Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 18:26

Impressionnant téléfilm d'horreur fantastique réalisé en 1990 en deux parties par Tommy Lee Wallace, d'après le roman de Stephen King, qui nous enfonce dans les ténèbres de nos peurs, et celles de sept enfants dont le passé ressurgi avec des nouveaux meurtres et disparitions d'enfants.   

En 1990, dans la petite ville de Derry, le meurtre de la petite Laurie Anne fait suite à d’autres disparitions et assassinats horribles d’enfants. Le bibliothécaire des lieux, Mike Hanlon se souvient d’une promesse d’enfants, et appelle Bill Denbrough, Ben Hanscom, Beverly Marsh, Richie Tozier, Eddie Kaspbrak et Stanley Uris, qui étaient sept gamins de douze ans du gang des Losers, pour les prévenir que Ça est revenu. A chaque appel, chacun se remémore trente ans plus tôt la terreur du monstre, la mort du petit Georgie et de bien d’autres enfants.

En revoyant cette histoire, j’ai retrouvé le même malaise qui s’était infiltré en moi lors de la première diffusion et m’avait hanté. Je ne parle pas de mon neveu et ma nièce alors enfants et à qui, pensant que c’était un film sympathique, j’avais fais voir avec moi sans aller jusqu’au bout, et qui en gardent encore un petit trauma. Et de fait, cette terrible histoire horreur, qui mêle celles des adultes et des enfants, est de plus marquantes qui soit. J’en frissonne encore comme d’un désagréable moment de trouille insidieuse, bien plus que nombre de films gores. De fait, j’ai revu avec ce plaisir que l’on sait peu raisonnable tant à l’avance j’en savais les conséquences.

Et ça n’a pas loupé, ce clown aux dents acérées qui s’attaque aux enfants et qui fait face à une bande de bras cassés qui s’unissent aussi bien contre des ados qui les maltraite, que contre ce démon monstrueux qui s’insinue dans leurs peurs. Est-ce le pire de l’auteur, dont il entremêle le fantastique et l’horreur qui surgit dans le monde fragile de l’enfance, avec des pré-ados déjà amochés dans leurs vies personnelles, et qui trouvent tout de même au delà de la peur la force de résister et de se battre.

Même si les moyens et les effets spéciaux étaient moindres, la réalisation n’en est que plus puissante tellement bien desservie par un récit béton dans lequel l’ambiance est d’une si terrible pesanteur maléfique qu’on en reste hanté très longtemps. Déjà à la base les histoires de meurtres sont toujours horribles, mais dès que cela touche le monde de l'enfance, le genre prend une ampleur inégalée, qui plus est sous la forme d'un clown censé symboliser la farce et le rire, et non la douleur et la mort. Un remake sort prochainement, dont on peut déjà se demander s’il est aussi utile face à ce monstre sacré.

Avec Harry Anderson, Dennis Christopher (Prisoners) et Richard Masur, la belle Annette O'Toole (Superman III), Tim Reid, John Ritter et Richard Thomas, et les jeunes Jonathan Brandis disparu trop tôt à 27 ans d’un suicide, Brandon Crane, Adam Faraizl (RoboCop 2) et Emily Perkins (Prozac nation), Marlon Taylor, Seth Green (Sexy evil genius) ayant peur du Loup garou quand il en sera un dans Buffy, et Ben Heller, le petit Tony Dakota et la petite Chelan Simmons, et surtout l’abominable Tim Curry (Congo), Jarred Blancard, Michael Cole et Gabe Khouth et Chris Eastman, Sheila Moore et Chris Eastman, Olivia Hussey et Frank C. Turner.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
commenter cet article
24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 12:17

Un grand merci à Universal Pictures pour m’avoir permis de découvrir ce très beau téléfilm de la BBC, dans un biopic dramatique britannique, réalisé en 2016 par Sally Wainwright, sur la vie des célèbres sœurs écrivaines aux œuvres mondialement connues, dont leur destin est aussi incroyable que dramatique.

