Par bobmorane75
Il arrive parfois que de voir directement le deuxième opus sans le premier peut émousser les perceptions, comme ça été le cas avec L'Incroyable histoire de Winter le dauphin 2, du même Charles Martin Smith qui s’était inspiré d’une histoire vraie, et raconté avec beaucoup d’émotion. Et en toute logique, le troisième volet de la trilogie est annoncé.
Sawyer, un gamin de onze ans, se retrouve mêlé dans une grande aventure marine après avoir découvert et appelé les secours pour un dauphin échoué et blessé. Taciturne en renfermé, il se lie d’amitié pour Winter, qui va perdre sa queue suite à ses blessures, Sawyer motive toutes les bonnes volontés afin de d’aider à sauver l’animal et le centre médical aquatique dirigé par Clay Haskett et sa fillette Hazel très impliquée. Enfin, le docteur Cameron McCarthy tente de créer une prothèse pour le dauphin. Le tout, en un moment ou le centre menacé de faillite se fait racheter par un promoteur immobilier, d’un cousin qui revient gravement blessé d’Irak, et où un univers ouvre une nouvelle vision et passion de la vie au gamin.
De fait, je comprends mieux le second volet, bien que le résumé du début restituait le cadre du récit, mais dont m’avait échappé nombre de liens, de références et de ressentis des protagonistes. De fait, j’ai largement été plus pris par cet opus, qui dégage plus d’émotion envers le dauphin, des amitiés et des amours naissants. Les discours sont un peu rébarbatifs comme souvent, mais l’ambiance générale est séduisante pour nos jeunes enfants, mais aussi les parents.
J’ai aimé les images du documentaire sur le sauvetage réel de Winter, ainsi que les différentes prothèses de queues que le dauphin a testé. Sauvé en décembre 2005 au large des côtes de Floride, et pris en charge par l’association Clearwater Marine Aquarium. Il est surprenant que certaines réalités aient été changées dans le film. Ainsi, la queue du dauphin n’a pas été amputée en raison d'un infection, mais par la perte de montée sanguine qui a fait de tomber la queue naturellement. Enfin et surtout, l'élaboration de la prothèse, qui ne s’est pas déroulée sur quelques semaines mais sur un an et demi, n’est pas l’œuvre d’un médecin d’une administration d’anciens combattants, réalisée par Kevin Carroll et Dan Strzempka de Hanger clinic, dont le WintersGel sert en effet aux amputés humains.
Le casting, bien qu’inégal est sympa, avec Harry Connick Jr. et les jeunes Nathan Gamble un peu gaçant, et Cozi Zuehlsdorff attendrissante, sont convainquants, ainsi que Kris Kristofferson et Morgan Freeman, Ashley Judd et Frances Sternhagen comme avec Austin Highsmith, Michael Roark et Juliana Harkavy ou encore Megan Lozicki et Tom Nowicki.

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