Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 14:31

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir ce téléfilm policier dramatique britannique en deux parties réalisée en 1997 par Tim Fywell, d'après le célèbre roman de Wilkie Collins, considéré comme l'un des premiers romans policiers.

1849, Londres. Le professeur Walter Hartright est chargé d'enseigner l’aquarelle à deux jeunes filles de l’aristocratie, Laura et Marian Fairlie. Cependant, à son arrivé, il est interpellé par une jeune femme terrorisée, une certaine Anne Catherick, tout de blanc vêtue qui annonce un danger. Les demi-sœurs que tout oppose en caractère sont extrêmement liées. Si Laura n’est pas insensible au charme de Walter également éperdument amoureux,  mais elle est fiancée à Sir Percival Glyde. Marian a une prémonition que sa sœur est en danger. Walter chassé à la suite d’un scandale, Laura mariée, Marian est plus qu’inquiète au retour de noce de sa tendre sœur bouleversée. Un meurtre va être commis avec l’arrivé du comte Fosco le mari de la tante de Laura De sombres secrets et révélations mettent la vie de la jeune épouse en danger quand réapparaît la jeune femme en blanc.

Une très émouvante intrigue bien inquiétante sur un complot mortel, des manipulations et des révélations dangereuses qui nous tiennent en haleine. Si la première partie tient toutes ses promesses en installant une ambiance malaisée par un danger qui guette, la seconde partie repart avec la même promesse des craintes qui nous émeuvent avant de se conclure un peu trop hardiment en nous laisse sur notre faim. Sans doute que l’œuvre qui est plus dense et explicite, il eut fallu une troisième partie, car tout va d’un coup trop vite, et l’intrigue générale ne respecte pas vraiment l’oeuvre initiale. Sympathique petite réalisation avec une jolie distribution.

Écrit en 1859 et considéré comme l'un des premiers romans policiers qui a été à de multiples occasions adapté. Au théâtre dès 1860, et au cinéma, deux films muets en 1912 par George Nicholsen 1917 avec The unfortunate marriage réalisé par Ernest C. Warde et la même année Tangled Lives réalisé par J. Gordon Edwards,  Die frau Weiß en 1921 par Max Neufeld, puis en 1940 Meurtres à la maison noire (Crimes at the dark house) réalisé par George King, en 1948 La femme en blanc (The woman in white) par Peter Godfrey, (Comte Fosco), encore en 1982, La Femme en blanc (Zhenshchina v belom par Vadim Derbenyov, en séries télévisées en 1970, La femme en blanc par Pierre Gautherin,, en 2004 The woman in white par Andrew Lloyd Webber et David Zippel, et ce téléfilm, mais aussi en un jeux.

Avec les belles Tara Fitzgerald (Exodus: gods and kings), Justine Waddell (Killing Bono) et Susan Vidler, Andrew Lincoln (We want sex equality), Ian Richardson, John Standing et Adie Allen, James Wilby, Ann Bell, Anne Etchells et Timothy Carlton, Simon Callow, Tony Spooner, Sean Gleeson et Kika Markham.

Le film La dame en blanc, distribué par Koba Films, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 6 novembre 2019 en DVD. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français.

2 étoiles

Partager cet article
Repost0
26 mai 2019 7 26 /05 /mai /2019 08:27

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir ce téléfilm thriller réalisé en 2018 par Gabriel Le Bomin (Nos patriotes), d'après le roman Spirales de Tatiana de Rosnay, qui nous entraine dans un drame à suspens discret de la bourgeoisie de province.

Hélène Dewallon, quitte précipitamment l’appartement de son jeune amant Svend Petersen qui vient de mourir durant leurs ébats. Mariée à Henri, un riche industriel d'un grand laboratoire pharmaceutique, qui se lance dans la politique et réclame toute son attention. Quand Alice Mercier, la femme de ménage du défunt, la contact, afin de lui rendre son sac avec ses papiers oublié près du corps. Alice ne demande pas d’argent en échange de son silence mais son amitié contrainte avec son beau-fils Ryan. Une relation malaisée qui ne tient que par un sex tape enregistré.

