Par bobmorane75
Dans la continuité des belles découvertes de la dix-huitième édition de l’opération « un dvd pour une critique » par Cinetrafic, avec Kenshin le vagabond, film japonais de Keishi Otomo, pour une adaptation du manga fleuve de Nobuhiro Watsuki.
Fort de sa réputation de tueur, Battosai Himura fait vœu de ne plus tuer après la terrible bataille de Toba- Fushimi en ce fin janvier 1868 qui voit la victoire impériale sur les shogunats et la fin des samouraïs. Dix ans plus tard, un tueur à la solde de du puissant trafiquant d’opium Teruyuki Kagawa, sème la mort dans la police locale en se faisant passer pour le célèbre tueur. Quand lors de l’agression de la jeune Kaoru Kamiya propriétaire d’un dōjō - lieu de méditation bouddhiste et d’enseignement d’arts martiaux-, intervient un vagabond nommé Kenshin, doté d’un katana à lame inversée -sakabato- l’empêchant de tuer, qui met les assaillants hors de combats. Le chef de la police local le reconnaît et fait appel à lui pour combattre et démasquer l’assassin, de même que Teruyuki, dont sa femme et prisonnière Yu Aoi s’est échappée et est en danger. Kenshin se lance donc avec l’aide du bagarreur de rue Sanosuke Sagara dans le combat final, quitte à rompre son vœu.
Issu d’un manga qui a connu de nombreuses adaptations, je me suis beaucoup amusé à suivre ces aventures épiques aux combats sanglants et meurtriers, dans une quête d’expiation des meurtres commis autrefois dans l’aide de la veuve et de l’orphelin. Avec de très belles scènes de combats, comme celle d’ouverture qui préfigure la fin des samouraïs avec les canons et fusils, comme ensuite avec l’interdiction du port du sabre. Une belle mise en scène pour une réalisation de qualité au service d’un récit qui résume l’œuvre de Nobuhiro Watsuki avec autant de passion et d’émotion. On y retrouve nombre d’influences des plus grands, pour en sortir un beau film d’aventure, de combats, d’amour et d’amitié pour une rédemption avec une belle morale contre la violence.
En plus de cette réalisation cinéma, Keishi Otomo a récidivé en 2013 et 2014 avec deux autres films avec Kenshin, avec Rurôni Kenshin: Densetsu no saigo-hen et Rurôni Kenshin: Kyoto taika-hen. Le manga a également été adapté en une série télévisée d'animation de 95 épisodes, ainsi que deux séries OAV, et encore en film d’animation sorti en 1997, Rurôni Kenshin: ishin shishi e no requiem réalisé par Tsuji Hajiki. De même en 2011 et 2012, Kazuhiro Furuhashi a son tour avec en deux parties, Rurouni Kenshin: new kyoto arc: the cage of flames et Rurouni Kenshin: new kyoto arc: the chirps of light.
Avec un beau casting composé des talents de Takeru Satô (Real) excellent, et les très jolies Emi Takei et Yû Aoi (Tokyo!) bien marquantes et efficaces, ainsi que Teruyuki Kagawa (20th century boys) et Yôsuke Eguchi, Munetaka Aoki (Hara-Kiri) et Gô Ayano, comme d’Eiji Okuda et Taketo Tanaka, Kôji Kikkawa et Genki Sudô.
Le film Kenshin le vagabond, réalisé par Keishi Otomo, distribué par Metropolitan Filmexport est disponible en Bluray dans les meilleurs bacs dès le 20 avril 2016. Il est proposé en version japonaise et française et des sous-titrés français. Dans les suppléments, un excellent et passionnant making of nous plonge dans la réalisation avec tous les intervenants avec leur talents et passions.
Un très grand merci à Cinetrafic et son choix des meilleurs films de l'année ainsi que le top du cinéma d'action par ici, et à ses partenaires pour toutes ces belles découvertes et ces riches émotions.

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