Perdues dans la petite ville d’Haworth, au nord de l’Angleterre de 1845, coincées entre Patrick, un père pasteur vieillissant et Branwell, un frère alcoolique, les jeunes femmes Charlotte, Emily et Anne Brontë, se consument dans la solitude et l’écriture. Passionnées et talentueuses, elles brûlent du désir d’être publiés. Quand Charlotte décide d’unir ses sœurs pour tenter de présenter leurs poèmes et romans, qui pourrait leur permettre de changer de vie. C’est sous un pseudo masculin qu’elles tentent l’aventure.

Très belle évocation de la vie des sœurs et du frère, qui se focalise sur le point de départ des jeunes écrivaines et la publication de leurs ouvrages. Un vibrant message féministe contre le machisme qui voyait mal les femmes dans l’écriture. J’ai beaucoup aimé ce récit, passionnant et passionné, plein de volonté d’exprimer leur talent, tout en énergie poétique et flamme romanesques à partir de leur douloureux vécu, sur ces trois sœurs au talent démesuré. Ainsi, année essentielle pour ces jeunes recluses qui osent prendre leur destin en main, hélas de trop courte durée.

Une très belle réalisation qui restitue une époque, tant dans les décors et mode vestimentaire, avec un soin apporté au moindre détail, pour une reconstitution au plus près de la réalité qui s’en ressent dans le réalisme général. La mise en scène presqu’en huis clos, passe d’une pièce une autre, du salon aux chambres, lieux de vie cloitrée et de création libératrice, au dehors de la ville et la pleine campagne tout aussi angoissante.

Ainsi de la famille maudite et créatrice, avec le frère aussi possédé par l’écriture, les filles sont devenues mondialement reconnues avec Jane Eyre de Charlotte, Les hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) d'Emily, et La recluse de Wildfell Hall (The tenant of Wildfell Hall) d'Anne. Leurs œuvres ont été maintes fois adaptées au cinéma, téléfilms et séries, de même que leurs vies. Famille maudite avec la mort de leur mère et celle de deux sœurs ainées (Maria et Elizabeth), dont la tragédie les touchera toutes, laissant seul et désemparé un père infirme. Branwell, sombre dans l’alcool et la drogue meurt en 1848, de même Emily la même année, puis Anne en 1849, quand Charlotte s’éteint en 1855.

Avec les excellentes Finn Atkins, Charlie Murphy ('71) et Chloe Pirrie (Youth) qui dégagent fièvres et passions, face à Adam Nagaitis (Les suffragettes) et Jonathan Pryce (La femme au tableau) aussi parfaits, ainsi que Jonathon Carley, et les jeunes Rosie Boore et Lara McDonnell (Love, Rosie), Talia Barnett et Troy Tipple excellents, de même que James Norton, Matt Adams, Kris Mochrie et Jonathon Carley, June Watson et Mark Frost.

Le film La vie des soeurs Brontë, distribué par Universal Pictures, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er août 2017 en DVD. Il est proposé en version anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, le making of du film avec Le look Brontë, Le style d’époque, Le point de vue de Sally, scénariste et réalisatrice Du scénario à l’écran.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
commenter cet article
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 16:27

Un grand merci à Arte pour m’avoir permis de découvrir ce téléfilm réalisé en 2016 par Luc Bondy et Marie-Louise Bischofberger, d’après la pièce de théâtre de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux où prêcher le faux pour le vrai devient un chassé croisé d’émotions et d’angoisses amoureux.

Recommandé par son ancien valet Dubois, le jeune Dorante se présente pour un poste d’intendant auprès d’Araminte, riche veuve, avec l’intention de les unir. Araminte en procès contre le conte Dorimont, qui souhaite l’épouser pour éviter de perde en justice, demande l’aide de Dorante. Cependant, son oncle monsieur Rémy, voit plus avantage à ce que Dorante épouse la jeune Marton, protégée d'Araminte dont Dorimont offrirait mille livres si celle-ci l’aide à épouser Araminte. Une succession de fausses confidences va embrouiller les pistes pour mieux révéler les véritables sentiments des uns et des autres.

