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La dolce vita

Un grand merci à Pathé pour m’avoir permis de découvrir cette dramatique sociétale réalisée en 1960 par Federico Fellini (La strada), qui à travers 7 scènes nous entraine dans la Rome nocturne loin des images cartes postales, celle de nantis, entre ennui et débauche, entre émotion et scandale.

À l’occasion de la très belle exposition Images mythiques 60's, organisée par la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, en partenariat avec Paris Photo, et son passionnant musée, suivie dans la très belle salle pour la projection du film en version restaurée 4K de toute beauté, en version originale italienne sous-titrée français.

Rome 1959. Le chroniqueur Marcello Rubini fait le tour des lieux à scandale pour alimenter les potins d’un journal à fort tirage. Il rencontre une faune corrompue et dérisoire qui feint de s’amuser et dissimule mal son ennui. Entre Maddalena sa maitresse et Emma sa fiancée, l'actrice Silvia, son ami écrivain désabusé Steiner, Marcello découvre l'ivresse de la solitude et du désespoir d'une classe sociale en perte de repère.

Un terrible film sombre en 7 scènettes, entre un prologue et un épilogue, qui nous fait suivre à travers un jeune journaliste à sensations, des récits qui semblent n’avoir aucun lien entre elles que de décrire une société romaine riche et oisive rongée par l’argent, le sexe et l’ennui. Entre Maddalena, riche héritière en mal d’amour, trouve un dérivatif dans le sexe sans tabou, s’en suit par la tentative de suicide de sa petite ami Emma rongée par la jalousie et la distance de son amoureux, l’arrivée de l’actrice fantasque Silvia éveil un de l’émulsion dans la Rome by night, quand ces deux enfants simulent un miracle de la Vierge Marie, et cet écrivain torturé, Steiner, qui va jusqu’à l’horreur de l’infanticide, jusqu’à la rencontre de Poala sur une plage.

Essentiellement vie nocturne, cette suite d’intrigues, sur l’ennui, critique une société italienne vérolé par l’argent et la solitude en recherche perpétuelle de jeux, de sexe et de reconnaissance. Critique de la religion dans cette Ialie ultra catholique, critique des riches, critique d’un ordre social en passe de post 68 de basculer vers une libération des sens. Un message féministe aussi qui a choqué en son temps, avec ces femmes de caractère en phase de libération sexuelle, pour leur droit à leur sexualité. Un très beau film, un peu trop long, et terriblement dérangeant à souhait. Film qui fit scandale à sa sortie pour son plus grand succès, devenu culte

7ème Art.

Avec les excellents Marcello Mastroianni (Trois vies et une seule mort), et les très belles et talentueuses Anita Ekberg (L'allée sanglante) et Anouk Aimée (Tous les soleils), Yvonne Furneaux et Ida Galli, Alain Cuny, Magali Noël, Annibale Ninchi, Walter Santesso et Valeria Ciangottini, Riccardo Garrone, Evelyn Stewart, Audrey McDonald et Polidor, Alain Dijon, Mino Doro, Nico Otzac et Nadia Gray.

La Fondation Jérôme Seydoux-Pathé

73 avenue des Gobelins

75013 Paris.

 

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