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Ricki and the Flash

Ricki and the Flash : Photo Meryl Streep, Rick SpringfieldEncore une histoire de famille dont Jonathan Demme s'est inspiré de celle de la belle-mère de la scénariste Diablo Cody, qui se trouve être la chanteuse du groupe de rock Silk and steel, et dans lequel on retrouve tous les poncifs et clichés habituels à ce genre qui revient régulièrement en salle, évitant quand même les excessifs conflits et hurlements pénibles, pour plus de musique.

Avec son groupe de rock de soixantenaires bien tassés, Ricki Rendazzo assouvie chaque soir sa passion dans un café concert, et travaille de jour comme caissière dans une superette pour survivre chichement. Quand son ex mari la presse de venir voir sa fille qui vient de faire une tentative de suicide après son récent divorce. Elle se retrouve confrontée à un trou gigantesque dans une vie familiale où elle a été d’une absence totale. Le repas familial avec ses deux garçons adultes et une fiancée, est l’occasion de retrouvailles et règlement de compte de toutes les souffrances, avant le mariage dont elle n’était pas invitée.

Ricki and the Flash : Photo Kevin Kline, Mamie Gummer, Meryl StreepIl me semble qu’aimer le rock et soutenir George W. Bush soit totalement incompatible, sauf n’avoir rien compris à l’esprit du rock… et être vraiment très con. Ce qui est le cas, de cette femme, et de la morale de ce récit. Si je me suis laissé aller à suivre cette digression, sur la passion dévorante d’une femme, au point de quitter mari et enfants sans plus jamais s’en préoccuper, il faut bien avouer que le récit n’est guère bien passionnant. Mis à part la galerie Ricki and the Flash : Photo Mamie Gummer, Meryl Streep, Rick Springfielddes horreurs, tant tous les interprètes sont d’une laideur repoussante à une ou deux exceptions près, et le final sympatoche. Sauf la qualité de jeu, il n’en sort pas grand-chose de l’ambiance générale. Terriblement cliché, même si quelques portraits sont savamment brossés, quand les dialogues sur scènes sont lourds et pénibles, alors que les liens vite passés entre la mère et la fille sont plus émouvants. Profondément moraliste avec le sempiternel refrain sur la famille, il s’en fallu de peu pour que le récit fût plus consistant.

Ricki and the Flash : Photo Kevin Kline, Mamie GummerSi Meryl Streep (Into the woods) est toujours aussi convaincante, elle en fait cependant parfois un peu trop, quand sa vraie fille dans la vie, Mamie Gummer (Cake) est excellente, et que Kevin Kline (Créatures féroces) reste assez sobre. De même Sebastian Stan (Captain America) est assez émouvant, un zeste pathétique. Les Rick Springfield et Audra McDonald (Rampart), comme Ben Platt (Pitch perfect 2) et Charlotte Rae, ou encore Nick Westrate et Hailey Gates, sont bien dans l’esprit de la dramatique, terne le plus souvent.

2 étoiles

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P
Les rôles de vieux chanteurs ratés et cabossés par la vie ont souvent été des rôles à Oscars. Tel Jeff Bridges (Crazy heart) ou Robert Duvall (Tendre Bonheur). Sans parler de Sean Penn (This must be the place). Si la transformation de Meryl Streep est amusante et si son interprétation est plutôt bonne, le film n'apporte pas grand chose au genre, recyclant toujours la même histoire du héros qui a privilégié sa passion à sa famille. Jonathan Demme, pourtant passionné de musique comme le prouvent ses nombreux documentaires sur le sujet, a perdu tout son mordant. Dommage.
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