Reprenant l’intégralité de la pièce de Marivaux écrite en 1637, dans le cadre du théâtre de l’Odéon pour une touche d’époque, mais se déroulant de nos jours, Marie-Louise Bischofberger compagne de Luc Bondy qui fût le directeur des lieux, donne au texte dont il avait dirigé la pièce en 2014, toute sa saveur par le décalage d’époque et de temps. Ainsi, la pièce se joue avec une superbe naturelle dans un cadre prestigieux hors la scène, dans une mise en scène vive et alerte. Toute le facétie du récit, la saveur de la trame faite de sous-entendues et ces fameuses fausses confidences pour mieux prêcher le faux du vrai, explose avec une véritable jouissance de la langue française en prose est savoureuse. Je me suis beaucoup amusé à suivre les péripéties amoureuses des uns ou intéressées des autres dans un mouvement perpétuel tel un ballet d’Opéra.

Une très belle réalisation à la mise en scène soignée et au jeu maitrisé des interprètes. Les décors, ainsi mis en exgergue, apportent une dimension irréelle à l’ambiance tout en imprégnant une modernité au texte et au thème. La pièce de Marivaux a été joué en de multiple occasion sur les planches de théâtre du monde entier par les plus grands comédiens, mais également adaptée au cinéma en 1984 par Daniel Moosmann, avec Jean-Pierre Bouvier, Roger Coggio, Fanny Cottençon et Brigitte Fossey.

Avec Isabelle Huppert (L'avenir) et Louis Garrel (Mal de pierres), Bulle Ogier (Boomerang) et Yves Jacques (Le talent de mes amis), Manon Combes (Les deux amis) et Bernard Verley (Tiens-toi droite), Jean-Pierre Malo, Fred Ulysse (L'odeur de la mandarine) et Sylvain Levitte, Georges Fatna, Arnaud Mattlinger et Nicolas Peduzzi (Journal d’une femme de chambre).

Le film Les fausses confidences de Luc Bondy, distribué par Arte, est disponible dès le 7 mars 2017 en DVD. Il est proposé en version française, sous titré français, anglais, et pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, un passionnant entretien avec Marie-Louise Bischofberger.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
commenter cet article
17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 08:56

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir l’intégrale de ce téléfilm en 2 parties de 100 minutes, réalisé en 1997 par Jean-Daniel Verhaeghe, pour une très belle adaptation du célébre roman de Stendhal.

Recommandé par l’abbé Chélan, le jeune et futur séminariste Julien Sorel, bonapartiste interdit en 1830, est placé comme précepteur auprès de Stanislas le fils de Monsieur de Rênal. A son arrivé, de par son intelligence et sa séduction, Julien terriblement ambitieux séduit Madame Louise de Rênal. Bientôt, ils deviennent des amants passionnés. Une relation qui déplait à la bonne Elisa qui aurait bien voulu épouser le jeune homme, et suite au refus, les dénonce au mari. Julien est contraint de quitter sa maîtresse et d’entrer au séminaire. Bien malheureux, il est repéré par abbé Pirard qui le propose au marquis de La Mole comme secrétaire. Il se lie bientôt avec la fille, Mathilde de la Molle, belle et fougueuse, rapidement enceinte.

L’ayant lu, contraint et forcé au lycée, j’en avais gardé en tête un profond ennui, passé complètement à côté du récit. Je l’avais relu bien des années plus tard, plus mur et serein, pour apprécier ce chef d’oeuvre à sa juste valeur. C’est ainsi avec beaucoup de plaisir que j’ai apprécié ce téléfilm de qualité en deux parties, telle la structure du roman. Ainsi, la reconstitution de l’époque, le respect de l’œuvre du récit avec un tel casting, m’a enchanté de retrouver l’histoire et les protagonistes dont Mathilde de la Molle qui m’avait séduite à la lecture passionnée. Une très belle réalisation de qualité, tant dans les images que dans la mise en scène, par les costumes et les décors, pour une immersion totale dans l’époque et la narration.

