Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

C'est la faute à Rio - Blame it on Rio

Alors que Jean-François Richet va sortir prochainement sa reprise du film de Claude Berri, Un moment d'égarement, en 1984 Stanley Donen s’y était déjà attelé. Quand on sait que sa dernière épouse était une jeune femme de trente six ans de moins que lui, on n’est pas étonné que le sujet de ce film l’ai fortement inspiré.

Deux vieux amis, Matthew Hollins et Victor Lyons, en froid avec leurs épouses respective partent en vacances à Rio avec leurs jeunes filles adolescentes, Nicole et Jennifer. Très vite attiré par la plastique et les seins nus sur la plage de Jennifer, Matthew se laisse emporter par ses désirs, et très vite fini pour coucher avec l’adolescente lors d’un mariage brésilien sur la plage. Plus par la peur que son ami découvre qu’il a couché avec sa fille, que par culpabilité, Matthew repousse par la suite les avances de la gamine. Quand à Victor, il craint que son ami découvre qu’il a couché avec sa femme Karen.

Indéniablement, plus que le récit d’un cinquantenaire couchant avec une adolescente, aussi immoral que ce soit mais sans originalité particulière, c’est la réalisation et le regard de la caméra qui met mal à l’aise dans ce film, sans oublier l’âge réel de l’actrice. Les pénibles interventions de Matthew dans cette sorte d’interview sont en soit atrocement désagréables cassant le rythme de la trame, pour tenter à chaque fois avec un semblant d’humour de se déculpabiliser, qui irrite certainement le plus. Viennent évidement les scènes de nu, rien de bien répréhensible si ce n’est l’âge de l’interprète. Après, sur la thématique, je ne sais pas quel degré de responsabilité il faut créditer. Est-ce le scénariste qui fantasme sur des relations sexuelles entre une adolescente avec un cinquantenaire, ou les producteurs rentabilisant leurs placements sur une immoralité condamnable par la loi, ou le réalisateur qui bave devant la nudité des gamines. Toujours est-il que je n’ai pas aimé ce film, dont l’original mettait déjà mal à l’aise, mais qu’ici, un je ne sais quoi se veut alerte et détaché nous rend complice comme entre potes d’une histoire potache. Habituellement, les actrices pour ces rôles d’ados ont la vingtaine passée, ce qui n’enlève pas le côté glauque. Pour ce film, le réalisateur choisi une jeune actrice de réellement 17 ans, et obtint d’un juge dans l’Amérique si « puritaine » 'autorisation de scènes de nue intégral d’une mineure. N’en doutons pas, ce fut contre bakchich sonnants et trébuchants. Certes, Claude Berri avait fait mieux avec Agnès Soral, âgée seulement de seize ans.

Michael Caine (La nuit du défi) réussi à être particulièrement patibulaire avec son air niais malsain satisfait de lui, tout joyeux de nous conter son écart de conduite, face à Michelle Johnson, qui obtint le prix de la plus mauvaise actrice de l’année, si en effet semble excessive est dans le ton juste de son personnage. Demi Moore (À propos d'hier soir...), toute jeune également, joue avec plus de subtilité. De même Joseph Bologna et Valerie Harper sont plus dans la nuance.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
Dans les deux cas (original et remake), le sujet est censé être dérangeant avant même de faire rire. Visiblement il t'a beaucoup dérangé. Perso, je l'ai trouvé plutôt amusant, et plus dépaysant que l'original avec les magnifiques décors brésiliens.En vérité, j'ai été beaucoup plus mal à l'aise avec un film comme "Beau père" par exemple, qui pour moi était beaucoup plus dérangeant.
Répondre
B
C'est la manière de traiter qui me dérange le plus, avec ce côté presque délirant et festif. L'original est plus gênant mais c'était voulu, sans fioriture ni décalage, du moins dans mon souvenir. Beau père était en effet plus glauque.