Une étrange ambiance, pour une étrange histoire où le cynisme de l’une prend le dessus sur l’autre, sans que l’on devine vraiment les motivations d’Alice au profil psychologique fragile. Une culpabilité qui ronge Hélène prise au piège d'une psychopathe dans un chantage particulier, et un mari faussement naïf.

Atmosphère feutrée, relations ambigües et final surprise garantie. Des protagonistes manipulés qui manipulent en secret dans un style sibyllin pour une ambiance mystérieuse où Henri n’est semble t-il pas exempte de responsabilité sans faire de vague. Drame psychologique dans le charme discret de la bourgeoisie de province. La mise en scène est soignée, et l’interprétation de qualité.

Avec les excellents Astrid Whettnall (Le mystère Henri Pick), Sophie Quinton (Dans la forêt) et Patrick Timsit (Marie-Francine), Aurélia Petit (Personal shopper), Lucy Ryan, Véronique Kapoian et Jean-Luc Porraz, Roméo Mongault, Marie Fouqueau et Simon Jouannot, Nicolas Robin, Gilles Chabrier et Éric Soubelet, Yolanda Mpelé, Basile Vannetzel et Clément Carabedjian, Loïc Rissier, Harris Gkekas et Karline Marion.

Le film Tout contre elle, distribué par Koba Films, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 22 mai 2019 en DVD. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants.

Partager cet article
Repost0
2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 14:05

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir cette sympathique comédie dramatique britannique, réalisée en 2018 par Elliot Hegarty, d'après le roman de David Walliams, sur les liens intrergénérationnels entre petit-fils et son grand-père, la mémoire d’un homme et l’histoire collective.

adore son grand-père. Et par-dessus tout, il adore les histoires que lui raconte son Papi. Des histoires vraies, de guerre et de héros. Car autrefois il était pilote d’avion dans la Royal Air Force. Le problème, c’est que Papi n’a plus toute sa tête et se croit toujours en pleine Seconde Guerre mondiale.

Les parents de Jack décident de placer grand-père dans la nouvelle maison de retraite de la ville, dirigée par la terrible Mademoiselle Porcelette. Papi, aidé par Jack, va tout faire pour tromper « l’ennemi » et s’évader de manière héroïque.

Une gentille comédie dramatique pour enfants, dans la transmission de la mémoire intergénérationnel, le rappel de la grande Histoire et les liens familiaux entre petit-enfants et grand-parents.

Cette aventure loufoque est l’occasion de gags et de répliques humoristiques, mais aussi de d’émotions et de sensibilités dans les ressentis que nous avons eu aussi avec nos grands-parents et la mémoire de leurs vies et expériences. Pour le petit Jack devenu père à son tour, cette émotion d’enfant avec la complicité reste marqué dans son cœur qu’il transmettra à son tour. Passage à la vie adulte à la vie de vieillesse et confrontation à la mort, étalonne la vie avec une aventure hors du commun.

Avec le jeune Kit Connor (Le cercle littéraire de Guernesey) et Tom Courtenay (Gambit, arnaque à l’anglaise), Jennifer Saunders, David Walliams, Samantha Spiro (Avant toi), Frankie Fox et Ricky Champ, Samson Kayo, Rafe Spall et Alice Nokes, Harish Patel, Katy Brand, Ed Kear, Ralph Riach et Ruth McGhie.

Le film Papi rebelle, distribué par Koba Films, disponible dans les meilleurs bacs dès le 27 mars 2019 en DVD et Blu-ray. Elle est proposé en version originale anglaise sous-titrée français et en audio français.

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 17:47

Un grand merci à Sidonis Calysta pour m’avoir permis de découvrir ce téléfim western réalisé en 1967 par Herschel Daugherty, pour un remake du film d’Anthony Mann de 1950 d’après le script Big gun de Stuart N. Lake.