Avec la belle Carole Bouquet (Mauvaise fille) époustouflante, Kim Rossi Stuart (Contes italiens) et Judith Godrèche (L’art d’aimer) excellents, de même Claude Rich (Cherchez Hortense) et Bernard Verley (Tiens-toi droite), Constance Engelbrecht et Francesco Aquaroli, Maurice Garrel, Rüdiger Vogler (Vert émeraude) et Camille Verhaeghe fille du réalisateur, le jeune Arthur Gouye, Claudine Auger et Pierre Vernier (100% cachemire).

La série Le Rouge et le Noir de Jean-Daniel Verhaeghe, distribué par Koba Films, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 9 mars 2017 en DVD.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
commenter cet article
8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 11:47

Un très grand merci à Showshank Films et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de redécouvrir ce téléfilm réalisé en 1975 par Sutton Roley, pour un thriller diabolique qui a tant marqué toute une génération, dans une qualité entièrement restaurée, pour des frissons garantis.

Afficher l'image d'origine A la suite d’un appel de détresse d’un voilier en perdition, un hélicoptère des gardes de côte avec à son bord J. Haig et Pagnolini se rendent en mission. Deux cadavres sont repérés. Haig se rend à bord, trouve un autre mort et une survivante, la belle Eva. Suite à un incident technique inattendu, l’hélicoptère est obligé de rentrer à la base et laisse les deux infortunés passer la nuit en plein milieu du triangle des Bermudes surnommé le triangle du diable, à la suite d’étranges disparitions. La jeune femme raconte le calvaire qui a conduit à la mort surnaturelle de l’équipage. Haig lui démontre toutes les causes logiques des décès purement accidentelles.

Afficher l'image d'origine Pour l’avoir vu comme des millions de téléspectateurs le fameux dimanche 4 février 1979 à 18h30 sur TF1, j’en avais été fortement marqué. De le revoir 37 ans plus tard, c’est avec autant de plaisir et du même frisson final. La décennie des 70’ a en effet été marquée par la surabondance de films, livres, reportages et magazines sur le fameux triangle des Bermudes, où tout a été raconté, extrapolé et inventé jusqu’à plus soif pour disparaitre du jour au lendemain. Des chasseurs Afficher l'image d'originede l’armée avaient été portés disparus après guerre des suites de panne d’essence en confondant les iles du triangle. Drame qui s’était transformé en une histoire surnaturelle, avec des navires engloutis par centaines, des milliers de morts imaginaires jamais retrouvés, dont romanciers ont mis en cause des extraterrestres, des remontés de gaz sous marin, et le diable… Le téléfilm m’avait marqué de par son originalité, et le fameux http://mondocine.net/wp-content/uploads/2012/12/original_satanstriangle2.jpgsourire démoniaque de Doug McClure ainsi effrayant. la démonstration cartésienne et logique d’Haig pour expliquer les morts accidentelles en pleine tempête, est qui pourtant contredite de belle manière par un revirement magnifique de la véritable cause démoniaque qui glaçait les sangs. Je me suis donc encore beaucoup amusé avec cette histoire, qui tire sa force par un récit efficace dans une réalisation vive et alerte, nous ballotant entre l’humour de ce don Juan face à son acolyte plus sérieux, et le drame http://mondocine.net/wp-content/uploads/2012/12/sattri14big.jpgqui se joue dans un huis clos de l’embarcation en perdition et des morts mystérieux. Ainsi, perdu dans une mer calme au ciel bleu devenant brutalement une terrible tempête se joue un drame sans fin. La restauration du film apporte en plus une qualité tant visuelle que du ressenti des émotions et du plaisir.

Afficher l'image d'origine Avec la délicieuse Kim Novak aussi troublante qu’inquiétante, face à l’excellent Doug McClure (Torpilles sous l’Atlantique) marquant et Alejandro Rey (L'évadé), Ed Lauter (Les aventures de Rocketeer) et Jim Davis (L'ultime chevauchée), ainsi que Michael Conrad, Titos Vandis (L'exorciste) et Zitto Kazann, Peter Bourne et Hank Stohl, Tom Dever et Trent Dolan.

