dans des décors super sympas.

A partir du roman pour la jeunesse de Chris van Allsburg, ce film de 1995 constitue le premier opus de la franchise Jumanji, suivi de Jumanji : bienvenue dans la jungle, en attendant un Jumanji 3 déjà annoncé, auquel Zathura: Une aventure spatiale du même auteur, réalisé en 2005 par Jon Favreau, se complète à la saga. Une série animée de trois saisons, de 1996 à 1999, inspirée du film avait suivi. Les dérivés n’avaient pas tardé avec jeux vidéo sorti en 1996 en cinq mini-jeux d'action différents inspirés des scènes du film.

Avec les excellents et marquants Robin Williams (La nuit au musée 3), Kirsten Dunst (Les figures de l'ombre), Bradley Pierce et Bonnie Hunt, Jonathan Hyde, Bebe Neuwirth, David Alan Grier et Carl Bentley, Patricia Clarkson, les jeunes Adam Hann-Byrd et Laura Bell Bundy, James Handy et Gillian Barber, Brandon Obray, Cyrus Thiedeke, Gary Joseph Thorup, Leonard Zola, Lloyd Berry, Malcolm Stewart, Annabel Kershaw et Darryl Henriques.

4 étoiles

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 13:43

Biopic moyen de Joe Wright (Pan), sur un moment ultime dans la vie politique de Winston Churchill, dont le portrait bien flatteur joue sur les contrastes entre les divers belligérants d'alors pour décider de l'avenir du pays en défaite face aux nazisme.

Alors que l’Allemagne nazie envahit brutalement la Hollande et la Belgique puis déferle sur la France renversant les armées françaises, britanniques et leurs alliés, le gouvernement de Neville Chamberlain en est encore à se demander comment négocier une paix avec Adolf Hitler. Sous la pression, Chamberlain est poussé à la démission au profit de Winston Churchill, 65 ans, qui trépigne depuis des décennies à cette fonction. Il est nommé premier ministre le 10 mai 1940, à l’heure la plus grave de l’empire britannique, quand ses troupes se retrouvent bloquées à Dunkerque, sur le point d’être perdues.

Entre les divers complots de Chamberlain et Halifax, jusqu’au roi George VI, pour contrecarrer Churchill et imposer une hypothétique paix, la menace de voir les trois cents milles soldats britanniques entre les mains des nazis, Winston hésite à choisir la bonne attitude à prendre face à tous ses ennemis et adversaires. Avec le soutien sans faille de sa femme Clémentine, en faisant le bon choix de refuser de se soumettre et de tenter de rapatrier les troupes, Winston Churchill réussi l’impensable.

Film bien gentillet, glorifiant avec un humour tout british le moment crucial de la vie politique du pays d’un arriviste forcené, sur ses  d’hésitations bien compréhensibles. Cependant, si, indéniablement, à l’heure en effet la plus sombre de l’Histoire, Winston Churchill s’est trouvé être l’homme idéal qui fit les bons choix, il n’en est pas pour autant cet homme aussi sympathique que l’on nous dresse, même en justifiant sans honte la boucherie inutile des Dardanelles.

Cet homme « humaniste » qui qualifie avec raison Hitler de monstre, en oublie qu’il en était lui-même un, avec les camps de la mort en Afrique du Sud contre les Boers. Contrairement à ce qui est dit dans le film, il y a bien eu une contre offensive qui était prévue… sauf que le général anglais John Gort, par une lâcheté sans précédent, donna l’ordre de désertion de toute l’armée britannique, qui se retrouva piégée sur les plages de Dunkerque et de précipiter la défaite des alliées.

Un rembarquement qui réussie non par le sacrifice d’une garnison britannique à Calais, mais par la résistance héroïque de l’armée française pour contenir les nazis, et l’incroyable erreur militaire du général von Rundstedt. Pour la réalisation, particulièrement fastidieuse avec les coulisses de complots, de rencontres royales, de bons mots et discours sans oublier la balade en métro, la longueur excessive nuit à l’intérêt réel du film dont une demi heure en moins eut suffit.

Avec Gary Oldman (La planète des singes) et Kristin Scott Thomas (Suite française), Ben Mendelsohn (Black sea), Lily James (Baby driver) et Ronald Pickup (Indian Palace - Suite royale), Stephen Dillane (Zero dark thirty), Nicholas Jones et Samuel West, David Schofield, Richard Lumsden, Malcolm Storry et Hilton McRae, Benjamin Whitrow, Joe Armstrong et Adrian Rawlins.