Afin de se réconcilier avec son fils Dakin McAdam, qui vient de passer six ans en prison pour le couvrir, Dan organise un concours de tir à l'occasion de la fête de l'État. Le meilleur tireur remportera une carabine Winchester modèle 1873. Contre toute attente, c’est son cousin Lin McAdam le shérif, qui l’emporte. Furieux, Dakin décide de voler l’arme et abat son oncle. Une chasse à l’homme familiale entre cousins s’engage, dont le fusil porte malheur à quiconque le possède.

Un téléfilm de belle facture qui nous entraine dans une rivalité meurtrière entre frères, cousin, oncle et père d'une lutte fratricide digne de la mythologique grecque autour d’une arme mythique pour prétexte de haine, amour et vengeance. Étonnamment, le début semble une propagande à l’arme, tant il en vante ses mérites techniques et sur les champs de batailles, puis perd de sa notoriété en devenant un engin maudit qui porte la poisse à tout possesseurs… mal acquis.

Une vision d’une Amérique obsédée par les armes, des hommes assassins sans scrupule ni conscience même en famille. Sans temps mort, sur un rythme vif et alerte, parfois comique comme ce guerrier pathétique qui rêve de gloire grâce au fusil et fini lamentablement, pas mieux pour Dakin. Là encore, un seul rôle féminin dans ce monde d’hommes peu recommandables où seul la valeur d’un fusil fait loi.

Avec Tom Tryon, John Saxon et Dan Duryea, John Drew Barrymore, Joan Blondell et John Dehner, John Doucette, David Pritchard  et Paul Fix, Jack Lambert, John Hoyt et Jan Arvan, Robert Bice et Ned Romero,

Le film Winchester 73, de la collection Westerns de légende, distribué par Sidonis Calysta et sa page Facebook, est disponible en Édition Spéciale Combo Blu-ray + DVD dans les meilleurs bacs depuis le 2 août 2018. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en audio français. Dans les suppléments,.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
11 janvier 2018 4 11 /01 /janvier /2018 18:26

Un grand merci à Blaq out pour m’avoir permis de découvrir ce téléfilm historique réalisé en 2009 par Sólveig Anspach (Queen of Montreuil), sur la déportation et la détention politique de la communarde la plus célèbre, ainsi qu’un court-métrage et un documentaire.

Après la défaite des communards de Paris en 1971, Louise Michel, dirigeante active de la Commune de Paris, est déportée en Nouvelle Calédonie après deux ans dans la forteresse de Rochefort, avec des milliers de condamnés. La vie durant sept longues années se déroule selon les aléas de la répression locale contre les Kanaks, l’arrivée de déportés arabes et kabyles déportés des colonies. Louise continue d’écrire à sa mère et à Victor Hugo, cependant qu’à Paris l’opposition, avec Georges Clemenceau et Henri Rochefort qui s’est évadé de l’ile, tente de forcer le gouvernement à l’amnistie générale. Louise maintient sur le groupe le moral avec son amie Nathalie Lemel, et tisse des liens avec la population locale.

Un très beau portrait d’une femme anarchiste, révolutionnaire et féministe, et même écologiste avant l'heure, qui joua un rôle très important dans la Commune de Paris, dans l’assassinat d’otages comme dans la destruction de l’Hôtel de Ville et la ville en flamme dans un fanatisme exacerbé. Alors que la barbarie ensanglantait la ville sous les balles et les canons des versaillais lors du massacre de la semaine sanglante qui suivie d'environs dix mille morts, et de déportations massives pour près de six mille personnes, amnistiés en 1880.

La troisième République commençait aussi mal que les précédentes. La vierge  rouge, une femme certainement remarquable et courageuse, dont son absolutisme aurait probablement trouvé sa place dans les commissaires politiques soviétiques cinquante ans plus tard. Une militante acharnée pour la cause du peuple, pour la justice et l'éducation, en lutte contre toutes les tyrannies. Un portrait brut et sans concession, qui tranche avec le style de Solveig, donnant l'image d'une femme froide et résolue. J’ai beaucoup aimé la réalisation, toujours avec finesse, trainant sur le temps de la déportation dans un décors qui eut été paradisiaque en d’autres circonstances.