Le triangle du diable, de Sutton Roley, distribué par Showshank Films, est disponible en dvd dans les meilleurs bacs depuis le 18 octobre 2016. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, Le mystère de la diffusion du Triangle du Diable, Jérôme Wybon, auteur de l’ouvrage Nos années temps X, relate l’impact qu’à eu la diffusion qui a tant marqué les spectateurs. un comparatif avant et après restauration du film, et le générique d'époque.

3 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
commenter cet article
25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 11:36

Sympathique téléfilm réalisé en 2012 par Doug Campbell, plus malin qu’il n’y parait, sur un thriller policier de braqueuses en herbe aux multiples rebondissements et retournements de situations, et d’une mère sacrément courage.

Adolescents criminels : PhotoParce que sa fille Cassie a été exclue du lycée pour un mois, sa mère Joyce l’a fait embaucher à la banque où elle travaille. Les relations entre la mère veuve et sa fille adolescente rebelle, sont quelque peu en tendres frictions. Quand surgissent trois braqueuses armées qui font main basse sur un million de dollar. Alors que Cassie aperçoit la gourmette d’une des délinquantes et la reconnaît, stupéfaite la braqueuse n’a d’autre choix que de l’enlever. Effrayée et inquiète, Joyce prend les recherches en solo, ayant aussi reconnue sur les bandes vidéo la dite gourmette qui la mène chez Abbie, la meilleure amie d'enfance de sa fille. Intriguée, l’agent Mendoza la suit distraitement. Une course poursuite s’engage, avec l’accident de voiture des voleuses et leur otage, de la mère courage et de la fliquette, pour une intrigue qui les dépasse tous.

Adolescents criminels : PhotoJe me suis bien amusé avec ce récit de délinquantes juvéniles amatrices bien sympathiques, dans une histoire d’amitié et de solidarité. Bien que drame il y est, une part de comédie prend cependant le dessus. Ainsi, les jeunes filles embringuées bien malgré elles dans une sordide histoire aux multiples pressions et menaces, dans une intrigue à plusieurs tiroirs, le récit nous offre sur un rythme vif et alerte, un parcours palpitant de jeunes adolescentes en perdition, contraintes et forcées à différents stades, dont l’amitié les entraine dans un tourbillon dangereux pour toutes. La ténacité de la mère est salutaire tout en étant comique de part sa détermination à sauver sa fille.

Adolescents criminels : PhotoAvec la belle et excellente Maeve Quinlan, bien plus sympathique maman que dans South of nowhere, et les belles Abbie Cobb et Cassi Thomson, Augie Duke et Davida Williams, sont convaincantes et marquantes, face à James Ferris et Rosa Blasi (The grudge), Patrick Faucette et Neil Fournier, de même que Luis Fernandez-Gil (Maniac) et R.J. Cantu, Orlando Chavez et Emil Beheshti,

3 étoilesAdolescents criminels : Photo

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
commenter cet article
10 juillet 2016 7 10 /07 /juillet /2016 13:49

Etonnante comédie dans ce téléfilm canadien de Gil Junger (La reine du bal) réalisé en 2010, pour un récit en forme de conte romantique de Noël d’un ange cupidonesque chargé de sauver une vie amoureuse.

Afficher l'image d'origineTotalement absorbée par son métier dans les relations publiques de la boite de son amant Andrew Craig, la belle Sloane Spencer terriblement ambitieuse en perd toute notion de vie. Alors que la belle actrice Caitlin Quinn et égérie de marque meurt, son fantôme vient la hanter. Caitlin est chargée de faire changer Sloane son mode de vie et de la réunir avec son ancien petit ami de fac Patrick. A trois jours de Noël, l’ange poltergeist lui fait visiter trois moments de sa vie, de son passé, son présent et son futur.