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 14:30

Un grand merci à Pyramide Films pour m’avoir permis de découvrir ce très émouvant film dramatique réalisé en 2017 par Hubert Charuel, qui aborde pour son premier long métrage, la situation d’un jeune paysan lors d’une épidémie animale et des conditions d’existence dans le monde rural que le réalisateur connait bien avec sa famille d’agriculteurs.

Ayant repris la ferme de ses parents en retraite, Pierre Chavanges trente cinq ans s’occupe de vaches laitières. Travail terriblement prenant, surtout avec l’épidémie de la vache folle qui touche la France dont il surveille ses bêtes avec sa sœur Pascale, vétérinaire. Quand une de ses vaches est à son tour infectée, Pierre dans une paranoïa, tente de cacher à tout prix pour tenter de sauver sa ferme et ses bêtes saines.

Un témoignage terriblement poignant du monde paysan, avec ce travail sans répit, qui isole du monde social, et apporte une vision très humaine des relations entre paysan et ses animaux. La terrible épidémie qui par précaution consiste à abbatre l’intégralité des cheptels semble absurde et génocidaire est en effet difficilement compréhensible. J’ai été ému par ce récit et les protagonistes qui éclairent les conditions de vie rurale, de l’engagement physique et émotionnel d’un métier et vocation, dont les difficultés ne cessent de compliquer leurs conditions d’existence.

Une très belle réalisation sans temps mort, telle une course vaine contre la montre et la mort, dans une sorte de huis clos champêtre étouffant. Les images tant des enclos que des champs, sont chargés de pression et d’angoisse de l’apparition de la maladie et de l’inéluctable fin, dont l’émotion est à son comble bien évidement avec le petit veau tout symbolique d’attachement et de solitude. Une très belle première mise en scène de qualité avec des interprètes engagés.

Avec les excellents Swann Arlaud (Une vie) et la belle Sara Giraudeau (Rosalie Blum), Isabelle Candelier (Cézanne et moi) et Bouli Lanners (L'effet aquatique), Valentin Lespinasse, Clément Bresson (Ni le ciel ni la terre), Marc Barbé (Pension complète), India Hair (Crash Test Aglaé), Julian Janeczko, Franc Bruneau, Jean Chauvelot, Géraldine Martineau, et en famille Jean Charuel, Jean-Paul Charuel et Sylvaine Charuel.

Le film Petit paysan, distribué par Pyramide Films est disponible en DVD dans les meilleurs bacs dès le 9 janvier 2018. Il est proposé en version sous-titrée français pour souirds et malentendants et en audiodescrition pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, le documentaire du film, ainsi que trois courts métrages d’Hubert Charuel, Diagonal du vide (2011), K-Nada (2014) et Fox-terrier (2016).

3 étoiles

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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 17:56

Un grand merci à ARP Sélection pour m’avoir permis de découvrir cette sympathique petite comédie réalisée en 2017 par Florence Quentin, qui pour son quatrième long métrage nous entraine dans le verve des comédies de boulevard. 

Le ras le bol d’être sans cesse pris pour une bille par sa belle-famille dans son garage, Gérard Morlet, décide de tout plaquer. Il se rend dans un petit village perdu du Gâtinais, afin de racheter le garage de Rico, en partance pour le tour du monde avec sa petite amie Nadine. Il trouve une chambre dans l’hôtel de Barbara Manet, pour le moins à la ramasse. Gérard retombe dans ses travers de bonne pomme, d’autant que les sentiments s’en mêlent.

Une sympathique petite comédie pagnolesque, dans laquelle les gags et situations cocasses se mêlent aux aventures amoureuses sur fond d’abus, tromperies et arnaques vaudevillesques. Avec son petit air de théâtre de boulevard aux rebondissements et revirements, le récit se laisse suivre avec amusement. La réalisation est vive et alerte, ne perdant jamais le rythme endiablé d’un divertissement sans prétention. Le duo Depardieu / Deneuve en est à leur dixième participation, et s’en ressent par leur complicité évidente.

