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Miquette et sa mère

Un très grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette joyeuse comédie vaudevillesque, réalisé en 1950 par Henri-Georges Clouzot (Le mystère Picasso), magnifiquement restauré en 4K à partir par Pathé pour l’adaptation de la pièce de Robert de Flers et Gaston Arman de Cavaillet, écrite en 1906.

Lors d’une représentation théâtrale avec le célèbre Monchablon, la jeune et naïve Miquette Grandier se met à rêver de devenir actrice. Amoureuse du conte Urbain de la Tour Mirande, timide et un peu benêt, elle est enfin heureuse quand il l’a demande en mariage. Mais l’oncle du jeune homme, le marquis Aldebert de la Tour Mirande, ayant d’autres projets de mariage pour son neveu avec une laide mais riche jeune femme, brise les fiançailles.

Déçue, Miquette part pour Paris avec Aldebert qui espère profiter de l’aubaine. Mais la mère de Miquette les retrouve dès le lendemain, et en compagnie de Monchablon qui fini par les engager dans sa troupe pour une tournée théâtrale, quand Urbain n’a pas dit son dernier mot pour reconquérir sa belle.

 

Je me suis beaucoup amusé avec cette adaptation d’une pièce de théâtre de vaudeville, dans des triangles amoureux entre quiproquos et retournements de situations, entre portes qui claquent, ruses et trahisons, et des gags et répliques coquines pour l’époque qui fusent avec d’autant plus de pertinences qu’elles sont subtilement accompagnées de mimiques impayables. Ainsi, la subtilité est de mise avec une petite morale finale, tant n’est pas si dupe et naïve qui croit, avec ce vieux monsieur qui croquerait volontiers la fraiche enfant en écartant le neveu qui se révélé aussi moins ballot qu’il en a l’air. Ainsi tout se joue sur les faux semblants, pour contre ruser ceux qui se croit les plus malins. Il règne dans cette ambiance festive un air de fête à l’amour de jeunes tourtereaux ballotés, mais aussi et surtout celui du théâtre et des arts. Une manière de revisité une époque, moins désuète qu’il en a l’air et plus coquine.

Une réalisation vive et alerte, jonglant entre le huis clos de la scène de théâtre transposée à la ville, tout en gardant dans le format cinéma la forme théâtrale avec beaucoup de justesse et de maitrise, avec des décors digne des planches. En plus de la mise en scène soignée, c’est surtout la qualité des interprètes que donne aussi le plaisir de suivre ce récit riche en développement narratif, tant la subtilité d’interprétation est marquante. Deux adaptations de la pièce avaient déjà été réalisées, en 1934 par Henri Diamant-Berger, avec Blanche Montel, Michel Simon et Roland Toutain, et Miquette en 1940 par Jean Boyer avec Lilian Harvey, Lucien Baroux et André Lefaur.

Avec les excellents Louis Jouvet (La fin du jour) et Bourvil (Le Capitan), l’adorable Danièle Delorme (Voici le temps des assassins) et Saturnin Fabre (Les portes de la nuit), Mireille Perrey (Adam est... Ève) et Pauline Carton déjà dans l’adaptation de 1934, Jeanne Fusier-Gir, Madeleine Suffel et Maurice Schutz, Pierre Olaf, Paul Barge et Raymond Dandy, Jean Berton et Léon Larive.

Le film Miquette et sa mère d’Henri-Georges Clouzot, distribué par Pathé, disponible dans les meilleurs bacs dès le 22 novembre 2017 en combo collector DVD + Bluray. Il est proposé en audiovision, et version sous-titrée pour sourds et malentendants, ainsi que des sous-titres anglais.

3 étoiles

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