Avec les excellentes Sylvie Testud (Jour J) et Nathalie Boutefeu (A perdre la raison), Alexandre Steiger (Yves Saint Laurent), Bernard Blancan (La French), Augustin Watreng et Éric Caruso (Queen of Montreuil), Jean-Paul Smadja, Pierre Deladonchamps (Nos patriotes) et Coralie André, Magali Vuillemot, Anne Marquis et Jean-Luc Gaget, Victor Schlegel, Hervé Boullemant, Frédérick Guillau, et Julie Lemaître.

Jane by the sea, réalisé en 2004, relate la situation angoissante d’une jeune adolescente irlandaise, Jane qui vient de se faire larguer par son petit copain et est enceinte. Désespérée, elle ne sait que faire dans l’ambiance des anti-avortements de l’église et des politiques, sans argent pour avorter en Angleterre. Sa sœur ainée Mary, mère de famille, lui trrouve une solution avec une association hollandaise pour le droit à l’avortement, la Women on waves, dont le bateau vient d’arriver dans le port de Cork avec des pilules abortives. Sa sœur lui présente le docteur Rebecca Franck, pour lui venir en aide.

Un court-métrage militant en faveur de l’avortement, se situant en Irlande, l’un des deux pays réactionnaires avec la Pologne qui veut durcir encore plus l’interdiction à l’avortement, dont la loi est toujours en place dans sa constitution sauf en cas très limité de mise en danger de la mère, malgré un pourcentage de plus en plus important en faveur de sa libération. Une fiction très réaliste et émouvante sur l’angoisse de cette jeune fille face aux réactions violentes.

Avec Joy Doyle, Joanne Crawford et Carole Franck.

Christine, réalisé en 2009, est un entretien avec Christine Aubère, qui évoque l’annonce de sa séropositivité au VIH, qui a bouleversé sa vie. Alors qu’une brillante carrière de footballeuse internationale se profilait, sa vie à basculé. Elle n’en a pas moins réussie une très belle carrière dans le football au PSG, tout en apportant son témoignage afin de mettre en garde sur les dangers auprès des jeunes de la transmission de la maladie.

Émouvante et attachante, Christine transmet sa force positive et sa carrière parle en sa faveur joueuse, entraineuse, dirigeante, et une militante féministe active au sein des instances du football français, pour une meilleure représentation du football féminin et des joueuses.

Issu du Coffret Sólveig Anspach intégrale entre ses longs métrages : Haut les cœurs ! + Stormy weather + Back soon + Louise Michel, la rebelle + Queen of Montreuil + Lulu femme nue + L'effet aquatique + Sandrine à Paris + Made in the USA + Reykjavik, des elfes dans la ville, et 19 films documentaires, ainsi qu’un livret exclusif de 112 pages regroupant la parole de Solveig Anspach sur les films de sa carrière.

Le téléfilm Louise Michel, la rebelle, distribué par Blaq out, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er décembre 2017 en DVD. Il est proposé en version sous-titrée pour sourds et malentendants.

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 18:26

Impressionnant téléfilm d'horreur fantastique réalisé en 1990 en deux parties par Tommy Lee Wallace, d'après le roman de Stephen King, qui nous enfonce dans les ténèbres de nos peurs, et celles de sept enfants dont le passé ressurgi avec des nouveaux meurtres et disparitions d'enfants.   

En 1990, dans la petite ville de Derry, le meurtre de la petite Laurie Anne fait suite à d’autres disparitions et assassinats horribles d’enfants. Le bibliothécaire des lieux, Mike Hanlon se souvient d’une promesse d’enfants, et appelle Bill Denbrough, Ben Hanscom, Beverly Marsh, Richie Tozier, Eddie Kaspbrak et Stanley Uris, qui étaient sept gamins de douze ans du gang des Losers, pour les prévenir que Ça est revenu. A chaque appel, chacun se remémore trente ans plus tôt la terreur du monstre, la mort du petit Georgie et de bien d’autres enfants.

