Par bobmorane75
Il y a un petit parfum Allenien très théâtrale dans ce film d’Herbert Ross qui, s’il a quelque peu vieilli, m’a beaucoup plu à bien des égards, de par son ton, sa mise en scène vive et alerte, pour une comédie romantique amusante et émouvante, avec des dialogues intelligemment écrits dans un univers d’artistes en rêve de carrière, et d’interprétation magistrale.
Une jeune femme, ex-danseuse et mère d’une gamine de dix ans, se retrouve dans la galère sentimentale et amoureuse lorsque son petit ami acteur la largue du jour au lendemain, tout en ayant sous loué l’appartement qu’elle doit quitter au plus vite quand elle n’a pas de boulot ni d’argent. Le soir même le nouveau locataire, acteur également, arrive noyé par la pluie et exténué du voyage pour trouver son appart toujours occupé et porte close. Finalement un compromis s’instaure pour une colocation en principe provisoire. Les caractères des uns et des autres totalement opposé dans les modes de vie, et les mauvaises volontés ne devraient pas arranger les choses, et pourtant…
La très grande force de cette histoire est bien sûr le dialogue, les situations souvent drôles et parfaitement absurdes dans des quiproquos entre les trois protagonistes. La pièce de théâtre de Shakespeare en gay est absolument irrésistible de la manière dont elle est montée et joué avec une mauvaise volonté à mourir de rire. Les liens qui se tissent entre les personnages est savoureusement menée, avec humour et émotion, surtout avec la gamine.
J’ai beaucoup aimé le regard porté par une réalisation alerte, pour une trame sans temps mort. Le rythme au cadrage efficace nous entraine au pas de course dans une romance sympa. Je regrette un peu la fin excessive et pathos tant on avait bien compris la conclusion qui eut mérité plus de légèreté.
Richard Dreyfuss (Paranoïa) est absolument excellentissime à tel point qu’il obtint l’Oscars du meilleur acteur en 1978 totalement mérité. Marsha Mason, au physique ingrat joue cependant avec conviction, mais c’est surtout la gamine, Quinn Cummings qui est très marquante. Paul Benedict, est bien déjanté, de même que Barbara Rhoades.

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