Afficher l'image d'origineGentille et sympathique petite comédie romantique légère, et qui pourtant laisse sur la fin comme une petite pointe de désappointement. Le récit est en effet basé sur la légèreté des contes magiques et miraculeux de Noël, avec tous les possibles pour réussir sa vie, en particulier amoureuse en échange de rédemption et remise en question de soit. Ainsi, une belle jeune femme à la vie dissolue trouvant tristement la mort, est chargée telle une Cupidon de sauver la vie sentimentale d’une Afficher l'image d'originebelle jeune femme arriviste à tout craint, égoïste et égocentrique. Un cadeau qui lui est offert sans que l’on sache pour quelle raison ni quelle concession. Par les voyages dans le temps, avec beaucoup d’humour et d’émotion, l’on pouvait s’attendre à ce que l’ange venant tout juste de perdre la vie ait elle aussi le droit de revenir à la vie pour sa propre rédemption, et non à ce paradis mortel d’ennuie égal à l’enfer, puisque de toute façon morte. Du coup, la fin n’est pas aussi agréable qu’attendue, et rend plus triste que joyeux.

Avec la mega top bombe Ashley Benson (Ratter), talentueuse pour être aussi drôle et qu’émouvante, face à la magnifique et attendrissante Christina Milian (Destination love) vraiment marquante. Chad Michael Murray, et la non moins jolie Ashley Johnson (La couleur des sentiments), comme Ryan Sypek et Andrea Moore (Last Vegas), Burgess Jenkins (Katie bannie des siens) et Jackee Harry, ou Patrick Johnson (Projet Almanac) et Justin Smith, sont de la partie.

2 étoilesAfficher l'image d'origine

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
commenter cet article
3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 09:06

Afficher l'image d'origineBien sympathique petite comédie pour un jeune public d’adolescentes, dont Gil Junger (10 bonnes raisons de te larguer) avait réalisé ce téléfilm en 2011 sur un canevas largement usité et sans grande surprise, mais qui fonctionne avec d'autant plus d'efficacité qu'il s'inscrit dans un bon esprit sans prise de tête pour une gentille petite morale.

Afficher l'image d'origineAlors que la belle mais néanmoins sale petite peste Amber Pollock va se saisir de la couronne de reine du bal de promo, elle meurt électrocutée. A peine arrivée en purgatoire, compte tenu de son comportement de son vivant, elle est promise à passer l’éternité en enfer. Mais elle pourrait prétendre à une place au paradis, si en une semaine, elle arrive à promouvoir la fille la moins populaire du lycée en une reine parfaite. En tant que fantôme, elle jette son dévolu sur la geek et timide Lisa Summers. Après bien des déboires, rivalités et concurences, Amber réussi sa mission, mais celle-ci tombe à son tour dans les travers de la pire peste. L’intervention va s’avérer encore plus ardue pour parfaire l’œuvre.

Afficher l'image d'origineLa thématique du bal de fin d’année étant inscrite dans la culture américaine depuis l’aube du temps, et dans le cinéma d’encore plus loin, nous y avons droit à toutes les sauces et à tous les genres, dont il serait fastidieux d’en faire la liste, étant le passage obligé à la vie adulte qui marque chaque étape de la vie scolaire. Mise à part le côté morbide triste de la mort de la jeune fille, fusse t elle une vraie chipie, qui ne mérite pour autant ni son sort ni celui d’aller en enfer, je me suis bien amusé Afficher l'image d'originedans cette énième comédie aux codes vestimentaires décortiquées avec soin. Ainsi sont dénoncés les comportements de loi de la jungle pour un meilleur respect de chacun dans une leçon de vie en communauté. Les gags et répliques autant que les mimiques se succèdes ainsi avec beaucoup de facéties qui amuse beaucoup avec son lot d’émotion forcément.

Afficher l'image d'origineDans un casting marqué par les très belles Cassie Scerbo et Lindsey Shaw (10 bonnes raisons de te larguer) la Paige de Pretty little liars, sont excellentes de charme et d’humour, face à Chris Zylka (The amazing Spider-man) et Tim Gunn (Les Schtroumpfs), et les non moins belles Carissa Capobianco (Voisins du troisième type) et Gabriela Lopez (La 5ème vague), Katrina Rose Tandy et Katie Sarife, ainsi que Travis Quentin Young et Paras Patel, Cree Ivey et Andrea Powell (La stratégie Ender), Rhoda Griffis (Magic Mike XXL), Allen Williamson (Identité secrète) et Lucius Baston, sont de l’ambiance festive.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
commenter cet article
16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 08:51

Un grand merci à Showshank Films pour m’avoir fait découvrir ce téléfilm en deux parties de belle qualité, réalisé en 2000 par Tim Fywell (Princesse on ice) pour l’adaptation du célèbre roman de Gustave Flaubert, avec un petit zeste de touche toute britannique qui charme d’autant plus, en axant principalement le récit sur la passion amoureuse.