Avec Gérard Depardieu (Inspecteur la bavure) et Catherine Deneuve (Sage femme), Chantal Ladesou (Chacun sa vie), Guillaume de Tonquédec (L'étudiante et monsieur Henri) et Françoise Lépine (Tiens-toi droite), Grégoire Ludig (La folle histoire de Max et Léon), Benjamin Voisin et Blandine Bellavoir, Gauthier Battoue, Mourad Boudaoud et Jean-Marie Lamour, Céline Jorrion, Emilien Diard-Detoeuf, Simon Thomas et Jade Henot.

Le film Bonne pomme, distribué par ARP Sélection et sa page Facebook, est disponible en DVD et Blu-ray dans les meilleurs bacs depuis le 2 janvier 2018. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants, et en audiodescription pour aveugles et malvoyants. Dans les suppléments, des entretiens avec Guillaume de Tonquédec, Chantal Ladesou et Grégoire Ludig.

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15 janvier 2018 1 15 /01 /janvier /2018 17:46

Un très grand merci à Artus Films pour m’avoir permis de découvrir ce film post-apocalyptique réalisé en 1951 par Arch Oboler, pour une plongée dans l’horreur et l’angoisse, dans le racisme et la haine.

Suite à l’essai d’une bombe nucléaire particulière, les retombées radioactives ont éradiquée toute vie sur Terre. Roseanne, une jeune femme miraculeusement survivante èrre à travers la ville, ne rencontrant que des cimetières à perte de vue d’une ville sans vie. Elle se rend épuisée et traumatisée dans une maison de sa famille. Elle y trouve Michael, autre rescapé qui l’accueil avec bonheur. Peu après, arrivent Charles et Barnstaple, deux autres survivants qui se joignent à eux. Avec Roseanne enceinte, une nouvelle vie en harmonie se met en place, quand arrive Eric. Celui-ci montre son racisme envers Charles, un afro-américain, et un machisme envers la jeune femme. La tension monte d’un cran avec la haine et la maladie qui met en danger la survie de ces cinq survivants.

Un très beau film sombre dans un contexte de fin du monde suite à un holocauste de l’humanité toute entière, où la haine trouve encore ses vieux réflexes entre racisme et machisme chez les derniers survivants. Ainsi, passé l’horreur du cataclysme qui a mis fin à toute vie sur Terre qui jonche de squelettes, dans lequel subsistent miraculeusement quelques êtres humains et des animaux guère mieux lotis, les radiations frappent encore sur les derniers espoirs qui subsistent.

J’ai beaucoup aimé cette douloureuse dramatique cauchemardesque qui évoque cette apocalypse nucléaire infernale aux conséquences désastreuses, qui nous hantait alors, et dont la résurgence Nord-coréenne a réactivé toutes les craintes. Ainsi, ces cinq survivants, tentent de vivre ensemble, mais autant la bétise humaine est toujours aussi dévastatrice que la radioactivité continue son œuvre mortelle, pour installer au-delà du traumatisme, un instinct de conservation, certes vain mais tellement humain… hélas ! Un récit tout en subtilité, avec de très belles scènes, comme lors de l’enquête de la jeune femme qui fini par retrouver son mari dans la salle d’attente de l’hôpital.

Un film qui a son importance dans le cinéma qui se situe à l’origine du genre dont Le monde, la chair et le diable -The world, the flesh and the devil- réalisé en 1959 par Ranald MacDougall avec Harry Belafonte, Inger Stevens et Mel Ferrer, ressemble étrangement, avec autant d’efficacité, suivie de l’excellent Le dernier rivage et les très nombreuses productions qui ont déferler depuis.

Une magnifique réalisation, bien qu’avec un faible budget, la mise en scène met en exèrgue ce huis clos angoissant à ciel ouvert où le silence n’étouffe pas la violence de la mort invisible, et de la haine qui surgit encore d’une âme damnè. Avec un noir et blanc d’une somptueuse efficacité, à l’ambiance radioactive sournoise et mortelle, se substitue une menace psychologique supplémentaire.

Entrant dans la vague des films post-apocalyptiques de ces années de guerre froide après la seconde guerre mondiale dans une course frénétique au surarmement nucléaire, quand Hiroshima et Nagasaki faisaient frémir le monde, le cinéma n’a pas manqué  Un film méconnu qui mérite d’être découvert à plus d’un titre, talent dans ses qualités visuelles que narratives et du jeu des interprètes.

Avec les excellents William Phipps et Susan Douglas Rubes, James Anderson (Little big man), Charles Lampkin et Earl Lee.

Le film Les 5 survivants, issu de la collection Les classiques américains, distribué par Artus Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 5 décembre 2017 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français.