En revoyant cette histoire, j’ai retrouvé le même malaise qui s’était infiltré en moi lors de la première diffusion et m’avait hanté. Je ne parle pas de mon neveu et ma nièce alors enfants et à qui, pensant que c’était un film sympathique, j’avais fais voir avec moi sans aller jusqu’au bout, et qui en gardent encore un petit trauma. Et de fait, cette terrible histoire horreur, qui mêle celles des adultes et des enfants, est de plus marquantes qui soit. J’en frissonne encore comme d’un désagréable moment de trouille insidieuse, bien plus que nombre de films gores. De fait, j’ai revu avec ce plaisir que l’on sait peu raisonnable tant à l’avance j’en savais les conséquences.

Et ça n’a pas loupé, ce clown aux dents acérées qui s’attaque aux enfants et qui fait face à une bande de bras cassés qui s’unissent aussi bien contre des ados qui les maltraite, que contre ce démon monstrueux qui s’insinue dans leurs peurs. Est-ce le pire de l’auteur, dont il entremêle le fantastique et l’horreur qui surgit dans le monde fragile de l’enfance, avec des pré-ados déjà amochés dans leurs vies personnelles, et qui trouvent tout de même au delà de la peur la force de résister et de se battre.

Même si les moyens et les effets spéciaux étaient moindres, la réalisation n’en est que plus puissante tellement bien desservie par un récit béton dans lequel l’ambiance est d’une si terrible pesanteur maléfique qu’on en reste hanté très longtemps. Déjà à la base les histoires de meurtres sont toujours horribles, mais dès que cela touche le monde de l'enfance, le genre prend une ampleur inégalée, qui plus est sous la forme d'un clown censé symboliser la farce et le rire, et non la douleur et la mort. Un remake sort prochainement, dont on peut déjà se demander s’il est aussi utile face à ce monstre sacré.

Avec Harry Anderson, Dennis Christopher (Prisoners) et Richard Masur, la belle Annette O'Toole (Superman III), Tim Reid, John Ritter et Richard Thomas, et les jeunes Jonathan Brandis disparu trop tôt à 27 ans d’un suicide, Brandon Crane, Adam Faraizl (RoboCop 2) et Emily Perkins (Prozac nation), Marlon Taylor, Seth Green (Sexy evil genius) ayant peur du Loup garou quand il en sera un dans Buffy, et Ben Heller, le petit Tony Dakota et la petite Chelan Simmons, et surtout l’abominable Tim Curry (Congo), Jarred Blancard, Michael Cole et Gabe Khouth et Chris Eastman, Sheila Moore et Chris Eastman, Olivia Hussey et Frank C. Turner.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 12:17

Un grand merci à Universal Pictures pour m’avoir permis de découvrir ce très beau téléfilm de la BBC, dans un biopic dramatique britannique, réalisé en 2016 par Sally Wainwright, sur la vie des célèbres sœurs écrivaines aux œuvres mondialement connues, dont leur destin est aussi incroyable que dramatique.

Perdues dans la petite ville d’Haworth, au nord de l’Angleterre de 1845, coincées entre Patrick, un père pasteur vieillissant et Branwell, un frère alcoolique, les jeunes femmes Charlotte, Emily et Anne Brontë, se consument dans la solitude et l’écriture. Passionnées et talentueuses, elles brûlent du désir d’être publiés. Quand Charlotte décide d’unir ses sœurs pour tenter de présenter leurs poèmes et romans, qui pourrait leur permettre de changer de vie. C’est sous un pseudo masculin qu’elles tentent l’aventure.

Très belle évocation de la vie des sœurs et du frère, qui se focalise sur le point de départ des jeunes écrivaines et la publication de leurs ouvrages. Un vibrant message féministe contre le machisme qui voyait mal les femmes dans l’écriture. J’ai beaucoup aimé ce récit, passionnant et passionné, plein de volonté d’exprimer leur talent, tout en énergie poétique et flamme romanesques à partir de leur douloureux vécu, sur ces trois sœurs au talent démesuré. Ainsi, année essentielle pour ces jeunes recluses qui osent prendre leur destin en main, hélas de trop courte durée.

