Par bobmorane75
Premier long métrage en solo de Mark Neveldine, après ses coréalisations pour Ghost Rider 2 ou Hyper tension, en changeant aussi de genre, pour celui de l'épouvante horreur, tout en apportant des innovations intéressantes et appréciables dans une thématique récurrente des plus classiques, et qui pourtant se gâche par manque du culot ou de conviction.
Après s’est blessé à la main, Angela Holmes, belle jeune femme de 27 ans, voit son comportement étrangement se transformer. D’un naturel doux et joyeux, elle devient agressive et violente, et ceux qui l’approchent d’un peu trop près, subissent des blessures graves ou la mort. Alerté par le père Lozano, le Vatican dépêche d’urgence un cardinal expert en exorcisme. Il fait face à une forme démoniaque d’une force extrême dont il ne peut trouver de solution que dans la mort de la jeune femme, pour sauver son âme au détriment de son corps avant qu’il ne soit trop tard pour le monde.
De prime abord, le récit est tout ce qu’il y a de plus classique et conventionnel. Une jolie fille possédée, des catastrophes à la chaine, des apparitions démoniaques et des prêtes exorcistes. La seule innovation, et pas des moindres, même s’il n’y a pas d’originalité, faisant penser à The omen, c’est la fin, dont on en reste interloqué dans son abrupte clap final. Pour le reste, ça se suit sans aucune surprise ni grande passion, moins encore de frayeur. Rien de gore, ce qui nous change un peu, ni même d’effets spéciaux ou de bruitages criards. En fait, il ne sa passe rien qu’une rapide évolution d’une jeune femme qui cultive à son corps défendant tous
les poncifs et clichés réacs. Fille d’une prostituée, vivant non mariée avec son compagnon, il manquait un peu d’homophobie pour parfaire le schéma justifiant le choix satanique de cette jolie fille non innocente et donc coupable toute désignée. La réalisation est assez basic, sans rien de folichon pour une mise en scène linéaire que rien ne vient perturber dans sa logique narrative, pas même le moindre rebondissement. C’est d’une platitude soporifique.
La belle Olivia Taylor Dudley (Chroniques de Tchernobyl) joue pourtant avec autant de conviction possible, de même l’excellent Michael Peña (Ant-Man). Sans jeter la pierre à qui que se soit, les autres interprètes ne s’en sortent pas plus mal, ni moins bien, tel Dougray Scott (Taken 3) et Djimon Hounsou (Fast & Furious 7), Peter Andersson (Jack Ryan initiative) et Kathleen Robertson, ou encore John Patrick Amedori (Le dernier rempart) et Cas Anvar (Diana).

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