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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 10:48

Un grand merci à Condor Entertainment pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique mexicaine réalisé en 2017 par Michel Franco (Después de Lucia), qui pour son quatrième long-métrage, continue d’extrapoler le sordide des relations humaines.

Jeune adolescente de 17 ans, Valeria est enceinte de Mateo, de son âge. Le jeune couple vit au bord de la mer à Puerto Vallarta au Mexique chez Clara, la sœur ainée de 34 ans. Valeria souhaite garder sa situation secrète vis-à-vis d’Avril, leur mère espagnole. Mais l’irresponsabilité des jeunes futurs parents et des dépenses à venir, incitent Clara à appeler Avril. La mère arrive aussitôt, s’installe avec ses filles, et apporte toute son aide et soutien. Avec la naissance du bébé, les jeunes parents ont du mal à faire face, et Avril s’accapare de plus en plus l’enfant, en même temps que du jeune papa et tous deux s’enfuit à Mexico.

Une étrange histoire, entre drame psychologique et thriller dramatique, avec des ados irresponsables et une mère tragiquement dérangée, dans un environnement malsain de protagonistes à la ramasse. Un récit captivant de part la noirceur débilitante d’une famille borderline. J’ai eu un peu de mal à trouvé les bons repères dans cette dramatique sociale dont l’écriture, comme souvent avec Michel Franco, est décousue et dérangeante. Ainsi la nudité crue de la jeune fille enceinte met mal à l’aise de part le regard glauque de la caméra. Une narration limpide qui nous entraine dans une ambiance délétère.

Avec Emma Suárez (Julieta), et les jeunes Ana Valeria Becerril et Enrique Arrizon, Joanna Larequi et Hernán Mendoza (Después de Lucia), Ivan Cortes et Mario Escalante.

film Les filles d’Avril, distribué par Condor Entertainment et sa page Facebook, est disponible dans les meilleurs bacs dès le 23 janvier 2018 en DVD. Il est proposé en version espagnole sous-titrée français. Dans les suppléments, un entretien avec l’actrice Ana Valeria Becerril.

 

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14 janvier 2018 7 14 /01 /janvier /2018 10:11

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette excellente et sombre dramatique, réalisée en 1983 par Claude Berri, d'après le roman d’Alain Page, sur le milieu de la drogue et ses conséquences.

Dans une station service, Lambert, pompiste de nuit alcoolique profond désabusé, sympathise avec Bensoussan, un petit dealer de quartier. Une amitié nait quand le jeune homme est assassiné sous les yeux de Lambert, qui réveille un passé douloureux enfuit dans l’alcool, et mène l’enquête. Il rencontre Lola, une jeune camée et amie de Bensoussan pour remonter, avec une certaine complicité du commissaire Bauer, jusqu’à Rachid, le commanditaire du meurtre.

Une très belle histoire sombre qui nous plonge dans le petite délinquance ordinaire de la glauque société des dealers proxénètes assassins qui grouillent dans tous les bas fonds cloaques de nos villes. Cependant, ce récit sort de l’ordinaire de par le profil des protagonistes cassés par la vie, repoussants et attachants, qui se trouvent embringués dans une spirale destructrice.

Un récit fort qui marque aussi  par la qualité d’interprétation de Coluche, primé du Césars du meilleur acteur, humoriste jubilatoire passant dans un opposé dramatique d’une profonde tristesse avec un culot et un talent qui hante longtemps. À remarquer l’ironie de l’histoire, avec des interprètes eux-mêmes junkies au dernier degré, exhalant des haleines cocaïnées. Un trame sombre et triste, sans concession, menée avec une redoutable efficacité dans une histoire simple et sans fioriture qui marque longtemps.

Une dramatique issue du coffret Coluche - Coffret 5 films : Tchao Pantin + Inspecteur la bavure + Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ + Banzaï + La femme de mon pote,

Avec l’excellentissime Coluche (Inspecteur la bavure), face à Richard Anconina (Stars 80), et la belle Agnès Soral (Salaud, on t'aime.), Philippe Léotard, Mahmoud Zemmouri, Ben Ismaël et Albert Dray, Pierrick Mescam et Mickaël Pichet, Vincent Michel Paul Filliatre, Annie Kerani et Vincent Martin.