Une très belle réalisation qui restitue une époque, tant dans les décors et mode vestimentaire, avec un soin apporté au moindre détail, pour une reconstitution au plus près de la réalité qui s’en ressent dans le réalisme général. La mise en scène presqu’en huis clos, passe d’une pièce une autre, du salon aux chambres, lieux de vie cloitrée et de création libératrice, au dehors de la ville et la pleine campagne tout aussi angoissante.

Ainsi de la famille maudite et créatrice, avec le frère aussi possédé par l’écriture, les filles sont devenues mondialement reconnues avec Jane Eyre de Charlotte, Les hauts de Hurlevent (Wuthering Heights) d'Emily, et La recluse de Wildfell Hall (The tenant of Wildfell Hall) d'Anne. Leurs œuvres ont été maintes fois adaptées au cinéma, téléfilms et séries, de même que leurs vies. Famille maudite avec la mort de leur mère et celle de deux sœurs ainées (Maria et Elizabeth), dont la tragédie les touchera toutes, laissant seul et désemparé un père infirme. Branwell, sombre dans l’alcool et la drogue meurt en 1848, de même Emily la même année, puis Anne en 1849, quand Charlotte s’éteint en 1855.

Avec les excellentes Finn Atkins, Charlie Murphy ('71) et Chloe Pirrie (Youth) qui dégagent fièvres et passions, face à Adam Nagaitis (Les suffragettes) et Jonathan Pryce (La femme au tableau) aussi parfaits, ainsi que Jonathon Carley, et les jeunes Rosie Boore et Lara McDonnell (Love, Rosie), Talia Barnett et Troy Tipple excellents, de même que James Norton, Matt Adams, Kris Mochrie et Jonathon Carley, June Watson et Mark Frost.

Le film La vie des soeurs Brontë, distribué par Universal Pictures, est disponible dans les meilleurs bacs depuis le 1er août 2017 en DVD. Il est proposé en version anglaise sous-titrée français, et version française. Dans les suppléments, le making of du film avec Le look Brontë, Le style d’époque, Le point de vue de Sally, scénariste et réalisatrice Du scénario à l’écran.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 16:27

Un grand merci à Arte pour m’avoir permis de découvrir ce téléfilm réalisé en 2016 par Luc Bondy et Marie-Louise Bischofberger, d’après la pièce de théâtre de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux où prêcher le faux pour le vrai devient un chassé croisé d’émotions et d’angoisses amoureux.

Recommandé par son ancien valet Dubois, le jeune Dorante se présente pour un poste d’intendant auprès d’Araminte, riche veuve, avec l’intention de les unir. Araminte en procès contre le conte Dorimont, qui souhaite l’épouser pour éviter de perde en justice, demande l’aide de Dorante. Cependant, son oncle monsieur Rémy, voit plus avantage à ce que Dorante épouse la jeune Marton, protégée d'Araminte dont Dorimont offrirait mille livres si celle-ci l’aide à épouser Araminte. Une succession de fausses confidences va embrouiller les pistes pour mieux révéler les véritables sentiments des uns et des autres.

Reprenant l’intégralité de la pièce de Marivaux écrite en 1637, dans le cadre du théâtre de l’Odéon pour une touche d’époque, mais se déroulant de nos jours, Marie-Louise Bischofberger compagne de Luc Bondy qui fût le directeur des lieux, donne au texte dont il avait dirigé la pièce en 2014, toute sa saveur par le décalage d’époque et de temps. Ainsi, la pièce se joue avec une superbe naturelle dans un cadre prestigieux hors la scène, dans une mise en scène vive et alerte. Toute le facétie du récit, la saveur de la trame faite de sous-entendues et ces fameuses fausses confidences pour mieux prêcher le faux du vrai, explose avec une véritable jouissance de la langue française en prose est savoureuse. Je me suis beaucoup amusé à suivre les péripéties amoureuses des uns ou intéressées des autres dans un mouvement perpétuel tel un ballet d’Opéra.