Afficher l'image d'origineA peine sortie du couvent, la toute jeune Emma Rouault, épouse le médecin de campagne Charles Bovary. Rapidement, la jeune femme s’ennuie et rêve d’une vie plus joyeuse et passionnée. Lors d’un bal elle entrevoit la vie de ses rêves pleine de faste et de luxe comme dans ses romans à l’eau de rose qu’elle dévore. Elle achète de nombreuses étoffes auprès du roublard monsieur Lheureux, qui accepte des grosses dettes contre intérêts importants. Elle fait la rencontre de Rodolphe Boulanger qui devient son premier amant, égoïste et brutal, qui sera suivi de Léon Dupuis, avant de sombrer sous la pression de Lheureux vers une vie infernale.

Afficher l'image d'origineJ’ai aimé cette version du roman, bien qu’il laisse de côté certains thèmes et change les rapports, comme ceux avec sa fille Berthe. Axé sur la passion amoureuse et la frivolité, le caractère de l’héroïne, passionnée, dépensière et généreuse diffère quelque peu de l’œuvre, mais apporte aussi une vision peut-être plus moderne et sexuelle dans une époque conservatrice. Il faut dire que le roman est riche en événements et émotions, qu’il a toujours été difficile de restituer au cinéma. Depuis 1932 avec Unholy love d’Albert John Afficher l'image d'origineRay, 17 films et téléfilms ont été réalisés, sans compter Val Abraham de Manoel de Oliveira, qui s’éloigne de l’œuvre en étant le plus proche, ou les nombreuses allusions comme dans Little Children ou Kate Winslet fait une lecture amusante du roman de Flaubert. La réalisation est très belle et maitrisée, avec les décors et les modes pleines de lumière et de couleurs, qui nous plonge dans un dix-neuvième siècle de la petite province normande.

Afficher l'image d'origineAvec un très beau casting composé de Frances O'Connor (L'importance d'être constant) belle et émouvante qui campe son personnage avec beaucoup de conviction, face à Hugh Bonneville (Opération Muppets) plein du naturel débonnaire dépassé, et Hugh Dancy (Le temps d'un été) de passion. Greg Wise (Raison et sentiments) et Eileen Atkins (Suite française), comme Keith Barron et Jessica Oyelowo, Trevor Peacock et David Troughton (Du bout des doigts), ainsi que Joe McGann, Stanley Lebor (Superman IV) ou Joe Roberts (Paddington), sont dans l’ambaince générale.

Afficher l'image d'origineLe film Madame Bovary de Tim Fywell, distribué par Showshank Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er mars 2016 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titré français.

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
commenter cet article
26 avril 2015 7 26 /04 /avril /2015 09:04

Poursuite de la quinzième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic (et ici pour ceux à venir cette année), avec Soldat blanc, film de guerre historique d’Erick Zonca, et plus précisément sur les déserteurs français durant la guerre d’Indochine.

A peine la seconde guerre mondiale qui se termine, que la France entreprend de chasser les derniers soldats japonais qui continuent le combat en Indochine. C’est en tout cas le discours officiel et le but assigné au corps expéditionnaire français. André Cariou et Robert Tual, pour des motivations différentes s’engagent pour cet objectif. L’un avec l’espoir de se rattraper d’avoir rater sa participation dans la résistance, et l’autre veut retrouver le gout des combats. Ainsi, en novembre 1945, quand ils arrivent sur place, ils comprennent que le véritable objectif, est de lutter contre les indépendantistes Vietnamiens, qui trouble André. Quand à son ami Robert, il combat les ennemis de la France. Deux conceptions divergentes qui aboutissent à des engagements qui s’opposent. Quand Robert crée un commando spécial pour terroriser l’ennemi, André décide de déserter et de rejoindre les communistes, devenant un des soldats blancs d'Ho Chi Minh.

