Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

First man - Le premier homme sur la lune

Ou comment Damien Chazelle (La la land), annihile totalement toute émotion d’une aventure humaine et technologique extraordinaire dans une insipidité amorphe d’une expressivité destructrice de platitude inimaginable, pour l’adaptation du livre Le premier homme : à la découverte de Neil Armstrong de James R. Hansen.

Pilote jugé « un peu distrait » par ses supérieurs en 1961, Neil Armstrong sera, le 21 juillet 1969, le premier homme à marcher sur la lune. Durant huit ans, il subit un entraînement de plus en plus difficile, assumant courageusement tous les risques d’un voyage vers l’inconnu total. Meurtri par des épreuves personnelles qui laissent des traces indélébiles, Armstrong tente d’être un mari aimant auprès d’une femme qui l’avait épousé en espérant une vie normale.

J’ai été saisi dès les premières images par un sentiment étrange et insidieux de manque de ce petit quelque chose de vif qui s’est confirmé jusqu’au bout. Incroyablement, la réalisation passe complètement  à côté de la passionnante aventure humaine et technologique la plus extraordinaire qu’humains aient encore réalisés à ce jour, se poser sur la Lune. Ainsi, durant deux heures 20 nous assistons entre la vie intime et privée de Neil Armstrong qui perd sa gamine, sa vie de couple avec une femme plus que patiente et un puis deux enfants quasiment rejetés du père, à l’aventure humaine qui va mener cet être froid et mortifère sur notre satellite lunaire.

Long et lent, l’intrigue nous dévoile les coulisses de cette extraordinaire conquête de l’espace avec soit un tel recul impossible à saisir la portée émotionnelle, soit au trop près de l’inintéressante douleur d’une sociopathe héros de tous les temps. Je me suis ennuyé ferme tout du long avec cette crispation pénible attente d’émotion, d’envolé lyrique qui ne vient jamais même dans les instants les plus bouleversants que la mort brûlés vifs des camarades, ou du premier pas sur la Lune.

C’est vide de vie et de sens. Alors bien sûr, nous avons droit à toutes les épreuves, difficultés physiques et techniques, contestations et deuils qu’une telle préparation dans la course à l’espace contre l’URSS et cependant que la guerre du Vietnam faisait rage. Mais je n’ai pas eu plus de frissons qu’avec les documentaires ou avec Les figures de l'ombre.

Avec Ryan Gosling (Blade runner 2049), aussi inexpressif qu’une carpe, Claire Foy (Vampire academy), Jason Clarke (Everest), Kyle Chandler, Corey Stoll, Patrick Fugit, Christopher Abbott, Ciarán Hinds, Olivia Hamilton, Pablo Schreiber, Shea Whigham, Lukas Haas, Ethan Embry, Brian d'Arcy James, Cory Michael Smith et les jeunes Gavin Warren, Luke Winters, Connor Blodgett et Lucy Stafford.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article