Une très belle réalisation à la mise en scène soignée et au jeu maitrisé des interprètes. Les décors, ainsi mis en exgergue, apportent une dimension irréelle à l’ambiance tout en imprégnant une modernité au texte et au thème. La pièce de Marivaux a été joué en de multiple occasion sur les planches de théâtre du monde entier par les plus grands comédiens, mais également adaptée au cinéma en 1984 par Daniel Moosmann, avec Jean-Pierre Bouvier, Roger Coggio, Fanny Cottençon et Brigitte Fossey.

Avec Isabelle Huppert (L'avenir) et Louis Garrel (Mal de pierres), Bulle Ogier (Boomerang) et Yves Jacques (Le talent de mes amis), Manon Combes (Les deux amis) et Bernard Verley (Tiens-toi droite), Jean-Pierre Malo, Fred Ulysse (L'odeur de la mandarine) et Sylvain Levitte, Georges Fatna, Arnaud Mattlinger et Nicolas Peduzzi (Journal d’une femme de chambre).

Le film Les fausses confidences de Luc Bondy, distribué par Arte, est disponible dès le 7 mars 2017 en DVD. Il est proposé en version française, sous titré français, anglais, et pour sourds et malentendants. Dans les suppléments, un passionnant entretien avec Marie-Louise Bischofberger.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 08:56

Un grand merci à Koba Films pour m’avoir permis de découvrir l’intégrale de ce téléfilm en 2 parties de 100 minutes, réalisé en 1997 par Jean-Daniel Verhaeghe, pour une très belle adaptation du célébre roman de Stendhal.

Recommandé par l’abbé Chélan, le jeune et futur séminariste Julien Sorel, bonapartiste interdit en 1830, est placé comme précepteur auprès de Stanislas le fils de Monsieur de Rênal. A son arrivé, de par son intelligence et sa séduction, Julien terriblement ambitieux séduit Madame Louise de Rênal. Bientôt, ils deviennent des amants passionnés. Une relation qui déplait à la bonne Elisa qui aurait bien voulu épouser le jeune homme, et suite au refus, les dénonce au mari. Julien est contraint de quitter sa maîtresse et d’entrer au séminaire. Bien malheureux, il est repéré par abbé Pirard qui le propose au marquis de La Mole comme secrétaire. Il se lie bientôt avec la fille, Mathilde de la Molle, belle et fougueuse, rapidement enceinte.

L’ayant lu, contraint et forcé au lycée, j’en avais gardé en tête un profond ennui, passé complètement à côté du récit. Je l’avais relu bien des années plus tard, plus mur et serein, pour apprécier ce chef d’oeuvre à sa juste valeur. C’est ainsi avec beaucoup de plaisir que j’ai apprécié ce téléfilm de qualité en deux parties, telle la structure du roman. Ainsi, la reconstitution de l’époque, le respect de l’œuvre du récit avec un tel casting, m’a enchanté de retrouver l’histoire et les protagonistes dont Mathilde de la Molle qui m’avait séduite à la lecture passionnée. Une très belle réalisation de qualité, tant dans les images que dans la mise en scène, par les costumes et les décors, pour une immersion totale dans l’époque et la narration.

Avec la belle Carole Bouquet (Mauvaise fille) époustouflante, Kim Rossi Stuart (Contes italiens) et Judith Godrèche (L’art d’aimer) excellents, de même Claude Rich (Cherchez Hortense) et Bernard Verley (Tiens-toi droite), Constance Engelbrecht et Francesco Aquaroli, Maurice Garrel, Rüdiger Vogler (Vert émeraude) et Camille Verhaeghe fille du réalisateur, le jeune Arthur Gouye, Claudine Auger et Pierre Vernier (100% cachemire).