Le film Tchao Pantin, distribué par Pathé, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 22 novembre 2017 en Combo Collector Blu-ray + DVD et un DVD de bonus. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais. Dans les suppléments, un documentaire inédit avec interviews et images de l’expo Coluche organisée à l’Hôtel de Ville de Paris en 2016, ainsi qu’un documentaire sur Coluche acteur (Paris Première, 2016).

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 10:48

Un très grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir cet excellent western réalisé en 1953 par Harmon Jones, d'après le roman Jack Schaefer, pour une attaque de diligence passionnante.

Impatient de conduire une diligence plutôt que des chariots, Jess Harker est près à quitter le ville et sa petite amie Kathy Riley pour tenter sa chance ailleurs. Celle-ci demande à Race Crim de l’aider à convaincre son patron Luke Bowen de donner sa chance à Jess qu’il trouve trop jeune, fougueux et indiscipliné, mais accepte. Afin de lui porter chance, Race offre à Jess un fouet d’argent. La diligence part avec 27 mille dollars d’or, en plus de deux passagers dont Waco, la fiancée de Race. Mais au relais, la bande de Slater les attaquent et sur une faute de Jess, l’or est volé et les passagers sont tués. Fou de rage, Race se lance seul à la poursuite des gangsters, quand Jess désobéissant une nouvelle fois accompagne le shériff Tom Davisson.

Un thriller westernien haletant et passionnant, avec ce fougueux irresponsable qui irrite au plus haut point au-delà de sa jeunesse, interprété avec talent par Robert Wagner jeunot. J’ai été passionné comme rarement, tant par le récit que par les protagonistes, dont aucun n’est ni noir ni blanc, à part les bandits bien sûr. Une attaque violente avec les morts du à la prétention pédante du jeune homme qui refuse longtemps sa responsabilité coupable. Car en plus des habituelles thématiques de la vengeance et de la justice, l'intrigue aborde la conscience des actes de chacun avec beaucoup de pertinence.

Les courses poursuites sont calibrées pour être passionnantes sans jamais tomber dans les longueurs pénibles, ponctuées de-ci de-là des cadavres des bandits, et cette fin inquiètante du lynchage en devenir, pour une intrigue qui tient toutes les promesses d’émotion et d’angoisse d’un polar, avec une morale plutôt sympathique. Une réalisation en tout point maitrisée et remarquable, qui nous entraine dans des paysages de far west habituels mais au combien marquant de l’univers des cowboys.

Avec Dale Robertson et Rory Calhoun (La maison rouge) Robert Wagner (Seven sisters) et la belle Kathleen Crowley (Objectif Terre) James Millican (L'attaque de la malle-poste) et la très belle Lola Albright (Le trésor des collines rouges), J.M. Kerrigan, John Kellogg, Ian MacDonald et Roy Bucko, Harry Carter, Clancy Cooper, Bobby Diamond et John Doucette, Tennessee Jim et Burt Mustin.

Le film Le fouet d’argent, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français. Dans les suppléments, la présentation du film par Patrick Brion et par François Guérif.

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 16:03

Un grand merci à Optimale pour m’avoir permis de découvrir ce très beau film dramatique italien réalisé en 2016 par Ivan Cotroneo, sur des sujets récurent dramatiques que le harcèlement, l’homophobie et la violence sexuelle.

L’arrivée dans son nouveau lycée pour Lorenzo, ado ouvertement gay, se confronte rapidement à l’homophobie générale. Il trouve compagnie avec la jolie Blu, elle-même rejetée de tous et victime d’insultes et de harcèlements sexuels pour avoir couché avec quatre garçons en une soirée, qu’elle assume pleinement. A leur belle amitié naissance, se joint Antonio, intraverti et traumatisé par la mort de son frère, qui ne déplait pas à Lorenzo. Les trois parias se soutiennent face au reste du monde avec optimiste et se vengent avec facétie qui ne plait pas.

Un terrible récit qui aborde des sujets hélas d’actualité sur la violence dans la sphère scolaire, entre harcèlements sur les réseaux sociaux, les rumeurs de couloirs ou les tags insultants sur les murs, mais aussi l’homophobie et la violence sexuelle. Le récit nous surprend par le ton où sur des sujets graves, la jovialité et l’optimisme vire à la comédie potache entre chansons et danses pleines de couleurs animées psychédéliques qui lient une amitié entre trois victimes pour virer dans la violence inattendue.