Sous une forme documentaire fiction, Erick Zonca nous livre un film de belle facture, en revenant sur une guerre rarement abordée, tant il est vrai qu’elle fut peu avouable. Très vite la réalité de guerre coloniale prend le pas avant une vraie guerre idéologique Est-Ouest. Dans le cinéma, j’avais en souvenirs la 317ème section par Pierre Schœndœrffer réalisé en 1965 avec Jacques Perrin et Bruno Cremer, ou encore Diên Biên Phu par le même réalisateur relatant la bataille. J’ai souvenance aussi d’Un américain bien tranquille qui évoquait les coulisses et manipulations d’une guerre en devenir, et d’une trahison américaine pour prendre la place des français. Le récit, d’après une histoire de Georges Campana et Olivier Lorelle, prend la grande Histoire dans une romance qui bien qu’intéressante pour nous montrer un contexte et une réalité terrible de ces premières années de guerre, devient une rivalité entre deux frères d’armes qui symbolisent les factions en présence.

La réalisation est solide et maitrisée, les images sont belles et évocatrices d’une région magnifique, d’une tension palpable et d’un drame cruel. Je regrette une trop grande longueur, et une fin rocambolesque, comme de certaines scènes un peu trop romancées. Je salut en tout cas l’équilibre à peu près égale des belligérants, dos à dos dans leurs barbaries réciproques, qui révèle le drame et choix de conscience sans pour autant leur donner raison. Il était évident dès le début que le pays avait droit à son indépendance. La guerre froide allait faire des dizaines de millions de morts civiles, pour des dictatures de tous bords durant des décennies qui n’en finissent toujours pas dans certains pays.

Historiquement, il y eut près de 300 déserteurs français qui ont rejoint et servi le Viet Minh, tel Georges Boudarel dont le personnage d’André Cariou est inspiré. Il devint commissaire politique dans un camp de rééducation et tortionnaire de prisonniers français sous le surnom Dai Dong. Profitant de la loi d’amnistie de 1966, il reviendra en France reprendre une vie tranquille. Une série de procès aura été tenté contre lui pour crime contre l’humanité, mais la loi de 1966 l’en protégera. On peut s’interroger sur les dessous de cette loi et les motivations et tractations des politiques. On peut aussi se demander pourquoi ils ne sont pas restés au « paradis » communiste et revenus en courant vers le pays capitalisto-démocratique tellement honnis au point d’avoir trahis, torturé et assassiné leurs compatriotes, laissant les vietnamiens, leurs « frères », dans la guerre qui continuait pour des dictatures prolétariennes.

Quand au personnage de Robert Tual, il est inspiré de Roger Vandenberghe, issu d’une mère de confession juive morte à Dachau, il s’était enrôlé très jeune dans la résistance. Engagé en Indochine, il imitera avec succès et efficacité la méthode d'infiltration de l’ennemi, par des opérations coup de poing à la tête de ses fameux Tigres noirs. Il sera assassiné pendant son sommeil par l’un des siens ayant trahis.

Autant Abraham Belaga (Une bouteille à la mer) joue vraiment bien avec beaucoup de conviction, autant Emile Berling (Comme un homme) manque de souffle et de jeu, et parle bizarrement avec un accent beur qui détonne. En revanche, Mike Nguyen (Les Tuche) est excellent, ainsi que Clément Roussier (Au bout du conte) et Kool Shen, ou encore Béléina Win.

Soldat blanc d’Erick Zonca, distribué par Koba Films que l’on peut retrouver sur sa page facebook, est disponible depuis le 11 février 2015. Il est proposé en version audio française avec des bonus composés d’un Making of, d’Interviews, de la Filmographies et des repères historiques écrits.

Un très grand merci à Cinetrafic et cliquez ici pour plus d'action, ainsi qu’à ses partenaires pour toutes ces  belles découvertes et émotions.

2 étoiles

Repost 0
Published by bobmorane75 - dans Téléfilms
commenter cet article