La série Le Rouge et le Noir de Jean-Daniel Verhaeghe, distribué par Koba Films, disponible dans les meilleurs bacs depuis le 9 mars 2017 en DVD.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 11:47

Un très grand merci à Showshank Films et à L’agence Cartel pour m’avoir permis de redécouvrir ce téléfilm réalisé en 1975 par Sutton Roley, pour un thriller diabolique qui a tant marqué toute une génération, dans une qualité entièrement restaurée, pour des frissons garantis.

Afficher l'image d'origine A la suite d’un appel de détresse d’un voilier en perdition, un hélicoptère des gardes de côte avec à son bord J. Haig et Pagnolini se rendent en mission. Deux cadavres sont repérés. Haig se rend à bord, trouve un autre mort et une survivante, la belle Eva. Suite à un incident technique inattendu, l’hélicoptère est obligé de rentrer à la base et laisse les deux infortunés passer la nuit en plein milieu du triangle des Bermudes surnommé le triangle du diable, à la suite d’étranges disparitions. La jeune femme raconte le calvaire qui a conduit à la mort surnaturelle de l’équipage. Haig lui démontre toutes les causes logiques des décès purement accidentelles.

Afficher l'image d'origine Pour l’avoir vu comme des millions de téléspectateurs le fameux dimanche 4 février 1979 à 18h30 sur TF1, j’en avais été fortement marqué. De le revoir 37 ans plus tard, c’est avec autant de plaisir et du même frisson final. La décennie des 70’ a en effet été marquée par la surabondance de films, livres, reportages et magazines sur le fameux triangle des Bermudes, où tout a été raconté, extrapolé et inventé jusqu’à plus soif pour disparaitre du jour au lendemain. Des chasseurs Afficher l'image d'originede l’armée avaient été portés disparus après guerre des suites de panne d’essence en confondant les iles du triangle. Drame qui s’était transformé en une histoire surnaturelle, avec des navires engloutis par centaines, des milliers de morts imaginaires jamais retrouvés, dont romanciers ont mis en cause des extraterrestres, des remontés de gaz sous marin, et le diable… Le téléfilm m’avait marqué de par son originalité, et le fameux http://mondocine.net/wp-content/uploads/2012/12/original_satanstriangle2.jpgsourire démoniaque de Doug McClure ainsi effrayant. la démonstration cartésienne et logique d’Haig pour expliquer les morts accidentelles en pleine tempête, est qui pourtant contredite de belle manière par un revirement magnifique de la véritable cause démoniaque qui glaçait les sangs. Je me suis donc encore beaucoup amusé avec cette histoire, qui tire sa force par un récit efficace dans une réalisation vive et alerte, nous ballotant entre l’humour de ce don Juan face à son acolyte plus sérieux, et le drame http://mondocine.net/wp-content/uploads/2012/12/sattri14big.jpgqui se joue dans un huis clos de l’embarcation en perdition et des morts mystérieux. Ainsi, perdu dans une mer calme au ciel bleu devenant brutalement une terrible tempête se joue un drame sans fin. La restauration du film apporte en plus une qualité tant visuelle que du ressenti des émotions et du plaisir.

Afficher l'image d'origine Avec la délicieuse Kim Novak aussi troublante qu’inquiétante, face à l’excellent Doug McClure (Torpilles sous l’Atlantique) marquant et Alejandro Rey (L'évadé), Ed Lauter (Les aventures de Rocketeer) et Jim Davis (L'ultime chevauchée), ainsi que Michael Conrad, Titos Vandis (L'exorciste) et Zitto Kazann, Peter Bourne et Hank Stohl, Tom Dever et Trent Dolan.

Le triangle du diable, de Sutton Roley, distribué par Showshank Films, est disponible en dvd dans les meilleurs bacs depuis le 18 octobre 2016. Il est proposé en version originale anglaise sous-titrée français, et en version française. Dans les suppléments, Le mystère de la diffusion du Triangle du Diable, Jérôme Wybon, auteur de l’ouvrage Nos années temps X, relate l’impact qu’à eu la diffusion qui a tant marqué les spectateurs. un comparatif avant et après restauration du film, et le générique d'époque.

3 étoiles

Partager cet article
Repost0