Si pour la jeune fille on se doute dès la première phrase de quoi il en retourne, la tonalité et la conclusion nous prennent volontairement à la gorge par la noirceur que la fin alternative n’édulcore pas mais renforce encore plus la douleur, tant nous nous attachons aux trois jeunes submergés par la souffrance. Un très beau et dur film qui marque les esprits, et laisse à réfléchir sur la gestion des établissements scolaires d’une société censément moderne qui a encore du pain sur la planche pour exorciser ses vieux démons. Une réalisation superbe, à la mise en scène vive et alerte, richement colorée et vive de lumière, dans laquelle la subtilité du récit et des dialogues accentuées de l’excellence de l’interprétation du trio, achève de parfaire un résultat poignant.

Avec les excellents Rimau Ritzberger Grillo, Valentina Romani et Leonardo Pazzagli, Simonetta Solder et Giorgio Marchesi, Susy Laude et Thomas Trabacchi, Laura Mazzi, Sergio Romano et Davide Banfi, Sara Bertelà, Doina Komissarov, Valentina Munafo et Anna Godina, Denis Fasolo et Eugenio Franceschini, Lisa Galantini, Alessandro Sperduti,

Le film Elle et moi, distribué par Optimale, est disponible en DVD dans les meilleurs bacs depuis le 23 novembre 2017. Il est proposé en version originale italienne sous-titrée français. Dans les suppléments, 6 documentaires sur le film, et des entretiens avec le réalisateur et les principaux interprètes : Backstage, Entretien avec Yvan Cotroneo, Mika à propos du film, Le courage, Première fois, et Auditions.

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9 janvier 2018 2 09 /01 /janvier /2018 11:07

Un très grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir ce très beau western réalisé en 1960 par Don Siegel, d'après le roman Flaming lance de Clair Huffaker, pointant avec justesse les sorts des amérindiens et du racisme à leur encontre notamment des métissés.

Dans un Texas d’après guerre civile, la famille Burton se trouve en situation difficile avec les hostités qui reprennent de plus belle dans les guerres indiennes. Sommé de choisir son camp, Clint, le père de famille souhaite rester neutre. En effet, il est marié à Neddy, une indienne kiowa, et a un fils, Pacer, jeune métisse qui est rejeté par les blancs comme par les indiens. Son frère blanc, Sam « Pa » issu d’un premier mariage, tente de l’aider avec sa fiancée Roselyn, quand la violence et l’intolérance de tout part, ne laisse pas la place à la neutralité.

Un très beau western qui dénonce le racisme dont celle envers les métisses « sang-mêlés », ainsi que la dénonciation des conditions des amérindiens dans ce Hollywood, qui après des décennies de propagandes à la gloire des colons et de l’armée sabreur américaine justifiait la conquête de l’ouest, les massacres et la haine, en cette période de lutte pour les droits civiques.

J’ai été touché par les protagonistes, avec un Elvis véritablement convainquant, émouvant et terriblement marquant. Le métissage entre deux races et deux cultures, qui n’était pas accepté dans les deux camps -surtout et qui n’a guère changé encore de nos jours dans monde, bien qu’ils soient de plus en plus nombreux de part le brassage des migrations de plus en plus importantes.

Un beau récit sur une très belle histoire, qui trouve cependant ses limites avec un racisme toujours aussi latent, tel dans le casting, en prenant des interprètes hispaniques pour jouer le rôle des amérindiens, à ce point que les droits obtenus pour les afro-américains ne les engloberont pas et qu’il leur faudra leur propre combat pour l’égalité de traitement. J’ai beaucoup ce film qui dégage autant d’émotion pour les améridiens que ce jeune métisse, dans une superbe réalisation.

Avec un très beau casting de renom, avec Elvis Presley (Le cavalier du crépuscule) heureux d’être enfin considéré comme acteur à part entière malgré une chansonnette en début du film et le générique, est en effet excellent, face à la belle Barbara Eden, Steve Forrest et Dolores del Rio, John McIntire (Le gentilhomme de la Louisiane), Rodolfo Acosta et Karl Swenson, Ford Rainey et Richard Jaeckel, Anne Benton, L.Q. Jones, Douglas Dick et Tom Reese, Miriam Goldina et Monte Burkhart.

Le film Les rôdeurs de la plaine, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, est disponible en DVD et blu-ray image et son restaurés dans les meilleurs bacs depuis le 13 novembre 2017. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, la présentation du film par Patrick Brion et par François Guérif.

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